V. gaz
— Econ.rur.
Nom donné, dans le Midi, à de grands vaisseaux de bois, munis sur les côtés de crochets dans les- ^ Cornue enverra — 2, Cornue en verre tu- (juels on passe bulée. — :i. Cornue ea grès. — 4- Cornue inexdes bâtons piosible. — 5. Coraue en fonte, .souvrant en pour porter deux parties.
ces ustensiles.
— Moll. Cornue digitale, Coquille du genre strombe. GORNUEL (Anne-Marie Bigot, dame), née et morte à
Paris {1605-1694). Son père avait été intendant du duc de Guise ; l'opulence do son mari, trésorier des parties casuelles, lui permit d'ouvrir un salon qui fut presciue rival du fameux hôtel de Rambouillet. Ses saillies piquantes, ses vives réparties, sont souvent citées par les anecdotiers de l'èpotiue, surtout par Tallemant des Réaux ex. M"* de Sévigné.
CORNUELLE n. f. Bot. Syn. de cornouelle.
CORNUET {nu-è) n. m. Fourche à deux dents, ii Espèce de pâtisserie c|ue l'on fait principalement en Champagne. Il Nom vulgaire d'un végétal dont l'appellation scientifique est bidens tripartita : c'est une corymbifère.
CORNUFER {fèr') n. m. Genre d'amphibiens anoures, famille des hylidés, comprenant des rainettes à grande tête aplatie, à front sillonné, à grands 3'eux, dont les paupières supérieures sont armées d'une corne. (L'espèce type du genre, cornufer unicolor, habite la Nouvelle-Guinée.)
CORNULAIRE {1er) n. f. Genre d'alcyonaires, type de la tribu des curnularinés, comprenant des formes à polypes rétractiles, vivant eu diverses mers. [La cornulaire corne d'aboniJance (cornularia cornucopia) habite la Méditerranée, ainsi que la cornulai-ia crassa.]
CORNULAQUE {la/c) n. f. Bot. Genre de chénopodées, renfermant trois espèces, d'Egypte, d'Assyrie et d'Arabie.
CORNULARINÉS n. m. pi. Tribu d'anthozoaires alcyonaircs. famille des alcyonidés, comprenant des colonies charnues dont les polypes sont unis par des bourgeons ou des stolons. Genres principaux : coimulaire, rhizoxénie, clavulaire, anthélie. — Un cornulariné.
CORNU-LASSALE (Charlos-Robert), corsaire français, né en 1771, mort en 1860. En l'an VII de la République, il quitta le port do Boulogne avec le navire le Furet armé en course, et, à partir de ce moment, soit avec ce bâtiment, soit avec l Impivmptu et le Glaneur, il captura jusqu'^ l'an XIII une quinzaine de navires marchands anglais, portant pour la plupart de riches cargaisons.
CORNULIER-LUCINIÈ RE (Alphonse-Jean-Claude-René- Théodore, comte db), marin français, né à Luciuière (Loire-Inférieure) en 1811, mort à Nantes en 1886. Il prit d'abord part à l'expédition du Tage (1831), contribua à la prise do Bôno en 1832, à celle de Bougie en 1833, et se fit remarquer dans les mers do l'Inde ap 1839. Il devint capitaine do vaisseau on 1855. Après s être distingué à ratta((uo do Kinburn, il prit part, sous les ordres de l'amiral Bouét-Willaumez, à l'attaque d'Acapulco, fit partie du conseil d'amirauté, et fut nommé contre-amiral en 1868. Kn 1869, de Cornulier-Lucinièro reçut le commandement des forces navales françaises on Chine et au Japon, puis fut nommé gouverneur intérimaire de la Cochinchinojusqu'au moment où, en mai 1871, il dut revenir en France et fut admis à la retraite eu 1873.
CORNULITE n. m. Genre d'annélides, créé sur dos tubes fossiles du terrain silurien, et qu'on suppose avoir cou-
tenu des vers marins. (Les cornulitos sont considérés par beaucoup de savants comme des tiges déchinodermes appartenant au groupe des cystides.)
CORNUPÈTE (du lat. cornu, corne, et petere, attaquer"^ adj. Terme employé par les numismates dans cette seule expression : Taureau cornupete, Taureau qui frappe de la corne.
CORNUS {nuss — mot lat.) n. m. Bot. Nom scientifique du genre cornouiller.
Cornus, ch.-l. de cant. de l'Aveyron, arrond. et à 34 kilom. do Saint-Aff'rique, à peu de distance de la Sorgue; 1.202 hab. Mine de fer; fromages façon Roquefort. — Le canton a 9 comm. et 5.233 hab.
CORNUSPIRE {spir') n. f. Genre de foraminifèros, type de la lamilip <U's cornuspiridés, comprenant de minuscules orgaiiisiiies marins dont la cofjuille porcelainée est enroulée comme celle d'une ammonite. (Les cornuspires vivent dans les mers d'Europe, ou sont fossiles depuis le jurassique.)
CORNUSPIRIDÉS (spt) n. m. pi. Famillede foraminifères imperforés, renfermant ceux dont la coquille a ses loges allongées et disposées en rangée ou en spire. (Dans les cornuspiridés se rangent les genres : nubéculaire, nubéculospire, squamuUne, cvrnuspire, hanérine, etc.) — Uri
CORNUSPIRinÉ.
CoRNUT (Jacques-Philippe), en lat. Cornutus, botaniste et médecin, né à Paris vers 1606, mort en 1651. Il se fit recevoir docteur en 1626, et, tout en pratiquant son art, se livra à son goût pour la botanique: il fut longtemps l'ami de Gui Patin. Cornut a publié : Canadensiuyn plantarurn aliarumque nondum editarum historia (Paris, 1535, iu-4»). Cet ouvrage contient soixante planches, et est suivi d'une esquisse d'une flore des environs de Paris, intitulée : Enchiridion botanicum parisiense.
CORNUTIE (si) n. f. Bot. Genre de verbénacées, renfermant six espèces de l'Amérique tropicale.
CORNUTINE n. f. Chim. Nom d'un des principes extraits de l'ergot de seigle avec l'ergotine, l'ergotinine, l'acide ergotinique et l'acide sphacéliuique ; elle serait de l'ergotinine oxydée.
CoRNUTUS (Lucius AnnEcus), sto'icien, né à Leptis, en Afrique, au i" siècle de l'ère chrétienne, mort en 54. Il professa à Rome les principes de son école, et fut le maître de Lucain et de Perse. Il inspira à ses élèves un respect et un attachement passionnés. Les poésies de Perso sont un perpétuel hommage à sa vertu. Ses ouvrages sont perdus; on n'a de lui qu'un fragment d'un traité Zi'e la nature des dieux. On sait qu'il avait écrit des tragédies; on pense qu'il a dû composer aussi des satires. Néron, ayant projeté d'écrire en vers toute l'histoire de Rome, Cornutus fut invité à une sorte de conseil où l'on discuta sur le nombre de livres qu'il convenait de consacrer à ce sujet : ■■ Quatre cents ne seraient pas de trop, 11 dit quelquun. Et, comme Cornutus se récriait: " Votre Chrysippe, objecta le flatteur, en a composé bien plus. — C est vrai, répli(jua le philosophe; mais les livres de Chrysippe sont utiles à l'humanité.» Cette réponse lui valut l'exil. On ne sait rien sur ses dernières années, sinon qu'il fut mis à mort par ordre de Néron.
CORNWALL, comté de I Océanie anglaise (Australasie [Tasmauie]), peuplé de plus de 40.000 hab., sur une superficie de 4.049 kilom. carr. Capit. Launceston.
CoRNWALL ou Cornouailles, comté de l'Angleterre, formant presqu'île à l'extrémité S.-O. de l'île, sur le canal de Bristol, l'Atlantique et la Manche. Superf. 3.513 kilom. carr. (avec les îles Scilly); 322.589 hab. Les caractères du pays sont identiques à ceux de la Bretagne française. Terrains cristallins (granit) et primaires. Côtes rocheuses et très déchiquetées. L'ensemble du comté est traversé par de longues croupes montagneuses couvertes de bruyères et d'ajoncs, dont l'altitude, décroissant du N. au S-, atteint jusqu'à 430 mètres. Rivières peu développées, comme le Camel. La côte jouit d'un climat exceptionnellement doux, et cette, douceur de climat permet la culture, en pleine terre, du myrte et du camélia. Cependant, l'ensemble du pays est peu fertile : seules, les vallées sont cultivées et boisées. Les côtes, très poissonneuses, ont déterminé en Cornwall une importante population de pécheurs. Mais la grande richesse du pays réside dans ses produits minéraux : les mines de cuivre et d'étain de Cornouailles sont exploitées depuis la plus haut antiquité. Argent, manganèse, bismuth, arsenic, kaolin.
CORN'WALL, ville du Dominion canadien (prov. d'Ontario), sur le Saint-Laurent ; 6.800 hab.
CORNWALL-AND-STORMOND, nom d'un double comté du Dominion canadien ( prov. d'Ontario) , peuplé de 27.200 hab. sur 1.S59 ktlom. carr.
CORNWALLIS (Charles M.\NN, marquis et comte de), général et homme d'Etat anglais, né en 1738, mort en 1805. Ayant pris du service sous le nom de v- lord Brown », il fit ses premières armes pendant la guerre de Sept ans et devint colonel eu 1761. A la mort do son père, en 1762, il entra à la Chambre des lords, et fut honoré de l'amitié du roi, dont il devint chambellan, puis aide de camp. En 1776, il fut nommé major général de l'armée anglaise dans l'Amérique du Nord. Il prit Charlestown en 1780, battit le général Gates ù Cambden et le général Green à Guilford; mais, en 1781, bloqué dans Yorktowu par les troupes francoaméricaines, il fut obligé de capituler. Nommé, en 178G, gouverneur du Bengale, il réforma l'administration, puis entra en guerre contre Tippo-Saïb, qu'il défit complètement et dont il démembra l'empire (1792). De retour en Angleterre, il reçut le gouvernement de l'Irlande, parvint, grâce à son esprit conciliant, à calmer les esprits alors très surexcités, et sauva le pays d'une invasion française. En 1801, il se rendit à Pans, où il fut l'un des négociateurs de la paix d'Amiens, puis accepta, en 1805, les fonctions de gouverneur général des Indes. Il mourut près do Bénarès, ([uehjuo temps après son arrivée.
CoRNWALLIS (William Mann, comte de), amiral anglais, né en 1744, mort en 1819, frère du précédent. Entré clans la marine à onze ans, il était lieutenant do vaisseau à dix-sept, et capitaine à vingt et un. Commandant du Canada, pendant la guerre d'Amérique, il infligea, en 1782, une défaite à l'escadre française du comte de Grasse dans les oaux do lu Dominique. En 1793, Cornwallis attaqua les
possessions françaises aux Indes ot s'empara ilo Poiidioliéry- Promu contre-amiral lannoo suivante, il assista, en I793|à la bataille do Quiberon. En nya, il ro^ut le comniaiidoinont dos t'oroos britanniques aux Indes et devint amiral. Il t[uitta la marine aprCs la paix d'Amiens.
CORNWALLITE (do Cornouailtes, nom do pays) n. f. Ar^iéniato hydraté naturel de cuivro, qu'on a trouvé dans le fomtë do Cornouailles, on Angleterre, ot qui est trùs voisin do l'olivôuite.
CORNWINDER, corsaire dunkorquois, né vers la moitié du xviii" siècle, célèbre par ses prises sur les Anglais pendant les p:uorros de la Révolution et do l'Empire. C'est on l'an VI que Cornwinder attira pour la promiùro fois l'attention publique par l'audace do ses coups de main. Monté sur un petit bâtiment, le Hihoteur, il s'aventura jusque sous le leu des côtes anglaises pour capturer les navires marchands qu'il remorquait ensuite à Dunkernue. Pendant quelques années, on n'entend plus parler de lui ; puis, on IS07, il reparait, et, dès lors, les courses se succèdent sans interruption. On n'en compte pas moins de seize, dans l'espace de onze mois. L'exploit le plus célèbre de Cornwinder est celui qu'il accomplit le ly février 1807 avec son navire la Revanche et deux autres petits bâtiments : en pleine tempête, il aborda cinq bâtiments ennemis, ot, après les avoir forcés à amener leur pavillon, traversa uudacieusement les croisières anglaises et ramona intact à Dunkerque ce magnifique butin.
CORO, ville des Etats-Unis du Venezuela, la principale localité, avec Maracaïbo, de l'Etat de Falcon ; environ 10.000 hab. Elle est bâtie sur uuo petite colline, près do la mer des .Antilles. Coro fait un commerce assez important par son port de la Vêla, auquel elle est unie par un chemin do fer; elle exporte surtout des bois, des peaux, du café et du cacao.
COROADOS, tribus du Brésil qui vivent disséminées dans les forêts de l'intérieur et qui descendent, comme les /iolocudos, dont elles présentent les caractères physiques, des premiers habitants du pays. Ceux qui font partie do ces tribus vont tout nus, s'épilent le corps et la face, et ne conservent que leur chevelure. Les hommes so rasent même le sommet de la tète. Ils traînent une existence misérable et ne paraissent avoir aucune notion religieuse. COROCARO ou COROCONO n. m. Variété do minerai do cuivro qu'eu trouve en Australie, aux Etats-Unis ot au Pérou.
COROCORO, ville de Bolivie (dép. de La Paz) ; 4.000 hab. Mines de cuivre et d'argent.
COROCORB n. m. Navire caboteur malais.
— Encycl. Les corocores sont à fond plat, larges au milieu et à ^
extrémités \\ Corocore,
relevées; ils portent à 1 arrière un ou deux fj: o u V e r nails; leurs voiles sont trapézoïdales et en nattes ; ils marchent
souvent à l'aviron et sont très rapides, car les grands peuvent avoir jusqu'à soixante rameurs sur deux rangs. GORODU, comm. doRoumanie(dist.deTecuciu);3.ieoh. CORtEBOS. Myth. gr. Fils de Mygdon, roi do Phrygie, et d'Anaximène. Il périt à la prise de Troie, en voufant sauver Cassandre, sa fiancée. (Il figurait dans le tableau de Poiygnoto, à Delphes.) — Héros argien, qui tua le monstre envoyé par Apollon pour punir Argos de la mort d'un (ils qu'il avait eu de Psamathé, fille du roi Crotopos. (Lo dieu, irrité du meurtre du monstre, frappa la contrée d'une poste; Corœbos, pour apaiser le courroux d'Apollon, alla consulter l'oracle de Delphes, qui lui ordonna d'emporter un trépied et d'ériger à Apollon un temple à l'endroit où ce trépied lui échapperait des mains. Ce fut sur lo mont Géranien, près de Mégare, qu'il le laissa tomber, et ce fut là qu'il éleva le temple. Corœbos avait à Mégare son tombeau, sur lequel était représenté son combat avec le monstre.)— Athlète éléen, qui vivait au viii" siècle avant notre ère. (Les jeux Olympiques existaient depuis soixante ans environ, lorsque les Grecs décidèrent, en 776, qu'ils seraient célébrés tous les quatre ans, ot que chaque olympiade porterait le nom de celui qui remporterait h? prix de la course. Cette année, ce fut Corœbos qui mérita ro prix, et qui, par suite, donna son nom à la première olympiade. Pausanias vit sa statue â Olympio.)
GORŒBUS {bnss) n. m. Genre d'insectes coléoptères sorricornes, famille dos buprestidés , tribu des agrilinés, comprenant des buprestes de taille petite ou moyenne, allongés, à élytres postérieuromont rétrécis. (On connaît quatre-vingts esf)ècos do corœbus reparties sur tout 0 globe, dont vingt sont propres à l'Europe ; elles sont ordinairement bronzées, avec des fascies grises. Le corœbus est très nuisible dans les bois de chênes, où sa larve ronge les jeunes branches.)
COROGNE (province de la), division a<lministrative de l'Espagne, ù l'L'xtrémité nord-ouest de la péninsule, sur l'Atlantique. Suporf. : 7.003 kilom. carr. ; 613.702 hab. Ch.-l. La Corof/ne. Côtes très découpées en baies profondes ou rias : baie du Ferrol, caps Finistorro et Ortogal. Pays très montuoux, quoique assez peu élevé ; l'eau s'écoule par des torrents plutôt que par dos fleuves. Climat tempéré et pluvieux sur les côtes, froid dans riotériour. -Sol on général peu fertile. Pâturages. Mines do for, cuivro ot argent.
CoROGNE(La), on cspagn. La CorUNA, ville d'Espagne ((Jalico (prov. do la Corogiio]), sur une petite près
CORNWALLITE
CORONAIRE
(Sr.
Corcubus i toi» et demie;-
La Corogne.
fluHe
rjOO liai). Etaulissonienis
(lu lie (10 l'océan Atlantique; 37.
u'instruction. Manufacture do taijac. Verrerie. Port tlo guerre ot do comniorco vaste ot sûr. Ch.-l. do la prov. de La Coroijne, et de la capitainerie générale do Galice. — Pop. du district de la Corogne : 77.180 hab.
La Corogne, divisée en ville haute et ville basse (Posca deria), noll're pas d'édifices intéressants.
L'origine de La Corogne est fort ancienne, mais obscure il est douteux qu'elle tire son nom d'une corruption du lat. columna (colonne), qui aurait désigné l'espèco do phare appelé toui- d'Hercule, que l'on prétond avoir été bâti par les Phéniciens. Ce monument singulier, qui s'élève à l'extrémité de la presiiu'île, fut, en tout cas, réparé par les Romains, qui le dédièrent à Mars. En 10.51, Philippe II s'embarqua à La Corogne pour so rendre en Angleterre. En janvier 1809, les Anglais, conduits par John Moore ot battant en retraite devant le maréchal Soult, durent, après un
combat malheureux où ils perdirent leur général et 12.1100 hommes, abandonner I-a Corogne aux français et reprendre la mer. En 1823, les Français s'emparèrent de nouveau de cette ville, que défendirent quelques semaines les constitutionnels espagnols.
GOROJO n. m. Substance textile, qui provient d'une espèce de palmier croissant en abondance dans l'île do Cuba. (On l'emploie pour la fabrication des cordes.)
COROKIE [kl] D. f. Bot. Genre de cornacées, renfermant deux espèces qui croissent en Nouvelle-Zélande.
COROLITIQUE adj . Se dit quelquefois pour coROLLiTiQUE.
COROLLACÉ, ÉE adj. Qui ressemble à la corolle, qui est de la nature do la corolle. (On emploie de préférence le synonyme pètaloïde.)
COROLLAIRE {1er' — lat. corollarium ; de corolla, petite couronne) n. m. Log. Preuve surabondante d'une proposition déjà suffisamment prouvée, n Mathém. Conséquence découlant de la démonstration d'une proposition, et n ayant elle-même besoin d'aucune démonstration nouvelle.
— Adjectiv. Qui est de la nature du corollaire ; Proposition COROLLAIRE.
— Par ext. Conséquence nécessaire et évidente; fait résultant inévitablement d'un autre fait : Le droit yi'est qu'un COROLLAIRE du devoir. (J. Droz.)
— Antiq. rom. Couronne de lames d'argent ou d'oripeaux, que l'on olfrait aux acteurs conviés à un festin.
— Bot. Cirre né du prolongement des pétales.
COROLLAIRE {1er') adj. En T. de bot., Qui se rapporte à la corolle.
COROLLE (du lat. corolla, petite couronne) n. f. Partie la plus interne du périanthe ou ensemble des enveloppes florales, dont le rôle est de protéger l'androcée et le gynécée pendant leur développement.
— Encycl. La corolle est constituée par des pétales, pièces ordinairement verticillées et colorées de teintes vives. U y a, cependant, des plantes chez lesquelles les pétales sont insérés en spirale .^W^^^^-s^ »---^ *î y (cactées), et d'autres dont la couleur est verte comme celle des sépales (pétales sépatotdes de s joncs). En réalité, les pétales, comme toutes les pièces florales, ne sont pas autre chose que dos feuilles adaptées à une fonction spéciale, et on peut ODser ver, chez certaines fleurs , tous les intermédiaires entre les sépales et les pétales d'une part, entre les pétales ot les étaminesde l'autre (nénuphar). Une fleur apétale ost entièrement dépourvue ae pétales (ortie, chêne).
On distingue des corolles diali/pëtales (renoncule), dans lesquelles les pétales sont séparés les uns dos autres jusqu'à leur base, ot des corolles gamopétales (bourraclie), appelées aussi, et très improprement, corolles monopétales, dont les pétales sont concroscents sur une longueur plus ou moins grande, et ne se distinguent qu'au nombre des dents ou dos lobes portés par lo bord libre de la corolle : le tube d'une corolle gamopétale en est la région inférieure correspondant aux parties concrescentes dos pétales; le limbe est la région supérieure correspondant â leurs parties libres; la gorge o%\A&. limite de séparation do ces deux régions â l'entrée du tube. Que la corolle soit dialypétale ou gamopétale, les pétales naissent toujours isnluinont : la garaopétalie provient d'un accroissement intercalaire qui so localise, le long d'une zono annulaire, â la base commune do tous les pétales. La dialypôtalie n'accompagne pas forcément la dialysépalio. pas plus que la gamopélalio n'est forcément liée ù la çamosépalie : c'est ainsi que, dans une fleur de pois, lo calice est gamosépale ot la corolle dialypétale.
I,a corolle est régulu^re (renoncule, bourrache) quand elle est symétrique par rapport à un axe, qui n'est autre que lo prôlongoniont do celui du pédicollc uoral ; elle est irrégulière (pois, lamier) quand oUo est symétrique par rapport â un seul plan, passant par l'axe du pédicollo. La symétrie de la corolle est ordinairement do même nature que collo du calice.
La coroUo no tombe en général qu'après la fécondation , cllo est dite caduque quand elle tombe on même temps que s'épanouit l'androcéo (vigne, eucalyptus).
COROLLE, ÉEadj.So dit dos plantes ou dos fleurs qui sont munies duno corolle : Plante corolléb. Fleur corollih^.
COROLLÉEN, ENNE (^Sm, éa') adj. Qui appartient A la corullo, qui constitue la corolle.
COROLLirÈRE fdo corolle, et du lat. ferre, porter] adj. Qui porto mto corolle. tSe dit du cynophoro, quand il sort de support aux pétales, comme dans l'toillol) : Gi/nophore
COUDLLlFl'au:.
GOROLLIFLORC (do corolle, Ot du lat. fias, floris, fiour) adj. Hont la fleur est munie d'une corolle. (Ne so dit que dans lo cas d'uuo coroUo mouopétulo liypogyno.)
Corolle : a, renoncule; b. bmirraclit; c, vigne ; d, lamier ; e, puis.
— n. f. pi. Grande classe du règne végétal, dans la méthode de de Candolle, pour désigner los dicotylédones gamopétales chez lesquelles los étamines sont concrescentes avec la corolle par leurs fllots (primevère). [On reconnaît ([u'une plante est coroUiflore on arrachant sa corolle et en constatant qu'elle entraîne avec oUo toutes los étamines.]
— Une COHOLLIFLORE.
GOROLLIFORME (do corolle, et forme) adj. Qui a l'aspect et la forme d une corolle. (Se dit particulièrement do Pandrophore) : Androphore corolliforme.
COROLLIN, INE adj. En T. de bot., Qui est de la nature de la corolle ; qui est situé sur la corolle : Etamines corol- LiNES. iXectaires corollins.
COROLLIPARE (de corolle, et du lat. parère^ produire) adj. Se dit des fleurs dans lesquelles tous les organes se sont transformés en pétales. (Peu us.)
GOROLLIQUE ilik') adj. Qui a rapport à la corolle.
GOROLLISTE [lîsst') n. Botaniste qui classe los plantes d'après la corolle.
COROLLITIQUE {lik' — du lat. corolla, petite couronne) adj. En T. darchit.. Se dit d'uno couronne ornée de feuillages et de fleurs, qui courent en spirale autour du fût.
COROLLOÏDE adj. Bot. Syn. de corollacé, corollaire,
corolliforme, COROLLIN. (PcU US.)
GOROLLULE n. f. Nom donné aux corolles des plantes de la famille des composées, telles que lo dahlia, la reinemarguerite, etc.
GOROMANDEL (côTE de), nom do la côte sud-ouest de la péninsule de l'Inde, sur le golfe du Bengale. Elle est comprise entre le détroit do Palk, qui sépare du continent l'ile de Ceylan et l'embouchure de la Godavéry. Elle s'étend au pied des Gliâtes de l'Est, hauteurs mal définies et d'une altitude médiocre. Cette cote, formée pour la plus grande partie des alluvions des fleuves, est plate, tantôt marécageuse ot tantôt sablonneuse. Les fleuves qui la coupent et l'ont formée sont : la Cavéry, la Krichna et la Godavéry, Entre leurs embouchures sont do nombreux étangs maritimes, que des flèches littorales séparent aujourd'hui de la mer. Cette côte, ainsi conformée, présente de larges évasements, mais aucune découpure profonde. Aussi estelle des plus inhospitalières. Elle n'a aucun bon port. Tranquebar et Karikal, sur le delta de la Cavéry, Pondichéry, Madras, Nizampatam, Mazulipatam sont d un accès très difficile. A Madras même, la ville de beaucoup la plus importante de toute la côte, les navires doivent rester au large. La côte de Coromandel est le seul point de l'Inde qui reçoive ses pluies en hiver, d'octobre à décembre; en été, la sécheresse sévit, et il faut multiplier les étangs artiliciels. C'est que la mousson du S.-O., ou d'été, qui apporte à l'Inde l'humidité de son océan, est arrêtée par la masse de la péninsule et ne parvient pas sur la côte sud-orientale, au lieu que la mousson du N-E., ou d'hiver, sèche pour l'ensemble de l'Inde, laisse sur cette dernière côte l'humidité puisée au passage du golfe du Bengale.
GOBOM n. m. Déchets de matières textiles provenant des cardes, et que l'on mélange avec la laine, n Extrémité dune barre de fer dont le refroidissement du métal a empêché d'achever l'étirage.
— Groupes de maisons que les compagnies houillères construisent pour les ouvriers, dans le département du Nord et en Belgique.
Coron, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 5i kilom. de Saumur, près du Lys, affl. du Layon; 1.770 h. Etangs. Métiers pour la fabrique de Cholct.
Coron (lat. Colonis), ville de la Grèce (Morée [prov. do Messénie]), sur les côtes du golfe du môme nom ; 1.955 hab. Petit port de commerce. Bâtie sur un promontoire rocheux, la ville sétage sur une hauteur que domine un vieux château vénitien. Avec ses fortiflcations et ses murailles crénelées, elle présente un aspect très pittoresque. Elle s'éleva sur remi>lacemont do l'ancienne colonie et fut acquise, en 1248, par les Vénitiens, auxquels les Turcs la disputèrent pendant longtemps. Ceux-ci finirent parla garder en 1718. Assiégée sans succès parles Russes en 1770, elle fut occupée par les Français on 182S.
Coron (golfe de), autref. golfe do Messénie, formé par la Méditerranéo sur la côte méridionale de la Morée. séparé du golfe de Marathon par lo cap Matapan. A l'ontréo, il a une largeur do 50 kilomètres.
CORONA, bourg d'Italio (Vénétio [prov. do Vérone]) ; 1.500 hab. Ermitage qui est un lieu do pèlerinaço très vénéré dans le Véronais et le Broscian. — Lo ï5 janvier 1797, combat ontro les Français, commandés par Joubort, et los Autrichiens.
CORONACH (mot coït., pout-étro analoçuo au lat. Carmen) n. m. Chant funèbre dos montagnards irlandais.
CORONADO ^Francisco Vasqukz de), explorateur espagnol du xvi" siècle, né à Salamanquo, mort après 1542. Nummé, on 1538, gouverneur do la Nouvelle-Galice, au Mcxi(iue, il pacifia ce pays, puis partit, en 1540, uour coloniser les Srpt-Cités do Clbola. Il s'avança jusqu'à Quivira. dans lo Kansas, puis revint au Mexique en 1542, sans avoir découvert d'or ni do pays riches ot civilisés.
CORONADO (Juan Vasquez de), conquistador espagnol do Costa-liica, né à Salamanquo vors 1525, mort on mor on 1565. Cet alcade du San Salvador ot du Honduras, nuis du Nicaragua, enfin doCosta-Uica, devint, on i5G5,adolantado pcri)éluel do ce dernier pays, où il avait fait auparavant plusieurs expéditions.
CORONADO (Carolina), femme do lettres espagnole, néo on 1823 ù Almoudralcjo (prov. de liadajoz). Elle montra do bonne heure un goût heureux pour la poésie. Elle épousa, vors 1840. ù Madrid, lo diplomate américain J.-H. Porry. Parmi ses oeuvres, romarquablos par la grftco ot la profondeur dos sentiments, nous citerons : Poésxcs (IS43); /f Tableau de l'espérance, comédie ; Alphonse 1 \ , dramo ; dos romans ot des nouvelles : Paquita. t'Àdoratwn, JanUa, Sigea(liiU); la Jtueda de desgmcia (1874); otc.
CORONAIRE (nér — lat. coronarius ; \.\ocorona, couronno) adj II ih- coronaire, Couronno d'or que les provinces, los nations alliées on amies du peuple romain ofi'raiout A un général vainqueur. . .
— Anat. Disposé on couronno. il ArfiTM coronaires, ï eint-s eoi^naires, Artères oi Vciuos disposées on couronno autour du cou. do l'osiomac. ii l'iexus coronaire. U no dos branches du plexus cœliaquo dépondant du grand sympalhiquo.