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CORRÉLATIVEMENT — CORRÈZE

ments anatomiques et les substances du milieu modifie fatalement le milieu, soit par les produits qu'elle lui emprunte, soit par ceux qu'elle lui ajoute, et înûue, par conséquent, sur les conditions d'existence de tous les autres éléments. Or la vie élémentaire manifestée des tissus est un ensemble de réactions chimiques; la sélection naturelle appliquée à la lutte intestine des tissus entre eux conduit à la loi de Y assimilation fonctionnelle, d'où se déduit le principe de Lamarck, qui est ainsi une conséquence de la corrélation. Une autre conséquence de cette loi fatale est le balancement organique de Geoffroy Saint-Hilaîre et la nécessité d'un état adulte.

En dehors de ces conséquences générales, dont l'utilité est évidente le plus souvent, la corrélation en a d'autres d'une utilité moins évidente, ou même d'une inutilité manifeste, et en même temps d'une explication difficile. Darwin les avait réunies sous la dénomination de corrélation de croissance. Par exemple, les chats mâles entièrement blancs sont ordinairement sourds quand ils ont les yeux bleus; les chiens dépourvus de poils ont la dentition imparfaite, les pigeons à bec long ont les pieds grands. Somme toute, c est la corrélation des formes qui nécessite l'étude de l'anatomie comparée et qui, en même temps, fait que cette science existe ; elle est aussi la base de la paléontologie.

On confond souvent avec les phénomènes proprement dits de la corrélation certaines particularités nécessaires au maintien de la vie des êtres supérieurs. La corrélatiou est indépendante de la vie et se manifeste aussi fatalement dans un milieu limité mort que dans un milieu limité vivant; ce qui est nécessaire au maintien de la vie dans le mécanisme général d'un être est du ressort de la coordination, et non de la corrélation. C'est ainsi, par exemple, qu'une girafe ne pourrait vivre facilement si l'allongement de ses jambes ne correspondait à celui du cou ; mais, dans certaines conditions, la simple corrélation peut donner naissance à des monstres mcapables de vivre. V. téba-

TOGÉNÈSE.

La corrélation est fatale à chaque instant de la vie des êtres supérieurs, tant après l'état adulte que pendant le développement; mais c'est surtout durant cette première partie de l'existence qu'elle a des conséquences morphogéniques considérables. Elle domine toute l'embryologie.

CORRÉLATIVEMENT adv. D'une manière corrélative.

CORRENTI (Cesare), homme politique et publiciste italien, né à Milan en 1815, mort à Rome en 1888. 11 se distingua d'abord par des travaux d'économie politique, et prit, à partir de 1848, une part importante au mouvement national. Secrétaire dugouvernement provisoire lombard(1848), réfugié en Piémont et député de Stradella, il fut nommé conseiller d'Etat en 1860, devint à deux rejîriscs ministre de l'instruction publique {1867-1869) et termina sa carrière politique au Sénat. En 1878, il garda six mois le portefeuille des affaires étrangères.

GORRÉOÏDE (ko-ré) D. m. Bot. Section du genre phébalion, comprenant les espèces qui, extérieurement, ressemblent beaucoup aux corrées.

GORREPTION {ré-psi-on — lat. correptio;àe corripere, supin correptum, entraîner) n. f. Métriq. anc. Changement d'une voyelle longue en une voyelle brève ; action do compter comme brève une voyelle naturellement longue.

CORRESPONDANCE (A:o-r^-s/)on-(ian5s} n. f. Relations, conformité, convenance mutuelle des objets qui se correspondent ; corrélation : Le corps est itn par ta proportion et la CORRESPONDANCE de ses parties. (Boss.) Horloges qui vont dans une correspondance parfaite. (Volt.) il Action de correspondre aux sentiments do quelqu'un, d'y conformer les siens : La sjpnpathie est une corresponda>"ce. (De Gérando.) — Par ext. Communications établies entre des personnes éloignées l'une de l'autre : Etj'e en correspondance. La CORRESPONDANCE par le télégraphe est rapide.

Il Moyens de communication : Villes entre lesquelles la CORRESPONDANCE a Ueu par mer. il Echange de lettres : Avoir avec quelqu'un une correspondance active, w Lettres quelconques envoyées ou renues : Dépouiller sa correspondance. Il Art d écrire des lettres : Un manuel de correspondance. Il Rapports adressés d'un pays éloigne à un journal : Journal qui a d'excellentes correspondances. Il Relations d'affaires entre négociants de villes, de pays différents : Maison qui a des correspondances partout.

Il Partie du travail d'une maison de banque ou de commerce, consistant dans le dépouillement des lettres reçues et dans la rédaction des lettres à écrire ; Faire la correspondance.

— ParticuUèrem. Voiture publique, prenant des dépêches ou des voyageurs sur le parcours d'une ligne principale,

Sour les transporter dans les localités situées en dehors e cette ligne : Prendre ta correspondance, ii Omnibus qui reçoit des voyageurs descendus d'un autre omnibus, lorsque leur destination n'est pas sur le parcours du premier. Il Billet qui donne droit à monter dans une voiture de correspondance, ou dans un second omnibus sans payer de nouveau : Hemellre sa correspondance au contrôleur.

— B.-arts. Relation ou rapport qui naturellement existe entre toutes les parties dont l'ensemble constitue un tableau, une statue, un bas-relief.

— Trav. publ. Ensemble dos moyens mis en œuvre pour faciliter les relations entre deux endroits par les chemins de fer, les voitures publirines, ou la navigation fluviale.

— Syn. Correspondance, analogie, convenance, rapport. V. analogie.

— Enctcl. Comm. La correspondance est, aux termes de l'article 109 du Code de commerce, l'un des modes par lesquels se constatent et se prouvent les négociations. Aussi la loi a-t-ello pris des dispositions particulières dans le but d'assurer la conservation et l'intégrité de la correspondance commerciale. En vertu do l'article 8 du Code do commerce, tout commerçant est tenu do mettre et de conserver en liasse les lettres missives qu'il reçoit et, d'autre part, de transcrire textuellement, sur un registre spécial, dit < livre de copies de lettres», les lettres qui! adresse lui-même à ses divers correspondants. En outre, le livre de copies de lettres est soumis par les articles 10 et 11 du Code de commerce à un cnscmole de formalités strictes.

— Chanccll. Correspondance des souverains. Les communications écrites entre souverains varient de forme, suivant le rang qu'ils s'accordent et l'objet qu'ils traitent. Dans la rédaction des lettres de conseil ou de chancellerie, le cérémonial est ricrourcux. Ces lettres, dont le préambule énonce tous les litres de celui qui les écrit, sont or-

dinairement contresignées par le ministre des affaires étrangères. Les lettres de cabinet sont plus familières. Los lettres autographes ex- rn\ -/^ (f]\ cluen t tout cêrémo n ial quant axix tit res et aux formules.

— Ch. de f.

Correspondance électrique {appaj'eils de). On appelleainsides appareils utilisés par les compagnies de chemins de fer pour transmettre au loin un cer-

CorrespondaDce (appareil Sartiaux).

tain nombre d'indications acoustiques et optiques afin d'assurer la circulation des trains.

Ces appareils diffèrent suivant les compagnies qui en font usage. On les divise généralement en trois types :

appa reil à guichets Sartiaux, appareil Gugg emos , et avertisseur Jousse lin. Les appareils à guichets s'emploient principalement sur le réseau duNordpour la transmission d'ordres dont l'indication se ropro duit en même temps au point transmetteur et au Correspondance électrique (appareil Guggemogi. point récepteur par l'apparition simultanée sur ce guichet de l'ordre donné et de son exécution. Dansl appareil Guggemos, employé sur le réseau de l'Est, les ordres transmis et reçus apparaissent également sur un guichet circulaire placé comme le précédent bien en vue'et à portée des agents du mouvement. Le troisième système, entin, est appliqué sur le réseau Paris-Lyon-Méditerranée.

— Diplom. Correspondance diplomatique. Ce sont des communications échangées entre gouvernements par leurs représentants à l'étrangler, ou entre un gouvernement et sou représentant accrédité. Ces communications se font soit par télégrammes, soit par lettres le plus souvent conriécs à des courriers de cabinet qui transportent la valise diplomatique. Le secret de la correspondance diplomatique découle d'un principe supérieur, applicable à la correspondance ordinaire entre citoyens. Il est protégé par le droit d'exterritorialité, accordé aux chefs d'Etat étrangers et à leurs représentants accrédités auprès des autres pays.

— Littér. La correspondayice est, de tous les genres littéraires, celui qui se prête à la plus grande variété, car tous les tons peuvent s'y rencontrer, depuis le sublime jusqu'au plaisant. Nous ne parlons pas des correspondances destinées à l'impression dans la pensée même de l'auteur ; là, tout est mesuré, calculé comme dans un livre. Le premier défaut d'un recueil de ce genre est de manquer du laisser-aller, qui constitue précisément la première qualité d'une véritable correspondance.

La correspondance digne d'intérêt est celle qui s'adresse spécialement à une personne amie, celle où le cœur, l'âme et l'esprit s'ouvrent tout à la fois, sans souci de la logique et de la critique. Si certaines correspondances se fisent avec le même plaisir qu'un roman, c'est que l'écrivain, dégagé de toute contramte, se révèle sous son véritable jour, avec ses goûts, ses inclinations, ses habitudes, ses qualités et ses défauts, ses haines et ses amitiés, ses colères et ses effusions de tendresse. Ce n'est que dans la correspondance que l'on apprend véritablement à connaître un auteur. Et même, combien de réputations ne seraient jamais écloses, si une correspondance, dont l'auteur luimême ignorait souvent le mérite, et qu'il n'adressait qu'à un confident, à un ami, ne les avait fait connaître au public. Que saurait-on de ces charmants et gracieux esprits qui s'appelaient M"" de Launay, M"* Aïssé et M"* Charrière, sans leurs lettres qui nous font pénétrer dans la vie de leur âme?

Correspondance littéraire (la) du baron Grimm et de Diderot, adressée à un souverain d'Allemagne, de 1753 à 1 790. — Cette correspondance, manuscrite et secrète, était adressée en principe à la duchesse de Saxe-Gotha, qui voulait connaître les productions de la littérature française, mais quelques-uns des articles les plus piquants étaient envoj'és à d'autres princes : l'impératrice de Russie, la reine de Suède, le roi do Pologne, le duc de Deux-Ponts, la princesse héréditaire de Hesse-Darmstadt, la princesse de Nassau-Saarbruck, Frédéric II, roi de Prusse. La Con-espondance littéraire avec les cours du Nord, qui dura trentesept ans, do 1753 à 1790, commença d'abord par de simples informations sur les livres nouveaux; c'était un Bulletin, dirigé par Raynal. Mais, dès 1754, cette Correspondance fut plus active, car Grimm en devint le principal rédacteur. La collection do ces feuilles a été augmentée par différentes mains, par Diderot surtout, qui a fait les Salons; mais c'est bien, partout ailleurs, la pensée de Grimm qui l'inspire. La Correspondance ne put agir sur le grand public, puisqu'elle ne fut publiée que bien plus tard; mais elle fut l'organe du parti encyclopédiaue auprès dos souverains étrangers , auxquels elle renait familières et altrayaûtos les idées des •' philosophes >>. Elle renferme

Angles correspondants: 1 et 1; 2 et S; 3 et 3; 4 et 4.

une foule d'aperçus fins, judicieux, plaisants sur la littérature, la musique, le théâtre, les arts; sur les auteurs, les acteurs et les personnes les plus célèbres de la cour et de la société. La critique de Grimm est susceptible, passionnée, tranchante ; mais son tact vif. impressionnable, relève les défauts essentiels. Par ces qualités, Grimm a créé la critique littéraire courante. Son style n'est pas toujours pur; on y trouve quelques germanismes; mais il est toujours vif, animé, pittoresque, spirituel.

La Correspondance, publiée pour la première fois en 1812, avec des coupures exigées par la censure impériale, se trouve intégralement dans l'édition Tourneux, la meilleure (1877-1882).

CORRESPOND AN CIER [ko-ré -spon, si-é) n. m. Employé chargé de la correspondance avec la clientèle.

CORRESPONDANT {ko-ré-spon-dan), ANTE adj. Qui correspond â une autre chose ou à d'autres choses, qui est en corrélation avec elles : Les causes et les effets correspondants.

— Qui a des rapports par correspondance écrite, il Particul. Membre d'une société qui, ne résidant pas au siègo de cotte société, a avec elle un commerce de lettres : Membre correspond.\nt de l'Académie des sciences.

— Géom. Se dit des angles qui, déterminés par une sécante commune à deux parallèles, sont situés du même côté de la sécante, et sont, l'un interne, l'autre externe, par rapport à ces parallèles : Les angles correspondants sont égaux.

Il Anton, alterne.

— n. m. Ethol. Personne avec qui l'on correspond par lettres ou par un autre moyen de communiquer à distance. Il Personne chargée d'envoyer des informations à un journal : Les CORRESPONDANTS des journaux étrangers à Paris, w Tout commerçant avec lequel on correspond pour affaires.

(Correspondant, en ce sens, est synonyme de CLIENT , de fournisseur ,

do COMMISSIONNAIRE , d'ENTREPOSlTAIRE , de REPRESEN- TANT, etc.) Il Personne chargée de veiller sur un enfant éloigné de sa famille, de pourvoir à ses besoins : Passer un jour da7is la famille de son correspondant.

— Télégr. Bureau avec lequel on est en relation ou communication directe, ii Employé de ce bureau.

Correspondant (le), recueil bimensuel, fondé en 1843. Cette revue littéraire, historique et philosophique, a compté parmi ses rédacteurs, pour ne parler que des morts : Montalembert, Ozanam, Lacordaire, Lenor mant, de Falloux, Aug. Cochin, de Champagny, C. Cantù, de Laprade, de Pontmartin , Foisset, Ms"" d Hulst, etc., lesquels professaient tous des idées à la fois catholiques et libérales.

CORRESPONDRE {ko-rè-spondr . — Se conjugue comme répondre) v. n. Entretenir un commerce épistolaire avec ([ueh^u'un : Correspondre arec ses amis. i\ Etre en communication, en parlant de deux lieux distants l'un de l'autre : Pavillo7is qui correspondent par une galerie voûtée.

— Etre placé symétriquement ou identiquement au même lieu : La place de la Bastille, à Pans, correspond à l'emplacement de l'ancienne Bastille, w Etre en rapport de proportion, de ressemblance, de conformité, de convenance, de simultanéité : Le f" vendémiaire de l'ère républicaine correspond au 2'2 septembre du calendrier grégorien,

— Fig. Répondre, conformer sa conduite : Les enfarits ne coRRESPONDK.NT pas toujours aux desseins de leurs pères.

Se correspond rC/'v- pr. Communiquer ensemble, n Avoir ensemble un rapport de symétrie, de convenance, de proportion, de simultanéité-

— Syn. Correspondre, répondre. Correspondre ajoute à l'idée de rapport celle de réciprocité, ou au moins celle d'un accord intime. Répondre marque seulement le rapport d'une chose avec celle qui en est la cause ou l'occasion.

CORRET n. m. Pêch. V. corre.

CoRRETTE (Michel), musicien français, né dans la première moitié du xviii' siècle, était, en 1758, organiste de la maison professe des jésuites, et eut, en 1780, le titre d' « organiste du duc d'Angoulême ». Il a écrit la musique d'assez nombreux ballets et divertissements pour la Comédie-Italienne : les Ages, le Jugement de Midas, Nina, Arlequin, Persee, Armide, etc. Il a publié, outre un recueil de cantates [les Soirées de la ville), des Méthodes de harpe, de flûte traversiére, de quinte ou alto, de violoncelle, de vielle ; l'Art de se perfectionner sur le violon, et le Parfait Maître à chanter.

GORREUS, chef gaulois du i*' siècle avant notre ère. Il était à la tête des Bellovaques {Bellovaci, habit, de Beauvais), lorsque César fit la conquête des Gaules. Pour soutenir l'indépendance de sa patrie, il se ligua, l'an 51 av. J.-C, avec les Atrébates, les Vellocasses, les Calètes, et reçut le commandement de leurs forces réunies. César marcha contre lui, parvint à lui faire abandonner une position formidable, et mit son armée eu déroute. Correus, qui ne voulut ni fuir ni se rendre, combattit jusqu'à ce qu'il fut blessé à mort.

CoRRÈZE (lat. Curettia), rivière de France, dans le département du même nom, sur le revers méridional du plateau de Millevaches(arr. d'Ussel). Elle baigne Corrèze, Bar, Tulle, où elle se grossit de la Solane, et, après S8 kilomètres d'un cours rapide et torrentueux, à travers une cluse jurassique encaissée et sinueuse, rejoint la "Vézère, en aval do Brive, dans une ancienne dépression lacustre, transformée en plaine fertile. Elle n'est flottable qu'à bCiches [perdues, à partir de Bar. Sa vallée sauvage attire de nombreux touristes.

Corrèze (département de la), formé surtout du bas Limousin et tirant son nom de la rivière qui l'arrose ; il est compris entre les départements suivants : Creuse, Puyde-Dôme, Cantal, Lot, Dordogne et Haute-Vienne. Superf. : 5.SGG kilom. carr.

Il comprend 3 arrond. [Tulle, chef-lieu, Brive, Ussel), 29 cant., 287 comm. et une population do 322.393 hab. Il fait partie du 12" corps d'armée, de la 9' inspection des ponts et chaussées, de la 28* conservation des forêts, do l'arrondissement minéralogique de Poitiers; ressortit à la cour d'appel do Limoges et à l'académie de Clennont, à l'archovéché de Bourges. La Corrèze forme deux parties très distinctes : l'une, au N. et à l'E., comprend près des trois quarts do sa surface et est coupée do montagnes gcucralemeul élevées, aux gorges profondes ; c'est le haut

Limousin. Les points culminants sont ; le mont Bossou (9T8 m.), le mont Audoiizo (951 m.), ut le Puy de Monôdiôro (920 m.). L'autre partie, du Sud-Ouost, est encore moutuouso ot ondulôo ; mais ce sont des ooHinos aux pentes adoucit's, sans caractère sauvage. Los montagnes élovôes du Nord-Est, couvertes do neige l'hiver, rendent la tomnératnro moyouno assez froide, surtout vers Usscl et Tulle. Mais l'air y est salubro. L'arrondissement de lîrivo, abrité dos vents du N. et de l'E., jouit d'un climat beaucoup plus doux. La route do Paris à Toulouse traverse beaucoup do terres incultes; mais, si l'on s'en écarte quelque peu, ot qu'on pénètre dans les vallées do la Vozèro, do la Dordoc^ne ou de leurs affluents, on est surpris de la richesse de cette terre, où le paysan no perd pas un pouce de sol. Les roches granitiques occupent près des trois quarts du département ot y tormont les sommets. Le kaoliu, peu exploité, se rencontre dans plusieurs communes. Les micaschistes, les schistes ardoisiers, sont très communs au sud (près Donzenac, au Saillant). On trouve aussi (arr, do

CORRIDOR (ko-n ~ ital. corridorc ; de correre, courir) n. m. Constr. Passage, gouéralomont étroit et long, qui sert do dégagoniont à plusieurs pièces d'un mémo otago entre losquollos il s'étend, ou qui donne accès i uno maison ; Les CORRIDORS d'un hôtel, d'un théâtre.

— Pop. Gosier, bouche, il Se rincer le corridor. Boire.

— Kortif. Passage établi derrière les murailles d'une villo pour permettre à ses défenseurs de circuler sans duv vus le long des ouvrages ot d'en surveiller los abords.

— Mar. Galerie de l'entrepont.

GORRIENTES, prov. do la république Argentine, limitée par le Parana au N. et à l'O., par l'Entre-Rios au S. et par le Paraguay à l'E., et formée d'une vaste plaine au climat chaud et humide, parcourue par do nombreuses rivières. Elle produit du coton, du tabac, du sucre et du maté. Sa population est do 130.000 hab.

CORRIENTES, ville de la république Argentine et ch.-l. de la province du môme nom sur le Parana, en aval

CORREZE

® Tréfedure

® Sous Préfecture

O chef Jieuàe -canton

o Commune

207 Aîiitude en mètres ■.Chemin de fer ...limite de départ t^ d'arrcnd. J

Brive) du grès rouge, dos calcaires, dos pierres meulières, des pierres do taille et un pou do houille (Lapleau, près Ussel).

Ce département a vu disparaître, par le croisement, sa race do chevaux très estimée. Los vaches ot les bœufs sont petits, faciles è engraisser; on compte beaucoup do moutons, do porcs, de la volaille excellente. Le gibier et le poisson abondent. La culture des arbros fruitiers y est développée. On trouve au sud beaucoup de châtaigniers et de noyers. La vigne n'est cultivée qu autour do Brivo ot fournit des vins plutôt médiocres : Voutezac, cru de Vertou'îi, Allassac, Argentat, Donzenac, Beaulieu (rouges) ; Collongos, Yssandon, Varotz (blancs).

La Corrèzo est un pays osscntielloment agricole. L'industrie n'existe pour ainsi dire pas dans ce département, il part quelques rorges, carderics de laino, filatures de coton, papeteries, ot la grande manufacture d'armes de Tulle.

ft GORRÈZE, ch.-l. de cant. do la Corrèze, arr. et à il lui. do Tulle, sur la Corrèze; 1.89* hab. Ch. do f. Orléans.— Le canton a 9 comm. et 8.-193 hab.

GoRREZZO, comm. d'Italie (Vénôtio [prov. do Vérone]); 2.900 iiab.

GoRREZZOLA, comm. d'Italie (Vénètio [prov. de Padoue];, prés du canal do Pontolungo; 4.500 hab.

CORRHÉGÈRE OU CORRHECERUS (n>5.'-rJ«5) n. m. Genre d'insoctos coléoptères rhynchophores, famille des anthribidés, comprenant des formes do taille moyonno, allongées, pubescentes, nuancées do gris et do blanc on ondulations nuageuses, ot dont on connaît quelques espùcos habitant les régions chaudos de l'Amérujue,

GORRIB, le plus grand lac dïrlando (Connaught [comtés do Oalway ot do Mayo]), déverso ses eaux dans la baie do Galway par lo petit flouvo côtier do Corrib.

CORRICOLO (du lat. curriculnm, dimin. do cnrrus, rbar) n. m. Sorte do tilbury de place, que le conducteur dirige en .se tenant debout, ot ((ui était fort on usage à Naples.

CORRIDA (mot ospagn.; do carrer, courir) n. f. Course de lanrcaux. n 1*1- De» cnrinmAs. V. tadrkau.

do son confluent avec lo Paraguay et en faco de Rosistencia; 14.000 hab. Port fluvial animé.

GORRIGAN (Michel-Augustin), archevêque américain, né à Newark (New-Jersey) en 1839. II fit ses études aux Etats-Unis, et alla los achever à Rome, où il fut ordonné prôtre en 1863. Il fut appelé par lo pape en 1873 au siège ôpiscopal do Newark ; puis il fut nommé coadjuteur do l'archevêque Closkoy de New-York, auquel il succéda en 1885. Sous son impulsion, le cathohcismo prit un développement extraordinaire dans les deux diocèses qu'il administra en communion étroite avec Rome.

CORRIGEANT {Ico-i'i-Jan), ANTE adj. Qui corrige, qui aime i corridor : Des ijcns toujours corrigeants oh toujours tonmoKs... (Mentesq.)

CORRIGEMENT {ko-ri, man) n. m. Actioa do corriger.

(Vieux.)

CORRIGER [ko-ri-jé — du lat. eorriqere ; do eum. avec, ot reqere, redresser. Prend un e après le j? toutes les fois que la terminaison commence par un a ou par un o : A'oim corrigeons. Il corrigea) v. a. Faire disparaître les fautes : CoR- Rir.KR ujie version, un dessin, une faute, n Faire disparaître; pallier par un mélange eu autrement : Coruigkr ta crudité des eaux. L'air corruïb la trop grande vivacité des couleurs.

— Fig. Tempérer, adoucir, rendre moillour ou moins dur : CoBniGRR par des encouragements la sévérité de ses reproches, ii Amender, redrosser, amener du mal au bien : CoRRir.r.R les vices d'tin enfant, L'éducation seule peut cor- Rir.KR le naturel. (F. Bacon.)

— Particulièrem, ChAtier, punir. (So dit surtout dos corrections manuelles.)

— Par plaisant. Corriger la fortune. So dit d'un joueur malheureux qui cherche à réparer ses pertes en trichant.

— Mar. Corriger la route d'un navire. Rectifier par l'observation directe los errours provenant do la dérive, et modifier la route d'après la quantité dont on a dérivé.

— Typogr. Relever et faire disparaître, en remaniant la composition primitive, les fautes ot les irrégularités (jui ont pu se glisser dans le travail. il Corriger en premii*rti. Corriger la première éprouve ou première typographique.

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