CORT ETE
ilo la Gi'of/ranlne de Malle-Drun ; un Tableau de lu Cockinchine, en collaboration avec Léon do Rosiiy, ainsi qu'un grand nombre d'articles dans divers recueils ou t'ouillos périodiques. Il a rendu aussi do réels sorviccs aux travailleurs on qualité do bibliothécaire au département des cartes et plans à la Bibliothèque nationale. — Sou frère, Loois Cortambert, né à lioisdulin, près Dorapiorre (Saône-ot-Loire)en 1808, mort à New-York eu 1881, so fixa on Amérique oty devint un des représentants les plus autorisés do la presse fran(;aiso ; il publia, on collaboration avec do Tranaltos, uno Histoire de la fjuerre civile des Etats- Unis de IS6I a IS65. — Lo lils du géographe, Richakd Cortambert, né à Paris on 1836, mort à Hyères on 1884, est entré comme son père à la section géographique de la Bibliothèque nationale ot s'est livré comme lui à l'étude do la géographie, qu'il a surtout envisagée sous lo rapport ethnographique ot pittoresque. Son principal ouvrage est uno lYouvelle histoire des eoyaijes et des grandes découvertes géographiques (1885). La femme do ce géographe, M"" Louise Cortambert, a publié, sous lo pseudonjuie do Charlotte de Latouk, le Langage des fleurs.
CORTAN n. m. Ancienne mesure do capacité usitée en Espagne, valant : pour le vin, T'.ôS; pour l'huile, 4', 12. Il On dit aussi ot mieux quartan.
CORTAZAR, ville du Mexique (Etat de Guanajuato); 10.175 hab. Ch.-l. d'un district peuple de 13.064 hab.
CORTE {té — lat. Cenestum), ch.-I. d'arr. do l'ile et du dép. de la Corse, à 55 kilom. d'Àjaccio, près du confluent de laRestouica et duTavignano; 5.000 hau. {Corîenais, aises.) Exploitation et scieries de marbre, fabriques de pâtes d'Italie. Commerce de marbre, pâtes, fruits, vins. Corte s'étend, irrégulière et pittoresque, sur le versant escarpé qui domine une vallée fertile, avec des oliviers, des vignes, des jardins et des villas. Paoli on Ht la capitale do son gouvernement. Le château date du xvi* siècle. Ruines du couvent Saint-François (résidence de Paoli), statue do Paoli. — L'arrondissement a 16 cant., 108 comm., 59.504 hab. ; et Corte est, en même temps que le chef-lieu, la seule commune du canton.
Corte de Cortesi, comm. d'Italie (Lombardie [prov. do Crémone]), non loin de l'Oglio ; 2.600 hab.
Corte de Frati , comm. d'Italie ( Lombardie [ prov. de Crémone]); 2.500 hab.
Corte do Pinto, bourg du Portugal (Alemtejo [district do Beja]); 3.645 hab.
Corte Olona, comm. d'Italie (Lombardie [prov. de Pavie]), sur VOlona; 2.100 hab.
Corte (Jérôme), historien italien du xvi" siècle, auteur de la plus ancienne histoire de Vérone, des origines à 1560, Storia di Vérone ("Vérone, 1594).
Corte (Juan de La), peintre espagnol, né à Madrid en 1597, mort dans cette ville en 1660. Il reçut des leçons do Vélazquez et devint peintre du roi. Il se distingua comme peintre d'histoire et de paysage. On cite parmi ses grands tableaux, peu nombreux, \^ Incendie de Troie, VEnlèvemcnt d'HélènCy Valence del Pô secourue par Charles Colonnu, qu'on voit dans le Retire ou salle du royaume, à Madrid.
Cortegada, bourg d'Espagne (Galice [prov. d'Orensel), sur le Miiïo ; 3.765 hab. Eaux thermales et établissements de bains très fréquentés.
Cortegana, bourg d'Espagne (Andalousie [prov. de Iluelva]), près de la source du Chanza, affluent du Guadiana; 4.700 hab. Mines de cuivre. Huiles et vins.
cortège {tèf — ital. corteggio; do corte, cour) n. m. Réunion plus ou moins nombreuse dn personnes : 1" qui accompagnent un personnage pour lui faire honneur : Le CORTÈGE d'un roi ; 2» qui vont ensemble vers un mémo endroit, ou qui suivent quehiu'un ou quelque chose : Cortège jfunèbre. Le CORTÈGE du bœuf gras.
— Par dénigr. Troupe d'adulateurs empressés : Cortège de flatleurs.
— Fig. Suite, série, accompagnement : Les maladies sont te CORTÈGE de l'inconduile.
Un dieu, qui prit pitié de la nature humaine, Mit auprès du plaisir le travail et la peine; La crainte l'éveilla, l'espoir guida ses pas; Ce cortè<jc aujourd'liui raccompagne ici-bas.
VOLTAUtE.
CORTÉGEANT (jan), ANTE n. Personne qui fait cortège.
CORTÉGER {je. — Prend un s après lo g toutes les fois (lue la terminaison commence par un a ou un o : iVo»* cortéqrons. Je cortégeais) v. a. Faire cortège à : Cortéokr un roi. (Ce mot appartient au stylo burlesque.)
CORTELUNI (Camille), virtuose et compositour italien, ni'i dans la seconde moitié du xvl" siècle, fut surnommé il 'Violino, à cause de son grand talent d'exécution sur lo violon. Cot artiste s'est particulièrement distingué dans la composition de la musique d'église. Il a publié un grand nombre do messos à quatre, cina, six, sept ot huit voix, des psaumes â six ot huit voix, des litanies à cinq, six ot sept voix, des Magnificat â six voix ot dos motets.
Cortemaggiore, comm. d'Italie (Emilie fprov. do Plaisance]), sur l'Arda, affluent du Pô; 4.500 hab.
CORTEMARK, bourg do Belgique (prov. do la Flandre occid. [arrond. admin. do Dixmudo, arrond. judic. de Bruges)); 4. 521 hab. Fabriques do lainages, teintureries.
CORTEMIGLIA, bourg d'Italie (Piémont [prov. de Coni)), sur la Borinida; 3.350 hab. Ruines d'un anciou chitoau.
CORTÉPINITANNIQOE (du lat. cortex, ocorco ; pi'iiu», pin, et de tanniquc) adj. Se dit d'un acide qu'où retire de l'écorco du pin.
CORTENBERG, comin. brabançonne (arrond. do Louvain). Jean III, duc de Brabant, y octroya, on 131J, à sos sujets une charte comportant le fonctionnement régulier d'une assemblée de la noblesse et do la bourgeoisie.
CORTE-REAL, nom de doux navigateurs portugais, nos vers la secondo moitié du xv" siècle, dont le père et le frère aine furent capitaines d'Angoa (llo Tercoira) et do Saint-Oeorgos. Lo plusjouuo,GASi'AK"Corte-Beal, obtint, on 1500, du roi Emmanuel lo Fonuné un privilège A l'eflot do tenter do neuvoUos entreprises maritimes et lu capitainerie dos terres ot dos lies qu'il découvrirait. Parti do Lisbonne ou do l'Ile do Tercoira, il rentra, quolquos mois
plus tard, en Portugal, ayant découvert la Terre-Verts (cûto sud du Labrador, ou partie soptentrionalo do Terre- Neuve), puis repartit, dès le début de 1501, avec trois caravelles pour y retourner. Les bâtiments dirigés par Gaspar Corte-Real arrivèrent alors dans les mémos parages ; mais celui que montait le navigateur n'en revint jamais. Les deux autres caravoUos rentrèrent à Lisbonne en octobro 1501, après avoir vu le Groenland. — Cinq mois plus tard, Miguel Corte-Real partit à la recherche de son frère cadet Gaspar (mai 1502); il fit naufrage à son tour, sur la côte de Terre-Neuve ou au-x alentours de l'entrée du golfe du Saint-Laurent. — L'aîné do la famille, Vasqueanes, voulut aller rechercher ses doux frères puînés ; mais le roi de Portugal l'on empocha après avoir fait lui-mêmo jiartir deux navires à la reclierchedo Gaspar et Miguel Corte-Real (1503). — Enfin, en 1574, un petit-neveu des navigateurs, appelé aussi Vasqdeanes, envoya sans succès un navire à la découverte du passage nord-ouest.
CoRTE-REAL (Jeronymo), poète portugais, né en 1540, mort vers 1593. Il servit comme chef d'escadre dans les Indes et fut fait prisonnier à la bataille d'Alcaçar-Quivir en 157S. Il s'adonna à la peinture, i la musique et â la poésie. Il a écrit trois poèmes, dont l'un, qui a fait sa réputation : le Naufrage de A/anoel de Sou;a Sepulveda et de sn femme Lianor de Sa, a été publié eu 1593 et traduit on français par Ortaire Fournier (Paris, 184S). Le sujet en avait été brièvement indiqué par Camocns dans trois stances des Lusiades. Ses deux autres poèmes célèbrent l'un le siège de Diu, l'autre la bataille de Lépante.
CORTÊS {tèss — plur. du mot espagn. corte, cour) n. f. pi. On appelle ainsi, en Espagne et en Portugal, les assemblées législatives ou parlements : Les cortès ou Cortès. — Encycl. En Espagne, les cortès sont nées de très anciennes assemblées représentatives appelées conciles, ot dont l'institution remontait aux Visigeths. Ces corps représentatifs, qui ont pris plus tard le nom de cortès, et dont l'évolution aboutit au parlement espagnol actuel, ont subi de nombreuses vicissitudes. Aussi longtemps que l'Espagne ne fut pas unifiée, mais morcelée en un certain nombre d'Etats, il y eut des cortès spéciales â chacun d'eux. D'une manière générale, on peut comparer les anciennes cortès espagnoles â ce qu'étaient, dans l'ancienne France, les états généraux ; autrement dit, c'étaient des assemblées assez irrégulièrement constituées, auxquelles les souverains ne recouraient guère que selon leur bon plaisir. C'est ainsi que, sous la domination des Bourbons d'Espagne, les cortès furent traitées exactement par la royauté comme l'étaient les états généraux par les Bourbons de France : elles étaient très rarement convoquées, et presque uniquement en vue de donner plus d'éclat au couronnement des souverains. Lors do l'étiiblissement de la domination française en Espagne, en 1808, Napoléon I'' fit revivre l'institution des cortès, qui se mourait. 11 convoqua, à Bayonne, une junte nationale, qui proclama la royauté de Joseph Bonaparte, et élabora une constitution nouvelle. Plus tard, les cortès, réunies à Cadix, votèrent la fameuse constitution démocratique de 1812, qui établissait une Chambre unique. En 1814, lors de la Restauration, l'institution des cortès disparut avec lo rétablissement du pouvoir absolu. Mais, en 1820, Ferdinand VII fut obligé de reconnaître cette même constitution de 1812, qu'il avait abrogée. A partir de cette époque, la composition et le caractère des cortès varièrent selon les alternatives du régime conservateur ou du régime libéral, ot cola jusqu'à la constitution du 30 juin 1876, qui donna aux cortès leur forme actuelle. Elles comprennent deux Chambres, lo Sénat et la Chambre des députés {Congreso). Le Sénat so compose de sénateurs de droit, de sénateurs nommés à vie par la Couronne ot de sénateurs élus par les corporations de l'Etat et les plus forts imposés ; en tout, 360 membres. La Chambre est élue à raison d'un député au moins par 50.000 habitants.
En Portugal, l'origine dos cortès remonte aussi à l'institution de la royauté ; elles y ont subi un développement à peu près analogue à celui des cortès espagnoles. Elles comprennent aujourd'hui deux Chambres : celle des pairs, composée de membres à vie et de membres héréditaires nommés par lo roi, sans détermination do nombre ; et cello des députés, élective et temporaire.
CORTES de la Frontera, ville d'Espagne (Andalousie [prov. do Malaga)), au pied de la Serrania do Ronda; 5.000 hab. Vins et eaux-do-vie.
CORTESE DEL MONTE (Horsilie), femme poète italienne, neo à Rome en 1529, morte vers la fin du xvi" siècle. Veuve à vingt-trois ans de del Monte, neveu du pape Jules III, elle refusa do so remarier, s'adonna â la poésie ot fut une des plus aimables et des plus spirituelles femmes do son temps. Jules UI lui nt don do la souvorainetô do Ncgri. On a d'elle des Poésies, publiées dans les Jiimo dette donne romane (1575).
CORTESE (Jules-César), poète napolitain, né â Naples vers 1570, mort vers 1630, acquit dans le genre burlesque uno brillante réputation. On a do lui d'amusants poèmes satiriques ; la Vajasseidc; Micco Passaroinnamorato; Cerriglio incantato; uno pastorale, la Hosa; Aventuras rfi Ciulio et di Perna, roman ou proso, etc.
CORTESI (Adélaïde), cantatrice italienne, née vers ISSrn morte â Florence en 1889. Elle débuta au théfttro do la Pergola de Florence, fut engagée ensuite â laCanoWiiana do Milan, puis au Théâtre-Italien do Saint-Pétershourg. Au cours d'un voyage triomphal eu Amérique, cllo épousa un journalisto ot agent théâtral nommé GiacomoServadio, qui devint banquier, millionnaire et député au parlement italien. Servadie acheta * Floronco lo palais do la ruo Cavonr, qui appartenait A Rossini, et là, sa lomnio avant quitté le théâtre, tous doux donneront des létes princièrcs auxquelles prenait part toute lanstocratio florentine.
CORTÉSIE (;( — do Coi'(e:, navigateur ospagu.| n. f. Genre de borraginées-cordiéos, ronformaut uno soulo espèce, qui croit aux environs do Buonos-Ayros.
CORTÈTE (François dk), seigneur do Cambos ot do Pradcs, pecie ugonais.né vers la fin do 1585 ou lo commen-
cement do 15S0 près d'Ageu, mort A Hautelago eu 1067. Entré fort jeune dans la carrière des armos, il suivit d'abord la fortune militaire du maréchal de France Lsiinrbès do Lussan, puis, vers 1039, il servit sous les ordros d'Adrien do Montluc. Pou après, il renonça â la vio puorrièro et so relira dans ses terres do I Agenais. Il coin-
Corter.
CORTEZ — CORUNCANIUS
posa divers ouvrages écrits en dialecte d'Agen, dont les meilleurs furent publiés après sa mort par son fils Jean- Jacques. Il reste de lui trois pastorales théâtrales : Miramoimdo, liamounet, Sancho Pansa, et des compositions détachées de divers genres, parmi lesquelles la plus importante et la plus souvent citée est celle que lui inspirèrent les débordements de la Garonne et leurs etfets destructeurs sur la promonade agenaise du Gravier, la Lei^mos del Grabè (les Larmes du Gravier). Cortète est l'un des meilleurs poètes gascons du xvii' siècle. En 1890, les cigaliers et les félibres lui ont élevé un monument à Agen. GORTEZ (Fernand), conquérant du Mexique, né àMedellin (Estrémadure) en HS5, mort à Castilleja de la Cuenta (près de Séville) en lô-iî. Il partit dès 150-i pour Saint-Domingue (Hispaniola), où il allait rejoindre son parent Nicolas de Ovando. En 1511, il suivit Die^o Velasquez de Léon à Cuba, et fut désigné par lui pour diriger l'expédition qu'il envoyait à la conquête du Mexique." Cortez quitta Cuba en 1519, avec onze bâtiments, et débart|ua à Saint-Jeand'Ulloa. d'où il se lanra. après avoir jeté ses navires à la côte, sur les pentes de l'Anahuac. Cortez ga^^na Mexico, où il fut amicalement reçu par Montézuma, qui dut bientôt Tenir résider au milieu des Espagnols, puis se reconnaître le vassal et le tributaire de Charles-Quint.
Mais, lorsque Cortez voulut renverser les temples des Aztèques, il se heurta à une résistance inattendue. Au même moment, accusé d'aspirer à fonder un royaume indépendant, il étaitmenacé par une expédition espagnole que Velasquez avait envoyée sous les ordres do Narvaez, pour le réduire à l'obéissance, et, lorsqu'il gagna Mexico après avoir battu ses adversaires à Zampoalla, il trouva ses compagnons bloqués par les Aztèques révoltés. Il lui fallut, après la mort de Montézuma, évacuer Mexico pendant la nuit {la nuit triste) dn \" juillet 1520, et, pour gagner TIaxcala, remporter une victoire sur les Aztèques à Otumba. Six mois plus tard, ayant reconstitué son faible corps d'armée, Cortez repartait à la conquête de Mexico, dont il s'empara après un siège de 75 jours (I52l). Ce fut la tin de l'empire aztèque. Après la conquête, Cortez releva Mexico de ses ruines, y attira les Espagnols, mais réduisit les Aztèj^ues à l'état d'esclaves. Il fit procéder à l'élection des officiers municipaux, créa un conseil d'administration, à l'instar de ceux de la mère patrie ; fonda des églises, des hôpitaux, diverses manufactures; introduisit dans le pays de nouveaux animaux domestiques, et }■ fit cultiver la canne à sucre, la vi^ne, le mûrier. Après avoir soumis la province dePanuco. il entreprit, en 1525, dans le Honduras, une expédition inutile, sur laquelle la mort de Guatimozin jette une triste rénommée. (V. Guatimozin.) Un peu plus tard, le pouvoir administratif et judiciaire du Mexique, appelé alors la Nouvelle-Espagne, ayant été transféré à une audience royale^ Cortez so rendit en Espagne pour se disculper auprès de Charles-Quint des calomnies iiont il était noirci. Déoarqué à Palos, en mai 1528, il se rendit à Madrid, confondit ses ennemis; Charles-Quint lui confirma son titre de capitaine général de la Nouvelle-Espagne, érigea pour lui en marquisat la vallée d'Oaxaca, lui contera l'ordre de Saint-Jacques et lui fit épouser Juana, sœur du comte d'Aguilar.
En 1530, Cortez reprit le chemin du Mexique, s'occupa d'agriculture dans ses immenses propriétés, puis partit à la découverte d'un détroit faisant communiquer l'océan Atlantique avec le Pacififjue. Ces tentatives n'ayant pas réussi, et don Antonio de Mendoza ayant été envoyé à Mexico comme vice-roi do la Nouvelle-Espagne, Cortez retourna en Espagne, pour faire valoir ses droits de capitaine général, et revendiquer le remboursement des sommes qu'il avait dépensées dans l'intérêt de l'Etat. Mais, déjà, ses services étaient oubliés; il fut froidement reçu par le roi et rebuté par les ministres et par leurs commis, qui ne s'intéressaient plus qu'au Pérou. En vain suivit-il Charles- Quiot dans son expédition d'Aller, en 1541, et y déployat-il une grande valeur; on contmuade le dédaigner. Aussi prétend-on que, ne pouvant obtenir audience de l'empereur, il aurait un jour écarté la foule qui entourait le carrosse de Charles-Quint, serait monté sur le marchepied. Charles ayant demandé qui était cet audacieux : r Je suis, répondit Cortez, l'homme qui vous a donné plus de royaumes que vos ancêtres ne vous ont laissé de villes. >■ Quoi qu'il en soit de cette anecdote, Cortez se retira aux environs de Séville, où il mourut. On ne sait pas exactement ce que sont devenues ses cendres.
Fernand Cortez a beaucoup écrit, et sa correspondance demeure en partie inédite. Mais ses firlnlions {jRelaciones),
3 m sont do véritables rapports offi<:icls, sont publiées epuis longtemps, trois d'entre elles du moins (par Antonio Lorenzana [1770J). La première et la cinquième ont été retrouvées au xix* siècle seulement; D. Charnay a traduit ces cinq relations on français avec une fidélité scrupuleuse [Lettres de Fernayid Cortez à Charles-Quint sur la découverte et la conquête du Mfixique [li^G]). Spontini ot Jouy ont fait un opéra de Fernand Cortez et il a été publié, en 1838, un poème de Roux de Rochelle, intitulé : Fernand Cortez.
CORTICAIRE{A/?r')n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des lathridiidés, renfermant de très petites formes oblongues qui vivent sous les écorccs. dans les moisi-ssurcs, etc. (Répandues surtout dans l'iiémisphèrc boréal, les corticaires comptent une quarantaine d'espèces en Europe. Le corticaria crenulata, do France, est brun avec les élytres roux.)
CORTICAL, ALE, AUX adj. Bot. Qui tient, qui appartient ou qui se rapporte à l'écorce : Les couches corticalks. Les fibres coRTicALKS. ti Plantes corticales. Plantes parasites qui naissent et végètent sur l'écorce des autres végétaux.
— Anat. Substance corticale, Nom donné à diverses substances qui enveloppent extérieurement certains organes : La SUB.STANCE couTiCALiî du cervcau. La substanck cor- TiCALK des dents s'appelle aussi cément.
— D. m. pi. Corticaux, Classe de zoophytos comprenant
tous ceux qui sont contenus dans une enveloppe commune, plus ou moins solide.
CORTICATÉ, ÉE adj . En T. de bot. , Se dit du caryopse ou fruit des graminées, quand il est recouvert par la valve supérieure do la glumelle et fortement ad'jérent. (Peu usité.)
CORTIGICOLE {si — du lat. cortex, icis, écorce, et colère, habiter) adj. Qui habite sous les écorces ; Les nitidules sont le plus soin^nï coRTicicoLES. (Ne pas écrire corticole.)
CORTICIFÊRE {si — du lat. cortex, icis, écorce, et ferre, porter) adj. Qui porte une écorce.
CORTICIFORME {si — du lat. cortex, icis, écorce, et de for/ne) adj. Hist. nat. Qui a l'apparence d'une écorce.
CORTICINE {sin') n. f. Chini. Tanin que l'on rencontre dans toutes les écorces végétales.
CORTICXQUE {sik') adj. Se dit d'un acide C"H*''0', amorphe, soluble dans l'eau, donnant dans les alcalis des solutions d'un rouge intense. (Il existe dans l'extrait alcoolique do l'écorce de chêne-liège.)
CORTICIUM {si-om') n. m. Genre d'éponges fibreuses, famille des chondrosidés, renfermant de petites éponges
flobuleuses, glabres, à parois percées e nombreux oscules, et dont la substance contient des spicules à quatre pointes. (Les corticium habitent la Méditerranée; on en connaît quelques espèces, parmi lesquelles le corticium candelabrum de l'Adriatique peut être pris comme type.) Corticium.
CORTIE {tî) n. f. Genre d'ombellifères, renfermant deux espèces qui croissent dans le Népaul.
CORTILE San-Martino, comm. d'Italie (Emilie [prov. de Parnu'j), sur la Parma, affluent du Pô; 4.150 hab.
CORTINA d'Ampezzo, localité d'Austro- Hongrie. V. Ami'I-:/zo.
CORTINAIRE {nèr — lat. cortinarius ; de cortina, courtine) n. m. Antiq. Huissier du palais impérial de Constantinoplo, au temps des empereurs byzantins.
CORTINAIRE {nèj'') n. f. Section du genre agaric.
— Encycl. Les cortinaires sont un genre de champignons de la famille des agaricinées, caractérisés par leurs spores couleur rouille et la présence dans le jeune âge d'une cortine, c'est-à dire d'une sorte de membrane très fine, ressemblant à une toile d'araignée à fils serrés, réunissant le bord du chapeau au sommet du pied. Quand le champignon s'étale, la cortine laisse d'abord quelques traces autour du pied, ou bien au bord du chapeau, puis finit par disparaître.
De tous les genres d'agaricinées, c'est le genre cortinaire qui contient le plus d'espèces : plus de cent en France, et certaines comptent parmi les plus beaux champignons; il on est un grand nombre qui ont des teintes violettes ou bleues, très vives sur le pied, le chapeau, les lames, surtout dans le jeune âge. Les cortinaires ne sont pas comestibles.
CORTINAL (lat. co7*^i«rt^e; àe cortina, chaudron) n. m. Antiq. Cave où l'on faisait cuire le vin nouveau dans des chaudières.
CORTINE (lat. cortina, même sens) n. f. Antiq. Vase profond et circulaire, sorte de chaudière ou de chaudron, qui servait à divers usages domestiques. (On l'employait pour cuire les aliments, pour recueillir le vin ou l'huile au sortir du pressoir, pour fondre la poix, pour nettoyer les étofles, pour préparer les couleurs, etc.) I! Trépied qui supportait co vase, il Couvercle de cnaudron ([ue portait le trépied de Delphes, ou ce trépied lui-même, ti Autel en forme de trépied, il Rideau, tenture Cortine.
de lit. Il Voûte ou plafond d'une
scène de théâtre, il Cortiues delphiqaes, Tables de marbre ou de bronze sur lesquelles les Romains étalaient leur vaisselle ou les objets précieux exposés dans les temples.
— Bot. Sorte do voile qui unit les bords du chapeau au pédicule, dans certains champignons.
CORTIQUE [tik') ou mieux CORTICUS {kuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes , famille des col^'diidés, comprenant do petites formes oblongues ou ovales, plus ou moins convexes, avec les élytres couverts de tubercules (Les corticus n'ont pas d'ailes; ils vivent dans les régions sablonneuses de l'Europe orientale. On en connaît cinq espèces.)
CORTIQUEUX(Aeû),EUSE [du lat. CoWej:, icis, écorcej adj. So dit des fruits dont la pulpe charnue est recouverte d'une enveloppe coriace, tels que l'arbouse, le citron, etc.
CORTLAND ou CORTLANDVILLE, ville des Etats- Unis (Etats de New- York), sur le Tioughnioga, affluent du >jusquehannah; 14.450 hab. Ville industrielle. Ecole normale.
CORTON n. m. Valet de ferme, dans la Flandre française. Il On dit aussi carton.
CORTON n. m. Vin de Bourgogne, que l'on récolte dans la coniniune d'Aloxe-Corton : Du corton blanc.
— Encycl. Les vins récoltés dans les environs d'Aloxe- Corton sont connus dans le commerce sous le nom do corton; mais le climat dont le nom a été ajouté à celui de la commune d'Aloxe fournit principalement des vins blancs, que l'on place parmi les meilleurs des grands vins Iiourguignons. Le corton, d'abord dur pendant les premières années qui suivent sa récolte, devient, avec l'âge, franc, moelleux, et acquiert un bouquet d'une romarquahlo finesse. A côté du climat de Corton, il faut citer les crus avoisiiiants : Charlcmagne (blanc), les Chaumes, Clos du Roi, Renardes- Corton , puis les Brossandes, Combes, Piètres, Grèves, Languettes, Meix, Perrièrcs, Pougets, la Vigno-au-Saint, etc. Le corton pèse de 12 à il pour 100 d'alcool, et le sol qui le produit est tantôt siliceux, tantôt argileux, mais renferme toujours beaucoup do cailloux calcaires.
CortODe.
CoRTONA, ville d'Italie (prov. d'Arezzo), sur une colline dominant la Chiana, affluent du lac de Trasimène; 26.310 hab. Evéché. Cortona, une des douzo cités do la confédération étrusque, a conservé des restes de sa grandeur. Elle est entourée de murailles pélasgiques, renferme quelques ruines romaines (bains de Bacchus), et, dans ses belles églises, des toiles des grands peintres de la Renaissance. Elle a donné le jour à deux de ceux-ci : Lucas Signorelli et Piètre Berrettini, dit « Piètre de Cortone » . Les environs, autrefois malsains, sont aujourd'hui couverts de vignes et d'oliviers. On y exploite des carrières d'un très beau marbre.
CORTONE (Pietro Berrkttini da CORTONA, dit Piètre de Cortone ou le), peintre et architecte italien, ne à Cortone en 1596, mort à Rome en 1GG9. Son talent est des plus composites. Le Cortone est un des derniers grands éclectiques de l'Italie. Artiste facile et môme fécond, il manque de profon- — -^^ deur, mais séduit par son colo- ■^— -< ris brillant et sa recherche do ' ** certains effets de lumière.
Sa Nativité, peinte pour l'église Saint-Sauveur in Lauro, attira l'attention d'Urbain VI II, qui le chargeade peindre la voûte de la grande salle du palais Barberini. Ce vaste plafond, qui exalte la famille Barberini en une série d'allégories transparentes, a passé longtemps pour la meilleure œuvre de l'art italien au XVII' siècle. Quand ce grand travail fut terminé (1630), le grand-duc Ferdinand II confia au Cortone la décoration dos nouveaux appartements du palais Pitti. Innocent X lui fit exécuter le plafond de la grande salle du palais Panfili. L'artiste y peignit l'histoire d'Enée. Outre ces grands travaux, le Cortone peignit une quantité de tableaux de chevalet. Il tint école, et d'ailleurs école de décadence.
Comme architecte, il a exécuté, dans le stylo " baroque ", le portique théâtral de Sainte- Marie délia Pacek Rome, l'élégante façade do Sainte-Marie in via Lata (1660), la porte du théâtre Barberini, et l'église de Sainte- Martine, où il fut inhumé.
Les tableaux du Cortone, aujourd'hui bien déchu de son ancienne réputation, sont encore nombreux dans les divers musées d'Europe frt dans les collections jiarticulières. Le Louvre en possède une dizaine, parmi lesquels l'Alliance de Jacob "t de Lnban, la Nativité de la Vierge, la Bencontre de Didon et d'Enée, etc.
GORTOT (Jean-Pierre), statuaire français, né et mort à Paris '1787-1843), obtint le j>rix de Rome en 1800. Il envoya de la villa Médicis un Aflrcïssecoi(c/(^, qui se voit aujourd'hui au musée d'Angers. Il est l'auteur d une Pandore, qui est au musée de Lyon, d'une statue de Louis XVIII, qui décore l'une des salles de l'Académie de France à Rome. Elu membre de l'Académie et nommé professeur à l'Ecole des beaux-arts, en 182.5, à la place de Dupaty,il termina les ouvrages laissés inachevés par cet habile statuaire : la statue de Louis XIII et le monument du duc de Berry. Au moment où éclata la révolution de 1830, Cortot venait d'achever les modèles do cinq figures destinées à orner un monument qui devait être élevé en l'honneur de Louis XVI, sur la place de la Concorde. Ces figures étaient celle de Louis XVI, et celles de la Justice, de la Pitié, de la Modération et de la Bieiifaisance ; elles se trouvaient chez le fondeur lorsque les événements vinrent empêcher l'exécution du monument. Cortot exposa, au Salon de 1831, une statue de marbre du maréchal Lannes, pour la ville de Lectoure, Le Soldat de Marathon annonçant la victoire, qui est l'œuvre la plus populaire de Cortot, parut au Salon de 1834. Cette figure est au jardin des Tuileries. Lo talent correct, mais froid, du sculpteur ne nous parait pas, aujourd'hui, justifier sa vogue d'autrefois. C'est Cortot qui a sculpté le groupe colossal de VApothéose de Napoléon, exécuté pour l'arc de triomphe de l'Etoile, en pendant avec VAppcl aux armes, de Rude. Une autre œuvre capitale de cet artiste est le fronton de la Chambre des députés; il est, enfin, l'auteur de la statue de Casimir-Perier, au cimetière du Père-Lacliaise.
CORTS (Las), bourg industriel d'Espagne (Catalogne [prov. et dans la banlieue de Barcelone]); 4.810 hab. Fabriques do tissus de coton.
CORTUSE n. f. Genre de primulacées, tribu dos primulées, renfermant une seule espèce, qui croît sur les Alpes (mont Cenis) et dans l'Asie boréale et tempérée.
GORUCHE, ville de Portugal (Estrémadure [district do Santarem]),surlaSorraia, affluent de l'estuaire duTage; 3.350 hab. Ch.-i. d'un concelho peuplé de 7.800 hab.
GORULLON, comm. d'Espagne (Léon [prov. de Léon]), dans lo Vierzo, au-dessus des gorges du Valcarce; 3.700 bal). Elève du bétail.
GORUMBA. bourg des Etats-Unis du Brésil (Etat de Matto-.Grosso), sur le haut Paraguay ; 7.000 hab. Principal port de la province sur le Paraguay. Point stratégique d'une grande importance, longtemps disputé entre lo Paraguay et le Brésil. Localité fondée, en 1788, sous le nom iVAlbnqncrque.
GORUNCANIUS (Tiborius), magistrat ot jurisconsulte romain, mort vers l'an 511 de Rome. Consul en 474, il fut le pivniior â publier profiteri, c'est-à-dire, probablement, à rendre ses consultations en public, de telle sorte que ses auditeurs pouvaient en prendre note. Il fut grand pontifo entre les années 499 et 502, et lo premier choisi dans la plèbe. Il est mentionné comme ayant été, on 508, dictateur comiliorum liabendorum causa.
Cortot, d'après Ingres.
3or;
CORUNDELLITE {ron-dêC — de l'anyl. conindum, corindon) u. f. Substauce do la famille dos micas, variété de margarito.
COBUNDOPHILITE n. f. Gôol. Syil. do CORUNDOPUYL- I.ITIC.
CORUNDOPHYLLITE (roti-do) n. f. Silicate hydraté naturel d"alumine et do magniisie, appartenant au jïonre clilurito. Variété do clinochtore. ii On écrit aussi conuN-
noiMilLITK.
CORUSGATION {sfca-si — lat. coruscatio, éclat; de roruscare, briller) n. f. Eclat vif et soudain : La corusca- TioNrf'iin météore, il Eclat fugitif que jette l'argent pondant la coupellation, au moment où il passe de l'état liquide à l'état solide.
CORVALUS, ville des Etats-Unis fEtat d'Orégon), au conlluoiit du Mary-River et de la Willamette; 2.140 Uab. Collèges.
CORVARIA (Pierre de), antipape, dont lo nom était Kainalluci, né à Corvaria (Abruzzes), mort en 1333. Il entra dans l'ordre des frères mineurs, devint pénitencier du pape, et fut élu souverain pontife, sous le nom de Nicolas V (1328), par ordre de Louis de Bavière, qui, excommunié par Jean XXII, venait do déposer ce pape. Dès que Louis de Bavière eut quitté Rome, Corvaria se vit contraint de fuir. Il finit par aller implorer le pardon de Jean XXII, qui ne lui rendit pas la liberté.
CORVE n. m. Espèce de bateau dont ou se sert en Hollande, et qui ressemble à un dogre.
CORVÉABLE adj. Qui est tenu à la corvée : La genl CORVÉABLE. Il Substantiv. : Les corvéables étaient tenus à travailler depuis le soleil leva7it jusqu'au soleil couchant.
CORVÉE {vé —haslsLi. corroyata ; de cum, avec, et rogare, prescrire : corrogata opéra, le travail commandé à plusieurs personnes en même temps) n. f. Féod. Journées de travail gratuit que le serf, le paysan et le tenancier devaient à leur seigneur : Par l'abolition des corvées, l'Assemblée nationale a porté la joie et l'espérance dans le cœur des habitants de la campagne. (Mirab.) n Corvée à merci, Colle dont l'obligation n'était pas déterminée par la condition du corvéable, mais dépendait de la volonté du seigneur.
— Par ext. Travail pénible, devoir ennuyeux, obligation fastidieuse : Faire des visites, quelle corvée !
— Art milit. Travail autjuel on astreint tour à tour les soldats pour donner satisfaction aux besoins généraux de l'existence militaire, soit au quartier, soit en campagne : corvée de propreté, corvée des vivres, corvée de l'eau, etc. Les gradés sont exempts de corvée, de même que, sauf nécessité absolue, les soldats de 1" classe. Par contre, des soldats peuvent être astreints, par punition, à des corvées hors tour.
Pour faire la corvée, les hommes prennent une tenue dite de corvée, composée d'effets de toile ou des plus mau-
CORUNDELLITE — CORVISART
La corvée de l'ordinaire (tambour) II5.J ^ 80.d
'I I I l| \\\ I \\ 'Ml II '"
La corvée du quartier (tambour).
La corvée de l'ordinaire (clairon).
SO.j
jjjjljjjiirpj.^^
Lea corvâoa (trompette).
vais effets do la collection d'instruction, w Batterie do tambour, sonnerie do clairon ou de trompette pour appeler les hommes de corvée.
— Encycl. Ane. dr. On appelait corvée les services do corps auxquels étaient astreints les habitants de c.ortains domaines, les vassaux de condition inférlouro visA-vis du souverain. Il y avait les corvées publiques, duos uu sou-
lU.
vorain, aux pouvoirs publics, et les corvées particulières, dues aux soigneurs particuliers. D'autre jiart, la corvée était dite réelle quand elle était due par le fonds ; elle était dito personnelle, lorsque l'habitant d'un lieu y était assujetti, par le fait seul de sa résidence. D'autro'part, on distinguait les manœuvres, c'est-à-dire les journées ou heures do travail qui étaient dues au seigneur personnellement par des hommes et des femmes, et les charrois, services rendus par les corvéables avec l'aide de chariots, charrues et Détes de trait. La nature dos corvées était d'une grande variété ; on peut grouper les principales en quatre catégories distinctes : 1" servicesde transports, par lesquels le paysan fait les transports demandés par lo soigneur : fourrages, aliments, bois, etc.; 2" sei^iices d'exploitation agricole; 3" services d'entretien des bâtiments seigneuriaux : A" services de cominissions, dans lesquels étaient compris le port des lettres, la garde des moissons, les secours en cas d'incendie. Il y avait des corvées municipales pour l'entretien des bâtiments municipaux, des murs d'enceinte. Les corvées furent abolies par l'Assemblée constituante (nuit du 4 août 1789, et loi du 15 mars 1790).
CORVÉÏEUR n. m. Celui qui travaille à la corvée. .
GORVERA, ville d'Espagne (Asturies [prov. d'Oviedo]), sur un affluent du rio d'Avilos ; 4.050 hab. — Comm. d'Espagne (Vieille-Castille [prov. de Santander]), sur le fleuve côtier Pas; 2.860 hab.
CORVETTE [vè:' — du lat. corbita, vaisseau de transport) Tt. f. Navire de gut>rre de l'ancienne marine, plus petit que la frégate, plus grand que le brick. (On disait : con^ttebrick, corvette de charge, de guerre, pour indiquer l'usage auquel ces corvettes servaient; coi-vetle à hélice, etc.)
— Enctcl. La coi-vette ou courvette, après avoir été au XVII' siècle une simple barque, devint, au xvni", un véritable petit vaisseau de ligne. Les corvettes étaient clas-
Corvette.
sées en corvettes de l" classe, à batterie couverte et gaillards, et de 2" classe, à batterie barbette. Dans une escadre, la corvette servait à l'amiral pour transmettre ses ordres. De nos jours, le nom de « corvette « est resté aux petits navires annexes des écoles de la marine : corvette-école d'application de l'école navale, corvette d'exercice des mousses.
CORVETTO (Louis-Emmanuel, comte de), né et mort à Gènes (1756-1821). Il fut, en 1797, un des directeurs élus qui succédèrent au doge, et, pendant le siège de Gênes, il était commissaire près de Masséna. Nommé directeur do la banque de Saint-Georges en 1802, il devint conseiller d'Etat français, concourut à la rédaction du Code de commerce, fut rappelé au conseil d'Etat par Louis XVIII, et, en 1815, succéda comme ministre des finances au baron Louis. Il fit les emprunts pour la libération du territoire. U contribua à fonder le crédit de la Erance, en réclamant le respect des conventions antérieures à la Restauration. Il eut l'illusion de créer, à ce moment, la caisse d'amortissement. U traita avec la maison Hope et Baring pour 30 millions do rentes. (Quoique le prix revînt à 56 fr. 50 c. supérieur de 1 fr. 50 c. aux prévisions, il fut violemment critiqué pour avoir traité à l'amiable avec des étrangers un emprunt avantageux dont les Français do voulaient pas. En 1819, la rente était montée à 76. Il fit un emprunt
fiar souscription publiquo, avec escompte do 5 p. 100 pour os payements anticipés. Il se trouva avoir trop de fonds en caisse, et se livra à dos opérations de reports. L'emprunt, émis à 67 francs, monta jusqu'à 80, puis les rentes tombèrent à 60 francs. Corvette se retira et fut nommé ministre d'Etat et membre du conseil privé.
CORVEY(lat. Corbeia Nova), ancienne abbaye d'AlIomagnc> Iprov. de WestphaJie], sur le Weser, fondée, ou 822, parues bénédictins venus du monastère do Corbio, sur la Somme, contribua, sous la protection de Louis lo Débonnaire, à l'œuvre de civilisation des Saxons. Dans ses écoles célèbres enseigna saint Anschaire, l'apôtro des Scandinaves. On trouva, on 1514, dans la bibliothèque do Corvey, le manuscrit dos cinq premiers livres dos Annales do Tacite. Offert au pape Léon X, co manuscrit est aujourd'hui à Florence. La principauté ecclésiastique de Corvey, érigée eu évôché au xviu' siècle, fut sécularisée on 1803, incorporée au royaume do 'V^'ostphalio ou 1807, puis détinitivemenl au royaume do Prusse on 1815. L'église gothique, brillammont ornée, conserve les lombi-aux d'un grand nombru de princes.
GORVI (Guillaume), médecin iUilion, connu sous le nom do Guillaume de Brescia, né vers i25o, »rès de Canote, mort on 1320. Il professa la philosophie à Pudoue, puis devint médecin du iiapo. Il fonda, à Broscia, un collège pour les étudiants pauvres. Ses ouvrages ont été publiés à Vonise, on 1508.
CORVIDÉS (du lat. corvus, corbeau) n. m. pi. Famille d'oiseaux passi^reaux dentirostros, compronaut ceux dont lo bec robuste, un peu recourbé au bout, ost légèrement échaucré, avec les narines garnies do longues soies. — Un coRvtnù.
— Encycl. Les corx^idéi sont de grande taille : ils sont sociables, vivent do proies vivantes ou do cadavres; leurs nombreux représentants, répartis sur tout lo globe, surtout dans les régions tempérées, rontronl dans cinq tribus : carvinéa,pytThucoracinés, catlteatinés, yarrulinés,atrépérinés.
Corvin.
CORVIN, INE (du lat. corvimts, de corbeau) adj. Qui ri'ssemble à un corbeau : Pie-grièche corvink.
GORVIN (Mathias), roi de Hongrie, né à Klausenburg L'n 1443, mort à Vienne en 1490, fils du gouverneur Jean Huuyadi. U succéda à Ladislas V qui, après avoir fait décapiter son frère, Ladislas Huuyadi, ommona Mathias prisonnier à Prague. Elu roi lo 24 janvier 1458, il soutint des guerres heureuses contre Podiébrad, roi de Bohême, contre l'empereur Frédéric III et contre les Turcs. Il fut couronné roi de Bohême eu 1469, et occupa Vienne eu 1485. Mathias organisa l'armée hongroise et forma un corps d'infanterie qui se rendit célèbre sous le nom de garde noire.
Corvin n'était pas seulement un vaillant guerrier, il fut, en même temps, un législuteuret un protecteur éclairé •les lettres. La renaissance liongroise date de son règne.
Ayant épousé, en seconde noces, Béatrix, princesse de Naples, il appela à sa cour de nombreux savants et artistes italiens. Il fonda une université à Bude, y créa la célèbre Corvina, une des plus riches bibliothèques de l'époque, dont les trésors sont dispersés aujourd'hui. Le prieur de Bude, Ladislas Karai, installa sous son règne (1173) la première imprimerie du pays.
GoRVIN (Jean), fils naturel du précédent, né en 1473, mort en 1504. Mathias, n'ayant pas d'enfant légitime, voulut le faire couronner roi', mais sa femme Béatrix s'y opposa. Après la mort subite du roi, Wladislas, roi de Bohême, fut élu, et Jean Corvin dut se contenter du gouvernement de la Croatie et de la Dalmatie. Il combattit vaillamment les Turcs et se distingua sous Jaïcza.
GORVIN-WIERSBITZKI ( Othon-Julius-Bernard de), écrivain et homme politique allemand, né à Gumbinneu (Prusse-Orientale) en 1812, mort à Wiesbaden en 1886. Il prit part à la révolution allemande de 1849, et, après la délaite, fut condamné à la détention jusqu'en 1855. Puis il alla en Amérique, oii il s'engagea dans 1 armée du Nord, pendant la guerre de Sécession ; devint correspondant de grands journaux allemands et américains, au Mexique, pendant le court règne de l'empereur Maximitien ; en France, pendant la guerre de 1870-1871. On lui doit plusieurs ouvrages, entre autres ; Histoire d'Aurore de Kœnigsmark (1847); Souvenirs de ma vie (1861); Histoire de l'époque contemporaine de i848 à 1811 (1882). Il a publié en anglais : une Me d'aventures (1847), et En France avec les Altematids (1872).
CORVINEXXE (ne/*) n. f. Genre d'oiseaux passereaux dentirostros, famille des lauiadés, comprenant des piesgrièches africaines à robe sombre, dont l'espèce type est la coruineZ/a corvina, qui habite Angola et le Cap. (Les corvinelles sont considérées par beaucoup comme un simple sous-genre de collyrio.)
CORVINÉS n. m. pi. Tribu d'oiseaux passereaux, famille des coi^ndés, comprenant les corbeaux proprement dits, et les genres voisins, qui sont : corneille, casse-noix, pie, choucas, freux, gymnocorvus, picalharte. — Un corvinb.
GORVINUS (M. Valerius Mussala), orateur romain, né à Rome en 09 av. J.-C, mort l'an 9 de notre ère. U se distingua comme orateur et comme soldat. D'abord partisan de lîrutus. il fut proscrit par les triumvirs en 43. Après la déroute de l'armée républicaine à Philippes, il ménagea un accommodement honorable à lui-même et à ses compaguous d'armes, puis se rallia au vainqueur. Admis dans l'intimité d'Auguste, il sut garder sa dignité et la fidélité du souvenir à ses anciennes opinions. L'empereur mit à profit ses talents militaires, et presque toutes les contrées de l'empire servirent de théâtre aux exploits do Messala. Il contribua à la défaite de Sextus Pompée, soumit les Arupini, puis les Salasses du val d'Aosto, et prit une part active à la bataille d'Actium. Consul avec Auguste, en 31 av. J.-C, il fit réparer à ses frais la route de Rome à Tusculum. Sorti du consulat, il pacifia la Cilicie, la Syrie et l'Egypte. Puis, en qualité de proconsul des Gaules, il força les Cantabres et autres peuples dos Pyrénées à se retirer dans leurs montagnes, et, au retour, reçut les honneurs du triomphe. A cette occasion, Horace, qui parle do Messala à plusieurs reprises dans ses poèmes, composa l'ode célèbre Ad Ajnphuram. Il vieillit dans l'amitié d'Auguste, fut préfet de Rome, et mourut à l'ûge do soixante-seize ans.
GORVINUS (Jean-Arnold), jurisconsulte et théologien arminien, né à Leyde, mort à Amsterdam on 1650. 11 prit uno part assez grande aux disputes soulevées par l'arminianisme. Les persécutions que ses soutimenls lui valurent de la part dos autres sectes protestantes lui lir.Mii prendre on dégoût ses fonctions de pasteur. Il dut quitter la Hollande et chercher uu refuge dans le duché do Slesvi^.
Il passa en Franco, prit h'
S rade d'avocat à Orléans, c ovint professeur de droit Amsterdam, où il mourut. Vt a de lui en lalin dos ouvrage do théologie et de droit.
GORVISART DES MARETS
(Jean-Nirolasi. niédooin français, né à Drioouri (^ArdeniicM en 1755, mort A Pans on I82t.
Après de médiocres études A Sainte-Barbe, il se lança dans la médecine, malgré l'avis vison père, qui lo destinait «i barrcHU. et arriva, .sans rt^s > > rvliart.
sources et par .sa seule énergie,
ft V faire de rapides progrés sous la direction do De.sault, Hàllé, Pollelan, Roger. Desbois do Uochofort. Il succéda A eo deinier comme médecin do la Charité. C'est lù qu'il se rendit célèbre, surtout A partir do nPN, où il oerupa la
CORVISARTIE — CORYMORPHE
chaire de professeur de clinique interne, créée l'année môme. En 1797, il devint professeur au collège de France. Son immense réputation de clinicien lui valut détre nommé, en 1799, médecin du gouvernement, et, plus tard,
Êremier médecin de Napoléon, qui le fît baron en 1805. n 1811, il fut admis à l'Institut. Comme savant, il chercha par uoe observation patiente et méthodique à établir la clinique sur des bases scientifiques, en lui donnant comme fondement l'anatomie pathologique; il vulgarisa et compléta la méthode de la percussion dans les affections de poitrine, particulièrement du cœur. Il a laissé : Aphonsmes sur la connaissa7ice et la curation des fièvi-es (traduc. de Stall [Paris 1799-1801]); Aphorismi de cogîioscendts et curandis morbis chronicis, excerpti ex Eerman Boerhaave (Paris, an XI ri802]); Essai sur les jnaladies et les lésions organiques du cœur (Paris, 1806-1811); i\ouvetle jnéihode pour reconnaître les maladies internes de la poitrine par la percussion de cette cavité (traduc. d'Avenbrugger [Pans, 1808]).
CORVISARTIE {tî — du nora du médecin Corvisart) n. f. Bot. Section du genre inule.
CORVO, île portugaise de l'océan Atlantique, la plus petite des Açores.
CoRVOL-L'OrGUEILIXOX, comm. de la Nièvre, arrond. et à il kil. de Clamecv. sur le Sauzav, affluent du Beuvron de Clamecy; 1.485 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Carrières de pierres; moulins; saboteries; papeterie.
CORVOTEUR {voa-ieur' — rad. corvée) n. m. Homme qui va à la corvée, n On disait plus ordinairement corveïeur. CORVULTUR (du lat. corvus, corbeau, et vultar, vautour) n. m. Nom scientifique des oiseaux du genre corbiveau.
CORWEN, bourg de la Grande-Bretagne (pays de Galles [comté de Merionethji sur le fleuve côtier Dee ; 2.800 hab. Truites et excelleat^ saumons: église de Saint- Asaph; dans le cimetière, vieille colonne ou croix qu'on appelle lepée de Glendower. Près du bourg, de Tautre côté de la Dee, ancien camp qui servit de retraite à Owen Glendower, si longtemps redoutable au roi d'Angleterre Henri IV.
CORTANTHE n. f. Genre d'orchidacées, tribu des vandées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans 1 Amérique tropicale.
CORYBANTE(du ^J gr. korubas, antos, i^vi)' même sens) n. m.
Antiq. gr. Prêtre deCybèIe,eDphrygie.
— Enxtcl. Les premiers corybantes étaient, d'après la légende, des
fénies mystérieux, es démons, fils d'Apollon ou d'Hêlios, etsouvent confondus avec les curetés ou les telchines. Ils jouaient un rôle dans les lé-
fendes de divers pays, de Colchide, de Troade, de Chypre, e Crète, de Samothrace. Plus tard, on donna le nom de corybantes aux prêtres phrygiens qui célébraient, sur le mont Dindyme, les mystères de la Mère des dieux. Dans 1 leur extase sacrée, ils exécutaient des danses armées, au son des flûtes, des tambourins, des cymbales.
C0RYBANTIASIflE(ïi-ass7n') n. m. Anttq. gr. Transport ou délire des corybantes. ii Danses armées du culte de Cj/bèle.
— Hist. Hallucination démoniaque que l'on attribuait à la possession du diable. (Ceux qui étaient attaqués de corybantiasrae s'imaginaient voir des spectres et des diaoles, et entendaient continuellement des sifflements; ils prétendaient dormir les yeux ouverts; cette espèce de maladie sévissait au xvi' et au xvii« siècle.) il On disait
aussi CORTBANTISMH.
CORYBANTÏER [ti-é] v. n. Dormir les yeux ouverts, comme les curetés, que l'on a souvent confondus avec les corybantes. (Mot de Rabelais.)
CORYBANTIQUE {tik') adj. Qui appartient aux corybantes : Danse corybantiqde.
— n. f. pi. Fêtes en rhonneur de Cybèle, où les corybantes exécutaient leurs danses armées.
CORTBAS. Myth. gr. Fils de Cybèle et de Jasion. Il porta en Phrygie le culte de sa mère et donna son nom aux prêtres qui célébraient ses mystères.
CORYBASE n. f- Bot. Section du genre corysantbe.
CORYCAVINE n. f. Chim. V. corydaliniî.
CORYCE, ville de l'anc. Asie Mineure (Cilicio orient. [auj. Curco]). Très importante sous les empereurs romams, qui entretenaient dans son port une flottille considérable, la ville avait conservé le privilège do se gouverner par ses propres lois, et elle était un liou d'asile. Défaite de la flotte d'Antiochos lo Grand par les Romains, en 191 av. J.-C.
CORTGÉC (se — du gr. korukeion; lat. conjceum, même sens)n. m. Antiq. Salle réser\-ée à l'exercice de la corycomachie ou du sac, dans les palestres, les gymnases ou les thermes. V. corycomachie.
GORTCÉE [se] ou CORYCAOS [sé-uss] n. m. Genre de crustacés, type de la famille dos corycéidèa, comprenant de petites formes à corps arrondi, à tête munie de deux expansions lenticulaires, à abdomen réduit souvent à deux anneaux. (Les corycées habitent les mers d'Europe.)
CORYCÉIDÉS isé) n. m. pL Famille de crustacés copépodes parasites, comprenant les coryopus ou corycées, copilies, oncée», et autres formes dépourvues do cœur, à tête portant trois yeux, le médium plus petit. (Les corycéidés habitent les mers froides et tempérées; beaucoup BODt paraîiites.) — Un coryceidé.
GORYCIDES adj. f. pi. Myth. gr. Surnom des nymphes
aui habitaient l'antre corycion sur le Parnasse, ii Surnom es Muscs, qui habitaient aussi lo Parnasse. — Substantiv. Nymphes de l'antre corycien ; Muscs. — Une ooBTciDE. it On dit aussi cobycib.
Corybantes (bas-reliff d'un aalel du Capitule).
Corycomachie (d'après la ciste Ficorini).
CORYCIE ou CORYCIA n. f. Genre d'insectes lépidoptères phaléniens, famille des cabêridés, comprenant des formes de rhémisphère boréal, à aatennes non ciliées, à palpes courts, grêles, découvrant la trompe.
CORYCIB. Mvth. gr. Nymphe aimée d'Apollon; elle fut la mère de Lykbreus. ^EUe donna son nom à la caverne corycienne.)
CORYGIEN, ENNE (sMn, èi). personne née à Coryce ou qui habitait cette ville. — Les Coryciiîns.
— Adjectiv. Qui appartient à Coryce ou à ses habitants : La flotte corycienne.
— Antre corycien ou Grotte corycienne. Grotte célèbre située dans le flanc sud du Parnasse, un peu au-dessus du grand plateau. Elle était consacrée à Pan et aux nymphes. (On y visite plusieurs salles à stalactites, qui ont servi souvent de refuge aux habitants du pays, depuis l'invasion des Perses jusqu'à celles des Turcs. Auj. Saranda Aoli ou les 40 Salles.)
CORYCION (51) n. m. Genre d'orchidacées, tribu des ophrydées, comprenant sept ou huit espèces, qui croissent au cap de Bonne-Espérance.
CORYCOMACHIE {chî — du gr. kôrukos, sac, et machc. combat) n. f. Antiq. gr. Exercice du corycos dans les palestres. Il Lutte au jeu de ballon.
— Encycl. Voici en quoi consistait la corycomachie. On suspendait au plafond d une salle de palestre un sac rond en cuir, rempli de sable, de fariue ou de graines do liguicr. Ce sac (xilp'jxoç) était soutenu par une corde. Ceux qui s exerçaient, lo prenaient à deux mains , et le portaient aussi loin que la corde pouvait s'étendre ; après quoi .
lâchant le sac, ils le suivaient, et, lorsqu'il revenait vers eux, ils cherohaieut à résister à la violence du choc. Eusuite, le reprenant 'encore à deux mains, ils le lauf; aient en avant de toutes leurs forces , et tâchaient de l'arrêter, soit en opposant leurs mains, soit en présentant leur poitrine, les mains étendues ou croisées derrière le dos ; pour peu qu'ils négligeassent do se tenir fermes, l'efl'ort du sac qui revenait leur faisait lâcher pied et les forçait à reculer. Ces exercices avaient pour objet de fortitier les muscles. La corycomachie ne uoit pas être confondue avec la corycobolie, qui semble avoir été une sorte de jeu de ballon.
CORYCOS [koss — du gr. kôrukos, sac) n. m. Antiq. ':r. V. coRYcoMAi-'Hin. i) Ballou pour jouer, il Besace.
CORYDALE n. m. Genre de papavéracées fumariccs, et type de la tribu des corydalées : La corydale bulbeuse. Il On se sert aussi des formes latines corydalis et cory- DALUS, cette dernière masculine.
CORYDALÉES n. f. pi. Tribu de papavéracées fumariées, ayant pour type le genre corydale. — Une corydalée. Il On
dît aussi CORYDALIDÉES.
CORYDALIDE n. f. Genre de plantes, de la tribu dos fumariées, voisin des corydales.
COR'YDAUDÉS n. m. pi. Famille d'insectes névroptères planipennes, comprenant les corydalis, chauliodes et même les méropes. (Les corydalidés sont très voisins des sialidés; on peut même les considérer comme n'en étant qu'une tribu, sous lo nom de corydalinés.) — Un corydalidé.
CORYDALINE n. f. Alcaloïde que l'on a extrait de la racine de corydale et d'aristoloche.
— Encycl. On prépare la corydaline, à laquelle on attribue la formule C"H''AzO*, en épuisant les racines par l'eau aiguisée d'acide cblorhydrique, puis en précipitant par le carbonate de sodium, et en épuisant le précipité par l'alcool. La corydaline cristallise en prismes incolores, qui fondent vers 134'> et jaunissent à la lumière: elle se laisse colorer en rouge par l'acide nitrique chaud. La corydaline du commerce paraît mélangée de deux autres alcaloïdes, dont la corycavine, C''H-*ÀzO*.
CORYDALIQUE {Hk') adj. Se dit des sels à base de corydaline : Sels CORYDALIQDES.
CORYDALIS (liss) n. f. Genre d'insectes névroptères, type de la famille des corydalidés, comprenant de grandes formes grises, à vastes ailes, à mandibules développées en longues faux, surtout chez les mâles.
— Encycl. Les corydalis habitent le continent américain ; on en connaît plusieurs espèces; toutes ont les mêmes mœurs nocturnes; leurs larves aquatiques sont carnassières.
CORYDENDRIUM {din-dri-om') n. m. Genre de méduses tabulaires, famille des clavidés. comprenant des colonies de polypes, où tous les individus sont semblables entre eux et épars sur les rameaux. (L'espèce type de ce genre, jadis confondue avec les sertulaires, est le corydendrium parasiticum, de la Méditerranée.)
COR'YDIE {dî) ou CORYDIA n. f. Genre d'insectes orthoptères coureurs, famille des blattidés, comprenant dos formes larges et plates, à contour arrondi, à pattes assez courtes, à tète cachée sous le corselet. (Les quelques espèces du genre corydio habitent l'Asie méridionale; la
f)lus commune, corydia Petiveriana. est noire avec sept arges taches blanches ; elle habite le sud de l'Inde.)
CORYDON. Myth. gr. Un dos géants, fils de la Terre et duTanarr-. — Nom de berger, dans une égloguo do Virgile ot chez d'autres poètes bucoliques.
CORYLACÉ, ÉE adj. Bot. Syo. de cupi;lifèrb.
Corydalis (réd. au liera).
1- Scht-nia de corynibfi {h. bractée; p, p«'iloncule; f, fleur). — 2- Corynibe de cerisier
Corymbe.
CORYLOPHE u. m. Genre d'insectes coléoptères, type de la famille des coryhpbidés, et dont les trois espèces connues habitent l'Europe. (Les corylophes sont ovalaires, atténués en arrière, bombés, luisants, noirs ou roux. Le corylophe cassidoïde [corylophus cassidoirfes], brun foncé, est commun au bord des marais.)
CORYLOPHIDÉS n. m. pL Famille d'insectes coléoptères clavicornes, comprenant les parmules, arthrolips, sericodères, peltines, corylophes, orthopères, rhupobies et autres petites formes globuleuses, ressemblant à de minuscules corylophe(gr.l5f.). coccinelles, qui vivent surtout dans les champignons et habitent, en général, l'hémisphère boréal — Un cobylophidé.
CORYLOPSIS ipsiss) n. m. Genre de saxifragacées-bamamélidées, comprenant plusieurs espèces qui croissent au Japon, et dont le port rappelle celui des noisetiers.
CORYLUS [luss] n. m. Bot. Nom scientifique latin du genre noisetier.
CORYMBE {ririib' — du gr. korumbos ; lat. corymbus, sommet) n. m. Antiq. gr. Coiifure grecque, adoptée aussi plus tard par les dames romaines, qui consistait à relever les cheveux en toufTe sur le sommet de la tète, n Guirlande de feuilles et grappes de lierre ; spécialement, la couronne de lierre que portaient Dionysos et ses dévots. Il Ornement que l'on plaçait à l'avant ou à 1 arrière d'un navire.
— Bot. Inflorescence indéfinie, dans laquelle les pédoncules sont d'autant plus courts qu'ils partent de plus haut, de manière que toutes les fleurs sont situées à peu près dans lo même plan. (Cette inflorescence s'observe chez beaucoup de crucifères. — De Candolle appelait « corymbe » une inflorescence mixte, dont l'axe déterminé porte des inflorescences indéterminées.)
— Encycl. Antiq. On appelaitcorymies divers objets terminés en pointe, ou destinés à orner une pointe. Ce mot désignait soit le sommet d une montagne, soit les ornements fixés sur les extrémités d'un navire, soit des grappes de fruits ou de fleurs formant pyramide, soit les couronnes de lierre que l'on portait dans les cérémonies en l'honneur de Dionysos. — On donnait également ce nom à une manière particulière d'arranger les cheveux, qui consistait à les relever tout autour de latôte et à les réunir en pointe au sommet ; on les attachait alors avec un bandeau. Quand la chevelure était trop longue et trop abondante, on la fixait en un arc double sur lo haut do la tête, comme on le voit dans la statue de l'Apollon du Belvédère et dans un buste de Diane , au Musée britannique. Cicéron donne le nom de « corymbe » à un personnage qui arrangeait ses cheveux de la façon que nous venons d'expliquer.
CORYMBE, ÉE ou CORYMBEUX {rin-ben), EUSE adj. Se dit des fleurs disposées en corymbes, et, par extension, des végétaux qui les portent, w Se dit aussi de certains arbres, tels que les pins, dont les rameaux afl'ectent une disposition en corymbe. (On dit aussi corymbe, ék.)
CORYMBIFÈRE {rin — de corymbe, et du lat. ferre, porter) adj. Bot. Qui a des fleurs en corymbe.
— n. f. pi. Grande division de plantes, de la famille des composées. Syn. de radii:es.
CORYMBIFLORE adj. Bot. Syn. de corymbifère. CORYMBIFORME (ri7i) adj. Bot. Qui a la forme d'un corymbe : Grappe corymbiformk. Cime corymbiforme.
CORYMBION [rin] ou CORYM- >-^
BIUM [rin-bi-om') n. m. Genre de composées, tribu des vernoniées , comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent au cap de Bonne-Espérance.
CORYMBIS (rÏJi'biss) n. m. Bot.
Genre d'orchidacées-ophridées, des îles orientales de l'Afrique australe.
CORYMBITE(ri>î-èir)ou CORYM- BITES {rin-bi-tèss) n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes, famille des élatéridés, comprenant des taupins assez bombés, de couleurs souvent vives et tranchées, dont on connaît plus de soixante espèces, répandues surtout dans l'hémisphère boréal. (Les corymbites sont de taille moyenne; une des plus jolies espèces françaises est le coi'ymbites aulirus, bronzé, avec les élytres roux.)
CORYMBOCEaNtJS (rin.nuss) n. m. Genre d'échinodermes erinoïdes eucnnoïdes, famille des mélocrinidés, comprenant des formes à calice creusé en cupule avec base en entonnoir, et dont l'espèce type, le corymbocrinus polydactylus, est fossile dans le silurien supérieur d'Angleterre et de Norvège.
CORYMBOPORZ; ou CORYMBOPORA [rin] n. m. Genra de bryozoaires, type de la famille des coripnboporidés, comprenant des colonies rameuses caractérisées par leurs bourgeons marginaux disposés en cercle. (Les corymbopores vivent dans les mers de France.)
COR'YMBOPORIDÉS (W?)) n. m. pi. Famille de bryozoaires ectoproctns gj muolémates. sous-ordro dos cyclostomates, comprenant les genres cori/mbopore, coronopore, defrancie et autres formes alliées aux frondîporidés, mais s'en distinguant par leurs bourgeons marginaux disposés en cercles. (Les colonies calcaires des corymboporidés les font rentrer dans le groupe des incrustés; elles habitent les mors du nord.) — Un corymboporidê.
CORYMBULEUX {rin, leû), EUSE adj. Bût. So dit des fleurs disposées en petits corymbes.
CORYMORPHE ou CORVMORPHA n. f. Zool. Genro de méduses bydroidcs, famille des tubularidés, compronaot
Coryna (
, \i fois).
des colonies do polypes d'où se détachent des méduses f|ui nagent librement dans la mor. (Los corymorphos, sous la fonno de méduses, sont appelées stfenstvupia : elles sont répandues surtout dans les mors du nord.)
CORYNA n. m. Genre d'insoctos coléoptôros hétéromôros, tamillo dos méloïdôs, tribu dos lyttinés, comprenant des mylabros habitant les régions chaudes et sèches de ["ancien monde. (Ou connaît une vinj;taine d'espèces do coryna; trois sont propres aux pays circaméditorranéens : coryna distincCa ISicile]; coryna confluens l^Turqtiio] ; coryna Bilbergi [cette espèce est noire, variée dejaunoj.)
COBYNANTHE n. m. Genre do rubiacéos, qui comprend une plante do l'Afrique tropicale ayant tous les caractères des cinchonccs.
CORYNE n. f. Zool. Gonro de méduses hydroïdos, type de la famille des conmidés, comprenant des colonies de polypes claviformes, d'où se détachent des méduses qui nagent librement. {Les méduses des corynes appartiennent au genre sarsia. Los espèces connues habitent surtout les mers du nord ; coryne pusilla, ramosa, etc.)
CORYNECLADIA (né) n. m. Bot. Genre d'algues, famille des chondriées, à fronde cylindrique, rameuse, composée de trois couches concentriques. (On en connaît deux espèces [coryjïerladja unibellata et clavata^ habitant l'Australie, et détachées des genres coralopsis et chondria.)
GORYNÉE {né) n. f. Bot. Genre de balanophoracéeshélosidées, dont les espèces connues viennent de Costa- Rica, de la Nouvelle-Grenade, du Pérou et de la Colombie. CORYNELLB {nèl') a. f. Bot. Genre d'arbrisseaux, de légamineuses-papilionacées, tribu des galégées, comprenant deux espèces, qui croissent à Saint-Domingue.
— Paléont. Genre d'épongés calcaires, famille des pharétronidés, comprenant des formes très rarement ramifiées, le plus souvent cylindriques ou arrondies et à parois épaisses. (On connaît quelques espèces de corynelles, fossiles dans le trias, le jurassique et le crétacé ; la corynella Quenstedti, du coralrag de Nattheim, est moins grosse qu'une noisette.)
CORYNÉON n. m. Genre de champignons, voisin des uridinés. (Les corynéons forment de petits tubercules noirâtres sur les branches mortes.)
CORYNÈTE n. m. Genre d'insectes coléoptères térédiles, famille des déridés, comprenant de petits clairons répandus surtout dans l'ancien monde, et dont il existe quatre espèces européennes. (La plus commune est le corynète bleu [co~ rynetes cserideus]^ petit insecte bleu d'acier, qui sort des parquets au printemps, et qui se rend utile dans les maisons en faisant la guerre aux coléoptères xylophages, tels que les vrillettes.)
CORYNIDÉS n. m. pi. Zool. Famille d'hydroméduses tubulaires, comprenant les genres corynp, syncorine, conjnite, etc., tous caractérisés par leurs polypes en massue, portant des tentacules disséminés. (Les méduses issues de ces colonies appartiennent au groupe des sarsiades.j —
Un CORYNIDK.
CORYNITE n. f. Minerai de nickel. Variété de disomoso.
CORYNOCARPE n. m. Bot. Genre de térébinthacées, dont l'espèce type habite la Nouvelle-Zélande, et une autre la Nouvelle-Calédonie.
CORYNODE u. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, fauiillfl des chrysomélidés, tribu des ouniolpinés, comprenant des eumolpes propres aux régions tropicales de 1 ancien monde et répandues surtout dans llnde. (Do taille moyenne, très bombés, les corynodes sont revêtus d'une livrée métallique brillante, et leurs élytres sont souvent tachetés. On en connaît plus de soixante-dix espèces.)
CORYNOPHALLUS (luss) n. m. Bot. Genre d'aroïdées, série des pythoniéos, caractérisé par le spadice plus court que le spathe, à base continue et androgyiie, à massue développée, épaisse, piriforme. (L'espèce type du genre, qu'on trouve sur la côte occidentale d Afrique, est lo corynophalLxis Afzelii.)
CORYNOSPERMÉES [spèr] n. f. pi. Bot. Groupe d'algues floridées, renfermant les formes caractérisées par lo cystocarpo à noyau nu, ou immergé dans la fronde, ou placé dans la couche extérieure do cette dernière. — Une co-
RYNOSPEKMÉE.
CORYNOSTYLE [stiV) n. m. Gonro do violacées, série des violées, à calice formé do petits sépales, presque égaux, non prolongés à la base. (Les corinostylos sont dos plantes sutfrutescontos, grimpantes, à feuilles ovales, alternes, à fleurs en grappes axillairos, terminales; ils habitent l'Amérique tropicale ; on en a décrit deux ou trois espèces.)
GORYPHA n. f. Bot. Genre do palmiers, type de la tribu des (ror//p/iîn(.'eSf comprenant dos arbres élevés, qui croissoni dans les régions équatorialos : Java, Célèbes, les Moluquos.
— Comm. Fibres textiles, provenant dos feuilles du corypha Australia, dont on fait des chapeaux.
— Kncvcl. Bol. Le crj/)//i/ut parasol, vulgairement nommé codda-paiM ou talipot de Ccylan, est un grand arbre doni la tige est droite, régulière, parfaitoment cylindrique. Ce palmier habite l'Inde, le Malabar, l'ilo do Ceylan, ou il croit surtout dans les lieux élevés et pierreux. Lo boi^ est dur et employé dans les constructions ; on en fait au>.si des pieux pour les palissades.
CORYPHÉE ifé — lat. coryphxus, gr. koruphaioi, mônie sons; de koruphè, tôte) n. m. Chef du chœur, dans la Ira
fédio et la comédie antique, ii Par anal.. Chef d'un chœur 0 chant ou de danso dans rojiôra moderne, il Par ironie, Celui qui est le plus en vue, au premier rang, dans ud"" chose quelconque.
— E.NcYCL. La mission du coryphée était, avant tout, de
guider les choreutes (choristes), do leur donner lo ton ci e leur marquer la mesure. Il entonnait le chant d'une voix solide ot sûre, donnant avec le piod lo signal do l'attaque, et chacun devait le suivre Jidèlcmont ot docilement. Mais aon offl'co était parfois plus important, ot
Coryphène.
c'était lui qui, personnifiant on quelque sorte lo chœur en certaines circonstances, prenait la parole ot dialoguait avec le personnage en scène. Eschyle, dans son Orestic, qualifie do « coryphée » celle des Furies oui porto la parole pour ses .sœurs dans l'accu-sation aes Eumônidos coiiiro Orcsto.
Dans le théâtre modorno, le coryphée n'a plus sa place quo dans le genre lyrique. Ainsi, aans l'opéra moderne, le coryphée, homme ou femme, est un chanteur plus instruit, plus habile que sos compagnons ou mieux doué au point do vue de la voix, qui, comme eux, fait sa partie dans les chœurs, on leur servant de chef d'attaque, mais qu'on détache parfois de l'ensemble pour lui confier quelque phrase seule plus ou moins développée, après quoi il rentre dans le rang et reprend sa partie chorale. (Quelquefois plusieurs coryphées chantent ensemble, ainsi que cola se voit, par exemple, pour les trois coryphées femmes qui attaquent la prière ae Guillamne Tell.
CORYPHÉE (Z"-^) n. f. Oiseau d'origine africaine, que l'on appelle encore fauvette d'Afrique.
CORYPHELLE {fèl') ou CORYPHELLA [fèl-la) n. f. Zool. Sous-genre d'éolides, comprenant des formes à pied anguleux en avant, à papill.s dorsales cylindriques, en faisceaux. (Les coryphelles sont des mollusques nus, dont quelques espèces habitent les mers d'Europe.)
CORYPHENE n. f. Genre de poissons acanthoptères, famille des scombéridés, comprenant de grandes formes de couleurs métalliquesét incelantes, vertes et dorées, à corps allongé, comprimé, avec la nageoire caudale très iourclme.
— Encycl. Les coryphè'ies h a b i tent surtout les mers chaudes, où les marins les appellent vulgairement dorades. Une seule espèce se trouve dans les mers d'Europe : c'est la lampuge de Rondelet, atteignant i mètre ae long. Très rare dans la Méditerranée, la coryphène est appelée, à Nice, fera et péi foiiran.
CORYPHINÉES n. *f. pi. Tribu de palmiers, a3'aut pour type le genre corypha.
— Une CORYPHINÉE.
CORYPHIUM (/t-om") n. m. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, famille des staphylinidés, tribu des oxytélinés, comprenant de petits staphylins roux et bruns, à élytres assez longs, à tète triangulaire en avant. (On connaît quatre ou cinq espèces de coryphium , habitant l'Europe boréale; toujours rares, elles vivent sous les écorces. Le cort/phiiim anyusticole est la seule espèce frant;aise.)
CORYPHOCÈRE ou CORYPHOCERA (se)
n. f. Genre d'insectes coléoptères lamel- Jicornes, famille des cétoniidés, comprenant de belles cétoines ayant souvent le front cornu dans les deux sexes, ot dont les quelques espèces connues habitent l'Afrique tropicale ou les Indes orientales. (La coryphocera Hopei, du Népaul, est rouge pourpré, avec le thorax vert-émeraude.)
CORYPHODON n. m. Genre de reptilesophidiens, familledes colubridés, tribu des colubrinés, comprenant de grandes couleuvres à crochets lisses, allant à la mâchoire supérieure en grossissant d'avant en arriére.
— Encycl. Les coryphodons atteignent 2 mètres de long; leur léto large, à museau conique, leurs formes élancées les rendent facilement roconnaissables ; on en connaît douze espèces, habitant l'Amérique, le Japon, l'Inde et les îles de la Sonde. Ces serpents, non venimeux, vivent surtout au bord des eaux et se nourrissent de poissons, do grenouilles, etc. Parmi les couleuvres les plus communes au Brésil, on compte le coryphodon pantherinus, brun jaune, marbré do taches foncées, cerclées do noir; lo coryphodon constrictor, noir bleuâtre avec le ventre gris, est abondant aux Etats-Unis.
CORYPHODONTE ou CORYPHODON n. m. Genre de mamm i f ô r e s
périsse- il£î£âS$*^
dactylos, Cfroupodos lophiodontes , comprenantdo grandes formcsque l'on considère comme la souche des Coryphodon te.
ongulés
actuels, ot qui sont fossiles dans les formations tertiaires de l'hémisphèro boréal.
— Encycl. Les coryphodontes avaient cinq doigts, un crâne énorme muni de protubérances cornues ot contenant un cerveau minuscule; des canines démesurées ot saillantes. Ces gigantesques animaux, do la taillo du rhinocéros, apparaissent comme un type dégrade, bien audessous dos reptiles sauriens comme intelligence. Ils ont dii vivre par immenses troupeaux dans l'Amoriquo du Nord, oii leurs ossements forment des gisements, comme dans le Wyominj^; on on trouve aussi dans l'argïlo do Londres, dans les lignites du Soissonnais.
GORY3ANTHE n. f. Bot. Gonro d'orchiducées, tribu des
aréthusées, eompreuant trois ospécoSi qui croissent ^n
Australie.
G0RY8ANTHÈRE n. f. Bot. Syn; d(j RHTNtiidi-ïifeïCîB:
CORYSSOMÉRE ou C0RYSS0MERU8 {im-Hibi) H; \t
Gonr.' il iiisertoi colcopléros rhyllcliophoreSj typ<* (14 lu
Coryste denté.
CORYNA — CORYZA
tribu des cortjssomérinés, comprenant des formes à rostre long, grôle, aroiié, à corps tincment écailloux.
— Encycl. Les coryssomerus ressemblent à de petits bal.inins; leurs larves vivent dans les racines do diverses composées et se métamorphosent en terre. La seule espèce du genre se trouve en l»rance. C'est un petit charançon gris, à antennes et jambes rousses.
CORYSSOMÉRINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères rhynchophores, famille dos curculionidés, caractériséo par io menton armé d'un tubercule, les mandibules en tenailles, la tête saillante, lo rostro grf'lo et cylindrique. (Genres principaux : coryssomerus, lami/rus, eunjommatus, etc.) — tn cokyssomérinê.
CORYSTE {risst') ou CORYSTES {ri-stéss) n. m. Genre do crustacés, type de la famille des corystidis, comprenant des crabes des mers d Europe, àcarapaceêtroito \ /
et longue, prolongée en ^^^V ?
avant en une grande pointe rostrale. (L'espèce type, corijstes dentatus, se trouve dans l'Océan et la Méditerranée.)
CORYSTIDÉS (sli) n. m.
pi. Famille de crustacés décapodes brachyures, groupe des oxyrhynques, comprenant les trichocères, thia, corystes et autres crabes à carapace large et longue, parfois circulaire et à antennes externes très développées. (Les nombreuses formes de cette famille ont des représentants dans la plupart des mers du globe ; elles en ont aussi de fossiles depuis l'époque crétacée.) — Un
CORYSTIDK.
CORYTE a. m. Etui dans lequel les archers grecs et romains enfermaient leur arc. Il Carquois.
CORTfTHAÏX {la-ikss) n. m. Nom scientifique des oiseaux du genre touraco, désignant particulièrement un sous-genre africain, dont l'espèce type est le cori/</iaix feuco(is d'Abyssinie. "V. toueaco.
CORYTHALIA. Myth. gr. Surnom d'Artémis à Sparte. C'est dans le temple d'Arthémis Corythalia que se célébrait la fête des lithénidies.
CORYTHOLOME n. m. Genre d'arbrisseaux, de la famille dos gesnériacées, tribu des gesnériées, renfermant une seule espèce, qui croît au Brésil.
CORYTHOPHANE n. m. Genre de reptiles sauriens crassilingues, famille des iguanidés, comprenant des iguanes de petite taille, à crâue relevé en arrière comme un casque, à
3ueue longue et épourvue de crête, à crête dorsale faible.
Syn. CHAM.iE-
LEOPSIS.
— ENCTCL.Par l'absence de pores fémoraux, les corytophanes se Corythophane.
rapprochent des
anolis. On en connaît deux espèces, propres au Mexique : corvtophane à crête {corytophanes cristntus), dos crête, fanon dentelé ; corvtophane de Hernandez {corytophanes Bemaniie:!). pas do crête, fanon sigiple. Ces iguanes, longs de 10 à 12 centimètres, sont bruns, variés do gris et de jaunâtre.
CORYTHOPHYTE adj. Se dit des plantes chez lesquelles lo sommet de la corolle présente la forme d'un casque.
— n. f. Nom donné aux plantes qui olfrent lo caractère susindiqué.
CORYTHOS. Myth. gr. Fils do Paris et d'Œnone. U ciait d'une grande'beauté. Sa mère l'envoya près d'Hélène pour exciter la jalousie de Paris; celui-ci, 1 ayant trouvé un jour assis auprès d'Hélène, le tua sur place. — Ibérien, favori d'Hercule. (On lui attribue l'invention des casques.)
— Roi légendaire de Toscane, (il fonda la ville do Corylhus en Italie.) — Fils de Zeus et pèro do Dardanos. — Chef dos bergers qui trouvèrent et élevèrent Télèpho. — Laiiithe, qui fut tué par le centaure Rhœtos aux noces de Piritlioos. — Fils de Marmaros. (U tua Pélatès aux noces do Pirithoos.)
CORYTOPLECTE n. m. Bot. Syn. do ali.opi.ectk.
CORYZA (gr. knruza, mémo sons) n. m. Pathol. Inflammation de la muqueuse dos fosses nasales, vulgairement ot improprement appelée ruumk db cebvkao.
— Art vétér. Nom donné à la même affection chez les animaux domestiques : Coryza du bceuf, du cheval, du mouton, du porc.
— Encycl. Pathol. Lo corijsa, qui aft'ecto, chez I homme, dos formes chroniques .lussi bien quo dos fornios niguOs, est une inllammationdo la muqueuse pituitairo. Les formes aiguës débutent assez brusquement par une .seusation do sécheresse et de démangeaison dans les fos-ios nasales, aboutissant hientêt à des éternucineuts répétés. Quelques heures après, il se produit un écoulomont do liquide d'abord transparent, irritant et très fluide, puis un peu visqueux, et enlin épais ot purulent. La muqueiiso est gonflée et la respiration gênée. Le plus souvent, 1 inflammation gagne les muqueuses voisines : celle des sinus frontaux, d'où résulte uno douleur au front, au-dossus dos veux- celle des veux par lo canal nasal, dort conjonctivite- celle de la"trompe d'Eustaclio, d'où surdité ut bourdonnements d'oreille passagers; enlin, celles du pharynx, flu larviiv et dos bronches ; on dit (|U0 lo rhumo tombe sur la poitrine. Mais il n'v a aucun rapport avec les méninges «(ilencépliale, et lo nom do . rhume do cerveau " autrefois donné au corvza est tout à fait impropre. Lo coryza osi ferlninement'infeotieux quand il constitue un dos symplimosJo l'crvsipèlo, do la diphtérie, do la scarlatiiio, de là rougeole, ile la variole, do la grippe ; il 1 est probalde- «ontdans les formes vulgaires, l.o refroidissement, son- Vent invoqué, n'est pas nécessaire à son éclosion.
Comme traiiemont, on rocommando les onctions do corps
CORYZADENIE