CORSE — CORSINI
Corselet (1575).
Corselet : 1. de coléoptère 2. d'hyméuoptère.
près do l'embouchure du Tavignaoo, et Rome latinisa la peuplade barbare.
Plus tard, vinrent les Vandales, les Byzantins, les Goths, les Sarrasins, ensuite les Italiens : d'abord les Pisans, à partir de 1077, puis les Génois, à partir de 1347. De ceux-ci la domination fut injuste et dure : les Corses regimbèrent, et, de rébellion en rébellion, ils fatiguèrent tellement Gênes, que cette «reine des Ligures » vendit l'ile à Louis XV en 1768; une courte lutte, trop disproportionnée pour que l'issue n'en fût pas connue d'avance, en assura la possession à la France, malgré la vaillance de Paoli, le héros patriote (1769), et eu dépit d'une invasion anglaise (1793-1796).
Corse (cap), promontoire formant la pointe la plus septentrionale de l'ile de Corse.
CORSÉ, ÉE (rad. co7-ps) adj. Qui a du corps, de la consistance. Il Drap corséj Drap épais et solide, il Vin corsé^Yin fin et généreux.
— Fïg. et fam. Plantureux, copieux : Repas corsé, il Qui contient des détails scabreux, des traits énergiques, etc. : Affaire corske. Boman corsé.
— Cheval corsé. Man. Animal robuste et bien musclé.
GORSECQUE n. f. Armur. anc. V. corsêque.
CORSELET (lé) n. m. Archéol. Corps de cuirasse, composé d'un plastron et d'une dossière avec colletin adhérent et pris dans la masse, et ne comportant ni garde-rein ni tassettes.
— Techn. Grillage en tringles métalliques, dont on entoure un jeune arbre pour le protéger.» On dit aussi corset.
— Zool. Masse antérieure du thorax des insectes, placée entre la tête et la région postérieure ou abdominale.
— Enctcl. Archéol. Les corselets sont les ancêtres des cuirasses modernes ; ils apparaissent dans la seconde moitié du xvr siècle, et sont une armure de gens de pied. On les portait avec le collet de buffle et les manches de mailles. Beaucoup de corselets, à l'époque de Henri III, étaient faits de trois pièces, le plastron s'ouvrant en doux battants, que fermaient sur l'arête du thorax des boutons tournants. Cette disposition est très commune dans les corselets persans, indiens et polonais , même modernes. D'une manière générale, on entendait par « corselet » 'un corps d armure même muni de bras, et, par extension, l'homme qui le portait. [Le synonyme ancien (XV* s.) est CORSET.]
— Zool. Le corselet des coléoptères, des hémiptères, des orthoptères, est formé par le prothorax. Chez les diptères, hyménoptères, chez les papillons ou lépidoptères, le thorax complet forme le corselet.
CORSEMBLEU DE LlVRY (Suzanne-Catherlne Gravet de), lîlle d'un conseiller du roi au bureau de finances de Paris, au temps de la Régence. Chez son oncle, maire de Sully, elle joua la comédie, et fit la connaissance do Voltaire, qui venait d'être exilé pour quelc^ues couplets satiriques contre le Régent, couplets dont il n'était pas l'auteur. M"*de Corsembleu avait alors vingt ans. De retour à Paris, elle devint la maîtresse du poète, qui lui fit cadeau de son portrait, peint par Largillière.
Quand elle vit son amant mis à la Bastille, M"" de Corsembleu s'attacha à de Génouville, et Voltaire n'en prit pas ombrage, car, en 1719, il la fit entrer à la Comédie- Française, où il ne paraît pas qu'elle ait jamais eu grand succès. Elle passa en Angleterre avec une troupe de comédiens qui fit mal ses affaires, et elle s'échoua dans un café où fréquentait le marquis de Gouvernet (Charles- Frédéric do La Tour du Pin). Elle se fit épouser par lui ; et cette aventure fournit à Voltaire des personnages et dos scènes pour son Ecossaise. Revenue en Franco, elle reçut du poète l'une des épitres les plus connues, tes 7'u et les Vous. Dans la suite, elle regretta les égarements de sa vie et montra des sentiments très religieux. Toutefois, elle resta en bons termes avec Voltaire; mais elle lui rendit, en 1778, son portrait, dont hérita M"»* de Villelte. On avait à tort fait do la Corsembleu et de M"' de Livry deux personnes distinctes.
CORSEPT, comm. de la Loire-Inférieure, arrond. et à 2 kilom. do Paimbœuf, sur l'estuaire de la Loire ; l .068 hab. Dolmen.
CORSEQUE, CORSECQUE (sèk') OU CORSESQUE {sèssk) [rad. Corse, pays nrobahle d'origine] n. f. Arme d'hast en usage au x\T siècle dans l'infanterie, et qui est une pertuisano à grands oreillons pointus, dirigés tantôt on haut, tantôt en bas.
— Enctcl. La corsêque était une arme de cérémonie etde fantaisie, portée par les bas officiers de gens de pied, les pages, les miliciens, etc. Jamais elle ne fut d'un usage courant à la guerre, si ce n'est dans les sièges. La forme théorique de son fer est uno fleur do lis. Quand les oreillons sont droits, la corsêque est dite chauve-souris, en langage d'amateurs; elle représente alors un trident,
____„„ „ . . CorBiquca(xv9 8.).
CORSER V. a. Saisir corps à corps. (Vieux.) Il Donner du corps, de la force, de l'étoffe, du ton à : Corser un roman, un drame.
— Mettre un corset à. (Peu usité.)
Se corser, v. pr. Se mettre un corset. (Pou usité.)
CORSERON n. m. Pôch. V. corcebon.
CORSES n. m. pi. Soldats formant l'ancienne milice du pape,dontlapoIico6taitlaprincipalofoDCtioD. — i/n cobse.
Corsets-tuteurs.
Corset grec.
Corset d'homme
CORSET («è — dimin. de corps) n. m. Cost. Sorte de corsage baleiné, destiné à dessiner la taille des femmes et à soutenir leur gorge, il Appareil analogue que croient devoir porter certains hommes, pour se donner une taille plus fine. Il Corsage d'une cotte villageoise. Il Corset à la paresseuse. Corset lâche et sans baleines, que Ion portait sous l'Empire.
— Arboric. Corset-tuteur, Enveloppe métallique mince, dont on entoure le tronc d'un arbre chancreux pour maintenir les emplâtres appliqués sur les parties endommagées, ou appareil dont on entoure un arbre pour le défendre contre les mutilations, il On dit aussi
corselet, et ARMURE,
— Chir. Espèce de bandage, qui enveloppe la plus grande partie du tronc.
Il Corset-bandage. Appareil destiné à rétablir la respiration cliez les asphyxiés, à l'aide do la compression exercée sur la poitrine et l'andomen.
— Enctcl. Cost. Si les femmes grecgues et romaines ignoraient le corset, elles en avaient loquivalenî ; les premières dans le strophion, le stéthodesmis, les autres dans le tasnia, le zona, les fascix mamillares, etc. C'étaient, pour la plupart, des systèmes de bandelettes d'étoffe, sans qu'on puisse affirmer que le cuir en fût absent. Tous étaient destinés à soutenir les seins et aussi à les comprimer dans la mesure qu'exigeait l'idée que les anciens se faisaient de la beauté féminine. Il n'est guère admissible que, pendant le moyen âge, où leurs vêtements modelaient les formes jusqu'aux hanches, les femmes aient abandonné le désir d'avoir la taille bien prise.
Aussi remarque-t-on sur les statues de cette époque qu'elles portaient soit deux robes superposées et artistement serrées, soit une sorte do justaucorps ajusté , qui dessinait leur buste depuis le cou jusqu'aux hanches et qui apparaît assez nettement sous la robo.
La cotte hardie se moulait sur la poitrine, non sans la comprimer parfois. Au xiv» siècle, le décollctage était d'un usage courant : Isabeau do Bavière, la femme de Charles VI, on abusait; par suite, on lui attribue l'invention des corsages renforcés de lames métalliques ou do baleine. Dès lors, la basquine de velours, avec une armature do fer et un buse en corne, eu bois ou en métal, fit partie du trousseau des femmes. Les musées do Carnavalet, de Cluoy et d'autres collections conservent dos spécimens d'armatures de fer qui semblent plutôt des instruments de supplice que des objets de toilette. La modo de ces engins dura pendant des siècles, car, bien que Marie do Médicis eût importé d'Italie le vcrtuqadin, qui amplifiait les hanches, et le corcet baleiné ou fausse panse , qui rectifiait le reste, on retrouve encore des armatures do bustejusque sous Louis XV et LouisXVI.Il fallait que les tailles devinssent plus fines, à. mesure que les paniers devenaient plus larges; il fallait que les gorges remontassent à mesure que les ceintures descendaient. La Révolution , dans son amour pour l'imitation de l'antiquité, en revint aux ceintures et aux bandelettes grecques et romaines. Il en fut ainsi jusqu'en 1815. Mais, sous la Restauration, le corset baleiné reprit toute sa faveur et ne l'a plus quittée. Cependant, on peut espérer que, sous l'innuerico des exercices physiques que pratiquent les nouvelles générations déjeunes filles, les corsets baleinés iront rejoindre dans les musées les armatures de nos aïeules, et que les femmes de l'avenir entendront, dans l'intérêt mémo de leur beauté, les hygiénistes leur recommandant de ne porter quo des vêtements qui laissent leur organisme accomplir librement ses fonctions.
— Quant au mot corset, il n'a pris sa signification moderne que dans les premières années du xis" siècle; aucun dictionnaire ne le mentionne avant 1820. Les corsets du moyen âge étaient des corps ou surcots, avec ou sans manches, portés par les hommes : ceux des femmes étaient des robes de dessus, ordinairement sans manches, et do longueur variable. Le corset à armer est un terme par lequel on entendait, au moyen âge, toute défense do corps on cuir, en acier lamé ou d'une seule pièce, qui défendait le thorax. Au xv« siècle , corset devient synuii' ni" do corselrt .
— Chir. inrsrt orthopédique.
Los corsets orthopédiques sont spécialement destinés au redressement des déviations do la taille. Ils so composent généralement d'une ceinture métallique rem-
Corset de femme
Corset lie fumme (xvie s.).
Corset h. armer-
bourrée, évasée do manière à s'appuyer sur la saillie des hanches, munie d'une ou de doux tiges s'élevant sur les côtés du corps, et se terminaot par un croissant recourbé, destiné à soutenir l'aisselle du côté qui incline ; des plaques de pression pour comprimer les parties saillantes, des ressorts pour tendre les différentes pièces do l'appareil et ^des courroies matelassées pour réunir ces différents organes complètent le corset orthopédique,
— Techn. L'industrie du corset comprend deux catégories distinctes : le corset cousu et le corset tissé.
Le premier consiste dans Icnserable cousu des diverses pièces qui constituent le corset proprement dit, et dont l'ajustement est une simple opération de couture. Le second, appelé aussi corset sans couture, est fait d'un seul morceau d'étoffe tissée d'une faeon convenable afin d'offrir les élargissements et rétrécissements nécessaires pour son adaptation au buste.
CORSETER (rad. corset. — Double le t devant une syllabe muette :/e corsette, tu corsettes) v. a. Mettre un corset à. i! On dit aussi coRsiiR.
Se corseter, v. pr. Mettre son corset.
GORSETIER ((i-^),ÈRE n. Personne qui fait des corsets, ii Adjectiv. : Ouvrière CORSETIÈRE.
GORSEUL, comm. des Côtes-du- Corset.
Nord, arr. et à 11 kilom. de Dinan; 3.165 hab. Ch. de f. Ouest. Minoteries. Ruines romaines. Corseul fut jadis la capitale ou du moins une des villes
Frincipales des Curiosolites, l'un des peuples habitant Armorique à l'époque de l'invasion romaine.
GORSHAM Hegis, petite ville d'Angleterre (comté de W' ilts) ; 3.800 hab. Carrières. Beau château. Ancienne résidence des rois saxons.
GORSI (Giovanni), clianteur italien, né à Vérone en 1822, morlàMonzaen 1890.11 commença l'étude du droit à Padoue, puis so laissa emporter par son goût pour la musique. Doué d'une jolie voix do baryton, il débuta au théâtre Re, de Milan, et fut presque aussitôt engagé à la Scala (1847). De 1856 à 1859, Corsi obtint de grands succès au Théâtre-Italien de Paris, où il se fit surtout applaudir dans Lucrezia Borgia, Migoletto , Béatrice di 7'enda, Poliuto, Maria di liohan, etc. Quelques années après, il accepta les fonctions de professeur au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il revint se fixer en Italie.
CORSIA n. m. Genre d'orchidacées pouvant être pris comme le type d'une petite famille, di«:e des corsiacées. (Les corsias sont des plantes herbacées, sans feuilles, à tige écaiileuse terminée par une seule fleur; elles sont parasites sur les arbres des forêts.)
CORSIACÉES n. f. pi. Petite famille d'orchidacées, voisin des burmanniacées. — Une corsiacée.
GORSICANA, ville des Etats-Unis (Etat du Texas [comté do Navarro]); 6.500 hab. Ch.-l. du comté de Navarre. Ecole militaire et collège catholique.
GORSIER {si-é) n. m. Chêne-liège, appelé également
CORCIER.
GORSIN (de l'anc. fr. Coj^ssin; du bas lat. Caorcinus, habitant do Cahors) n. m. Banquier, usurier, marchand d'argent. Il n'est usité que dans la locution : Enlever quelqu'un comme un corsin ou un corps saint, L'enlever de vive force. (Le pape Jean XXII avait attiré auprès de lui, do Caliors, sa ville natale, à Avignon, uue foule de petits financiers qui avaient le privilège d'exiger certains aroits qu'il avait créés. Les vexations qu'ils commetiaient les rendaient si odieux qu'on les chassait de partout, et que, lorsqu'on lo pouvait, on les enlevait subitement et sans forme de procès, ce qui a donné lieu au dicton : Enlever quelqu'un comme un corsin. Ce dernier mot, corrompu, est devenu corps saint.)
GORSINI, grande famille florentine qui remonte au xni= siùc]c,niais dont l'illustration date surtout du xvii". Les membres les plus connus sont : André Corsini, (V. l'art, suiv.); — Laurent Corsini, né en 1658, mort en 1740. [Il fut pape en 1730 et mérita une statue de la reconnaissance des Romains. (V. Clémknt XII.) II restaura lepa^aw Corsiiii, à Rome]; — don Thomas Corsiui, prince de Sismano. homme politique italien, né à Rome en 1767, mort en 1856. [11 fut un des plus ardents partisaus de Pie IX, et fut nommé sénateur (maire) de Rome en 1847. Après la fuite de Pie IX à Gaéte, il se retira à Florence] ; — don Neri Corsini, frère du précédent, né en 1771, mort en 1845, à Florence. [II fut premier ministre libéral du grand-duc de Toscane Léopold II, en 1832]; — don André Corsini, (ils aîné de don Thomas, né à Rome en 1S04, mort en 1868. [Il fut ministre des affaires étrangères do Toscane, en 1849] ; — don Neri Corsini, marquis de Lajatico, deuxième fils de don Thomas, né à Florence en 1805, mort en 1859. [Il fut l'un des chefs du parti libéral en Toscane. Ministre de la guerre et des affaires étrangères dans le cabinet libéral Ridolfi en 1848, il se retira dans la vie privée lors de la révolution do 1848, et émigra mémo en Piémont, à la restauration de Léopold IL Eu 1S56, le grand-duc, acculé à une nouvelle révolution, lui offrit lo pouvoir; mais, plutôt que de consentir au rétablissement de la constitution, il préféra l'exil. Don Neri fut envoyé comme ambassadeur à Londres par le gouvernement provisoire, et mourut subitement la même année.]
GORSINI (saint André), né à Florence en 1302, mort i Fiesole en 1373. Il appartenait à la famille dos précédents. Ses parents avaient, au début de leur mariage, fait le vœu do consacrer à Dieu l'aîné de leur enfants. André, qui naquit lo premier, montra d'abord les plus mauvaises inclinations; mais, à l'âge de quinzo ans, instruit du vœu fait par ses parents, il se convertit tout à coup et entra dans l'ordre des carmes. C'est au monastère do Florence qu'il fit profession et reçut lo saccrdoro; il y passa plus de quarante ans. En 1362, il fut, malgré sa résistance, sacré évoque do Fiesolo, et, pond;int les douze années do son épiscopat, unit les austérités monacales au zèle et au dévouement d'un pontife. Lo pape Pio V l'envoya, en qualité do légat, à. Rologne; son élnquonco pacifia cotto ville, désolée i»ar la guerre civile. Il mourut ù soixante et onze ans, entoure de la
v6u6ration publiiiuo. Urbain VIII lo canonisa lo 20 octobre 1629. — Fôto lo G jaavior.
CORSINI (Barthélémy), poète italien, né à Uarberino prôs do Florence, mort eu 1G75. On lui doit la première traduction d'Auacréon en vers italiens et un poùmo hôroïcomii[UO : Torrackionc desolato (1768).
GORSINI (Edouard), savant italien, nô à Fanano on 1702, mort à Piso on 1765. Il fut professeur de philosophie à l'univorsito do Piso on 1735, puis professeur de bolloslottros à la mômo université. Général do l'institut des écoles pies à Rome, do 1756 à 1762, il revint ousuito à Piso, Il était, de son vivant, à la tôto du mouvement dos études Iiistoriquos, et il a laissé une foule d'ouvragos, soit généraux : Institutiones philosophiez ac mathematics^, ad iisum sco/arujnpianmi (173 1-1734); Elementi di matcmatica{n23) ; soit relatifs à l'antiquité grecque: ses Fasti attici (1744- 1756), encore justement célèbres, et Dissortaliones quatuor arjonistic-e quious Ohjtnpioi'um, Pytkiorum, JVemeorum atgue J&thmioDwi tempus inquiritw ac demotistratur{nAl); Notx Gr.vchorum (1749); Inscriptiones attiae (1752); soit relatifs à l'antiquité romaine ; .Séries pnefectorum UrbisŒomx) nh urhe condita usque ad annum 1753 (1763). et enfin doux bisser tationes de Armeniorum regum et Arsacidarum epocha (1754).
Corsini (galerih et palais), à Rome. Le palais Corsini, l'un des plus beaux de Rome, appartenait primitivement aux Riani, neveux do Sixte IV ; il a été rendu célèbre par le séjour de la reine Christine de Suède, qui y mourut en 1639. Les princes Corsini, devenus propriétaires do ce palais, à l'époque où l'un deux était pape, sous le nom de Clément XII, chargèrent l'architecte Fuga de i'ombcUir ot do le reconstruire en partie. Une galerie des plus riches, comprenant des toiles des maîtres italiens, espagnols et flamands, ajoute à l'intérêt que présente ce palais. C'est au prince Thomas Corsini, amateur éclairé, que la galerie et la bibliothèque doivent leurs principales richesses. Attenante à ce palais est une villa dont les jardins s'étagent sur lo versant du Janiculo.
CORSINIE [nî — de Corsini, n. pr.) n. f. Bot. Genre de cryptogames, delà famille des hépatiques, tribu desricciées, renfermant une seule espèce, qui croît dans l'Europe méridionale : Par la nature de sa fronde, la coesinie se rapproche de la tagionie. (C. Montagne.)
GORSINIÉES {ni-é) n. f. pi. Bot. Section de la tribu des ricciées, dans la famille des hépatiques, ayant pour type lo genre corsinie. — Une CORSINIÉE. il On dit aussi corsi-
NIACÉES.
CORSITE (rad. Corse, nom d'île) n. f. Roche éruptive, remarquable par sa structure en nombreux sphéroïdes. V. DioBiTK orhiculaire.
GORSNED [kor-snèd') n. f. Coutume judiciaire anglosaxonne, qui consistait à faire avaler à l'accusé une boule de pain ou de fromage. (On jugeait de la culpabilité d'après la facilité avec laquelle elle passait dans le gosier.)
CORSO n. m. Nom que les Italiens donnent à leurs promenades publiques.
— Par ext. Action de se promener, promenade d'apparat : Un CORSO aux flambeaux.
GORSO, l'une des plus importantes rues do Rome. C'est l'ancienne via Flaminia. Elle parta^'O la ville en deux parties à peu près égales et y joue le môme rôlo quo les Champs-Elysées à Paris et Hyde-Park à Londres. La plus grande animation y règne lors du carnaval; elle est alors encombrée de boutiques, do théâtres forains et do voitures de masques, qui se bombardent do confetti. Le carnaval s'y terminait autrefois par les courses de chevaux barbes en liberté, dites courses de Darberi.
CORSOMYZE ou CORSOMYZA n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des anthracidés, caractérisé
fiar la tête plate, avec trompe aussi longue que lo thorax, es antennes rapprochées et l'abdomen ovale. (Los corsomyzes sont des mouches propres au sud de l'Afrique ; on oiî connaît cinq ou six espèces.)
CORSSEN (Wilhelm), philologue allemand, né à Brème en 1820, mort à Berlin en 1875. Il s'est consacré à l'étude des dialectes do l'ancienne Italie, en particulier de l'étrusque. Ses principaux ouvrages sont : Sur la prononciation, le vocalisme et l'accentuation de la langue latine (1858) ; Etudes criligues ; Appendices sur la théorie des foi'mes grammaticales en latin (1871); Sur la langue des Etrusques (1874).
CORSYRA n. f. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, famille des carabidés, tribu des coptodérinés, comprenant des formes aplaties, largement arrondies, pro- Sres à l'Asio occidentalo et au ïurkestan. (On en connaît eux espèces ; la plus commune, très répandue on Sibérie, est fauve variée do brun ; une autre, plus rare, est propre au Turkostan.)
CORT {kor) n. m. Fortif. anc. Courtine d'une fortorosso.
GORT (Cornelis), graveur hollandais, né à Horn en 1530, mort à Homo on 1578. D'abord élève do Jérôme Cock, il alla à Venise travailler pour le Tition, puis fonda, û. Rome, une écolo do gravure d ou sont sortis Augustin Carracbe, Ph. Joyo ot Ph. ïhomassin. Il fit une sorte de révolution dans la gravure par sos tailles larges ot nourries, et en rendant cliaquo onjet d'une manière dilTcrontc, de faf;ou à donner l'illusion do la couleur.
CORTA(Cbarles-Eustacho), hommo politique frant-ais, no à Bayonno on 1805, mort en 1870. Après avoir été avocat, sous-préfet do Dax, il fut élu député do 1852 à 1803, puis il alla au Mexique, oii il fut placé à la této do la commission dos finances do l'empire do Maximilien. Ayant abandonné le siège de député, quo lui avaient donné encore une fois ses électeurs, Corta fut appelé au Sénat, on 1865.
CORT AIL {tày) n. m. Chalet pour les gardours de troupeaux, dans les Pyrénées.
GoRTALE, comm. d'Italie (Calabre [prov. de Catanzaro]) ; 4.000 hah. Ce bourg a beaucoup souffert d'un tremblement déterre, lo 28 mars 1783.
CoRTAMBERT (Piorro-François-Eugèno), géographe fran(;ais, né à Toulouse en 1805, mort ù Paris on 1881. Il a beaucoup contribué au progrès dos études géographiques on France, et les vulgarisa par la publication d'une nério du livres classiques. Ou lui doit ausvi uno édition uuuvoUo