TOURNE-SAS
COSCINOPORE ou GOSCINOPORA {si) n. m. Genre d'éponges fossiles, type de la famille des coscinoporidés, comprenant des formes en coupe profonde, avec pied à racines ramifiées. (Les coscinopores sont propres au terrain crétacé, comme le coscinopora infunaibuliformis, petite espèce, de la craie supérieure de Westphalio.)
COSCINOPORIDÉS (si) n. m. pi. Famille d'éponçes hexactinellides, caractérisée par les canaux de la paroi et par la nature pierreuse du squelette à mailles fines, irrégulières. (La famille des coscinoporidés renferme les genres coscinopore, guettardie. pleurostovie. leftophragme, répandus dans le crétacé.) — Un coscinoporidé.
GoscOMATEPEG ou San Juan de Coscomate-
pec, bourg du Mexique (Etat de Vera-Cruz), sur le rio côtier Jamapa et le versant oriental du pic d'Orizaba ; 5.095 hab.
COSCOSSONS {sko-son) ou GOSGOTONS {sko) fn. m. pL Mets que l'on préparait en faisant cuire dans dû bouillon de la farine granulée.
GOSEANO, comm. d'Italie (Vénétie [prov. d'Udinel); 2.200 hab.
GOSÉG. Trigon. Abréviation de cosf.cante.
GOSÉGANTE (du préf. co, et de sécante) n. f. Sécante du complément d'un angle, par opposition à la sécante de co dernier, à qui l'on donne exclusivement le nom de SECANTE. (Dans la figure ci-contre, OC est la cosécante de 1 arc AM. On écrit : coséc. AM = OC.)
GOSEGUINA, volcan de l'Amérique centrale. V. Conseguina.
COSEIGNEUR {sé-gneur [gn mil.] — du préf. co, et de seignew) n. m. Dr. leoa. Seigneur qui possédait un fief conjointement avec un autre, n On dit aussi conshigneur.
COSEIGNEUBXE {sé-gneu-r{ [gn mil.]) n. f. Fief indivis entre plusieurs coseigneurs.
— Encycl. Cotte forme de la seigneurie fut très fréquente au mo^en âge, particulièrement dans les provinces du Midi et surtout dans les villes. Les historiens fixent jusqu'à présent deux origines qui peuvent avoir, l'une et l'autre, produit ]a.coseiijneurie : ou bien le partage de la seigneurie entre plusieurs enfants avec stipulation que le fief demeurera entre eux indivis, ou bien une convention qui intervenait entre deux ou plusieurs seigneurs, particulièrement entre un seigneur laïque et un seigneur ecclésiastique ; c'est la forme ordinaire du partage. Il faut ajouter une troisième origine pour les coseigneuries des villes : c'est l'agglomération de plusieurs seigneuries, chacune dominant dans une partie du territoire, et dont l'union a formé la ville. Les coseigneurs furent astreints à des devoirs : fidélité, amitié, aide réciproque envers et contre tous. Il y eut des coseigneuries on France jusqu'à la veille de la Révolution.
COSÉINE n. f. Chim. V. cosine.
GOSEL, ville d'Allemagne (Prusse [prov. do Silésie]), sur l'Oder ; 4.800 hab. Tanneries, fabrication de fromages. Ch.-l, d'un cercle peuplé de 70.000 hab.
GoSEL (.\nne-Constance, comtesse de), favorite d'Auguste II le Fort, électeur de Saxe et roi de Pologne, née à Deppenau dans le Holstein en 1680, morte en 1765. Elle était fille du colonel de Brockdorf. Mariée en 1699 au baron de Hoym, ministre à la cour de Saxe, elle ne tarda pas à se séparer de son mari, et, pendant neuf anaées, fut la maîtresse reconnue d'Auguste le Fort, qui fit de folles dépenses pour cette favorite. Disgraciée à la suite d'une intrigue de palais à laquelle se trouvèrent mêlés le prince de Furstemberg et le comte do Flemming, elle fut conduite dans la forteresse de Stolpen. où elle mourut dans un âge très avancé. Les enfants qu'elle eut d'Auguste furent légitimésenl724 : Frédéric-Auguste, comtedeCoseI(i7i2-n70), Frédérique-Alexandrine, comtesse Moczynska (1709-1784), Augusta-Constance (1708-1728).
GoSEL (Charlotte de), romancière allemande, née à Berlin en 1818. Fille du lieutenant général de Cosel, elle compléta son instruction par des voyages, écrivit dans des revues sous le pseudonyme d'ADÈLAÏDE AuER,et publia, ontro autres rumans : Moderne (1868); Traces sur le sable (l8G9) ; Noir sur blanc (1869) ; Dans h labyrinthe du monde (1879) ; etc.
GOSELEY, ville d'Angleterre (conitédo Stafi'ord); 21. 890 hab. Cotte ville importante dépend de la comumuo de Sedgley.
GOSENZA (;incicnn. Consentia) , ville d'Italie [Calabre, prov. de Cosenza, ou Calabre citérieure], sur le Crati, tributaire du golfe de Tarente, au confluent du Busento; 20.375 hab. Archevêché. Villo pittoresque, aux rues étroites et tortueuses, dominée par un vieux château ruiné. Quelques monuments méritent d'être signalés (cathédrale. Palais do justice, etc.). La campagne environnante, très fertile, produit des vins, des fruits, de la manne ; les industries de la faïence, de la coutellerie, le tissage de la laine et de la soie y sont actifs.
Constntia, capitale de l'ancien Brutium , 'fut prise par Annibnl, par Alaric, qui y mourut <n in"* et fut enterré dans le ht du Busento, saccagée par les Sarrasins, los
Armes de Cosonza.
Normands, les Turcs. A peu do distance se trouve la gil)oyeuso et montat^nouse torôt do la Sila. — Le circondario du m^nie nom a ny.ioo Imb. La province de Cosenza est peuplée de 468.r>iu) hab. sur 6.653 kilom. carr.
COSÉSANS (lat. Cosetani)y ancien peuple do l'Espagne Tarraroiiaiso ; capit. Tan'aco (Tarrafj;one). Leur territoire fait atijourd'luii partie do la Catalogne. — [/n Cosksan.
GOSHOCTON, ville dos Etats-Unis {Etat d'Ohio), sur le Muskin^ain: 3.670 hab. Usines sidérurgiques. Ch.-l. du comté de Coskocton, peuplé de 26.700 hab.
Gosi fan tutte ossia ta Scuola degli amanti {Elles font toutes ainsi ou l'Ecole des Amants), opéra bouffe en doux actes, paroles do Ijorenzo d'Apontt», musique do Mozart, représenté sur le théâtre impérial do Vionno le 26 janvier n90. La musique do Mozart est charmante, mais le livret do d'Aponto est d'une si piètre valeur que, lorsque les Allemands voulurent jouer cet ouvrage, ils arrangeront le livret do diverses façons et sous divers titres : l'Une fait comme l'antre M792) ; l'Ecole de l'amour fn94) ; Fidélité des jeunes filles (I80i); Fidélité de femme ?1805); l'Fpreuve magiijue (I8U); ta Gageure perfide ^1820). Cosi fan tutte fut joué pour la première fois au Théatro-Italien de Paris, lo i*"" février 1809. Le 5 février 1813, on donnait à l'Opérade Paris un ouvrage en un acte intitulé le Laboureur chinois, simple pastiche dont plusieurs morceaux avaient été empruntés à l'opéra de Mozart, d'autres à Haydn, tandis que les récitatifs avaient été écrits par Berton. En 1862, le Théâtre-Italien de Paris remit au jour Cosi fan tutte, et c'est alors que deux librettistes, Michel Carré et Jules Barbier, eurent l'idée d'accoupler Mozart à Shakspeare, et d'adapter la musique do Cosi fan tutte à la comédie de ce dernier : Peines d'amour perdues. L'ouvrage fut ainsi représenté, sous le titre de Peines d'amour, le M mars 1863, au Théâtre-Lyrique.
COSIGNATAIHC (gna-tèr [gn mil.] — du préf. co, et de signataire) n. Personne qui a signe avec d'autres.
GosiGUINA, volcan de l'Amérique centrale. V. CoN-
SEGUINA.
COSIHUIRACHIG, ville du Mexique (Etat de Chihuahua), dans la sierra Madré; 3.000 hab. Ses mines d'argent sont aujourd'hui épuisées.
GosiMO (Piero di), peintre florentin. V. Orekice.
GOSINE D. f. Principe actif, de formule C*'H"'0'% extrait du cousso [brayera anthelminthica). ii On dit aussi coussiNE et cosÈiNE ; syn. t^niink.
COSINELLE [nèV — rad. cosinus) n. f. Math. Expression imaginaire. (Vieux.)
COSINUS [nuss) n. m. Abréviation de sinus du complément. (V. SINUS.) Il Cosinus verse, Nom que l'on donnait autrefois au diamètre diminué du sinus verse. V. sinds.
— Enxycl. Math. On appelle cosinus d'un angle ou de l'arc qui a même mesure la frojection, sur un des côtés del'angle,d'un segment égal à l'unité de lonfîlTieur pris sur 1 autre côté.
Cette projection est susceptible d'un signe. Considérons un aogle XOZ; décrivons de O comme centre, avec l'unité'de longueur pour rayon, une circonférence : le cosinus de l'angle XOZ, qui s'écrit cos XOZ, ou de l'arc AM qui a même mesure, est égal au segment OP compté sur l'axe orienté X'X avec le signe -f dans le sensX'Xet le signe — dans le sens contraire. Le tableau ci-contre donne les variations du cosinus lorsque l'anglo varie de 0 à 2n. La fonction cos x est périodique; l'amplitude de la période est 2ii. Le cosinus d'un angle est donc compris entre — i et -+- i. Tous les angles qui admettent pour cosinus un nombre donné compris entre — 1 et ï rentrent dans l'une des formules 2K11 ± a; a étant l'un des arcs (jui admet pour cosinus lo nombre donné, K étant un nombre entier, positif, négatif ou nul. Le théorème des projections permet d'établir le cosinus de la somme do deux angles :
cos (a -f 6) = cos a cos ô — sin a sin 6.
On on déduit :
cos {a — b) = cos a cos b -\~ sin a sin b.
La formule de Moivrc (v. Moivre) donne pour valeur de cos ma, m étant entier et positif :
COSÉSANS — COSMOCRATIE