COSSON — COSTA-RICA
taille, très allongés, roux ou brun luisant, très ponctués, vivant dans le bois carié, surtout dans les saules et les peupliers, il On dit aussi cosse.
— Encycl. Les cossonus varient beaucoup do coloration, suivant les individus; on en connaît au moins quatre-vingts espèces, répandues surtout dans 1 Amérique centrale et méridionale. Les trois européennes se trouvent dans le bassin de la Seine; elles sont communes sur les saules et les peupliers.
COSSON {ko-so7t) n. m. Comm. Nom donné, dans certains départements de l'Est, à des courtiers intermédiaires entre les dentellières et les marchands.
— Vitic. Nom vulgaire, dans queltjues localités, des sarments nouveaux de la vigne taillée.
GOSSON (le), sous-affluent gauche de la Loire, né dans le dép. du Loiret et coulant au milieu des landes de la Sologne, dont beaucoup d'étangs lui envoient leurs eaux. Il reçoit la Canne, l'Arignan, arrose La Ferté-St-Cyr, Crouy, et entre dans le parc de Cliambord, où il alimente les fossés du château. Après un cours de 100 kilomètres, il se jette dans ïe Beuvron, à quelque distance du confluent de celui-ci avec la Loire.
CoSSON (Ernest Saint-Charles), botaniste, né et mort à Paris (1819-1890). Il se tit recevoir docteur en médecine, parcourut l'Algérie, et devint président de la Société botanique de France et membre de l'Académie des sciences (1873). Outre des mémoires, on lui doit de nombreux ouvrages, entre autres : Flore descriptive et analytique des environs de Paris (1840-1845), avec E. Germain de Saint- Pierre ; Itinéraire d'un voyage botanique en Algérie (1857) ; Flnre de l'Algérie, Pkanérogarnes {iSbi-lSGl); Exploration acienti/ique de l'Algérie (1859); etc.
GOSSONAY ou COSSONEX, petite ville de Suisse (canton deVaud) ; 1.040 hab. Distilleries d'absinthe. Eglise ancienne, ayant appartenu avant la Réforme à un prieuré de bénédictins. Patrie du peintre Gleyre. — Ch.-I. d un district peuplé de 12.000 hab.
COSSONINÉS {Â:o-5o) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, comprenant des charançons cylindriques allongés, de couleur uniformément brune ou rousse, parfois ferrugineuse, et dont la plupart sont xylophages. — Un cossoniné.
— Enctcl. Les cossoninés sont répandus surtout dans le voisinage de la mer ; les deux tiers des espèces décrites appartiennent à des faunes insulaires. Genres principaux : alaocyba^ chœrorhine, cossonus, pentarthrum, mesites, rhyncolus , styphloderes , caulotrypis, codio'some, cotaster, etc.
COSSU [ko-su), UE adj. Qui a beaucoup de cosses, ou plutôt beaucoup de gousses : Pieds de haricots, de pois bien cossus.
— Fam. Extravagant, burlesque, hasardé ; En conter de COSSUES. Il Fig. Riche, opulent : Des bourgeois cossus. Une toilette cossuR.
— n. m. Le cossu n'est pas toujours beau. COSSÛMENT {ko~su) adv. Pop. D'une façon cossue. COSSUS (ko-suss) n. m. Genre d'insectes lépidoptères,
type de la tribu des cossinés, comprenant de gros papillons nocturnes, à corps épais, à antennes dentées dans les deux sexes, à ailes disposées en toit au repos.
— Encycl. Les cossus, dont on connaît quelques espèces répandues dans l'hémisphère boréal, sont représentés en France par le bombyx gâtebois {cossus ligniperda), gros papillon gris , dont la chenille, rouge lie de vin, très grande, perce de profondes galeries dans le bois des ormes et autres arbres, en le ramollissant avec sa salive acre et d'une odeur vireuse, qui décèle sa présence souvent à une grande distance.
Au moment de la métamorphose, elle se file une coque de soie mêlée avec de la sciure de bois. Cette coque tapisse le fond de la galerie, qui s'avance jusqu'à l'écorce extérieure, au point qu'il ne reste plus de celle-ci qu'une mince lamello -{ue le papillon, une fois éclos, pousse avec sa tête pour su/iir. Cette chenille vit deux ou irois ans ; le papillon éclot eu juin ou juillet. Les larves comestibles, dont parlent les auteurs romains sous le nuni de cossus, étaient sans doute celles du grand capricorne, ou peut-être du lucane cerf-volant, qui tous deux vivent dans les chênes.
Cossus (Servius Cornélius), général romain, fut consul en 428 avant J.-C., puis maître do la cavalerie. Il tua dans un combat singulier Volumnius, roi des Véiens, et consacra les secondes dépouilles opimesdans le temple de Jupiter Férétrion. — Co.ssus (Cneius Cornélius) fut à trois reprises tribun consulaire : en 406, 404 et 401 avant J.-C. Il ravagea le territoire des Caponates et tlt au^entor la solde des cavaliers. — Cossus (Aulus Cornélius) fut Dommé consul, puis dictateur (386 av. J.-C). Il marcha contre les Volsques, les vainquit, et, de retour à Rome, fit jeter Manlius en prison. Il obtint les honneurs du triomphe, pour sa victoire sur les Volsques.
CoesUTIUS, architecte romain du !!• siècle avant J.-C. Il fut chargé par Antiochos Epiphane d'achever le temple de Jupiter Olympien à Athènes, que Pisistratc avait commencé, et (jui no fut d'ailleurs complètement terminé que sous Adrien. Cussutius l'éleva dans le style corinthien. Vitruvo le range parmi les quatre temples les plus célèbres do l'antiquité.
COaSYPBE ( ko-sif ) ou COSSYPHUS fko-si-fusg) D. m. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu dos coêsyphinéê, comprenant une vingtaine d'espèces propres aux régions chaudes de
C05SUB g&te-bois ; a, ea chcDlIle (réd. de moitié).
CoMj'phc (gr, 2 f.).
l'ancien monde, depuis la Méditerranée jusqu'au Mozambique et à l'Australie.
COSSYPHINÉS (ko-si) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères héiéromèros, famille des ténébrionidés, comprenant les ^'cnres cossyphe et endostome. — Un cossyphink.
— Encycl. Les cossyphinés sont de taille moyenne ou petite, d'un brun roux ; leur corselet et leurs élytres élargis cachent la tête et les pattes sous leur large rebord à demi transparent, qui fait le tour du corps oblong. Ils vivent dans les lieux arides, sous les pierres, enterrés, sont lents dans leurs mouvements et ne volent que rarement.
COSSYRITE n. f. Variété ferreuse d'amphibole.
Costa (Georges da), cardinal d'ALPEDRiNHA, homme d'Etat portugais, né en 1406, mort en 1508. Entré dans les ordres, il gagna la confiance de l'infante Catlierine et celle du roi Alphonse, et devint bientôt très puissant. 11 fut successivement évêque d'Evora, archevêque de Lisbonne et cardinal. Il avait acquis do grandes richesses, se rendit à Rome et fut en faveur auprès des papes Sixte IV, Innocent IV et Alexandre V. Le roi Emmanuel de Portugal, voulant en faire son ministre, l'avait rappelé; mais Costa, déjà vieux, refusa de quitter Rome, où il mourut.
Costa di Rovigo, comm. d'Italie (Vénétie [^prov. de Rovigol), sur l'Adigetto, rivière canalisée qui fait communiquer le Pô et l'Adige ; 2.825 hab.
Costa Masnaga, comm. d'Italie (Lombardie [prov. de Côme]), non loin du lac de Pusiano ; 2.100 hab.
Costa (Lorenzo), dit PAncieu, peintre italien, fondateur de l'école de Ferrare, né à Ferrare en 1460, mort à Mantoue en 1535. Jeune encore, mais déjà habile, Costa fit un premier et court voyage à Florence, et copia plusieurs morceaux de Fra Filippo et de Benozzo. De retour à Ferrare, il décora le chœur de l'église San-Domenico, travail important. A San-Domenico de Ravenne, dans la chapelle de San*Bastiano, il laissa un grand tableau à riiuile, et plusieurs fresques très estimées. Il alla ensuite à Bologne, où il exécuta un Saint Sébastien percé de flèches. C'est à lui qu'on doit aussi le Saint Jérôme de la chapelle des Castelli, et le Saint Vincent de celle des Grifoni. Dans la chapelle des Rossi, Lorenzo peignit une Vierge, un Saint Jacques, un Saint Georges, un Saint Sébastien et un Saint Jérôme. Cette chapelle est son chefd'œuvre. Le musée du Louvre possède de ce peintre la Cour d'Isabelle d'Esté et une composition allégorique. — Lorenzo Costa, dit le Jeune, qu'on croit être le potit-fils du précédent, s'adonna éy:alement à la peinture. Ses ouvrages rappellent la manière de Costa l'Ancien. En 1560, il était à Mantoue, où il exécuta des travaux conjointement avec Taddeo Zucchari.
Costa (Margherita),surnomméeIaFerraraise^ cantatrice italienne, née à Ferrare vers 1600. Elle se distingua aussi dans la poésie. En 1626, elle était à Rome, en rivalité avec une autre cantatrice, laChecca,et chacune des deux avait ses partisans enthousiastes, qui rendirent cette rivalité célèbre. Plus tard, on retrouve la Costa à la cour de Ferdinand II de Médicis. Le cardinal Mazarin l'appela à Paris, avec quelques autres artistes, pour chanter i'Orfeo de Luigi Rossi, le premier véritable opéra italien qui fut représenté en France (1647). La Costa a publié sous ce titre : il Violino cioô Mime amorose, un volume de poésies, dont chacune des pièces porte le nom d'un instrument de musique.
Costa (Antonio Rodriguoz da), historien et homme politique portugais, né à Setuval on 1656, mort en 1732. Diplomate consommé, da Costa possédait une grande érudition et connaissait les principales langues modernes. Il fut un des académiciens chargés de rédiger les annales de Portugal dans ses possessions d'outre-mer. Ses principaux ouvrages sont : Justa Lusilanorum arma pro vindicanda Hispanorum ^(ôer/flfe (1704), traduit en français sous le titre de la Justification des armes de D. Pedro, roy de Portugal (1704); Belaçao dos successos e gloriosas acçoens mili tares obraaas no Estado da India, etc. (1715) ; De vita et rébus geslis Notuii Alvai^esii Pyrerix (1723); etc.
Costa (Claudio Manoel da), poète brésilien, né à Marianne (prov. de Minas-Geraes) en 1729, mort en 1790. Il devint secrétaire du gouvernement, fut impliqué dans une conspiration, et s'empoisonna, dit-on, dans sa prison. Il a composé un grand nombre de poésies, qui le font regarder par les Portugais comme un poète classique. Son principal ouvrage est une sorte d'épopée intitulée Villarica (1839-1841).
Costa (Paolo), littérateur et philosophe italien, né à Ravenne en 1771, mort en 1836. il s'adonna à l'enseignement des lettres et de la philosophie, et défendit les anciens contre l'école romantique. Ou lui doit une refonte du Dictionnaire délia Crusca, et un grand nombre d'écrits qui ont été réunis sous le titre de Opère édite e inédite di Paolo Costa (^Parme, 1835), en particulier Demetrio di Mondone, nouvelle ; Traité de l'élocution, des Poésies, des Traductions, etc.
Costa (Jean), poète italien, né en 1786, à Assiago, dans le Viceutin,mort on 1816.11 fut directeur de la célèbre école de Padoue. Ses pièces de vers, aussi remarquables par l'élévation de la pensée que par la beauté du style, ont été réunies sous le titre de Carmina (1756).
Costa (Isaac da), poète et théologien hollandais, né à Amsterdam en 1798, mort en 1800. Il acquit une grande réputation, tant par ses œuvres poétiques que par ses travaux do controverse religieuse. Doué d'une vive et puissante imagination, da Costa fut un poète des plus remarquables. Parmi ses recueils de vers, nous citerons ; l'oésics (1821); Chants de fête (1828); No^ls (1829); Chants divers (1847); Poésies politiques (1854); Bataille de Nieuport (1857), etc. On lui doit aussi des ouvrages sur des (picstions roligiousos.
Costa (Michèle), musicien italien, né à Naplcs on I8O7, mort à Brighton en 1884. Il était encore tout jeune lorsqu'il ht représeutor, au théâtre Nuovo, son premier vônlablc opéra, t7 Carcere d'Jldegonda (\ii2i), et, au théâtre Sari-Carlo, un second ouvrage intitule Malvina (1829). 11 se rendit alors on Angleterre, et fut engagé on qualité do chef d'orchestre au Théàtro-Italion do Londres. En 1837, il donna, au Théâtre-Italien de Paris, son opéra de Malek- Advl, qui n'était qu'une nouvelle édition de saJ/a/uina; puis il fit représenter à Londres un nouvel ouvrage, Don Carlos. II devint chef d'orchostrc d'une seconde scène italienne ,
qu'on installait à Covent-Garden. Bientôt, la direction des concerts de la Société philharmonique, celle des séances d'oratorios de la Sacred harmonie Society et des grands festivals si fréquents en Angleterre, lui firent un renom européen. Directeur des concerts de la cour, conducteur des gigantesques festivals du Palais de cristal, Costa devint l'arbitre de l'art musical en Angleterre. Il fut fait citoyen anglais, et la reine Victoria le nomma chevalier des "Trois- Royaumes, avec le titre de sir.
On doit à Costa la musique de deux ballets représentés ù Londres : Kenilworth et une Heure a Naples ; cqWq de deux oratorios : Ely fBirmingham, 1855) et Nuaman (id., 1864) : une cantate officielle, the Dream, et deux hymnes de circonstance.
Costa Alvarenga (Pedro Francisco da), médecin portugais. V. Alvarknga.
Costa de Beauregard (Joseph -Henri, marquis de), général sarde, né au cliâteau de Beauregard (Savoie) en 17:>2, mort en 1824. II fit son éducation à Paris, et entra, en 1772. comme sous-lieutenant dans l'armée sarde, qu'il ([uitla avec le grade de capitaine, pour devenir gentilhomme de la chambre du roi. Il reprit du service en 1792, et fit la campagne d'Italie contre la France. Chef détat-major de la division Colli, il fut, en 1796, l'un des commissaires envoyés auprès de Bonaparte pour conclure l'armistice de Cherasco. L'année suivante il fut mis à la tête de l'état-major général, qu'il réorganisa. Mais, de I800 à 1814, il vécut dans la retraite. Il n'en sortit qu'après la restauration de Victor-Emmanuel, qui le nomma général quartier-maître. On a de lui : Mémoires historiques sur la inaismi r-oyale de Savoie (Turin, 1816); Mélatioes tirés d'un ■jiurtefeuiile ?>iilitaire (Turin, 1817). Il est l'aïeul de Ch.-Alb. Costa de Beauregard.
Costa de Beauregard (Charles-Albert, marquis de), écrivain français, né à La Motte-Servolex (Savoie) en 1835, descendant d'une ancienne famille italienne. Pendant la guerre de 1870, il commanda un bataillon de mobiles, prit part aux combats des armées de la Loire et de l'Est, et fut blessé et fait prisonnier à Héricourt. Elu député de la Savoie à l'Assemblée nationale, pendant sa captivité (févr. 1871), il vota constamment avec los légitimistes et no se représenta pas en 1876. Depuis lors, il s'occupa de travaux historiques, dont il prit les éléments surtout dans des papiers de famille. Il a été élu membre de l'Académie française, en 1896. On lui doit notamment : uï( Homme d'autrefois (1878); la Jeunesse du roi Charles-Albert (1888); le Roman d'un royaliste sous la Révolution (1892), ouvrage sur le comte F. -H. de Virieu ; les Dernières années du i-oi Charles-Albert (1890), où il affirme à la fois ses sentiments catholiques et conservatL'iirs et son inébranlable attachement à Charles-Albert et à sa famille ; Prédestinée (1896), dont la première édition fut anonyme.
Costa-CABRAL ( Antonio Barnado da), comte de Thoniar, homme politique portugais, né à Fornos d'Algodrcs (Haute-Beira) en I803, mort en 18h9. Il devint procureur à la haute cour d'Oporto, puis juge à Lisbonne, ot fut élu à la Cliambre des députés en 1835. Cosia-Cabral professa d'abord des idées radicales; mais il chao-
fea de parti et fut nommé ministre en 1839. Instigateur u mouvement insurrectionnel do Porto, qui fut suivi du rétablissement do la charte réformée de dom Pedro, Costa-Cabral supprima toutes les libertés en Portugal. Devenu odieux à tous les partis, il fut renversé par 1 insurrection et dut chercher un refuge en Espagne (1846). En 1849, il rentrait aux affaires; mais, en 1851, iltomba de nouveau devant une insurrection. Costa-Cabral a occupé, de 1859 à 1861, le poste d'ambassadeur au Brésil, sous le ministère Tercoira-Fontes; il fit partie ensuite du conseil d'Etat et devint président de la cour suprême.
Costacciaro, comm. d'Italie (Ombrie [prov. de Pérouse]), vers la source du Chiasco, affluent du Tibre ; 2.400 h.
COSTAIRE {stèr') n. f. Genre d'algues marines, tribu des laniinariées, comprenant une seule espèce, trouvée sur les côtes occidentales de l'Amérique du Nord.
COSTAL, ALE, AUX (stal — du lat. costa, côte) adj. Anat. Qui appartient aux cotes, qui est en rapport avec les cÔtes : Cartilages costaox. Vertèbres costalls.
— Zool. Neinjure costale. Principale nervure longitudinale de l'aile des insectes, qui est placée le long du bord supérieur, et qui se termine souvent par un épaississement corné dit poiyit épais ou pterostigma. (La nervure située audessous de la costale est la radiale; elle émet de sa base une autre nervure, également longitudinale, dite5u6cos/a/e.)
— Encycl. V. côte.
COSTALGIE (stal-jî — du lat. costa, côte, et du gr. algos,
douleur )n. f. Névralgie intercostale.
COSTALGIQUE {sta l-jik') adj . Qui a rapport à la costalgie.
COSTALGIQUEMENT {stal-ji~ke) adv. D'une manière
costaI{4[i|Up.
COSTAMBOUL. Géogr. V. Kastamouni.
COSTANITZA (s/a) n. f. Lance de la grosse cavalerie turque.
CoSTANZANA, comm. d'Italie (Piémont [prov. do Novai'c]), sur la Gardina, affluent du Pô; 2.370 hab.
COSTANZO (Angelo ui), seigneur de Cantalupo, poète ot historien napolitain, né à Naples en 1507, mort en 1591. On lui doit:/*? Istorie del regnodi Napoli dal iS50 fine al i489, divise in vinti libri (Aquila, 1582). Poète, il a perfectionné le sonnet, et publié des Rime d'une forme correcte et ingénieuse.
COSTAR (Pierre), littérateur, né à Paris en 1603, mort au Mans, où il était archidiacre, en I66O. Fils d'un chapelier, il se lia avec Ménage .Voiture, Balzac, et, comme il avait une certaine érudition, il se mit à écrire. Son style, bien qu'assez pur, est lourd et d'une faconde prétentieuse. On lui doit : la Défense des a-uvres de V'oiYMre (1653), écrite pour défendre contre Girac la publication des œuvres de Voiture par Pinchesno, et qui lui valut une pension de Mazarin; Èntretiersde M. de Voiture et de M. Cos/ar ( 1654 ), et Lettres (tr M. Costar (1658-1659).
CoSTA-RICA (RiiPUBLiQUE de), la plus méridionale des républiques de l'Amérique centrale, comprise entre 8" 2' et 11" IG' lat. N. et 83" 5a' et 88° 20' long. O. de Paris. Kilo est limitée d'une façon précise au N.-O. par la république de Nicaragua, au S.-E. par la république de
Colombie, avec laquelle ollo se trouve en contestation pour ses frontières. Sa suporticie serait, d'après les données les plus récentes, do 5y.r.70 kilom(''trcs carres, et sa population do 2iî6.i61 liab. {Costa-BicieJis, ennes.)
C'est un pays monta^-noux, traversé par une cordillère centrale, qui prend dillerents noms, suivant les pays qu'elle traverse. A celte cordillère s'appuient de chaque côté des hauts plateaux dominés par des chaînons latéraux. Les volcans y sont nombreux : Orosi (2.638 m.), Rincon de la Vieja (Recoin de la VitMll*)), Tenorio, Irazu (3.500 m.), Turrialba (3.325 m.), etc. Après une dépression centrale, le sol se relève avec la Montana Dota (2.400 m.), et les principaux sommets sont : l'Ujum (2.650 m.), le Pico Blanco (2.942 m.), le Rovalo ou Ravale, etc., dont quelques-uns sont encore des volcans. Do ces montagnes découlent des rivières peu importantes, qui aboutissent aux deux océans Atlantique et Pacifique, entre lesquels se trouve compris ie Costa-Rica. Le rio Tempisque et le rio Grande, issus du plateau do San José, se jettent dans ie golfe de Nicoya, tandis que le rio San Juan, dont la rive droite seule appartient au Costa-Rica, va se jeter dans la mer des Antilles avec ses affluents (Sarapiqui et San Carlos). Le Reventaiion ou Parasmina, le Matina, le Tiliri (navigable sur la plus grande partie de son cours) et le Tilorio aboutissent également à la mer des Antilles, dont les côtes sont moins découpées que celles du Pacifique (golfes de Nicoya et Dulce).
Le climat du Costa-Rica est un des plus sains de l'Amérique centrale. La température varie entre U" et 28» C. sur le plateau central; la chaleur augmente à. mesure qu'on descend sur le littoral, où le thermomètre marque de 27° à 40" C.
Les productions naturelles du pa^'S sont très considérables. Le sous-sol est riche en or, argent, cuivre, plomb, mercure, soufre, lignite, anthracite. Les ressources agricoles de ce sol très fertile, qui abonde en productions des zones torrides et tempérées, sont plus importantes encore; l'agriculture est la principale source de richesse du Costa- Rica, celle qui alimente le commerce du pays. Le café, qui constitue le plus important article d'exportation, les bananes, le maïs, le riz, les pommes de terre, sont récoltés en abondance ; le caoutchouc, les bois d'ébénisterie, de teinture et les cuirs occupent aussi une place importante dans le commerce. L'industrie est peu développée.
La population du Costa-Rica est issue presque en totalité des Espagnols, qui ont colonisé le pays dans les siècles antérieurs; à j)eine y compte-ton 20.000 Indiens (Chorotegas, Guetares, Tanacas, etc.). Le pays est gouverné par un président de la république, élu pour quatre ans, et par un congrès national, composé d'une seule Chambre. 11 est divisé en sept provinces, dont cinq sont à l'intérieur du pays (San José, Alajuela, Cartago, Heredia, Guanacaste) et deux sont maritimes (Punta-Arenas, Limon).
San José est la capitale actuelle du Costa-Rica, et a remplacé en cette qualité Cartago, qui demeure, avec les localités modernes de Heredia, Alajuela et Libéria, une des principales villes du pays.
Le catholicisme est religion d'Etat, mais le libre exercice do tous les autres cuites est toléré.
Pour sa défense, le Costa-Rica peut mettre en ligne près de 30.000 soldats; son armée permanente estd'un millier d'hommes. La flotte se compose d'une demi-douzaine de barques et d'avisos.
— Histoire. Après la découverte du Costa-Rica par Christophe Colomb, en 1502, le pays demeura inculte jusqu'en 15Q0, et c'est en 1563 seulement que Juan Vasquez de Coronado fonda la ville de Cartago, qui demeura jusqu'en 1823 la capitale de la contrée. Quand, en 1821, le Costa-Rica eut proclamé son indépendance, en mi^rae temps que les autres provinces de la capitainerie de Guatemala, il fit partie de la république fédérale de l'Amérique centrale jusqu'en 1838, puis se constitua en république indépendante. Depuis lors , quehjues mouvements insurrectionnels sans gravité se sont succédé dans le pays, dont l'histoire est beaucoup moins agitée que colle de la plupart des autres républiques hispano-américaines.
— Découverte. C'est en 1502, au cours de son quatrième voyage, que Colomb découvrit la côte atlantique du Costa- Rica, dont Gaspar de Espinosa et Hcrnan Ponco do Léon explorèrent le littoral pacifique on 1519-1520. Plus tard, Gil Gonzalez Davila visita le versant méridion;il du pays et découvrit le lac de Nicaragua. Juan Cahallon, Juan (le Estrada Ravage et Juan Vasquez do Coronado sont les derniers explorateurs et conquistadores du Costa-Rica
— BiULincR. : Belly, A travers V Amérique centrale. (Pans. 1867); Wagner et von Scherzer, die Hcpublik Costa-Ihca (Leipzig, lfir,7) ; Calvo, Itcpiihlica de Costa- Bica. Apuntamtentox rjeografieoa, estadisticos é liistoricos (.San José do Costa-Rica. 1887): Montero Barrantos, Geoprafia de Costa- Jiica (Barcelone, 1802); Kornandez, ffistoria de Costa-Iiicn durante la dominacion espaî'iola, t502-(8'2i (Madrid, 1889); do Peralta, Documents historiques et gtfograp/iigucs sur le Cosla-JUca (Madrid-Paris. 1880-1898).
COSTA-RICIEN , ENNE {si-in , en'), personne née au Costa-Rica ou qui habite ce pays. — /-es Costa-Uicikns. (Los Espagnols donnent auxCos'ta-Ricicns lo nom do L'ostariconsea.)
— Adjoctiv. Qui appartient à Costa-Rica ou à ses habitants : Les produits costa-riciens.
GOSTAZ (lo baron Louis), ingénioiir français, né i"i Bolley (Ain) on 1707, mort à Koutainobloau on 1842. 11 pro-
COSTA-RICIEN
COSTO-ABDOMINAL
fessa les mathématiques et fut compris, en 1798, au nombre des savants attachés à l'expédition d'Egypte. Nommé secrétaire adjoint de l'Institut du Caire, Costaz donna une relation du voyage entrepris à l'isthme de Suez, et se distingua par d'autres travaux. De retour en France, Costaz fut nommé membre du tribunat, ei devint, on 1813, directeur général des ponts et chaussées, et enfin conseiller d'Etat (1814). On a do lui divers mémoires et des travaux insérés dans le grand ouvrage sur l'Egypte.
COSTE {kosst') n. m. Genre de plantes, de la famille dos scitaminées, comprenant des plantes herbacées, vivaces, propres aux régions tropicales du globe.
GOSTE (Gaspard), musicien français, vivait au xvi» siècle, et était chantre à la cathédrale d'Avignon, vers 1530-
Armes du Costa-Rica.
mil
Drapeau du Costa-Rica.
Il a composé un assez grand nombre de chansons à quatre voix, des madrigaux, des motets, etc., qui ont été insérés dans les recueils collectifs dont la publication était si fréquente à cette époque.
CoSTE (Pierre), écrivain français, né à Uzès (Gard) en 1668, mort à Paris en 1747. Il passa la plus grande partie de sa vie en Angleterre, où ses parents s'étaient réfugiés après la révocation de l'édit de Nantes, et s'y lia avec les hommes les plus distingués, notamment avec Locke, dont il traduisit les principales œuvres. On lui doit aussi une traduction de l'Optique, de Newton (1720), de bonnes éditions des Essais de Montaigne et des Fables de La Fontaine ; une Vie du grand Condé (1693), et une Défense de La Bruyère contre les accusations et objections de Vigneul-Af arville {n02).
CoSTE (.lean-François), médecin français, né à "Villes (Ain) en 1741, mort en 1819. Il fut attaché en qualité de premier médecin à l'armée française envoyée en Amérique pour prendre part à la guerre do l'Indépendance. Do 1790 à 1792, il remplit l'importante et périlleuse fonction de maire de 'Versailles, devint médecin en chef dos Invalides en 1796: il fut, do 1803 à 1807, médecin en chef de l'armée des côtes et de la Grande Armée. On a de lui plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Essai botanique, chi.nique et pharmaceutique sur les plantes indigènes substituées avec succès à des végétaux exotiques (Nancy, 1776) ; IVotes sur les officiers de santé de la grande armée morts en Allemagne depuis le /" vendémiaire an XJ V jusqu'au I" février IS06 (Augsbourg, 1806); Du service des hôpitaux militaires ramené aux vrais principes (1790); Vues générales sur les cours d'instruction dans les hôpitaux militaires (1796).
CoSTE (Xavier-Pascal), architecte français, né et mort à Marseille (1787-1879). Il suivit les cours do l'Ecolo des beaux-arts à Paris, puis entra comme architecte au service du vice-roi d'Egypte. Pendant son séjour dans ce pays (1818-1827), Coste éleva les tours de la ligne télégraphique du Caire A. Alexandrie, reconstruisit fa forteresse d'Aboukir, fit creuser des canaux d'irrigation, élever des ponts, etc. Do retour on Franco, Coste donna les plans de doux éghses, qui ont été construites à Marseille , puis lit partie, comme savant, de l'ambassade de Franco on Perse, on 1840 et 1841. Costo a publié Architecture arabe ou JÙonumcnts du Caire dessinés et mesurés pendant les années mUO. IS3I et /«S (1824), et les Monuments de la Perse (1860).
Coste (Jean-Jacques-Marie-Cyprien-Victor), naturaliste français, né à Castries (Hérault; on 1807, mort à Rézenlieu, près de Gacé (Orne), on 1873. Il étudia particulièrement l'omhryogénio, ot fut membre do l' Académie des sciences( 1851), professeur au Muséum, puis auCollége do France. Sur la (in de sa vie, il s'occupa beaucoup do pisciculture. Il remplaça Flourons à l'Académie des sciences. On a de lui quelques livres sur les poissons.
Coste (Adolphe), publicisto français, né à Paris en 1842, fonda le Globe, puis se fit ronnaltro par dos éludes économiques, entre autres : les Conditions sociales du bonheur et de la force (1877); Hygiène sociale contre le paupérisme (1882); te Crédit industriel à long terme (,] SU); les Questions sociales contemporaines (1885); Nouvel exposé d'économie politique ( 1 8891 ; les Hénéficcs comparés du travail et du capital dans l'accroissement de la richesse (1897), etc.
CoSTÉ (Julos-Edme), musicien français, né à Colniar en 1828, mort A Paris en 1883. Il fut avocat, employé au ministère des finances, ot pratiqua l'an on amateur. 11 écrivit avec un autre amateur, lo comie d'Osmond, un opéra-comique on un acte ; Jacqueline (18^5), et une opérette en un acte : une l'ieine Eau (tK<:,'\. Il Ht jouer ensuite, seul : les Horreurs de M j^ucrrc (1808) ; la Paix urmf'e(1868); Au harem, ballet (1873); ('t'ii( mille francs et ma fille {liti). Kniin, il composa qiieltt lies airs pour ilouxvniideviltos représentés aux Variétés :(«Z>arfa(1875;otfe»CAar6onnieM (1877).
COSTEAU (sto) adj. Arg. Fort, trapu, de bonne envergure : Voila un homme costeau. Il Substantiv. : C'est un tosTKAU. (On écrit aussi costo.)
COSTÉE {sté) n. f. Arbuste de la famille des cyrillées. l'Les trois espèces connues sont originaires de Cnlja.)
COSTEL n. m. Pop. Souteneur.
CoSTELEY (Guillaume), musicien français, né de parents écossais en 1531, mort à Evreux en 1606. Il fut organiste et valJt de chambre do Henri II et do Charles IX. On connaît de lui, entre autres compositions, un assez grand nombre do chansons à quatre et cinq voix. Costeley, qui se retira d'assez bonne heure à Evreux, fut un des tondatours et le premier prince du fameux Puy de musique en l'honneur de sainte Cécile, organisé en cette ville en 1571.
COSTER isié) V. n. Ancienne forme du mot co(5teb.
— Jeux. Se dit, au jeu de quintille, d'un joueur qui, aj'ant une carte-roi et une autre inférieure, jette celle-ci, parce qu'il espère que la carte supérieure à celle qui n'est pas roi ne se trouvera pas dans la main de son adversaire.
CoSTER (Laurens Janszoon, dit), habitant de Harlem, auquel on a attribué l'invention du caractère mobile, et qui serait le précurseur de l'imprimerie. Coster, né vers 1370 et mort vers 1440, marguiller à Harlem — d'où son surnom Coster, qui veut dire marguiller — aurait, au dire de Junius (Adrien van Jonghe) dans sa Batavia (1588), eu le premier l'idée, vingt ans au moins avant Gutenborg en -Allemagne, de tailler des caractères dans des cubes do bois et, en les assemblant, de composer des légendes accompagnant des gravures. Plus tard, il aurait remplacé le bois par le métal. Ce témoignage, postérieur de plus de cent ans à la mort de Coster, a été le point de départ de discussions nombreuses entre les bibliographes des deux derniers siècles; et la question de savoir si c'est à Coster, dépouillé de son secret par un ouvrier infidèle, qui serait allé l'exploiter à Mayence, que revient l'honneur d'avoir inventé I imprimerie ,' restera vraisemblablement toujours insoluble. Les Hollandais ont naturellement, été les défenseurs les plus ardents de leur problématique compatriote, et Harlem lui a élevé doux monuments.
Coster (Samuel), poète et médecin hollandais, fondateur du théâtre d'Amsterdam. Il habitait cette ville dans la première moitié du xvii* siècle. Il construisit à ses frais un théâtre de bois (1617), qui fut réédifié en pierre en 1638, et y fit représenter, outre des pièces de sa composition, les meilleures oeuvres de Yondel, d'Hooft, etc. Parmi ses comédies, nous citerons ; le Divertissement rustique (1615); Mattheus van der Schilde {lUi): fHTmi ses tragédies : ;e.flTcAe(i62I); Iphigénie [1626); Isabelle {\S3i); Polyxène (1644). Coster sut tracer des caractères et écrire dans un style énergique et facile.
Coster S AINT-VICTOR (Jean-Baptiste), conspirateur royaliste français, né à Epinal en 1771, mort à Paris en 1804. Il déserta en 1791, fit les campagnes de l'émigration, et fut, avec Saint-Réjant, un des organisateurs du complot dit de la machine infernale (1800). Echappé à la police, il partit pour l'Angleterre et rentra à Paris en 1803, pour prendre part à l'entreprise do Cadoudal et de Pichegru. Arrêté et condamné à mort, il périt sur l'échafaud.
CostescI, comm. do Roumanie (district de Botosani); 3.600 hab.— Comm. do Roumanie (district de Vâlcea); 2.500 hab.
Costetti (Giuseppe), auteur dramatique italien, né à Bologne en 1834. II a fait représenter un grand nombre de pièces, parmi lesquelles nous citerons : 7e Fils de famille (1863); les Intolérants (1865); le Devoir {\f.66); l'Avarice (1867) ; (es Débauchés jaloux (1870); les Compensations (18'J4) ; Plèbe dorée (^1876). 'Toutes les pièces de Costetti sont çleines de traits d observation, de bonne humeur et do hne gaieté. Il a de plus écrit les Confessions d'un auteur dramatique (1873), et réuni sous le titro de Figurines de théâtre (^1878) les articles de critique mordante publiés par lui dans le n FanfuUa • et le • Borsagliere ».
COSTZÈRE '\,sti-èr') n. t. Ane. forme de cotikre, usitée encore dans la construction, la technologie, l'agriculture.