COTENTIN — COTES-DU-NORD
rent pas à s'étendre au Berry, à l'Aquitaine et à la Provence. Le 20 juillet 1183, ù. Dun-le-Roi, sur la limite des départements actuels de l'Allier et du Cher, les cotereaux furent écrasés par les capuchonnés. Leur chef, Raymond Brun, fut tué peu après ( 10 août) ; et bientôt, Courbarau fut fait prisonnier et pendu avec cinq cents des siens. La puissance des cotereaux était anéantie.
On n'est pas fixe sur l'origine du mot cotereau. Les uns le font venir de cultellarii (porteurs de couteaux); les autres y voient une désignation etliniquo comme Brabançons {Scoti, Ecossais). L origine de beaucoup la plus vraisemblable est dans le mot co/e7'(a (coteries, quartiers), qui servait â désigner, dans les provinces où se formèrent les premières bandes, les subdivisions des paroisses rurales.
COTEREL ou COTTEREL {ko-te-rèl' — du lat. culter, couteau) n. m. Coutelas dont étaient armés les cotereaux.
COTERET ou COTRET (rè) n. m. Nom donné à deux pièces principales, en bois eu métalliques, qui portent les ensuples, dans le métier à tapisserie do haute lisse.
GOTÉRIADE n. f. Soupe de poissons. V. cotriade.
COTERIE {ri — rad. cotier) n. f. Anc. dr. Association de villageois tenant ensemble le bien d'un seigneur :
cante tournera autour du point 0, sera une ligne droite. L'énoncé de ce théorème a été trouvé dans les papiers do Cotes après sa mort, par son ami, le physicien R. Smith, qui en donna communication â Maclaurin. Celui-ci proposa du théorème deux démonstrations, l'une géométrique, l'autre algébrique, et en fit la base de son traité : De linearum geometricarum proprietatibus generalibus ; il donna au segment OM le nom de moyenne harmonique entre les autres segments.
CÔTES-D'ArEY (Les), comm. do l'Isère, arrond. et à 12 kilom. de Yienue,non loin du Uhûno; 930 bab. Fabrique de cercles.
Côtes-DU-NORD (ntiPARTEsiENT DEs), formé d'une partie de l'ancienne province de Bretagne. Il est compris entre les départements du Finistère. Morbihan, Ille-et- Vilaine, et baigné au N. par la Manche. Superficie : 6.886 kilom. carrés.
Ce département comprend 5 arrond. :.Çflm/-Snewc,ch.-l., Dinan, Guingamp, Lannion, Loudéac; 48cant., 390 comm. et une population de 616.074 hab. Il forme le diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, sutTragant de Rennes; appartient au 10* corps d'armée, ressortit à la cour d'appel et à l'académie de Rennes, à la 15" conservation des forêts,
Paysan v«tu du cotcron (xiv« s,).
Tenir un héritage en coterie, il Terre vile, héritage chargé d'une redevance roturière, ii Toute association faite par cotisation, il Association, réunion d'individus qui cabalent ou intriguent ensemble dans l'intérêt do chacun d'eux ou pour défendre et faire valoir leurs opinions communes : Coterie politique, littéraire.
— Pop. Compagnon , dans le langage des ouvriers , et particulièrement des maçons : Olié,
la COTIiBIEÎ...
COTERON ou COTTE-
RON(dimin.d6co(/e)n.ni.
Vêtement court et sans manches, porté par les paysans au moyen ûgo.
Cotes (Roger), mathématicien ot astronome anglais, né à Burbach (Loicoster) en iG82,mort on nifl à Cambridge, où il professait depuis 1706 l'astronomie ot la physique expérimentale. Newton faisait grand cas de lui ; il disait à. propos do ses recherches sur l'optique : « Si Cotes élit vécu, nous saurions çiuehiue chose. • Cotes ne donna do son vivant qu'une édition des Principes de Newton, avec une préface où il défond son compatriote contre les cartésiens; un mémoire sur lo météore au 6 mars 1710, ot un autre mémoire d'analyse intitulé Logometria. Ses oeuvres posthumes ont été publiées sous lo titre de : Harmonia mensurarum sive analysia et synthesis per rationum et anqulorum mensuraa promota : accedunt alia npuseula matfiematica 'Cambridge, 1722). Lomonnicr a traduit ses Lectures sur l'hydrostatique et la pneumaiiuuo sous lo titre de : Lt^çons de physique expérimentale {l^aris, 1740).
Cotes n'est guère connu dans les écoles quo par son ihôorômo relatif aux racines imaginaires do l'unité, mais on lui doit cette proposition beaucoup plus importante : Si d'un point O quelconque, pris dans îc pian d'une courbe de degré m, on mène une droite qui coupe ta courbe en m points
«I* fli» «»■•••' «m.
et que Von conçoive sur cette droite le point M, déterminé par ta condition que l'inverse de la dtsiance OM ioit h moyenne arithmétique de» inverses des distances
On,, 0«,.,.., Ort^i lo lieu dea poaitiona qu'occupera le point M, lorsque ia aé-
au 2' arrondissement maritime et à l'arrondissement minéralogique de Rennes.
Le territoire du département dos Côtes-du-Nord, de formation granitique et argileuse, olfre un sol peu élevé, mais fort irrégulier. Des montagnes traversent le département de l'E. à rO. et le partagent en deux versants de largeur inégale, l'un au N., l'autre, moins large, au S. Le point culminant est le mont Menez (340 m.), qui donne son nom à toute la chaîne. A l'O., elle se bifurque en : monts d'Arrée, terminés au N.-C, dans le Finistère, et montagne Noire, finissant au S.O., dans le même département. Tout le département est couvert de coteaux d alignement indécis. Los côtes, longues d'environ 250 kilom., sont presque partout escarpées et présentent un grand nombre de baies; quelques grèves ont dos sables mouvants.
Lo climat dos Côtos-du-Nord est très humide, comme celui de l'Angleterre et do la Hollande; le ciel souvent gris ; les vents du N. et du N.-O. dominent. Peu do neiges, mais pluies fréquentes; l'automne est la saison la plus agréaole. Les écarts de température sont faibles.
Ce département est un pays de petite culture. On peut le diviser, au point do vue agricole, en deux parties : lo littoral et l'intérieur. A l'intérieur, partout où n'est pas employé ramondoment des sables calcaires ot marins, l'ancienne culture subsiste encore sans amélioration. Lo pays s'est appauvri mémo. Los landes, très vastes, nourrissent de petits bestiaux, des chevaux maigres, dos moutons chétifs et des chèvres. Lo reste produit : seigle, avoine, orge ou sarrasin. I^a pomme de terre forme souvent la baso do ralimontatiou des habitants. Lo littoral embrasse l'arrondi^somont do Lannion, la plus grande
fiartio do ceux de Saint-Brieuc et do Dinan. Là, c'est aussi a petite culture, mais très active. LanuMuIemont calcaire (sables marins et sables faluniers do Tréfumol. do Saint- Juvat. du Quiou) rend lo sol complot. On cultive le froment, l'orge, le lin, lo chanvre, le trèllo. On élève lo cheval avec succès. To'»s les progrès s'y voient à la fois. La culture maraîchère grandit sur la côte ot exporto ses produits à Paris ot de plus en plus on Angleterre, par tous les ports. Peu d'arbres, sauf les pommiers à cidro. La fabrication des toiles de Bretagne est encore importante. Dinan fait des toiles A voiles et des toiles do niénago. L'Industrie linièro çrandit. On oxnloito aussi dans cotto contrée le granit, Vardoiso, le saule calcaire ; ou y voit dos tuileries, des poteries, des papeteries, dos tannorlos, des mégisseries, un haut fourneau. I-o commorco consiste surtout en produits agricoles ot animaux. La pêche est très active, ot lo département arme [wur Torriv-Neuve et l'Islande; il compte «0 ports dont les principaux sont Dahuuoi, Lo Légué (Saint Driouc), Biuic, Paiuipol.
Cothurnes : 1. Grec ; 2. Romaio ; 3. Tragique.
COTEUX — COTISATION
GÔTEUX (teû), EUSE adj. Quî est relevé en forme de côtes saillantes.
— En T. d'hist. nat., Qui a des côtes, dos saillies longitudinales.
COTG. Trigon. Abréviation de cotangente.
COTHEN ou KÔTHEN, ville d'Allemagne. V. Cœthen.
COTHON [gr. kothôn, mémo sens) n. m. Antiq. gr. Vase à boire, d'origine lacédémonienne, qui était employé surtout par les marins et les soldats en campagne. (Le cothoD, généralement en argile, quelquefois en métal, était de forme ronde, avec une anse courte et un rebord épais, recourbé en dedans pour retenir les impuretés de l'eau.) Il Port creusé à main d'homme; spécialement le port de Carthage.
COTHONÉE. Myth. gr. Femme d'Eleusis, mère de Triptolème. ^.otiion.
COTHURNE (du gr. kothornos, même sons) n. m. Antiq. gr. et rom. Espèce de brodequin qui couvrait la moitié do la jambe et se laçait par devant, ii Se disait particulièrement d'une cbaussure pourvue d'une épaisse semelle, dont faisaient usage les acteurs tragiques, à Athènes et à Rome, pour rehausser leur taille.
— Poétiq. Genre, style tragique; profession d'auteur ou d'acteur tragique, n Chausser, Prendre, Mettre le cothurne, Composer, ~jouer des tragédies; prendre un style tragique, élevé.
Il Cothurne bourgeois. S'est dit dans le sens de drame , comédie bourgeoise.
— Enctcl. Antiq. La forme du cothurne variait naturellement suivant sa destination. D'une façon générale, c'était un haut brodequin, lacé par devant, qui s'élevait jusqu'au milieu de la jambe et était muni d'épaisses semelles. On donnait souvent le nom de « cothurne »
à la botte des cavaliers ou des chasseurs, comme à la bottine de luxe des rois et des magistrats, plus tard des empereurs. En Grèce, on désignait quelquefois par le même terme, coihomos, le haut brodequin des acteurs tragiques qui, suivant les cas, avait d'ailleurs différents noms. C'est seulement chez les Romains que le cothurne {cothumus) a été considéré comme l'attribut symbolique de la tragédie; et le mot a conservé ce sens spécial chez les modernes.
COTHURNE, ÉE adj. Qui est chaussé du cothurne.
COTHURNIE (ni) OU COTHURNIA n. m. Genre d'infusoires péritriches, famille des vorticellidés, comprenant des formes cuirassées, fixées au fond d'une coque pédonculée adhérant aux corps étrangers. {Les cothurnies vivent dans la mer ou les eaux douces; le cothurnia astaci est très abondant sur les branchies des écrevisses. Des douze espèces de ce genre, la plupart habitent les mers du nord, fixées sur les bryozoaires ou les algues.)
GOTHURNO (Bartolomeo de), cardinal italien, né près de Gênes, mort en 13S5. Il entra dans l'ordre des franciscains, fut plus tard archevêque de Gênes et reçut d'Urbain VI le chapeau de cardinal en 1378. Accusé d'avoir voulu assassiner Urbain VI et mis à la torture, Cothurno avoua, fut emprisonné dans une citerne, puis conduit à Gênes et jeté à la mer, enfermé dans un sac. I! avait composé plusieurs ouvrages sur la théologie.
COTICE n. f. Pièce héraldique, qui est une bande ou une barre diminuée de lar-
feur. (On a appelé cette pièce divise en ande, mais le terme de coiice a généralement prévalu, et sans attribut énoncé, il signifie cotice en bande; lorsque c'est une barre diminuée, il faut dire cotice en barre.)
COTICÉ, ÉE adj. En T. de blas.. C'est le barré ou le bandé, quand le nombre des partitions est porté à dix au plus (à condition de rester pair).
COTI-CHIAVARI. comm. de la Corse, arr. et à 16 kilora. d'Ajaccio, non loin de la Méditerranée; 1.597 hab. Pénitencier agricole (à Chiavari).
COTICULE flat. colicuîa; de cos, cotis, pierre à rasoir) n. f. Antiq. Petit mortier fait avec lapierre dure dont on fabriquait les pierres à rasoirs, ii Pierre de touche.
— Miner. Sorte de schiste cristallin à ^rain très fin, composé pour les deux tiers environ do petits cristaux de grenat spessartine. dont les plus gros ont à peine 2 centièmes de millimètre de diamètre. (On en fait des pierres à aiguiser ou pierre à rasoirs.) Syn. novaculite.
COTIDAL, ALE, AUX adj. Se dit d'une courbe passant par tous les points où la marée a lieu à la même heure.
COTŒR (ii-é), ÈRE [do l'anc. franc, cote, cabane] adj. Ane. coût. Se aisait des héritages censuels, non nobles, et des terres tenues en coterie : Terre cotii;iîe. Le bien cotii:r était possédé par une communauté moijennant le cens qu'elle payait à son seigneur. (Butel.) n So disait des paysans associés pour tenir un bion en coterie : Paysans cotiers. Hommes coi\FAi.%.\\ Juges cotiers. Hommes cotiers qui jugeaient certaines causes soumises ù. la justice de leur seigneur.
CÔTIER {ti-é), ÈRE [rad. côte] adj. Qui se rapporte aux côtes, qui a lieu sur les côtes, près do la côte : Communications cÔTiÊRES. Pêche cÔTifeRE. Batteries côtières. ii Fleuve côtier, Fleuve qui a pou de longueur et dont la source, par conséquent, est peu éloignée do la cote.
— Archéol. Amas cotiers. Nom donné primitivement aux amas préhistoriques de débris do victuailles, auxquels sont mêlés des instruments do silex, que l'on trouve sur les côtes danoi.sos du Cattégat et do la Baltique, en Ecosse, dans l'Amôriquo du Sud, en Portugal et quelques autres
D'argent â une cotice de sinople'
Coticé de Tingt
pièces d'argent et
de sinopie.
pays, et qu'actuellement on appelle kjœkken-maddings (débris de cuisine), d'après le nom donné par les archéologues danois.
— n. m. Sur une ligne d'omnibus, etc., Cheval de renfort pour monter les côtes, n Homme chargé do l'atteler. Il Bâtiment qui suit les côtes, caboteur :
Un côtit!r de Léon, avec toute sa charg-e. Par un matin d'automne allait prendre le large.
Brizecx.
CÔTIÈRE n. f. Suite de rivages, de côtes : Croiser sur la côTiÈRK. (Vx.) Il Coteau. (Vx.)
— Agric. Pente sufrisamment douce pour Être labourée à la charrue.
— Constr. Bloc de pierre placé de chaque côté d'un four de forge, n chacun des pilastres, aux côtés d'une cheminée, quand le tuyau fait saillie. (On dit également costière.)
— Hortic". Syn. do ados.
— Teclm. Chacune des deux parties du moule servant à couler les tuyaux de plomb, ii Planche sur laquelle on pose le grain dans les brasseries.
COTIÈREMENT (rad. cotier) adv. Ane. dr. En coterie : Tenir cotièrkment un héritage.
COTIGNAC {gna [gn mil.] — du provenç. coudougnat, dérivé de coudougn, coing, qui vient du lat. cotoneus, même sens) n. m. Confitures de coings, confitures d'oranges : Les coTiGNACS d'Orléans. Il Conserve de coings au vin blanc.
— Cotignac de Bacchus. S'est dit longtemps pour Fromage.
GOTIGNAC, ch.-l. de cant. du Var, arr. et à 20 kilora. de Brignoles, non loin de la Cassole, affluent de l'Argens; 2.292 hab. Culture du mtîrier. Filatures de soie, tanneries ; fabrique de chapeaux de feutre. Aux environs, sur une colline, l'église de Notre-Dame-de-Gràce, — pèlerinage autrefois très fréquenté, — fondée en 1519 et visitée, en 1663, par Louis XIV et Anne d'Autriche. — Le canton a 5 comm. et 6.740 hab.
COTIGNAGENQUE {gna-sink' [gn mil.]) n. f. Hortic. Variété de figue blanche.
COTIGNELLE {gnèV [gn mil.]) n. f. Infusion spiritueuse de coings.
COTIGNOLA, bourg d'Italie (Emilie [prov. de Ravenne]), sur le Senio, affluent du Pô di Primaro ; 6.500 hab. Tuileries.
COTIGNOLA. Biogr. V. Jocbmds.
GOTIJA, bourg du Mexique (Etat de Michoacan), sur le lac de Tacascuaro; 6.560 hab.
CÔTIL n. m. Dans l'ouest de la France, et particulièrement en Normandie, Flanc d'une colline de peu d'élévation.
GOTILLAS (Las Torres de), comm. d'Espagne (Murcie [prov. de Murcie];, sur le rio côtier Segura; 2.200 hab.
COTILLON (// mil. — dimin. de cotte) n. m. Jupon, cotte ou jupe que portent les femmes, le plus ordinairement par-dessous une robe : Cotillo.n de flanelle. (Se dit surtout des jupons des paysannes.)
— Pop. Se dit d'un homme cancanier, indiscret.
— Fam. Femme, femmes en général : Aimer le cotillon. Il Faire danser te cotillon. Battre une femme, n Généraux
de cotillon. S'est dit, au xviii* siècle, des généraux faits par l'influence d'une des maîtresses du roi.
— Chorégr. Autref., Sorte de branle à quatre ou huit personnes, que Ton exécutait en dansant, il Auj., Danse accompagnée de jeux. V. la partie encycl.
— Jeux. A la guinguette. Cartes qui restent après la donne, et que, dans les autres jeux, on appelle communément " le talon n . n Une des chances du même jeu. il Boîte ou corbeille qui est destinée à recevoir les mises pour cette chance, il Bemuer le cotillon, Mêler les cartes du talon et y prendre une carte en échange do celle qu'on a écartée.
— Pêch. Large pantalon en toile, que les pêcheurs de la Manche mettent pour aller à la mer.
— Encycl. Chorégr. Le cotillon contemporain se compose de danses variées et de scènes mimées, par lesquelles on termine généralement un grand bal. Il comportait primitivement un certain nombre de figures en quelque sorte classiques, parmi lesquelles: Ze Berceau, les Cercles ju7}ïeaux, le Chapeau, la Chasse aux mouchoirs, les Colonnes, la Contredanse, la Corbeille, la Course, les Dames 'issises. les Fleurs, la Mer agitée, ta Phalange, les Quatre coins, les Bonds, le Sergent, te Miroir, le Masque, la Trompeuse, etc. Ces figures tendent à disparaître peu à peu pour être remplacées par des jeux avec accessoires, pres-
âue toujours accompagnés d'une distribution de souvenirs : eurs, tambourins minuscules, etc. Le cotillon est conduit par un couple, cavalier et dame.
COTILLONNER [ti-llo-né [Il mil.] V. n. Fam. Danser le cotillon.
COTILLONNEUR {ti-lloneur [Il mll.j),EUSE n. Personne qui danse le cotillon.
COTIN ( du lat. coiinus, même sens) n. m. Econ. rur.
Dans l'ouest do la France, Petite étable où l'on tient enfermé le veau qui vient d'être sevré.
— Bot. Un des noms vulgaires du fu.stet. V. coTiNDS.
GOTIN (l'abbé Charles), H prédicateur et poète des plus galants d'entre ceux qui ont lu et su la légende des ruelles "I, comme Te dénomme le Catalogue de la Bibliothèque du Box. WïïB.qmit'Po.vïSQu 1604, fut élu membre de l'Académie française en 1055, reçut en 1664 une pension do douze cents livres et l'abbaye, d'ailleurs imaginaire, do Montfronchel,et mourut en 1682. "Assez bien fait, au témoignage de Hichelet, do médiocre taille, toujours fort propre, avec une perruque blonde et bien frisée, il avait les yeux vifs, le visage rond et l'humeur agréable. » Homme du mondo, il fréquenia l'hôtel do Lon-
rr^
Abbé Cotiu,
Cotinga.
gueville, celui de Nevers et celui de la Grande Mademoiselle, où se réunissaient les anciens hôtes de la marquise de Rambouillet. On l'admirait pour ses petits vers, ses énigmes, ses rondeaux, ses lettres, qu'il a recueillis dans ses Œuvres galantes (1663-1665), son Recueil d'énigmes (16-16), ses CEuvres ïne7ëes (1659). Mais ce bel esprit précieux, que Somaizea catalogué sous le nom de Cliti- PHON, était en outre un théologien, un philosophe, un savant. Sa Jérusalem désolée (1634), sa Vie du philosoplie chrétien {IGbi), son Traité de l'âme immortelle (1655), sa Paraphrase du cantique des cantiques (1660) expriment de hautes idées, et son Oraison funèbre d Abel Servien, prononcée dans l'église des Billettes, le montre orateur éloquent. Comme prédicateur, il est serré, précis, volontairement sec ; comme littérateur, il fut en butte aux traits de Ménage, déchaîné par M"" de Scudéry, et contre lequel il publia la Ménagerie (La Haye, 1660); de Molière, qui le joua dans le Trissotin des Femmes savantes; de Boileau qui le prit pour une de ses victimes et auquel il riposta par la Critique désintéressée (1666). Le satirique disait de lui :
Cotin. à ses sermons, traînant toute la terre. Fend des flots d'auditeurs pour aller ii sa chaire.
Qui méprise Cotin n'estime point son roi Et n'a, selon Cotin, ni Dieu, ni foi, ni loi.
Dans l'application, ces deux derniers vers si mordants sont dirigés contre ceux qui ont la sotte prétention de mettre leur nullité à l'abri d'un nom ou d'une chose généralement respectée.
Cotin paraît valoir mieux que la réputation que lui firent ces redoutables ennemis.
COTINEAU {no) OU COTTIMO n. m. Impôt prélevé par les consuls français, dans le Levant, sur les navires de leurs nations, pour les avances qu'ils leur font et pour acquitter certains droits administratifs.
COTINGA n. m. Genre d'oiseaux, type de la tribu des cotmgiués, comprenant des formes à bec aplati à la base» denté au bout, emplumé jusqu'aux narines.
— Encycl. Les cotingas sont de taille médiocre; leur livrée, ordinairement éclatante, de couleurs tranchées, les fait rechercher pour l'oisellerie et la plumasserie; on en connaît plus de vingt espèces, réparties dans huit sous genres; toutes habitent les forêts des contrées chaudes de l'Amérique.
COTINGIDÉS [ji] n.m.pl.
Famille d'oiseaux passereaux dentirostres, comprenant ceux qui ne sont pas organisés pour chanter, dont le plumage souple est varié de gris et de brun, ou de teintes brillantes; dont les pieds sont larges et courts, le bec élargi à. sa base. (Les cotingidés sont voisins des manakins et des brèves, mais leur régime est frugivore ; ils habitent) l'Amérique, et se subdivisent en quatre tribus : tityrînés, cotinginés, lipanginés, gymnodérinés.) — Un cotingidé.
COTINGINÉS (ji) n. m. pi. Tribu d'oiseaux, famille des cotingidés, renfermant les cotingas proprement dits, répartis dans les genres : phibalura, cotinga, ampelion. — Un coTi:,"GiNÉ.
COTINIS {nlss) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des scarabéidés, tribu des cétoniinés, comprenant des cétoines voisines des gymnetis, et caractérisées par leur chaperon cornu dans les deux sexes, leur saillie sternale piate. (Les cotinis habitent l'Amérique et sont surtout répandus dans les régions chaudes ; on en connaît une vingtaine d'espèces.)
COTINUS inuss) n. m. Syn. de RHns, nom latin du sumac fustet, vulgairement appelé arbre à perruques.
GOTIQUE [tik') n. m. Nom vulgaire d'une variété de coquille univalve, très belle et blanche, que l'on appelle aussi
CYPRÉE,
COTIR {d'un radical latin cutere, frapper [entrant en composition dans percuter el^v. a. Cesser, heurter du front. (Vieux.) Il Meurtrir, en parlant des fruits : La grêle cotit les fruits.
— V. n, So dit, en Bretagne, pour Pétiller, claquer, produire des bruits successifs et rapprochés : Le sel cotit da/is le feu. n Dans l'ouest et dans le centre de la France, on emploie le même mot dans le sens de Jaillir : Enfant qui s'amuse à faire cgtir de l'eau sur ses camarades.
Se cotiv, V. pr. Devenir coti, être meurtri.
COTISABLE adj. Qui peut être soumis à une cotisation.
COTISATION (sï-oï()n. f. Action de se cotiser: Souscrire par COTISATION. Il Quote-part de chacun de ceux qui se sont cotisés : Payer sa cotisation. Il Imposition faite par cûto : Le rôle des cotisations.
— Encycl. Dr. Cotisations municipales et particulières. Sommes fournies parles communes, les étabnssementsde bienfaisance et les particuliers, pour l'acquittement de certaines dépenses d'intérêt commun, aux trésorierspayeurs généraux qui les versent aux ayants droit, au moyen de mandats sur leurs caisses délivrés par les préfets. Cette définition fait connaître le but des cotisations. Il est des dépenses supportées par toutes les communes, comme les frais de registres de l'état civil, de confection de matrices, rôles, avertissements, d'impressions, de timbres, ou assez générales pour en intéresser un grand nombre dans un même département, dont le règlement serait onéreux pour les créanciers, si elles ne pouvaient s'acquitter qu'au bureau de chacun de leurs receveurs. Pour supprimer la multiplicité des démarches et faire bénéficier les communes des réductions qu'une commande collective administrative peut leur procurer, le trésorier-payeur général centralise toutes les sommes dues, et paye directement les fournisseurs ou créanciers.
Les dépenses qui peuvent être acquittées par voie do cotisation sont déterminées, limitées. La nomenclature en est arrêtée entre les ministres de l'intérieur et des finances. Aucune autre ne peut y être ajoutée sans leur accord.
COTISER (rad. cote) v. a. Imposer par cote, régler la quote-part de : Cotiskr quelqu un à (juinze francs. (Vx.) [No s'emploie gut^va que eomino verbe pronominal.)
Se cotiser, v. pr. Fixer la (luoto-i)art do chacun dans une dépense commune : Se conSKit /loiir donner une fête, il Se taxer, s'imposer soi-mômo ; /( faut que chacun sk cotise selon ses facultés. (Acud.) — Fig. S'associer, mettre ses ressources en commun, coopérer on coniEnun à quelque chose : Si: cotiskr pour avoir une idée.
COTISSES n. f. pi. Nom donné aux entaittes entre lesquelles on lait passer los lils do la chaîne dos lustrines.
COTISSURE {li-sur^ — rad. colir) a. f. Meurtrissure sur un Iniit : La COTISSURE empêche que les fruits soient de i/arde. (.\ead.)
COTNARI, comm. de Roumanie (district de Jassv): 3.000 hab. •' '
COTO n. m. Nom d'une écorce provenant de Bolivie, et qui jouit do propriétés antidysontériquos.
COTOCACHE ou COTOCACHI, ville de la république de rEquateur (prov. d'Imbabura), sur le rio Mira, au pied du volcan de Colocacki (4.966 m.) ; -i.soo hab.
COTOGÉNINEO,;) n.f. Corps neutre, C" H" O-, obtenu en laisant reagir la potasse en fusion sur la leucotiue.
COTOÏNE n. f. Principe extrait du coto.
— Enovcl. La coloïnc, C" H" O', s'extrait du coto par I éther ; elle se cristallise en aiguilles jaunâtres, fusibles à 130» ; elle est soluble dans la plupart des dissolvants. Vers la lin de la cristallisation dans l'eau, il se dépose une dicotoine C" H"0", provenant de la réunion de deux molécules avec élimination d'eau. Une autre variété d'écorco a donné de la paracotoine, de la leucotine, do l'tnidrocotoine et divers autres principes.
COTOIRE ou COTTOIRE (to-ar) n. f. Archéol. Lacet de passementerie et collier étroit ayant la l'orme d'un cordon (expression on usage aux xvi" et XVII' s.) [Au contraire des hauts carcans et jaserans d'orfèvrerie, qui encerclaient le cou jusqu'aux mâchoires, les cottoires couraient autour du cou ou retombaient sur les épaules comme de fines chaînes, auxquelles étaient suspendus des joyaux. j
Cotoire.
COTON ( de l'arabe qothon, même sens) n. m. Sorte de bourre qui enveloppe les semences du cotonnier, il Fil ou étoffe que l'on fabrique avec cette matière : Coton lavé et empesé.
— Par anal. Duvet qui recouvre les feuilles de certaines plantes, ou qui ressemble au coton, ii Duvet qui couvre le corps des oiseaux avant qu'ils aient des plumes, n Poil follet qui vient aux joues et au menton des adolescents.
— Par ext. Cotonnier, plante qui produit le coton : La culture du coton a enrichi tes Etals-Unis.
— Fig. Mollesse, faiblesse, douceur excessive, vie molle ■ Elever ses enfants dans du coton, dans une botte à coton. Se mettre dans du coton.
— Pop. Embarras, peine, difficulté : Métier bien pané mais oiJ di/ a du coton. 11 Bataille, coups échangés : // v a eu du COTON à la barrière.
— Jeter son coton, du coton. Se dit d'étoffes communes, qui se couvrent d'une espèce de bourre ou de duvet.
— Loc. fam. Jeter, Filer un mauvais coton, un vilain colon. Etre atteint dans sa santé, son crédit, sa réputation. 11 Avoir du coton dans les oreilles. Etre sourd, insensible
à certaines influences. Il Porte-coton, Valet de garde-robe et, fig.. Vil complaisant. '
— Cliim. Coton-.poudre. V. ce mot.
-- Comm. Co(07i en laine. Coton brut, tel qu'on le recueille, n Coton-cordonnet. V. ce mot.
— Teclin. Coton de verre, Nom donné à dos fils do verre très fins i[ui, par suite de leur ténuité et de leur flexibilité, ont l'apparence de fils do coton.
— Encïcl. Techn. L'obtention du colon filé, tel qu'on le vend dans le commerce, nécessite les opérations suivantes : en pre-
mier lieu, on procède au battage et à l'ouvrage du coton brut sortant des balles, A l'aide de m a c II i n e s dites ouvreuses, dans le but de diviser les libres végétales fortement pressées, en môme temps que de les débarrasser des impuretés qui les accompagnent toujours. Ensuite, ces fibres sont envoyées aux cardes, qui terminent leur nettoyage et les transforment en uno nappe continue. Ij' étirage succède au cardage ; il rend les
HnlelÂfL^fj!' r"" "T' """ »"'■'"'' par dos glissements suctesbilb dos divers brins, et diminue l'épaisseur et la largeur do la nappe, qu'il transforme en ruban. ITmoven du 'S';n-''en"f-'""''"J';c"" .■"''Sntariso encore l'ens"ni'do au ruban en faisant définitivement disparaître les derroîk n'^ïi';','■"^■ 1°"' ''«"l'ulsion avait ïésisté aux anpacôûïtn'ilî l'i2"''- '" PO'e"^» o-lûv» aussi les littos courtes ot los nœuds qui ont pu se produire.
Au sortir des poigneusos, lo ml nouveau par \os élirenses, qui régularisent son épni.ssoirr on 1 amène alors aux bancs à broches, qui tordont le ru-
est rendue plus grande encore par le passage des rubans amincis aux métiers a filer, travail qui s'exécuto automatiquement au moyen du métier self-aclinn, à l'aide duquel, en môme temps, le fil se trouve retordu. Cette opération constitue lo filai/e proprement dit. Il est déjà pos- ■siblo de se servir industriellement du fil de coton sortant des métiers à filer; cependant, la jihipart du temps, ces nis.qui^sont simples, subissent deux à deux un nouveau retors. Il no reste plus, dès lors, qu'à apprêter ces fils, les gazer ou les vaporiser, avant de les livrer au tissaue A. 1 origine, le travail s'exécutait à la main, depuis' lo battago jusquau filage. On n'avait ainsi que des fils très gros, dont 1 emploi était limité i la formation de la trame detoHes communes, connues sous le nom de futaines Les uns attribuent à Thomas Higgs l'invention du.Vull Jenn:/ ■ d autres, au contraire, attribuent à l'Anglais Samuel Crompton la découverte, en 17G9, de ce premier banc à broches. Successivement, Hargraves, puis Richard Arkwright améliorèrent ce matériel mécanique primitif. En ms, Crompton le perfectionna do nouveau. Bodmer do Manchester inventa à son tour, en 1824, le métier à filer continu. Vers 18..0, enfin, los peigneuses mécaniques, duos à Heilmànn firent leur apparition, complétant ainsi, en quoique sorte' I ensemble des machines usitées pour le travaildu coton J usqu à nos jours, ce matériel a subi de nombreux et continuels perloctionnements. On se sert, aujourd'hui, des métiers à tisser mécaniques.
Coton (Pierre), jésuite et prédicateur français, né à iNeronde en I-orez en 1561, mort à Paris en 1626. Il se distingua d'abord par son zèle et son éloquence dans les missions que les jésuites donnaient alors au sein des principales villes du midi de la France. Sa parole convertit au catholicisme M»« do Créqui, fille du maréchal de Lesdiguières. Celui-ci le fit connaître au roi Henri IV qui le mit au nombre de ses amis. C'est sur ses instances que lo roi permit aux jésuites do rétablir leur maison professe de Pans ; il le prit pour confesseur en 1608. On raconte qu 11 reprochait au Béarnais de jurer souvent, et notamment de dire Jarnidieu (Je renie Dieu). L'habile jésuite proposa au roi de remplacer cette exclamation par Jarnicoton ha. variante plut à Henri, et le juron devint dès ors à la mode. Humble et désintéressé, le P. Coton refusa I archevêché d Arles et lo chapeau de cardinal. Après la mort de Henri IV, Marie do Médicis lui confia la direction do la conscience du jeune Louis XUI. Eloigné de la cour par de Luynes et Richelieu, il fut d'abord recteur du collège de Bordeaux, puis provincial à Paris. Il a laisse do nombreux ouvrages : VInstitulion catholique (icio)- .Sermons sur les principales et les plus difficiles matières de la /-O! (1617); Genève plagiaire (1618), etc. En 1610, il avait publié la Uttre déclaratoire de la doctrine des Pères jésuites, pour disculper sa compagnie de toute complicité dans 1 assassinat de Henri IV.
COTONAL (rad. colon) n. m. Magistrat qui, dans les ludes Irançaises, jugeait les affaires criminelles.
COTON-CORDONNET [do-né] n. m. Coton à coudre auquel le retors est donné en sens contraire du tors des fils simples.
COTONÉA n. m. Ane. nom du cognassier.
COTONÉASTRE (a^str) n. m. Arbrisseau de la famille des rosacées, tribu des pyrées, qui comprend quatre espèces croissant dans les régions montagneuses do l'Eurooe et de 1 Asie. ^
COTONISER (SE) v. pr. Devenir semblable à du coton mou, sans ressort.
COTONNADE [to-nad') n. f. Etoffe fabriquée avec du coton. '
,.-TJ'^S''^^',^^"^ '" èommerco, on appelle rouennerie 1 etotto dont le coton a été teint avant le tissage, et indienne celle qui est imprimée après le tissage.
La fabrication do la cotonnade compronTcinq opérations successives : le bobinage, qui s'opère mécaniquemont, et qui consiste à tranformer les écheveaux de coton en h enroulé surdos bobines; Vourdissage. se pratiquant sur 1 ourdissoir, sorte de tambour sur lequel sont disposées plusieurs cenuiines de bobines ayant des fils de coton de diverses couleurs, occupant un ordre que le dessin ù