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COTÉ

— Dr. anc. Coter un procureur, Sig^nifier par exploit que ce procureur occupera pour celui qui a fait donner l'exploit.

— Géod. Noter les niveaux.

— Mar. Coter un navire. Le faire enregistrer au u Veritas » qui détermine sa valeur après examen.

Cote , ée part. pass. du v. Coter, ii Projection cotée. V. la partie encycl.

Se coter, v. pr. Etre coté.

— Encycl. Dans la méthode des projections cotées, les figures sont projetées orthogonalement sur un plan dit : plan de comparaison. Ce plan est généralement choisi de façon que tous les points de la figure à représenter soient situés d'un môme côté. Cette méthode convient à la représentation de figures très étendues ayant peu de relief; elle trouve son application dans les épures de fortifications, dans les tracés de routes, de canaux, de conduites d'eau ou de gaz, dans les cartes géographiques et marines. Toutes ces représentations se désignent, d'une façon générale, sous le nom de plans cotés. En raison de la

frande étendue des ligures représentées, les plans sont ressés à une échelle donnée.

Un point est représenté par sa projection orthogonale sur le plan de comparaison, et par un nombre appelé cote, que l'on écrit à côté de cette projection. La cote exprime en mètres la distance du point au plan de comparaison.

Une droite est représentée par sa projection et par les projections des points de cote ronde, c'est-à-dire situés à 0, l, 2, mètres exactement du plan de comparaison. Lorsqu'une droite est définie par deux points, on détermine, pour la représenter, les projections de ses points de cote ronde; c'est ce qu'on appelle graduer la droite, ou marquer son échelle de pente. La pente d'une droite, c'est le rapport de la différence de cote de deux de ses points â ia distance en mètres de leurs projections horizontales. Lorsqu'une droite est graduée, sa pente est l'inverse de la distance de deux points consécutifs. Cette distance s'appelle intervalle. La pente d'une droite est d'autant plus rapide que l'intervalle est plus petit.

Un plan est représenté par une ligne de plus grande pente. On sait, en etfet, qu'une pareille ligne est perpendiculaire aux horizontales du plau considéré, et que, par conséquent, elle suffit pour le déterminer. Pour indiquer, sur l'épure terminée, que cette ligne représente un plan, on douDle sa projection d'une parallèle voisine; on y joint souvent, en trait rouge ou pointillé, des perpendiculaires menées par les points de division de la graduation. Ces droites représentent alors les horizontales de cote ronde du plan.

Pour représenter les surfaces, on représente, soit les lignes de niveau de cote ronde, soit les lignes de profit.

On appelle ligne de niveau d'une surface son intersection avec un plan horizontal. La projection d'une ligue de niveau est égale à cette ligne dans l'espace, de sorte

Su'il suffit de relever par la pensée les lignes de niveau 6 l'épure à leur cote correspondante pour avoir une idée assez précise du relief de la surface représentée. C'est ainsi que l'on se rend compte approximativement des accidents de terrain que présente lo sol do la Franco on jetant les yeux sur la carto construite par les officiers de l'état-major.

On appelle ligne de profil l'intersection d'une surface par un plan perpendiculaire au plan de comparaison. On représente les lignes do profil au moyen do leur rabattement. Pour mettre on valeur les variations de cote des points d'une li^no do profil, on oniploio une échelle convenable, difl'erente do celle qui concerne la projection horizontale. Dans les tracés do routes, on a recours au profil en long, dirigé suivant l'axe do la route, et aux profils en travers, qui lui sont perpendiculaires.

COTERAS {ra) ou COTEREAUX {rÔ) n. m. pi. Cordages

3ui relient et maintiennonC on place les tramuils entre eux eaux.

COTEREAUX (ro) n. m. pi. Routiers faisant partie do CGito soMatosquo grossie do brigands ot d'aventuriers avides de pillage, qui ravageront la Franco dans la seconde moitié du xu* siècle. — Un cotkbkak.

— Encycl. Lo départ de Louis VU pour la croisade avait favorisé la formation ot lo déveleppomi-nt de bandes armées. Selon Hercule Girault, le désir do piller les terre» des seigneurs partis pour la croisade aurait été l'origine du mouvement. Les chefs des cotereaux furent Adémar de Limoges, Raymond do Turenne, Sanche do Savagnac, Courbarau, Raymond Hrun. Leurs pillages ot forfaits furent épouvantables. En 1182. ce fut un obscur artisan d'Auvergne, lo charpentier Durant, quo Sun biographe a justement appelé un a précurseur do Jeanne d'Arc u, qui organisa contre les cotoroaux les associaliuiis de cnnfrôros ou so<'tatours do lu paix de Mario, bientôt a[ipolos par lo peuple los capuchonnéa. Ces associations no tardé-

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