COUDÉ — COUDRIER
du fer lorsque le cheval, se couchante»! vache, appuie son coude sur les éponges du fer du pied correspondant.
— Chir. L'articulation du coude peut être affectée de fractures, de luxations, d'anliyloso, d'arthrites diverses, et, en particulier de tumeur blanche.
Les fractures intra-articulairos du coude intéressent surtout l'olêcrane et les autres extrémités articulaires de Vhumérus, du cubitus et du radius.
Des luxations du coude, la plus commune est celle des deux os de i'avant-bras en arriére. Elle se produit ordinairement par chute sur la paume de la main. Les signes sont la saillie de l'olêcrane eu arrière et de l'humérus en avant, l'impossibilité de redresser le bras.
La luxation en avant par chute sur le coude est souvent accompat;née de fracture de l'olêcrane. Le traitement consiste à réduire le plus tôt possible la luxation ; à maintenir l'articulation immobile pendant quelques jours daiis la demi-flexion, en prévision de l'ankyloso possible ; puis à rétablir la mobilité au moyeu do bains de bras très chauds, de massages, de mouvements forcés. En cas de luxations irréductibles, on pratique la résection du coude. On la pratique aussi en cas d'ankylose dans une mauvaise position. La désarticulation du coude est un mode d'amputation du bras.
— Phys. Si une conduite d'eau présente un coude brusque, le filet, au lieu de suivre cette courbure, l'abandonne en raison de son inertie, et ne rejoint la paroi qu'un peu plus loin ; il se produit dans l'intervalle un remous avec perte de force vive. En appelant charge, entre les deux points d'un lilet liquide en mouvement, l'accroissement de hauteur dû à la variation de vitesse entre ces deux points, le coude produit une perte de charge exprimée empiriquement par Napier sous la forme ;
r étant le rayon moyen du coude, ( sa longueur, '■ la vitesse moyenne et g l'accélération de la pesanteur. Pour un rayon assez grand et une vitesse assez faible, les pertes de charge dues aux coudes sont assez faibles. Un
fihénomène semblable se produit dans es conduites de gaz. Péclet a montré que, dans ce cas, la résistance des coudes brusques est sensiblement proportionnelle au carré de la vitesse et au carré du sinus de l'angle que font les deux directions.
Coudé (Louis-Marie), marin français, né à Auray en 1758, mort à Pontivy en 1822. Destipé à l'état ecclésiastique, il s'enfuit de la maison paternelle et s'embarqua à Lorient, sur un navire de la comp^nie des Indes. En ms, il passa au service de l'Etat avec le grade de lieutenant de frégate. Durant la guerre de l'Indépendance, il prit part a divers engagements : horriblement brûlé par l'e.xplosion d'un baril de poudre, il continua, plongé dans un tonneau d'eau, à donner ses ordres. Lieutenant de vaisseau en 1792, capitaine l'année suivante, il prit, en 1795, le commandement du Ca-lra, et s'illustra par plusieurs faits glorieux. Nommé "contre-amiral en 1814 et bientôt admis à la retraite, il fut, pendant les Cent-Jours, élu député du Morbihan.
COU-DE-CHAMEAU n. m. Bot.' Nom vulgaire du narcisse des poètes, il PI. Des cocs-dk-chameau.
COU-DE-CIGOGNE n. m. Bot. Nom vulgaire d'un érodion {gêramuul commun). Il PI. Des COUS-DK-CIGOGNE.
COUDÉE [dé — rad. coude) n. f. Mesure de longueur en usage chez les anciens, et qui était censée représenter la distance du coude à l'extrémité du doigt du milieu : La longueur de la COUDÉE avarié, suivant les pays, de ô'^,442 à û'°,720.
— Par ext. et rig. Longueur ou quantité considérable : Etre de cent cot:débs au-dessus d'une besogne.
— Particulièrem. Usage du coude. (N'est usité que dans la locution Coudées franches. Liberté des mouvements du coude, des bras) : A table, au spectacle, il faut avoir ses coDDÉES FBANCHiîs. Il Fig. Liberté d'action: Tout chef doit avoir ses coudées franches.
— Enxycl. On donnait le nom de coudée à la distance du coude à l'extrémité du grand doigt, lorsque le bras et I'avant-bras sont plies en équerre et que la main est ouverte. La coudée paraît être d'origine égyptienne. Aux bords du Nil on distinguait la coudée royale, qui se divisait en 7 palmes et 28 doigts, tous consacrés à une divinité spéciale (les étalons qui nous en sont parvenus permettent de l'évaluer à 0",522 au juste), et la petite coudée, qui n'avait que 6 palmes et 24 doigts ou 0»,450. C'était celle qui était employée communément dans la construction des monuments". Chez les Grecs, la coudée, ity.o;, et chez les Romains, cubitus, valait un pied et demi ou un peu plus de 0»,443. Chez les Arabes, la coudée valait de 0'",592 à û™,444.
COUDEIN, commandant du radeau do la Méduse, né à La Tremblade (Charente-Inférieure), où il mourut eu 1857. Il était aspirant à bord de la frégate la Méduse, lors(|ue, ce bâtiment ayant fait naufrage, il tenta d'opérer le sauvetage sur un radeau. Il était capitaine de vaisseau quand il prit sa retraite, en 1852.
COUDEKERQUE-BRANCHE, comm. du dép. du Nord, arr. et à 3 kil. de Dunkcrquo. dans la plaine do Flandre, sur les canaux des Moëres. de Furnes, de Bergues et de Bourbourg; 4.3C5 hab. Ch. do f. Nord. Entrepôts des magasins généraux de Paris ; fabrique de craie, filature de fin et do chanvre, manufacture de toile à voiles, huilerie, raffinerie do pétrole, etc. C'est un véritable faubourg de Dunkerque.
COUDELATTE (do Mil, de, et latte) n. m. Pièces do bois qui servaient à recevoir la tanière dans une galère. (On emploie plus souvent le pluriel coudelattes.)
COU-DE-PIED {pi-é)n. m. Partie supérieure du pied, à l'endroit do son articulation avec la jambe : Avoir le coude-pied élevé. Il PI. Des cous-de-pied.
COUDER V. a. Plier en forme do coude : Couder une barre de fer.
Coudé, ee part. pass. du v. Couder.
— En T. do bot., .Se dit de l'arête des graminées, lorsqu'elle est plièe dans son milieu.
Se couder, v. pr. Prendre la forme d'un coude, se courhor.
Couder.
Couder (Louis-Charles- Auguste), peintre français, né et mort à Paris (1790-1873). Elève de Regnault et do David, il exposa, en 1817, le Lévite rf'£'p/waïm (aujourd'hui au Louvre). Couder exposa ensuite le Soldat de Marathon anywnçant la victoire, composition pleine de caractère ; puis, au Salon de 1822, Adam et Eve endormis que .Satan menace de son sceptre et Léonidas, prêt à partir pour les Thermopyles, dit un éternel adieu à sa famille. Ce dernier tableau, acheté par l'Etat, est au musée de Versailles.
En 1828, Couder se rendit à Munich, et y travailla, pendant près de trois ans, à des peintures à fresijue. De retour en Franco après la révolution do juillet 1830, il exécuta une Adoration des mages ; Scènes tirées de Notre- Dame de Paris; la Bataille de Lawfeld, habilement composée et exécutée d'une touche vigoureuse ; l'Armée française à ta prise de York-Toum en IlSi, et la Prise de Lérida.
En 1839, Couder fat nommé membre de l'Académie des beaux-arts, à la place de Langlois. Commuant ses travaux pour Versailles, il exécuta les trois dernières grandes toiles qu'il exposa aux Salons : l'Ouverture des états généraux à Versailles, tableau dans lequel on trouve une galerie de portraits habilement touchés ; la Fédération des gardes nationales et de l'armée au Champ-de-Mars, et le Serment du Jeu de Paume. On doit à cet artiste des dissertations sur le Caractère des beaux-arts (1855), sur le Coloris (1856), des Observations générales sur les beaux-arts (1858), une étude sur le Caractère de l'art en général (1863), et il a publié : Considérations sur le but moral des 4ea!(j;-o?-(s(1866). Couder avait été nommé, en IS63, membre du conseil supérieur de l'Ecole des beaux-arts. — Son frère, Jean-Baptistk-Améi>ée Couder, dessinateur et écrivain, né à Paris en 1797, mort en 1865, s'est adonné au dessin industriel. Il fut un des promoteurs des expositions universelles et des expositions d'art appliquées à l'industrie. On lui doit quelques écrits : l'Architecture et l'Industrie comme moyen de perfection sociale (1842); Quelques idées sur l'Exposition universelle en France (1854); etc.
Couder (Alexandre-Jean-Remi), peintre, né à Paris en 1808, mort en 1879. Après s'être adonné à la sculpture et à la gravure en médailles, il se tourna vers la peinture, prit des lei^ons de Gros et commenta à se faire connaître par des tableaux d'histoire ; mais, au bout de quelques années, il s'adonna exclusivement à la peinture de genre. Couder a acquis une place distinguée parmi les artistes contemporains pour ses toiles représentant des fleurs, des fruits, des animaux et des natures mortes. Parmi ses tableaux do genre, on peut citer : Episode de la Saint- Barthélémy ; le Bourguignon dans son atelier, etc.
COUDERC (Joseph-Antoine-Charles), chanteur français, né à Toulouse en 1810, mort à Paris en 1875. En 1834, il débuta à l'Opéra-Comique, où il fit, comme ténor, d'importantes créations. Couderc quitta rOpéra-Comique en 1842, se fit engager à Bruxelles, puis à Londres, et rentra à ce théâtre après une absence de huit années, pour y créer le Songe d'une nuit d'été. Mais, à partir de ce moment, sa voix commença à baisser, et le ténor se transforma peu à peu en baryton. Couderc était un comédien d'une étonnante souplesse de talent. Vers 1865, il fut nommé professeur d'une des classes d'opéra-comique au Conservatoire.
COUDIÈRE (rad. coude) n. f. Banquette de balustrade; toute saillie d'un meuble ou d'un édifice permettant de s'accouder. (Mot ancien, eu usage aux xvi« et xvii" s.) Syn. de accoudoir.
COUDOIEMENT [dn-a-man) n. m. Action de coudoyer quelqu'un : On ne peut aller dans la foule sans s'exposer à des COUDOIEMENTS continuels.
— Fig. Contact : Ijuelque honoré que soit un nom, il y a des COUDOIEMENTS qui Salissent et gui marquent. {Bvisharre.}
COUDOIR [do-ar') n. m. Traverse en bois recouverte d'un capitonnage, pour poser le bras, dans un canapé, il On dit mieux accoudoir.
COUDON n. m. Nom vulgaire du coing, dans le midi de la Franct'.
COUDONNIER ( do-ni-é ) n. m. Nom vulgaire du cognassier, dans le midi de la France.
COUDOU n. m. Genre d'antilopes (nom scientifique : strepsiceros).
— Encycl. Les cornes des cotidous sont enroulées en vrilles. On connaît deux espèces de ces antilopes africaines : le grand et le petit coudou. Le premier atteint l'",60 au garrot; il porte un grand fanon baron, qui manque chez le petit coudou. Ce dernier a sur sa robe des rayures plus nombreuses. Il habite l'intérieur des pays somalis, et descend jusqu'au Kilima-N'diaro. tandis que le {;rand coudou se trouve dans la région du Zambèze, jusqu'au sud de l'Afrique et au Benguéla. V. antilopinés.
COUDOYER [do-a-ié — rad. coude : Je coudoie, tu coudoies, il coudoie, nous coudoyons, vous coudoyez, ils coudoient. Je coudoyais, nous coudoyions, vous coudoyiez, ils coudoyaient. Je coudoierai, nous coudoierons. Je coudoierais, nous coudoierions. Coudoie, coudoyons, coudoyez. Que je coudoie, que nous coudoyio7is, que vous coudoyiez. Que je coudoyasse, que nous coudoyassions. Coudoyant. Coudoyé, ée) v. a. Heurter du coude :"Coudoyer ses voisins.
— Fig. PJtre en contact avec, être fort voisin de : Dans la politique, l'habileté n'est pa.i l'hypocrisie, mais elle lacox;DOiE.
Se coudoyer, v. pr. Se heurter réciproquement du coude, s'approcher de très près. — Fig. Se heurter, être très voisins ; être côte à côte, se rencontrer : iVe lai.'isczjtas deux actions SE COUDOYER dans un même drame. (Topffer.)
ÇOÛDRA n. m. Membre do la dernière des castes de riiidis comprenant les laboureurs, les artisans et les ouvriers do tous états.
— Encycl. Les coudras n'ont pas le droit de prendre une part active au sacrifice, ni même do recevoir l'enseignement religieux du Véda : le brahmane qui révélerait le Véda â un çoûdra serait déchu de sa caste. Los seuls livres qu'il leur soit permis do lire sont les poèmes épiqnos
(Râmâyana et Mahâhhârata) et les Pourânas. Le çoûdra est impur : son rôle, dans la société brahmanii[ue, est celui de serviteur des trois castes supérieures. COUDRAIS (dré) n. f. Lieu planté de coudriers. COUDRAN (corrupt. de goudron) n. m. Goudron provenant de l'épuration du gaz d'éclairage, il Chez les mariniers. Goudron épuré et prêt à être employé.
COUDRANNER {dra-né} v. a. Enduire de goudron un cordage, un bateau.
COUDRANNEUR [dra-neur] n. m. Marinier qui opère le goudronnage des cordages ou des bateaux. GOUDRAY (du), avocat français. V. Tronson. Coudra Y-SAINT-OERMER (Le), ch.-l. de cant. de roi^o, aiTund. et à 19 kilom. de Beauvais, entre l'Epte et le Tliêrain ; 431 hab. Belle église. — Le canton a 18 comm. et 9.5(32 hab.
COUDRE (du lat. consuere, même sens. — Je couds, lu couds, il coud, nous coiLSOns, vous cousez, ils cousent. Je cousais, nous cousions. Je cousis, nous cousîmes. Je coudrai, nous coudrons. Je coudrais, nous coudrions. Couds, cousons, cousez. Que je cou^, que nous cousions. Que je cousisse, que nous'cousissions. Cousant. Cousu, ue) v. a. Attacher au moyen d'une suite de points faits avec un fil, à l'aide d'une aiguille ou d'un autre instrument : Coudre du linge, un boulon, un cahier. L'habitude de coudre à la machine s'est généralisée.
— Fam. et fig. Attacher d'une manière habituelle, constante et très forte : Enfant cousu aux jupes de .m mère.
Il Joindre, lier, assembler : Coudre des mots, des épithéles aux jnots.
— Chir. Coudre une plaie. En réunir les bords au moyen d'une suture.
— Mar. Coudre un bordage. Le clouer sur les membres. ~ Mécan. Machine à coudre. Machine qui remplace le
travail manuel, pour coudre les étoffes, le hnge, etc. V. couture. .
— Techn. Arrêter les parties d'un treillage en bois avec des fils de fer. « En T. do papet.. Attacher la toile métallique au fût de la forme. (On dit aussi parfiler. ) Il En "î. de vannier. Relier les brins d'osier ensemble. Il Coudre un filet. Joindre au moyen de ligatures plusieurs filets semblables, pour n'en former qu'un seul, mais de dimensions beaucoup plus considérables en longueur.
— Loc. PROV. : Ne savoir quelle pièce y coudre, Ne savoir quel remède apporter, quel moyen prendre, li Coudre la peau du renard à celle du lion. Joindre la ruse à la force.
Cousu, ue part. pass. du v. Coudre.
— Loc. div. et fam. : Cousu, Excessivement maigre, commo si la peau était cousue sur les os : Cheval qui a les flancs cousus. Il B.Triolé, comme un habit formé de petites pièces de diverses couleurs cousues ensemble : Fn habit cousu de paillettes. Un visage cousu de coups, de blessures, de petite vérole ou simplement Fn visage cousu. Il Cousu de. Possédant en abondance : Fn homme cousu D\,r, DE pistoles. Un livre cousu de citations.
W Cousu à la selle, Si solide en selle qu'on l'y dirait cousu, n Avoir, Tenir la bouche cousue. Garder le silence ou De gueules, au chef lo secret. — EUipt. Bouche coiisue ! Gar- cousu d'azur, dez le secret, il Finesses cousues de fil blanc. Finesses qui laissent percer 1 intention, dans lesquelles l'intention se voit aussi bien que du fil blanc sur une étoffe noire.
— Blas. Se dit des pièces honorables qui, contrairement à la règle héraldique, se trouvent appliquées, dans un écu, émail sur émail ou métal sur métal. (Cet attribut qui. dans l'origine, s'appliquait seulement au chef, fut étendu, par la suite, aux autres pièces honorables ; mais quand il s'applique à des pièces secondaires, les armoiries sont suspectes d'irrégularité et sujettes à enquerre.)
— Substautiv. : Du cousu. De la chaussure, do la lingerie cousue.
Se coudre, v. pr. Etre, devoir être cousu : Les draps fins SE cousent avec de la soie, n Fig. S'unir, s'associer intimement.
— Anton. Découdre.
COUDRE (du lat. corylus, même sens) n.m. Nom vulgaire du noisetier et de la viorne.
— Syn. Coudre, coudrier, noisetier. Coudre, vieux mot, désigne lo bois utilisable du noisetier, tandis que coudrier désigne l'arbre lui-même.
COUDREAU (Henri-Anatole), explorateur français, né dans la Charente-Inférieure en 1859,mort au Para (Bi-osii) en 1899, ancien élève de l'Ecole normale spéciale de Cluiiy. N'ayant pu se faire adjoindre à l'expédition Flatters, il finit par obtenir une chaire au collège de Cayenne, et entreprit une série d'explorations dans la Guyane trancaise et dans le territoire contesté entre la France et le Brésil (à partir de 1881). En 1895, Coudreau entra au service du gouvernement du Para et explora successivement les importants affluents do droite de l'Amazone : lo Tapaioz le Xingu et le Tocantins-Araguaya (1896-1897). Ses principaux ouvrages sont : Voyage au rio Branco et aux montagnes de la Lune {tSi6); Etudes sur les Guyanes et l Amazonie Voyage à travers les Gui/anes et l'Amazonie (1887); Chez nos Indiens (1892), et trois volumes sur ses voyaecs au Tapajoz, au Xiugu et au Tocantins-Araguaya (1897).
COUDRECIEUX, comm. de la .Sarthe, arrond. et à 13 kil. de Saint-Calais ; 1.426 hab. (Coudreeieusois, oiscs.) Ch. de r. d. p. de Mamers à Saint-Calais. Verrerie. Eglise romane. COUDRÉE (dré) n. f. Agric. Terre desséchée. COUDREMENT (man) n. m. Opération qui consiste à passer les peaux sortant de la rivière dans des bains Je tanin, très faibles tout d'.ahord, et dont on augmente la force graduellement. (On remplace quelquefois le tanin par du sumac en poudre. Cette opération constitue le commencement du tannage.) ii Bain tannant dans lequel on met les peaux pour les coudrer.
COUDRER V. a. Soumettre les cuirs et peaux au coudrcniciit.
COUDRETTE {drèf — dimin. de cowrfre n. m.)n. f. Coudraip, lieu planté de coudrcs, ou coudriers, ou noisetiers : S'asseoir, Danser sous la coudrette.
COUDRIER (dri-é) n. m. Nom vulgaire du genre noisetier.
— Kncïul. Los coudriers sont dos arbres ou arbustes do la lainiUo dos castauôacôos, à feuillos altornos ot acconipagnoos do doux stipules latéraux. Los llours sont monoïques, disposées on chatons. Los chatons niàlos, longs, cylindriiiues, présentent huit étaniines insérées à la base d'une écaille a trois divisions. Los chatons t'omellos, courts, ovoïdes, gommiformcs, sont composés d'écaillés serrées; ils ont un ovaire infère, surmonté d'un stylo ù. doux branches stygmatil'oros. Le fruit est un akène, entouré par l'involucre; il ronformo uno graine à cotylédons volumineux.
Los coudriers habitent les régions tempérées; plusieurs oont cultivés pour Iniir fruit bon i niangor, et dont on extrait une huile (huile do noisette). L'espèce la plus répandue est l'aveline {corylus avi'Uana); on la multiplie par graiuos ou mieux par marcotte, par drageons ou encore au moyen do la gretlo par api>roclio.
Lo bois du coudrier est tendre, souple, mais a pou d'usage, car il est rare d'en trouver des échantillons volumineux.
COUÉ, ÉE alj. En T. de chass., .So dit dos cliious à qui l'on n'a point coupé la quoue : Ckicnne couiiE.
CouËDIC DE Kergoualer (Charles-Louis, chevalier l>u), marin français, né en nie, au château de Kerguélénen (Finistère), mort à Brest en 17S0. Lieutenant de vaisseau à l'époque do la guerre do l'Indépendance, où la France avait pris parti en faveur des colonies anglaises d'Amérique révoltées contre l'Angleterre, il obtint le commandement d'une frégate de tronte-six canons, la Surveillante. Ayant rencontré un navire anglais do môme force, le Québec, il le rît sauter, après un combat acharné, qui coûta la vie à 150 marins français sur 270. Il rentra victorieux à Brest, mais no tarda pas à succomber aux suites de ses blessures.
COUENNE [kou-an — du bas lat. cutiiin:i, dimin. do cutis, peau) n. f. Peau du porc. Il On dit aussi coCENNii de lard. Il ICn général, Peau épaisse comme celle du porc : Couknne de marsouin,
— Pop. et fi";. Sot, maladroit, niais, imbécile : Esl-il COUENNK, celui-là 1 ça lui fait de la peine quand on bat les autres! (E. Sue.)
— Arg. Peau, chair de l'homme : Segratter la couenne. Il Joue pendante, ii Couenne de lard, Brosse.
— Méd. Nom donné à certaines taches congénitales de la peau, qui sont de couleur brune, souvent couvertes de poils blonds, ot accompagnées ordinairement d'une surélévation de la peau à l'endroit qu'elles occupent. (V. naevus.) il Couenne inflammatoire. Couenne pleurélique. Concrétion d'un blanc jaunâtre, qui se forme à la surface du san^ des saignées, qui serait due soit à l'augmentation de la fibrine du sang, soit à la diminution du nombre des globules dans lesmaladies inflammatoires, lachlorose, l'anémie.
COUENNEUX (kou-a-neû), EUSE adj. En T. de méd.. Se dit du sang des saignées qui se couvre d'une couenne. Il Angine couenneuse. V. angine.
COUÉPI n. m. Grand arbre de la famille des rosacéeschrysobalanees. (Sa ti^o, haute de 20 m. sur i m. de diamètre, est couverte d'une écorce lisse et grisâtre ; ses fleurs sont violettes, et son fruit ressemble à une noix; il croit à la Guyane.)
COUÉPIE n. f. Bot. Syn. do moquilier.
CouËRON, comm. do la Loire-Inférieure, arrond. et à 49 kilom. de Saint-Nazaire, sur la Loire ; 5.947 hab. Ch. de f. Orléans. Commerce de bestiaux ; carrières de granit. Fonderie de plomb argentifère et laminoirs, meules pour aciéries, vinaigrerie. Petit port pour le radoub des navires. Dans l'église do Couëron, stalles en bois de chêne sculpté, provenant do l'abbaye de Buzay. Sur le territoire de Couëron (qui est peut-être lo port gaulois de Corbilo), au château do Cazoire, mourut le dernier duc de Bretagne. François H (118S). — Patrie d'Alcide d'Orbigny.
GouESMES, com;ii. (lo la Mayenne, arrond. ot à 21 kil. de Mayenne, sur un affluent do la Varenae; 1.138 bab.
COUESNON, petit fleuve côlicr, tributaire de la Manche, qui naît dans lo département do la Mayenne, péneire ensuite dans l'Ille-ot-Vilaine, ot sépare ce (fépartoment de celui de la Manche, c'est-à-dire la Brelasrne de la Normandie. Il arrose Pontorsonot tombe dans ia baie du Mont- Sai ut-MicboI, après un cours de 90 kilomètres, dont l(i navigables. La construction do digues dans le cours inférieur a arrêté les divagations du fleuve dans la baie du Mont-Saint- Michol ; divagations qui avaient donné lieu à ce dicton : " Le Couesnon, par sa foljc, A mis le Moût en Normandii*. •
COUET ou ÉCOUET (kou-è — autre forme oo couette, n. m. .Mar. Nom donné à quatre grosses cordes, autres i|iic les écoutes, qui s'amarrent aux voiles d'un vaisseau.
— A''ric. Variété de pommes à cidre du Cotontin. n Rameaudo vigne courbé en arc ot attaché au cep par un lion d'osier. (On dit quelquefois vinke.)
— Kcon. dom. Sorto do casserole on fonte, sans queue, mais munie de deux petites anses. Syn. cocotte.
COUETTE (H' — du lat. culcitn, môrao sens) n. f. Lit do plumes : Coucher sur une couette.
— Mar. V. la parrio cncycl.
— Ornith. Nom vulgaire do la mouette commune.
— Toclin. Crapaudino sur laquelle tourne un des pivots du tour.
— Encyci.. Mar. Les couettes ou roiltcs, fortes pièces de bois drossées, qui ont la longueur d'un grand bâtiment on construction, sont disposées parallèlement ù la quille, et supportent toute la charpente du bor. Elles glissent avec lui ot la masse entière du bâtiment qu'on lance à la mer. IJoux autres couettes, sortom de fortes lisses, fixées sur la calo de construction, à la distance nécessaire, retiennent ontreollos les premières, ot les empochent do s'écartor avec lo bor : elles servent comme do coulisses, pendant quo colles qui quittent lo chantier descendent on portant lo bâtimont â l'eau.
COUETTE [kou-ff — dimin. do coue, anc. forme <lo queue) n. f. Fam. Potito queue : La couette d'un lapin.
courre (du nrovcnc. coufo, apparenté avec ro/Vi.i, coftre) n. f. Sorto do cabas ,..„^„
usité, â Mai-scillo et dans le Lovant, pour l'emballago ou lo transport des marchandises pou oncombrantos. ii On dit aussi couFKLE, ot mieux couffin.