VRINE
— Art milit. Evolution qui était autrefois en usage dans l'infanterie.
— Blas. Pièce héraldique assez rare, qui représente une couleuvre, et que Ion nomme ôiS^e, quand elle dévore une proie issante de sa gueule, et aussi givre ou guivre. (On la trouve dans les armes de Colbert à cause de la ressemblance du mot latin coluber, couleuvre, avec le nom du ministre.)
— Paléont. Couleuvre de pierre. Nom vulgaire donné à l'ammonite, à cause de sa disposition en spirale.
— E.NCvcL. Zool. On désigne par le moi , couleuvre la plupart des serpents appartenant à la famille des colubridés, tous d'assez grande taille et dépourvus de dents venimeuses. Les couleuvres sont réparties dans les genres : trnpidonote, elaphis, zamenis, coronelle. La couleuvre à collier, olivâtre, marquée de brun, avec les flancs et le ventre plus clairs, la nuque tachée de noir avec un collier jaune, eu arrière, atteint i^iSO de long; elle est commune partout, vit surtout dans l'eau, et se nourrit de poissons
D'argent à une couleuvre de gueules tortillée en pal.
ges suivants, mais avec
Fabrication des couleurs.
et de grenouilles principalement. Les fables ridicules touchant l'accouplement de ce serpent avec les poules, qui produirait les monstres appelés cocatris. disparaissent peu à peu des campagnes où elles étaient en honneur. Cette espèce inoffensive exhale une forte odeur d'ail. La couleuvre vipérine, moins grande, avec la robe et l'aspect de la vipère, et des plaques sur la tête qui augmentent encore la ressemblance, est assez petite ; plus méridionale que la précédente, et plus aquatique, elle se réunit souvent,
Couleuvres : I. Couleuvre ,'» collier ; 3. Tôte de couleuvre vipérine;
. Couleuvre verte et jaune ; . Tfite de vipère aspic.
comme les vipères, en pelotes d'individus. La couleuvre chersoïdo, du sud extrême de la Franco (litioral circaméditorranéen ) , est presque identique â la couleuvre vipérine. La couleuvre verte et jaune, espèce verdâtre, variée de jaune, longue do 1°*, 20, habile lo midi do la France. La couleuvre d'Esculape, grande espèce brun olive, avec lo ventre jaunâtre, attomt jusqu'à i"',60 do long. Les Romains la plaçaient, comme serpent sacré, autour dos temples; elle est répatiduo do l'Espagne â la
Caspienne, mais ne remonte pas au nord plus haut que Fontainebleau. La couleuvre à quatre raies atteint 2 mètres; elle est brun jaunâtre, avec deux raies Ijruues et noires le long do cliariue flanc (France méridionale, sud de l'Europe); c'est la plus rare de toutes. La couleuvre lisse, petite espèce brun clair, ne dépasse pas 70 centimètres (Franco, Europe centrale et méridionale). La couleuvre bordelaise, très voisine de l'espèce précédente, habite le midi de la France.
Couleuvre, comm. de l'Allier, arrond. et à 3i kilom. de Moulins; 1.979 bab. Ch. de f. do La Guerclie à Lapoyrouse. Fours à cliaux. Fabrique de porcelaine, tuilerie.
COUIXUVREAU [le-vro] n. m. Petit d'une couleuvre.
COULEUVRÉE {le-vré) n. f. L'un des noms vulgaires servant à désigner la clématite des haies. (On distingue la coiilcuvrée blanche, et la couleuvrée noire.)
COULEUVRIN [le) adj. Qui ressemble à la couleuvre.
COULEVRINE (rad. couleuvre, parce que ces pièces étaient longues et fines) n. f. Archéol. Pièce d'artillerie ancienne, il On écrivait aussi coulkuvrine.
— Encycl. La forme de la coulevrine a beaucoup varié pendant le moyen âge. Elle a été d'abord une arme de main, puis un canon dont la volée dépassait 4 mètres, et qui envoyait des projectiles pesant jusqu'à quatre-vingts livres. On entendait, par coulevrine à main, une sorte do hacquebute, petit canon portatif, que des .soldats, ordinairement montés, maniaient en appuyant le fût sur une fourchette et la monture ou le bouton de la longue tige de culasse contre leur cuirasse.
Les coulevrin es montées sur affût
Coulevrine à main (IllO).
Coulevrine (1460).
no répondent à aucun type réglementaire; on donna ce nom à toutes sortes do canons de divers calibres, en général do formes allongées. A partir du règne de Henri II, la coulevrine compte parmi les six calibres réguliers do France. On distingue : la grande coulevrine, la coulevrine bâtarde, la coulevrine moyeune; leurs projectiles pèsent 15 livres, 4 onces ; 7 livres, 3 onces; 2 livres. Sous Louis XIII, le projectile de la première fut élevé à 16 livres de poids. Au xvii* siècle, les coulevrlnes existaient encore ; c'étaient " la seconde espère du calilire de France, ainsi appelée à cause de sa longueur ". (Richolet, 1680.) En 1698, on appelait encore « coulevrine» le demi -canon de France
Coulevriaiers à pied et à cheval.
ment du xv" siècle et deviennent, vers 1480, des hacquebutiers ou arquebusiers. Il y avait dos coulovriniers à pied et à cheval; les uns comme les autres maniaient leur arme eu l'appuyant sur une fourchette à haute tige. Celle des premiers se plantait dans la terre; celle des seconds était fixée au pommeau de la selle.
COULICOU (déformation du mot coucou) n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, famille des cuculidés, comprenant des coucous américains, à bec faible, comprimé, un peu recourbé, à tarses courts, à ailes et à queue longues.
— Encycl. Les couUciius comprennent une vingtaine d'espèces d'assez grande taille, dépassant 0°", 30 do long. Lescoulicous proprement dits habitent l'Amérique moyenne ; ils sont gris, variés do grisâtre et do blanc ; les piaya sont des noulicous plus méridionaux. Autres sous-genres : ncsococcgx (îles des Cocos); coccugia (Brésil); morococcyx (Amérique centrale); hyetnrnis (Jamai(|ue).
COULIÈRE n. f. Fer aplati en verge carrée. |[ Nom d'une des pièces do bois entrant dans la composition d'un train do bui.s fluiié.
COULILAVAN OU CULILABAN n. m. Bot. Syn. de
CULILAWAN.
COULIN n. m. Nom vulgaire que l'on donne, dans les campagnes, au pigeon ramier.
COULINAGE (naf) n. m. Flambage très rapide, à l'aide d iinn torcho de paille enflammée, de l'écorco des arbres fruiliers, [luiir iléiruiro les insectes et les lichens.
Coulico
COULINE n. f. Torclio omplojôo pour lo coulinago.
COULINCR (raJ. couler) v. a. Soumettre au couliiia{>o.
COULIS {li — ra*l. coulei') adj. Qui cuulo, qui so glisse. (No s'ompluio ([uo dans la locution Vent coulis. Vont qui so clisso par dos lentes ou des clôtures mal jointes.) ii Pop. Vent coulis, Vont incougru qui fait peu ou point do bruit.
COULIS {li — rad. couler) n. m. Art culin. Jus d'une substance consomméo par une cuisson lento, et passée au tamis ou ù travers uu linge : Coums d'(}crcviss(.'Sj tic chapon, de perdrix.
— Tochn. Raclures do briques délayées dans l'eau : Les briques des fourneaux de vej'rerie sont liées entre elles par un COULIS en coîisistance rfe ioin/Zie. (Bastonaire-d'Audenart.) Il Mortier ou plâtre gâché assez clair pour être coulé dans les joints qu'il est destiné ù. bouclier, il Plomb fondu, avec lequel on scelle le fer dans la pierre.
COULISSE (rad. couler) n. f. Rainure dans laquelle on fait |j;lissor une pièce mobile : Les codi,issi-;s d'un tiroir. Il Planche, volet qui glisse dans cette rainure.
— t'am. Yeux en coulisse, lietjards en coulisse, Regards lancés obliquement pour voir en cachette; coup d'œil d'intelligence lancé à ia dérobée ; regard tendre.
— Agric. Petit fossé couvert, dans les champs et les prés humides, pour faciliter l'écoulement dos eaux.
— Anat. Rainure fort lisse, et le plus souvent tapissée d'une membrane synoviale, recevant un tendon qui doit y glisser.
— Blas. Herse placée à la porte d'une tour ou d'un château. (Quand elle permet de passer, on la dit /cuee;si elle intercepte le passage, elle est dite abaissée.)
— Bours. Lieu où se tiennent, pour faire des affaires, des personnes qui opèrent en deliors du ministère des agents de change, et qu'on appelle coulissiers. \\ Réunion de tous les coulissiers.
— Constr. Sorte de conduit carré en bois qui, partant du point le plus élevé d'une construction quelconque, va porter les déblais jusqu'en bas.
— Mar. Canal en forts bordagos, disposé le long de la cale, et dans lequel glisse un bâtiment de rang intérieur, lorsqu'il est lancé à coittes mortes ou sans ber.
— Mécan. Coulisse de Stephenson, Organe des locomotives imaginé par Stephenson pour faire varier la détente et changer la direction de la marche.
— Techn. Pièce demi-circulaire, placée sur la petite
f (latine d'une montre, au-dessous du balancier, n Trace aisséo par l'eau sur les bords d'un pain de sucre, u Place qui reçoit les charnons d'une charnière, it Petite porte pratiquée dans la grande porte d'un poêle, tl Rempli d'un vêtement dans lequel on fait glisser un cordon pour serrer ou desserrer, ii Partie du rouet à tilcr, qui comprend le tasseau du chariot et la vis qui le traverse, ii Espace libre, de forme ovale, que le tisserand ménage pour lo passage des tils de chaîne, it Bouton à C'-ulisse, Bouton placé sur lo palastre d'une serrure, et qui sert à en ouvrir le demi-tour, it Rainure recevant une trappe d'écluse.
— Théàtr. Châssis garnis de toiles peintes constituant les décors, ii ÎS'om donné aux rainures pratiquées dans les parties latérales du plancher, dans lesquelles glissent les décors formant les côtes de la scène, n Partie du théâtre située derrière les décors, sur les côtés do la scène, où se tiennent les acteurs avant d'entrer en scène. — Par anal. Intervalle quelconque entre deux objets. — Par ext. Théâtre considéré dans les relations des acteurs entre eux et avec les autours, on dehors de la scène et du public : Le jargon des coxiLissES. ii Fig. Côté secret, dessousdescartes; co qui se passe dans l'isolement, loin du public et ù son insu ; Les coulisses de la comédie politique, ii Pilier de coulisse. Personne que l'on rencontre habituellement dans les coulisses des théâtres.
— Typogr. Coulisse de galée. Petite planche mince, au moyen de laquelle on fait glisser une page sur le marbre.
— Encvcl. Mécan. La coulisse do Stephenson est l'un des appareils dont on se sert pour déterminer le change-
Cxcenlnques
Coulisse de StopheneoD,
ment do marche d'une locomotive et modifier l'admission de vapeur dans les tiroirs, en la changeant du tout au tout.
La coulisse de Stephenson réunit les extrémités do doux tiges reliées à deux excentriques fixés l'un ot l'autre sur l'arbre do couche. La tigo du tiroir est terminée par un boulon ou coulisseau passant dans la coulisse et que le mécanicien peut aisément faire mouvoir â t'aido d'un levier placé à sa portée.
— Bours. I^a coulisse doit ôtre délinie, depuis la loi de finances du 13 avril IS'JS : «La réunion des intermédiaires qui, à Pari», négocient directement la rente 'A p. 100 à. terme, et, soit au comptant, soit A terme, les valeurs mobilières non inscrites au cours antheniiquo et pour lesquelles l'intervention dos agents do change n'est pas obligatoire, n — Kilo a son origine dans l'institution des courtiers qui, au commencement du xviii» siècle, créèrent un marché libro â côté du marché ofliriol des valeurs monopolisées par les agents do change. Kilo tire son nom do co que les courtiers qui alimentaient ce marché de l'ait se tenaient dans un couloir conduisant au partiuot des agents do change, et séparé par une cloison â hauteur d'appui du local où les commerçants s'assemblaient, c'ost-ù-diro do la salle provisoire construite sur lo terrain du couvent des Hllos do Saint-Thomas-d'Aquin, cédé jiar l'Klat à la ville do Paris.
A mainles reprises, les agents de change ont protesté contre les empiétements du marché libre. Los habitudes du pul)Iic furent plus fortes quo la loi cl que les tribunaux do change.
La coulisse progressa, tant et si bien qu'on 1803, quand fut créé uu imp6t sur les opérations do bourso, il fut con-
staté qu'elle faisait, â elle seule, les trois quarts dos opérations du marché do Paris.
Les agents de change, à cotto époquo, avaient, en effet, recommencé leur campagne contre la coulisse. Kilo aboutit, après un veto do jn-incipe do la Chambre, â la présentation, par le miuisiro dos tinancos Tirard, d'un projet établissant im droit do timbro sur les opérations do bourso, et imposant l'obligation de constater chaquo négociation ù terme de valeurs cotées, à l'aide d'un burdcrcau mdividuel établi par l'agent de change. C'était la supprtîssion pure ot simple du marché libre. Les Cliambres hésitèrent. Elles se contenteront do frapper de l'impôt toutes les opérations faites sur les marchés officiel ou libre, mais sans reconnaître colui-ci. En I8'.i8, à la suite de la publicaciou des noms des commanditaires des maisons do coulisse, commanditaires parmi lesquels lîguraicnt des étrangers fraîchement naturalisés, des étrangers et des Israélites, elles rendirent, sur la proposition do Eloury-Ravarin, la production du bordereau d'agent do change obligatoire pour les valeurs cotées, ce qui équivalait à enlever à la coulisse la négociation de ces valeurs (art. U de la loi de finances du 13 avril 1898). Cette amputation n'a pas fait di.sparaître ia coulisse. Celle-ci a transporté une partie do ses capitaux et la majeure partie de ses affaires à Bru.xelles, où elle a établi des succursales, la plupart nominales. A Paris mémo, elle s'est organisée pour se créer un nouveau champ d'activité, dans les limites que la législation nouvelle lui a tracées. Elle s'est constituée en trois grouiies. Le premier, celui de la Coulisse â la renie, est le plus ouvert; il se compose d'intermédiaires inscrits â la " Feuille u , après un scrutin où lo candidat doit réunir les doux tiers des voix. Les deux autres groupes, celui de la Coulisse à terme et celui de la Coulisse au comptant, sont constitués en syndicats, conformément à la loi du 21 mars 1884. On n'y est admis qu'en justifiant de certaines capacités professionnelles, de la possession d'un capital de 300.000 francs au moins, de sa qualité de Français, et, pour les étrangers provisoirement admis, de l'acquisition de la naturalisation dans un délai de doux ans, à compter du l**^ janvier 1899. Ces deux syndicats ont une chambre qui perçoit des cotisations d'admission et journalières, exerce sur les membres de l'association un pouvoir disciplinaire et publie une cote officielle de leurs opérations.
— BiBLioGB. : J.-A. Decourdemanche, Manuel des valeurs négociées en coulisse à la Bourse de Paris (Paris, 1899); Jules Favarger, Renseignements pratiques sur les usages appliqués à la négociation des affaires a terme à la Bourse de Paris (Paris).
COULISSEAU {li-so) n. m. Techn. Petite coulisse, n Bâti pour placer des tiroirs, il Double coulisse do bois, sur laquelle repose un lit à roulettes. (On emploie mieux, dans ce sens, le mot " coulisseau » au pluriel.) u Mouvement do tirage pour sonnette, monté sur platine, u Chacune des pièces de bois dont l'ensemble constitue une coulisse. 1! Nom donné à toute pièce qui se meut dans des coulisses et, en particulier, au bouton d'excentrique, dans la coulisse de Stephenson, pour changer la position des tiroirs et amener le changement do marche de la locomotive.
— Typogr. Syn. de crampon.
COULISSER {li-sé) v. a. Garnir do
coulisses.
Coulissé, ée part. pass. du v. Coulisser.
— Blas. Se dit des châteaux ou des tours munis d'une herse.
COULISSEUR {U-seur') n. m. Outil
servant à faire des coulisses. D'argent ft. une
,,..,, , , tour d azur crûne-
COULISSIER (h-si-é) n. m. Membre j^p^ coulissée du inscrit sur la liste do l'un des trois champ.
groupes de la coulisse de Paris. (V. col'- LissK.) [Vulgairement, et par abus, on appelle également coulissiers les « changeurs en chambre » qui so chargent, comme mandataires et non comme intermédiaires, de l'exécution des ordres, soit en coulisse, soit au parquet, pour le compte do clients.]
COUUSSIER {li-si-é), ÈRE adj. Qui a rapport à la coulisse ; La spéculation coDLissiÈRE.
COULISSOIRE {li-so-ar') n. f. Outil do facteur d'instruments de musique. V. ècouank.
COUL-KIAHYASI n. m. Hist. Lieutenant do l'agba des janissaires. (II était directement nommé par les Ortas, dont il était lo chef d'état-major; il rivalisait d'influence avec l'agba dans les affaires do la milice. Il ne pouvait être destitué quo par lo Sultan, avec lo consentement du corps tout entier.)
GoULLONS, comm. du Loiret, arrond. ot à l-t kilom. do Gii^n. sur la Tielle, affluent do la Loire, on Sologne; 2.938 hab. Sabotories. Eglise des xi*. xv et xix* siècles.
COULMELLC n. f. Bot. V. COOLRMKLLE.
COULMIERS, comm. du Loiret, arrond. et A 18 Uilom. d'Orléans, on Bcauco: 372 hab. Lo 9 novembre 1870, l'arméo de la Loire, commandée par lo général d'Aurolle de Paladinos, y vainquit les troupes bavaroises, ayant ù leur
Monument do Coulmters.
tôto lo général von dor Thann. Lo premier résultat do la bataillo do Coulmiors, lï la suite do tatinclto les Allemands évacuèrent Orléans, proiluisit â l'étranger une impression profonde, carollosomblail annoncer on faveur do la Franco