‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 362 sur 870 · UUUUU · texte numérisé non relu

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l.Chromoleucitesdu fruit du petit houx; 2. Cliromoleucites des bractées de strelitzia reginœ ; 3. Ruban pi|

COULEUR — COULINAGK

substance type, Yanthocyane ou cyajiine; 2° la série xanthique (jaune, orangé, rouge orangé et rouge briqiie), comprenant des substances qui se colorent en bleu indigo

Far l'acide sulfurique concentré, et dont le type serait anllioxanthme ou xanthine. Il semble exagéré de vouloir faire dériver toutes les teintes d'une substance unique, dont l'oxydation donnerait la série xanthique et la désoxydation la série cyanique (Sclmbler et Frank).

Souvent, le pigment est localisé dans la couche épidermique ; certaines teintes composées résultent de la superposition, à partir de l'épiderme, de plusieurs coucnes diversement colorées.

Tantôt le pigment est en dissolution dans le suc cellulaire, tantôt il imprègne des corpuscules figurés \chromolencUes). Il semble exister certaines relations entre cette manière d'être du pigment et sa nature chimique, son état cristallisé ou amorphe, etc. : les pigments de la série cyanique sont généralement dissous dans le suc cellulaire ; les pigments orangés, rouge orangé ou rouge brique peuvent être dissous dans le suc ment'^re'diiTruît'^di cellulaire {pétales du mouron rouge), la citrouille, isolé de mais, le plus souvent, ils sont fixés son leucite formateur, sur des leucites, soit à l'état amorphe

(fruit du petit houx), soit à l'état de cristaux (bractées de sfre/i7irîaï'e)7ina?)oudecristaIlites, qui peuvent s'isoler complètement de leur leucite formateur (fruit de citrouille); les piements jaunes sont dissous dans le suc cellulaire ou fixés sur des leucites, mais jamais cristallisés (Courchet).

— BiBLiOGR. : Courchet, liecherclies sur les chromoleucites (Paris, 1888).

— Svmbol. Dans le symbolisme liturgique de l'Eglise catholique, les couleurs ont un sens bien tléfini. Le blanc signifie pureté, joie, fête ; aussi les ornements sacerdotaux sont -ils de cette couleur pour les fêtes consacrées à Jésus- Christ, à la Vierge Marie, aux saints non martyrs ; le rouge rappelle le sang des martyrs, les langues de feu des apôtres ; il figure par suite aux solennités de la Passion, aux fêtes de saints martyrs et de la Pentecôte. Le violet veut dire tristesse, mortification ; il est employé aux offices de l'Avent, de la Septuagésime, du Carême, des Quatre- Temps, des Vigiles et des Rogations. Le vert symbolise les biens à venir; il est ordonné pour les dimanches après la Pentecôte. Quant au noir, qui est le signe du deuil, il est réservé au vendredi saint et aux offices des morts. Les autres couleurs no sont pas liturgiques, sauf que le drap d'or est admis pour suppléer les couleurs reçues, excepté le noir. (V. costume liturgique). Les peintres et miniaturistes

' du moyen âge se sont, en général, conformés à ce symbolisme des couleurs, qui a encore été pratique par les artistes des de nombreuses exceptions.

— Techn. Les couleurs employées dans l'industrie sont de trois espèces : minérales et constituées par des oxydes et sulfures métalliques; végétales et composées do substances végétales desséchées et pulvérisées; animales, c'est-à-dire obtenues par le broyage do certains insectes.

Les couleurs minérales sont dites naturelles ou artificielles ; les premières subissent un certain nombre d'opérations successives : corsage, triage, débourbage, broyage, lévigation, décantation, tamisage, (\ui ont pour but dé purifier les produits naturels, et se font mécaniquement pour la plupart. Les couleurs artificielles s'obtiennent par voie humide ou par foie sèclie; quel que soit lo mode de préparation choisi, on les soumet ensuite au broyage mécanique.

Toutes les couleurs, sauf celles en usage dans la teinturerie, se délavent dans des substances qui difi'èrcnt suivant leur future acslinaiion. C'est ainsi que l'on a les couleurs à l'huile, les couleurs à l'eau, à la colle, au miel, à la gomme, à la frenque, à la cire, etc. Ainsi préparéos, elles forment des mélanges plus ou moins homogènes, que l'on étend sur les surfaces à recouvrir, au moyen do brosses et de pinceaux. Les couleurs employées uaus la tcinturt-ric sont des sels ou des substances solubles oui, la plupart du temps, .se combinent ou agi.sscot l'une à l'égard do l'autre comme réactifs chimiques. Les dilférentes couleurs industrielles comprennent : lo blanc, le bleu, \o jaune, lo rouge, le noir, lo brun, lo vert. La combinaison de deux ou do plusieurs de ces matières colorantes fournit toute la gamme des couleurs.

Les couleurs dites vitrifiahlea sont employées pour la décoration des porcelaines, des vitraux, des cérames, etc. Ce sont des couleurs d'origine minérale, quol'on mélatige & des substances appelées fondants, qui so liquéfient ù haute température. On classe ces diverses couleurs en : couleurs de mou/les ou ordinaires, couleurs de moufles durs ou de demi-grand feu, et enfin couleurs de grand feu.

— PItotographie des couleurs. V. i'hotograpiiie.

COULÇUR (rad. couler) n. m. Nom donné à l'ouvrier qui, dans une fabrique de sucre do betterave, a pour mission do faire écouler lo jus sucré produit à l'aide des décanleurs; dans une fooderio, à l'ouvrier qui remplit les

moules; dans un lavoir, au garçon qui jette l'eau bouillante sur le linge.

COULEUVRE (du lat. cuhibra, môme sens) n. f. Erpét. Genre do serpents non venimeux : La couleuvre, wmîgfrt' 50» ancien renom de méchanceté, est inoffensîve. Il Nom que l'on donne, à la Guyane française, au boa.

— Fig. Personne souple, fausse, rusée, n Venin secret, trait malicieux lancé en cachette ; Ces malices cachées, ce qu'on appelle des couleuvres (Ste-Beuve.) ii Ennui, dégoût, déDoire : Al""^ de Maintenon nourrit longtemps M'^^ de Jlontespan des couLiiuvEES les plus cruelles. (tst-Siraon.)

Il Mensonge : Faire avaler des couleuvres à quelqu'un, Lui faire accroire des choses mensongères et désagréables.

Lui faire supporter des atfronts.

— Artill. Bouche à feu de calibre très variable et tirant de plein fouet. (Elle était très usitée au xv«, au xvi' et au commencement du xvii* siècle.) il On l'appelle plus ordinairement coule -

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