COUPABLE — COUPE
recette se trouve dans; les Diables roses, vaudeville de Grange et Lambert Thiboust. Sur le terrain, on s'écrie tout à coup : « Voilà les gendarmes ! » L'adversaire se retourne,... et on lui plonge délicatement l'épée dans le dos. Dans le jargon boulevardier, le coup du commandeur a remplacé le coup de Jarnac tombé en désuétude. 3" Mes pareils à deux fois ne se font vas connaître. Et pour leur coup d'essai veulent des coups de maître, vers de la tragédie du Cid, acte II', scène ii". — Dans l'application, ces vers caractérisent une personne ou une chose qui se révèle subitement par un coup d'éclat.
— Anton. Contre-coup.
— Encycl. Dr. pén. Coups et blessures. Heas conditions sont exigées pour l'incrimination des coups, blessures, ou autres voies de fait, que prévoient les articles 309 et 31 1 du Code pénal, modifiés par la loi du 13 mai 1863 : un fait matériel commis par le prévenu, la volonté de le commettre, c'est-à-dire l'intention de nuire. Il existe çiuatro degrés d'incrimination : 1° coups et blessures n'ayant pas occasionné une maladie ou une incapacité de travail pendant plus de vingt jours : les peines sont l'emprisonnement et l'amende; S" coups et blessures ayant occasionné une maladie ou une incapacité de travail pendant plus de vingt jours : avant la loi du 13 mai 1863, il y avait crime,~et la peine était la réclusion ; aujourd'hui, il n'y a d'autres peines que l'emprisonnement et l'amende, peines correctionnelles, mais cette circonstance a pour effet d'élever la pénalité; 3° coups et blessures suivis do mutilation, amputation, privation de l'usage d'un membre, cécité, perte d'un œil, ou do toute autre infirmité permanente ; il y a crime et peine de la réclusion ; 4» coups et blessures avant occasionné la mort sans intention de la donner. Le 'Code pénal n'ayant pas prévu ce cas, il fut assimilé au meurtre. La loi du 28 avril 1832 en fit un crime distinct du meurtre et prononça la peine des travaux forces à temps; la loi de 1SS3 a maintenu cette disposition. La prémédilation et le guet-apens, le fait que la victime était un ascendant légitime du coupable ou un fonctionnaire, sont des circonstances aggravantes des coups et blessures. Les voies de fait ou violences légères étaient punies de peines de simple police par l'article G05 du code du 3 brumaire an IV ; la Cour de cassation a admis que cette disposition n'a pas été abrogée par le Code pénal. Les coups et blessures involontaires sont punis par l'article 320 du Code pénal d'un emprisonnement de six jours à deux mois, et d'une amende de 16 à 100 francs.
COUPABLE (lat. cutpahilis; de culpa, faute) adj. Qui a commis un crime, un délit, une faute : Etre coupable, c'est un intolérable supplice. (Sénèque.) il Qui est, par sa faute, la cause d'un mai : Les peuples sont presque toujours coupables des maux qu'ils souffrent. (De Ségur.) il Répréhensible, criminel, en parlant des chose's : Acte coupable. Coupables pensées.
— Ascét. Se rendre coupable du corps et du sang de Jésus- Christ, Recevoir la communion lorsqu'on en est indigne.
— Substantiv. Personne qui a commis un crime, une faute, un délit : La loi ne frappe pas toujours les vrais coupables. (J. Simon.)
— Fam. Personne qui a fait une espièglerie.
— Anton. Innocent.
COUPABLEMENT adv. D'une manière coupable, répréhensible. (Peu usité.)
COUPAGE {ptij"j n. m. Action de couper : Le coupage des fourrages, des feuilles de tabac, des céréales, etc.
— Agric. Mélange de seigle ou de froment, de vesces.de ma'ts , etc. fauchés en vert, qu'on donne à manger aux bestiaux, il On dit aussi coupanges, n. f. pi.
— Monn. Opération qui consiste à découper les flans destinés à être frappés en monnaies ou en médailles.
— Œnol. Mélange de divers vins. (L'expression de « coupage » s'emploie également pour désigner le mélange de deux ou plusieurs eaux-de-vie de force alcoolique différente dans le but d'obtenir une eau-de-vie de force déterminée et, plus simplement encore, pour désigner l'adjonction d'eau à un liquide quelconque, dont on veut amoindrir la force.)
— Techn. Division des pâtes céramiques en fragments que l'on ressoude ensuite, il Division de la pâte de savon en gros pains parallélépipédiques. (On dit aussi coupe.)
n Action do couper les poils des peaux, dans la fabrication des chapeaux, ll Opération de la fabrication des baleines.
11 Opération spéciale de la fabrication des aiguilles et des épingles, il Opération en usage dans la fabrication du caoutchouc. 11 Aux halles, Action do diviser en lots un chargement de marée.
— EscYcL. Œnol. Le coupage est une opération qui a pour but de faire disparaître les goûts de terroir ou provenant d'une mauvaise vinification, ou bien, plus simplement, do donner à un via les qualités qui lui manquent. Ainsi, on emploie ordinairement au coupage des vins d'une verdeur prononcée, des vins d'Algérie, de Tunisie, du midi de la France et d'Espagne, qui fournissent à la fois une riche proportion d'alcool, du tanin et de la couleur, mais
3 ai ne possèdent généralement pas assez de fraîcheur, 'acidité ni de bouquet. On obtient après collage un mélange frais, franc de goût, valant mieux que chacun des éléments que l'on a réunis. Le coupage n'est donc pas une falsification, et la loi ne l'a jamais prohibé; en revanche, elle punit sévèrement toute addition au vin do matières nuisibles à l'h^-giène.
CODPANG, COEPANG ou KoEPANG, ville d'Océanie (Malaisic). sur une baio do la côte sud-ouest de l'île de Timor; C.'JOO hab., dont 150 Européens. Coupang est un port franc assez sûr, que défendent un fort redoutable et une longue ieléo de rochers. Chef-lieu do la partie hollandaise (le Timor.
COUPANGES IpanJ') u. f. pi. Dans certaines régions, Nom que l'on donne aux céréales et autres graines qu'on ne laisse pas venir à maturité, et que l'OD fauche en vert pour la nourriture des bestiaux.
COUPANT (pan), ANTE adj. Qui coupe, qui tranche ;
Des outiU COUPANTS.
— Géom. Qui coupe, qui divise en deux parties un corps ou une figure : PUincou pant. Ligne coupante, il On ait plus ordinairement sécant.
— Peint. Netteté coupante. Se dit d'un tableau peint avec une extrême netteté, et oti les lignes et les tons sont finis et arrêtés avec fermeté et précision.
— 0. m. Tranchant : Zc coupant d'un aabre-
—\éaer. Coupant de l'ongle du sanglier,BoTi de cet ongle.
— Anton. Contondant, perforant, piquant.
COUPANT ou COUPANS {pan) n. m. Métrol. Nom donné
par corruption , dans le commerce, au kobang, monnaie d'or du Japon. V. kobang.
COUPARA n. m. Comm. Espèce de laque.
COUPAR-ANGUS, ville d'Ecosse. V. Cupar-Angus.
COUPAR-riFE, ville d'Ecosse. V. Cupar-Fife.
COUPE n. f. Action de couper : La coupe des foins, des cheveux, n Action ou manière de tailler une étoffe pour en faire des vêtements : Couturière qui a une bonne coupe. II Manière dont un vêtement est fait : Habit d'une coui-E élégante, u Tranche, endroit où une chose a été coupée : La coupe d'un tronc d'arbre.
— Par ext. Formes, contours extérieurs : La coupe du corps, figure d'une coupe désagréalile.
— Charpent. et menuis. Assemblage qui se divise en quatre catégories : la coupe plate, constituant le joint en coupe proprement dit; Vembrénement, la pamne, lei fausse coupe. (La fausse coupe se trace au moyen do la sauterelle, sans équerre ni onglet.) u Disposition des joints, des champs et des moulures sur le bois.
— Constr. Représentation graphique d'un objet dont on veut montrer l'intérieur, et que pour cela on suppose avoir été coupé suivant un plan, dans un sens déterminé : CoupE en long, en travers. Coupe d'un édifice, d'un escalier, d'une machine, d'un teirain.
— Grav. Action, manière d'entame^ le bois, la planche, au moyen du burin.
— Jeux. Action de séparer en doux paquets les cartes mêlées par un autre joueur, on plaçant au-dessus la partie du jou qui, avant la coupe, se trouvait au-dessous, ll Faire sauter la coupe, Rétablir avec dextérité les paquets de cartes coupés dans l'état où ils étaient avant la coupe.
Il Etre heureux à la coupe. Tricher.
— Littér. Division, distribution : La coupe d'un ouvrage, d'un poème. (Peu usité.) II Disposition des repos dans le vers, dans la phrase : Vers d'une coupe heureuse.
— Maçonn. Petit canal pratiqué sous les appuis des croisées,' servant à l'écoulement uos eau.x pluviales, il Direction d'un joint de tête oblique à la douelle d'une voûte.
Il .A.rt de tailler les pierres. V. stéréotomie.
— Manuf. Chaque tonte qu'on l'ait subir aux étoffes de laine, ll Dans la savonnerie, syn. de coupage.
— Mar. Coupe d'une voile. Tracé de la voile avant le découpage des laizes, u Coupe des cordages. Division des pièces de cordage en bouts de longueur suffisante pour les manœuvres. II Ma'itre de coupe. Ouvrier chargé de couper les manœuvres, n Fausse coupe. Coupe manquée d'une pièce de bois ou d'une voile.
— Mus. Distribution des parties dont la suite constitue un morceau, u Coupe binaire, ternaire. Division du morceau en deux, trois parties : La coupe binaire est applicable surtout auj; grandes pièces de musique instrumentale.
— Natat. Manière de nager, qui consiste à porter alternativement chaque bras en avant hors de l'eau et à le ramener vivement le long du corps. II Fam. Tirer sa coupe. Nager de cette manière.
— Sylvie. Abatage des arbres forestiers. II Partie d'un bois dont les arbres doiventêtre abattus dans une année.
11 Coupe usée. Celle qui est déjà faite et vidée, n Coupe en usance. Celle qui est en exploitation, il Coupe réglée. Aménagement suivant lequel on coupe chaque année une portion de bois déterminée. — Fig. Mettre quelqu'un, quelque chose, en coupe réglée, Opérer régulièrement des prélèvements au détriment de cette personne ou de cette chose.
Il Coupe soynbi'e. Opération qui consiste à enlever une partie des arbres qui composent un massif, atin que les arbres qui restent puissent ensemencer le sol au moyeu de leurs graines qui se disséminent naturellement. (On dit aussi coupe d'ensemence.ment.) -|- Fig. Epuration du personnel d'une administration ou d'une usine par l'élimination des membres les plus compromis ou des meneurs après un mouvement concerté : Voici l'affaire terminée; c'est l'heure des coupes sombres. II Coupe claire, Opération qui consiste à abattre une partie des arbres restés après la coupe sombre, afin de donner aux jeunes pousses de l'air et de la lumière, n Coupe à tire et à aire. Celle qui se fait sans laisser un seul arbre, c'est-à-dire en dégageant complètement le sol. u Coupe à blanc étoc. Celle qu'on exploite entièrement, sans y laisser aucun arbre de réserve, il Coupe de nettoiemeiil, Opération consistant à faire disparaître les arbres rachitiques et les plantes nuisibles, n Coupe définitive. Celle qui consiste à arracher les quelques arbres qui ont résisté aux coupes précédentes, lorsque les arbres nouveaux ont acquis une vigueur suffisante pour résister aux intempéries.
— Techn. Sens dans lequel le diamant du vitrier tranche bien le verre, il Action de couper le verre avec le diamant. Il Quantité de verre en fusion, qu'on prend pour fairo une glace soufflée, n Partie abattue d'une masse d'ardoise. II Nombre de feuilles ou de pétales en papier ou en soie, que le fleuriste artificiel découpe à la fois, ii Coupes carrées. Coupes qui se font dans une pièce de bois perpendiculairement à sa longueur.
Loc. div. : Etre sous la coupe de quelqu'un. Etre sous
sa dépendance. 11 A la coupe, A la condition de couper pour essayer : Acheter un melon k la coupe. ( Peu usité. ) n Etre souple, dur à la coupe. Se disent d'une étoffe qui est facile ou dure à couper. Il Fausse coupe. Ce qui reste d'une pièce d'étoffe débitée et qui est insuffisant pour faire un vêtement.
— Encycl. Littér. V. césure.
COUPE (du bas lat. cupn ou cuppa, même sons) n. f. Vase à boiro porté sur un pied, et qui est ordinairement plus largo que profond : Le Champagne, nui se buvait dans des flûtes, se boit dans des coupes. Il Partie d'un vase à boire dans laquelle on verso le liquide : La coupe et le pied d'un calice. II Par oxt. Liquide contenu dans le même vase :
boire une coupe de Champagne.
— Fig. Source de biens ou de maux ; ce don ton s'abreuve, coque l'on goûte, ce que l'on épuise : La coupe du plaisir, du malheur. II Boire la coupe
D'argent à la coupe de gueules.
Coupe.
jusqu'à la lie, Ne se voir épargner aucune douleur, aucune 'humiliation.
— Antiq. gr. Fête des coupes, Nom donné quelquefois à
la fête athénienne des choès, deuxième jour des anthestéries. V. choès.
— Archit. Partie concave d'une voûte ronde. (On dit mieux cotîpole.)ii Inclinaison plus ou moins forte des joints desvoussoirs. u Coupe de fontaine. Petit bassin de pierre ou de marbre qui reçoit l'eau d'un jet.
— Arg. Eiat de misère.
— Blas. Meuble de l'écu figurant une coupe à boire.
— Métrol. Mesure de capacité usitée dans plusieurs pays, notamment à Genève, où la coupe de blé vaut 77', 653. Il Ancienne mesure de capacité usitée en Auvergne, et valant un trente-deuxième do setier.
— Phys. Coupe de Tantale, Instrument de" physique amusante, composé de deux coupes placées l'une dans l'autre, et d'un siphon caché entre les deux, de façon que la coupo intérieure se vide dans le pied, lorsqu'on porte l'appareil aux lèvres.
Sport. Prix de la coupe. Prix donné au vainqueur do
certaines courses et qui, primitivement, consistait en une coupe d'argent ou d'or, mais qui aujourd'hui est remplacé par un objet d'art quelconque.
— Techn. Chez les orfèvres, Fausse coupe. Partie d'un calice en forme de cupule, dans laquelle est retenue la coupe proprement dite.
— Thcol. Communion sous l'espèce du vin.
— Prûv. : Il y a loin de la coupe aux lèvres ou Beaucoup de choses tombent entre la coupe et les lèvres, Il peut arriver bien des événements entre un désir et sa réalisation, entre la conception d'un projet et son exécution. (Proverbe expressif, emprunté à la langue grecque.)
— Encycl. Hist. On a désigné sous le nom générique de coupe toute espèce de vases à boire. La forme no variait pas beaucoup. Chez les Grecs, on distinguait la phiale, écuellc plate, sans anses et sans pied, au fond un peu bombé ; le hjinbion, profond, long et sans anses, semblable à une nacelle ; la hjlix, coupe à deux anses, sur un pied; le skyphos, grande tasse munie do Coupe antique.
deux petites anses horizontales, au fond plat ou terminé en pointe; le kantharos, coupe à larges anses, sur un pied élevé ; le Uarchesion, coupe oblongue, renflée au
milieu de la panse, et pour vue d'anses qui descendaient jusqu'en bas ; le rhyto?i, vase en forme de corne, qui imitait ordinairement une tète d'animal ; etc. Les mêmes formes se retrouvent chez les Romains, qui ont connu aussi des types particuliers de vases à boire ou à libations : le calix, le ciborium, la paiera, etc. Toutes ces coupes servaient soit aux usages domestiques, soit aux cérémonies du culte; on les consacrait aussi dans les temples en guise d'offrandes, ou bien on les donnait en pri.x dans les jeux. D'après la variété do ces destinations, on peut juger que les coupes étaient "de valeur très inégale. Les plus simples étaient en argile commune, à peine décorées de quelques dessins au trait. Les plus riches étaient ornées de belles peintures, qui représentaient des sujets mythologiques ou des scènes de la vie. On fabriquait aussi des coupes en bronze, en argent ou en or, avec des ciselures ou des pièces rapportées. Plusieurs de ces vases de luxe sont décrits déjà dans les poèmes homériques ; beaucoup d'autres sont mentionnés par les auteurs grecs ou romains; et il en existe d'innombrables spécimens dans les musées.
— Archéol. Au moyen âge, on entendait sous le nom de coupe, le plus souvent, un vase à boire, monté sur un pied, et muni d'un couvercle, en tout plus ou moins pareil à un ciboire. La confusion entre les mois coupe et ciboire est, du reste, constante. Il semble cependant établi qu'en général, lorsque les deux vocables se rencontrent dans la description d'un mùme objet, hanap signifie le récipient, et coupe, le couvercle.
Ainsi, dans l'inventaire du duc de Normandie (1363), est signalée: Une coupe couverte émaillce. et est le hanap de ladite coupk « six cornettes rondes. Mais il y avait aussi des coupes sans pied, à récipient plus ou moins évasé, en forme de verre à boire. Les étuis ou custodes dans lesquels on gardait les coupes d'orfèvrerie étaient appelés hanapiers ; on semble avoir appelé coupiers, de préférence, les custodes destinées aux vases liturgiques.
Coupe (la), constellation méridionale, située sous lo Lion, entre le Corbeau et le Sextant, et contenant, dans le catalogue de Flamsteed, trente et une étoiles, dont la principale n'est que do quatrième grandeur.
— Encycl. On remarque, dans la constellation do la Co)/;)e, une étoilo double et une étoile triple; cette dernière est formée par deux étoiles do 7" grandeur et une lie 12" grandeur. Bien que ce groujie ait été peu observé, il est à peu près certain que ce n'est pas un système ternaire, mais seulement un groupe de perspective.
Coupe d'argile.
Coupe dar
Coupe en argent ciselé (lbb3J.
Coupe en terre cuite émaillte (xvi'; a.).
Coupe I.o mot coupe a servi do tîtro à nlusîours ouvraj;es draiiialinuos : lus in'iiieipaux sont : 7a Coiijif mchantée, cotnàdw vn un acte, on iirosc, ii<i Lu Fouiaiiio, composée en 1686, et représentée, le 16 iuillot 16S8, sur la si-eiio de la Com(idie-l''ran(,'aise ; elle nVst autre chose t[u'un conte mis au tliôûlro. tLo sujet, emprunté à l'Arioste, repose sur co il'.ùino de fabliau : Eu vidant « une coupe pleine de vin, si la l'onime de celui qui v Ijoit lui est ridule, il n'en perd pas une goutte; mais, si elle est infidèle, tout
10 vin se répand ù terre ". (S^. VI.) Kt c'est avec une légèreté pitpianto (luo La FontiMie a el'Iloaré agréablemont ce()ue peut avoir do scabroix co sujet, en lequel il dépinio sa connaissance profotiaa du cceur féminin] ; — (a Cutipe et les Lèvres, grand opéra on cinq actes, paroles d'Krnest d'flervilly, d'après Alfred de Musset, musique de Gustave Canoljy, représenté à Rouen, sur le théâtre des Arts, lo 3 mai j890, et ensuite ù. Paris, sur celui do la Porlo-Saint-Martin, le 13 septembre 1897; —ta Cmipe du rai lie Ttmlé, opéra en trois actes et quatre tableaux, paroles de Louis Gallot et Edouard Blau, musiquo d'Eugène Diaz, représenté à l'Opéra le 10 janvier 1873.
Coupe et les Lèvres (i.a), drame en cinq actes, d'Alfred de Musset. — Ce drame fait partie du Spectacle dans im fauletùL Franck, lo héros, chasseur du Tyrol, est un personnage tout romanti(iue, (lui rappelle les Manfred et les Conrad do Byron. Oubliant la douce Déidamia, il devient l'amant d'une richo prostituée, Belcoler; mais, bientôt lassé d'elle, il prend la vie en dégoiit, et tâche à s'étourdir dans les combats. Ressaisi enfin par les souvenirs de sa jeunesse, il n'aspire plus qu'à retrouver auprès de Déidamia le véritable amour et la paix du cœur. Mais, au moment même où il donne à la jeune fille lo premier baiser, celle-ci tombe mortellement frappée par Bclcolor. On retrouve dans ce drame, sous forme symljoliquo, cette lutte entre l'amour et la débauche, qui remplit la poésie de Musset, comme elle fait lo drame même de sa vie.
COUPÉ n. m. Carross. "Voiture fermée, à quatre roues, et ordinairement à doux places, mais dont il existe un très grand nombre de modèles. llCoup(!-6rfaÂ, Char à bancs qui a un siège transversal devant et deux banquettes longitudinales en arrière.
11 Compartiment antérieur d'une diligence.
— Blas.V. COUPER.
— Cil. de f. Compartiment de wagon, ren fermant une seule banquette et ménagé Coupé.
à l'extrémité de la caisse d'une voiture de 1" classe. Il Cuupe-lit, Coupé de wagon, dont le dossier peut basculer d avant eii arrière, de manière à se transformer en lit.
— Chorégr. Pas de danse, fréquemment employé dans la danse de théâtre. (Il y a le coupé dessus, le coupé dessous, le coupé de mouvement, le coupé sur les lointes, etc.)
,. .~, ^^'^"'"- l'égagé qui s'exécute en levant rapidement
I épée par-dessus le fer de l'adversaire, au lieu de passer la pointe sous le fer ennemi. (Lorsque le coupé est suivi d'un dégagement de fer, on l'appelle coupé déqaqé. [V. dégagé].)
— Mar. Légère construction faite à l'arrière de quelques bateaux de commerce et destinée à contenir les chambres. (On appelle cette disposition à pont coupé.)
— Mus. Mot qui, écrit au-dessus d'une note, indique qu'on doit l'abandonner aussitôt après l'avoir touchée, sans avoir égard à sa valeur.
Coupé (Jean-Marie-Louis), littérateur français, né à Péroiine en 1732, mort à Paris en 1818. Prêtre, il fut professeur, censeur royal et conservateur à la bililiothèque royale (1778). Outre des traductions, on lui doit, entre autres ouvrages : Dictionnaire des mirurs{m3): Variétés littéraires et historiques (1786-1788); Soirées littéraires {n9D-\Ml) ; Spictiéçie de littérature ancienne et moderne (1802); etc.
COUPE-AIR ipèf) n. m. Barrière constituée par un amas deau retenue dans un coude do tuyau, servant à arrêter les émanations dos conduites d'eaux ménagères, il PI. Des coupe-air.
COUPEAU (po — Ta.ll. couper) a. m.
Ce qu'on enlève en coupant un métal.
II Bande do carton contenant cinq cartes sur sa largeur. (Dans co dernier sens, on dit aussi coupon.)
— Bot. Nom vulgaire do la tête do la bardane.
COUPEAU [po — rad. coupe) a. m.
Cime. (Vieux.)
— Eu T. do blas.. Pointe do rocher, sommel de montagne figuré sur l'écii.
(Le coupeau héraldique se figure par un assemblage de denticulations arrondies, dont l'onseniblo forme un monticule. On dit : Une montan. de six coupeaiLT, etc. Les coupoaux se disposent 2ot l,ou 3, 2oti,etc.On dit, pour l'ensemble ; Un COUPKAlJ de trois pièces.) Coupe-ballot.
1 ^mTfô^^^^°'^ ''■"'"'°' "• ■"• ■^'"''° ^° *•'•'""""' ane'^'S' ^ c 0 u r 1) 6 ft , maintcnuo par u n 0
virolo.
COUPE- BORDU- RE n. rn.
Outil .lo jardiiiii-r, servant ù rôfc'ularisor losliorduros dos polousps <io fjazon BonntiKKs.
COUPE-BOURGEON tjnn) n. m. Nom vulpairo d'im cliarançon du j^criro rliynchito [rhynchitea comats), dont la fomolln, anr^s avoir pondu dans les bour^'cons dos arbros fruitirrs, îos inciso à leur baso ot arrôto la sôvo, co qui
D'argent & une montagne de ciiu] coupeaux do pourpre, mouvante de la pointe.
ne
Coupe-bordure.
Coupe -cheviltea: