COUPE-QUEUE
— Techn. Instrument avec lequel on coupe les queues des peauï, avant de les passer en mégie, il Platine de cuivre chauffée, sur laquelle on règle et on aplanit lextrémi^e inférieure des chandelles dites • à la baguette • .
COUPER (rad. coup) v. a. « j
Séparer, diviser en deux ou plusieurs parties : Couper au pain. Couper un iras, la tète. Couper du blé. il Entamer, faire une incision dans : Bretelles qui coupunt les épaules.
— Particul. Châtrer : Couper un chat, un porc, un chien. -
— Par exan-ér. Heurter violemment, impressionner lortement et désaeréablement : Couper la figure à quelqu un d'un coup de fouet. Bise qui coupe le visage.
— Tailler sur un patron ou d'après certaines règles : Couper un habit, un corsage, une pierre de taille.
— Rompre, produire une solution de continuité dans : Couper un pont pour arrêter Vennemi. il Interrompre : Couper la communication téléphonique, il Traverser, partager ■ On appelle corde ta droite qui coupe un cercle.
iiPasser devant, croiser eu avant le chemin de : Couper quelqu'un. Couper une diligence. Il Intercepter, empêcher d'arriver : Couper les vivres à une arinée. il Fendre on nageant ou en naviguant : Couper l'eau, le courant.
— Tempérer, modifier par l'addition d'un autre liquide : Couper du lait, du vin, avec de l'eau.
— Fi"-. Interrompre, suspendre, empêcher : Couper la fièvre a'un malade. CouPiiR l'appétit. Couper la parole.
— Archit. Couper du trait. Faire en petit le modèle d'une voûte ou d'une pièce de trait.
— Grav. Entamer d'une certaine façon avec le burin : Le qraveur doit s'attacher à couper nettement le cuwre.
-- Hortic. Tailler, émonder : Couper des arbres en talus.
— Jeux. Prendre une carte de son adversaire avec un atout • On coupe les couleurs dont on yiiaiique. Couper son adversaire, il Au krabs. Se dit du tenant quand il renverse le cornet sur la table sans lancer les dés, et du servant quand il sert seulement un ou deux dés, ou bien qu il les arrête au sortir du cornet en mettant la main dessus, de manière qu'on ne puisse les lire, ii A la paume. Couper le coup. Pousser la balle de manière qu'elle ne fasse aucun bond. Il Couper la balle, La frapper avec la raauette tenue en dedans et presque horizontale, u Couper cul, Se retirer sans donner de revanche, après avoir.gagné. (Syn. ancien do Faire Charlemaqne.) r, . ,
— Littér. Ménager des repos, les multiplier : Jl ne faut pas trop COUPER son style. Il Distribuer les parties, les isoler, les séparer : Trois ou cinq actes, c'est la manière la plus usitée de couper les œuvres dramatiques.
— Maçonn. Couper une pierre. En ôter un morceau si gros, qu'elle ne peut plus s'adapter à la place qui lui était destinée.
— Manèg. Couper la volte ou le rond. Changer de main en faisant des voltes.
Mar. Couper la route à un navire. Suivre une route
qui fait passer sur l'avant de ce navire, il Couper une ligne de navires. Traverser cette ligne, il Couper la lame, La fendre comme le ferait une lame de couteau, ii Couper la bouée. Faire sauter l'amarrage retenant la bouée de sauvetage, pour qu'elle tombe à la mer.
— Monn. anc. Couper carreaux. Au temps du monnayage au marteau, Couper en morceaux carrés, de la dimension approximative des pièces, des lames d'or, d'argent ou de cuivre, après qu'elles -avaient été réduites à Fépaisseur convenable.
— Mus. Couper les sous. Marquer un temps, observer un silence entre chaque note.
— Sculpt. Couper le plâtre. Faire à la main divers ornements ou moulures en plâtre.
— Sport. Se dit d'un jockey qui, après avoir dépasse son concurrent, le croise en passant devant lui pour prendre la corde : Tout cheval dont le jocket/ est convaincu rf'AVoiR COUPÉ son connurent doit être disqualifié.
— Sylvie. Couper à blanc étoc, à tire, etc. V. coupe.
— Techn. Couper l'or. Partager une feuille d'or en quatre parties, dont chacune doit être amenée sous le marteau à la grandeur de la feuille divisée, ii Couper la pâte, .Soumettre la pâte à poterie à l'opération du coupage.
— Loc. div. : Couper dans le vif. Inciser les chairs mortifiées en pénétrant jusque dans les chairs vives, et fig-. Faire des sacrifices décisifs, prendre des mesures énergiques, u Couper à ou dans la racine. Couper la racine. Extirper radicalement, complètement : Couper le mal D.vss LA RAciNK. Il Couper le nez, les oreilles. Se dit par menace, pour exprimer une vengeance terrible qu'on veut tirer de quelqu'un, ll Fig., Couper les bras. Couper bras et jambes à quelqu'un. Lui ôter tout moyen d'agir, lui causer une stupeur profonde, li Couper la gorge à quelqu'un. L'égorger, le tuer, et fig.. Lui faire perdre sa position, lui causer un dommage irréparable, ii Pop. Couper le sifflet ou la musette à queUjUun, Lui coujicr la gorge, le tuer, et fig., L'interdire, le mettre dans l impossibilité de parler ou do répondre. — On dit plus familièrement encore : Ça te la roupe! — On dit, dans le même sens, Couper la chique.
Il Couper les ontfles, Oier tout moyeu do défense, affaiblir, par allusion au lion amoureux do la fable, qu'on tua facilement u uand on lui eut coupé les griffes, il Couper la bourse à quelqu un, Lui ôter adroitement sa bourse ou d'autres objets qu il a sur lui. u Couper l'herbe sows le pied à quelqu'un, "Le supplanter, lui voler une affaire, ii Couper Us vivre-^ à quelqu'un. Lui refuser I argent qu'on était dans l'habitude do lui donner, cesser de subvenir â ses dépenses, le jtriver des aliments ordinaires, il Couper cliemin, le chemin a quclu'un. L'empêcher do passer, en se mettant au-devant do ni sur son chemin. Il Couper chemin à quelque chose. En arrêter, en empêcher le cours, le progrès : Couper chemin À un incendie, kune calomnie. II A couper au couteau, A couper par tranches. Extrêmement épais : Brouillard k couper au COUTEAU. Gro» vin k coupkr par tranches. — Bête à couper au couteau. Extrêmement sot. il Couper un cheveu en quatre, Se montrer extrêmement subtil ou méticuleux.
— V. n. Trancher, êtro apte à couper : Couteau qui coui'K bien.
— Aller directement, au lieu de suivre un détour : Couper
par le plus court chemin. 11 Par ext. Couper court, Mettre un terme : Nos seules lois sur l'exercice illégal de lamédecine eussent suffi pour couper court à la carrière de Jésus. (Renan.) — Abréger sou discours. — Couper court à quelqu'un. Le quitter brusquement, en lui faisant une réponse brève et décisive.
— Chorégr. Faire le pas qu'on nomme coupé.
— Comm. Passer la racloire sur une mesure de grains qui est remplie.
— Escr. Exécuter le dégagement appelé coupé, il Couper sous le poignet. Dégager par-dessous le poignet de l'adversaire. Il Couper sur pointe. Porter une botte en dégageant par-dessus la pointe de l'épée de son adversaire.
— Jeux. Séparer un jeu de cartes en deux, après qu'elles ont été mêlées par l'adversaire : On coupe pour déranger les combinaisons que t'adeersaire aurait pu faire pour tricher. 11 Au lansquenet, Prendre carte et se mettre de la partie, ii Couper dans le pont. Couper le jeu de cartes à l'endroit où, pour se réserver les cartes maîtresses, un grec lui a donné une courbure imperceptible. — Fig. et pop. Tomber dans un piège.
— Mar. Passer entre deux vaisseaux, il Couper à terre. Mettre directement le cap sur la terre.
— Peint. Se dit d'une couleur qui tranche avec les autres, parce qu'elle n'est i)as assez fondue.
— Véner. Se dit d'un chien qui veut gagner la tête de la meute, qui manque de force ou qui perd la voie.
— Prov. HiST. et LITTER. : Couper la queue du chien d'Alcîbiade ou à son chien. V. queue.
— Allus. HiST. : Coupons le câble, il est temps I Parole adressée par labbc Sieyès au tiers état, dans la séance du 10 juin 1789, pour l'engager à se constituer seul en assemblée nationale, puisque les deux autres ordres soulevaient tant de difficultés. (Cette expression se rappelle (luehjuefois, quand 1 on veut dire ; « Rompons une bonne fois avec tout ce qui embarrasse nos efforts. " )
Coupé, ée part, pass. du V. Couper.
— Pan coupé. Surface qui remplace l'anorle, à la jonction de deux parois : Salon, Coffret à pans coupés.
— Blas. Se dit de l'écu. ou d'une pièce ou meuble quelconque, divisé en deux parties égales par une ligne horizontale, ll Attribut des membres d'animaux à section nette.
D'argent à un
lion léopardé
rampant, coupé
de gueules et
d'azur.
Coupé d'argent et d'azur, à, un lion iéopardé rampant, de l'un en
l'autre.
Coupé d'argent
et
de gueules.
D'argent h une
tête de griffon
coupée d'azur.
par opposition à arraché. II Coupé de l'un en l'autre. Se dit quand, sur Técu coupé, se trouve une pièce brochant sur le tout; la partie supérieure de la pièce est de l'émail de la partie inlerieare de l'écu et réciproquement.
— Mar. Poulie coupée, Poulie dont une joue est ouverte pour jicrmettre l'introduction rapide d'une manœuvre sur le réa. (Ces poulies sont ferrées, et leur fermeture est à charnière.) il Pont coupé, Légère élévation qui se trouve à l'arrière du pont, sur certains bâtiments de commerce. (On dit aussi coupc n. m.)
— Peint. Conïour coupé, Contour tranché, net, qui ne tourne pas, ce qui le fait paraître dur.
— Techn. Point coupé, Sorte de dentelle faite avec des feuilles pointues.
— Théàtr. Spectacle coupé. Représentation oùTon joue des fragments de différentes pièces.
— Typogr. Dialogue coupé. Quand on im- poulie coupée.
firime un dialogue, l'usage est d'aller à la igné seulement lorsqu'un personnage a fini de parler et qu'un autre commence. Si l'on va à la ligue, si l'on fait dos alinéas dans la tirade d'un même personnage, on dit que le dialogue est coupé.
Se couper, v. pr. Etre, devoir être coupé : Le trèfle se covpfc: lorsque les plantes sont en pleine floraison, ll S'user aux endroits des plis : Etoffes qui ont le défaut de su coupkr très rapidement. ~ Se dit particulièrement des enfants et des personnes grasses, dont la chair se fend dans certaines parties où elle fait des plis. Il Couper à soi-même, pour soimême : Se couper les cheveux. Se couper du pain, il Se faire une coupure : Se couper en se rasa7it. u Se couper la gorge. S'inciser le cou pour se tuer : Se couper la gorge avec un rasoir. — Se couper la gorge avec quelqu'un, So battre en duel avec lui.
— Fam. Se contredire : Un tnenteur sk coupe saiïs cesse.
— Se croiser : Mues qui se coupe-nt à angle droit.
— Encyl. Art vétér. On dit qu'un cheval se coupe, quand, dans le mouvement alternatif des deux membres d'un même bipède antérieur ou postérieur, lo fer d'un pied touche le mcmltro opposé à chaque pas. Ce contact répété produit d'abord uno contusion, puis uno plaie, une coupure. C'est généralement !o boulet, comme étant la partie la plus saillante, qui est lo siège do la coupure. On prévient cet accident en donnant moins de saillie au fer et on le façonnant de manière à rectilior les aplombs.
COUPE-RACINES {sin') n. m.
Machine qui sert à diviser les racines ou les tubercules destinés à la nourriture dos animaux ou à la distillation, il PI. Des
COUPE-BACINKS.
— Kncycl. Lo coupe-racines à coupe-racines mécanique, main se compose do lames rayonnantes fixées, comme lo for d uno bôcho, à l'extrémité d'un manche.
Couperas.
Couperets : 1. De cuisine; 2. De boucber; 3. De paveur.
Le coupe-racines mécanique, plus habituellement en usage, surtout dans les grandes exploitations, est formé d'un plateau vertical de fonte, percé de lumières, vis-à-vis et le long desquelles sont appliquées des lames tranchantes. Au moyen d'une manivelle et d'un volant, ou donne au plateau un mouvement de rotation, tandis que les racines, jetées dans une trémie disposée en conséquence, sont découpées au fur et à mesure qu'elles viennent contre contre le plateau.
Le coupe-racines des distilleries et des sucreries est analogue quant à son principe, mais le plateau à lames tranchantes est disposé horizontalement au fond d'une trémie cylindrique et verticale. De plus, cet appareil est mù par la vapeur.
COUPERAS (j-a) n. m. Sorte de filet en forme de petite truble,
dont on se sert pour prendre les poissons dans les bas parcs appelés <i courtines ».
COUPERET {rê — rad. couper) n. m. Sorte do couteau large et court, dont on se sert dans les boucheries et les cuisines pour couper la viande, ii Par ext.. Grosse lame tranchante, et particulièrom., Couteau de la guillotine : // n'est pas bon au peuple de voir te condamné badiner avec le couperet. (E.
Sue.)
— Outil d'acier qui sert aux émailleurs pour couper les fils d'émail. II Gros outil à deux tranchants mousses, qui sert pour fendre les pavés.
COUPERIE [rt) n. f.
Atelier où l'on coupe les poils destinés à la fabrication des chapeaux.
CouPERIN, nom d'une famille d'artistes français, qui, pendant près de deux siècles, se sont illustrés dans la musique, et qui était originaire de Chaumes, en Brie.
Couperin (Louis), né à Chaumes en 1630, mort à Paris en 1665. Il fut organiste de Saint-Gervais, et s'y fit assez remarquer par son talent pour être choisi comme organiste de la chapelle do Louis XIII, qui, de plus, créa pour lui une place de dessus de viole dans sa musique particulière. On ne connaît de sa composition que trois suites de pièces de clavecin restées en manuscrit.
Couperin (François 1"), sieur de Crouilly, frèro du l.récédcnt, né à Chaumes en 1631, mort à Paris vers 1701, Bon organiste, claveciniste habile, excellent professeur, il exerça'les fonctions d'organiste à Saint-Gervais, de 1679 à 169S. Il composait bien pour l'orgue et le clavecin, et a laissé un recueil intéressant de Pièces d'orgue.
Couperin (François II), né et mort à Paris (1663-1733), neveu des précédents. Il reçut le surnom de Couperin le Grand, à cause de son éclatante supériorité sur tous les organistes français. Il était non seulement excellent claveciniste et organiste de premier ordre, mais compositeur extrêmement distingué. Nommé, en 1696, organiste de Saint-Gervais, il obtint, en 1701, le titre de claveciniste de la chambre du roi. Ses compositions n'étaient pas moins bien accueillies à l'étranger qu'en France. Il faut surtout citer : Quatre livres de pièces de clavecin ; les Coûts réunis ou Nouveaux concerts, augmentés de l'Apothéose de Corelli en trio; l'Apothéose de l'incomparable L... ( LuUi ) ; trios pour deux dessus de violon, basse d'archet et basse chiffrée: Leçons de Ténèbres, à une et deux voix; l'Art de toucher du clavecin; un recueil de chansons; etc.
Couperin (Armand-Louis), petit-fils de Couperin (François I"), né et mort à Paris (1785-1789). Il devint aussi un excellent organiste; mais ses compositions manquaient de chaleur et d éclat. Il exerça les fonctions d'organiste à la cbaiielle du roi, à la Sainte-Chapelle du Palais, à Saint- Gervais, et fut l'un des quatre organistes de Notre-Dame. On connaît de cet artiste fort distingué deux recueils de sonates et un de trois pour le clavecin.
Couperin (Marguerite-Antoinette), fille de François II, née à Paris en 1705. Elle acquit un talent remarquable sur le clavecin. Ce talent lui permit d'obtenir la charge de claveciniste de la chambre du roi. et elle fut la première femme chargée de ces fonctions. Elle suppléait, en efl'et, son père depuis assez longtemps dans cet office, lorsque, en 1730, le roi lui donna le brevet do • survivance d'ordinaire de la musique do Sa Majesté », à la place de son père. Elle garda jusqu'à sa mort le titre et les traitements de claveciniste de la chambre. On ignore l'époque de sa mort.
COUPEROSE (espagn. caparrosa; ital. copparosa; angl. Copperas; ail. kupferasche) n. f. Miner. Nom vulgaire do trois sulfates naturels différents, que l'on distingue les uns des autres en indiquant la couleur qui leur est propre : couperose blanche, couperose bleue et couperose verte.
— Pathol. Inflammation chronique des glandes cutanées de la face, caractérisée par des rougeurs diffuses ou des pustules peu étendues, isolées, entourées d'une aréolo rosée; nom dos pustules elles-mêmes : Avoir la couperose. Avoir des couperoses.
— Encycl. Miner. 1" Couperose blanche. Le sulfate hydraté naturel de zinc connu sous ce nom répond à la formule H"ZuSO" ; son poids spécifique varie de 2 à 2,1 ; sa dureté de 2 à 2,5. C'est un minéral blanc, limpide et soluble, d'une saveur styptique assez forte, se boursouflant au chalumeau et s'y changeant en une scorie grise. Ses cristaux appartiennent au système orthorhombique. On trouve la couperose blanche principalement à Rammeisberg près de Goslar (Hanovre). Syn. do goslaritk.
2» Couperose bleue. Le sulfate hydraté naturel de cuivre répond à la formule H"CuSO' ; son poids spécifique varie de 2,2 à 2,3; sa dureté est égale à 2,5. C'est un sel d'un bleu céleste, soluble dans l'eau, possédant uno saveur très styptique et une cassure vitreuse. Il laisse sur le fer, quand il est moinllé, des traces très visibles do cuivre rouge. Il cristallise dans des formes appartenant au système clinorhombique. La coupero.se bleue se trouve géué-
ralomont dans les galeries dos mines de cuivre. Syn. de
CYANOSB, CllALCANTIllTiC.
"i" Couperose verte. C'est un sulfate hydraté naturel de fer, qui répond à la formule II^KoSO" ; son poids spocitiquo varie do 1,83 à 2; sa dureté est (3gale ù 2. Ce minéral ne so rent^oiitre que sous la forme d'ofliorosconces blanches, verdAtros ou jaunes, et en croûtes pins ou moins épaisses, à la surface dos schistes argileux qui renferment des sulfures do fer. Syn. de mki.anticrie.
— Pathol. Los pustules rougos prurigineuses, chaudt'S, congestives du nez et des joues, qui constituent la couperose, encore appelée acné rosacea, sont souvent héréditaires et fréquentes chez los femmes arrivées à l'époque do la ménopause, ou affectées de troubles de la menstruation. Les hommes adultes qui s'adonnent à l'alcool, les hommes d étude dont le cerveau est fréquemment congestionné par la tension intoUoctuGllo, y sont également sujets. Chez l'alcooliquo, cependant, ou trouve un siège d'élection : le nez, qui non seulement prend une coloration rougo violacée, mais s'hypertrophie encore en nombreux tuoorcules bourgeonnants et pouvant so réunir au point de simuler \'é/t'pTiantiasis. La couperose débute par de petits points, puis do petites pustules rouges disséminées ; elles déterminent un léger fourmillement, de la chaleur, et apparaissent surtout après les repas. Puis ces points s'étendent, se réunissent, gonflent la peau et lui donnent un aspect constamment rouge et violacé : les tissus sous-jacents, les muqueuses, sont parfois intéressées.
La couperose résiste généralement à tous les traitements. Le régime alimentaire doit être très surveillé: proscription des vins généreux, alcools, viandes saignantes ou faisandées ; nourriture exclusive : viandes blanches et légumes frais. Les pommades soufrées ou mercurielles. l'huile de cade à l'extérieur, les préparations iodées et arsenicales à l'intérieur, ont été recommandées contre la couperose.
COUPEROSÉ, ÉE adj. Atteint de couperose.
COUPEROSER v. a. Donner la couperose, des couperoses il.
Se couperoser, v. pr. Devenir couperosé.
COUPERU (do couper, et do ru, ruisseau) n. m. Petit filet, quelquefois en forme de nasse, le plus souvent en forme de poche, pour prendre le poisson dans les écluses dont leau ne s'est pas retirée entièrement.
CoUPERUS (Louis-Marie-Anne), poète et littérateur hollandais, né à La Haye en 1863. Il débuta par deux recueils de vers qui eurent du succès : un Printemps de vers (1S84) : Orchidées flS86). Joignant à une imagination vive un style raffiné, s étant assimilé les idées et les tendances à la fois de la littérature française et de la littérature Scandinave, il a donné des œuvres qui lui assurent une des premières places parmi les Jeunes romanciers de son pays : Elme Vere (1888); Fatalité (1890); Illusion; Extase; Majesté (1894), son œuvre principale, qui a été traduite en français (1898); la Paix du monde; Métamorphose (1897) ; Psyché (1898). On lui doit aussi : Impressions de voyage.
COUPE-SÈVE n. m. Outil à deux lames emmanchées parallèlement l'une à
l'autre, et dont se sert le viticulteur pour faire autour d'un rameau une incision annulaire afin d'arrêter la sève et de
Coupe ^i .
la diriger vers les branches à fruits. Il PI. Bes coupe-skvk. COUPE-SIFFLET {si-/lê) n. m. Arg. Couteau, il PI. Des
COUPli-SIFFLliT.
COUPET {pé) n. m. Sorte do coquille univalve du genre cône.
COUPETÉE(/^)n.f.Linguist. Autre forme du mot copték. COUPETER v. a. Linguist. V. copter.
COUPE-TÊTE n. m. Ancien nom du bourreau, n PI. Des
COUPK-TIJTE.
— Jeux. Sorted'amuscmentdans lequel, lesjoueurs étant espacés sur une seule ligne et se tenant courbés, chacun d'eux franchit à son tour tous les autres, (("omme à ce jeu on pourrait être blessé à la tète si on la tenait élevée, celui qui va sauter avertit les autres do la tenir baissée on criant : Coupe-tête!) il Fig. Jouer à coupe-tête. Se disait autrefois quand, après quelque sédition, l'autorité avait fait trancher la tête à plusieurs insurgés.
— Adjectiv. Qui fait couper des tôtes : Jourdan coupi-;-
TÈTK. V. JoURI>AN.
COUPE-TIGE {tif) u. m. Instrument à doux branches,
2 ni sert particulièrement à couper les tiges do dahlia auessus des tubercules.
Il PI. Des COUPE-TIGE.
COUPE-TUBE n. m. Instrument dt^stiné à trancher un tube, n PI. Des
COUPE-TUDE ou CODPE- TUDES.
COUPEUR, EUSB n. So
dit prini-ipulomont, dans les ateliers, do colui ou de colle qui coupe los ctofi"os ou los cuirs, n Chez los tailleurs, Ouvrier spécialement chargé do tailler les vêtements dans une piôco do drap. Il Coupeur de poils, Ouvrier cliapclier qui coupe le poil sur les poaux.
— Coupeur de bourses. Filou qui dérobe sur ^os personnes mémos la bourse ou autres menus objets.
— Fam. Coupeur d'oreilles, Querelleur, spadassin.
— Agric. Celui, celle qui coupe los grappes de raisin on vendange. (On dit plutôt vendangeur..} ii Dans les colonies, Colui qui coupe le bois.
— lOntom. Coitpeuse ou Coupeuse-dc- feuilles. Nom d'une abeille.
— Jeux. Joueur au hinsquonot.
— Monn. Ouvrier charge de découper les flans destinés à être frappés en monnaies ou médailles, n On dit aussi
DBCOUPKUR.
— Ornith. Coupeur-d'eau, Nom vulgaire du rhynchops, appelé aussi bcc-en-ciseaux, variété d'oiseaux do raor.
— Véner. Chien qui cherche & prendre los devants ot gagner la tûto do la meute.
COUPEUR-GRANULATEUR n. m. Macltino employée dans certains proc.f'di'vs de mniituro, notamment pour In fabrication de la semoule il PI. Des coupeuiis-uranulateuiis.
Coupe-tube-
COUPEUSE n. f. Machine qno l'on emploie dans les filatures d(i lin pour diviser la (liasse on plusieurs catégories. Il Itans les papeteries, Coupeusc en louii. Machine servant à faire disparaître les bords frangés du papier au sortir même do la machine à papier. — Cmineuse en travers, Machine servant à trancher perpendiculairement la fenillo ébarbée.
COUPHOLITE n. f. Géol. Variété de prehnite de formule lI'Oa'Al'Si'O", qui se présente en petites tablettes ou lamelles rhomboïdalos, de couleurjaunâtro ou blanc sale.
COUPIAC, comm. de l'Aveyron, arr. et à 30 kil. de Saint- Atfriquo, sur lo Mousse, affluent de la Rance ; 1.325 hab.
COUPIER {pi-é — rad. coupe) adj. m. il Arbre coupier, Arbre (jne l'on a coutume de couper périodiquement.
COUPIER {pi-é — rad. coupe) n. m. Etui où l'on renfermait les ciboires et autres vases sacrés, soit pour les transporter, soit pour los garder à l'abri.
C0UPIL(p)7) n. m. Surélévation ménagée sur le pont d'un bâtiment, pour donner plus do hauteur à une chambre située dans l'entrepont, ii On dit aussi coupis.
GOUPILLE [Il mil.) n. f. Arboric. Nom que les forestiers donnent, dans quelques contrées, aux branches des arbres qu'on élague régulièrement pour faire dos fagots.
— Archéol. Cache-pouce, tigelle terminée par un bouton sur lequel on appuie pour lever le couvercle d'un hanap, d'un vase à boire.
— Techn. Autre forme du mot goupille. {Peu usité.) COUPIS (pO n. m. Comm. Toile de coton des Indes.
— Mar. V. couPiL.
COUPLAGE {piaf) n. m. Techn. Assemblage de pièces mécaniques.
— Navig. fluv. Bateaux qui descendent ou remontent le courant d'un fleuve ou d'une rivière, attachés latéralement deux par deux, ii Chacune des seize parties dont se compose un train de bois. (Se dit aussi de deux trains de bois accouplés.)
GOUPLAN, petite vallée française des Hautes-Pyrénées, traversée dans toute sa longueur par la Neste de Couplan, un des principaux affluents de la Neste d'Aure, et qui prend sa source au lac réservoir d'Orédon. Dans ce réservoir se reunissent les eaux des lacs de Cap-de-Long, de Lostalat. d'Aumar, d'Aubert ot des Laquettes, qui entourent en partie la base du Néouvieille. Le torrent de Couplan reçoit le ruisseau de l'Oule, qui descend du Port- Bielh et forme sur son parcours la cascade de Picha-Oumo, contribuant à. faire de la vallée de Couplan une des plus pittoresques des Pyrénées.
COUPLE (du lat. copula, lien) n. f. Ce qui sert à attacher par deux, u Réunion de deux personnes ou de deux choses mises ou considérées ensemole, unies accidentellement, non d'une façon habituelle ou nécessaire : Une couple rfe serviettes. Une couple de bécasses rôties.
— Blas. Couple de chiens. Meuble qui représente le petit bâton muni de deux liens, dont on se servait pour coupler les chiens de chasse.
— Electr. Syn. de élément de pile.
— Mar. Couple de haubans. Paire de haubans faite d'un même cordage plié en deux vers son milieu.
— Véner. Lien qui réunit ensemble deux chiens courants et que tient le valet de chiens.
— n. m. Homme et femme unis par les liens du mariage ou de l'amour ; réunion de deux personnes animées d'un même sentiment, d'une môme volonté : Uji couple bien uni. Un couple d'amants, d'aynis. il Se dit dos animau.x réunis doux à deux, mâle et femelle, ou appariés pour un môme travail
D'argent h une
couple (le chiens de
gfiieulos p03^e en
pal , les liens h
dextre.
Un COUPLE de piqeons'. Un couple de chmaux attelés à la même voiture. (On remplace couple par paire quand on parle de choses qui vont toujours doux par deux : Une paire de gants, de lunettes.) — Mar. Couple ou Côte du navire, Pièce courbe, symé-
A, tracé des couples; B, couple en for (construction ceUulairp); C, couple en bols; D, projection horizontale dos couples {a. varangue; b, gonou; c, alloncea; d, mnttro couple; c, couples dcWoyiJ»; f, ostaln; g, coltU).
trique par rapporta la quille, ot montant par parties accouplées jusqu'au plat-bord. Il Couples a. m. pL Syn. de MEMBRUHBd'un bâtiment.
Il Maître couple. Couple situé dans la partie centrale ot lo plus fort d'échantillon. Il Couples de remplissaf/c , Couples do moins fort échantillon iiue les autres, et intercalés entre los couples véritables pour renforcer la membrure, il Balancement ot Perpignage des couples, Opérations consistant ù. leur donner une position bien perpendiculaire ù la nuillo ot à los rondro parallèles entre eux. il Avirons à roupie. Avirons montés deux à deux, un do chaque bord. H I{'*niorquer à couple, So ditdu remorqueur qui tient lo remorqué û, côté do lui. il S'amar* ror à couple a un ponton. S'amarrer !o long do co ponton. — Mécan. Système do doux forces parallèles égales,
Remorque & couple.