‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 375 sur 870 · COUPEROSE — COUPLET · texte numérisé non relu

COUPEROSE — COUPLET

dirigées on sens contraire et que ne peut remplacer une force unique, il Couple élastique. Système do couple dont los éléments sont sollicités par des forces contraires permanentes, qui los ramènent au point de départ, lorsque los forces temporaires cessent leur action, il Couple de rotation, Ensemble do deux rotations simultanées parallèles, égales et agissant en sons inverse. (Co couple équivaut à une translation.)

— Pèch. Fil de fer un peu recourbé, qui porto au milieu un petitpoids, àcliacundes deux bouts une empile garnie d'hameçons, et qui s'attache à une longuo ligne amarrée à la barque :

Pêcher au couple.

—Encycl. Mécan. Le couple n'a pas de résultante. On appelle bi'as de levier d'un couple la perpendiculaire commune aux deux forces de couple; moment du couple, le produit du bras de levier par la force du couple.

Couple.

On distingue les sens de rotation de couples situés dans lo même plan, en supposant fixe le milieu du bras de levier de chaque couple ; alors, l'etfet du couple sera de faire tourner co bras de levier dans un sens ou dans l'autre.

On démontre : 1° qu'on ne change pas l'effet d'un couple en le déplaçant d'une façon quelconque dans son

Flan ou dans un plan parallèle ; 2*' qu'on ne change pas effet d'un couple en changeant la force et le bras de levier, pourvu que le moment et le sens de rotation restent les mêmes. (Tout ceci suppose le nouveau bras do levier relié invariablement à l'ancien.)

On est alors conduit à la notion de l'axe de couple : c'est un segment mené perpendiculairement au plan du couple égal en longueur au moment du couple, et dont le sens est tel qu'un observateur, placé dans ce sens le long de l'axe, voit la rotation du couple correspondant s'effectuer de la gauche vers la droite. Il résulte de ce qui précède que l'on peut déplacer un axe de couple parallèlement à lui-même dans 1 espace, sans changer l'effet du couple correspondant. Les axes de couples se comptent comme des forces appliquées à un point matériel.

On démontre que toutes les forces appliquées à un corps solide peuvent toujours se réduire à un couple et à une force appliquée en un point invariablement lié au corps. On en conclut que, pour qu'un corps soit en équilibre, il faut et il suffit que, si l'on fait la réduction des forces en un point, l'a-xe de couple et la force de réduction soient nuls séparément. C'est Poinsot qui a introduit la notion do couple en mécanique.

COUPLEMENT (man) n. m. Action d'accoupler deux roues ; état de deux roues accouplées au moyen de bielles.

COUPLER V. a. Attacher par couple ; mettre deux par deux : Coupler les chiens, il Couvrir, en parlant de la louve : Le loup a couplé la louve.

— Loger dans un même appartement : On pouvait, pour honorer les pi'inces du sang, coupler M. le Duc avec M. le duc d'Orléans. (St.-Sim.) [Vieux.]

— Coupler un train de bois. En rassembler les parties ou couples, ei aussi les lier deux à deux sur lo même front.

Il Coupler du limje. Coudre par une extrémité communo los pièces qui doivent aller ensemble, avant de les donner à blancbir. u Coupler les poteaux. Assembler deux poteaux télégraphiques en un seul système intime au moyen de boulons. (La résistance qu'offre un pareil assemblage équivaut à celle quo donnerait un poteau d'une dimension cmq fois plus considérable.)

— Anton. Découpler.

Couplé, ée part. pass. du v. Coupler.

— Mar. /^^imïHecoHp/ee.Flammedontrextrémitéouqueue est aitacliéo lo long de la drisse, il Pavillon couplé. Pavillon dont l'extrémité est attachée ù. la bampo,dans uno embarcation, parexeuiplo, si par suite du calme iltrainodansl'oau.

~ Mécan. Machines couplées, Machines agissant sur un môme arbre, de telle manière que, lorsque la bielle do l'une rencontre l'axe do l'arbre , cello do l'autre on est alors â sa distance maximum. (Cotte disposition est enit^loyéepour éviter les points morts.

Une locomotive, par exemple, est l'ensemble do deux machines couplées.) il Houes couplées, Roues d'un diamètro égal, et réunies deux à doux au moyen do bielles dites bielles d'accouplement.

{Co système est employé pour donner plus d'adhérence aux roues sur los rails.)

— Blas. So dit desclnons, des fruits ot dos fleurs qui sont attachés deux A doux.

— Turf. Chevnu.T couplés, Cbevaux appartenant au môme propriélairo ot quo lo pari mutuel paye aux preneurs si l'un d'eux gagne, n Chevaux que lo parieur prend ensemble à uno cote déterminée.

Roues couplées.

D'argent A doux

chiens do gueules

pasetan t. colletas

d"arg<'ni o! roupWs

do sable-

COUPLET {plé — proprem. ce qui est couplé) n. m. Certain nombre do vers, sorte do stanco faisant partie d'uno chanson; chanson : Chanson de dix, vingt couplets. 7ourner très bien le couplet, ii Particuhèrom. Vers destinés à être chantés, qu'on intorcalo dans los scènes on proso d'un vaudeville. Il Couplet carré.

Couplet composé do huit vers yv dont chacun a huit syllabes. C^

— Toclm. So dit do deux pattes do for jointes onscmblo avec Couplet, dos charnières ot dos rivuros.

(Co sont los penlures quo l'on emploie pour soutenir los portos et los fenôires ainsi que les porsionncs.J il Nom donné par les armuriers aux fusils dont lo canon est formé do doux partii's.qui se vissent l'une A l'extrémité do l'autre.

— ThéAir. Tirade, morceau d'uno certaine ôtonduo, après

HO

loquol il V a «n repos.

— T.vpogr. auo. Nom domi<S A

(los paUos 00 Cor qui

COUPLETER — COUR

s'assemblent deux à deux, dans une presse à bras, et qui servent à fixer certaines pièces, il Couplets de la frisquette, Ceux qui lient la frisquette au tympan, il Couplets au tympan. Ceux qui lient le grand tympan au coffre.

— Encycl. Littér. Le couplet est une suite de vers dans nn rythme et un arrangement de rimes déterminé, dont l'assemblage constitue l'élément de la chanson. Il se termine ordinairement par un trait, nommé refrain. On appelait couplets, dans les chansons de geste, les laisses de mémo assonance linale ; dans les œuvres des poètes tragiques français, les tirades d'un même personnage. Les hymnes de l'Eglise sont divisées en couplets. Le couplet, sous une forme analogue à celle que nous entendons aujourd'hui, fut créé au temps où les scènes secondaires de Paris n'avaient le droit déjouer que des pièces mêlées do chant ;

fiar suite de cette entrave, naq^uit un genre mixte qui devint e vaudeville. Panard et Collé turent de bons coupleteurs. Le couplet final correspondait au plaudite cives du théâtre latin ; il se retrouve dans toutes les pièces de Scribe et de Désaugiers. Isolé, le couplet est une sorte d'épigramme qui a servi aux partis politiques et littéraires à aiguiser un trait spirituel de saiire. Le xvii" siècle fut célèbre en ce genre, et quelques mazarinudes sont à retenir. Les manuscrits inédits de Tallemant des Réaux en contiennent une foule, dont certains des plus intéressants. De nos jours, le couplet est à la chanson ce que la strophe est à l'ode.

COUPLETER (rad. couplet. — Ne double pas le t devant une syiiatje muette, mais Ve qui précède la consonne t prend un accent grave : Je coupîète. J\ous coupUterons) V. a. Chansonner, faire des couplets contre : Coupleter quelqu'un. (Vieux.)

Coupleté, ée part. pass. du v. Coupleter.

— Substantiv. : Quelques coupletés, perdant patience, ckanso7ïnèrent à leur tour. (Anti-Rousseau.)

GOUPLETEUR OU COUPLETIER (//-*') n. m. Faiseur de couplets, chansonnier. (Se prend généralement en mauvaise part. [Peu usité.])

COUPLEUR (rad. couple) n. m. En T.

d'éleclr., Appareil employé dans la charge des accumulateurs, imaginé par Hospitalier, et qui porte les noms de coupleur ou de conjftncteur~dis joncteur automatique. (Il a pour objet de relier l'accumulateur à la machine pour en opérer le chargement, ou d'interrompre cette communication quand la force électromotrice de la machine devient trop faible.)

COUPLIÊRE n. f. Navig. fluv. Pièce d'un train de bois qui sert à retenir les bran- cuupHère d'épée ches, et aussi, Partie de ce train de bojs. (xvi« 3.).

— Archéol. Bride, charnière ou pen-

lure réunissant des parties mobiles : volets, couvercle, à un coffre, à une armoire.

Il Viroles qui réunissent les atelles d'un fourreau d'épée. Syn. de couplet.

GOUPOIR (po-ar') n. m.

Techn. Nom de divers instruments servant à couper, à rogner : Codpoir au chandelier, du boursier, du Cartier.

— Monn. Instrument qui sert à couper , dans les lames d'or, d'argent ou do cuivre,

Couplière de meuble.

es flans destinés à la fabrication des monnaies ou médailles, n On l'appelle aussi DÉcoupoiE. (C'est une sorte do petite presse à main, munie d'un balancier actionnant une vis verticale que termine une sorte d'emporte-pièce.)

COUPOLARD (iar' — rad. couflo/e) n. m. Fam. Membre de l'Institut et, en particulier, de l'Académie française.

COUPOLE (de l'ital. cupola, même sens; de cupa, coupe) n. f. Archit. Intérieur, partie concave d'un dôme; dôme lui-même : La coupole du Panthéon, des Invalides.

— Absol. Institut, et particulièrem. Académie française : Les réceptions sous la coupole son/ des premières très courues.

— Par anal. Ce qui est arrondi eu forme de coupole : La coupole d'un ciel bleu.

— Œnol. Petite tasse pour la dégustation des vins. (On dit plus ordinairement tâte-vin.)

— Encycl. Archit. Ce mot vient de l'italien cupola et désigne, comme lui, une voûte fermée, en forme de coupe renversée, construite sur un plan circulaire ovale ou polygone. Les Italiens prennent souvent la partie pour le tout, et, par le mot coupole , entendent non seulement la voûte qui termine un édifice, mais encore l'édifice tout entier. La coupole est la voûte intérieure de l'édifice, tandis que le dôme en est la partie extérieure : ces deux parties n'ont pas la même forme et, le plus souvent, ce sont deux constructions bien distinctes. Il p'^nt même exister un doiii' , sans que pour cela il y ait coupole. Pour qu'il y ait dôme, il faut que la coupole, isolée des pendentifs,s'élève sur un plan différent de celui qui les porte, et que surtout la voûte de la coupole ne pose pas immédiatement sur les pendentifs, mais se trouve exhaussée par une construction cylindrique en forme do tour circulaire, que l'on appelle tambour. Dans le cas contraire, la coupole prend simplement le nom de « rotonde ■>, comme, par exemple, au Panthéon de Rome,

L'antiquité connut les coupoles sur pendentifs ; on on a retrouvé k Catane. Do Rome, les coupoles passèrent à. Byzance ; les architectes modifièrent l'arrangement intérieur des temples, selon l'esprit et les nécessités du culte catholique, et l'on vit naître la coupole do Sainte-Sophie, à Constantlnoplo. L'usage des coupoles revint d'Orient en Occidnat ; ou vit s'élever successivement Saïut-Vital ù

Coupole de Saint-Pierre de Rome (coupe).

Coupole h éclipse, pour canon à tir rapide.

Ravenne, la cathédrale de Nevers, et Saint-Marc à Venise. Mais il était réservé à deux artistes italiens de surpasser tout ce qui avait été fait jusqu'alors. Quand un concours s'ouvrit à Florence pour la construction de Sain te- Marie-des-Fteurs , Brunelloschi donna le plan de la fameuse coupole qui décore aujourd'hui cette église. De toutes les coupoles modernes, c'est la sienne qui est la plus grande. Elle a 131 pieds de diamètre intérieur, i pied do plus que celle de Saint-Pierre, 3 do moins que la rotonde du Panthéon de Rome. La coupole du Panthéon de Paris n'a que 62 pieds, celle des Invalides 75. Mais, de toutes les coupoles, la plus célèbre est celle que Michel- Ange éleva au-dessus de Saint-Pierre de Rome. Cette coupole est supportée par quatre énormes piliers, qui ont chacun 206 pieds de circonférence. L'église San-Carloalle-quattro-tontane occupe exactement l'espace d'un de ces piliers et elle ne paraît pas petite. La coupole a 130 pieds de diamètre et 370 pieds d'élévation.

— Art milit. Les tourelles cuirassées sont, en général, recouvertes par une coupole en forme de dôme très surbaissé, et qui est constituée, soit au moyen de plaques de fer ou d'acier, soit au moyen de plaques de fonte. Ces coupoles sont munies d'ouvertures laissant passer tout juste fa bouche des canons armant la tourelle. Un mécanisme intérieur permet de leur donner un mouvement de rotation, en même temps qu'aux pièces auxquelles leurs ouvertures livrent passage, et q^ui font feu au moment où elles se trouvent dans la direction voulue, puis sont ramenées ensuite du côté opposé pour être rechargées.

Les coupoles tournent ainsi indépendamment de la tourelle qu'elles recouvrent, et dont elles constituent la seule partie visible, mais très peu apparente, à cause de leur forme extrêmement aplatie, très peu vulnérable aussi, en raison même de l'obliquité de leur surface par rapport à la direction des projectiles ennemis. Elles protègent les pièces et le personnel qui les sert, tout à la fois contre le tir vertical et contre le tir de plein fouet.

On a également construit des coupoles transportablos avec la tourelle qu'elles surmontent, et qui sont destinées à être établies dans des ouvrages de campagne. Ces coupoles n'abritent généralement qu'un canon à tir rapide, avec ses munitions et l'homme chargé de le servir. Il n'est pas probable qu'elles suivent directement les troupes en campagne, comme leur inventeur, Scbumann, l'avait pensé, mais elles peuvent être utilisées pour armer promptement des ouvrages improvisés autour d'une place, ou même pour consolider les positions dans lesquelles une armée d'opérations se trouverait amenée à s'établir pour quelque temps.

— Astron. Les coupoles rotatives surmontant les grands observatoires rappellent, jusqu'à un certain point, par l'ensemble de leurs dispositions, lesengins cuirassés des forts et des navires do guerre. Dans l'un et l'autre cas, en effet, l'instrument ainsi protégé, lunette équatoriale ou canon, doit pouvoir être pointé sur un but quelconque de l'horizon ou de la voûte céleste. I-e plus puissant de ces engins est celui que Eiffel exécuta, en 1885, pour abriter le grand équatorial de 18 mètres de l'observatoire Bischoffsheim, à Nice.

COUPON (rad. couper) n. m. Petit reste d'une pièce d'étoffe : Un coupon de dentelle, de velours, de toile.

— Banq. Coupon d'action, Chacune des portions d'une action divisée entre deux ou plusieurs personnes. 11 Coupon d'intérêt ou absolum. Coupon, Titre d'intérêt, de dividende ou d'arrérages, joint à une valeur mobilière, et que l'on en détache à l'échéance dont il porte l'indication : Payer le coupon. Détacher le cuupon.

— Sylvie. Partie d'une coupe de bois. 11 Certain nombre de bûches attachées entre elles au moyen de liens. Il Dixhuitième partie d'un train de bois flotté.

— Théâtr. Bulletin remis par l'administration pour constater la location d'une place ou d'une loge.

— En'cycl. Banq. l^es coupons (ou étiquettes) joints aux titres et mentionnant l'échéance et le montant des arrérages et intérêts pour les rentes et obligations, le numéro do la répartition des dividendes pour les actions, servent de titre de créance entre les mains des porteurs et d'acquit à l'Etat, aux communes et aux sociétés. Ils doivent, pour les valeurs françaises et la plupart des valeurs étrangères, être présentés à l'encaissement dans un délai de cinq ans, sous peine d'être atteints par la prescription quinquennale, édictée par les articles 2277 et 2278 du Code civil. Les trimestres arriérés des rentes françaises no sont pas, comme les autres créances sur l'Etat, prescrits au jour do la clôture dos crédits, mais seulement et successivement à leurs é(;héances.

En Bourse, le détachement des coupons s'opère : p pour les rentes françaises, quinze jours avant leur échéance ; 2° pour les valeurs ne se négociant qu'au comptant, le jour do leur échéance; 3" pour celles se négociant à terme, à la cinquiômo bourse suivant l'échéance.

Les coupons des rentes françaises sont payés au porteur, sans aucune justilicatiou de propriété. L administra-

Coupole de l'Observatoire de Paria-

tion no peut surseoir à leur payement, même en présence d'une opposition. Cependant, en cas de soustraciion, de jierte ou de destruction accidentelle, les propriétaires peuvent en obtenir le payement, à la condition de fournir un cautionnement d'égale somme en rentes nominatives, pour une durée de cinq ans. Pour les coupons détériorés, lacérés ou incomplets, la direction de la dette inscrite est seule juge des conditions de leur payement. Les coupons des valeurs autres que les rentes françaises, volés, ou perdus, ou détériorés, peuvent être payés aux propriétaires, en se conformant aux conditions imposées par la loi du 15 juin 1872 sur les titres adirés, loi qui n'est pas opposable, cela va sans dire, aux sociétés étrangères.

COUPTRAIN, ch.-l. de cant. de la Mayenne, arrond. et à 34 kil. de Mayenne, sur la Mayenne ; 406 hab. Ch. de f. Ouest. Blanchisseries de cire. — Le canton ail comm. et 10.000 hab.

COUPURE (rad. coi(per) n. f. Séparation, division produite par un instrument tranchant : Se faire une coupure à la main. Faire une coupure dans un lé de satin. 11 Excavation, solution de continuité qui coupe transversalement imo surface : Faire une coupure dans une route, à travers un marais.

— Par anal. Fente qui se produit dans les plis de la peau de certaines parties du corps, chez les enfants et chez les personnes grasses.

— Par ext. Suppression faite dans une composition littéraire ou musicale, et principalement dans une pièce de théâtre. Il Fam. Suppression de quelques salves d applaudissements, faite par le chef de claque.

— Au pi.. Rognures comprenant les côtes des feuilles dans la fabrication des tabacs.

— Art milit. Ouvrage de défense établi en travers d'une route ou d'un passage quelconque, se réduisant quelquefois à une simple barricade à crête rectiligne. n Elément de la fortification bastionnée, établi dans le fossé de demi-lune pour en mieux assurer le flanquement. Il Retranchement élevé en arrière d'une brèche pour barrer l'accès qu'elle ouvre aux assaillants.

— Banq. Monnaie divisionnaire. 11 Fraction d'un titre formant un tout, mais dont les diverses parties peuvent être acquises séparément. Il Billet de banque moindre que le billet de 1.000 francs, qui sert de type : Une coupure d'action.

— Géol. Coupures transversales. Déchirures profondes et étroites du sol, disposées perpendiculairement à la direction des chaînes de montagnes, et qui se trouvent réalisées par les cluses du Jura.

—Malh. Coupu7'e dans les surfaces connexes. \ .CONNEXION.

— Techn. En T. de fondeur en caractères, Opération qui consiste à faire la gouttière, le talus et le cran des lettres.

Il Espèce de barre ou défaut de fabrication que présentent parfois les étoffes. 11 Petit fossé que l'on creuse pour permettre l'écoulement des eaux dans les terrains bas et facilement inondés. (S'emploie de préférence au pluriel dans ce sens.)

— Télégr. électr. Station point de coupure, Station télégraphique où les lignes sont arrêtées sur des isolateurs, arrêts doubles, de manière à être coupées facilement lorsque les besoins l'exigent, il Poteau de coupure. Poteau où 1 on peut facilement exécuter des coupures entre deux isolateurs à arrêt.

GOUQUE {kouk') n. f. Sorte de gâteau qu'on sert au déjeuner, ou le soir pour prendre le thé. (Au moment de servir, on fait tiédir du beurre frais, on coupe les couques en deux parties, entre lesquelles on met une cuillerée de beurre, et on dresse sur des assiettes.)

COUR (du lat. pop. curtiSj dérivé de cohors, dans le sens de basse-cour) n. f. Espace découvert, environné de murs ou de bâtiments dépendant d'une habitation : La cour d'un hôtel, d'une fei-vie. n Basse-cour. V. ce mot.

— A Paris, Nom que l'on donne à des rues bordées de maisons comme les autres, mais dont les entrées sont closes par des bâtiments : La cour des Fermes. La coua des Miracles. La cour du Commerce.

— Cour d'honneur. Principale cour d'un palais, d'un château : La cour d'honneur du palais de Fontainebleau.

— Palais d'un souverain; ensemble des principaux personnages et des officiers qui entourent, qui accompagnent ordinairement le souverain : Avoir une charge a la cour.

Il Souverain et son conseil; parti du souverain : Recevoir un ordre de la cour. Servir les intérêts de la cour. 11 Gouvernement, cabinet du souverain, considéré par rapport à la politique extérieure : La cour de Londres, de Vienne.

— Par anal. Suite d'un prince, d'un grand seigneur : Cette COUR de Madame n'était que jeunesse, esprit, beauté, divertissement et intrigue. (Ste-Beuve.) Il Réunion de personnes empressées à plaire à une autre ; Tout homme riche est sûr d'avoir sa codr.

— Dr. Siège de justice où l'on plaide, (Se disait autrefois de la plupart des tribunaux, et ne s'emploie aujourd'hui que pour les tribunaux supérieurs) : Cour ecclésiastique, laïque, prévôtale, prêsidiale. 11 Hors de cour. Situation des accusés ou dos plaideurs que l'on renvoie des fins de la plainte, faute de motifs suffisants pour passer outre au jugement. — Substantiv. Jugement qui renvoie l'accusé ou les parties des fins de la plainte : Prononcer un HORS DE COUR. Il Membres d'un tribunal : La cour se retire pour délibérer, w Lieu où siège une cour de justice : Aller à la COUR d'appel, à la cour de cassation.

— Dr. anc. Pouvoir déjuger. 11 Ravoir sa cour. Obtenir le renvoi d'une cause : La partie menait son seigneur avec elle, afin que, si la défaute Ji'était pas prouvée, il pût ravoir sa COUR. (Montesq.) n Basse cour. V. la partie encycl.

— Dr. polit. Haute Cour. Le Sénat prend ce nom lorsqu'il est réuni en Cour do justice pour juger soit le Président do la République, soit les ministres et pour connaître des attentats contre la sûreté de l'Etat (loi du 24 févr. 1875).

— Loc. div. : Homme, Femme de la cour, Gens de la cour, Personnes qui suivent la cour, qui en font partie. 11 Homme, Femme, Gens de cour, Personnes qui ont le ton, les manières, les habitudes que l'on prend à la cour. 11 Abbé de cour. Abbé élégant et mondain, comme ceux qui fréquentaient l'ancienne cour des rois de France. Il Amitié de cour, Ayni de cowr, Fausse amitié, Celui qui n'a que de fausses apparences d'amitié. 11 Eau bénite de cour. Vaines promesses, vaines protestations deservicesetd'amitié. 11 Page de cour, Personnage d'une effronterie proverbiale. 11 Habit, Robe, Manteau aecouï'. Vêtements prescrits par l'étiquette de la cour. Il Etre bien. Etre ?nal en cour, Etre ou non en fnvcur à la cour, et, par ext., dans toute autre société. Il Fidre sa

cour, Se présenter à la cour Uu souverain ou devant les puissants du jour, pour leur témoigner, par ses discours ou par sa présmco, son respect et son dêvouoniont : Tout le monde en l'vance kait sa couk. (P.-L. Courier.) ii Jùtirc sa cour, J-'airc la cour à, auprès de. Faire d'huniblos protestations d'ali'oction à, cherclior à gaynor les grâces do. (So dit surtout à propos d'une femme auprès do qui l'on se montre galaut et empressé.) il /''aire un doigt de cour à quehju'un. Montrer quoique empressomeut auprès do lui, témoigner quoique désir do lui plaire.

— Cour céleste, Le ciel, Dieu ot les anges, etc.

— Hist. Cnur pléni^re, Assemblée d'apparat tenue par les anciens rois, le jour de quoique grande tête ou à l'occasion d'un grand touruoi, ou dans quelque circonstance solonnollo.— Fam. Avoir, Tenir cour plénière. Avoir chez soi une compagnie plus nombreuse qu'à l'ordinaire; se trouver quelque part en très grand nombre, il Avoir bouche à cour ou bouche en cour. V. boochk (la), il Cour d'amour, Société de personnes des deux sexes qui, en Provence, au moyen âge, se réunissaient pour traiter et juger des questions de galanterie. V. amour.

— Théiltr. Côté cour. V. côïÊ. .

— Prov. ANC. :

Cour Je Krance Pt cour ronmine

Ne veulent de brebis sans laiae, Dicton du xvii» siècle, dont le sens satirique se comprend sans commentaires.

— Allus. hist. : C'est la cour du roi Pétaud. Autrefois, en France, toutes les communautés se nommaient un chef, qu'on appelait roi. Les mendiants même en avaient un, qu'on appelait par plaisanterie le roi Pétau (du latin peto, je demande). Un pareil roi n'avait pas beaucoup d'autorité sur ses sujets. Aussi la locution : C'est la cour du roi Pétaud est-elle devenue proverbiale pour désigner soit une maison où chacun veut commander otoù il n'y a que do la confusion, soit une réunion où tout le monde veut parler à la fois.

— La cour rend des arrêts, et non pas des services. On a d'abord fait honneur de ces belles paroles, souvent citées, à Séguior, premier président de la cour de Paris, sous Charles X; puis, comme le caractère de l'homme cadrait mal avec cette fière réponse, on l'a attribuée à l'un do ses aïeux, le Séguier qui fut chancelier de France sous Richelieu et sous Mazarin. Mais c'était, lui aussi, un complaisant, un instrument docile; aussi n'aurait-il pas dit : « La cour rend des arrêts et non pas des services, » mais bien : " La cour rend des arrêts, et quelquefois des services " , ce qui, du reste, pouvait se dire sans déshonneur du parlement, coi*ps politique obligé de se plier parfois à la raison d'Etat. Quoi qu'il en soit, ou n'est bien fixé sur aucun de ces points.

— Encycl. Archit. On a vu, au mot atrium, l'importance qu'avait dans les maisons romaines la our intérieure, area. Lusage des cours bordées de portiques fut adopté par les premiers architectes chrétiens de 1 Orient. V. area.

Dans l'Occident, au moyen âge, les habitations des chefs francs présentaient d'ordinaire une cour centrale, aula, à ciel ouvert ou couverte, dans laquelle avaient lieu les réunions et les festins. Par la suite, lorsqu'on eut entouré de retranchements la demeure seigneuriale, la partie de l'enceinte non occupée par les constructions, et qui formait une ou plusieurs cours, eut un plan très irrégulier. Souvent, dans les châteaux élevés sur le sommet d'une colline, on dressait le long des remparts de la colline une première enceinte en palissades ou en pierres sèches, désignée sous le nom de oasse-cour. Dans les châteaux situés en plaine, les bâtiments réservés à la garnison, aux familiers, aux colons, étaient généralement adossés aux remparts, et entouraient par conséquent ta cour, au centre ou sur un des côtés de laquelle s'élevait le donjon. Plus tard, lorsque l'invention de l'artillerie eut déterminé une transformation complète dans le système de défense, les cours des résidences seigneuriales devinrent moins irrégulières, moins étroites, et so bordèrent de constructions élégantes. La cour principale, au fond de laquelle s'élevait l'habitation du maître, prit le nom de cour d'honneur : cette cour était tantôt fermée sur toutes ses faces, tantôt comprise entre le principal corps do logis et les ailes formant avant-corps. Dans les châteaux qui avaient conservé l'usage dos fossés et des pontslevis, cet avant-corps était quelquefois précédé d'une ava/il-cour. Quant à la cour, située ordinairement sur les derrières du château, et autour de laquelle s'élevaient les écuries, les magasins, les communs, on lui conserva le nom de basse-cour.

Dans l'architecture moderne, on donne le nom do cour (en italien cortile), non seulement à l'aire comprise entre les bâtiments d'un palais ou d'un château, mais encore à i'ensemblo des façades qui se développent autour do cette aire. Parmi les plus bnllos trours nous citerons : la cour du Louvre, du Ijuxembourg, des Invalides, ù Paris ; la cour du palais du Quirinal, du palais Horghèse, du Palais Farnôso, la cour du palais de la ('hancellorie. la cour du Belvédère, à Rome; la cour dos Lions, de l'Alhambra, â Grenade ; etc.

— Dr. Cour d'appel. Origine. Los cours d'appel ont recueilli l'héritage judiciaire des parlements, qui étaient au nombre do douze on 1789. Tout on admettant le principe do deux degrés de juridiction, l'Assemblée constituante avait conservé quelque défiance â l'égard dos compagnies judiciaires; et, pour éviter le retour dos empiètemei-tts des anciens parlements, elle renonça à établir dos tribunaux supérieurs à ceux des districts : c'est ainsi qu'elle institua les tribunaux de districts, juges d'appel les uns à l'égard des autres.

La loi du 27 ventôse an VIII établit les tribunaux d'appel. Ceux-ci ne priront toutefois le nom do cours, qui réveillait le souvenir aristocratique de la monarchie, que sous le Consulat, on vertu du sônatus-consulto du 28 floréal an XII. Co sénatus-consulte donna à leurs décisions le nom d'arrâts.

Organisation. Les cours, qui so sont appelées successivement,suivant les régimes, cours impériales, cours royales ot cours d'a^ipel, sont aujourd'hui pour la France au nombre do vtngt-six. L'Algérie a une cour d'appol ot les colonies on ont six.

Chaque cour d'appol se composo d'un premier président, do présidents de chanibro ot do juges appelés conseillers, dont le plus ancien a le litre do doyen.

Tontes les cours d'appol do Franco, hors 'toIIo de Pari-^, sont a-fsimilées, toute dititinction de classo ayant été suppi'iméo eu l(i83.

Il y a près de chaque cour un procureur général, des avocats généraux et des substituts du procureur général, un groflier en chef et des comuiis-greftiers.

Les cours d'appel so divisent en sections, appelées chambres; chacune d'elles a ses attributions spéciales.

Attributions. La chambre civile connaît de toutes les affaires ordinaires en matière civile. La chambre correctionnelle siutue sur tous les appels des jugements rendus par lus tribunaux correctionnels, dans toute l'étendue du ressort.

Une troisième chambre, dite chambre des ?nises en accusation, est chargée de connaître de toutes les affaires renvoyées devant elle par les juges d'instruction, à l'occasion de faits réputés crimes.

Les cours d'appel statuent en dernier ressort sur les appels des jugements des tribunaux de première instance, tant en matière civile qu'en matière correctionnelle, et sur ceux des tribuuaux de commerce; sur les appels des décisions des juges civils et de commerce d'un autri.ressort, lorsqu'il y a renvoi de la Cour de cassation; sur les sentences aroitrales, lorsque la contestation était. do nature à èire soumise aux tribunaux civils; sur les ordonnances de référé.

Les cours connaissent en outre de certaines atîairos, qui, sans avoir subi l'épreuve d'un premier degré de juridiction, sont portées directement devant elles (demandes en payement de frais par les avoués près la cour ; demandes en réhabilitation, en règlement de juges, etc.).

Elles connaissent encore, comme premier et comme deuxième degré de juridiction, des procès pendant devant les tribunaux de première instance, et dans lesquels elles ont exercé le droit d'évocation.

Ce sont les chambres civiles des cours d'appel qui connaissent des poursuites correctionnelles vis-à-vis do certaines personnes (magistrats, grands dignitaires de la Légion d'honneur, généraux, préfets, archevêques, évêques, présidents de consistoires, etc.), à raison du privilège de juridiction.

^Fonctionnement. Elles jug^ent les atîaires de leur compétence, tantôt eu audience ordinaire, tantôt en audience solennelle (deux chambres réunies en robe rouge). Les questions d'Etat et les affaires renvoyées après cassation relèvent de la juridiction des chambres réunies.

Les cours d'appel se réunissent enfin en chambre du conseil pour les décisions gracieuses, et en assemblée générale pour le règlement des affaires qui ne comportent pas la publicité de l'audience (question d'administration intérieure ; autorisations de plaider donnée aux avoués du ressort; examen des projets de loi renvoyés par le gouvernement; etc.).

— Cour d'assises- La cour d'assises est la juridiction chargée de l'administration de la justice criminelle : elle juge définitivement et sans appel les infractions à la loi pénale, qualihees crimes et punies de peines afflictives et infamantes, depuis la réclusion jusqu'à la peine de mort La cour d'assises forme un tribunal composé à la fois de magistrats et de simples citoyens, siégeant non d'une manière permanente, mais par assises, à des époques périodiques appelées sessioiis (en général tous les trois mois, à Paris tous les quinze jours). Elle ne forme pas un tribunal à part. Juridiction essentiellement temporaire, elle n'existe qu'à partir du jour fixé pour son ouverture, et cesse d'exister dès qu'elle a prononcé sur toutes les afl'aires inscrites au rôle.

Organisation. Il y a une cour d'assises par département, et elle se tient d'ordinaire au chef-lieu. (Par exception, elle siège à Aix [Bouches-du-Rhône], Bastia [Corse], Carpentras [Vaucluse], Chalon-snr-Saôno [Saône-et~ Loire], Coutances [Manche], Douai [Nord], Montbrisou [Loire], Reims [Marne], Riom [Puy-de-Dôme], Saintes [Charente-Inférieure], Saint-Flour fCantal], Saint-Mibiel [Meuse], Saint-Omer [Pas-de-Calais.]) Elle se compose :

1<» comme juges, de trois magistrats qui sont oans les villes, sièges d'une cour d'appol, trois conseillers de cette cour, l'un comme président, les deux autres comme assesseurs, et dans les autres sièges d'assises, un membre do la cour délégué comme président, ot deux juçes du tribunal faisant fonctions d'assesseurs. Lo conseiller président d'assises est désigné par le garde dos scoaux; les assesseurs sont désigné par lo premier président.

2" du jun/, dont la composition est réglée actuellement par la loi du 24 novembre 1872.

Attributions respectives de la cour et des jurés. Les jurés, au nombre de douze pour cha(iue affaire, prononcent seuls sur le fait, sur la culpabilité ou la non-culpabilité do l'accusé, c'est-à-dire sur l'existence do tous les éléments matériels ot moraux, objectifs et subjectifs do responsabilité, ot do toutes les circonstances de nature à l'aggraver ou à l'atténuer.

La cour, à qui est réservée la solution des questions do droit, relativement à l'application do la loi ot do la peine d'après le verdict du jury, a une juridiction générale |iour statuer sur tous les incidents. Le président des assises a la police dos audiences, la direction dos débats; il est, en outre, investi d'un pouvoir discrétionnaire, en vertu duquel il peut prendre sur lui toutco qu'il croit utile pour découvrir la vérité. La cour d'assises est assistée d'un greffier ot d'huissiers. Les fonctions de ministère public sont remplies, au chef-iiou do la cour d'appol, par le procureur général, un avocat général ou un substitut du procureur général ; dans les autres villes, par le procureur de la Répu1jlit|no ou l'un do ses substituts.

La loi détermine la cour d'assises compétente, soit d'après le lieu du crime, soit d'après la résidence de l'accusé, soit encore d'après lo lieu d'arrestation. En iirincipe, les cours d'assises sont compétentes à l'égard do toutes personnes; il est pourtant fait oxcontion à cotte règle pour lo président do la République et les ministres, dans les cas prévus par la loi du 2i février 1875, ainsi que pour les militaires ou marins, et pour les mineurs de seize ans, ù moins qu'ils n'aient des complices majeurs, ou quo la gravité du crime n'ontraîne la peine do mort, les travaux forcés à perpétuité, la déportation ou la détention. Etablies spécialement pour juger les crimes, los cours d'assises connaissent encore dos délits et contraventions connexes ot des délits de presse, à l'exception do ceux dont la connaissance leur ost formellement onlovéo par los lois du 20 juillet 1881 ot du 10 mars 1803. Mémo on cas d'arqnittcment de l'accusé, la cour d'assises statue sur los dummagos-iutérétu s'il y a partie civilo eu causo.

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