HYMÉNÉE
— Encycl. Les courbarih sont des arbres à fleurs disposées en panicules ou en corymbes terminaux; le fruit est une gousse grande, ligneuse, oblonguc, d'un roux fonce, renfermant une pulpe sèche farineuse, jaunâtre. L'espèce la plus connue est le courbaril proprement dit [hymenxa courbaril), grand et bel arbre. Son bois est dur, solide, rougeâtre, d'un grain fin ; il sert pour l'ébénisteric , la charpente , les constructions maritimes et les ouvrages de tour. Le tronc laisse écouler, par incision, une
résine abondante, jaunâtre, d'une odeur agréable, difficile à fondre; elle est connue sous le nom de résine a7iimé occidentale, et n'est plus employée aujourd'hui que pour la préparation de beaux vernis.
COURBARINE n. f. Résine extraite de Vhymenasa courbaril.
COURBATON (dc l'espagn. cunaion;de curvo, courbe) n. m. Mar. Nom donné à des pièces de bois fortement coudées, qui servent de contreforts : Courbaton de bitte. CouRBATON de beaupré, n Courbatons de hune, Pièces de bois qui lient les diverses parties de la hune. |[ On écrit
à tort COURT-BÂTON.
COURBATU, UE (de court et battu, battu à court, à bras raccourci, ce qui justifierait l'orthographe courbattu, admise par quelques écrivains) adj. Se dit d'un cheval qui, par suite d'un excès de fatigue ou pour d'autres causes, n'a de libres ni la respiration, ni le mouvement des jambes. — Par ext. En parlant des personnes. Celui, Celle qui a une courbature, ii On dit plus ordinairem. couRBATURi:, ée.
COURBATURE (rad. courbatu) n. f. Art vétér. Malaise d'un cheval courbatu, n Vieille courbature^ Phtisie pulmonaire du cheval.
— Pathol. Indisposition, chez les personnes.
— Encycl. Pathol. La courbature, lorsqu'elle constitue à elle seule toute la maladie, n'est qu'une indisposition passagère. Elle se manifeste d'abord par un sentiment de lassitude, de brisement dans les membres, des douleurs musculaires, siégeant particulièrement dans la région des reins ; quelquefois, un peu de céphalalgie. Il y a prostration des forces, paresse de l'esprit, somnolence; l'embarras gastrique et une fièvre légère accompagnent encore cet état, ainsi qu'une augmentation de chaleur de la peau et de la sueur. La courbature reconnaît pour causes, soit une fatigue excessive, un exercice violent, une attitude fatigante longtemps soutenue, soit l'action du froid humide, un refroidissement subit, etc. La durée de cette indisposition no dépasse par trois jours; le repos, les grands bains, les boissons délayantes, une diète peu sévère, les sudorifiques, et quelquefois un purgatif, seront employés avec avantage. La courbature est souvent symptomatique du début d'une affection fébrile : la grippe, la fièvre typhoïde, etc.
COURBATURER V. a. Art vétér. et pathol. Donner une courbature à ; Les trop longues promenades courbaturent le corps. Courbaturer son cheval.
Se courbaturer, v. pr. Gagner une courbature.
COURBE (du lat. curvus, même sens) adj. Dont la direction change progressivement, sans former aucun angle : Ligne courbe. Surface tOURBE.
— Fig. Détourné, indirect, dépourvu de franchise : Les ambitieux doivent aller en ^'g-we courbe; c'est le chemin le plus court en politique. (Balz.)
— Syn. Courbe, courbé, recourbé. Ce qui est courbe paraît tel par lui-même ; rien n'annonce qu il ait pu commencer par être droit. Ce qui est courbé a été mis dans cet état; on pense à l'etfon qu'il a fallu faire pour le fléchir. Ce qui est recourbé est plusieurs fois courbé, ou est courbé de manière à rentrer, à revenir sur lui-même.
— Anton. Direct, droit.
COURBE (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Ligne courbe : Décrire une courbe, il Courbes algébriques, il Courbes transce7ida7ites (v. la partie encycl.). Il Courtes à double courbure ou courbes gauches, Celles Ligne courbe, qui ne sont pas contenues dans
un même plan : L'hélice est une courbe à double courbure.
— Par ext. Ligne représentant la loi d'un- phénomène : Courbe barométrique. Courbe de température.
— Fig. Série, suite, marche, direction qui s'écarte de la voie directe : La pensée des grands hommes est une courbe que l'on n'embrasse bien qu après qu'elle est décrite. (Ste-Beuve.)
— Archit. Courbe rampante, Limon courbe d*un escalier. Il Courbe des pressions. Courbe formée par la réunion des points de chacun des joints d'une voûte, et qui sort à déterminer la stabilité de cette voûte.
— Art vétér. Tumeur dure ou osseuse qui se montre à la face interne du jarret du cheval, au point où il y a déjà une éminonce correspondant à la maléole chez l'homme. (Comme toutes les exostoses de la région du jarret du cheval, où elles sont fréquentes, la courbe est la conséquence d'otforts violents; elle peut être même héréditaire. Elle n'est curable qu'au début, par l'emploi de pommades fondantes iodurées-mereurielles, ou par l'application méthodique du fou en pointes pénétrantes.)
— Ch. do f. Direction courbe d'une voie.
-- KIoctr. Courbe magnétique. Lignes qui indiquent les directions dos lignes de force magnétique par la position qu'elles occupent.
GOURANTS ATMOSPHÉRIQUES.
GOURANTS MARINS.
Nouveau I>arouese u.i i-'ktré
Courbe (mar.).
— Mar. Porto piôce do bois coudoo qui sert à étayer uuo pièce ou à relier deux pièces : Codrbus d'arcasses, de bossoir, d'écubier. \\ Courbe de capucine.
Courbe qui lie en partie l'ôtrave avec ^^^-^^^^IZnziTZXzji l'éperon.
— Naviff. fluv. Pièce de bois de ^||^ T~i -j forme couroe, sur laquoHo s'attachent *~^ ' les harnais dos ctiovaux, dans les opé- y ^ \ rations do halage. ii Attolago de deux chevaux de halayo uuis par cette pièce de bois.
— P. et ch. V. COORHURK.
— Techn. Courbe d'ujie pendule à équation, Piôce on forme d'ellipse, qui rentre deux fois sur elle-même, ii Pièce do bois coupée en forme d'arc.
— Topogr. Courbe de niveau. Ligne passant par les ditTêrents points do mémo cote sur un pian donné. V. Ni-
VELLKMRNT.
— Vitic. Crossetto de la vigne. Il Nom do l'araire qui sert dans le Médoc à chausser la vigne.
— Encycl. Ch. de f. La courbe nécessite dans la pose do la voie los plus grands soins, par suite du parallélisme des essieux dos voitures. Il faut que le rectangle indéformable constitué par les essieux puisse à chaque instant s'inscrire entre les Iiles de rails ; c'est pourquoi il convient do ne pas doscondro au-dessous d'une certaine limite pour lo rayon des courbes. Sur une voie courante, cette liniito est celle de SOO mètres.
Il faut, de plus, prendre des dispositions spéciales dans la pose de la voie, c'est-à-dire donner aux voies un certain jeu ou suréeartement , et en outre donner au plan des rails une certaine inclinaison qui constitue lo dévers : ce dévers se donne au rail extérieur de la voie ; il se trouve ainsi un peu surélevé par rapport au rail intérieur.
Le jeu et le dévers varient suivant le rayon des courbes ; beaucoup plus considérables quand ce rayon est faible, ils diminuent progressivement avec l'augmentation du rayon.
— Géom. On appelle courbe, en géométrie, le lieu des
f)ositions successives d'un point qui se meut suivant une oi déterminée. Ainsi, la circontérence est une courbe dont tous les points sont à une distance donnée d'un point donné appelé centre.
— Courbes planes. Considérons une courbe plane et traçons dans son plan deux axes de coordonnées, x et y désignant les coordonnées d'un point quelconque M de la courbe, quand le point M se déplace sur la courbe, les deux coordonnées varient simultanément; mais, si l'on donne à l'abscisse une valeur arbitraire, la valeur de l'ordonnée est déterminée. Il en résulte que, si la courbe est définie géométriquement, on peut déduire de la définition géométrique une relation'entre xety vériliée pour tous les points de la courbe et uniquement pour ces points. Cette relation s'appelle Véquation de la courîe. Réciproquement, si f{xy) = 0 est l'équation d'une courbe, et qu'en faisant varier x d'une façon continue, )/ varie d'une façon continue, le point dont les coordonnées sont x et y décrit dans le plan la courbe dont l'équation est f{x.y) = 0.
Ce que nous venons de dire pour le système de coordonnées cartésiennes s'applique à tout autre système de coordonnées. En particulier, dans le système de coordoiuiées polaires, une courbe est représentée par une relation entre p et tu, coordonnées polaires d'un point M du plan.
Si une courbe est rapportée à un système de coordonnées cartésiennes, cette courbe est dite algébrique ou transcendante, suivant que son équation est algébrique ou transcendante. Si nous supposons cette équation algébrique et rendue entière et rationnelle en a* et y; si l'équation est de degré m par rapport à a: et y, la courbe est dite « de degré m « . Les formules de transformation de coordonnées cartésiennes étant linéaires, c'est-à-dire ne contenant los anciennes et les nouvelles coordonnées qu'au premier degré, le degré d'une courbe ne change pas quand on change les axes des coordonnées.
La construction d'une courbe en coordonnées cartésiennes revient à l'étude des variations de y considérée comme fonction de x ou inversement.
Lorsque l'équation est résolue par rapport à. l'une des variables y ou x, on est amené à étudier les variations d'une fonction d'une seule variable. Lorsque l'équation n'est pas résolue par rapport à l'une des variables, on peut quelquefois, en s appuyant sur les théorèmes concernant les racines d'une équation, construire la courbe.
Enfin, dans certains cas, l'emploi d'une variable auxiliaire permet la construction de la courbe. On fait, par exemple, y = tx, on en déduit x = f{t), y = <^{t), et on étudie les variations simultanées de x et t/ quand t varie.
Pour étudier dans lo voisinage d'un point M de coordonnées Xoyo une courbe algébrique dont 1 équation f {x.y) = 0 est entière et rationnelle, on transporte l'origine au point M ; l'équation de la courbe devient :
En faisant dans cette équation y-tx, nous obtenons los abscisses des points où une droite quelconque menée par le point M rencontre la courbe
Supposons l'une des dérivées /"'xo/'z/o différente do o, la racine x = 0 est racine simple do l'équation (2), le point M est dit un point simple do la courbe. Pour la valeur particulière ( = <,,qui rond f + t^f =0, uno seconde racine
do l'équation (2) est égale à 0 et y = t^x est tangonto à la courbe.
Supposons que l'on ait en mémo temps f = n f o,
sans que les trois dérivées secondes soient nulles, la racine
x~0 est racine double de l'équation (2), on dit que le point M est un point double.
Nous avons alors trois cas à. considérer, suivant que l'équation :
a ; l* ses racines /, et /, réolloset inégales: la courbe admet au point double M deux tangentes distinctes y = /,x ij-t^.v; 2" ses racines imagiuairos : la courbe admet en M uu ffoint iaoté ; 3<'^os raCinos (égales : si, ^our dos valeurs uositivus ou o6£^ativû's de x, les doux valeurs do t voibinos de i^ sont
Ul.
^^f^''^s.yA'*^yr'
Il'argeiit
à la fasce courbée
de gueules.
imaginaires, le point M est un point isolé; si, pour dos valeurs positives de x, elles sont réelles et, pour des valeurs négatives de x, imaginaires ou inversement, lo point M est un point de rebroussement ; enlin, si, pour des valeurs positives et négatives do x, elles sont réelles, on a en M doux branches de part ot d'autre do M ayant même taiif^cMite.
On peut continuer le même raisonnement et avoir en M un point triple.,., etc. L'équation qui donne les tangentes au point multiple s'obtient en égalant à 0 le groupe dos termes do degré le moins élevé dans l'équation (i).
La construction d'une courbe en coordonnées polaires revient à l'étude des variations do p considéré coramo une fonction de u. On cherche d'aboyd entre quelles limites il faut faire varier w pour obtenir toute la courbe, et on admet los valeurs négatives de p, à la condition de les porter dans le sens inverse de la direction correspondant à la valeur de u, qui fournit la valeur négative de p.
— Courbes dmts l'espace. Une courbe dans l'espace est déterminée par l'intersection de deux surfaces ; elle est donc représentée en coordonnées rectilignes par les deux équations /■{j:.i/.;) = 0, ç(x.y.r) = o des deux surfaces. Cette courbe peut être plane, soit que l'une des surfaces soit un l)lan, soit que les deux surfaces se coupent suivant une courbe plane.
COURBELINE adj . f. Se dit d'une vache chez qui la nappe est surmontée d'une courbure qui n'arrive pas jusqu'à la vulve.
COURBEMENT [man) n. m. Action de courber; résultat de cette artton ; Le courbementï^cj bois de construction. COURBEMENT adv. D'une manière courbe : Marcher
COURBEMENT. (PeU USité.)
COURBER {du lat. ctinwe; decurvus, courbe) v. a. Rendre courbe : Courber un bâton. L'âge courbk la taille, il Incliner, faire pencher: L'humiliation courbe le front.
— Par anal. Faire paraître courbe ou coudé :
Quand l'eau courbe un bâton, ma raison le redresse. La Fontaine.
— Fig. Abaisser, humilier, soumettre, assujettir : Courber des peuples sous sa loi.
— V. n. Etre courbé, plier, céder : Arbres qui courbent sous le poids des fruits.
Courbé, ée part. pass. du v. Courber.
— Blas. Se dit des dauphins, bars et barbeaux employés comme meubles de l'écu, lorsqu'ils sont plies en arc. u Se dit des fasces qui sont un peu voûtées en arc.
Se courber, v. pr. Etre courbé, plié.
Il Se baisser, s'incliner vers le sol.
—Fig. S'abaisser, s'humilier : faire acte de condescendance, il Plier, céder, être dompté.
— Allus. hist. : Courbe la tête, fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. V. adorer.
— Anton. Dresser et redresser.
COURBET {bè) n. m. Agric. Grande
serpe avec laquelle on coupe les taillis, on abat les branches des arbres, et qui, fréquemment, est fixée à l'extrémité d'un long manche, pour en faciliter le maniement.
— Techn. Partie élevée d'un bat do mulet, courbée eu forme d'arc.
Courbet (Gustave), peintre français, né à Ornans (Doubs) en 1819, mort près de Vevev en Suisse, en 1877. Il se rendit à Paris vers 1839, parut dans l'atelierde Steuben et de Hesse, puis se forma à peu près tout seul, en étudiant les coloristes espagnols, flamands et français. Encore indécis dans sa manière, il donna d'abord une Odalisque inspirée de Victor Hugo, et même une Lélia d'après George Sand, sans parler d'une mauvaise A//**(/o?'j>. Bientôt, il abandonna les sujets littéraires et les scènes à u idées i>.
Se rejetant sur la réalité telle quelle, il montrait, dès 1844, ce qu'il pouvait valoir avec son portrait et celui de son chien , avec son Homme à la pipe. Le jury lui refusa, coup sur coup, plusieurs bonnes peintures. Mais, bientôt, la vogue de Courbet naquit, secondée par ses exhibitions particulières, favorisée par les ultras de la critique néoromantique ou réaliste, accrue encore par les colères do l'Académie et par des exclusions maladroites.
C'esten 18 19 que commence pour Courbet la vraie réputation, avec des œuvres comme VAprès-dïner à Oi^ans, et la Vallée de la Loue. Le Salon do 1850-1851 le vit triompher avec y Enterrement à Ornans, les Casseurs de pierres, los Paysans de Flagey. Les De- Courbet.
moi je//e« rfe yi7/a^e (1 852), puis
los Lutteurs, los Baigneuses et la Pileuse (1853), accentuaient déllnitivement lo manière do Courbet.
Quand Courbet vit le succès de sa peinture, il voulut ajouter à la gloire do l'artiste colle du théoricien. U professa l'art démocratique et social. Il prononça dos discours, écrivit dos dissertations. C'est ainsi quo se passa, pour Courbet, la période do l'Empire, parmi dos succès que lu Femnxe à la perruche, les Demoiscllfs de ta Seine, ot le Hctour de la conférence, saupoudrèrent légèronïont do scandale.
Si le peintre réaliste, chez lui, n'est pas à dédaigner, et s'il marque dans l'histoiro do l'art un point tournant dont il faut tenir compte, c'est cependant à d'autres qualités quo Courbet doit sa réputation. Lo paysagiste, chez lui, est de premier ordre. Tout co qu'il a point sous l'influence d'un parti pris, malgré la virtuosité ot la solidité do sa couleur, est vulgaire, brutal. Mais, quand co robuste paysan dressait .son cliovalol parmi les paysages do sa chèro Friuiclio-Comté, il devenait un maître, et rendait le speclaclo qui posait devant lui avec force ot sérénité. Entre toutijs sos œuvres, lo Combat de cvrfa ot la Hcmisf du cheiTcuiU sont colles devant lusquoUus on s'arrête le plus voloutien.
COURHELINE — COURBU
Son refus retentissant do la croix d'honneur, offerte par Napoléon III, lui avait valu une popularité qui se traduisit, sous la Commune, par uno élection dans le VP arrondissement. C'est comme délégué à la mairie du VP qu'il fut rendu responsable du renversement (ello n'a pas été déboulonnée, comme le demandait Courbet, mais renversée) de la colonne Vondômo, accompli sinon précisément sur sa proposition expresse, du moins sous son patronage. Traduit devant un conseil do guerre en juin 1871, pour usurpation do fonctions ot destruction d'un monument public, Courbet, quoique défendu par Lachaud, fut condamné à rembourser les frais de réêdification de la colonne, montant à. plus de 300. ono francs, lîéduit, par ce fait, à travailler pour lo compte de l'Etat jusqu'à la lin de ses jours, Courbet passa en Suisse, en 1873. 11 est mort à La Tour-de-Peilz, d'une maladie de foie que des excès do boisson avaient beaucoup aggravée vers la lin. Une Exposition Courbet fut ouverte en 1882, à l'Ecole des beaux-arts.
Courbet (Amédée-Anatole-Prosper), marin français, né à Abbeville (Somme) en 1827, mort en 1885. Sorti de l'Ecole polytechnique, il était,en 1849, aspirant do l«classe ; il fut promu, en 1880, au grade de contre-amiral. En 1883, il reçut l'ordre de se rendre en Indo-Chine et d'y prendre le commandement des forces navales réunies sur les côtes de l'A-nnam. Dès son arrivée, il bombarda les forts de Thuan- An, puis enleva do vive force les forts annamites qui commandent l'entrée de la rivière do Hué. Trois jours après, la capitale de i'Annam était au pouvoir des Français, et le roi signait la paix. Investi du commandement en chef des armées de terre et de mer, au Tonkiu, Courbet enleva Sontay, où lo chef des Pavillons-Noirs, Lu- Vinh-Phuoc, avait concentré ses forces. li se préparait à continuer la campagne, lorsqu'une décision ministérielle le remplaça parle général Millot.
Il fut, il est vrai, nommé grand ofticier de la Légion d'honneur et promu au grade de viceamiral (1884). A la suite de la violation du traité de Tien- Tsin par les Chinois, investi de nouveau du commandement en chef des forces navales, il bombarda l'arsenal de Fou- Tchéou, détruisit la flotte chinoise et les forts, sans avoir perdu un seiU vaisseau. Après avoir occupé Ke-Lung ot Pormose, il se mit à la recherche de la dernière escadre chinoise, la rejoignit à l'entrée du fleuve Bleu et l'anéantit (14 févr. 1885), puis occupa les Pescadores.
La paix signée, il allait rentrer en France. Mais il dut s'aliter, épuisé par les fati^^ues de cette terrible campagne et mourut à bord du Bayard, le U juin 1885. On a de lui une brochure intitulée : Opérations de l'escadre française dans ta rivière Min (1885), et des Lettres (publiées après sa mort) très vives contre Jules Ferry, président du conseil pendant l'expédition du Tonkiu.
Courbet (archipel), v. Pescadores.
Courbet (port). Géogr. v. Port-Colrbet.
Courbet (autref. Zamouri), comm. d'Algérie, arr. et à 52 kilom. d'Alger, non loin de la Méditerranée ; 2.357 hab. Vignes, fabrique do crin végétal.
COURBETON (rad. courhet) n. m. Agric. et écon. rur. Sorte de ciie\illo recourbée, traversant lo limon d'une charrette à lueufs ot qui, retenue par un anneau de branchage appelé amblet, lixe le timon au joug de l'attelage do bœufs. II On dit aussi, à tort, coukt-douton.
COURBETTE {bèV — rad. courber) u. f. Manèg. Mouvement quo fait le cheval en levant également les doux fdeds do devant qu'il fléchit aussitôt, pendant qu'il tient es hanches basses : Faire faire des courbettes à un cheval. Il Battre 1(1 poudre à courùctles. Hâter trop les courbettes, les faire trop basses, il Faire la croix à courbettes. Faire tout d'une haleine un bond qui affecte la forme d'une croix.
— Fani. iiévérenco obséquiouso, salut exagéré, ti Basses soumissions, marques sorviles do déférence : Les grands aiment les cuuRUKTrKS. Il Faire aller quelqu'un à courbettes. Avoir plein pouvoir sur lui.
COURBETTER(6*'-^*)v. n. Manèg. Faire des courbettes:
Cheval (/MI comtBKTTE lourdement.
COURBEVOIE. ch.-l. de cant. de la Seine, arr. et ù
10 kilom. do Saint-Douis, sur la rive gauche de la Seine; 20.105 liab. {Courbevoisiens, ennes.) Ch. de f. Ouest. Port sur la Seine. Blanchisseries, construction de wagons. Casernes. Monument commémoratif do la Défense nationale, par Barrias. Aux environs, château do Bécon. — Lo canton u 3 comm. ot 47.401 hab.
COURBIÈRE (Guillaume-René, baron dk L'Homme de), générai prussien, né à Maëstricht en 1733, mort en 18U.
11 appartenait ù. une famille d'origine française, émigréa lors de la révocation do l'édit do Nantes. Il entra, on 1758, au service do la Prusse, ot se signala par sa valeur dans différentes circonstances. Nommé général on 1797, il défondit Graudeuz contre les Français on ISOG ot 1807, ot conserva au roi do Prusse la partie occidentale de son royaume. Il on reçut lo gouvernement, avec le litre do n told-maréchal », après la paix de Tilsit (1807).
COURBINE n. f. Iclityol. Ot oruithol. V. cobbink.
COURBON (Bornas, soigneur ub PiKiiRBLATTii, marquis dk), gentilhommo dauphinois, né ou 1G50 à ChAteauneuf-du-Khùne, tué au siège de Négrepont on 1688. Ses aventures rappellent celles do Guzman d'Alfaraohe. 11 guerroya en Franco d'abord, puis dans les rangs ennemis on Allemagne, oii il épousa, ou 1683. la veuve du comte do Rhinburg, et prit enlin du service en Moréo, pour lo compte des Vénitiens. Sa belle conduite à Coron, à Navarin ot àNauplio, lui valut lo titre do lieutenant général.
COURBOTTE {bot') n.f. Balancier auquel ou attache los chaînes (jui tout fonotiouuer les soufflets do forge.
COURBOUILLONNER {bouill-0-né [U mil.]] V. a. Faire cuiro, apprêter au court-bouillon. (Pou usité.)
COURBU U. m. Variété do raisin.