COUREUR
COURBURE (rad. courber) n. f. Inflexion, état, forme d'une chose courbée : Courbure d'une jante de roue.
— Fig. Action ou habitude de plier, de soumettre sa volonté. (Peu usité.)
— Arboric. et jardin. Opération qui consiste à courber les branches, en les maintenant au moyen de liens : La cocRBURE est un des meilleurs moyens pour mettre une branche à fruit. (Rozier.)
— Archit. Revers, envers des feuilles de chapiteaux.
— Géom. Rayon de courbure. Rayon du cercle osculateur en mi point donné d'une courbe, w' Lignes de courbure d'une surface. Lignes tracées sur une surface et telles que les normales aux différents points de chacune d'elles forment des surfaces développables.
— Enxtcl. Géom. La courbure est une notion géométrique première et irréductible ; elle s'offre sous son aspect le plus simple dans le cercle. On dit en effet que, pour cette ligne, la courbure est uniforme et la même en tous ses points. La courbure varie d'un cercle à un autre ; elle augmente lorsque le rayon diminue, et diminue lorsqu'il augmente.
D'une façon générale, on appelle courbure moyenne d'un arc de courbe plane quelconque le rapport de 1 angle dos tangentes à ses extrémités à la longueur de cet arc. D'après cela, la courbure moyenne d'un arc de cercle est égale à l'inverse de son rayon.
On nomme courbure en un point donné d'une courbe la limite de la courbure moyenne d'un arc de cette courbe, lorsque ses extrémités se rapprochent indéfiniment du point donné.
En coordonnées rectangulaires, la courbure a pour expression :
Hm
cos'm sin^ R. ''"rT
— Courbure des courbes gauches. Outre la courbure définie comme précédemment, on considère dans les courbes gauches la seconde courbure ou torsion en un point donné : c'est la limite du rapport de l'angle de deux plans osculateurs en deux points infiniment voisins à l'arc infiniment petit qui joint ces points. Par suite de cette définition, la torsion en un point quelconque d'une courbe plane est constamment nulle.
— Courbure d'une surface. On connaîtra évi-iemment la forme d'une surface en un point si on connaît la courbure d'une section plane de la surface passant par ce puiot. On démontre que le rayon de courbure en un point d'une section oblique est égal au rayon de courbure de la section normale qui lai est tangente, multiplié par le cosinus de l'angle des plans sécants.
Parmi toutes les sections normales d'une surface passant par un point donné, il ^ en a deux, contenues dans des plans rectangulaires, qui présentent, lune un rayon de courbure maximum, l'autre un rayon de courbure minimum : ce sont les sections principales.
Les rayons de courbure R, et Rj des sections principales sont racines de l'équation du second degré : n'{l-^p'-¥q')-n[t{i-\-p')-\-r{l-^g^)-2pqs]+rt~s^ = 0.
Si l'on désigne par w l'angle du plan d'une section normale avec le plan principal correspondant au rayon R,, et parR le rayon de courbure de cette section, on a la relation :
R qui fait connaître R en fonction de R, et R,.
On appelle courbure moyenne d'une surface la somme
^- + S"! *® produit - -- a reçu le nom de courbure to- Ri R] R, R]
taie. Il est évident que les rayons de courbure principaux
sont déterminés lorsque l'on connaît la courbure moyenne
et la courbure totale.
— Lignes de courbure. En chaque point dune surface passent deux lignes de courbure, qui sont définies par une équation différentielle du premier ordre et du second degré ; leurs projections sur le plan des xy sont données par l'équation :
{l -\- p'') dx -h pg dy ^pq dx + {\-irq^)dy r dx-\- s dy s dx-\- 1 dy
L'équation différentielle des lignes de courbure peut prendre différentes formes : entre autres, si l'on désigne paru, V, icdes quantités proportionnelles aux cosinus directeurs de la normale, l'équation différentielle peut s'écrire : (dx u du \ dy V dv \ =0.
dz w dwj Les lignes de courbure en chaque point sont tangentes aux sections normales principales.
Sur une surface de révolution, les lignes de courbure sont les parallèles et les méridiens; sur une surface développabicle premier système de lipnes de courbure est formé par les génératrices reclilignos. Vautre par les trajectoires orthogonales do ces génératrices. On démontre aue,si deux surfaces ont une ligne de courbure commune, elles se coupent sous le mémo angle en tous les points de cette ligrne (théorème de Joachimstal). Les rayons d'un système tnplo orthogonal se coupent suivant leurs lignes do courbure (théorème do Dupin). On obtient aisément une surface dont un des systèmes de lignes do courbure est circulaire ; une telle surface est une enveloppe de sphères dépendant d'un paramètre arbitraire; si la sphère mobile a un rayon constant, on a une surface canal. Enfin, Dupin a étudié les surfaces dont les deux systèmes do lignes de courbure sont circulaires.
— P. et chauss. La courbure des routes a une très grande influence sur le tirage, qui augmente ou diminue suivant que les sinuosités que décrit la routo sont plus ou moins prononcées, et que le profil en travers do cette route cjît plus ou moins bombe.
— Techn. Courbure des boit. Dans l'industrie, on emploie à cliaque instant des bois courbes. II existe différents procédés pour obtenir les diverses courbes nécessaires. On peut les soumettre à l'action de la vapeur qui amollit leurs libres et les placer sur des formes jusqu'à siccitô. Ces formes leur donnent la courbure voulue. On place aussi les extrémités des bois â. courber sur dos appuis et on allume au-dessous du feu qui, sans les carboniser, ue tarde pas
à les cintrer. Enfin, on les place quelquefois dans des étuves, plongés dans du sable, ei on leur fait subir une forte pression sur les points à courber.
Courcaillet.
COURGAILLER f A:a-i7W
[//mil.]) v. n. Se dit de la caille femelle qui crie.
COURCAILLET {ka-ill~è [Il mil.]) n. m. Cri de la caille, il Petit sifflet ou appeau qui imite le cri de la caille femelle, et dont on se sert pour appeler les mâles.
— £n courcaillet. Cost. Se disait autrefois de certains vêtements plissés à la manière des appeaux appelés cou7'' caillets : Chausses en courcaillet.
COURÇAIS, comm. de l'Allier, arr. et à 21 kilom. de Monlluçon, près de la Queugne, affluent du Cher; 901 hab. Ch. de f. Orléans. Pépinière de châtaigniers.
GOURCEL (Alphonse Chodron, baron de), diplomate français, né à Paris en 1S35. Il entra en 1855 dans la diplomatie et fut nommé sous-directeur (1869), puis directeur (1880) au ministère des aff'aires étrangères. Ambassadeur à Berlin en 1881, il demanda sa mise en disponibilité en 1886, obtint, en Seine-et-Oise, un siège sénatorial (1892), et termina sa carrière diplomatique comme ambassadeur à Londres (1898).
COURCELLE {sèl') n. f. Petite cour. (Peu usité.)
GOURCELLES (Etienne de), théologien arminien, né à Genève eu 1586, mort à Amsterdam en 1659. Il était fils d'un réfugié français. Quoique admis dans l'içtimité de Théodore de Bèze, il s'attacha à la doctrine arminienne sur la prédestination. Ses tergiversations l'ayant rendu suspect aux deux partis protestants, il resta, pendant quatorze ans, aux prises avec des difficultés de toute sorte (1658).
COURCELLES (Marie -Sidonia de Lenoncourt, marquise DE), née en 1651 d'une illustre famille de Lorraine, mariée à quatorze ans avec le marquis, neveu du maréchal do Villeroy, morte en 1635. Elle a fait partie, en aventurière de marque, de ce demi-monde du xvii= siècle, qui menait une vie libertine, tout en pindarisant, madrigaiisant, écrivant de petits vers, des portraits mignardcment tracés, des Lettres et même parfois des Mémoires. Née trop tard pour avoir rang dans l'équipée de la Fronde à côté des LoncuevîUe, des Chevreuso, des Wontbazon, M"* de Courcelles appartient à l'époque suivante, que dominent les noms de la duchesse do Mazarin et de M"* de Lenclos, et ses nombreuses amours, notamment' avec Louvois, avec Villeroy, et surtout avec du Boulay, qui fut son Des Grieux, l'ont fait appeler par Sainte-Beuve la .}Jano7ï Lescaut de son siècle.
GoURCELLES ( Jean - Baptiste -Pierre Julien, dit lo chevalier de), généalogiste français, né à Orléans en 1759, mort en 183-i". Il acheta, en 1S20, à Paris, le cabinet généalogique de Saint-Alais, et écrivit entre autres ouvrages : Dictionnaire universel de la noblesse de France ( 1820) ; Dictionnaire historique des généraux français depuis le XI* siècle (1820-1823) ; Histoire généalogique et héraldique des pairs de France (1820-1830); Nobiliaire universel de fronce (1820-1821).
GOURCELLE- SENEUIL { Jean - Gustave ), économiste français, né à Seneuil (Dordogue) en 1813, mort à Paris en 1892. Après s'être livré au commerce pendant plusieurs années, il s'adonna à l'étude de l'économie politique et traita les questions économiques et financières dans un grand nombre de journaux de l'opposition. Après la révolution de 1S48, il devint directeur des domaines au ministère des finances. A la suite de l'établissement de l'Empire, il alla professer, pendant dix ans, l'économie politique à l'Institut national de Santiago. De retour en France (1S63), Courcelle-Seneuil collabora à divers journaux et fit paraître de nombreux ouvrages. Après la révolution du 4 septembre 1870, il fut nommé membre de la commission chargée de remplacer lo conseil d'Etat; mais, absent, il n'occupa pas son poste. II entra, cependant, dans ce grand corps de l'Etat en 1879, et fut, en 18S2, élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Ses écrits consistent : \° en articles publiés dans divers journaux et revues; 2*' en traductions de livres étrangers ayant trait à l'économie politique ; 3° en ouvrages tels que : le Traité théorique et pratique des opérations de banque (\Sd3) ; Leçons élémentaires d'économie politique (1864); Préparation à l'étude du droit, étude des principes (1887).
COURCELLES-LE-COMTE, comm. du Pas-de-Calais, arrond. et à 14 kilom. d'Arras, sur le Cojeul, affluent do la Sensée; 739 hab. Sucrerie. Victoire d'Edouard I"", roi d'Angleterre, sur Philippe le Bel, roi de France, en 1288.
GOURCELLES-LÈS-LENS, comm. du Pas-de-Calais, arrond. et à 35 kilom. do Bétbune, près du canal de la llaute-Deule, dérivation de la Scarpe; 1.811 hab. Mine de houille.
GOURCEMONT, comm. de la Sarthe, arr. et à 22 kil. du Mans, près du Coëslon, tributaire de l'Huisne par la Vive-Parence ; 1.274 hab. Château du Chesnay,
COURCET n. m. Agric. Syn. de courbet.
GOURCHETET D'ESNANS (Luc), diplomate français, né à Besançon on 1695, mort en 1770. Il fut successivement censeur royal, intendant de la maison de la reine et agent dos villes hanséatiques près la cour de France. Il était très versé dans la diplomatie, dans la politique et dans l'histoire. Outre des ouvrages restés en manuscrit, on a de lui : Histoire du traité de paix des Pyrénées (1750) ; Histoire du traité de paix de Nimègue (1754); Histoire au cardinal de Granvellc (1761).
GOUR-CHEVERNY, comm. do Loir-et-Cher, arrond. ot à 13 kil. de Blois, sur le Conon, affluent du Bouvron : 2.218 hab. Ch. de f. Orléans. Vinaigrerie.
COURGHOT [cho] n. m. Technol. Ver à soie malade.
COURCIN [sin) n. m. otadj. Se dit du bois au-dessous do l'",l37 de longueur, ce qui lo rend trop court pour être admis dans le commerce, et que l'on emploie comme bois à brûler. (On écrit aussi codhçon.) ii Sorte do coin en fer, qui sert à serrer les diverses parties d'un moule et à les mamtcnir en place.
GOURCITÉ, comm. de la Mayenne, arrond. et à 33 kil. de Mayenne, sur un affluent du Merdereau ; 1.778 hab.
COURCrVE n. f. Mar. Autre orthogr. de coursive.
COURÇON (rad. court) n. m. Art milit. Pieu caché dans l'eau.
— Techn. Syn. de courcin.
GOURÇON ou GOURÇON D'AUNIS, ch.-l. de caut. do la Chareiite-Infêrieure, arrond. et à 27 kilom. de La Rochelle, non loin des marais de la Sèvre Niortaise ; 1.093 h. Forêt. — Le canton a 14 comm. et 12.072 hab.
GoURCY (Jean de), historien français, né à Falaise en 1350, mort à Caudebec en 1431. On a de lui deux ouvrages manuscrits ; une chronique appelée la Bouquechardière, terminée en 1422, et un poème allégorique, le Chemin de vaillance. Le nom bizarre de la clirouitiue vient du fief do Bourc-Achard, qui appartenait à la maison do Courcy. Cette œuvre n'a pas été imprimée, mais elle eut un grand succès, à en juger par le nombre des copies manuscrites. Les manuscrits de l'œuvre de J. de Courcy, conservés à la Bibliothèque nationale, ont été décrits dans les tomes I" et II des Manuscrits français de Paulin.
GoURCY (Pol-Louis Potier de), archéologue français, né à Landerneau (Finistère) en 1815. Il a publié, entre autres ouvrages estimés : Nobiliaire et A-nnorial de Bretagne (1846); Dictionnaire héraldique de Bretagne (1855], et une continuation de l'Histoire de la maison royale de France, des pairs, etc., du P. Anselme (1884-1890).
GoURCY (Philippe-Marie-Henri Roussel de), général français, né à Orléans en 1827, mort à Paris en 1887. Il fit les campagnes de Crimée, d'Italie, du Mexique et devint licutenant-coIonel en 1864, colonel en 1869, général de brigade en 1870. Désigné, en 1877, pour suivre les opérations de l'armée russe dans le Caucase pendant la guerre turcorusse, il assista, au quartier général du grand-duc Michel, à la prise d'Ardaban et de Kars. Divisionnaire en 1878, il fut envoyé au ïonkin, comme commandant du corps expéditionnaire (1885). Il fut victime, un mois après son arrivée, d'un guet-apens à Hué, où il était allé présenter à l'empereur d'Annam les lettres l'accréditant comme représentant de la France. Il repoussa cette agression et revint auTonkin, d'où le firent rappeler des démêlés avec l'autorité civile fjanv. 1886).
GouRDAVEAUX ( Pierre-Charles-Victor) , littérateur français, né à Paris en 1821. Docteur es lettres, il a professé la littérature ancienne, puis la littérature grecque à la faculté do Lille (1888). Ses principaux ouvrages sont : Du beau dans la nature et dans l'art (1860); Caractères et talents (1867); Etudes sur le coynique. Le rire dans la vie et dans l'art (1875) ; les Evangiles et l'Histoire {\S19) ; Saint Paul d'après ta libre critique en France (1886) ; etc.
GOURDEMANCHE, comm. de la Sarthe, arrond. et à 21 kilom. do Saint-Calais, au-dessus de l'Etangsort; 1.191 hab. Ch. de f. du Mans à La Chartre. Dans l'église, vitraux du xvi« siècle.
COUREAU {ro) n. m. Mar. Sinuosité entre des bas-fonds et des rochers que l'eau recouvre, n Petite barque de pèche employée à Bordeaux, n Sorte d'allège employée pour naviguer dans les eaux très vaseuses, n On écrit aussi
COCRAU, et COURREAU.
COURÉE [ré — forme fém. decORROi)n. f. Mar.V.coRROi.
— Boucher. Pou. ons ou fressure d'animaux, dans quelques contrées, il. On dit aussi corée.
GOURET DE Villeneuve (Martin), imprimeur et littérateur français, né et mort à Orléans (1719-1780). Il améliora les procédés tvpographiques. On lui doit un'ô jolie édition classique d^Horace (1767). Il publia l'Ecole des francs-tnaçons (1748); le Trésor du Parnasse (1762); les Affiches orléanaises (1764-1770). — Son fils Louis- Pierre, né à Orléans en 1749, mort à Gand en 1806, fut obligé, pour mauvaises spéculations, de se retirer à Paris, puis à Gand, où il fut nommé professeur de grammaire générale. On lui doit des éditions des Lyriques sacrés 11774); la Bibliothèque des poètes italiens; un Recueil de voyages, en vers et en prose (1783). Il est l'auteur de l'Ami de l'enfance et de la jeunesse (1798) ; du Nouvel Eraste (1700); etc.
COURETTE {rèt'\ n. f. Petite cour.
COUREUR, EUSE n. Personne exercée, rapide à la LOurse ; Un habile coureur. Il Piéton, cycliste, etc., qui prend part à une lutte de vitesse ; Donner le signal aux coureurs. Il Courrier à pied, homme employé à porter des dépêches ou à faire des commissions lointaines et pressées : Les rois de Perse employaient des coureurs qui faisaieiit de SO à iOO kilomètres par jour. Il Domestique que les grandes maisons employaient autrefois à faire leurs commissions de ville, ou même à précéder à pied leur voiture.
— Fara. Personne qui aime à vagabonder, qui s'absente souvent de son domicile : Un coureur de 7iuit ne saurait être un travailleur de jour, ii Personne qui a certaines fréquentations, certaines habitudes, ou qui ambitionne certaines choses, qui les poursuit. (En ce sens, le mot est toujours suivi d'un complément qui en précise le sens, la nature des habitudes, des fréquentations : Un coureur de filles, de bals. Un couRiaiR de places, de dots. Uji coureur d'ai^en turcs.) il Spécialem. Homme inconstant en amour.
Il Au fém.. Femme do mauvaise vie.
— Arg. Coureuse, Plume à écrire.
— Art milit. Nom que l'on donnait à des éclaireurs, à des cavaliers détachés d'un corps de troupes et envoyés à la dé'-.ouverto ou en embuscade.
— Comm. Coureur de bois. Se disait d'un chasseur ou d'un habitant du Canada trafiquant de pelleteries avec les tribus i-ndigènes.
— Hist. Coureur de vin, Officier de la maison d'un souverain, qui avait soin de porter le vin et la collation partout oii allait son maître : Le coureur de vin avait le droit de présenter ta collation au roi, et en jouissait dans toutes les maisons royales ou autres où le roi allait en promenade sans intention d'y coucher.
— Jeux. Coureur de bague. Coureur de tête, Celui qui faisait partie d'une course à la bague ou à la tête.
— Manèg. Cheval, Jument de selle, que sa taille et sa légèreté rendent propre à la course.
— Min. Coureur de jour, Filon de charbon de terre qui est à découvert.
— Vùner. Chevaux coureurs. Chevaux do relais qui coureot la chasse : Les chevaux courkurs ont la queue coupée.
— Adjoctiv. Qui court bion, qui est aplo A la course : Jument coureuse. Oiseaux coureurs.
— Encvcl. Hist. La course à. piod fut de tout temps en grand honneur chez les Grecs. Elle est mentionm-o dès l'âfije héroïque. Elle resta l'un des exercices favoris dans les gymnases et les palestres. Elle précédait tous les autres concours aux fôtos d'Olympio et dans tous les grands jeux. On distinguait, dans les concours, plusieurs espèces de courses â piod : lo stade^ ou course simple ; le diaule, ou double stade; lo doliaue, ou course longue ; la course en armes. En beaucoup d'endroits avaient lieu des courses de jeunes garçons; à Sparte, à Elis, à Cyr6no, des courses do jeunes lillos. Dans plusieurs cultes, on organisait des courses particulières, surtout des lampadédromies. ou courses aux flambeaux. Plus que tous les autres athlètes, les coureurs s'astreignaient à un régime particulier, très sévère. Plusieurs coureurs eurent une grande renommée : celui qui expira en annonçant à Athènes, lo jour môme, la victoire de Marathon ; ou encore ce Ladas, à qui l'on élova une statue, œuvre do Mjron, et de qui l'on disait que ses pieds ne laissaient pas de trace sur le sable; ou Potyranestor do Milet, qui attrapait un lièvre à la course et qui remporta le prix aux joux Olympiques ; ou Philonide, le coureur d'Alexandre le Grand, qui alla en un jour do Sicyone à Elis. Pendant longtemps, en Grèce, roflice de courrier fut rempli par des coureurs, qui se relayaient de distance en distance. C'est aux Perses que les Grecs empruntèrent l'usage des messagers à cheval, établis par Cyrus. Il en fut de même à Rome pendant toute la durée de la république, et c'est sous Auguste seulement que les messagers à cheval remplacèrent les coureurs.
On donnait encore le nom de coureurs {lat. cursores) aux esclaves qu'on faisait courir devant les voitures des grands ou les litières, pour écarter la foule. Cet usage existe encore on Orient.
COUREURS n. m. pi. Mamm. Famille de rongeurs qui, comme le lièvre, sont organisés pour une course rapide. — Un coureur.
— Crust. Famille de crustacés, dont les pieds sont surtout ou môme exclusivement organisés pour la course.
' — Entom. Groupe d'insectes orthoptères qui, comme les blattes et les mantes, sont extrêmement agiles.
— Ornith. Ordre d'oiseaux renfermant les plus grands entre tous, comme les autruches et les casoars, caractérisés par leurs pieds tridactyles ou didactyles, leur sternum plat sans bréchet, leurs ailes rudimentaires.
— Encycl. Ornith. Les coureurs sont propres aux régions chaudes du globe {Afrique tropicale, Amérique du Sud, Australie, Nouvelle-Guinée). Jadis, ils avaient des représentants gigantesques à Madagascar et à la Nouvelle Zélande avec les 3ppiornis et palapteryx. Les coureurs se divisent en trois familles : struthionidés, rhéidés, casuaridés.
COUREUSE n. f. Machine de cordier, se composant d'un chariot monté sur roues et pouvant se mouvoir sur une voie ferrée construite ad hoc. (La coureuse s'emploie concurremment avec une autre machine fixe, la fileuse, dans la fabrication des câbles en chanvre plusieurs fois commis. On donne à ce genre de fabrication lo nom de fabrication sur aire de cordier avec fileuse en gros et coureuse.)
COUREUSES n. f. pi.
Groupe d'aranéides. qui
ftoursuivent leur proie au ieu de tendre des toiles pour la prendre. — Une coureuse.
coure- vite ou court- VITE {kour) a. m. Espèce d'échassior.
COURGE {kourf — peutêtre du lat. cunms, courbe) n, f. Archéol. Bâton do section plate, arqué, semblable à celui des anciens porteurs d'eau, et qui servait à porter deux seaux.
— Constr. Sorte do corbeau en fer ou en pierre, destiné à supporter lo manteau d'une cheminée qui no possède pas de chambranle.
COURGE (kourf — du lat. cucurbita, mémo sens) n. f. Bot. Genre typo de la tribu dos cucurbitées, famille dos cucurbitacées.
— Archéol. Vase dont la panso renflée avait la forme d'une courgo. (La courge des XV* et xvi» siècles était une sorte uo broc, de pichet ou do cruche à anse, ordinairement munie d'un couvercle, et à cou plus étroit que la panse.)
— Comm. HuUe de courge, Huilo d'éclairage et comestible, que fournit la graine d'une variété do courgo appelée courge-potiron.
— Encycl. Bot. On connaît un nombre considérable d'espèces do courges, quelques-unes comestibles. Los plus connues sont : la couroc proprement dite, \ù. citrouille, le potiron, lo gii'aurnon, lo pâtisson, la cologuinte,\a. gourde oa calebasse.
Les courges pro premont dites sont nombreuses; citons : la courge à la moelle, qui doit ditro mangée avantcomplètu maturité; la Courgo.
courge du IJrésil,
très sucréo, la courge mnsqutU^ do Marseille, quo l'on doit cueillir avant le complot déveloi)pement, etc.
GOURGÉE {je — du lat. corrinium, mûmo sons) n. f. Tochn. Courroie, sangle, fouet. (Vieux.)
— Vitic. Sarment do vigno taillé long, c'ost-ù-diro en