‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 382 sur 870 · COURTS · texte numérisé non relu

COURTS

COURONNE

tion : Courir la, poste en lisant. (On dit dans le môme sens COURIR i.K grandgai.op.) Il Courir le cachet. Donner des leçons en ville, il Courir les rues, So rencontrer communément, être très répandu, ii Courir les ruelles. Se disait autrefois pour Fréquenter les dames, n Courir les champs, Errer à travers champs; et ti^., Etre détruit, ne plus exister : On couronne souvent des rosières dont la vertu COURT LES CHAMPS dcpuis de longues années. (L.-J. Larcher.) !t Courir ta prétantaine. Aller de côté et d'autre, spécialement en matière de galanterie. (Eu parlant d'une femme. Faire des démarches équivoques, contraires à la bienséance, etc.) il Courir le guilledou. Hanter les mauvais lieux, surtout pendant la nuit, ii Courir le même lièvre. Se dit de deux personnes qui poursuivent le même but. Il Courir deux lièvres à la fois, Poursuivre un double but.

Couru, ue part. pass. du v. Courir.

— Pop. C'est couru! Locution empruntée au vocabulaire des parieurs aux courses de chevaux. Quand un prix a été couru, on sait évidemment quel cheval l'a ga^'né, on connaît le résultat de la course. Dire, en parlant d une chose quelconque ; a C'est couru ! ", cela signifie : le résultat est certain d'avance, il n'y a pas d'hésitation possible : Qui sera élu ? — Oh! c'est couro : celui qui fera les plus mirifiques promesses.

Se courir, v. pr. Etre couru, en parlant d'un prix de course : Prix qui se court le dernier.

— Gramm. Comme verbe neutre, courir prend toujours l'auxiliaire avoir. Quand le participe couru est employé avec l'auxiliaire être, il est pris dans un sens passif : Sermons qui SONT fort courus.

— Syn. Courir, fréquenter, hanter. Courir marque l'empressement, la vogue ; ou court les spectacles ; un prédicateur est couru quand son éloquence attire la foule. Fréquenter, c'est aller souvent dans un lieu, se trouver souvent dans la compagnie d'une personne. (Le mot n'a rien de familier, et il n'exprime rien de plus que la fréquence dos rencontres.) Banter est plus familier ; de plus, il suppose que l'on est influencé par les lieux ou par les personnes.

— Allus. httkr. :

Rarement à courir le monde Oo devient plus homme de bien.

Vers de Régoier-Desmarets dans son Voyage à Munich, et dont l'application se comprend d'elle-même, li Rien ne sert de courir: il faut partir â point, Vers de La Fontaine dans sa fable intitulée : le Lièvre et la Tortue. (Le premier de ces animaux a engagé avec le second un pari à la course : contiant dans sa propre rapidité, méprisant la lenteur traditionnelle de son adversaire, il lut laisse prendre de l'avance, — et perd la gageure. On rappelle la moralité que le fabuliste tire de l'anecdote pour indiquer qu'en toute chose une application attentive dès le début, persévérante, méthodiquement progressive, donne de meilleurs résultats qu'un élan tardif, un eîfort désespéré.)

COURIS n. m. Métrol. Syn. de cauri.

COURLAN n. m. Genre d'oiseaux échassiers, famille des raliidés, tribu des rallinés, comprenant des formes élancées, de taille moyenne, à bec vigoureux, à ailes obtuses, à livrée uniformément brune ou rousse, il On dit aussi cocrliri.

— Encycl. Les courlans comptent une vingtaine d'espèces, réparties sur le globe ; parmi les courlans proprement dits, une espèce de la taille d'un ramier est répandue depuis l'Europe jusqu'au Japon. Le courlan-bécasse habite le Brésil :

le courlan géant, ia Jamaïque. Il existe un sous-^enre propre à l'Amérique méridionale et centrale. Les mœurs des courlans sont celles des râles ; ce sont de grands destructeurs do petits oiseaux et d'œufs.

GOURLANDE. gouvernement de la Russie, le Courlan.

plus petit de tous après

l'Eslnonie (Pologne et Finlande non comprises), mesurant une superficie de 27.286 kil. carr., et peuplé de 672.634 hab. (Coarlandais, aises.) Ce nom de Courlande, ainsi que le koiirliandia des Russes, vient de l'allemand Kurland; \e nom national, le nom lette est Kourzem, ou pays dos Koures, d'après uno peuplade finoise qui a disparu do la contrée.

La Courlande est un pays assez plat, dont le point culminant dépasse à peine 200 mètres; sol de peu d'épaisseur, guère fécond, souvent tourbeux, reposant sur des frès rouges ; contrée très froide en hiver, presque tout an brumeuse, avec trois cents lacs, une foule de rivières et un grand fleuve, la Dvina, large de 200 â 400 mètres, qui va se perdre au golfe do Riga.

Bien que faisant partie de ce qu'on est convenu d'appeler les « provinces allemandes de la Baltique n, la Courlande est si pou germaine que l'on compte â peine dans le pays 50.000 Allemands. L'immense majorité do la population est formée par les Lottes (525.000), qui parlent une langue apparentée au lithuanien.

La capitale est/e/9aya(Mitau). Libava (Libau), riveraine de la Baltique, est devenue grand port do commerce et grand port militaire.

CODRLAY, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à il kilom. de Bressuirc, non loin do la Sèvro Nantaise ; 2.546 hab. Ch. de f. Etat.

COURLIEU n. m. Sous-genro do courlis, caractérisé par le bec déprimé à son extrémité, avec les sillons des racines très prolongés. (On connaît huit espèces de courlieus, propres à I ancien monde, à l'exception d'une, qui est répandue dans les deux Amériques. Les mœurs de ces oiseaux sont les mêmes que celles des courlis.) Il On dit encore COURLKEET, COLRLKR!, COURLERU, COURLIBRE, CtC.

COURLIRI n. m. Ornith. V. courlan.

COURUS {H — onomatopéejn.m. Genre d'oiseaux échassiers, famille des scolopacidés, tribu dos numéniinés, comprenant de grandes formes à hautes pattes nues, à long cou, k grand bec recourbé, à plumage gris clair varié do brun.

Courlis.

— Enctcl. On connaît une dizaine d'espèces de courlis, réparties sur tout le globe. Le courlis cendré est ré-

Fandu dans tout ancien monde boréal , jusqu'en Aljyssimo et en Indo-Chine: il atteint 0'",72 do long, li^.SO d'envergure. Il est brun et roux clair en dessus, roux jaunâtre en dessous, se reproduitdansle nord, et émigré dans le sud jusqu'au centre de l'Afrique et à Java, pendant l'hiver. Il vit dans les marécages, les tourbières, les rizières, où il se nourrit de vers, de mollusques, de petits poissons. Dans le sud de l'Europe habite le courlis à bec lin; dans l'Amérique du Nord, on en trouve une forme spéciale. La chair des courlis est très estimée, mais ce gibier, très prudent, est difficile à chasser. C'est à la fin de l'été qu'il est le plus délicat; à cette époque, on le capture surtout avec des filets.

COURMAYEUR (anc. Auri Fidins), bourg d'Italie (Piémont [prov. de Turin]), sur la Doire-Baltée, à l'E. du mont Blanc; 1.200 hab. Sources thermales. Peint do départ pour les excursions dans le massif du Mont-Blanc.

GOURMEAUX (Pierre-Eugène), publicisto et homme politique français, né à Reims en 1817. Bibliothécaire adjoint de Keims, il fut arrêté, emprisonné et destitué pour avoir protesté, on 1849, contre l'expédition de Rome; il passa en Belgique. Il rentra en France en 1860 et, en 1879 et 1881, il fut élu député de Reims; non réélu en 1885, il reprit ses fonctions de bibliothécaire. Il a publié : l'Agitation catholique (18 16) ; République ou Royauté (1871 ) ; Ne touchez pas à la République (1873); Ce que valait le plus tp-and des rois de France (1873); Victor Hugo (i886) ; Alexandre Dumas (1886); etc.

COURNEUVE (La), comm. delà Seine, arrond.et à2 kil. de Saint-Denis, sur le Crould, affluent de la Seine, dans la plaine de Saint-Denis; 1.789 hab. Cb. de L Nord et Grande-Ceinture. Boyauderies, raffineries d'huiles.

COURNIOU, comm. de l'Hérault, arrond. et à 5 kilom. de Saint-Pons, sur la Salesse ; 1.516 hab. Ch. de f. Midi.

COURNON, comm. du Puy-de-Dôme, arrond. et à 9 kil. de Clermont, non loin do 1 Allier ; 2.075 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Fabriques de chaux. Eglise romane; château de Sarliôve, converti en usine à sucre.

COURNONTERRAL, comm. de l'Hérault, arrond. et à 14 kilom. de Montpellier, sur le Caulezon ; 2.112 hab. Cli. do f. Midi. Commerce de vins. Eaux-de-vie, huileries.

COURNOT (Antoine-Augustin) , mathématicien et philosopha français, né à Gray en 1801, mort à Paris en 1877. L'Ecole normale ayant été licenciée un an après qu'il y était entré, Cournot resta sans fonction, jusqu'à la fin de la Restauration; il fut nommé professeur à la Faculté de Lyon (1834), recteur à Grenoble (1835) et à Dijon (1854). Ses principales recherches mathématiques sont relatives au calcul des probabilités, qu'il s'efforça d'appliquer à la pliilosophie naturelle et à l'économie politiaue. Outre les mémoires étrangers et traductions qu'il publia, on a de lui : Traité de l'enchaînement des idées fondamentales dans les sciences et dans l'histoire (1861); Principe de la théorie des richesses (1863) ; Des institutions d'instruction publique (1864) ; Consiaérattons sur la marclie des idées et des événements dans les temps modernes (1S72); Matérialisme, vttalisme, rationalisme, etc. (i875); Revue sommaire des doctrines économiques (1877).

COUROI n. m. Mar. Syn. de corroi.

COUROIR (ro-rtc' — rad. courir) n. m. En argot maritime, Passage étroit entre les chambres d'un navire.

COUROL n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, famille des cuculidés, tribu des leptosominés, comprenant des coucous propres à Madagascar et aux Comores- (La seule espèce du genre, le courol bicolore, long de 50 centimètres, est vert métallique en dessus, a le ventre gris et la tète grise avec une .

calotte foncée ; la femelle est brune et grise.)

COURON n. m.

Monnaie de compte de l'Inde, qui vaut 100 lacks. Il On dit

aussi CRORE.

GOURONNADE

{ro-nad' — rad. couronner) n. f. Opération par la(|uelle un corps d'armée enveloppe un point avant do l'attaquer.

COURONNANT {ro-nan), ANTE adj. Qui couronne, qui entoure.

— Bot. /î raclées couronnantes, C&Ues qui forment une couronne au-dessus de la fleur, [t Feuilles couronnantes. Feuilles terminales de divers palmiers disposées en couronne.

COURONNE (lat. corona ; du gr. korônê, chose courbe) n. f. Ornement de tête do forme circulaire, qui se porte comme parure ou comme signe do distinction : Couronnk de roses, d'or. V. la partie encycl.

— Par anal. Objet de forme circulaire : Ville entourée d'une COURONNE de montagnes. Couronne de cheveux blancs.

— Par ext. Puissance, dignité souveraine : Aspirer à la rouûoNNE. Perdre la couronne, ii Personne du souverain ; dynastie souveraine ; gouvernement d'un souveram : Les droits de la couronne. Le discours de la couronne.

— Couronne d'épines. Celle qui fut mise sur la tf'te du Christ. Il Fig. Sujet de grande douleur : La véritable couronne (lu génie a toujours été une couronne d'épinks. (A. Karr,) li Fleuron d'une coxironne. Bien ou avantage précieux : Ajouter un I'LEURON à sa coitronnk.

— Fig. Prix, récompense : Couronne du martyre. Ecolier qui remporte beaucoup de couronnes, ii Gloire, honneur : .S'a propre estime est la couronne du juste.

o^ rrs

— Poétiq. Série, suite d'objets qui se succèdent et se renouvellent : La couronnr' des uns. \\ Ornements, richesses : La verte couronne de la nature.

— Anat. Partie de la dent qui sort de la gencive, ii Bourrelet qui entoure la base du gland de la verge, n Couronne radiante. Epanouissement des fibres médullaires des pédoncules, dans les lobes des hémisphères du cerveau.

Il Couronne ciliaire. V. ciliaire.

— Antiq. V. la partie encycl.

— Archit. Partie de la corniche. Syn. de larmier.

— Art milit. V. la partie encycl.

— Art vétér. Partie du pied du cheval qui borde le sabot supérieurement, et qui sécrète la corne du devant du sabot, ou paroi. (Elle peut être le siège d'une blessure produite par le crampon du fer du pied opposé, et d'une sorte de dartre très tenace, la crapaudine.)

— Bot. Sorte de cercle vert, formé par l'étui médullaire de certains végétaux, tels que le marronnier d'Inde. i, Réunion des appendices, libres ou soudés, qui surmontent la gorge de la corolle ou du périanthe, comme dans les narcisses, les passiflores, il Ensemble des fleurs occupant la circonférence d'un capitule, quand elles diffèrent de celles du disque, comme dans la plupart des corymbifères ou radiées, il Limbe persistant du calice dans les fruits des poiriers, des pomnners, des néfliers, des grenadiers, etc.

Il Partie supérieure de la gaine des graminées, ii Toufi'e de feuilles dont est surmonté l'ananas. Il Couronne royale, Nom vulgaire do la basilée à épi couronné, il Couronne impériale. Nom vulgaire de la fntillaire impériale, n Couronue d'Ariane, Espèce d'apocynée. il Couronne de terre, Lierre terrestre.

— Chir. Scie du trépan.

— Géol. Cratère do volcan portant une sorte de couronnement ou de rempart circulaire.

~ Géom. Couronne circulaire, Aire comprise entre deux circonférences concentriques : L'aire de la couronne circulaire est égale à la différence des carrés des rayons, multipliée par le rapport de la circonférence au diamètre.

— Hort. Greffe en couronne. Greffe qui consiste à scier le sujet et à mettre plusieurs greffes autour de la coupe, entre le bois et l'écorce.

— Mar. Cercle en fonte à empreintes, fixé à un cabestan ou à un treuil, il Couronne des linguets. Cercle sur lequel sont fixés les linguets du cabestan, ii Anneau formé avec un cordage dont les brins sont passés alternativement en dedans et en dehors d'une boucle.

— Météorol. Foyer d'une aurore boréale vers lequel s'élancent les gerbes de feu. ii Nom donné à des cercles Concentriques, que l'on aperçoit quelquefois autour du soleil et de la lune, ii Couronne de Saint-Remard, Nom donné, en Lorraine, à l'arc-en-ciel.

— Métrol. Nom donné à diverses monnaies d'or ou d'argent, do valeur variable suivant les pays, ii Unité de poids usitée en Allemagne, et valant ; à Francfort 3e^3648, à Bâie 3P%371. i: Ecu à la couronne. Ancienne monnaie de France appelée aussi Écu couronné.

— Moll. Couronne d'Ethiopie, Espèce de volute, ii Couronne impériale. Espèce de cône. — n. f. pi. Famille proposée pour celles des volutes qui ont une coquille ample et très mince.

— Mus. Trait en forme de demi-cercle, que l'on met au-dossus du point d'orgue et du point d'arrêt. Couronne.

— Pathol. Couronne rfelVnus.V. CHAPELET.

— Peint. Auréole que les peintres mettent sur la tête do la Vierge et des saints. V. auréole.

— Relig. Tonsure que l'on fait sur le haut de la tête des gens d'église et des moines, et dont la grandeur est en raison de l'ordre reçu : La couronne cléricale, il Triple couronne, Tiare papale, qui se compose d'un haut bonnet entouré do trois couronnes d'or, il Votre Couronne, Titre que l'on donnait aux évoques du vi" siècle. Il Nom que l'on donne aux chapelets, dans les livres de liturgie :

Couronne du Sacré- Cœur. Couronne de Notre- Dame -de s- Sept- Douleurs. \\ Couronne de la Vierge, Sorte de cliapolet nui n'a qu'une dizaine. Il Couronne de lumière. Couronne do suspension qui servait, dans les églises, à porter des lampes. (Ces lustres circulaires, plus ou moins vastes, affectaient parfois la forme d'une roue, ou même d'un disque ajouré.) li Couronne de qloire, BêalituJo éternelle réservée aux saints.

— Techn. Voûte d'un fourneau.

Il Sommité d'un diamant rose,

partagé en deux parties égales.

Il Partie d'une lampe sur laquelle repose le verre, n Cercle de fer dont on garnit la tête d'un pieu, pour empêcher qu'il se fende tjuand on l'enfonce, n Ornement (jui se trouve à chacun des coins d'une couverture do laine, u Ornement do faïence, an haut d'une colonne de poêie. ii Pain de forme circulaire, il Format de papier dont le nom vient de ce qu'il portait une couronne dans son filigrane. — Adjectiv. : Papier couronne. Il Couronne de fil, Fil de ligne télégra- [ihique enroulé en forme de couronne et livré ainsi par l'usine do fabrication, il Couronne d'office, Couronne de fer ou do bois munie de crochets, suspendue au plafond d'une cuisine ou d'un office, et à laquelle on accroche les volailles, viandes et autres victuailles.

— Vénor. et fauconn. Bois do cerf, dont les andouillers forment ontro eux une espèce de couronne, il Duvet qui recouvre circuiairement le naut du bec du faucon.

— Encycl. Archéol. A7itiq. gr. L'usage des coitronnes

Couronne de lumière.

Couronne d'office

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