CLAPPERTON — CLARENCE
Clapperton (Hugh), voyageur écossais, né en 1788 à Annau (comté de Dumfries), mort près de Sokoto (Soudan) en 1S27. 11 débuta par servir dans la marine do commerce, puis dans la marine de guerre ; après être resté en demi-solde de 1817 à 1822, il fit partie de l'expédition chargée, sous la direction du D' Oudaey, d'explorer l'intérieur de l'Afrique septentrionale. Partis de Tripoli en 1822, Oudney, Denham et Clapperton gagnèrent Mourzouk, puis, non sans difticultés, la province de Kanem, et le lac Tchad, que n'avait encore vu aucun Européen {4 févr. 1823}. Arrivés à Kouka, capitale du Bornou, ils se séparèrent : Clapperton se dirigea, avec le D"^ Oudney, vers rO., et, après la mort de son chef, visita Kano et Sokoto, d'oii il rapporta une carte géographique des Etats du sultan Bello, quand, n'ayant pu pousser jusqu'au golfe de Benm, il regagna l'Europe par ie Bornou, Kouka, le désert du Sahara et Tripoli (janv. 1825).
Clapperton, promu capitaine de corvette, repartit en 1825 pour l'Afrique, avec le capitaine Pearce. Débarqué à Ouidah, il gagna une branche de la rivière de Lagos, la remonta. etTsans se laisser décourager par la mort de ses compatriotes, continua son voyage, avec son domestique, Lanaer, parle Yoriba, le Borgou et Boussa jusqu'à Kano; puis il se rendit, avec le sultan Belle, à Sokoto, où il mourut.
CLAPPERTONIE (de Clapperton, n. pr.) n. f. Bot. Syn.
<le HONCKÉNYE.
CLAPPIE 'pi) n. f. Genre de composées-héiénioïdées, renfermant des herbes du Mexique.
CLAQUADE {kad') n. f. Fam. Série de claques.
CLAQUART {kar') n. m. Variété de pigeon domestique.
CLAQUE {klak") n. m. Pop. Maison de tolérance.
CLAQUE [klak') n. m. Sorte de chapeau d'homme, qui s'aplatit et se relève à volonté, à l'aide d'un ressort.
— C/i' peiH à c/açue. Chapeau à très larges bords relevés et aplatis sur les côtés, de façon à former deux cornes ai Ion- ...^ — ..
gées et plus ou moins recourbées en haut.
(En France, ■c'est la coiffure de grande tenue des généraux, des officiers de marine, des élèves de l'Ecole polytechnique, de la garde républicaine, de certains garçons de recettes, etc.)
— Jouet d'enfant consistant en une feuille do papier, qu'on plie de telle façon que, lorsqu'on lui imprime une vive secousse, elle s'ouvre avec bruit.
CLAQUE { Ar/aA'" — subst. verbal de claquer) n. f. Coup donné avec le plat de la main : Donner, Èccevoir des CLAQUES. 11 Fam. Figure à claques. Visage déplaisant qui donne des envies de lui appliquer des soufflets.
— Pop. En avoir sa claque, En avoir assez, être très fatigué.
— Cost. Sorte de socque plat, que les dames mettaient par-dessus leur soulier, pour se préserver de l'humidité.
11 Prendre ses cliques et ses claques, S'en aller promptement. (Fam.)
— Techn. Partie d'une tige de bottine confinant à la semelle :
Bottines de drap avec claqcks vernies. V. CLAQUER.
— Théàtr. Troupe de gens payés pour applaudir et aider au succèsdes auteurs et des acteurs.
— ENCTCL.Théâtr. La claque, dit-on, devrait son origine .à Néron. Suétone assure que cet empereur, lorsqu'il faisait au peuple de Rome l'honneur de chanter dans l'amphithéâtre, avait un bataillon de 5.000 jeunes gens robustes, chargés de l'applaudir. Quant aux applaudissements, on en distinguait trois espèces : les bonibi, dont le bruit imitait le bourdonnement des abeilles; les imbrices, qui retentissaient comme la pluie tombant sur les tuiles; enfin, les testx, dont le son éclatait comme celui d'une cruche ^ui se casse. Les historiens nomment les claqueurs Juvenes, et leurs chefs cui-atores.
En France, la claque, à l'état d'armée permanente et régulière, est une création moderne. Le premier qui ait pressenti tout le parti qu'on en peut tirer est un poète de boudoir. Dorât. Pour opposer des admirateurs à la froideur du public, il acheta des billets de parterre, et les -distribua à ses fournisseurs, à ses domestiques, etc., à la condition qu'ils paveraient le prix de leurs places en ma- Difestations approbatives. Dès lors, les applaudissements rétribués passèrent dans les mœurs théâtrales. Ils furent organisés et monopolisés en quelque sorte par le chevalier de La Morlièro. Aujourd'hui, tous les théâtres ont des claques organisées. Leur chef reçoit tantôt désappointements fixes, tantôt un certain nombre de billets qu'il revend. Le personnel claquant se compose d'intimes, claqueurs habituels, qui sont pour la plupart de pauvres diables, passionnés pour le spectacle, et admis gratis à la condition d'applaudir; do lavables {laver, en argot, siaaïûe vendre), qui payent à vil prix leur entrée au chef Ho claque; do solitaires, amateurs qui, pour ne pas faire la queue, pénètrent a» parterre avec la claque, en payant la totalité du j)rix de la place à u l'enirepreneur do succès ». D'ordinaire, le chef do claque et son second assistent aux deux dernières répétitions de la pièce qu'ils sont appelés à Routeuir, et ils notent d'avance les scènes et les mots à effet.
Mais le aéa'ie contemporain no s'en est pas tenu aux vulgaires claqueurs classiques ; i! a inventé les pleureuses et les rigolards, dont lo nom mémo indique la fonction, basée .stir ce que les larmes et le rire sont contagieux. On a vainemc-nt réclamé la suppression de la claque.
CLAQUEB0I8 (ke-ho-a — do l'impératif de claquer, et do toiê) u. m. Instrument do percussion d'origino très aa-
Claque.
cienne, essentiellement populaire en raison de son extrême simphcité et qu on retrouve en tous pays. V. xylophone.
CLAQUEDENT [ke-dan — de claquer, et dent)Q.m. Gueux, misérable dont le froid fait claquer les dents : Les pauvres cLA^UKDENTS tout piteux. (Th. Gaut.) — Par assimilation, Cabaret, tripot de bas étage, n Maison de tolérance.
CLAQUEFAIM ike-fin) n. m. Arg. Misérable, famélique, homme qui meurt do faim.
CLAQUEMENT [ke-tnan) n. m. Bruit de deux objets qui s'entre-ehoquent : Claquement de mains, des dents.
CLAQUEMURER fA-e — deTanc. expression à claque-mur. Xlaquemurer quelqu'un, c'est le réduire à se heurter aux murs qui l'entourent] > v. a. Tenir étroitement enfermé dans un édifice : Claqukmurer des prisonniers.
— Fig. Resserrer, hmiter dans des bornes étroites : liousseau n'a eu en vue que de claquemurer le genre humain diJ7is la civilisatton. (Fourier.)
Se claquemurer, v. pr. Se tenir renfermé. îi Fig. Limiter son activité, son influence dans des bornes étroites.
CLAQUE-OREILLE {klak', rri/') n. m. Pop. Chapeau à bords pendants, qui battent sur l'oreille. H PI. Des claque-
OKEILLKS.
CLAQUE-PATIN {klak') n. m. Pop. Littéralem., Homme dont la savate claque contre le talon, misérable. (On trouve dans Villon cliquepafin). Il PI- Des claque-patins.
CLAQUER [ké — rad. claque) v. n. Produire un bruit sec par un choc soudain : On claque des dents quand on a froid. Il Applaudir en frappant des mains. V. claque.
— Fig et fam. Faire claquer so7i fouet. Se donner des airs, faire l'homme d'importance.
— Arg. Manger, à cause du bruit des dents, il Dépenser : Claquer sa galette, il Claquer du bec, Avoir faim sans avoir rien à manger, il Mourir.
— V. a. Donner une ou plusieurs claques : Claquer un enfant, ii Applaudir en frappant des mams : Claquer l'auteur et les acteurs.
— Arg. Vendre : Claquer ses meubles.
Claqué, ée part. pass. du v. Claquer.
— Cordonn. Chaussure claquée. Celle dont la partie la plus rapprochée de la semelle a été garnie de cuir ou d'une autre matière destiuée à la rendre moins perméable à rhumidité.
— Manèg. Cheval claqué. Cheval dont les tendons des canons sont en mauvais état.
CLAQUESOIF {ke-so-af^) n. m. Arg. Homme très altéré et qui n'a pas de quoi boire.
CLAQUET (kè) n. m. Techn. Petite latte qui se trouve sur la trémie d'un moulin et qui produit un bruit continuel.
— Bot. Nom vulgaire de la digitale pourprée.
— Conchyl. V. claquette.
— Loc. PROV. : Aller comme le claquet d'un naoulin, Bavarder sans cesse.
CLAQUETER [ke-té — rad. claquet. Plusieurs dictionnaires indiquent qu'il faut changer e en ê devant une syllabe muette -.Jeciaquète. Tu claquèteras ; nonsvréîèVQv'ioxis doubler lo t dans lo même cas : Je claquette. Tu claquetteras, ce qui serait plus conforme à l'orthographe du s\ih- ^X3.nX\ï claquette. [Le mot n'existe pas dans la dernière édition du dictionnaire de l'Académie]) v. n. Crier, en parlant de la cigogne : La cigogne claquette. il A été employé primitivement dans le sens de Claquer à plusieurs reprises, produire des claquements répétés : La cigogne fait claqueter son bec d'un bruit sec et réitéra. (Buff.) Il A signifié, aussi. Donner des claques à.
— Fam. Bavarder, caqueter. (Vieux.)
CLAQUETTE (AT/')n.f. Instrument formé de deux planchettes à charnières, que les maîtres d'école frappaient l'une contre l'autre, pour donner un signal aux écoliers. (II n'est plus guère usité aujourd'hui t^iaquette. .|ue dans les écoles congréganistes.) ii On dit aussi claquoir.
— Pop. Celui qui aime à débiter des nouvelles.
— Carnet de poche à l'usage des dames, pour serrer les cartes de visite, prendre note des invitations, etc.
— Conchyl. Claquette ou Cliquette de lépreux ou de ladre. Nom marchand d une coquille bivalve. Il On l'appelle aussi claquet.
— Mus. milit. Instrument composé de deux bandelettes
de cuir réunies, à
leur extrémité, par irL^"iiffTl!II^^^^^^l lrT
deux poignées, et *J"""- ■-rfftiTilL ^^^--'^ -^-44
garnies de grelots.
Quand on les tend Claquette.
brusquement, elles
frappent l'une contre l'autre en imitant le bruit d'un fouet.
— Techn. Lame de bois très mince qui est placée derrière chacune des poignées du battant d'un métier à tisser, pour y jouer le rôle de ressort.
CLAQUEUR {keur'], EUSE n. Personne qui donne, qui aime à donner des claques, il Personne qui applaudit par des battements do mams. (Se dit surtout des applaudisseurs à gages) : Un chef de claqueurs.
— Fig. Personne qui a la manie d'approuver, d'admirer ; Il y a des gens nés claqueurs.
— Enctcl. Théâtr. V. claque.
CLAQUOIR n. m. Techn. V. claquette.
CLARA n. m. Genre de monocotylédones, famille des herrériées, représenté par une seule espèce habitant le Brésil méridional. Le clara ophiopogonoides est une herbe à tige nulle, à fleurs régulières et hermaphrodites, dont chacune est pédicelléo.
Clara Gazul (Théâtre de). Le véritable auteur de ce recueil est P. Mérimée ; mais, quand il le publia, en 1825, il le donnait comme la traduction des œuvres d'une comédienne espagnole, Clara Gazul. Les pièces les plus remarquables sont : les Espagnols en Danemark, Inès Mendo et le Carrosse du saint sacrement . Courtes, d'un dialogue bref et serré, elles sont d'une extraordinaire intensité de vie.
CLARABELLA (du lat. clara, illustre, et bella, belle) n. f. ,Jeu tio flûte à tuyaux en bois do forme conique, qui se trouve dans quelques orgues.
Cl4ARAC(Charlos-Othon-Frédéric Jean-Baptiste, comte iiKj, antiquaire, né à Paris en 1777, mort en 1847. 11 suivit sa famille dans l'émigration, servit dans l'armée de Condé, puis dans l'arméo russe, devint, on 1808, précepteur des enfants do Murât, roi do Naplos, et eut la direction dos
fouilles de Pompéi. Eu 1815, il lit un voyage au Brésil et fut nommé, en 1818, conservateur du Musée des antiques du Louvre. Ses principaux ouvrages sont : Fouilles faites à Pompéi (1818); Description des antiques du Musée royal (1820); À/usée de sculpture antit^ue et moderne (1826-1855), avec un atlas de rigures au trait, sa publication capitale; Manuel de l'histoire de l'art citez Its ancieris (1830-1847).
ClarbOROUGH ou Glareborough, bourg d'Angleterre (comté de Nottingham), près du canal de Chesterlield ; 2.900 hab. Hauts fourneaux.
Glare (autref. Thomond), comté maritime des Iles- Britanniques (Irlande [prov. de Munster]); 124.500 hab., sur une superrioie de 3.351 kilom. carr. — Ch.-l. Ennis.
ClARE, ville d'Irlande (prov. de Munster [comté de Clare]), au confluent du Fergus avec le Shannon ; 620 hab. Ancienne capitale du comté de Clare. Beau château situé sur une île formée par la rivière ; aux environs, vieux manoir de Buncraggy, intéressantes ruines de Clare Abbey, bâtie en 1194 par Donald O'Brien, roi de Munster. — Bourg d'Angleterre (comté de SufTolk), au confluent du Clare et do la Stour, tributaire de la mer du Nord; 1.800 hab. De ce bourg, les ducs de Newcastle prennent le titre do « marquis de Clare ".
Clare (John), poète anglais, né à Helpstone en 1793, mort en 1864. Fils d'un pauvre fermier devenu infirme, lo jeune Clare se livra à tous les métiers pour paver ses frais d'école. A l'âge de treize ans, les Saisons de 'Thompson firent une grande impression sur lui et décidèrent de sa vocation de poète. Il publia, en 1820, les Poèmes descriptifs de la vie des champs. Ce volume eut un grand succès et, grâce à la notice biographique dont il était précédé, valut à Clare de nombreux dons de ses lecteurs. Il devint riche et épousa la tille d'un fermier. 11 publia encore : le Ménestrel de village (1821). et la Muse rurale (1836). Mais il se lança dans des spéculations malheureuses et se ruina; il mourut dans une maison d'aliénés. Clare est, avant tout, le poète de la nature; il excelle à célébrer ses beautés.
CLARÉ (du lat. clams, clair) n. m. Vin épicé, miellé et sucré, que l'on servait jadis au dessert. (Il n'en est plus fait mention après le xv" s.)
— Encycl. La préparation du c?ar^ était exactement la suivante : cannelle, l once ; gingembre, l/2-once ; 6 clous de girofle, 8 grains de paradis, un soupçon de noix muscade. Broyer en poudre et tremper avec deux pintes de vin et une demi-pinte de miel ; puis passer à la chausse jusqu'à clarification complète.
ClAREGALWAY, bourg d'Irlande (prov. de Connaught [comté de Galwayji; 2.400 hab.
ClAREMONT, château royal d'Angleterre (comté de Surrey), près du village d'EsUer, à 24 kilom. S. do Londres. "Claremont, primitivement propriété de l'architecte
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Cli&teau de Claremont
John Vanbrugh, puis de lord Clive (qui y construisit le oliâteau en 1768), fut acheté, en 1R16, par la princesse Charlotte et le prince Léopold, qui devint plus tard roi des Belges. Après la révolution de février 1848, ce château devint la résidence de la famille d'Orléans. Louis-Pliilippe y mourut en 1850, et la reine Amélie y a également termine sa vie. Depuis 1865, ce château fait partie du domaine privé de la reine Victoria.
Claremont, ville de lAfriime australe (colonie du Cap), au pied de la montagne de la Table ; 6.250 hab. Culture de la vigne. — Bourg des Etats-Unis (New-Hampshire), sur le Connecticut; 5.600 hab.
CLARENCE (raiiss) n. f. .Sorte de chaussure, ne possédant ni contrefort ni derrière, n Peau de veau préparée pour la fabrication des articles dits « de corroirie ».
„ , , ^ Clarence.
ClarenCE, bourg des Etats- Unis (Etat de New- York), sur le Tonawanda, affluent du Niagara; 3.150 bab.
ClaRENCE-River, fleuve côtier d'Australie (Nouvelle- Galles du Sud), tributaire de l'océan Pacifique, dans la Shoal-Bay. Ce fleuve, long de 386 kilom., traverse un territoire" riche en or, argent, cuivre, fer, pierres précieuses et charbon.
Clarence (ducs de). Le titre de duc « de Clarence » ou "de Clarentza ■ a été porté par Villehardouin, qui possédait le fort de Clair-Mont à Clarentza (Grèce), ville qui fut une création des conquérants français. Mathilde de Hainaut le porta au début du xiv» siècle, puis il passa â la maison royale d'Angleterre, après lo mariage de Philippine de Hàinant avec Edouard III. Depuis, il a été porte à diverses reprises par le princecadet de la famille royale d'Angleterre.
.Selon les uns, le nom de " Clarence » vient do celui de Clarentza, ville grecque du Péloponcso, importante au temps des croisades, et le titre de • duc de Clarentza», porté par le fils du prince d'Achale, aurait été conféré on 1362 à Lionel, fils d'Edouard III et de Philippe de Hainaut. Selon les autres, le nom de • Clarence » dérive plus simplement de la ville de Clare (SulTolk.)
Clarence (Georges Plantagenet, duc de), né à Dublin en 1419, mort à Londres en 1478. Fils do Richard, duc d"i'ork, et do Cecil Neville, et frère d'Edouard IV, il fut créé « duc de Clarence» en 1461 et devint, l'année suivante, lord-lieutenant d'Irlande. Lorsque Edouard IV voulut .se débarrasser do la famille Neville, qui tenait tout lo pouvoir, lo fameux
lord Warwick, chef do cette maison, jeta los ymix sur Clarenco ot lui litépuusor sa lillo aînée, IsaboUo Novillel 1469) ; puis il prôtondit inottro la couronne sur lo front tio son gendre, (ju'il opposa no ttomont au roi. Après dos luttes sauglantos, Clarcnce passa tout à coup du côté do son frère Edouard, qui put ga^iner ainsi surA\ arwick la ba taille décisivo do BarQL'Ul-ni). Bientôt, le duc de (ilouciisior, uni fut plus tard Richard III, (épousait la seconde tilli^ do Warwick, Anne Nevillo, ce ipii lui attira ranimosité do Claronce. D'un autre oùté, la discorde recommença à rogner entre co dernier et Edouard, qui no pardonnait pas à son frère son ancienne défection. Mécontent et aigri, Claronce tit supplicier, sans la moindre formalité judiciaire, une dame d'honneur do sa femme (pi'il accusa de l'avoir empoisonnre ; ildéfonditonsuiteBnrdet, qui venait d'être pondu pour avoir tramé la mort du roi ; enfin, il se dépensait on propos malveillants, disant que son frère n'était qu'un bâtard et n'avait point droit au trône. Finalement, Edouard le lit arrêter (6 mars 1478) ot juger par une cour de chovalorie, qui le condamna à mort sous lo chef de haute trahison. Claronce, transporté secrètement à la Tour do Londres, y fut exécuté. D'après un bruit qui courut peu après sa mort, il aurait été noyé dans un tonneau de malvoisie.
CLARENCEUX fscû) ou CLARENCIEUX [si-eù) n. m. Titre porté par le second dos rois d'armes [kint/s-of-arms) d'An-
floterre, c'est-à-dire un des trois chefs du collège héralique de Londres.
Clarendon, village d'Angleterre (comté do Wilts) : 195 bab. Ruines d'un ancien château royal, dans lequel Henri II décréta les ordonnances dites constitutions de Clarendon, pour restreindre le pouvoir du clergé.
Clarendon (statuts et concile de). Henri II, roi d'Angleterre, avait réuni, en 1164, une assemblée d'évêques et de barons, pour leur faire sanctionner un règlement en six chapitres, connu sous le nom de statuts ou constitutions de Clarendon. Les appels au pape étaient remplacés par l'appel au roi ; les clercs étaient, en matière criminelle, soumis à la juridiction civile; le roi disposait à son gré des dignités ecclésiastiques, et les clercs qui en étaient revêtus recevaient défense de sortir du royaume sans sa permission. Thomas Becket, archevôq^uo de Cantorbéry depuis 1162, signa d'abord ces constitutions avec les autres évêques ; mais, quand Alexandre III les eut condamnées dans leurs dispositions principales, Becket se rétracta et supplia le pape de l'absoudre de sa faiblesse. Il paya cette rétractation de sa vie. Mais, après son martyre, les constitutions de Clarendon furent abrogées
Sar le roi Henri II. L'abrogation eut lieu au concile 'Avranches (1172).
Clarendon (Edward Hyde, comte de), homme d'Etat anglais, né à Dinton en 1608, mort à Rouen en 1674. Elève d'Oxford, inscrit ensuite au barreau de Londres, il fit partie du Court parlement, puis du Long parlement, où il défendit énergiquement et éloquerament la cause du roi. Charles I" le nomma chancelier de l'Echiquier (1643).
Après l'exécution du roi, il passa en Hollande, puis en France. Dès sa restauration, Charles II le confirma dans ses dignités, le créa baron, puis comte de Clarendon en 1660, et permit à sa fille Anne d'épouser le duc d'York, qm fut Jacques II. Clarendun , méconnaissant la récenr.révolution, mécontenta lui.
le monde par ses idf ultra-conservatrices. Le peuple lui attribua les résultats négatifs de la guerre do Hollande, voire la peste ot l'incendie de Londres. Tablant sur cette impopularité ot sur le mécontentement du roi dont il avait empêché le divorce, Buckingham l'impliqua dans une intrigue qui aboutit non seulement à la perte de ses fonctions, mais â une accusation de haute trahison. Clarendon s'enfuit en France, où il occupa sesloisirs forcés à rédiger des ouvrages historiques qui sont remarquables. Il sollicita vainement son rappel. Citons do lui : Htstory of the rébellion ofEngland (1704-1707); History oftke civilwar in Iretand[mi); une autobiographie : the Life of Edward, earlof Clarendon {n^9); des mémoires politiques: Clarendon's State papers {nei-ngG) ; dos essais sur dos sujets moraux ; dos écrits religieux comme un Discours sur la puissance du pape, nno Réponse auLévialhan de Hobbes, en tin, un Journal ot une Correspondance qui ont été publiés par ses fils.
— BiKLiOGR. : Agar Ellis, Historical inquiry respectinq the chavacter of ^.'/aï-enrfon (Londres, 1827) ; Thomas Henry Lister. Life of Clarendon (Londres, 1838); Thoresa Lewis, Lives of the l'riends and Contemporariea of Clarendon (Londres, 18:)2).
Clarendon (George \VilIiam Frederick ViLLiERs, baron Hvnrî, comte i>n), honinio d'Etat anglais, né en 1800, mort à Londres en 1870. Elèvo do Cambridge, il entra dans le service diplomatique et occupa avec distinction divers postes. Ministre plénipotentiaire à Madrid en 183;{. • il eut une part prépondérante dans la formation do la quadruple alliance de 1834. Il retourna en Angleterre on 1838 ot entra ù la Chambre des lords, où il prit uim grande influence. Garde du sceau privé ot chancelier du duché do Lancastro en 1840, loader do l'opposition et l'un des adversaires les plus acharnés do Robert Pool, il fut nommé président du bureau du commerce dans lo ministère do John Russoll (1840) ot lord-lioutenant d'Irlande on 1847. Son administration fut oxcollonto. R(uivors6 avec lo cabinet on I8r.2, il devenait, la mémo année, ministre des alTairos étrangères. Il conserva co portefeuille jusqu'en 1858, ot lo reprit do 1865 ù. 1866, ot en 1808, dans le cabinet Gladstone. li fut ainsi mf'\6 activement aux grandes questions do politique étrangère du tomns : la guorro do Crimée, lo congrès do Paris, le Sloswig.Vaffairo de l'.WaArtmrt.
— BiHLioGR. : Lord lieutenant Clarendon, ùnnn « Quatfrly Roviow » (mars 1850); Lord Clarendon s administration, dans " Edinburgh Roviow» (janv. 1851).
Clarens, hameau de Suisse (canton do Vaud [district ilo Viwcy I), dénnndanco do la communo do Montroux, sur lo lac do Genève. Station sanitaire très fréquentée. Aux
CLARENCEUX