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CLAPPER

ClaparÈDE (David), théologien protestant suisse, né à Genève en 1727, mort eu 18oi. Pasteur et professeur dans sa ville natale, il a laissé de nombreux ouvrages manuscrits. Le seul qu'il ait publié est une réponse à Rousseau : Considérations sur les miracles (1765). Après sa mort, on a publié un recueil de ses Sermons sur divers textes de l'henture sainte (Genève, 1805).

ClaparÈDE (Michel), général français, comte do l'Empire, né à Gignac (Hérault) on 1774, mort en 1841. Il partit comme volontaire en 1792, Ht les campagnes do la Révolution, accompagna Leclorc dans l'expédition de .Saint- Domingue (1801), reprit la Dominique en 1804, se distingua aux batailles d'Ulm, d'Austorlitz et d'Iéna, devint général de division après la paix de Tilsit, et assista, en 1809, au brillant combat d'Ebersberg. Le général Claparède montra une égale valeur aux bataiUos d'EssIing et de Wagram, en Espagne, dans les campagnes de Russie et deSaxe. Il se rallia aux Bourbons en 1814, no prit aucune part aux événements des Cent-Jours, devint commandant do lu place do Paris ot pair de France à la seconde rentrée do Louis X'VIII. A partir do 1830, il vécut loin des affaires publiques.

ClaparÈDE (Jean-Louis-René-Antoine-Edouard), naturaliste suisse, né à Genève en 1832, mort à Sienne (Italie) en 1871. Il voyagea en Norvège, en Angleterre, en Italie , et devint professeur d'anatomie comparée à l'université do Genève. On lui doit, entre autres ouvrages estimés : Etudes sur les infnsoires et les rhizopodes (Genève, 1858-1860) \ Recherches sur l'évolution des araignées {Vtrechl, l^ei); Recherches anatomigues sur les oligochétes (Genèvo, 1862) ; les Annéliiies chélopodes du golfe de Naples (Genève, 1868); Recherches sur la structure des aymélides sédentaires (Genève, 1873) ; etc.

CLAPE (rad. clapet) a. f. Dans certains départements. Soulier dont la semelle en cuir est à moitié attachée sur une autre semelle de bois, de manière que le talon de cette dernière semelle se sépare du pied pendant la marche, i: On dit aussi clapette.

CLAPEAU (po) ou CLAPOT [po) n. m Appareil employé dans les ateliers de blanchiment et de teinture ^^i pour effectuer l'immersion et le dé-

gorgoage des étotfes trop chargées de teinture dans l'eau ordinaire ou dans les divers bains : Il existe deux sortes rfe CLAPEAOX : le clapeao sauteur, et ie clapeau cylindrique à lanières.

CLAPÉE (pé) n. f. Action du maçon qui applique contre le parement d'un mur le mortier par jets à l'aide de sa

truelle.

CLAPEMENT n. m. Linguist. "V. CLAPPEMENT.

CLAPENG ipingh' — rad. clap. colline, dans le patois languedocien) adj. Se dit d'une variété de moutons des environs do Narbonne : Les moutons clapkngs.

CLAPER V. n. Linguist. Y. clapper.

CLAPET ipé — de l'allem. klappe) a. m. Soupape qui se lève et se ferme, il Petite soupape adaptée à une chaudière ou à une pompe et qui peut s'ouvrir et se fermer automatiquement, par la seule pression du gaz ou du liquide.

Il Instrument en bois, composé d'un

marteau à manche articulé et d'une planchette fixée perpendiculairement à la partie du manche qu'un tient à la main, de sorte que . .• marteau, étant mis en mouvement, frappe sur la planchette. (C'est avec cet instrument, ou avec une crécelle, que, dans les derniers jours de la semaine sainte, quand les cloches ne sonnent plus, les enfants do chœur annoncent aux fidèles l'heure des offices.)

— Encvcl. Le clapet est un important organe des jïompes et do certaines machines. Les principaux clapets sont : le clapet d'aspiration, permettant à l'eau aspirée do pénétrer dans un corps de pompe ou d'un appareil similaire lorsqu'il s'agit de gaz au lieu do liquide ; le clapet de refoulement, qui facilite la sortie do l'eau ou du fiuide gazeux; le clapet de retenue, loouol s'oppose à ce que le fluide ou l'eau retournent dans le réservoir où ils ont été aspirés; lo clapet de sitre/é, c|ui, établi en certains points d'une tuyauterie, empêche celle-ci do se rompre sous une trop forte charge.

J,os clapets sont plans, coniques, sphériques ou némisphériques. Le clapet plan se compose d'une rondelle métallique, au-dessous do laquelle on a fixé une rondelle en cuir d'un diamètre un jieu jdus grand afin de clore Iierméti([uement l'orifice que recouvre le clapet. Un arrêt, placé à une faible distance au-dessus du disque métallique, empêche l'inclinaison de devenir trop considérable. Lo clapet coniqiio no diffère du précédent qu'on ce que, nu lieu d'une rondelle, il est constitué par un tronc de cône ù bases parallèles. Lo clapet sphériquo est, comme son nom l'indinuo, formé par une sphère métallic|Ue qui glisse verticalement entre des guides pour s'opposer à tout déplacement horizonial. Lo clapot hémisphérique repose, par sa partie convoxo, sur l'orifice qu'il doit oliturer, tandis qu'une anse, quo porte la surface plane, permet de l'extraire & volonté do son siège; en même temps, dans l'axo inférieur do la demi-sphère, est ûxéo uno tringle munie d'un poids pour assurer la verticalité de son mouvement asconsionnol. CLAPÈTE (rad. clape) n. f. Babil, bavardage. (Vieux mot dont on a fait par corruption tapette.) CLAPETER V. n. Babiller, bavarder, crier. (Vieux.) CLAPETTE n. f. Cost. V. ci.APli.

Clapeyron (Bonolt-Paul-Emilo), ingénieur, né ù Paris en 1790, mort en 1864. Ingénieur des mines, il passa plusieurs années en Russie, puis revint en France (1831) et devint ingénieur en chef des ponts el chaussées et membre de l'Acnilémie des sciences (1858). On lui doit en partie lu construction des chemins do fer de Versailles et (lo .Saint- Germain. II n publié : V'iicj politiques el pratiques tur les ti'araii.r iiiililirs en h'rance (1832), avec Flachat et I.iamé.

Clapham, ville d'Anglotorro, faisant partie do l'aggloméruiiun do Londres; 38.eoo hab. V. i.,oNiinKs.

Clapet : 1. Plan du siège; 2. Caiip.^ du clapet par l'axe.

CLAPI, lE adj. Se dit du lapin réfugié en son terrier.

CLAPIER {pi-é — de clapir) n. m. Endroit creusé de plusieurs trous A lapins. Il Endroit préparé pour élever des lapins domestiques.

— Lapin de clapier ou simplem. Clapier, Lapin domestique.

— Pigeonnier de forme particulière.

— Foyer qui se forme dans un abcès ou sur le trajet d'une fistule, particulièrement do la fistule de l'anus.

— Autref. Maison de tolérance, n Lieu infâme.

— Encycl. Un clapier proprement dit est formé par uno cour non pavée et dont le sol est recouvert d'une couche de marne pulvérisée, qui a la propriété de désinfecter les urines des lapins qu'on y élève. Cette cour est close par un mur aux profondes fondations, afin d'empêcher ces animaux de s'échapper du clapier en creusant des galeries souterraines. De plus, l'enceinte est partagée en plusieurs compartiments séparés par des grillages. Les uns sont destinés à recevoir les mères pleines ou celles qui ont des petits; dans les seconds se trouvent les lapereaux; enfin, dans les autres, les lapins adultes bons pour la vente.

Dans chacun de ces compartiments sont établies, adossées aux murs, un certain nombre de loges couvertes, munies de râteliers, d'auges, etc. Cet emplacement doit toujours être nettoyé avec le plus grand soin: c'est uno des conditions principales pour assurer un bon rendement.

ClaPIÈS (Jean de), ingénieur et astronome français, né et mort à Montpellier |;i670-i740], quitta l'armée pour s'adonner aux sciences, appliqua lo premier la trigonométrie rectiligne à la construction graphique des cadrans solaires, calcula l'éclipsé do soleil du 12 mai 1706, et devint correspondant de l'Académie des sciences, directeur des chaussées du Rhône (1712), et, en 1718, professeur de mathématiques à Montpellier. Il exécuta divers travaux relatifs au canal de Provence, aux routes du Languedoc, et sauva, en 1724, la ville de Tarascon, menacée d'une submersion totale. Clapiès a écrit des mémoires.

CLAPIR (durad.german. Atep/i, faire du bruit) v.n. Crier, en parlant du lapin : Les lapins glapissent.

Se clupir (rad. clapier), v. pr. Se blottir, se tapir dans un trou, dans un clapier : Le lapin se glapit au moindre

bruit.

CLAPIS (pi) n. m. Grand éclat qu'on fait sauter par accident en taillant le marbre.

Clapisson (Antonin-Louis), compositeur français, né à Naples en léos, mort à Paris en 1866. Il commença à se faire connaître par six quatuors pour voix d'hommes, et par une suite de six morceaux à deux voix intitulée le Vieux Paris. Ce fut alors qu'il accepta d'écrire, dans un délai do deux mois, pour l'Opéra-Comique, la musique d'un ouvrage en cinq actes intitulé la Figurante. Cette pièce, représentée avec succès en 1838, fut la source de sa fortune artistique. Clapisson se mi ta publier QO nombreuses romances (il en écrivit plus de deux cents).

Il donna successivement à rOpéra-Comique : la Symphonie (1839) ; la Perruche (1840) ; le Pendu (\Ml)\ Frère et mari (1841); le Code noir (1842); les Bergers trumeaux (1844); Gibby la Cornemuse (1846), un de ses plus grands succès.

Pin 1848, il voulut aborder l'Opéra avec un grand ouvrage en cinq actes : Jeanne la Folle, mais la tentative prouva seulement que Clapisson n'était i>as né pour le grand drame lyrique. Il revint alors à l'Opéra-Comique avec la Statue équestre (1850), et les Mystères d'I'dolphe (1852).

En 1854, il était élu membre de l'Académie des beaux-arts. C'est cotte même année qu'il donnait au Théàtre-Lvrique la Promise, dont lo succès fut éclatant, et Dans les vignes. Il faisait représenter encore, au même théâtre, la Fanchonnctte (1856), et Margot 11857); écrivait pour l'Opéra-Comique les Trois Nicolas (1858), et donnait de nouveau au Théfitre-Lyrigue J/arno/ (186l). A co réi>ertoiro il faut encore ajouter : Don Quichotte et Sancho, pochade musicale [Opéra-Conii(|uo (1847)'; le Coffret de Saint-Dominique (1855); les Amoureux de Pcrrettc {lS5i), oi le Sylphe (1856). Ou doit aussi & Clapisson un grand nombre do chœurs orphéoniques.

Clapisson qui, en 1861, fut nommé professeur d harmonio au Conservatoire, avait formé uno collection nombrcuso d'instruments do musique, qu'il céda la même année, à l'Etat; il en fut le conservateur. Ce fut là le premier fonds du musée instrumental du Conservatoire.

CLAPOT n. ni. Syn. do CLAPKAU. V. ce mot.

CLAPOTAOE [taj') n. m. Mouvement et bruit do vagues qui s'élèvent et retombent courtes et pressées : Le clai'otage est incommode au.T embarcations. ^On dit aussi clapotement, et clapotis. 11 Bruit du même genre que l'on produit en agitant l'eau : Le CLAPOTAOS des tavanditret. (G. Sand.)

CI^potant [tan). ANTB adj. Qui clapote : Desmguet

CLAP0TAN ri:s.

CLAPOTEMENT n. m. Mar. Syn. do clapotage.

CLAPOTER (de l'allem, klappen. faire du bruit) v. n. So brisor en lames courtes et serrées, on produisant le bruit particulier appelé .. l'iapotago . : Mer qui CLAPOTK.

CLAPOTEUX((eil), EUSEa.lj.Qui clapote : Lèvent, le courant, etc.. rendent les eauj- clapotkiisks. 11 Par ext. : Lit joie CLAPOTEUSK de la foule. (Ch. Baudelaire.)

CLAPOTEUSC n. f. Toclin. Syn. do tboqobt. V. co mut.

CLAPOTIS \fl] n. m. Syn. de clapotaok.

CLAPPEMENT ou CLAPEMENT (iimil) n. m. Bruit SOC, aigu, prudutt par la langue, quand, après l'avoir fortomont appli<]uée contre te palais, ou l'on détache brus()uomont : Lit langue des Hottentots est pleine de ci.apphmknts.

— Par anal. Bruit des lèvres qui so détachent l'uiio do l'autro.

CLAPPER OU CLAPER (do l'allem. klap/ien, fairo du bruit) v. n. Produiro un clappooiont.

Clapiaaon.

Clapperton.

i. Claque. — 2. Chapeau à claque.

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