PATTES
— Encycl. Le plumage est noir, à reflets verdâtres, les oreillons sont blancs.
La crête du coq est droite et fortement dentée, celle de la poule est retombante. Race bonne pondeuse et bonne couveuse, à développement un peu lent, à chair assez succulente.
GOURTHÉZON, comm. de Vaucluse, arrond. et à 16 kil. d'Avignon, sur la Seillo, affluent de l'Ouvèze; 3.105 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Carrières de pierres, briqueteries, filatures de coton, fabrication de balais. Enceinte de remparts flanqués de tours. — Patrie du mathématicien Saurin.
COURTI n. m. Pièce héraldique, très ancienne, représentant une tête de Maure avec un collier d'argent. (La tête de Maure est ordinairement représentée de profil; elle est de sable et a les tempes ceintes d'un tortil à bouts pondants. Quand cette tête est posée de face, elle est appelée rencontre de Maure. Le courti est une pièce rare, au moins sous ce nom ; dès le XVII* siècle, on n'employait plus guère ce terme.)
COURTIBAUD {bô — vx franc, corcibal, coriibaii) n. m. Ancien vêtement, tunique de coupe droite et â manches, portée par les deux sexes pendant le haut moyen âge.
— Enoycl. A partir du xv" siècle, on ne connaît plus guère sous le nom de courtibnud qu'un vêtement liturgique, qui est daDord la tunique à manclies courtes du sous-diacre, imis une dalmatique dîaconale, ouverte sur les côtés comme une cotte de héraut. Une confusion existe entre le cour-
tibaud des diacres et la cotte d'armes en forme de dalmalique du xiv» siècle. Le seul courtibaud vraiment ancien que l'on connaisse est le courtibaud en brocatelle de soie violette semé d'aigles iaunos, conservé à l'église d'Ambazac (Haute-Vienne); il date du xii* siècle et provient de l'abbaye de Grandmont, où il passait pour avoir été donné par la princesse Matliilde, femme de l'empereur Henri V.
COURTIER {ti-é), ÈRE ['lu provenç. corratier ; de correr. courir] n. Personne qui, moyennant rétribution, commission, sert d'intermédiaire entre le vendeur et l'acheteur : ConKTiER d'assurances. Courtier en marchandises.
— Par oxt. Entremetteur : Courtier électoral. Courtier en galanterie.
— Fig. Agent do transmission, do propagation.
— Enctcl. La profession de courtier remonte à l'origine des échanges. L'antiquité la connut sous le nom de proxénète commercial; le moyen âgo, sous celui de courelier. L'ancien régime distingua : 1* ceux qui étaient attachés à chaque corps de marchands, et qui étaient dos agents de banque ou de marchandises ; 2" ceux qui s'occu-
D'argent an cnurti de sable.
Courtibaud (xn« s.).
paient surtout du commerce maritime; 3" les courtiers dans les aides, sortes de commissionnaires pour le vin ; A" les courlie7's jaugeurs, qui jaugeaient les futailles.
Le Code de commerce avait consacré le monopole de quatre catégories de courtiers : en premier lieu, des courtiers de ma7'chandises. La loi du 18 juillet 1866 a supprimé le privilège do ces derniers : tout le monde peut en exercer la profession. Mais certaines prérogatives sont demeurées attachées aux courtiers inscrits sur la liste dressée par le tribunal de commerce. Ceux-là, qui ont prêté serment, sont chargés de la constatation du cours des marchandises, de l'estimation des marchandises déposées dans un magasin général, à titre exclusif des ventes publiques de marchandises aux enchères et en gros autorisées ou ordonnées par la justice. Leurs droits do courtage sont fixés par le ministre du commerce.
A Lyon, il existe une catégorie spéciale de courtiers en marchandises : celle des courtiers de soie.
Les courtiers d'assurances, jouissant d'un privilège, s'occupent des assurances maritimes, les autres étant à peu près inconnues en France à l'époque où fut promulgué le Code de commerce. Ils attestent par leur signature la vérité des actes sous seing privé constatant les assurances, et certifient, à l'exclusion des notaires, le taux des primes.
Les courtiers interprêtes et conducteurs de /lat'î?"^*, appelés aussi courtiers maritimes, font les marchésd'afl'rètementou do louage des navires ; ils ont seuls le droit de constater les prix du fret ou noiis, de traduire les déclarations, chartesparties et, devant les tribunaux, les pièces de procédure dans la langue pour laquelle ils sont assermentés et autorisés. Ils servent aussi de truchements ou interprètes aux étrangers maîtres de navires, marchands et autres personnes de mer, dans les contestations devant les tribunaux.
Les courtiers de transport par terre et par eau, qui n'existent plus guère qu'en principe, sont chargés de négocier, là où ils sont établis, les entreprises et conventions de transports par terre et sur les rivières et canaux. Les rares titulaires nommés dans l'origine à Nantes et à Lyon n'ont pas été remplacés.
A Paris, diverses dispositions simplement réglementaires ont créé des courtiers-gourmels-piqueurs de vins, pour le service de l'entrepôt des vins. Leurs fonctions consistent à servir d'intermédiaires, à déguster les boissons pour en indiquer fidèlement le cru et la qualité, à servir exclusivement à tous autres d'experts en cas de contestation sur la qualité des vins et de plaintes pour altération ou falsification contre les transporteurs. Ils sont nommés par le ministre du commerce, sur la présentation du préfet de police et le vu d'un certificat d'aptitude, délivré par les syndics des marchands de vin de Paris.
COURTIÈRE n. f. Dans un moulin à eau, Intervalle compris entre les deux murs parallèles dans lequel tourne la roue hydraulique.
COURTIGE [tif) n. f. A Marseille et dans le Levant, Défaut de longueur daus une étolfe.
COURTIL {ti — de court, anc. forme de cour) n. m. Petit jardin attenant à une habitation de paysans, n Enclos semé de chanvre. (Vieux.)
COURTILIÈRE (du vx franc, courtil, jardin) n. f. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, famille des gryllidés, comprenant des formes d'assez grande taille, à élytres courts découvrant l'abdomen.
— Encycl. Les courti Hères sont des insectes essentiellement fouisseurs, dont l'existence souterraine se passe au fond de longs et vastes terriers pratiqués dans les terres meubles, à une assez grande profondeur. De coloration roussâtre, veloutée, de démarche lourde, les courtilières ne sortent guère que le soir; souvent, alors, elles volent lentement. On en connaît une vingtaine d'espèces, réparties sur tout le globe, et nombreuses particulièrement dans les régions chaudes. La courtilière ou taupe-grillon (gryllotalpa vulgaris), très commune en France, est souvent nuisible dans les potagers, parce qu'elle coupe les racines sur le passage de ses galeries; mais elle vit surtout de larves d'insectes. On la détruit en versant dans ses galeries un mélange d'eau, de pétrole, de benzine ou de térébenthine.
COURTILLAGE {ti-llaf [Il mil.] — rad. courtil) n. m. Produits des jardins ou courtils. (Vieux.)
COURTILLE ni mil. — rad. courtil) n. f. Enclos, jardin.
(Vieux.)
CoURTILLE (la), à Paris. Au xviii" siècle, la rue du Faubourg-du-Temple et le bas de la rue de Bellevillo étaient bordés de terrains en culture et de jardins ou coiirtib. L'agrément de ce site y attirait de nombreux jiromeneurs, ce qui fit que des guinguettes s'y créèrent. La Courtille devint tout à fait à la mode. Vadé disait que, voir Paris sans voir la Courtille, c'était voir Rome sans voir le pape. L'engouement, un peu ralenti pendant la Révolution et le premier Empire, reprit de plus belle sous la Restauration ; ce fut le beau temps pour les cabarets de Denoyez et do Ramponneau. La tradition voulut que les orgies du mardi gras y fussent célébrées, et c'était pour les Parisiens un spectacle des plus réjouissants, sinon des plus austères, que d'assister, dans la matinée du mercredi des Cendres, à ce que l'on appelait » la descente de la Courtille i>. Lord Seymours'y illustra au point d'y conquérir le surnom de « mylord l'Arsouille ». Ces folies prirent fin avec la révolution de 1848. On n'en a pas moins cru devoir en perpétuer la mémoire en donnant à deux rues de Belloviîle les noms de Denoyez et do Ramponneau.
COURTILUER {ti-llé [Il mil.] - rad. courtille) n. m. Jardinier. (Vieux.)
C0URTILS(Jean des), historien français des premières années du xvi* siècle. Il devint historiographe du roi. Il a composé un ouvrage intitulé Mer des histoires ou Chroniques de France, extrait en partie de tous les chroniqueurs qui ont écrit depuis la création du monde des faits et des gestes des Français {IZiiA-iblG). Cet ouvrage fut écrit à l'instigation d'Anne do Bretagne. Des (Courtils ne paraît avoir composé que les deux premiers livros. Du règne do Louis le Débonnaire à rolni iln Charles VIII, l'ouvrage est outièromoul tiré dosgraiidos clirouiquos do Franco.
Cûurtiliùre.
COURTILZ DE Sandras (Gatien de), romancier français, né ;i Moiitai-f<is en Hii-i, mort à î'aris on 1712. Il (juiita l'artUL-e, où il était t^apitanio, pour ôi-nro, il'uno plumo iaciln ci spiriliu^Ue, des ouvraf.,'OS sui-disant lii.stonquos ou di's puljlicaiiuus soaudak'usos qui eurent du succùs. U les lit imprimer â Cologne ot en Hollande, oii il so rendit à diverses reprises, ot lut emprisoiuiù ù. la liastillo do 161*3 à ltjy7, ot do 1702 ù. nu. l^arini ses nombreux écrits, nous citerons ; les /tUriyues amoureuses de la y-VaHce (1684); Histoire de la guerre de Hollande {lijS9\; Mthnoires de M. d'Artngnan {(lo^), oti Alexandre Dumas a pris lo sujet dos Trots AJou.siiitetaire.i ; Annales de J'aris et de la cour pour les anniles ftJ'J7 et fOihS (1701) ; etc.
COURTIN (Antoine dk), diplomate ot écrivain français, né ù. Riom on 1022, mort à Paris on l(ï8:i. Il était tils d'un
froftier en cliel' du bureau des linances do ta pénéralitô 'Auvergne. En 1645, il accompagna en Suède Pierre Clianut, dovitit secrétaire des commandements (1651) de la reine Christine, et obtint des lettres do noblesse. Charles- Gustave lui donna le poste d'envoyé extraordinaire en Franco, puis il l'ut employé par Colbert dans diverses négociations importantes. On a de lui plusieurs ouvrages : Traité de la jalousie ; Traité de la paresse ; Traité du point d'/ionneur; S'ouveau traité de la civililé.
CoURTIN (Honoré), diplomate français, mort eu 1703, très aimé de Louvois et fès apprécié de Louis XIV. Ambassadeur en Angleterre. Négociateur do la paix do Bréda.
GOURTIN (l'abbé François), poète français, né en 1659, mort à Passy en 1739. Il devint abbé du Mont-Saint-Quentin, en Picardie, mais habita Paris, fit partie de la société épicurienne du Temple, et se lia avec le duc et le grand prieur de Vendôme, La Pare, Chaulieu, Voltaire, etc. On a de lui cinq Epitres, qui ont été recueillies avec les Œuvres de ('haulifu.
CouRTIN (Eustache-Marie-Pierre-Marc-Antoine), magistrat et littérateur français, né à Lisieux en 1768, mort à Garclies en 1839. Il fut d'abord avocat au parlement do Rouen, devint secrétaire de la Convention après le 9-Thermidor, chef du secrétariat général du Directoire, puis fut nommé avocat général à la cour de Paris on 18U, et préfet de police pendant les Cent-Jours. Forcé de sortir de France après la chute de l'Empire, il y rentra en 1818, et publia, de 1824 à 1832, VEnct/clopédie moderne, refondue sous la direction de Léon Renier (1844-1858).
GoURTIN DE GiSSÉ (Jacques), poète français, né en 1560, mort en 1584. Il était fils d'un avocat au parlement, et se qualifie lui-même de « gentilhomme percheron ». Il eut une réputation précoce, qui brillait d'un vif éclat, alors qu'il avait à peine vingt ans. En 1581, il fit paraître ses Œuvres poétiques. Il écrivit, en outre, une Bergerie qui est restée manuscrite.
COURTINE (du bas lat. cortina, vase rond) n. f. Rideau de lit. (Ne se dit plus guère qu'en poésie.)
— Par anal. Rideau, sorte de voile formé par un objet quelconque: De longues çoVRTl^iES de verdure. [B. de St.-P.)
— Agric. Nom donné au tas de fumier de la basse-cour, dans quelques localités.
— Arcbit. Façade terminée par deux pavillons, il Bas côté. (Peu usité dans ce dernier sens.)
— Bot. Nom vuJgaire du plantain corne-do-cerf.
— Fortif. Mur établi entre deux bastions dont il unit les flancs, ti Partie de retranchement comprise entre doux saillants quelconques. (V. la partie encycl.) il Brisure de ta courtine. Prolongement de la ligne de défense qui sert à former le flanc couvert.
— Pêch. Enceinte fermée par des filets tondus sur des piquets.
— n. f. pi. Blas. Parties du pavillon royal formant lo manteau.
— Encycl. Fortif. On appelle ainsi, dans la fortification bastionnée, la portion de rempart AB qui réunit les flancs AC et BC de deux bastions voisins. Située dans un rentrant et couverte souvent par une demi-lune, la courtine est la
rartie la moins exposée do enceinte, et c'est généralement eu son milieu que l'on dispose les poternes ou portes de communication de la place aB, courtine; AC. BC. ilimca avec lo dehors. On a (|uelque- des bastioDs.
fois tracé les courtines suivant
une ligne brisée, c'est-à-dire de la forme d'une sorte do saillant ou rentrant très peu prononcé; mais lo tracé rcctiligne est lo plus habituel et lo meilleur.
— Archéol. On entendait particulièrement sons le nom decoMWûie.au moyen âgo, les rideaux tendus devant l'autel, et qu'on fermai*, pendant lo canon de la messe, pour (luo lo prêtre officiant no fiu pas vu par l'assemblée des fidèles. D'autres courtines étaient disposées dans les églises, pour séparer des chapelles, pour masquer des reliquaires, etc. Dos colonnes spéciales, dites rf'au/e^suji portaient la tringle qui soutenait les courtines; ses tentures latérales étaient appelées ailes ; toutes étaient ordinairement do soieries précieuses, peintes ou brodées. En carôme, elles étaient remplacées par dos toiles blanches (chapelle do carôme).
Courtine (La), ch.-l. de cant. do la Crouso, arr. ot à 37 kilom. d'Aubusson; 1.033 hab. Landes stériles. — Lo (Canton a 10 comm. ot 7.221 hab.
COURTISAN izan), ANE rad. fowr^anc. forme do cocR; par anal, à l'ital. cortigiano, mOmo sons] n. Personne qui fait partie do la cour d'un prince, qui fréquente habituellement la cour: Un courtisan doit être aans hutneuret sans honneur. (Lo rôgont Ph. d'Orléans.)]
— Par ext. Personne qui flatte, par hypocrisie ou par bassesse : Un peuple, aussi hien qu un roi, peut avoir ses COIIKT1SAN8. (Mich. Chov.) Il En bonne part. Partisan, personne qui chorclio à plaire, ù 6tro agréable: Les coni- TiSANS du malheur sont peu nombreux. (Balz.) il Particuliôrom. Individu qui courtise une femme: La beauté n'a jamais vianqué de codhtisans.
— Adjoctiv. Qui flatte, qui a l'habitude do flatter par hypocrisie, par bassesse ou pour un intérêt quelconque : Larmes de valet, larmes coortisankh. ii Do courtisan, qui est pro|)re aux courtisans : Les manières couktisankn. La
souplesse COIIRTISANK.
— Vénus courtisane. Moll. Espèce du genre venus.
— Encvci,. Lo courtisan vst un personnage qui vit i\ la cour, attar^lié A la personne du roi sans fondions binn préciiioii, dans lu but do recueillir honneurs ot faveurs. On