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COURTISANERIE

no le voit guère apparaître on Franco qu'au Xvi' siècle. Jusqu'alors, tous ceux qui entouraient lo roi remplissaient des fonctions réelles, .soit dans la haute dome.sticitô du palais, comme maîtres d'hôtel, panuotiers, échansons, écnyors, intondants dos écuries. Je la véinîrie, otc, soit dans lo gouvernement du royaume. Au déclin de la féodalité, ces derniers, se séparant do la cour, formèrent les divers conseils du roi; les autres n'eurent plus (juo dos fonctions d'apparat honorifiques et surtout lucratives. C'est principalement sous Louis XIV, Louis XV et Louis A,VI que régna le courtisan, tel que l'ont dépeint La Bruyère et Saint-Simon ; lo Livre rouge do Louis XVI, où lo roi inscrivait les dons, gratifications, pensions et traitements payables sur sa cassette, et qui est comme le répertoire des mendicités et dos rapines de l aristocratie ■à la veille do la Révolution, nous en apprend lou^ sur l'avidité de ces parasites. Ils reparurent avec Louis XVIII ot. Charles X, dont ils encombraient les antichambres, se montrant d'autant plus voraces que les misères do l'émigration leur avaient aiguisé les dents. C'est du courtisan, dernier spécimen de l'espèce, que P.-L. Courier écrivait : » U n'est aft'ront, dédain, outrage qui puisse le rebuter. Econduit, il insiste; repoussé, il tient bon; qu'on le chasse, il revient; qu'on le batte, il so couche à terre. Frappe, mais écoute,... et donne. »

Courtisan (le), ouvrage de philosophie morale de Balihazar Castiglione (Venise, 1518). — Ce livre, dans lequel l'auteur s'est proposé d'enseigner l'art do vivre à la cour, est divisé en quatre parties, sous forme d'entretiens qui sont supposés avoir lieu à la cour du ducd'Urbin, très réutée alors. Les principaux interlocuteurs sont : Frédéric .'Végose, Julien de Médiciset le cardinal Benibo; ils exposent à tour de rôle les qualités qui font le vrai courtisan, les connaissances et les talents qu'il doit acquérir, la prudence qu'il doit avoir dans ses relations avec lo prince et son entourage, avec les dames, etc. C'est un manuel complet, rédigé avec goût et élégance, et en même temps une peinture historique fidèle des cours oii avait fréquenté Castiglione. Il n'existe du Courtisan qu'une ancienne traduction française de Chaperon (Ï537).

COURTISANE {zan — fém. de courtisan) n. f. Femme qui vend ses faveurs, mais qui se distingue des autres femmes do mauvaise vie par son esprit, l'élégance de ses manières, etc. : Corîhthe érigea un temple à Vénus, où plus de mille covRTisxîiES furent consacrées. [Montesq.) il Fenune de mauvaise vie, en général.

— Fig. Ce qui se vend ou se donne sans pudeur à tout le monde : La gloii'e n'est qu'tine couRTiSANii. (J. Simon.) L'opinion publique est une courtisane. (Petit-Senn.)

— E>'CYCL. Grèce. Il y avait, chez les Grecs, plusieurs catégories de courtisanes. La classe la plus nombreuse était celle des vulgaires filles publiques {pornè). C'étaient généralement des esclaves. Elles vivaient soit pargroupes dans des maisons particulières, soit dans des maisons patentées [pomeion), sous la direction d'industriels appelés purnoboskoi. A Athènes, elles étaient presque toutes dans le quartier du Céramique. Elles étaient régulièrement inscrites, et surveillées par les magistrats, surtout par les agoranomes. Elles payaient une taxe spéciale [pornikon teloa). On contait que Solon Ini-mémo avait fan établir des porneia, pour éviter des maux plus graves et restreindre le désordre dans les familles. Suivant une tradition, c'est avec le produit du pornikon telos que fut construit lo temple d'Aphrodite Pandemos. D'un rang déjà supérieur étaient les courtisanes qui figuraient comme danseuses ou musiciennes dans les banquets, et môme dans certaines fêtes ; recrutées et formées par des maîtres spéciaux, elles avaient une meilleure tenue, étaient moins mé])riséos, ot exerçaient librement leur double profession. Mais il faut mettre à part les courtisanes do haut vol, qu'un appelait ordinairement hétaircs {Iwtairai), et qui constituaient le demi-monde grec. Quelques-unes sont restées célèbres; par exemple, Phryné, Laïs, Leontion, Thaïs, Aspasie. La plupart étaient des atfranchies ou dos étrangères. Elles avaient souvent reçu une éducation brillante, lueurs maisons étaient le rendez-vous do la jeunesse élégante, même des gensde lettres, des artistes, des hommes d'Etat Plusieurs do ces courtisanes jouèrent un rôle politi(|ue, comme Aspasie, qui finit par épouser Périclès. Elles s'intéressaient souvent aux plus hautes spéculations : Aspasie fut l'amie de Socrate ; Lastheneia fut disciple do Platon ; Leontion, d'Epicure; Thaïs, d'Alciphron. Certaines villes grecques sont restées célèbres dans les annales do la galanterie : surtout Corjnthe, la ville des hétaïres, oiï jilus de mille courtisanes, sous lo nom de hiérodules, occupaient les dépendances du temple d'Aphrodite.

Home. A Rome, les courtisanes étaient fort nombreuses. Lo (|uartier de Suburo, l'Esiniilin, les abords du grand Cirque étaient leurs asilos les plus fréquentés. Elles étaient, pour la plupart, des afi'ranchies ou des étrauj^èros. Leur situation était étroitement réglementée. L'édile tenait la liste do toutes celles (jui habitaient dans sa circonscription, et elles no pouvaient exercer leur métier sans on avoir fait la déclaration préalable à ce magistrat, et chez lui, car il no pouvait pénétrer dans leurs maisons, par égard pour sa propre dignité. Privées par la loi de toute protection, elles no pouvaient avoir do tuteur ; aussi nul acte émanant d'elles n'avait un caractère légal. Une mise spéciale les distinguait des autres femmes. Il leur était intordit do porter le costume des matrones ot les cheveux longs. Elles devaient revêtir la toge virile et so couvrir la tête d'une sorte do mitro. Dans les quartiers qu'elles habitaient do préférence, on les voyait, lo soir, so tenir assises au seuil des maisons, sur de" hautes chaises, fardées, à peine vêtues d'une toge on gaze transparente. Quelquesunes sortaient do pair, grùce à leur beauté ou ù une édn- (^ation plus raffinée. Un talont do danseuse, do musicienne, même do comédienne, fit la fortune do plusieurs. Alors, elles étalaient un certain luxo, tenaient cercle, et a Homo, comme ailleurs, les hommes graves no dédaignaient pas do venir, lo soir, se délasser chez elles dos fatigues do la journée. Certaines acquéraient ainsi une véritable influonco, dont étaient obligés do tenir compte ceux qui couraient la carrière des honneurs. Toutefois, ta courtisane proprement dite no paraît pas avoir tenu à. Homo un rôle aussi important, ni, par certains côtés, aussi relevé qu'on Gréco. Les femmes les plus célèbres par leurs amours ou leurs <iépruvations, une Clodla, uno Messnlino, n'étaient pas des courtisunes. Sous l'empire, une Acte, esclave favorite do Néron, qui dépensa pour ollo dos millions do sesterces, uno Céuide, alfranchio <[ui lit la loi smis Vuspaaion. une

Panthée, maîtresse de Lm^ius Vorus, furent moins dos courtisanes que d'impériales concubines.

Moyen âge et Tevips modernes. Le mot courtisane date du règne de François I" ot vient do " courtisan », du fait qu'à celte époque les « femmes légères » so fi.vèrent à la suito a la cour de Franco plus nombreuses et d'une manière plus assidue. On les appelait précédommont les « ribaudos m (l'oxpression apparait dans la langue commune depuis le règne do Philippe Auguste), les « femmes légères u ou les (I femmes communes « . Dans les villes, des réglementations très sévères leur étaient imposées, au moyen âge : il leur était interdit de « vaguer » la nuit dans les rues; elles étaient soumises à des contributions spéciales. Elles suivaient les armées en grand nombre, et les historiens des croisades nous parlent d'elles on termes précis ot pittoresques. Celles <iui suivaient lu cour étaient soumises à la juridiction toute-puissante du roi des ribauds; dans un grand nombre de villes, on retrouve également un roi des ribauds avec autorité sur les " femmes légères i>. A partir du règne de François I", le roi des ribauds fut remplacé par la « dame des filles de joie », qui tenait un <i rùle n de toutes les filles. Celles-ci étaient athaisos, au mois de mai, à présenter au roi le bouquet du renouveau ou valentin, qui annonçait le retourd^ printemps ot dos plaisirs de l'amour; en retour, elles recevaient une gratification.

Au xvii' siècle, Marion Delorme et surtout Ninon de Lenclos, dont le salon fut un des asiles les plus fréquentés du libertinage philosophique, peuvent être comparées aux courtisanes de l'antiquité. Au-dessous sont les créatures — ainsi disait-on à leur époque — perdues dans l'anonymat de la prostitution universelle. Celles-là sont les ijnpures sous Louis XV, et l'on est toujours prêt à les envoyer en Amérique. Mais, alors, la vraie courtisane a disparu.

Après la Révolution, la courtisane disparaît de plus en plus des mœurs, ou, du moins, son caractère subit des modifications assez profondes pour qu'il devienne méconnaissable. Cependant, les poètes et les romanciers s'emparent de ce type déjà lointain pour le parer de toutes les séductions, et même des plus rares vertus. Il suffit de citer à cet égard : la MarioJi Delorme de Victor Hugo, la Marion do Musset (Bolla), l'Estber de Baiza.c {(irandeurs et juisères des courtisanes), la Dame aux Camélias d'Alexandre Dumas, la Sapho d'Alphonse Daudet, la Thais d'Anatole France ou V Aphrodite de Pierre Louys. En réalité, la courtisane s'est transformée en lorette, en grisette, en cocodette, en demimondaine, en pensionnaire de maison close, voire en fille du trottoir. Le type s'est vulgarisé en se multipliant. Pourtant, dans les annales de la galanterie, quelques noms sonnent à l'unisson do ceux des courtisanes de l'antiquité : la Duthé (1752-1S20), toujours invariablement vêtue de rose (elle s'appelait Rosalie); — Théroigne de Méricourt, qui, dans les dernières années de l'ancien régime, ruina force seigneurs et financiers, et qui figura dans toutes les journées de la Révolution, mais demeura aristocrate ; — quelques-unes des jolies "merveilleuses» du Directoire; — la fine et gracieuse Marie Duplessis (la Dame aux camélias) ; — Céleste Vénard, la fameuse Mogador; — les cocodettes du second Empire; — plus près de nous, enfin, la baronne d'Ange et certaines célébrités du monde où l'on s'amuse.

Orient. La prostitution est formellement interdite par la Sounna aux femmes musulmanes; c'est ce qui explique pourquoi, do tout temps, les courtisanes, dans les pays musulmans, se sont recrutées parmi les femmes chrétiennes que le hasard do leur existence y a conduites. C'est la limitation extrême de la prostitution dans les pays musulmans qui explique, bien plus encore que la polygamie et la facilité du divorce, la précocité des mariages. Néanmoins, au Magreb, surtout en Algérie, là où les populations d'origine arabe sont noyées parles éléments berbères, la prostitution est assez fréquente. Les pavs orientaux non musulmans ort'rent, au contraire, un développement exagéré do la prostitution; damant plus que, sou vont, la religion l'encourage, en donnant aux femmes ijui s'y livrent un laractèro presque sacré. Cela so reTnar(iuo particuliérenieiit dans llnuo brahmanique, où les bayadéres, les musiciennes et les femmes <pii figurent à un titre quelconque dans les cércmonies religieuses sont do mœurs déplorables. La prostitution est florissante en Chine, et, on plus des bateaux de fleurs, si dangereux pour les Européens, les maisons où l'on so réunit pour fumer l'opium no sont guère quo dos refuges do courtisanes du plus bas étage. La morale n'ost guère mieux respectée au Japon : mais la courlisauo y a un tout autre caractère qu'on Chine : elle se rapproche davantage, toutes proportions gardées, de la courtisane intellectuelle de la Grèce antique.

Courtisane (i,a Vik o'unk), nom donné à six compositions d'Hogarth [Harlot's progress), où l'artiste a voulu démontrer la terrible logique do l'inconduito ot les degrés (pli font descendre l'àmo de rimpudonco à l'abrutissoinent. C'est aussi la donnée du roman do Rétif de La Bretonne : ia Paysanne pervertie. L'artiste divisa cette épopée du vice on six compositions : la jeune paysanne débarque de la campagne; une vieille intàmo la livre au \*ico élégant ; la vio opulente s'ouvre pour elle ; viennent des alternatives do misère ot do désordre; puis l'ivresso, la prison, la maladie ot le corcueil, ce cercueil à peine cloué sur lequel viennent riro ot boire ses compagnes et ses rivales. Le succès fut extrême, Hogarth était déjà là tout entier, comme dans le Mariage à ta mode, avec sa brutalité et sa tinesse, son art à la fuis profond et caricatural.

Courtisane (i.a Jkunk), tableau de Sigalon imusée du Louvre). Cette courtisane est une robuste jeune lille, aux épaules ot aux bras nus, à la désinvolture élégante et hardie. D'une main, ello nrond les bijoux que lui présente dans un colfret un geiililnommo entre doux figes, assis ù sa gaucho, et qui la regarde londromeni. Do l'autre main, posée sur sa hanche, ello reçoit un billet don.v quo lui glisse un adolescent placé derrière ollo. Uno négresse so poncho vorsoo dernier et, un doigt sur los lèvres, lui recommande la discrétion. Ce tableau est l'un des premiers ot dos meilleurs ouvrages do Sigalon. La couleur, surtout, qui rappelle colle do 'Venise, est remarquable, ot surprenante chez cet élève do Guérin. — Ce sujet a été plus dune fois traité, notamment par Van dor Moer do Dolft, dans un tableau d'une couleur oxuuise que possède W musée do Dresde. Mais certain détail réaliste do la ("ohi*fisane de Vitii dor Meer donne ù Sigalou Tavautagu du goût sur son rival hollandais.

COUBTISANDRIE {za. rt — rad. courtisan) n. f. An, liubitudo do faire sa cour aux princes.

— Par oxl. Adulation, flationu.

COURTISANESQUE — COLIRTY

GOURTISANESQUE {za-nèssk') adj. Propre aux courtisans, qui convient aui courtisans ; La langue courtisa- SESQCE. (P.-L. Courier.)

COURTISAN ES QUEMENT [za-nè-ske) adv. D'une façon courtisanesque ; comme une courtisane : Une fort telle dame, courtisanesqdkment vêtue. (Michelet.)

GOURTISANIER, ÈRE adj. Syn. inusité de courtisanesque.

COURTISANISME {za-nissm') n. m. Façon d'être, de parler des courtisanes.

COURTISEMENT(;e-HiaH)n. m. Action de courtiser. (Vx.)

COURTISER (ré" — rad. co»r. L'ancienne forme était cortoier, fréquenter la cour) v. a. Faire sa cour à ; L'impératrice Catherine courtisait Voltaire. {M"* de Staël.) ii Faire la cour à une femme : Un mari est toujours le dernier à savoir qu'on courtise sa femme. (Balz.)

— Fig. Caresser, aduler, se montrer chaud partisan de : Courtiser la gloire, la fortune, les Muses, ii Courtiser la dame de ptgue. Aimer les cartes, le jeu.

Se courtiser, t. pr. Se faire la cour l'un à l'autre : On ne se maiie pas au village avant de s'être longtemps courtises.

— Syn. Courtiser, faire la cour. V. couR.

GOURTISOLS, comm. de la Marne, arr. et à 12 kilom. de Châlons-sur-Marne, sur la Vesle, dans la Champagne Pouilleuse; 1.431 hab. (Courtisiens, ewies.) Belle église dédiée à saint Martin. On croit que ce bourg fut fondé à la tin du xvii* siècle, par une colonie de Suisses.

COURTIVRON (Gaspard Le Compasseub de Crkqui- Montfort, marquis de), homme de guerre et savant français, ne au château de Courtivron (Bourgogne) en ni5. mon en 1785. Entré fort jeune dans 1 armée, u servit avec distiûction, mais ses blessures le forcèrent à abandonner la carrière avec le grade de mestre de camp. Il se livra alors à Tétude, et devint membre de l'Académie des sciences. Outre un assez grand nombre de mémoires, dont le plus remarquable est celui qui a pour titre : Sûre manière de résoudre par approximation les équations de tous les degrés, on a de lui : Traité d'optique (1752), et l'Art des forges et fourneaux à fer (1761), en collaboration avec Bouchu et Duhamel. — Son fils, Antoine-Nicolas-Philippk- Tannkgoy, marauis de Courtivron, émigra en 1792 à Munich, et publia quelques travaux; entre autres, une traduction des Essais politiques, économiques et philosophiques de Rumford (1799).

COURT-JOINTÉ, ÉE {kour'-jou-in) adj. Manèg^. Qui a les paturons trop courts : Juments court-jointees. (Court reste invariable.) V. aplomb.

— Fauconn. Qui a les jambes médiocrement longues, en parlant de l'oiseau : Faucon court-jointé.

COURTLAND, ville des Etats-Unis (Etat d'Alabama), sur le chemin de fer de Memphis à Charlestou ; 3.300 hab. En 1862, victoire du général Armstrong sur les fédéraux.

COURT-MANGHER {kour') v. a. Art culin. En parlant d'une épaule, en traverser le manche d'une broche de bois pour le rapprocher du gros de l'épaule : Court-mancher une épaule de mouton.

COURT-MONTÉ, ÉE {kour') adj. En T. de manèg., Qui est bas de reins, en parlant du cheval : Des juments courtmontées.

COURTNEY (Léonard Henry), homme politique et publicisie anglais, né à Penzance (Cornouailles) en 1832. En 1872, il devmt titulaire de la chaire d'économie politique à. rUniversity Collège de Londres et fut élu membre de la Chambre des communes, nommé sous -secrétaire d'Etat des colonies en 1881, puis, en 1882, secrétaire financier à la Trésorerie. On a de lui plusieurs ouvrages d'économie politique fort estimés, tels que Direct Taxation (1865) ; Finances of the United States (1868); Money (1878), et enfin Banking [Opérations de banque] (1882); etc.

COURTOIS [to-a), OISE [rad. cour, qui, autrefois, s'écrivait court] adj. Honnête et gracieux : Un chevalier courtois. Des manières courtoises.

— Armes courtoises. Armes qu'on employait dans les tournois, et dont la pointe et le tranchant étaient émoussés : Combattre à armes courtoises, h Fig. Moyens honnêtes et loyaux pour attaquer et pour se défendre : L'injure n'est jamais une ar.me courtoise, h Chambre courtoise ,1aq\xx d'aisance.

— Syn. Courtois, affable, civil, gracieux, honnête, poli.

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