‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 404 sur 870 · V. COUVAISON · texte numérisé non relu

V. COUVAISON

f. Econ. rur.

A, couvercle do cylindre.

COUVERO n. m. Nom vul- ''

gairo d'une variété d'alose (alosafinta). \\ On l'appelle également couvREAU dans le département do la Loire, et con- VRKAU dans d'autres contrées.

COUVERT {vèr' — rad. couvrir) n. m. Abri, logement : S'assurer le vivre et le couvert, il Ombre, abri fourni par les branches et les feuilles des arbres : Le sombre couvert des sapins.

— Enveloppe dont on entoure un paquet ou une dépêche, il Adresse écrite sur lo couvert d'une dépêche ou d'un paquet :

Recevoir une lettre sous le couvert d'un pai'cnt.

— Nappe, argenterie, verres, etc., qu'on place sur la table où l'on doit servir un repas : Mettre, Oter le couvert, il Serviette et divers ustensiles de table à l'usage do chaque convive : Une table de trente couverts, il Avoir son couvei't mis chez quelqu'un, Etre, quand on veut, reçu à dîner chez lui. Il Cuiller et fourchette assortis : Acheter U7i couvert d'argent, ii Etui contenant une cuiller, une fourchette et un couteau : Couvert de voyage, u Grand couvert, Heipas soleoDol. 11 Petit couvert, Hepas Couvert, sans cérémonie. (Se dit particulièrement

des repas des rois et des princes.) En général. Table servie : Puissions-nous dans cent ans, aussi vieux que Nestor, A ce môme couvert nous réunir encorl

Bercboux-

— Art milit. Abri qui couvre une troupe.

— Bours. Vendre à couvert. Vendre des valeurs qu'on a en sa possession au moment môme du marché, ii Eti-e à couvert. Avoir des garanties assurées pour le solde d'une créance.

— Loc. adv. A couvert, A l'abri de la pluie, du soleil, etc.: 5e mettre À. couvert sous un arbre, n Hors de toute atteinte, de tout danger : Mettre sa fortune, son honneur, sa réputation À couvert. — Servir à couvert. Cette expression, que l'on trouve souvent dans les auteurs du xiv* et du XV* siècle, fait allusion à l'usage où l'on était de couvrir les mets que l'on mettait devant les personnes à qui l'on voulait rendre des honnemrs particuliers. On couvrait les plats et les épices placés près d'elles. Si on leur olfrait des dragées, le draçeoir était couvert d'une serviette. C'est ainsi qu en usaient le vassal recevant son suzerain, le comte recevant un duc ou un prince du sang, etc. Ce n'était pas seulement un honneur qu'on rendait aux grands, c'était aussi une assurance de plus qu'on leur donnait contre la crainte du poison, ce qui n'empêchait pas l'essai que faisait de chaque mets un écuyor spécial. De là est venu l'emploi du mot couvert, pour designer le service do table.

— Loc. prép. A couvert de, A l'abri de : Se mettre k couvert DE la pluie, ti Fig. En sûreté contre : Je ne me vante pas d'être À couvert des surprises de la vanité. (Lamolto.)

Il Protégé par : A couvert rfe sa mauvaise mine. (M""" do Sév.) [Vieux.] n Sous le couvert de. En prenant prétexte de : Sous lu couvkkt de la lot, il s'accomplit d'horribles injustices.

— Syn. Couvert (à), à l'abri. V. abri (X l').

— Alu's. i.irricR. : Le vivre et le couvert: que faut-U davantage? Vers de la faille de La Fontaine le Jiat qui s'est retiré du monde. (Dans l'application, ce vers exprime le contentement do celui qui est assuré du nécessaire.)

— Encycl. Arch. A quelques exceptions près, le nombre des convives, dans l'autiquité, variait do trois, lo nombre dos Grâces, à neuf, le nombre des Muses. On apportait souvent la table toute servie, et on la remportait pour la remplacer par une autre qui contenait le second service; de là les expressions de mensa prima, mensa secunda, (lu'on retrouve à chaque instant dans les auteurs anciens. D'autres fois, on apportait sur la table lo repas tout servi sur un plateau appelé ferculum, (|u'on enlevait ensuite pour faire place à un autre. Lo seul luxe était celui des coupes, oruinairoment de riche matière travaillée. Los cuillers et les fourchottos étaient extrêmement rares. Ceux de ces instruments dont on se servait étaient les mémos que les nôtres : la cuiller {cochlear), la fourchette à doux branches ou à cinq. Au moven Ûge, on ne voit pas qu'il soit fait mention de fourcnettes avant Charles V. Bien plus, à la cour do Philippe lo Hardi, l'écnyor tranchaut présentait sur un couteau les morceaux découpés. Fourchettes ot cuillers furent d'un usage très pou répandu jusqu'à la iin du xvii" siècle. L'usago dos nappes, introduit déjà au vi« siècle, s'est généralisé au xii*. où elles portaient lo nom de doubtiers. Les serviettes parurent beaucoup plus tard. Les vases à boire, dans les premiers siècles du moyen âge, étaient des cornes ornées d'or ot d'argent, dos coupes et dos hanaps do terre, do faïence, d'or, dar-

fent et surtout de cristal. Los vases qui ornaient les tables talent dénommés, selon leur forme ou leur capacité, pots, hy<ires, barils, justes, pintes, quartes, etc. Us étaient souvent <!o niatièro précieuse et alfectaient des formes pittoresques ot artistiques. On no parle, bien entendu, qno de la table dos grands soigneurs. A partir du .wui" siècle, les usages do la lal)lo so rapprochèrent beaucoup des usages actuels.

— Teclin. La fabrication des couverts d'étain soxoculo en fondant l'alliage d'étain dans dos moules spéciaux. Un léger ébarbage, suivi du blancliissago des couverts, succédu à la fonte.

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