COUVERT — COUVEUSE
La fabrication des couverts en for comprend le /a?»inage des bancs, ayant pour but de donner aux couverts l'épaisseur régulière qu'ils doivent avoir. Vient ensuite le découpage des cuillers et fourchettes, qui se fait à la poinT çonneuse ou à lemporte-pièco. U emboutissage, destiné à donner aux couverts leur forme définitive, s'exocuto à l'aide do matrices entre lesquelles l'ouvrier comprime le cutUeron et le fourchon, qui ont été précédemment découpés, h'ebarbage des cuillers et fourchettes précède IV/amage, dernière opération avant la livraison des couverts au commerce.
L'importance de la fabrication des couverts en métal blanc ou maiUechort est considérable. Après avoir etfectué le mélange dosé des trois métaux qui entrent dans la composition de l'alliage, on procède àleur/"wsion dans des creusets, en ayant soin de brasser la matière de manière à avoir un produit homogène. La coulée de l'alliage fondu se fait sur une sorte de table ayant plusieurs ouvertures, chacune d'elles correspondant avec une lingotièro dont le contenu doit servir, après Topération du laminage, à obtenir une lame dans laquelle il est possible de découper exactement deux cuillers ou deux fourchettes avec un minimum de déchets ; pour cette opération, on fait usage d'une machine dite découpoir. Un nouveau laminage donne aux pièces leur épaisseur délinitive. Comme pour les couverts en fer, ce dernier laminage est suivi de Vemboutissage entre deux matrices, qui les courbent et leur donnent leur forme. Il ne reste plus qu'à procéder à Vébarbage et au polissage qui se font ; le premier, au moyen d'une petite meule d'acier tournant très rapidement; le second, en soumettant les pièces ébarbées à l'action d'une seconde meule garnie de cuir ot de poils et animée d'une vitesse de rotation plus considérable que celle de la précédente. La dernière opération est Vargenture galvaJioplastigue.
— Art milit. En général, on désigne sous le nom de coitverts les obstacles derrière lesquels une troupe peut se dérober à la vue ou aux coups de l'ennemi.
On distingue les couverts naturels, tels que les haies, bois, murs, replis du sol, etc., et les couverts artificiels établis par les nommes eux-mêmes, tels que les tranchéesabris, retranchements de campagne, épaulements rapides, etc.
Le temps et les moyens font souvent défaut pour établir ces couverts artificiels ; aussi est-il d'une haute importance de savoir tirer parti des couverts naturels que présente le sol. C'est lart de l'utilisation du terrain, qui devient chaque jour tout à la fois plus compliqué et plus indispensable à la guerre.
COUVERT, ERTE adj. V. COUVRIR.
COUVERTE {vert') n. f. Objet qui sert à couvrir, à mettre d labri ; On voit ensuite des allées profondes, des couvertes agréables. (La Font.) [Vieux en ce sens.]
— Couverture de lit : Une couverte de laine. {Ne se dit plus que des couvertures militaires.) Il Faire sauter un homme en couverte. Se dit, à la caserne, d'une sorte de brimade.
— Comm. Toile de coton dans laquelle ou emballe certaines marchandises.
— Fauconn. Vol à la couverte. Chasse dans laquelle on approche le gibier en se tenant à couvert pour n'être pas vu.
— Mar. Toiture dont on couvre un bâtiment désarmé. Il Pont ou tiUac.
— Pêch. Variété d'alose, dans les rivières de France.
— Techn.* Cadre à jour, que l'on pose sur la forme, dans la fabrication du papier à la mam, pour en déterminer l'épaisseur. (On l'appelle aussi frisquette.) il Courroie sans fin qui, dans la fabrication mécanique du papier, marche avec la toile métallique et émarge la pâte humide dans son trajet sur les rouleaux, ii Matière vîtrifiable, dont on couvre les pièces céramiques après leur dessiccation complète ou après qu'elles ont subi au four une cuisson incomplète.
— Encycl. Techn. V. céramique.
COUVERTEMENT(L'tV) D'unemanière couverte. (Vieux.) COUVERTURE (l'êr* — rad. couvert) n. f. Linge, pa-
u'on place sur un objet ou sur un animal pour le Une
picr, etccouvrir couverture rfe fauteuil . Cou- VERTURE de cheval. — Partic. Pièce d'étoffe qu'on place sur un lit aude ssas dos draps. Il Faire la couverture , Relever ensemble le drap et les couvertures d'un lit, après qu'il est fait, pour qu'on puisse s'y glisser aisément.
Il Fam. et fig.
Tirer la couverture à soi, Prendre la meilleure part, par comparaison avec une personne qui, couchant avec une autre, no lui laisse pas de couverture.
— Reliure d'un livre : On voit à la basilique de Monza un évangéliaire qui porte une couvkkturk en pierres de diverses couleurs. (V.eeucrk.) ii Enveloppe mobile dopapier, de cuir ou d'étoffe, dont on recouvre la reliure elle-même.
Il Papier, ordinairement de couleur, qui forme les doux feuillets extérieurs d'un livre broché.
— Fig. Prétexte, moyen de déguisement.
— Agric. Couche do paille, de feuilles sèches, do fumier, etc., qu'on étend sur les semis ou au pied des arbres, pour maintenir dans le sol la chaleur ou l'humidité nôces- Kairos : Les couvertures sont réservées pour les terrains Ugers. (A. Du Brcutl.)
— Arcbéol. S'entendait, au moyen âge, d'une pièce de Iltorie, une couverture d'autel, une chemise do livre, une housse de cheval. 'Longtemps on se servit do couvertures do lit en fourrures plus ou moins précieuses, lou-
Couverture {xvi« s.).
jours disposées le poil en dehors. Les housses des cnevaux et des mulets étaient habituellement longues à toucher les sabots, peintes ou brodées aux couleurs et aux armoiries du propriétaire; elles servaient à faiie reconnaître les convois.
— Art milit. Troupes de couverture. Troupes rassemblées sur la frontière menacée d'un pays, pour couvrir et protéger la mobilisation et la concentration de ses armées.
— Bours. Ensemble de valeurs ou sommes déposées entre les mains d'un intermédiaire à titre do garantie dos différences résultant des opérations à terme exécutées pour le compte du donneur d'ordres.
— Comm. En T. de comm. Valeur espèces ou effets , remise par le débiteur à son créancier, soit pour régler un compte, soit pour commencer une affaire, soit pour la poursuivre. (Les avocats, avoués, agréés, demandent aussi couverture à leurs clients pour garantir leurs débours ou honoraires.)
— Constr. Partie la plus extérieure d'une toiture ; Une couverture de tuiles, de chaume, d'ardoises.
— Hist. Droit de rester couvert devant le roi d'Espagne ; cérémonie par laquelle ce droit est conféré.
— Techn. Pièce de gros acier dont on recouvre un morceau d'acier fin. ii Plaque de tôle qui est parallèle au palastre et cache tout 1 intérieur de la serrure, il Sorte de toiture de planches, qu'on fait à une pile de bois pour la préserver, il Terme par lequel les confiseurs et chocolatiers désignent le chocolat spécial dont est faite l'enveloppe de certains bonbons fondants.
— n. f. pi. Ornith. Plumes qui recouvrent une partie des pennes : L'ortolan a le C7'oupio7i et les couvertures supérieures de la queue d'un viarron brun et Jioirâtre. (Buff.)
— Encycl. Constr. Il existe une grande variété de matériaux employés comme couverture. Lapaille ou chaume est l'un des plus anciens; nombre de constructions rurales sont couvertes ainsi. Les tuiles s'emploient couramment aussi, bien qu'elles aient l'inconvénient de charger considérablement les charpentes. On distingue : les tuiles plates rectangulaires ou losangiques ; les tuiles creuses, plus légères que les précédentes, et qui sont, les unes et les autres, munies d un talon permettant de les accrocher aux lattes clouées sur les chevrons. Viennent ensuite les tuiles plates à emboîtement à colonne, prismatique, etc. ; les patines ou tuiles mécaniques, ou tuiles flamandes, s'emboitant les unes sur les autres, grâce à une double courbure qu'elles portent. Les tuiles vernies ou vernissées résistant, grâce à l'enduit vitreux qui les recouvre, beaucoup plus longtemps que les différents autres types ; elles permettent, do plus, d'avoir des couvertures a'un grand effet décoratif, par suite des diverses colorations de leurs enduits. On tait encore usage de tuiles spéciales appelées faîtières, pour placer sur le faîtago les arêtiers et les noues. Ces faîtières sont dites à emboîtement, à recouvrement, à angle droit, à ogive, ù. dos d'âiie. Elles portent des crêtes, c'est-à-dire des ornements en relief ot à jour.
Les ardoises, beaucoup plus légères que les tuiles, sont couramment employées dans la couverture des bâtiments ; par contre, elles résistent moins longtemps que los tuiles
Couvertures : 1. De chaume; 2, 3, 4. De tuiles ; B. D'ardoises ; 6. De zinc.
à l'action destructive des intempéries. On les cloue sur des voliges jointivos, fixées elles-mêmes sur les chevrons.
Les métaux, le zinc, le plomb, la tôle de fer, le cuivre, etc., fournissent d'excellents matériaux pour la couverture. Le zinc est le plus usité. On l'emploie sous forme de feuilles plus longues que larges posées à plat sur un voligeagc recouvrant les chevrons, do telle sorte que leur longueur se dirige dans le sous de la pente do la toiture; elles se replient et recouvrent des tasseaux cloués sur les voliges ot dirigés dans le même sens que les feuilles, soutenues, celles-ci, à leur extrémité, par des pattes et des croclicts. Los joints d^^ deux feuilles voisines sont recouverts de chapeaux en zinc formant couvre-joints. Ces dispositions permettent au métal de se dilater librement ot évitent dos ruptures, qui se produiraient si les fouillos étaient simplement soudées.
Le plomb s'emploie aussi à l'état do fouilles, que des agrafes maintiennent; latéralement, ces feuilles, disposées comme colles do zinc, so recouvrent au moyen d un double pli, qui empêche l'eau de s'infiltrer. Co métal est, le plus souvent, appliqué aux couvertures des démos, des terrasses, etc.
Le cuivre est utilisé à l'état de feuilles que l'on étamo lorsqu'elles ont une très faible épaisseur. EIlos sont clouées sur lo yoligoagfi à leur partie supcrioure, tandis que leur extrémité infériouro, maintenue au moyen d'agrafos, s'as-
semble avec les suivantes à l'aide d'un double recouvrement.
Le fer, sous forme de tôle plate ou ondulée, entre aussi dans la constitution des couvertures. Des clous rivés réunissent lies feuilles entre elles. On évTte l'oxydation du métal par la galvanisation dans un bain de zmc ou par simple étamage.
Enfin, ]iour des couvertures très économiques, maïs temporaires, on fait usage de papier, do toile, de carton bitumé ou goudronné, dont on cloue les feuilles sur le voligeage, chacune de ces feuilles débordant un peu sur la voisine. Le bois s'emploie également à l'état do voliges, clouées sur les chevrons transversalement à la direction do la pente du toit et en ayant soin que chacune de cesplanches recouvre en partie la suivante.
— Art milit. De tout temps, il a été d'usage de couvrir une armée pendant les opérations un pou longues ou délicates qu'elle entreprenait à portée de l'ennemi, et au cours desquelles elle se trouvait momentanément dans une situation peu favorable pour combattre. Ainsi, on couvre un mouvement de flanc, un mouvement tournant. Mais ce n'étaient là que des faits accidentels et de courte durée, survenant au cours même d'une campagne. Auiourd'hui, en raison de la fa<;on dont les armées modernes doivent se mobiliser en cas do guerre, il a dû être établi une couverture permanente sur les frontières exposées, c'est-à-dire que des troupes, dont les effectifs sont spécialement renforcés à cet effet et qui sont plus concentrées, plus prêtes à combattre que le reste do l'armée, ont pour mission de protéger celle-ci en arrêtant au besoin les tentatives que voudrait faire l'ennemi pour envahir le pays, afin d'y entraver ou d'y ralentir los opérations do la mobiiisatfon. La couverture est généralement constituée par les corps d'armée établis à la frontiô;'e et auxquels est adjointe une forte proportion de cavalerie, chargée de franchir cette frontière dès les premières heures de la mobilisation, et dont los escadrons, tout en commençant l'exploration du territoire ennemi, chercheront à troubler la mobilisation do l'adversaire.
— Bours. Le versement des couvertures, destinées à protéger les intermédiaires contre l'insolvabilité ou la mauvaise foi de leurs clients, était tenu autrefois pour irrégulier. Il soulevait, par son caractère, bien des difficultés juridiques. Le décret du 7 octobre 1890 y a coupé court, en consacrant par son article 61 le droit, pour l'agent do change, d'exiger, avant d'accepter un ordre, et sauf à faire compte à l'échéance, la remise d'une couverture. Lorsque cette couverture consiste en valeurs, l'agent de change a le droit de les aliéner et de s'en appliquer le prix, faute de livraison ou do payement à récîiéanco par lo donneur d'ordre. Lorsque le donneur d'ordro s'est réservé la faculté d'abandonner le marché moyennant une prime, la couverture exigée ne peut être supérieure au montant de la prime, sauf à l'agent de change à exiger qu'il lui soit remis, le jour de la réponse, un supplément de couverture. Faute de quoi, l'agent est en droit de liquider l'opération.
— Techn. et comm. Pour fabriquer une couverture de laine, quelle quo soit la fibro textile employée, on procède premièrement à la filature, qui donne des fils gros pour la chaîne et des fils très peu tors ou floches pour la trame. Le tissage s'exécute sur des métiers mécaniques, analogues à ceux employés pour la draperie. Il se fait croisé. On procède ensuite au dégraissage, qui a lieu dans des foulons spéciaux. Lorsque le tissu est foulé, il subit le garnissage , dans des machines semblables aux garnisseuses usitées pour la draperie. Le soufrage succède au garnissage ; il a lieu dans des locaux spéciaux, où l'on expose les couvertures de laine à l'action de l'acide sulfureux gazeux pendant une durée de huit à dix heures, afin d'obtenir une décoloration complète. Co travail achevé, les couvertures vont au séchage ; puis on les soumet à Vépaillage, opération qui se fait à la main avec de petites pinces d'acier.
Les couvertures de couleur, dites de <i chevaux " et " de voyage », se fabriquent au métier Jacquard. Les rouvertures de soldat se tissent comme les draps do troupe.
Les opérations de la fabrication des couvertures eu coton sont : la filature, le tissage, le blanchiment et lo garnissage. Celle du blanchiment exige ; le débouiUissage à la vapeur; le passage au bain d'acide sulfurique ; lo passage au bain d'acide c hlor hydrique ; le lavage à grande eau et enfin le séchage sur des tambours chaufl'és par la vapeur. Commercialement, les qualités diverses des couvertures de coton s'indiquent par points, un point représentant un poids de 300 grammes, une largeur ot une longueur de 15 centimètres.
COUVERTUEUER {vc}''-tïi-ri-é), ERE n. Personne qui vend ou fabrique des couvertures; ouvrier, ouvrière qui les confectionne.
— Adjcctiv, : Ouuner couvfrtueier.
COUVET [vé), ou COUVEAU [rad.
couver] n. m. Pot do terre ou do métal, dans lequel on met de la braise allumée et qui sert do chaufferette aux marchandes en plein air et aux femmes do la campagne.
CouvET, comm. de Suisse (canton de Neuchâtel [district du Val-dc-Travers]), sur la Rcuso, tributaire du lac do Neuchâtel ; 2.190 hab. Fabriques de pointes, horlogerie, distillerie d'absintho. Patrie de l'horloger Berthoud.
COUVEUSE n. f. Poule ou autre femelle d'oiseau do basse-cour qui couve ou est propre à couver : Uîie bonne COUVEUSE. — Adjectiv. : Poule couveuse.
— Econ. rur. Couveuse artificielle, Appareil servant à faire éclore des œufs sans l'intervention de la poule couveuse. Il Par ext. Four, appareil pour l'éclosion artificielle des œufs ot des graines do vers à. soie.
— Méd. Couveuse d'enfant. Y. la partie encycl.
— ENCYcii. Los petites poules naines, surtout colles de Bantam, sont excellentes couveuses ; la plupart des races communes lo sont également, à l'exception des poules dites (i espagnoles ». Los poules do Dorking, do Houdan, do La Flèche, de Crèvecœur, de Bruges, sont des couveuses médiocres. Los meilleures couveuses appartiennent à la race cocliinchinoiso. Ou doit do préférence choisir des poulos d'au moins deux ans ot qui soient franches, c'ost-ù-dire qui no s'effarouchent pas facilement. L'incubation dure environ vingt ot un jours.
— Econ. rur. Uiio couvouso artificielle se compose d'une boîte, géncralcuicnt en bois, de forme rectangulaire,
montée ou non sur piods A !a parlio suporiouro so trouve un rôsorvoir d'oau chaudo, ontourô do moiiuos paillos, afin do mieux consorvor la chaleur. Au-do.ssous so trouve un tiroir contenant les œufs. Co tiroir ost supportô par un plateau mobile dans lo sons vertical, co qui porniol d'approcher ou d'éloigner à volonté lo tiroir du réservoir de chaleur. On a ainsi une température constante. II existe différents modèles do couveuses : les unt's sont chautTéos par la vapeur, comme il vient d'être dit, d'autres par une lampo à pétrole ordinaire ou par des briquettes; d'autres, ontin, au moyen do l'électricité. Ces dernières ont l'avantage de jouir d'une température plus constante. Tantôt le caloriquo est obtenu au moyen do spirales do maillechort, résistances qui s'échauffent par lo passage d'un courant, tantôt au moyen d'une petite lampe placée sur lo côté. Dans l'un et l'autre système, on réglo doux contacts dans un thermomètre à niorcuro, pour qu'il so produise une sonnerie quand la température est trop haute ou trop basse.
— Méd. Parmi les enfants nés prématu- • rément, les uns diffèrent pou des foetus à terme, les autres, au contraire, en diffèrent au point que la plupart des fonctions organiques ne peuvent s'accomplir. Cos enfants, en état de faiblesse congénitale, ne peuvent, on particulier, maintenir leur températuro au point nécessaire aux échanges cellulaires. Dès 1857, on a cherché ù mettre l'enfant dans une sorte de berceau incubateur. Mais ce fut Tarnier qui, le premier, songea à employer un appareil analogue à celui qui sert pour l'éclosion artinciolle des œufs. La couveuse d'enfant de Tarnier a été coi
simpliliée ; celle que l'on emploie aujourd'hui se compose d'une caisse en bois, divisée intérieurement par une cloison horizontale incomplète. L'étage inférieur sert à recevoir des boules d'eau chaude qui doivent maintenir la température de l'étage supérieur à 32 degrés environ. Deux portes s'ouvrent sur le compartiment inférieur : l'une latérale, destinée à l'introduction des boules, l'autre située à l'une des extrémités, et qui, en s'ouvrant plus ou moins, permet la ventilation de la couveuse.
Une éponge imbibée d'eau et un thermomètre sont placés au niveau de l'ouverture faisant communiquer les deux compartiments. L'éponge est destinée à maintenir l'air de la couveuse dans un état hygrométrique constant.
Le compartiment supérieur est fermé en partie par une paroi tixe on bois et une paroi mobile, munie d'une glace, qui permet la surveillance de Icnfant. Le couvercle fixe est percé d'une ouverture par où s'échappe l'air chaud. Le couvercle mobile permet de prendre facilement l'enfant, dès qu'il en est besoin.
Il suffit, pour obtenir la température voulue, de changer une boule toutes les deux heures.
Les résultats obtenus sont très brillants ; alors que jadis les enfants d'un poids au-dessous do 2.000 grammes mouraient dans la proportion de 66 p. lOO, aujourd'hui, leur mortalité s'est abaissée à 3,6 p. lOO.
Dans les hôpitaux, le bois étant difficilement stérîlisablo, on emploie souvent des couveuses en faïence ou en verre.
COUVEUSE n. f. Nom vulgaire d'un champignon, le polyporc à bouquets [polyporus frondosus).
COUVl frad. couver) adj. m. Se dit d'un œuf impropre ù être mangé, soit parce qu'il a été couve quelque temps, soit parce qu'il est corrompu : Des œufs couvis.
COUVIN, ville do Belgique (prov. do Namur), arrond. admiu. do Philippevillo, arrond. judic. do Dinant, sur l'Kau-Noire, une des sources du Viroin, près de la frontière de France; 2.430 hab. Fabriques do draps; riches minos do fer aux environs; grande industrie métallurgique. Ch.-l. dû canton.
COUVINE (do l'anc. fr. coue,. pour queue) n. f. Quouo do robo. (Vieux.)
COUVOIR (wo-ar' — rad.* coffuer) n. m. Appareil destiné à l'éclosion artificielle des œufs. Syn. do couveuse artificielle. "V. COUVEUSE.
COUVRAILLE (vra-ill [llmW.] — rad. couvrir) n. f. Agric. Il Action do recouvrir de terre la graine semée, ii Syn. do SKMAiLLi;, dans quelques départements, ii Nom vulgaire do la cornoillcï coinnmno.
COUVRE- AMORCE (morss) n. m. Sorto de potîto capsule qui recouvre l'amorce des cartouches métalliques, il PI. Ucs cou-
\Rl->AMORrES.
COUVREAU n. m. Péch. V. cou-