V. SILEX
La craie est abondante en France, dans la Champagne, sur les côtes de la Manche, où elle forme de hautes falaises qui dépassent quelquefois 100 mètres de hauteur; dans la vallée de la Seine, où elle forme de grosses collines fort pittoresques, et, près de Paris, à Saint- Germain-en-Laye, à Meudon, etc.
Les pays de craie sont assez riches en habitations souterraines.
— Comm. La craie est utilisée dans une grande quantité de branches industrielles. Elle est employée comme pierre ù chaux et pierre à ciment. Délayée avec do l'eau additionnée de colle de poisson, elle donne le blanc employé dans la peinture à la détrempe. On en fabrique des crayons pour écrire sur les tableaux noirs. C'est elle encore qui constitue lo blanc d'Espagne, blanc de Meudon ou blanc de Troyps, employé pour nettoyer les ustensiles do ménage en métal ou en verre.
CRAÏER {kré-ié) n. m. Mar. V. crayer.
CRAÏEUX {krr-icu), EUSE adj. Miner. V. crayeux.
Craig, comm. ot port do pôcho d'Ecosse (comté do ForOirl, â l'cmbouchuro du Soutliern Esk dans la mer du Nord; 2.000 hab.
Crajg (Joan), tliôologion écossais, né en 1512, mort on Itiuo. Il entra liuns l'ordro dos ilominicains, ot embrassa plus tard lo protostantisme. On lui doit quoiquos ouvragos do tlitK)lof;io ot UQ catochismo, dit Calëchisme de Craig, qui sort oiiooio, eu Ecosso, à l'instruction dos enfants.
Craig (Thomas), juriscousulto ang-lais, né ù. Kdimbourg on 15;js, mort on loits. Il étudia lo droit on Franco, ot ox<^rça avoo distiiiciior) la profession d'avocat dans sa villo natale. On a do lui un ouvrayo fort ostiniû : Jus fi'udale (ltîr.5).
Craig (Nicolas) [en iat. Ci-a(/ius\, écrivain danois, né à Kipon on 1519, mort à CopenîiaLMio on U'iOi», où il était roctour do l'Université. Christian IV lui coiitia plusieurs négociations importantes. Ses principaux ouvrages sont ; De rf/mblica Lacedxmoitioi'iim libi'i ^itfl/uor (1593) ; Ayinatiuni liàri quinti, etc., ouvrage publié en 1737.
Craig (Jean), philosophe ot mathématicien écossais do la seconde moitié du xvii" siècle. Ce fut lui, le premier, qui tit connaître en Angleterre les travaux do Leibniz sur lo calcul intinitésimal. On possède un grand nombre de mémoires insérés dans les Transactiofis philosophiques et les Acta eniditumm. Il a aussi publié à part : Methodus fiyurarum liiieis 7'ectis et ciirvis comprehe7isavum quadraturas dcterminaudi (1685); Tractatus malhematicus de fiqurdi'itw cuvviliitearinn quadratiu'is et locis geomet}''icis (1693) ; Theoloqix christtanx principia mathematica (1699); nouvelle édition avec une réfutation par Daniel Tilius (1755); De calculo /lueutinm Ubi'i duo, quihus subjunguntur Ubri duo de optica aiïalytica (1718). C'est son célèbre traité des probabilités mathématiques en matière de témoignage Historique. Du reste, il avait déjà traité la question dans un précédent ouvrage; entre autres conclusions, il affirme que la révélation chrétienne doit durer jusqu'en 3150 ; alors, une nouvelle révélation sera nécessaire, comme la révélation chrétienne l'a été au déclin de la révélation judaïque.
Graigs, bourg d'Irlande (prov. d'Ulster [comté d'Antnmj); 6.500 bab.
Craik (George Lillie), littérateur anglais (1798-1866). né et mort dans le comté de Fifo (Ecosse), où il professa la littérature et l'histoire. Il dirigea « Pictorial history of England u, et publia, entre autres ouvrages : Histonj of british commerce (1844); Romance of thePeerage (1849- 1852); etc. Il épousa miss Dinah Maria-Mulock, née à Stoke-upon-Trent (comté de Stafford) en 1826, morte en 1887 à Shortland (Kent). Elle a publié, sous son nom de jeune tille ot sous celui de son mari, un grand nombre de romans, de nouvelles, des poésies: the Ogilvies (1849); Olive (1850); the Head of the fainily (1851); Agatha's husband (1852); Johyi Halifax (1857). — La plus jeune fille de George Lillie, Gkorgina-Marion Craik (M"" May), née à Londres en 1831, a produit une trentaine do romans : Jiiverstone (1857); Lost and Won (1859); Mildred (18G8); Cousin Trix (1868); ffero Treveli/an (1871); Two Wornen (1880); Tvyelve old /nenrfs (1885), "etc., dont plusieurs ont été traduits en français.
Crail, ville maritime d'Ecosse (comté do Fife), à l'entrée et sur la côte septentrionale du golfe de Forth; 1.800 hab. Port peu commode et peu sûr, autrefois rendezvous de la pêche du hareng. Crail est une villo ancienne, jadis impurtante.
CRAILLEMENT {kra-ill~mnn [Il mil.] — rad. crailler) n. m. Cri du corbeau et de la corneille, il On dit parfois
CROAILLEMENT.
CRAILLER Ikra-ill-é \n mil.]) v. n. Crier, en parlant du corbeau ot de la corneillo.
Crailsheim ou KrailshEIM , ville d'Aliomagno (Wurtemberg),surla Jagst, affluent du Neckar; 5.000 hat). Aux environs, sources alcalines et mines d'alun. Ch.-l. d'un district peuplé de 26.500 hab.
GRAIN {krin) n. m. Agric. Syn. de CROU.
~ Miner. Nom donné à des failles ou fissures se dirigeant perpendiculairement à la direction dos liions, n Dans les exploitations houillères, Failles peu importantes, qui se produisent dans les couches de houille. (On dit égalomcnt t:iîAN, et coufflée.)
CRAINDRE (kri/idr — du Iat. trcmere, m6mo sons ; Je crains, tu ci'uîns, il craint, nous craignons, vous craiqncz, ils craignent. Je craignais, nous craignions. Je craignis, nous craignîmes. Je craindrai, jwus craindrons. Je craindrais, jwus craindrions. Crains, craignons, craignez. Que je craigne, que 7tous craignions. Que je ci-aigntsse, que nous craignissions. Craignant. Craint, craiitlc) v. a. Uedouter, avoir pour de : Craindre l'ennemi, la mort, n Révérer, éprouver un respect timide pour : Enfant qui craint son pare.
— Etre sensible à ; Le cheval craint l'éperon, il Eprouver une infiueiico nuisible ou désagréable do ; Les jeunes plantes ckaignknt la gelée.
— Loc. div. Craindre pour. Redouter comme un danger pour : Craindre i'our un jeune homme l'influence de ses amis. Il Se faire craindre. Inspirer la peur do soi ou un respect timide pour sa personne, n Craindre comme le feu. Redouter oxtrémomont. n Ne craindre ni Dieu ni diable, Neso laisser arrGtor par rien, ne redouter rien. (Se prend lo plus souvent on mauv. part.) n Avoir à craindre de, Trouver un péri!, une menace dans, n Etre à craindre, Inspirer do justes raisons de crainte (en parlant dos personnes ou des choses) : La froide réserve d'un méchant est plus \ cHAiNDRii que ses jnenaces. (Latona.) — Imporsonnellom. Il est à craindre que. Il faut craindre comme un inconvénient probable que. il Craindre que, Avoir pour que : JVe cRAHiNKZ point que je devienne anachorète. (M"*" do Sév.) 11 Craindre de, Avoir peur do, n'oser pas : Qui craint nv. souffrir souffre déjà dece qu'ilcnMKT. (Montaigne.) ii Ne pas craindre de. Avoir l'audaco do : Nii pas craindre iHi donner iin démenti.
— Gramm. Craindre que, sans négation, vout lo subjonctif accompagné de la particule ne, excepté en poésie, où l'omphti de cette particule est facultatif : Je craignais qu'il NK sortit. 11 Ne pas craindre que vout également lo subjonctif, mais sans la particule ne : Je ne crains pas Qu'ï/ sorte. Il Ne pas craindre que, avec interrogation, veut encore lo subjonctif, ot laisse facultatif l'emploi de la particule ne : Ne oraiunez-vous pan Qn'ï7 nk sorte ou (ju'i7 sorte ?(Cos règles s'appliquontaux autres vorbos qui expriment uno crainte, comme appréhender, trembler, redouter.)
— Prov. : Un bon vaisseau ne craint que la terre et le fou, Un bon vaisseau no peut jHTir tjuo par l'incendie ou le nautragu.
— Syn. Craindre, appréhender, avoir peur, redouter.