CRAIG — CRAMER
CRAMBÉ ih'nrt) n. m. Gonro do crucifères, compreimiii, 11110 quiiizaino irosiiiiccs qui liuliitont l'ancien monde. {Locrambé
■ Fleur; 2. Fruit; 3. Jeunepied comestibles.
CRAMBESSA {kran-bé-sa) n. f. Genre de méduses acalèplies, type de la famille des cratnbessidés, créé pour uno méduse blanche et rose, en forme de casque bombé, à bras longs d'environ 0'°,3o, et qui habite les eaux saumâtres de l'estuaire du Tage.
CRAMBESSIDÉS {k7^an-bé-si) n. m. pi. Famille de méduses acalèphes du groupe des rhizostomes, comprenant le seul genre O'ambessa. — Uyi crambessidé.
GRAMBIDÉS (kran) n. m. pi. Famille d'insectes lépidoptères microlépidoptères, comprenant dos petits papulons à antennes dentées ou ciliées, à ailes supérieures oblongues, à ailes inférieures toujours grandes. (Les chenilles des crambidés ont quatorze ou seize pattes et so cachent dans des galeries, sous les mousses, ou dans les tiges de diverses plantes aquatiques. Genres principaux : crambe, leucine, schœnobie, chilo, etc.) — Un crambidé.
CRAMER (du Iat. crcmare, brûler) v. a. Brûler légèrement, roussir : Cramer du linge en le repassant. (Vieux.)
Cramer (Gabriel), géomètre suisse, né à Genève en 1104, mort à Bagnols en 1752. II obtint à Bàle les leçons des Bernoulli, professa dans sa villo natale les mathématiques etlaphilosophie.et fut adniisà l'Académie de Berlin et à la Société royale de Londres. Son ouvrage le plus important est \' Introduction à l'analyse des courbes algébriques (1750), l'un des premiers traités de géométrie analytique, et l'un des plus estimés. On lui "doit aussi des éditions des œuvres de Jean et de Jacques Bernoulli, et du Commercium epistolicum de Leibniz. Il obtint, en 1731, le premier accessit au prix proposé par l'Académie des sciences de Paris sur la cause de l'inclinaison des orbites des planètes, et décerné à Jean Bernoulli.
Cramer (Jean-André), minéraloçiste allemand, né en 1710 à Qucdliubourg. mort en I777. Il a fait d'utiles applications de la minéralogie à l'histoire naturelle, et contribué aux progrès de la métallurgie en Allemagne.
Cramer (Jean André), poète et littérateur allemand, né en 1723 à Josephstadt (Saxe), mort en 1788. Il fut pasteur, prédicateur et professeur de théologie à Copenhague et à Kiel. Outre des traductions, des Sermons, etc., on lui doit des Poésies (1782-1783), qui lui ont assuré un rang honorable parmi les poètes lyriques de l'Allemagne.
Cramer (Charles-Frédéric), littérateur allemand, né en 1752 à Quediinbourg, mort à Paris en 1807. Ses sympathies pour la Révolution française lui ayant fait perdre, en 1794, sa chaire de professeur à Kiel, il se rendit à Paris, où il fut libraire-éditeur. Outre des traductions d'ouvrages allemands, on lui doit deux livres intéressants sur Klopstock (1777 et 1779-1792), et trois ouvrages sur Paris.
Cramer {Karl Gottlob), romancier allemand, né à Pœdclitz (Thuringe) en 1758, mort à Meiningcu en 1817. 11 était professeur à l'Académie forestière do Droissi^acker, mais s'adonna surtout à. la littérature d'imagination. On a do lui plus de quarante romans eu 90 volumes, pleins d'aventures bizarres qui firent leur succès. Un soûl a été traduit on français par A. Duval, sous le litre de le Pauvre George (isoi).
Cramer (Jean-Antoine), philologue anglais, né en 1793 à Mitlœdi, en Suisse, mort à Brighton on 1818. Il fit ses études on Angleterre, où il fut pasteur, puis professeur à l'université d'Oxford. Ses travaux sur l'histoire ancienne lui acquirent uno grande réputation. Los principaux sont : Dissertation on Ifte passage of Hannibal over thcAlps (1820); Description of ancient Italy (1826); Description of ancient Greece (1828); Anecdota grxca c codicibus mcniiscriptis Wbliothecx regiœ Parisiensis (1839); otc.
Cramer (Charles-Kdouard), botaniste suisse, né en 1831 ù Zurich, où il ost devenu professeur au Polytechnicum (1861) et directeur du Jardin botanique (i8S2). Ses principaux ouvrages sont : Recherches de physiologie végétale, Skwcc Niegoli (1855-1858); >lHo»m/jcs (^('"jf^-KC/wre dans quelques-unes des principales familles botaniques (l^Gi); etc.
Cramer (Jacques), chef d'une famille do musiciens allemands, né en 1705 à Sachau, mort on 1770 à Mnnheim. U fut un flûtiste habile et lit partie, en cotte qualité, do la musique de l'éloctour palatin, dans laquotlo il entra en 1729.
Cramer (Wilholm), deuxième (Ils du précédent, né à Manlioim (Ml 1715. mort à Londres en ÏSOO, fut un violoniste do premier ordre. Il so fit entendre dès l'Age de sent ans avec beaucoup do succès; il entra <lans la musi(|uouo l'éloctour palatin, ot, on 1772, so rendit A Londres, où il excita l'admiration L'énéralo. Pour lo retenir, le roi d'Augloterre lo nomma dircctour do ses concerts et chef d'orchestre do l'Opéra, On connaît do cet artisio huit concortos, douze sulos do violon ot douzo trios pour deux violons ot basse.
Cramer fJoan-Baptisto), pianiste, (lis aini du précédent, né à Manhoim on 1771, mort A Konsington iMi 1858. Dès l'Ago do treize ans, il so tlt entendre en public ot commou'.'a à. établir sa ronomméo, qui devait devenir ouropéonno. il fitplusiours voyages on Allomafjno.on Autriche, on Italie, lïo retour on Angletorre, il s'y livra A l'onsoignonuMit, tout ou s'occupant do composition. Cependant, il quitta Londres on 1832 pour so ilxor A Paris, où il resta jusqu'en 1845; après quoi, il retourna A l^undros, qu'il no quitta plus.
J.-B. Cramerv
GRAMIGNOLE — CRAN
J.-B. Cramer était un artiste d'un ordre exceptionnel. Ses compositions, qui sont toujours l'objet de l'étude des jeunes artistes, comprennent cent cinq sonates, sept concertos avec deux recueils de nocturnes, deux suites d'études, une quantité de morceaux de genre pour 1© piano, plus des duos, un quintette et un quatuor pour piano et instruments à cordes, et entin une grande méthode de piano. Ses études , surtout , peuvent être considérées comme des chefs-d'œuvre en leur genre.
Cramer (François ), deuxième fils ae Wilhelm, né à Manheim en 1772, mort à Londres en 1848. Il fut élève de son père pour le violon, et devmt un artiste habile. Musicien de la chambre du roi d'Angleterre.
Cramer (François II), fils d'un autre fils de Jacques, né à Munich en 1786. Il fut un pianiste renommé et jouait habilement de !a flûte. C'est comme flûtiste qu'il fut admis fort jeune dans la musique de la cour de Bavière. Mais, dès l'âge de quinze ans, il commença aussi à se faire connaître comme compositeur. On a de lui un opéra intitulé Hidalîan, la musique d'un ballet représenté à Munich en 1830, plusieurs concertos pour divers instruments, des airs variés, des rondes pour piano et quelques recueils de chansons allemandes, avec accompagnement de piano.
Cramer (Henri), fils de François II, mort à Francfortsur-le-Mein en 1877, pianiste et compositeur. Il a résidé pendant plusieurs années à Paris. On lui doit un très grand nombre de compositions originales et d'arrangements pour le piano, consistant en marches, caprices, rondeaux, fantaisies, valses, ainsi que des mélanges et pots pourris sur des thèmes d'opéras.
GRAMIGNOLE et mieux CARMIGNOLE {gn mil. — de Carmigiivia, ville d'Italie) n. f. Bonnet de la catégorie des toques, ayant ses bords relevés et sa forme surmontée par une houppe ou un bouton, ou une petite aigrette. (A partir du XVI* s., ces sortes de bonnets sont appelés cré7?iyol€s. [Y. ce mot.])
GRAMIGNON {gnmll.) a. m. Chanson populaire, en Belgique.
CRAMINAGE {naf) D. m. Opération qui enlève aux peaux desséchées la raideur et le racornissement. (Le craminage se fait au moyen du chevalet de rivière et d'un couteau rond, après que les peaux ont baigné un certain temps dans l'eau.)
CRAMINER v. a. Fouler et amollir, en parlant des peaux racornies par la dessiccation et que l'on veut tanner : Ceamineb des peaux, il Etirer sur le clievalet, en parlant des mêmes peaux, après leur séjour plus ou moins prolongé dans Teau courante.
CramlINGTON, ville d'Angleterre (comté de Northumberland) ; 5.970 hab. Centre houiller important.
CraMMER (Thomas), archevêque de Cantorbéry. V. Cranmer.
CRAMOISI (mo-a— de l'ar. qirmezi; même sens : deçeîwi j. kermès) n. m. Couleur rouge foncé très vive, que l'on donne aux étoffes, n En cramoisi. Se dit d'un procédé particulier pour donner à la teinture plus de consistance et d'éclat : Teindre es cramoist.
— Encycl. Techn. La cochenille est une des substances tinctoriales très importantes pour colorer la laine et la soie en cramoisi et en écarlate. On fixe, pour le cramoisi fin, la matière colorante de la cochenille au moyen de l'alun et du tartre ; on obtient la couleur écarlate en faisant usage d'une composition de sels d'étain et de tartre. On emploie également, pour l'obtention de la couleur dite cramoisi, les produits dérivés du goudron de houille.
; — Arcbéol. Le moi cramoisi désignait anciennement la teinture carminée de cochenille, mais on l'employait aussi pour distinguer toutes les teintes franches, montées en ton, auxquelles on donnait de la profondeur par une application de cette teinture. On disait " du velours noir cramoisi ■ . Le lexicographe Monet écrivait au xvii* siècle : • Le cramoisi n'est pas couleur, mais qualité de teinture, commune à plusieurs et diverses couleurs, n
CRAMOISI, XB {mo-a) adj. Se dit de la couleur appelée cramoisi et des objets qui ont cette couleur : Couleur cra-
MOISIK. Etoffe CBAMOISIB.
— Fam. Tout à fait rouge de honte ou d'émotion : Devenir CRAMOISI.
— Gramm. Bien que ce mot soit primitivement un substantif masculin, il varie quand il est employé adjectivement, et sort par conséquent de l'analogie des mots paille, feuille-morte , orange, qui restent toujours invariables, même quand ils sont pris adjectivement pour marquer une couleur : De la soie cramoisie.
CRAMOISIE (mo-a-sl) n. f. Jardin, et hortic. Nom vulgaire que les jardiniers donnent fréquemment à l'anémone à peluche.
GRAMOISIÈRE [mo-a] n. f. Variété do poire de couleur vive et d'excellente qualité.
CramOIST, famille d'imprimeurs et do libraires parisiens du xvii' siècle : Skbas- TiKN I*', libraire en 1589; Skbastikn H, libraire et Imprimeur en IG02. (C'était le plus grand éditeur do livres grecs et latins de son temps. Après avoir rempli différentes charges municipales, il fut nommé directeur de llmprimcrie royale du Louvre, lors do sa fondation en 1640, et commença la publication de la fameuse collection d'historiens grecs du Bas-Empire, connue sous le nom de Byzantine du Louvre. A sa mort [lCr;oj. son potti-fils, Sébastien Màbrc, lui suc-
céda dans ses fonctions, sous le nom de Mâbrc-Cramoisy. Il mourut lui-même en 1687. Sébastien II avait deux frères : Gabriel, qui fut sous-direcleur.de l'Imprimerie royale, et Claude, devenu, en 1G45, chef des travaux. Les Cramoisy avaient toujours conservé leur boutique do libraires rue Saint-Jacques, à l'enseigne de la Cigogne.)
GramonD, ville d'Ecosse (comtés d'Eilimbourg et de Linlithgow), sur l'Amond, près de son embouchure dans le golfe de Forth; 3.000 hab. Le port de cette petite ville fut fréquenté par les Romains. — Patrie de Law.
CRAMPE [kranp' — du german. krampf, recourbé) n. f. Pathol. Contraction involontaire, spasmodique et douloureuse de certains muscles de la jambe ou du pied, du menton ou des membres. 11 Crampe d'estomac. Constriction subite et douloureuse qui se produit dans les parois de l'estomac, n Crampe de poitrine, Constriction douloureuse du thorax, appelée aussi angine dr poitrine. 11 Cî'ffmpe des écrivains, Paralysie incomplète du pouce et de l'index, qui les rend impropres à tenir et à diriger la plume.
— Arg. Action de s'enfuir, de s'évader, sans doute par allusion â la manière connue de soulager une crampe au mollet en étirant sa jambe. 11 On dit aussi cramper.
— Ichtyol. Nom vulgaire de la torpille, à cause des secousses électriques qu'elle donne à ceux qui la touchent.
— Mar. Crampon à deux pointes parallèles. 11 Crampe à chambrière^ Pièce de fer qui maintient le mât sur ses tins, pendant qu'on le travaille.
— Seller. Anneau de cuir dans lequel passent les lanières qui relient les fontes au devant de la selle, li On dit
aussi CRAMPON.
— Télégr. électr. Crampe télégraphique. Sorte d'affection nerveuse qui atteint parfois les télégraphistes, paralysant ainsi chez eux, momentanément, certains mouvements de la main et des doigts.
— adj. Crochu, qui courbe. (Vieux.) ii Goutte crampe. Celle qui contracte les membres.
— Encycl. Pathol. Une fausse position d'un membre, surtout la nuit, une fatigue considérable produit la crampe; elle est alors essentielle. Dans la grossesse, dans le choléra, elle est symptomatique et due à des compressions ou à des excitations nerveuses. On appelle encore crampes les douleurs de la femme en couche. La crampe du choléra est passagère, symptomatique de la période cyanique. et différente de la contracture permanente de la convalescence. Il y a des crampes professiourjelles, véritables contractions ne se produisant que pour les actes dont la répétition prolongée et le surmenage ont amené la production (ainsi l'index et le pouce chez les écrivains); les pianistes, les contrebassistes ont également des contractures localisées, (lui sont des crampes par le fait de leur apparition lors des actes professionnels, alors que le repos ne les amène pas. Les crampes d'estoynac (v. gastralgik), de poitrine (v. angine de poitrine) sont des douleurs très violentes de l'épigastre ou du cœur.
La thérapeutique de la crampe essentielle consiste à placer le membre dans sa position véritable ou dans la position antagoniste de celle qui a produit la douleur. Pour les crampes symptojnatiques, c est le traitement de l'affection qui convient: les crampes professionnelles apparaissent souvent par accès et sont généralement réfractaires. L'électricité y a cependant été employée avec quelque succès.
— Art vétér. On appelle crampes, cliez les animaux domestiques, tout arrêt de contraction musculaire qui se produit surtout aux membres postérieurs et au moment de l'extension. Dans ce cas, elles sont souvent dues au déplacement de la rotule chez le cheval, ou au déplacement d'un muscle de la hanche chez !a vache, surtout chez la vache maigre.
CRAMPER {kran) v. n. V. crampe (Argot).
Se cramper, v. pr. Arg. Se cramponner.
CRAMPILLER (SE) {kran-pi-llé {Il mil.) — V. l'étym. de craynpoti] v. pr. Se mêler, se tortiller, en parlant du Hl de chanvre en écheveau. (Peu usité.)
CRAMPON {kran —- rad. crampe) n. m. Pièce de métal recourbée , servant à lier ou à saisir fortement.
— Pop. Personne ennuyeuse par son assiduité, et dont on a peine à se défaire.
— kvim'xWi. Crampon d'assaut ou Chardon, Crochet que les soldats attachaient autrefois à leur chaussure, avant de monter à l'assaut , ou qu'ils enfonçaient dans les murs pour y fixer leurs échelles.
— Rlas. Pièce héraldique, représentant l'instrument employé par les hommes de guerre du moyen âge lorsqu'ils montaient à l'assaut d'une place. (Le crampon, abondant surtout dans les armoiries d'Allemagne et de Flandre, a la forme d'un Z aux extrémités aiguisées.)
— Bot. Appendice autre que la vrille, servant à accrocher une tige : Les tiges du lierre so7it munies de crampons.
— Ch.de f. Morceau de fer pointu, qui assujettit le patin des rails Vignoles sur les traverses.
— Helminth. Ver intestinal, dont la bouche est armée do crochets.
— Maconn. Bande de fer plat, dont on entoure les cheminées en briques, pour empêcher leur maçonnerie de se fendre.
il On dit aussi emukassuhe, et ceinturk.
— Techn. Partie recourbée, que les maréchaux ménagent aux extrémités ou éponges des fers do cheval. Il Sortes do vis ou de clous coniques et pointus, qu'on ajonto aux fers quand il y a de la neige ou do la glace. Il tSl de fer avec lequel l'orfèvre maintient au contact les pièces (|u'il veut souder, n Morceau de for plié auquel les serruriers donnent le nom de crampon de fermeture, otqui sert à fermer les fenêtres au moyen d'un verrou glissant à. l'intérieur de ce fer plié. Il En sellerie, Syn. do crampe.
— ïypogr. anc. Nom donné à do petites bandes de fer ou do cuivre fixées à la table de la presse, et destinées à
De gueules au crampon d'argent.
Crampons du lierre.
Crampons : !. De
chemin de fer; 2. De
scellement; 3. Pour
chevaux.
recevoir les bandes et à faire glisser le coffre. (On les appelle aussi coulisseaux.)
— Encycl. Bot. Fixé au sol par des racines normales, le lierre forme, le long de ses tiges grimpantes, un grand nombre de racines adventives , serrées en groupes compacts, qui restent courtes et ne servent qu'à attacher la plante à son support : ce sont des crampons. — On appelle aussi « crampon i;, chez certaines algues (varechs, œdogones. etc. ), l'extrémité du thalle qui fixe celui-ci en s'attachant à son support (rocher, caillou, être vivant).
— Ch. de f. Les rails Vignoles, que l'on emploie pour l'établissement de la voie des chemins de fer, sont fixés à la traverse au moyen de crampons de fer, dont la tête recourbée, saillante et solide, serre le patin contre le bois. La tige de ces pièces est à section carrée, polygonale, prismatique ou légèrement conique, sur une certaine longueur; elle se termine par un tronc de pyramide efrilé en biseau.
— Constr. On distingue, en construction, trois types différents de crampons : les crampons à pointes, à pattes, à scellements. Les premiers sont les gâches de verrous, do targettes, de serrures; les seconds s'emploient pour les mômes usages, et sont appelés fréquemment picolcts et cramponnets ; les troisièmes servent pour relier solidement les pierres de taille entre elles; on les scelle, la plupart du temps, au plomb.
CRAMPONNANT (ÂT(ïn-po-nan),ANTEadj. Bot. En forme do cramjion : Les racines cramponnantes des lichens.
— Pop. Se dit d'une personne dont on ne peut se débarrasser.
CRAMPONNER {kran-po-nê) v. a. Lier avec un crampon : Cramponner des pierres, les pièces d'une charpente,
— Pop. Cramponner quelqu'un. S'attacher obstinément à une personne, l'obséder.
— Techn. Recourber en crampons, en parlant d'un fer à cheval : Cramponner KH fer. II Ferrer avec des fers à crampon : Cramponner un cheval.
Cr^niponné, ée part. pass. du v. Cramponner.
— Fam. Avoir l'âme cramponnée au corps. Avoir la vie très dure. 11 On dit plutôt CHEVILLÉE AU CORPS. D'argent à la
— Blas. Se dit des pièces courbées "'^'' ^^ Lorraine en crampons ou portant une derai-po- c^f TûV^1e^î'^e'"^sétence à leur extrémité. ncstre cramponnée
Se cramponner, v. pr. Se lier à l'aide vers la pointe, de crampons : Le UeiTe se cramponne aux tronc des arbres, il Par ext. S'attacher fortement :
Un homme qui se noie aux roseaux se cramponne.