‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 416 sur 870 · PONSARD · texte numérisé non relu

PONSARD

— Fig. Se fixer fortement; s'efforcer de n'être pas séparé de quelqu'un ou de quelque chose : Se cramponner â une idée.

CRAMPONNET {kran-po-nè) n. m. Petit crampon, ti Pièce repliée de fer dans laquelle se meut le pêne d'une serrure, d une targette, etc. 11 On l'appelle aussi picolet.

CramPTON (Thomas Russell), célèbre ingénieur et mécanicien anglais, né à Broadstairs (comté de Kent) en 1816. mort en 18S8. Il s'établit à Londres comme ingénieur civil, s'occupa d'une façon toute particulière du système de traction des chemins de fer, et inventa la locomotive connue sous le nom de machine Crampton, qui a été si longtemps d'un usage général dans les deux mondes. {V. art. suiv.). Il reprit, en 1851, le projet de l'établissement d'un télégraphe sous-marin entre Douvres et Calais, au moment où il était jugé inexécutable, et mena, comme on sait, son entreprise à bonne fin. Deux ans plus tard, il fut apjielé à Berlin pour y exécuter de grands travaux hydrauliques. Crampton a, en outre, imaginé, pour le percement du canal projeté sous la Manche, un système de déblai, applicable d'ailleurs à tous les tunnels et fondé sur l'entraînement des terres par l'eau. II a créé aussi, pour les machines à vapeur et les fourneaux métallurgiques, un foyer nouveau destiné à recevoir le combustible réduit en poudre et injecté avec l'air.

Crampton (machine). Ce qui distinguait plus particulièrement cette locomotive à six roues, invention de l'ingénieur Crampton, c'est que les roues motrices étaient placées à l'arrière et avaient un diamètre allant jusqu'à 2". 40. Ce dispositif permettait d'obtenir de très grandes vitesses, mais leur force de démarrage était relativement faible ; elles ne pouvaient s'atteler à des trains lourdement chargés.

CRAN (du lat. crena, entaille) n. m. Entaille faite sur un objet pour en accrocher un autre.

— Fam. Monter, Hausser, Avancer d'un crayi ; Descendre, Baisser d'un cran, Gagner, Perdre en importance ou en valeur. 11 Monter, Baisser à son cran. Ajuster à son niveau, accommoder à ses vues : Chacun des courtisans monte la politique et ta baisse à son cran. (De Retz.) 11 Se serrer le cran, Se priver, se modérer. 11 Lâcher d'un cran, Planter là, abandonner subitement.

— Agric. Nom du tuf calcaire, dans quelques localités.

— Arg. pop. Colère, fâcherie. [| Verre de boisson quelconque pris au comptoir.

— Armur. Entaille ménagée dans la noix d'une platine à percussion pour recevoir la tête de la gâchette et la maintenir dans une certaine position. 11 Cran de mire. V. la partie encycl.

— Art vétér. Nom donné aux replis du palais du cheval.

— Bol. Nom du raifort sauvage. 11 On l'appelle aussi cram.

— Métall. Défaut d'un métal mal forgé ou mal étiré. ~ Min. "V. crain.

— Pêch. Lot do 120 harengs.

— Techn. Morceau d'étoffe que le tailleur ajuste au dcrrièro d'un liabit.

— Typogr. Petite entaille pratiquée au pied do chaque lettre, "dans la force du corjis, pour indiquer à l'ouvrier compositeur lo sens dans lequel elle doit être tournée.

— Encycl. Armur. On distingue, dans les fusils, les crans do l'abattu, de l'armé, do repos ou do sûreté, où s'engago la tète do la gâchette, suivant que lo coup est parti,

Cranach.

(luo l'arme est pr6to à taire fou ou, au cou(raîro, uiiso dans 1 impossibilité ilo partir aocit.loiUol!ement.

Dans los revolvers, il y a également un cran de sûreté, un cran de (tt'pnrt ou du bandé, correspondant au cran de l'armé, un cran do la t::àoliolte, un cran du montonnet, etc., établis on vue d'obtenir certains résultats analo^'uos à ceux indiques plus liant.

— CV(i/i de viirc. On appelle ainsi l'ontaillo pratiquée à la partie suijorioure du canon d'une arme ou dans sa hausse, ot à travers laquelle le tireur doit voir le guidon lorsqu'il vise ou pointe son arme. La forme do ces crans a beaucoup varié, et l'on en a fait do triangulaires, rectangulaires, circulaires, demi-circulaires.

Ou distinguo les crans de mire fixes, pratiqués dans une plaque de métal tixée au canon, ot los crans de mire mootles, c'est-à-dire établis dans un curseur qui peut monter plus ou moins lo long de la planchette do la hausse pour permettre do pointer aux grandes distances.

CRAN (mt'me orig. que carëne) n. m. Action do caréner. Il Mettre un vaisseau en cran, Le mettre en carène, le radouber.

Cranach (Lucas), dit TAncien, peintre et graveur allomand, né à Cronacli flat. Cranacha), ville do la H:iuto- Franconio, en 1472, mort à AVeimar eu 1553. Son véritable nom do famiUo était non pas Sunder. comme on l'a cru longtemps, mais MOLLKR. Il fut, dès 1500, peintre de l'électeur de Saxe, Frédéric le Sage , qui le combla d'honneurs. En 1509, sur l'ordre de Frédéric, il parcourut les Pays- Bas. Etant à Malines, il lit lo portrait du futur empereur Charles- Quint, alors âgé de neuf ans. Mais il dut revenir pour prendre part au pèlerinage que fit à. Jérusalem l'électeur Frédéric. Ce voyage dura dix ans.

Rien ne reste des études ou tableaux que Cranach avait rap]Jortés de Palestine.

Nommé bourgmestre en 1519, il se lia étroitemont avec Martin Luther, dont il lit plusieurs portraits. Frédéric le Sage venait de mourir. Cranach trouva encore un ami dans son successeur, Jean le Persévérant. Mais il aima surtout Frédéric le Magnanime, qui monta sur le trône après la mort de Jean, ot il le suivit de prison en prison, quand la bataille de Muhlberg l'eut rendu captif de Charles-Quint. En 1552, le prince, redevenu libre, fit son entrée à Weimar, ayant Cranach à sa droite. Mais, déjà bien vieux alors, l'artiste ne tarda pas à mourir, à l'âge do quatre-vingt-un ans.

Cranach ressemble à Durer par sa libre intelligence de la nature, et sa manière fine et légère d'appliquer le coloris, tout en obtenant des tons vigoureux; mais il s'en distinguo par une sérénité naïve et enfantine, aussi bien que par une grâce suave et presque timide. Il brille surtout dans les visages de femmes. Les jius de ses corps de femmes, les Eve, les Lucrèce, sont des morceaux fort délicats. Enfin, il a trouvé dans le monde fantastique les sujets do plusieurs chefs-d'œuvre.

Son œuvre est immense : le premier morceau qu'il a signé est sans doute le Martyre de sainte Catherine (1506) [Berlin]. A Wittemberg, citons : les Dix commandements, daté de i:>i6; /a Cène,; /e 5a/)fême, administré par Mélanchthon : la Confession ; à Meissen, le Crucifiement, le Sacrifice d'Abraham et le Miracle du serpent d'airain; à Weimar, Jésus crucifié, Jean- Baptiste, le Messie vainqueur de la mort. Dans le genre fantastique, citons le Chevalier entre les deux roules (WOrlitz); puis Diane et Apollon au milieu d'une forêt lugubre (Berlin). La même galerie possède encore la Fontaine de Jouvence, datée de 15ÏÔ. Les tableaux de Cranacb sont encore nombreux à Dresde, Berlin, Carisrube, Gotha, Munich, Naumbourg, Prague, etc. Cranach l'Ancien a été, en outre, un admirable dessinateur do portraits, en même temps qu'un graveur de premier ordre. Il faut se garder de le confondre avec .son fils, Lucas Cranach le Jeune (né en 1515 à Witlomborg, mort en 1586 à Weimar), qui a travaillé, avec un talent brillant et superficiel, dans la manière de son père et d'Albert Diirer.

CRANAGE [naf) n. m. En horlogerie. Opération consistant ù faire disparaître les bavures qui restent après avoir taillé les dents dune roue, il Action de cranor ; résultat de cette action ; état d'une roue cranéo.

CranaOS. Mytb. gr. Roi légendaire de l'Attiquo, contompi)r;iiii du déluge de Doucalion. Successeur do Cécrop.s, il fut renversé par Amphictyon.

Cranborne, ville d'Angleterre (comté do Dorset), près de la forêt de Cranborne ; 2.350 bab. Eglise gothique ; château, anciciuio résidence royale.

Cranbrook, ville d'Angleterre (comté do Kent), sur lo Crâne, suus-afflucnt du Medway ; 4.300 hab. Marché do grains et do houblon ; tissage do toiles. Cette ville fut longtemps lo centre du commerce des draps on Angleterre ; los premières fabriques y furent établies par les Flamands, sous le règne d'Edouard III.

Cranbrook (Gathorno IUrdy.

vioiiitci , homme poliiique anglais.

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