‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 417 sur 870 · V. IlAKhY · texte numérisé non relu

V. IlAKhY

CRANCEUN (de l'allem. krànzltin.

potiio couronne) n. m. Archéol. ot blas. Figure héraldique, qui est un fragment do couronne à lleurons posé en bande.

(Lo crancelin est une pièce d'armes allemande; on la trouve comme telle dans les armes de Saxe.) l.Ou écrit aussi cancerlin.] Il Coifi'ure du xvi' siècle on forme do diadème, ajourée, avec ornemenis do perles, plumets, etc.

CRANCHIE ou CRANCHIA n. f. Genro de mollusques céphalnpodpv, lypo do la famille des cranckiidés, comprenant de» formes A corps on bourse, volumineux, avec petites nageoires placée» ù, Bon oxirémitû postériuure, et

D'a/.iir an crancolln d'argent.

entonnoir muni d'une valvule. (On connaît trois espèces do cranchios, habitant les mers ues Antilles ou de TAfrique .■accidentale \cranchia scabra],)

CRANCHIIDÉS n. m. pi. Famille do mollusques céphalopodes dihraneliiaux, sous-ordre des octopides, caractori^ée par une l)rido musculaire unissant lecurpsâ la tétc.ot deux Ijridos ligamenteuses unissant l'entonnoir au corps; par la brièveté dos nageoires, la petitesse do la tôto à gros yeux saillants. (Los cranchiidés comprennent doux genres : cranchia ot loligopsis.) — Un cranchhdb.

GRAND {/cran) n. m. Ane. dr. Sûreté fournie, gage, garantie, ii Objet prêté.

CRÂNE (du gr. kranos, casque; formé de karênon, tête) n. m. Anat. Boîte osseuse qui renferme le cerveau, chez l'homme et les animaux vertébrés : Fendre le CRÀNt: à quelqu'un.

— Fig. Intelligence, il Fam. Avoir le crâne étroit, Avoir peu de cervelle, peu d'intelligence.

— Bot. Espèce de lycoperdon ou de vesse-de-loup. •

— Encycl. Anat. Chez l'homme, le crâne est une vaste boite ovoïde, qui constitue la partie supérieure et postérieure de la tête. En bas et en arrière, elle repose sur la colonne vertébrale, qu'elle continue; l'articulation des coiidyles occipitaux avec l'atlas et l'axis permettent à la

tête les meuve-

raents les plus variés. En avant, la boîte crânienne supporte les os de la face.

Le crâne est formé par l'assemblage de huit os juxtaposés:

quatre sont impairs et médians, constituant la base ainsi que les deux faces antérieure et postérieure. En allant d'avant en arrière, on trouve le frontal, qui surplombe les cavités orbitaires, l'ethmoide, le sphénoïde, l'occipital. Le temporal de chaque côté s'enclave par son rocher entre l'occipital et le sphénoïde. Les deux larges pariétaux surmontent tout l'édifice et forment la plus grande parlie de la voûte.

Ces huit pièces sont unies de la façon la plus intime. Leurs bords sont hérissés de dentelures profondes, qui s'engrènent

les unes dans les autres suivant un modo d'articulation tout spécial, dit « suture écailleuse ». La partie supérieure du crâne est lisse, arrondie, recouverte seulement par le cuir chevelu; la face inférieure ou base, dissimulée par lo massif facial, est beaucoup plus irrégulièro et compliquée. En arrière, on trouve lo trou occipital, qui fait communiquer le crâne avec la cavité rachidienne. Plus en avant, la base est semée d'orifices nombreux et d'importance diverse. Par les plus considérables, les canaux carotidiens, les golfes jugulaires, se font l'apport du sang artériel et le retour du sang veineux. Les autres, disposés symétriquement, laissent passer les douze paires des nerfs <:raniens.

Vue par sa face interne, la vovUo crânienne présente de larges gouttières, qui correspondent aux sinus veineux, et do profonds sillons creusés par les artères de la duremère. La base est divisée en trois excavations superposées do haut en bas et d'avant en arrière, à la façon des marches d'un escalier. L'étage antérieur ou frontal est limité en arrière par la saillio des petites ailes du sphénoïde. La fosse moyenne, sphéno-tomporale, est séparée parle bord supérieur du rocher do la fosse postérieure, dite aussi occipitale ou céré'..elleuse.

Théorie vertébrale du crâne. L'encéphale est la continuation de la moelle épinière ; il est logique de penser que la cavité crânienne qui l'abrite est la continuation do la colonne vertébrale. Depuis Gœtho ot OUen, on considère ordinairement lo crâne comme formé par quatre vertèbres très dilTéronciées, surtout chez l'homme. Cependant, la théorie vertébrale n'est pas admise sans conteste.

Développement. Lo crâne apparaît dj très bonne heure comme les vésicules cérébrales qu'il doit envelopper. Sa formation précède do beaucoup celle do la face. Aussi l'ébauche crânienne semble énorme sur los embryons. Le pariétal, la portion squameuse du temporal, l'écaillé do l'occipital ne passent pas par la phase cartilaçineuso; do nombreux points d'ossification apparaissent directement sur la membrane primitive. Celle-ci, d'ailleurs, n'est pas encore complètement ossifiée à la naissance ; il reste des segments souples et fibreux appelés fontanelles. Deux d'entre elles, situées sur la ligne médiane, sont constantes et caractéristiques : elles donnent au cours do raocouchomonl â la boite crânienne la flexibilité et la souplesse nécessaires pour traverser la filière génitale.

Physiologie. Le crâne do l'adulte présente dos qualités bien spéciales do solidité et d'élasticité. Ses parties constitutives sont incurvées ot engrenées entre elles. Elles olTront une grande résistance aux pressions, â la façon dos voûtes. La base du crâne, semée d'orifices, est heureusement consolidée de chaque c6lé par les trois controforis qui la divisunt en trois étages.

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