‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 425 sur 870 · NISTE · texte numérisé non relu

NISTE

CRÉ intorj. Fam. et pop.

Abréviation do sacré , qui s'emploie dans quelques jurons, comme cre coquin, cré 7iûm, etc.

GRÉABLE adj . Qui peut furc créé : Etre créable.

CRÉAC n. m. Pêch. V. crat.

CRÉADIER ((fiVj u. m. En T.

do p^ch., Espèce de filet sans I)Oche ou manche centrale.

CRÉADION n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famillL* des sturnidés, comprenant des étourneaux à bec plus long que la tête, avec les bords com-

ÏS^3Q^5=>

Cr^iadion.

primés, oblus; à nueue longue et ronde; à tarsos hauts. (Los créadions hauitout la NouvoUeZôlando; on on connaît doux espèces. )

Creagh, bourf? d'Irlande (prov. de Munstor [comté do Curk j), sur le llcuve côtior lion : y .-ioo hab. — Huurg d'Irlande (prov. do Connaug:ht [oomtti Uo KosconiniunJ}; 1.900 hab,

CRiANCH {kré-anss — du \at. entière, croire) n. f. Foi, croyanco ; 'Jimiui les vices nous quittent , nutts nous flattons lie hi CRKANCH que c'est nous qui ies quittons. (La llochof.) [Vieux.]

— Flç. Crédit qui attire la confiance, qui fait que Ton croit : Perdre toute créance. (Pascal.)

— I/ors de créance. Invraisemblable, il Donner créance, Ajouter foi. — Rondro croyable : Son caractère donne CRÉANCE à ses paroles. (La Bruy.)

— Comm. Lettre de créance, Lettre do crédit qu'un banquier ou un négociant donne à un voyageur pour qu'il ])uii.so loucher do l'argent sur le vu do cetto lettre : Avoir des LKTTUba Dii CRÉANCE sur JVaples, sur Hambourij.

— Diplom. Instruction secrète qu'un souverain donne ù son ministre pour traiter avec un autre souverain, il Lettre de créance. Lettre qu'un ministre ou un ambassadeur remet au souverain vors lequel il ost envoyé, pour so faire accréditer auprès de lui.

— Dr. Droit d'exiger l'exécution d'une obligation, ot particulièrement le payement d'une somme d'argent : Créance commerciale, litigieuse, ti Dette active, fondée sur un titro : Créance certaine, il Titre même de la dette : /tacheter une créance, il Créance chirographaire, Celle qui résulte d'un acte sous seing privé ou autlientique, ne conférant pas hypothèque, li Créance /lypothrcaire. Celle qui résulte d'un" titro qui emporte hypothèque, tl Créa?ice priL'i/t'f/it'e, Celle à laquelle la loi accorde une préférence sur les autres créances, dans l'ordre des payements, il Créance ordinaire. Celle qui n'est point privilégiée, il Créance solidaire, Celle qui appartient en commun à plusieurs personnes, dont une seule peut exiger la totalité, sous toute garantie de recours pour les copartageants.

— Fauconn. Ficelle ou filière avec laquelle on retient l'oiseau qui n'est pas encore bien assuré, il Oiseau de peu de C7'éance, Oiseau peu sûr, ou qui est sujet à s'essorer.

— Mar. Mouiller en créance. Faire porter l'ancre d'affourche avec tout le câble par la chaloupe, qui, l'ayant mouillée, rapporte à bord le bout du câble.

— Véner. Chien de bonne créance. Chien sur lequel on peut compter à la chasse.

— Syn. Créance, croyance, foi, opinion. Créance diffère do croyance par la généralité de sa signification; il n'exprime jamais une croyance particulière, mais une croyance

fénéraleou indéterminée quant aux personnes qui croient, .a croyance est une persuasion déterminée par l'examen do la chose â croire, par les caractères de vérité qu'on y trouve. La foi est une persuasion, une soumission do l'esprit inspirée par la confiance; ce mot convient surtout quand il s'agit du dogme et des choses révélées, h'opinion est une eroyance ou plutôt une tendance â croire toute personnelle ; quand le mot s'applique à tout un peuple, il annonce (luolque chose d'essentiellement mobile ; Vopinion publique uédaignera demain ceux qu'aujourd'hui elle préconise.

— Enctcl. Dr. Une créance, dans l'acception la plus générale, étant le droit d'exiger l'exécution d'une obligation, implique nécessairement celui d'employer au besoin, contre le débiteur, les moyens coerci tifs légaux. La créance est corrélative de l'obligation. Le débiteur doit livrer la chose, exécuter l'acte, ou s'abstenir d'un fait. Lo créancier a le droit d'exiger soit la livraison de la chose, soit l'exécution du fait, soit l'abstention de faire. Créance et obligation, créancier et débiteurs sont les deux termes inverses d'un même rapport juridique.

Le mot 11 créance », dans la langue juridique, n'est pas souloment le droit d'exiger le payement d'une somme d argent : ce mot y correspond également au droit d'exiger la prestation d'un fait positif et même d'un fait nég;atif consistant dans une abstention. Les créances appartiennent à la classe des droits personnels. Elles no se.vercent, en effet, que sur les personnes liées par les obligations qui y correspondent. V. obligation.

Créances, comm. de la Manche, arrond. ot à 2i kil. de Coutances. près de l'embouchure do l'A^; 1.966 hab. Culture maraîchère. Ancien comté du xvii* siècle.

CRÉANCIER (si-é), ÈRE n. Personne â oui il ost dû de l'argent, ou quelque chose susceptible dévaluation en argent : Etre poursuivi par ses créancikrs.

— Adjectiv. : L'hydre CBÉANciiiRE. (La Fontaine.)

— Fig. Personne qui a quoique droit, qui retire quelque avantage, quelque profit : Les cultivateurs sont les créanciers (le la terre. La religion nous montre dans les pauvres des cRÉANciiiRS et des Juges. (Maury.)

— Anton. Débiteur.

— Encvcl. Dr. V. créance, obligation.

CRÉASOTE n. f. Autre forme du mot créosotb. Creasy (sir Edward She[)herd), magistrat anglais, né à

lioxloy (Kent) en 1812, mort on 1H78. Il so fit surtout connaitro par divers travaux historiques. En 18(10, il fut appelé au poste do premierjugo à Ceyian, où il resta jusqu'à isir.. Nous citerons, parmi ses ouvrages : Origine et progrès de la constitution anglaise (1831) ; Histoire des Turcs Ottomans ; Quinze batailles décisives du moJic/c (1851) ; Histoire de l'Angleterre (I8G9 et années suiv.); the Impérial and Colonial Institutions of the Hritisk Empire, including Indian institu- /ïo«4' (1872) ; First Platform of international Laxc{\'il(i) ; enlin, une nouvcllo, the Old Love and the New,atale of Athens. CRÉÂT (Art'-a — do l'ital. creato, mùmo sons) n.m. Manèg. Sous-êcuver dans une ccolo d'cquitation, un manègo.

— Pc-h. V. i;KAT.

CRÉATEUR, TRICE (du lat. Creator, trix, mémo sens; do creare, créer) n. Celui, ccllo qui crée, qui tire du néant, ot. absolum., au masc, Dieu : i\ou8 perdons, par notre faute, une partie, et la plus grande, des bienfaits du Ckéa- TEDH. (Sto-Bouvo.) Il Ileccmir son Créateur, Communier. (En ce sens, lo mot prend un grand C, toutes les fois que, employé substantiv., il désigne Dieu d'une façon absolue ot personnelle.) il Inventeur ou premier autour : Corneille fut parmi nous le créateur ï/e ta tragédie. (Volt.)

— Fig. Premier modèle : La méthode de Descartes est la CRÉATRICE de la philosophie. (Thomas.) il Source, origine : La beauté est la créatrice de l'amour. (Lacord.)

— Adjectiv. Qui crée, qui a créé : Le Dieu créateur. Il Qui sert, qui a servi ù la création : L'art est pour l'homme

ce qu'cêt en Dieu la puissance CRéwRicu. (Lamonn.) ..

— Fig. Qui invente, qui fait le premier : IVul n'est cbéateur sans i»ia/;j»ia(io«. (Dollfus.) il Propre à inventer : Le génie est essentiellement créateur. (M""" de Staol.)

CRÉATIANISME (si-a-nissm' — do création, et du lat. anuna, ânio) n. m. Théol. Opinion de ceux qui croient que Diou crée chaque âme au moment do la conception.

— Enlycl. La distinction do l'âme et du corps est un dogme de foi catholique ; mais la question do l'origine do l'âme a été, dans les premiers siècles, diversement résolue par les docteurs. Ôrigène admettait, à la suite de Platon, une sorte de préexistence des âmes dans lo sein do Dieu; son opinion a été condamnée. D'après Tertullien, l'î^mo do l'enfant serait engendrée spirituellement par l'àmo de son père et celle de sa mère : c'est lo système nommé traducianisme. Saint Ambroise suppose que toutes les âmes humaines ont été créées eu même temps que celle d'Adam. Mais saint Léon le Grand mit fin aux discussions on émettant l'opinion (Ep. XV) que Dieu crée chaque âme humaine au moment précis où est conru lo corps qu'elle doit animer et vivifier: c'est le système (jui

fierté le nom decréatianisme. Il a été adopté par les théoogions du moyen âge, et, sans faire partie du dogme, il est actuellement enseigné dans toute l'Eglise catholique. CRÉATIF, IVE cdj. Qui a la vertu do créer : Force créative.

CRÉATINE (du gr. kréas, atos, chair) n. f. Chim. Principe immédiat contenu dans la chair d^s animaux.

— Encvcl. La substance cristallisable à iaquelle on a donné ie nom do créatine a été découverte par Chevreul dans le bouillon ; elle existe dans la chair des animaux. Par les métamorphoses qu'elle subit, cette matière se rattache aux combinaisons cyaniques. Les muscles des différents animaux en renferment des proportions diverses ; la viande grasse en renferme moins quelaviinde maigre. Elle a pour formule C'H'Az'O', et cristallise en prismes incolores et nacrés; elle est sans odeur ni saveur. Elle est très solublo dans l'eau bouillante, qui la laisse déposer par lo refroidissement. La créatine peut être rec rée do l'extrait de viande do Liebig; il suffit de dissoudre l'extrait dans le double de son poids deau, de précipiter par le sousacétate de plomb et d'évaporer le liquide jusqu au volume primitif de l'extrait ; la créatine cristallise.

Créatines. On désigne sous le nom générique de créa- ^me5 tous les composés qui ont une constitution comparable à la créatine. On les obtient en abandonnant â ellemême une solution aqueuse de cyanamide et d'un acide amidé, additionnée d'un peu d'ammoniaque. Chaque créatine, en perdant une molécule d'eau, donne une créatinine correspondante.

CRÉATININE (rad. créatine) n. f. Chim. Matière qui existe dans la chair musculaire et dans le sang.

— Enctcl. Cet alcaloïde organique, découvert par Liebig, est le produit do la transtormation que subit la créatine lorsqu on la soumet â l'action des acides minéraux, et qu'on lui fait perdre ainsi une molécule d'eau :

C'H'Az'O' C'IPAz'O

' créatine. créatinine.

L'urine de l'homme, du cheval et do beaucoup de mammifères renferme de la créatinine en quantiie variable avec les états physiologiques et pathologiques de l'individu. Cette substance existe aussi dans lo sang et les muscles. Elle cristallise de sa solution aqueuse chaude sous des formes monocliniques. Elle est beaucoup plus soluble dans l'eau et dans l'alcool que la créatine. Elle est alcaline, possède une saveur caustique ; elle est précipitée de SOS solutions par l'acide picrique. Elle donne avec le nitrate d'argent un nitrate d'anjent et de créatinine parfaitement cristallisé. La créatinine se produit lorsqu'un liquide renfermant do la créatine vient à se putréfier.

CRÉATION [si-on -~ lat. creatio, même sens) n. f. Action de créer, de tirer du néant : Cbéation de l'homme. Il Se dit absolument de l'acte divin qui, d'après un certain nombre de systèmes théologiques ou philosophiques, a tiré le monde du néant : Moise est Ihistorien de la création. (Acad.)

— Par ext. Ensomblo des êtres créés : Les merveilles de

la CRÉATION.

— Fig. Invention, découverte : Toute création n'est qu'une combinaison. (DeGérando.) il Premierétablissemcnt, fondation : Création d'un nouvel emploi, ii Premier emploi : La CRÉATION d'un mot, d'un usage, d'une mode. Il Supposition, action d'imaginer : Les créations d'un romancier,

— Liltér. et b.-arts. Œuvre originale : Les CRÉATiONSofc l'art deviennent, avec le temps, des réalités pour la foule. (Ampère.)

— Théâtr. Fait d'être le premier à jouer un rôle, n Première représentation d'un ouvrage dramatique : A la CRÉATION du Festin de Pierre, Molière joua Syanarelle.

— Anton. Destruction, anéantiSBement.

— Encvcl. Phil. On définit, en métaphysique, laicréation l'acte incompréhensible par lequel Dieu produit lo inondo ot lui donne une existence séparée. Pour éviter les malentendus ot conférer au mot toute sa valeur, on dit très souvent : création ex nihilo (de rien). Par lâ on dit que Dieu a créé lo monde de rien. Cetto expression no prétend donner aucune idée positive d'un acte qui dépasse roniendemont. Mais ollo exclut radicalement doux autres conceptions : lo dualisme, d'après lequel Dieu aurait fait le monde d'une matière préexistante ; lo panthéisme, d'après lequel Dieu aurait fait lo monde de sa propre substance, dont les choses no seraient que lo développement. L'idée pure de création n'a existe dans prcs«{uo aucune religion do l'antiquité : lo judaïsme so proseuto à cet égard comme une exception remarquable. En Grèce, les premiers philosophes no spéculaient (luo sur la niaiiùro dont l'univers est tait. L'opposiiion de l'idéo do création â colle dévolution a commencé avec les deux philosophes do Cla/omèno, Ilermotime et Anaxagore; encore est-ello assez vague. Lo système do Platon ost invoqué à la fois par los partisans do la création et par leurs adversaires. Celui d'Aristoto, contraire â la création par plusieurs détails ot on particulier par l'affirmation do l'éternité du monde, a fourni au créationismo son principal argument par sa théorie do la nécessité d'un premier moteur et do l'impossibilité do remonter ù l'infini do cause on cause. Lo dogme chrétien assure ensuito la fortune do l'idéo do création, nui trouve au moyen âgo son principal contradicteur dans l'averroïsme. Descartes soutient, avec la liberté absolue do Diou, la création ex nihito. i^pinoza la combat. L'Mbniz l'admot, mais son système peut êtro intorprétô

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