V. Huoo
Crèche d'écurie
— Constr. Maçonnerie entre deux files de palplanches, descendue plus profondément que le surplus de la fondation, pour préserver un ouvrage Hydraulique des filtrations.
U Crèche de pourtour. Enceinte double de pieux remplie de maçonnerie, autour d'une pile do pont.
— Mar. Sorte d'établi où se trouvent fixés, dans une corderie, les divers peignes qui servent tant à dégrossir le chanvre qu'à l'affiner et à le mettre en peignons.
■ — Encycl. Hist. rel. On lit dans l'Evangile do saint Luc (II, 7, 1(3 et suiv.) que l'enfant Jésus fut déposé, lors de sa naissance, dans une crèche; c'est là qu'il reçut la visite des bergers guidés par les anges. Cette crèche devmt, dès les premiers temps, l'objet du culte des chrétiens à Bethléem, où on la cooservait. Transportée à Rome au VII* siècle, d'après Benoît XIV, avec quelques fragments des roches de la grotte de Betlilêem, ollo fut placée dans la basilique libérienne à Sainte-Marie-Majeuro, où on la voit encore aujourd'hui. Pendant l'année, elle est renfermée dans un reliquaire d'argent et déposée dans une galerie souterraine. On l'expose publiquement à la vénération des fidèles le jour de Noël. Elle est en bois, de forme rectangulaire : un côté a été fortement dégradé par le temps.
C'est dans la vie de saint François d'Assise qu'on trouve le premier exemple d'une représentation matérielle du mystère de Bethléem. Saint François, quittant Rome, ordonna à un pieux gentilhomme nommé Jean de dresser dans la vallée de Greccia une image de la crèche entourée de personnages représentant la sainte Vierge, saint Joseph, les bergers et les mages. Les années suivantes, les religieux franciscains tinrent à honneur de suivre l'exemple donné par leur fondateur, et peu à peu l'usage s'introduisit, durant le moyen ûge, d'établir dans toutes les églises, au temps de Noël, des crèches où repose un enfant Jésus en cire, entouré d'images de la sainte Famille et de ses visiteurs.
— Admin. Etabltsseiyients de bienfaisance. On donne parfois le nom de crèches aux salles des hôpitaux destinées à recevoir les enfants en bas âge ; mais ce nom s'applique plus spécialement à des établissements privés ou municipaux, dans lesquels on garde les enfants de moins de trois ans. Les crèches permettent aux femmes que leur travail appelle hors de leur domicile de continuer de gagner leur vie et celle de leur enfant. Elles fonctionnent de la manière suivante : les mères apportent leur enfant, le matin, à une heure déterminée, et le reprennent, le soir, à une heure également fixée. Elles ont le droit de venir dans la journée, soit pour allaiter leur nourrisson, soit pour lui donner le biberon. Si la mère ne peut venir, on nourrit l'enfant au biberon ou, s'il est sevré, au moyen des aliments apportés par la mère.
Ces établissements, d'abord dus à l'initiative privée, ont reçu de certaines municipalités de grands encouragements.
Le fonctionnement des crèches fait l'objet d'un décret du 26 février 1862 et d'un arrêté ministériel ùu 20 juin suivant.
Les parents rétribuent les soins donnés aux enfants ; à Paris, le prix pour la garde d'une journée varie de 10 à 20 centimes.
Crèche (la) ou la Nativité de Jésus-Christ. V. Nativité.
GrÉCHES-SUR-SAÔNE, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à "kilom.de Mâcon, près de la Saône; 1.253 hab.Ch.def. P.-L.-M. Eaux minérales. Eaux-de-vie, vins, farines.
GRÉCHET {ché) n. m. Nom vulgaire du motteiix.
CRÉCISE {siz') n. f. Instrument que l'on emploie pour la construction des fourneaux et des pierres factices.
CRÉCY {si) n. f. Variété de carotte : Cultiver la crëcy. Il Soupe ou purée faite avec ce légume : Manger une crëcy.
— Adjectiv. : Potage crécy.
CrÉC Y-EN-BRIE, ch.-l. de cant. de Seine-et-Marne, arr. et à 15 kil. de Meaux, sur le Grand Morin ; 865 hab. Ancienne châtellenie des comtes de Champagne, Crécy fut, au moyen âge, entouré de forts remparts, dont subsistent encore deux tours. — Le canton a 22 comm. et 9.981 hab.
CrÉCY-EN-PONTHIEU, ch.-l. de cant. de la Somme, arrond. et à 19 kilom. d'Abbeville, sur le fleuve côtier la Maye ; 1.592 hab. Brasseries, corroiries, serrurerie, tanneries. Cette localité posséda jadis un château qui reçut la visite de plusieurs rois et dont il ne reste plus la moindre trace. Une charte de commune avait été ootroyéo à Crécy, en 1194, par le comte de Ponthieu, Guillaume Talvas. Patrie du cardinal Jean Lemoine. Près de ce bourg fut livrée, le 26 août 1346, la bataille de Crécy (v. l'art suiv.). — Le canton a 23 comm. et 9.992 hab.
Crécy ( BATAILLE de). Débarqué à Saint-Vaast-la- Hougue lo 12 juillet 1346, Edouard III, après une marche dévastatrice à travers la Normandie, s'était heurté (14 août), à Pûissy, à l'armée rassemblée en hâte par Philippe VI, et, fuyant devant un ennemi supérieur, avait filé par le Beauvaisis. Philippe pensait l'acculer entre ses troupes et la Somme, dont tous les passages étaient gardés ; Edouard, guidé par un paysan (Gobiu Agache). s'échappa par le gué de Blanchetaque (trois lieues d'Abbeville), en vain défendu par Godemard du Fay (24 août). A Crécy, résigné à attendre le choc des Français, il prit une forte position sur les hauteurs qui dominent la vallée des Clercs, La rencontre eut lieu le 26. L'orgueil des chevaliers français qui, malgré leur fatigue et l'heure avancée, ne voulurent pas attendre au lendcniain pour engager la bataille, le soleil qui leur donnait dans les j^eux, la mauvaise linmeur des archers génois jetés au premier rang, lo désarroi causé par la défaite do ces auxiliaires qui, do leurs arcs détrempés, ne pouvaient riposter ù l'adresse des 3.500 archers d'Edouard et qu'ert"rayèront les canons anglais plus bruyants que terribles, le défaut de direction ctTabsencu de discipline amenèrent un désastre. L'armée française fut taillée on pièces : onze princes, parmi lesquels le vaillant roi do Bohème. Jean l'Aveugle, et quatre-vingts bannorets furent parmi les victimes. Philippe VI, après des prodiges do valeur stérile, s'enfuit au château de La Broyo. puis à Amiens. Cette défaite, outre les pertes d'hommes et l'efl'ot moral produit, eut pour résultat d ouvrira Edouard le chemin do Calais, qui devait bientôt succomber.
GrÉCY-SUR-SERRE, ch.-l. de canton de l'Aisne, arr. et à 16 kil. do Laon, sur la Serre, affluent do l'Oise: 1.860 hab. Ch. de f. Nord. Crécy, pourvu d'une charte communale on 1180, fut, plusieurs fois, pris et pillé par lc> Anglaisauxiv" siècle.— Le canton a 20 comm. et 10.775 hab
CREDAT JUDSUS APELLA (Que le Juif Apella le croie), proviM-lio (|iici k's Latins iMiiployaiorit piiur oxprlmor qu'ils n'ajoiuaioiu pas loi aux parolos do quohiu'un. » A d'autres 1 » disons-nous dans lo mômo sons. (C est Horace, dans sa v satire du livre 1", le Vuyiu/e à llrindes, qui semble avoir lance cotte locutiou. Quant A la question de savoir si le Juif Apella existait rooUemout, qui il était, etc., oti si c'est un nom do fantaisie, on l'ignore : adhuc sub judice Us esL)
CRËDEMNON (((('m'-noii') n. m. Antiq. gr. Bandelette qui entourait la tôto, et dont les bouts restaient pendants. Il Couvorclo lie vase. Il Cr(Snoau de muraille.
CRÉDENCG (danss — du lat. credere, croire) n. f. Croyance. (Vieux.)
— Témoins de crédence. D'après la coutume do Normandie, Témoins déposant qu'ils croient qu'une chose est ou n'est pas.
CRÉDENCE [danss — de l'ital. credenza, môme sens ; proproni. confiance) n. f. Arcliéol. Se disait pour le buffet que l'on drossait, au raoïnont des repas, dans les maisons princiéros, et qui, placé au voisinage des tables, servait aux officiers de bouche à faire les essais. (Par ces essais, on s'assurait de la pureté des mets et de l'absence de poison.)
— Ebéuist. Second corps d'uD buffet plus ou moins sculpté et que l'on place au-dessus du buffet proprement dit.
Il Meuble do salle à manger, ofi sont déposés les objets qui doivent servir pendant lo repas.
— Liturg. Table placée à droite de l'autel, ou niche pratiquée du môme coté pour recevoir les burettes, le bassin, etc., qui servent â la messe.
— Enctcl. Archéol. Au xv" siècle, on disait faire crédence, pour faire l'essai, et, au xvi' encore, on appelait