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CLARTE

— Poétiq. Ciel, firmament, régions éthéréos : S'élancer des CLARTKS éternelles, ii Clarté du jour, du ciel, ou simplomont Clarté, Vie :

Mais où vous a-t-il dit qu'il reçut la clarté?

Molière.

— Fig. Eclat de la vérité, ce qui éclaire l'esprit : La géologie projette dans une foule d'autres sciences ses utiles CLARTÉS. (L. Figuier.) ii Intelligence, connaissances :

Je conseua qu'une femme ait des clartés de tout.

Molière.

(SoDS vieilli, au moins en prose.) ii Qualité de ce qui est facile à comprendre : La clarté est le premier mérite du stgle.

— Hist.rom. Votre Clarté, Titre lionorifiqueque l'on donnait aux représentants de l'empereur, dans les provinces.

— Optiq. On nomme clarté, dans un instrument d'optique, le rapport existant entre la quantité de lumière impressionnant l'unité de surface de rétine quand on regarde l'objet au moyen d'un instrument ou quand on le regarde seulement à l'œil nu.

— Syn. Clarté, lueur, lumière. Lumière est le terme le plus général; il désigne l'effet produit sur nos yeux sans y ajouter aucune idée accessoire. La lueur est une lumière faible et passagère, ou bien c'est un commencement de lumière. La clarté est une lumière durable et vive qui éclaire pleinement les objets et permet de les voir dans tout leurjour.

Glary, ch.-I. de canton du dép. du Nord, arrond. et à 20 kilom. de Cambrai ; 2.572 hab. Ch. de f. de Cambrai au Catelet. La ville de Clary était autrefois défendue par un château fort. — Le canton a 17 comm. et 35.y97 hab.

Glary, nom d'une famille de Marseille, d'où sont sorties deux reines. François Clary (1725-1794) eut neuf enfants : 1" Nicolas-Joseph (1760-1823), comte de l'Empire et pair de France ;2<' Joseph-Honork (1762-1764) ; S^Marie- Anne-Rose (1764-1835), mariée au baron Anthoine do Saint- Joseph; 40 Rose-Ldcie (1764-1784); 5" Justinien-François (1766-1794) ; 6» CATHERINE- HONORINE (1769-1843), mariée à Henri Blait de Villeneufve; 7° Marie-Julie (1771-1845), mariée en 1794 à Joseph Bonaparte; 8» Basile (1774-1781); 9oEugénie-Bernardine-Désiree(1777-1860), reine de Suède.

Glase, comm. de la Grande-Bretagne (pays de Galles [comté de Glamorgah]); 24.000 h. Mines de houille, de cuivre.

CLASMATODON {sma) n. m. Genre de mousses, de la famille des leskéacées, renfermant de petites plantes rampantes de l'Amérique du Nord.

CLASSE (lat. classis; do calare, appeler) n. f. Chacune des catégories entre lesquelles se partagent les citoyens, considérés au point de vue du rang social occupé par chacun d'eux. 11 no faut pas confondre la classe avec la caste. (V. ce mot) : Les classes laborieuses. La classe moyenne. Les classes privilégiées, il Catégorie d'individus ayant entre eux quelque analogie do mœurs, d'idées ou do fonctions ; La classe des écrivains, des artistes, il Catégorie basée sur lo mérite des personnes ou la valeur des choses : Un acteur de première classe. Du sucre de seconde classe. Il Catégorie fondée sur l'importance : Préfecture de première classe, ii Catégorie établie sur la nature des objets : Les monnaies de Cilicie forment, dans la numismatique , une classe à part. (Henan.)

— Pop. Endroit où les crochoteurs d'un quartier se tiennent, en attendant qu'on vienne leur donner de l'ouvrage.

— Classes de l'Institut, Catégories, au nombre do cinq des membres do l'Institut, établies d'après la spécialité à laquelle ils appartiennent. V. Académie française.

— .^dmin. miUt. Contingent des jeunes gens âgés do vingt et un ans qui, chaque année, sont recrutés pour le service militaire, et dos volontaires qui, devançant l'appel, s'engagent avoc co contingent : Etre de la classe de 1898.

Il Fam. ot absol. : Etre de la classe, Faire partie du contingent qui acliévo son service dans l'année où l'on est, qui vaôtro libéré. (Cette expression est également usiiée dans la marine.)

— Enseign. Chacun dos degrés établis dans les écoles, et guo l'on fait parcourir année par année aux écoliers : Faire toutes ses classes, n Dans les écoles secondaires, liasses classes ou Classes de grammaire, Classes allant do la huitiémo â la troisième inf;lusivomont. il Hautes classes ou Classes d'humanité. Seconde, rhétorique ot philosophie.

Il Cours que fait un professeur : Préparer sa classe.

tl Cours, onseignomont quelconque, écolo : Une classe de chant, il Ensemble des élèves qui suivent les mômes cours : Classe gui se mutine, ii Salle dans laquelle lo professeur fait son (-ours : lialaycr une classe.

— Ilist. nat. Chacune des grandes divisions d'un règne (\m se subdivisent on ordres dans les systèmes artificiels, en familles dans la méthode naturelle : L'homme seul fait une classe à part. (Bufï.)

— Mar. Ordre dans lequel sont distribués les matelots «t les gens do mer qui doivent leur servico ù l'Etat : Dés iGSl, on établit tes classes de la marine, et on divisa les habitants des côtes en plusinurs <;i,as«es gui deintient servir alternativement. (Chéruel.) tl Les classes, La totalité des marin» (pii doivent leur service à l'Etat pondant un cortuiii nombre d'année», n Marin des classes, Malolot provouant

de l'inscription maritime ; est mis par opposition à Engagé volontaire. Il Division des grades, (^uarti or-maître de seconde ot do premièro classe, i] Division des navires par dimensions dans la môme catégorie : Croiseurs de première, de seconde classe.

— Math. Classf d'une courbe algébrique. C'est le nombre des tangentes <iu'on peut lui mener d'un point donne. (V. PlOcker [/"«rmu/es dt:].)\\Classe d'une surface,\jQ nombre dos plaus tangents qu'on peut lui mener par une droite donnée : Les quadriques sont de deuxième classa, il Classe d'une surface développahle. Le nombre de plans tangents qu'on peut lui mener par un point, il Classe d'un complexe. V. COMPLEXE. Il Classe d'un connexe. V. connexion. Il Classe d'un ci/cle. V. cycle.

— Zool. Division fondamentale du règne animal, venant immédiatement la seconde après V embranchement, ot se divisant elle-même en ordres.

— Encycl. Admin. milit. Ce mot a un grand nombre d'acceptions militaires :

\° D'abord, hiérarch'-iuenient, il désigne des situations qui, tantôt correspondent à de véritables grades — comme })Our les contrôleurs, fonctionnaires de 1 intendance, médecins, pharmaciens, officiers d'administration, etc. — et, d'autres fois, il marque des degrés dans le môme grade. Ainsi, deux capitaines ou deux lieutenants : l'un de 1", l'autre de 2" classe, sont du même grade ; tandis que deux sous-intendants, deux médecins principaux ou majors, sont en réalité assimilés à des officiers de grades différents, suivant qu'ils sont de 1" classe ou de 2'.

La situation de soldat de /" classe, rétablie dans les différentes armes où elle avait été supprimée pendant quelque temps, ne donne plus droit, comme autrefois, à l avantage pécuniaire d'une solde un peu plus forte.

2" Le mot classe s'applique aussi à linstruciion, quand il s'agit des hommes de recrue qui font leurs classes, avant d'être considérés comme soldats suffisamment instruits pour être mobilisables en cas de besoin. On dit encore parfois, d'un homme de recrue qui « a terminé ses classes », qu'il est «admis à la 1" classe de ses instructions».

Autrefois, les hommes de recrue étaient réunis tous ensemble pour faire leurs classes, et constituaient ainsi ce qu'on appelait la c/a5.serf'm5iruc(/on. Aujourd'hui, les jeunes soldats font directement leurs classes dans leur compagnie, escadron ou batterie, sous la direction et la responsabilité de leurs capitaines respectifs.

3" Tous les hommes astreints au service militaire sont, au point de vue de leurs obligations, groupés par classes, c'est-à-dire par catégories, dont il existe deux sortes distinctes : la classe de recnitemetit, et la classe de mobilisation. La première est celle à laquelle un homme appartient par la date de sa naissance et avec laquelle il tire au sort. Chacun peut trouver la sienne en ajoutant vingt unités au millésime de l'année dans laquelle il est né.

Mais, tout en continuant à. faire toujours partie de la même classe de recrutement, beaucoup d'hommes sont, au point de vue de la mobilisation, classés dans une autre, parce qu'ils ont accompli leur service militaire, soit par anticipation (comme encrages volontaires), soit tardivement (par suite de désertion, par exemple), ou bien encore parce qu'en raison de situations particulières, l'époque où ils devaient faire certaines périodes d'instruction comme réservistes se sera trouvée modifiée, etc.

Dès lors, un homme est considéré, au point de vue de ses obligations militaires, comme appartenant à une autre classe de recrutement, qui est dite sa classe de jnobilisation ; c'est celle avec laquelle il doit marcher, d'après les années de service par lui accomplies, ainsi qu'il est dit sur son livret matricule, où, le cas échéant, il est toujours fait mention dos deux classes de chacun.

Voici comment sont réparties, par la loi du 19 juillet 1892, les vingt-cinq classes de recrutement qui sont à la disposition de l'autorité militaire : les trois plus jeunes constituent l'armée active ou sa disponibilité. Los aij' suivantes forment la réserve de l'armée active. Puis viennent six classes composant l'armée territoriale, ot les six dernières qui sont la réserve de l'armée territoriale.

4« Enfin, il y a deux classes do places fortes. V. classement,

— Pédag. Classe enfantine. Ecole enfantine. V. école.

— Polit. V. SOCIÉTÉ.

— Zool. L'embranchement des vertébrés se divise on cinq classes : poissoris. amphibiens, reptiles, oiseaux, tnammifères. La division immédiate de la classe est la sous-classe. La classe dos poissons comporte six sous-classes : leptocardiens, cyclostomes, chondroptéryqiens, ganoides, téléostéens, dipnoiques. Linné, le premier, divisa les animaux on classes ; il répartit lo règne animal on six classes, qui étaient pour lui les divisions principales, car il no fonda pas les embranchements; ceux-ci sont dus à Cuvier. V. classification.

CLASSEMENT (mrtn) n. m. Action de classer, do ranger

par catégories : Classement de livres, de papiers, de langue. Il Ordre établi parmi les objets que l'on a classés : Un classement logique, commodt;.

— Art milit. Ensemble dos travaux annuels relatifs ù l'inscription dos officiers sur les tableaux d'avancement, dits aussi tableaux do classement. On donne aussi co nom aux commissions qui concourent à la confection do ces tableaux, on discutant ot appréciant les litres des candidate.

Lo môme mot s'applique aux tableaux de j)ropositiou pour la Légion d'honneur et la médaille militaire.

— Ch. do f. Voies de classement. Celles sur Icsquollos on forme les trains. (Lo classoment propromont dit est l'opération consistant à placer sur les voies ci-dessus les voitures dans un ordre voulu, dans lo but do supprimer lo plus possible les manœuvres on cours do routo. Le classement complète, en quelque sorte, le triage.)

— Encycl. Art milit. L'organisation et lo modo de fonctionnoment des commissions do classement varient telJomont d'une année ù l'autre, qu'il serait impossible d'on donner un exposé exact complot. V. Franck (arniéo.)

On emploie aussi lo mot « classoment » pour désigner l'opération par laquelle une place forte est mise dans l'une des catégories ou classes dotorminéos par les décrets qui définissent la naturo et l'étendue ilos servitudes correspondant ti chacuno d'elles, ainsi quo los conditions do lour entretien, etc. Do là l'emploi du mot déclasaement quand il s'agit do décider la radiation d'une villo ou d'un poste du nombre dos points fortifiés, on oidonnant la démolition do SOS furtillcations.

JiO terme do •■ clas.somont a s'omploio encoro pour désigner los résultats dos concours do pointage ot do tir,

Classeur d'estampes.

Classeur de bureau.

institués chaque année dans l'artillerie et l'infanterie outre les pointeurs ot ti7'eurs.

CLASSER v. a. Distribuer par classes, par catégories : Linné osa former le projet de décrire et de classer tous les êtres de la nature. (Condorcot.)

— Mettre au nombre, au rang de : On classe les agents de change parmi les officiers ministériels.

— Admin. Classer un 7narin, L'inscrire sur le registre du quartier auquel il appartient.

Classé, ée part. pass. du v. Classer.

— Fam. et en mauv. part. Jugé définitivement : Il ne se relèvera pas de ce coup; c'est un homme classé.

— Cheval classé. Cheval que ses performances placent à la tète de sa classe ou de sa génération.

Se classer, v. pr. Etre classé.

Il S'élover jusqu'à : Se classer au premier rang.

— Anton. Brouiller, déclasser, mêler.

CLASSEUR n. m. Sorte de portefeuille à compartiments, où l'on classe des papiers par ordre de matière ou de date, n Appareil servant à trier le minerai uroyé et à le classer suivant la grosseur du grain, et qu'on appelle aussi classeub-trielr. (On divise les classeurs en trois catégories distinctes, suivant que ces appareils font usage de l'eau, du vent, ou de l'attraction par aimants.)

CLASSrAIRE(sièr'-dee/as- 5i>, flotte) n. m. Soldat de marine, dans l'antiquité romaine.

— Enctcl. Sous la républi-

3ue, on recrutait les soldats e marine parmi les citoyens de la dernière classe ; à leur défaut, parmi les affranchis, et, en cas d'urgence, parmi les esclaves, que l'on affranchissait sans doute, enfin parmi les alliés. Ces soldats étaient pou estimés. Ils recevaient la même part de butin oue les légionnaires, et probablement la même solde. Sous l'empire, on les recrutait parmi les provinciaux non citoyens romains, qui lo devenaient par ce fait. A terre, los classiaires étaient employés aux travaux de terrassement.'

CLASSICISME {sissm') n. m.

Système qui préconise exclusivement le style ou le genre des écrivains tie l'antiquité ou des écrivains français du xvii* siècle.

Les querelles du romantisme et du CLASSICISME soJit déjà loin de nous.

(Ch. Nod.)

Classiaire.

CLASSICO-ROMANTIQUE adj.

Qui tient â la fois du classique et du romantique : Le

style CLASSICO-ROMANTIQDE.

CLASSIGUM {kom') n. m. Chez les Romains, Signal donné avec une trompette, soit pour appeler les soldats, soit pour convoquer le peuple dans les comices, il Par suite, la trompette elle-même qui servait à donner ce signal.

ClasSICUS (Julius), général gaulois du i" siècle do notre ère. Il commandait, dans l'armée romaine, la cavalerie dos Trévires, lorsqu'il fit cause commune avec Civilis (70), ot devint un des principaux chefs do l'insurrection provoquée par ce dernier.

CLASSIFICATEUR u. m. Celui qui s'occupe d'établir dos classifications, ii /Vdjectiv. : Aristote, ce géiùe éminemment

CLASSIFICATEUR. (Uossl.)

CLASSIFICATION (si-o«) n. m. Action do distribuer par classes, par catégories. (Se dit surtout, dans les sciences, d'un système do divisions et do subdivisions établi parmi dos objets dont on veut faciliter ou régulariser l'étude) : La CLASSIFICATION des routes. Une bonne classification est indispensable en histoire naturelle.

— Classification naturelle, Classoment méthodique dos ôtros, fondé sur l'onsemblo do leurs caractères, ii Classification artificielle. Classement systématique des êtres, fondé sur uu seul de leurs caractères pris arbitrairement

Sour un signe distinctif. il Classification parallélique. Mode 0 classification proposé par Isidore Geonrov Saint-Hilairo, ot fondé sur ce tait que tous les êtres de la création appartiennent à. un type unic^ue, diversement modifié.

— Encycl. Pour généraliser los lois découvertes, la science a besoin d'avoir à sa disposition des groupes bien constitués qui lui permettent do concluro a un mdividu à tous los individus do co groupe. Quand il s'agit do connaitro non souloment dos pliénomènos et dos lois, mais des êtres ot leurs caractères distiuctifs, il faut encore quo l'esprit réunisse ensemble los êtres qui ont dos caractères communs. C'est lu le travail do la classification : il consiste à ranger dans dos groupes communs les êtres qui so ressemblent ontro eux, autant (ju'ils diffèrent des autres.

Il y a deux sortos do classifications. I>n classification artificielle consiste à classer los objets d'après un seul caractère, pris non parmi les plus importants, mais parmi los plus visibles. Do co genre est la classification Imtaniquo do Tournefort ; celte, aussi, do Linué. Le dictionnaire on ost lo type parfait. L'utilité do ces classifications est do retrouver rapidement uno observation au milieu do beaucoup d'autres.

La classification naturelle, au Hou d'ordonner seulement les connaissances aciniises, s'efi'orco do reproduire lo s^'stèmo do la naturo, Elto est d'autant meilleuro qu'elle son rapproche davantage. Dans cotlo vue, elle s'appuie sur lo plus gran<l nombro possible do caractères, à cluicun dosquels elle tAcho d'ailribuer sa valeur réello. Un problèmo essentiel est do distinguer los cuructèros dominateurs ot los caracièros subordonnés.

l>a clnssiticalion milurollo travaillodonc A nous otIVir un tableau dos lois do looxistonco ol de subordinaiiou ijui unissent entre eux los caractères des difi'éronts êtres, l os lois sont délonninéos : d'après Cuvior, nar los conditions d'oxistonco imposées à l'individu ; dnprôs Gooifroy Sniul-

GLASSIFICATOIRE — CLAUDE

Hilaire, par le type organique que réalise l'espèce. Eu d'autres termes, Cuvier les explique par le genre de vie de l'être où il les observe; Geoffroy Saint-Hilaire, par l'organisme des ancêtres de cet ôtre. Il semble que la théorie de l'évolution concilie ces deux points do vue.

Il n'y a pas de classification parfaite, parce que notre connai'ssance de la nature est très incomplète et parce que la nature elle-même semble parfois capricieuse. V. les

mots CARACTÈRE, ESPÈCB, GENRE.

— Bot. V. BOTANIQUE.

,, Comptab. Classification des comptes.'V. comptabilité.

— Entom. V. entomologie.

— Géol. V. ÂGE, GEOLOGIE.

— Miner. "V. minéralogie.

— Philos. Clussificalion des sciences. V. sciences.

— Zool. V. zoologie.

CLASSinCATOIRE [lo-ar') adj. Qui se rapporte à la classilicatioD.

CXASSIFIER (du lat. classis, classe, et ficare, pour facere, faire. — Prend deu-x i de suite aux deux prem. pers. pi. del'imp. do l'ind.et dusubj. prés. : ."Noiiscfossi/îioiis.yue vous ctassifiie:) v. a. Ranger par classes, par catégories : Classifier les connaissances humaines.

CLASSIQUE (rad. classe, les écrivains anciens ayant donné ce titre aux auteurs qu'ils mettaient en première ligne, dans la première classe) adj. Qui a rapport aux classes ; qui est à l'usage des classes, des écoles : Etudes classiques. Livres classiques, ii Qui s'enseigno dans les écoles : Le grec et le latin sont des langues classiques.

— Par ext. Se dit d'un ouvrage ou d'un auteur : 1° qui fait autorité en quelque matière ; 2» qui, par la pureté du style et du goiit, est devenu un modèle dans son genre, il Se dit d'une langue, d'un art, d'une époque littéraire ou artistique qui se trouve avoir atteint une grande perfection de goût et de pureté, ce qui rend nombreux les modèles de style produits à cette époque dans cette langue : Les époques classiques les plus remarqualiles sont : le siècle de Périclés, celui d'Auguste et celui de Louis A7 l . « Se dit particulièrement, et par opposition à romantique, de ce qui est fondé sur l'imitation de l'antiquité grecque et latine, telle surtout que l'ont pratiquée les écrivains du xvii* sièclc-

— Fam. Qui est conforme à la règle, à l'usage, aux principes : Connaître la manière classique de saluer, il Se dit aussi : 1° d'une chose ou d'une personne à laquelle une trop grande régularité donne quelque chose de compassé : Une beauté classique; 2» dune personne qui observe ponctuellement des règles de l'art quelle pratique : Carême était classique à son founieau. il Qui est passé dans les mœurs, dans les habitudes, qui est reçu et comme consacré : Le classique voyage de noces.

— Terre ou Sol classique, Pays considéré comme le centre, le foyer, la patrie d'une institution, d'un usage, d'une activé quelconque : La Grèce est la terrk classique des beaux-arts, il Absol. : Terre classique, Grèce ou Italie antique. -, , ,

— Comm. Ce mot sert à désigner certaines variétés de soies. (On dit, en parlant d'elles, des grèges classiques.)

— Techn. Se dit, en termes de tissage, de toutes les étoffes dont l'entente et les dispositions ne subissent pas de variations.

— n. m. Genre ou système des écrivains ou des artistes classiques : Le ci-assiquk et le romantique sont deux points de vue différents du beau réel. (Joutfroy-)

— Auteur ou livre ancien ou moderne que l'on met entre les mains des élèves pour être traduit, expliqué ou étudié par eux : Les classiques grecs, latins, français.

— Ecrivain ou artiste ancien dont les œuvres, universellement admirées, font autorité dans leur genre : Lire, Etudier les classiques, il Partisan de l'imitation des anciens, telle que l'ont recommandée et pratiquée les écrivains du xvn* siècle.

— Anton. Romantique.

— Encycl. Littér. Ud auteur classique (classicus auctor), dit Autu-Geile, est un auteur de première classe, de premier ordre. On voit que le mot a changé de sens en passant dans la langue iraoçaise. En effet, on dit souvent, en français, qu'un auteur classique est celui qu'on explique dans' les classes. Mais c'est trop restreindre la portée du mot ■ classique n . On peut dire qu'un ouvrage classique est un ouvrage qui approche le plus possible de la perfection de l'art. Mais qu'est-ce que la perfection en littérature? C'est d'abord le rapport adéquat du fond et de la forme, de la pensée et de l'expression. Dire de bonnes choses ne suffit pas : pour qu'elles soient immortelles, pour qu'elles deviennent classiques, il faut les dire bien. Cet équilibre entre le fond et la forme n'est-il point le caractère dominant des ouvrages qu'ont produits les siècles de Périclés, d'Auguste et de Louis XIV ? Il y a des peuples qui ne l'atteignent jamais et qui n'ont pas eu et n'auront jamais de littérature classique ; à ceux-là l'instrument a manqué : ils avaient peut-être le génie, mais n'avaient point l'art ; ils ne savaient point traduire leurs pensées, soit que la

, langue dont ils disposaient fût encore informe et gros- ' sière, soit que les procédés de l'art ne leur fussent pas connus. En effet, pour qu'une œuvre soit classique, il faut qu'elle ait paru dans un temps où la langue a atteint sa perfection : c'est une circonstance nécessaire. On peut reprocher aux âjgos dits <■ romantiques », d'avoir outrepassé la juste proportion du fond et de la forme. Ils no se contentent pas de l'expression simple, juste, qui répond exactement à. leur pensée. Ils veulent plus : ils veulent trop. C'est ce qui arrive à Lucain, à I^ope do Vega, à Byron, à Shakspeave lui-même, et, pour aller jusqu'aux auteurs contemporains, à V. Hugo.

L'équilibre de l'imagination et do la raison, et en général de umtGS les facultés, n'est pas moins nécessaire. Tel peuple, telle époque a eu l'imagination, mais n'a pas eu la raison : elle a enfanté beaucoup d'œuvres originales qui intéressent par endroits, mais qui no sont pas classiques, parce que l'imagination déréglée a présidé seule à leur production. C'est lo cas des vieilles épopées de l'Inde, du Aicfuibftârata, du Hàmàyana, etc. Le caractère dos époques et des littératures classiques, c'est do reconnaître la souveraineté du goftt. Le goût, c'ost-à-diro le sens du beau, de la proportion, de la mesure, n'existe pas dans les àgos de formation et n'existe plus dans les iges do décadence. Une autre préoccupation des écrivains classiques, c'est l'amour du vrai. Mais cette vérité qu'ils poursuivent, «era-co la reproduction exacte do la réalité, le réalisme ? Non. L'art et la littérature classiques consistent dans une

sage alliance de l'idéal et du réel, mais l'idéal seul ne suffit pas.

Il est rare qu'une œuvre immorale soit réellement belle, et, à coup sûr, une œuvre immorale ne sera jamais classique. Sans demander à l'écrivain d'être toujours un prédicateur, un moraliste, il faut l'avertir qu'il ne saurait être vraiment immortel en se complaisant exclusivement dans la peinture du mal.

Il faut, entin, qu'une œuvre soit nationale pour devenir classique, c'est-à-diro qu'elle reflète les idées philosophiques ou sociales d'un peuple. Une littérature qui se met trop servilement à l'imitation des étrangers ne saurait être classique. V. romantisme.

— B.-arts. Le terme de c/assi^i/e, appliqué à l'art, n'a pas la même précision qu'en littérature. Dans l'acception stricte du mot, il ne désigne guère que l'art issu de la réforme de David : celui-ci, rompant d'une part avec l'enseignement dit académique, se trouva bientôt d'autre part aux prises avec l'art naissant du xix' siècle, ou art romantique. De là une querelle artistique célèbre, celle des classiques et des romantiques, de tout point an^iOgne à celle qui partagea la littérature sous la Restauration. (V. ROMANTISME.) L'art classique de David s'inspirait surtout de la statuaire antique. Le nu y était élevé à la hauteur d'une doctrine, comme mieux fait pour exprimer l'héroïsme. Les figures y devaient avoir des attitudes ou des types se rapprochant de la sculpture gréco-romaine. La composition était moins celle d un tableau que d'un bas-reliet. Les sujets étaient empruntés, le plus souvent, à l'histoire ancienne, à la fable, ou à Plutarque : ils devaient enseigner quelque grande leçon de morale ou de patriotisme. Un tel art était possible au lendemain do la Révolution, surtout enseigné par un tel maître. Mais, avec les disciples de David, ilne put se soutenir longtemps. Battu en brèche par l'art moderne issu du romantisme, le classicisme davidien dégénéra peu à peu. Ce que l'on a appelé « classique ", depuis Ingres, répond plutôt à l'idée générale de l'enseignement des maîtres de la Renaissance ou des temps modernes {Raphaël, Vinci, Michel-An^e, Poussin, etc.). En tout cas, ce mot désigne un art traditionnel et conservateur, par opposition à un art novateur ou révolutionnaire.

En sculpture, le terme de « classique » désigne les œuvres de la statuaire qui se placent dans le prolongement de l'antiquité, ondes écoles qui ont pris l'antiquité pour base de leur enseignement. En architecture, le terme de « classique » désigne les constructions dérivées du principe des ordres.

CLASSIQUEMENT adv. D'une façon classique, en style classique : Un style classiquement ennuyeux.

— Dans la forme ou selon les usages reçus : Salon classiquement meublé d'un canapé, de fauteuils, etc.

CLASSIQUISSIME {kis-sim') adj. Superlatif plaisant de classique.

Clastidium, ville de l'Italie ancienne (Gaule cisalpine). Victoire de Marcellus sur les Insubriens et les Gésates, 222 av. J.-C. Auj. Casteggio.

CLASTIQUE {stik' — du gr. klastos, brisé) adj Géol. Se dit de formations détritiques, résultant de la démolition de roches préexistantes par les eaux. (Les dépôts élastiques constituent donc les sédiments.)

~ Anat. Démontable, en parlant des pièces d'anatomie artificielles : Pièces clastiques.

CLATHRAIRE {trèr') n. f. Genre de végétaux fossiles, dont l'écorce présente un réseau formé par la soudure des pétioles, et que les uns rapportent à la famille des liliacées, les autres à celle des tougères.

CLATHRE ou CLATHRUS {truss) n. m. Bot. Genre de champignons du groupe des basidiomycètes.

— MoU. Sous-genre ou section du genre scalaire (mollusques gastéropodes), comprenant les formes à tours contigus, à côtes longitudinales nombreuses, à ouverture subovale, à ombilic couvert par les bords coiumellaires. L'espèce type de ce sous-genre est la scalaire commune {clathrus communis)^ de l'océan Atlantique.

— Encycl. Bot. Le clathre est formé d'une enveloppe blanche qui se déchire au sommet et d'où sort une masse que l'on peut comparer à une sorte de filet à larges mailles, qui serait arrondi et de couleur clathre. rouge vif. Ce réseau rouge a ses cordons

entourés d'une substance verdâtre, visqueuse et diffluant rapidement. Cette espèce est presque méridionale ; on ne la rencontre qu'au sud de la Loire ou sur le littoral ouest do la France ; elle a une odeur forte et désagréable.

CLATHRIA n. f. Genre d'épon^es fibreuses, famille des chalinopsidés, comprenant des halichondries très rameuses, â enveloppe élastique et presque cornée. (Les quelques espèces connues habitent l'Adriatique. La clathria coralloides, type du genre, est une petite éponge rouge vif, de la longueur du doigt.)

CLATHRIDÉES n. f. pi. Bot. Syn. de clathroïdées.

CLATHROCYSTIDE {si-stid') n. f. Genre d'algues, de la famillr 'li'S palmollacées. (La clathrocxjstis œruginosa colore d'une t. ri! I' i-mto verte les étangs d'eau douce, à l'automne.)

CLATHRODYCTION n. m. Genre de polypes hydrocorallins, famille des stromatoporidés, comprenant des formes épineuses, hémisphériques, lobées ou étalées, à lamelles horizontales ondulées. (Les clathrodyctions sont fossiles dans le silurien supérieur et le dévonien. Ex.: clathrodyction vesiculosum.)

CLATHRO'IDÉES n. f. pi. Groupe de champignons, ayant pour caractère principal un hyménium épais, gélatineux, renfermé dans l'intérieur ou étendu sur une partie de la surface du champignon. — Utie clathroidée.

CLATHROPTÉRIS (rm) n. m. Genre do fougères fossiles, caractérisé par des nervures en réseau : Les clathro- PTKBI8 se trouvent dans les calcaires à gryphites de la Scanie. (Ad. Brongniart.)

CLATHROPTYCHIUM (Icioni) n. m. Genre do petits champignons inyxomyrètos, pour lequel on a fondé la petite famille des clat)iropt>ichiacécs, et dont les réceptacles sont formés par une réunion do sporanges agglomérés sur un stroma commun. [La seule espèce connue {claihroplychium rugnlosum) vit sur le bois mort.]

CLATHROSPERMUM isp()r-mom') n. m. Genre d'anonacéos, tribu dos unon*;-es, dont l'espèce type habite l'Afrique tropicale occidentale.

>Mfe4.

Clathruline*

Clatbrum.

CLATHRULINE n. f. Genre d'héliozoaires, type de la famille des clathrulinidés, comprenant des microorganismes renfermés dans une coquille siliceuse sphérique, ajourée de fenêtres rondos par où sortent les filaments ou pseudopodes. [Le type de ces petits animaux marins est la clathrulioe élégante {clathrulina eleqans) de l'Océan et de la Méditerranée.]

CLATHRULINIDÉS (la véritable orthographe est clatrilinidés) n. m. pi. Famille de protozoaires héliozoaires, com prenant des formes arrondies renfermées dans une coquille treillissée n'ayant qu'une seule chambre, montée sur un pédoncule. (Les clathrulinidés sont des animaux marins microscopiques; les genres principaux sont : clathruline, astrodiscule, hédriocyste, etc.) — Un clAthrulinidé.

CLATHRUM {trom') n. m. Barreaux ou treillis que les anciens mettaient à une fenêtre, à une cage, à une clôture quelconque.

GLATIR (altér. de glatir) V. n. Redoubler ses cris, en parlant des chiens courants qui poursuivent le gibier dont ils se rapprochent.

CLATISSEMENT {man) n. m. Ensemble des cris poussés par les chiens courants» lorsqu'ils sont bien ameutés et sur la bonne voie.

CLATRILINIDÉS n. m. pi. Conchyl. V. clathrdlinidés. ClauberG (Jean), philosophe allemand, né en 1622 à Solingen en Westphalie (duché de Berg), mort à Duisbourg en 1665. Initié, en Hollande, aux principes cartésiens, il essaya de les introduire dans les écoles, notamment à Herborn et à Duisbourg. Il les exposa aussi dans plusieurs écrits. Dans une sorte de paraphrase des Méditations, il se contente d'appliquer à l'œuvre de Descartes les procédés dont la scolastique usait à l'égard des divers traités d'Aristote, et ne se permet d'émettre aucune opinion persounelle. 11 en est de même de son travail sur la Métaphysique. Mais, dans deux autres ouvrages : De conjunciione animse et corporis humani scriptînn, et Exercïtàtiones centum de cognitione Dei et nostrî, il donne à la philosophie de Descartes un développement original; il y côtoie le panthéisme. Une édition de ses œuvres a paru sous le nom de Opéra philosopfnca (Amsterdam, 1691). Outre les ouvrages déjà désignés, on peut citer de lui : Logica vêtus et nova (Duisbourg, 1656); Ontosophia, de cognitione Dei et nostrî; Initiatio pkilosopki seu Dubitatio cartesiana (Muhlberg, 1687).

CLAUDE {klôd') [du nom d'un empereur romain, que sa faiblesse de caractère fit ridiculiser] n. m. Sot, ignorant» imbécile.

— Adjectiv. : Je ne suis pas si claude. (Duval.) Claude (lat. Claudius). Ce nom, qui se rencontre fréquemment dans l'histoire, est originairement sabin. Il est venu d'Appius Claudius, qui, chez les Sabins, s'appelait Atta (mot qui signifie celui qui traîne le pied en marchant, qui ne le lève pas assez, qui marche comme les vieillards). Etant venu s'établir à Rome, on l'y appela Claud2us, qui veut dire boiteux.

Claude I" (Tiberius Drusus), César romain, né à Lyon l'an 10 av. J.-C. mort àRome en 54 apr. J.-C. Fils de Drusus, il était petit-neveu d'Auguste par sa mère, Antonia la Jeune. Maladif, gauche et timide, il fut, dans son enfance, abandonné aux affranchis. Tibère et Caligula l'épargnèrent par mépris. A quarante-six ans, il n'était même pas sénateur. Il se consola par l'étude. Il avait composé une Histoire des Cnrthaginois et une Histoire des Etrusques, dont on déplore la perte. Il avait écrit ses Mé- 7>ioi7'€s en grec. Empereur, il fonda à Alexandrie un nouveau musée, où chaque année on lisait ses deux Histoires.

Claude n'est donc pas le personnage imbécile que les écrivains amis du sénat ont ridiculisé. Mais il avait un caractère faible, se rendait ridicule, était esclave de ses affranchis, fut le mari d'une femme dont le nom dit tout : Messaline et, en quatrièmes noces, d'Agrippine. Il eut pour fils le sympathique Britannicus ; mais, en adoptant Claude (musée de Naples). Néron, il prépara sa perte.

Lorsque Caligula eut été tué par Néron, les soldats, trouvant Claude caché tout tremblant dans un coin, le proclamèrent empereur. 11 entra aussitôt dans son rôle avec une fermeté inconnue chez lai. Déjouant toutes les intrigues, il fit périr Chéréas, puis accorda une amnistie générale. Claude, alors, gouverna avec ses affranchis, Calliste, Pallas, Narcisse et Polybe, qui remplirent l'administration do gens do leur classe. Ils gouvernèrent bien. Beaucoup d'injustices furent réparées. Des lois humaines furent promulguées en faveur des affranchis, des esclaves, des veuves, des orphelins. La police de Rome fut assurée; le commerce des grains sagement réglé. Le port d'Ostie fut créé, le lac Fucin desséché. Les provinces eurent une administration vigilante et libérale. Claude élargit et régla l'accession au droit do cité et prononça à cet effet, à Lyon, un important diseours, conservé on partie. Tolérant pourtous les cultes, il sévit, cependant, contre les druides, qui n'avaient jamais cessé do lutter sourdement contre Rome. La Bretagne, fo^er du druidisrae, fut conquise par Claude en personne, qui prit le surnom de « Britannicus ». Le Rhin, fut franchi et la dernière des aigles de Varus reprise, la. colonie d'Agrippine (Cologne) fondée, la rive droite dtt

MoQDaîe de Claude II-

Danube fut pacifléo. L'Orîont vît l'ArmÔDio reconquise, la Thraco réduite on province. En Ai'riquo, la contiuêto dé la Mauritanio fut aonovôo. A l'iiitériour, Claude eut à lutter contre les conspirations républicaines et les tentatives d'usurpation. Il les noya dans le sang- Mais la faiblesse du prince laissait réjjuer autour de lui k's pirus abus : Messaline, poussant lusqu'à la folio ses débordements, donnait le scandale d'épouser publiquement son amant, et Claude signait au coutrar.. Las, enfin, il la lit tuer. A Messaline succéda Agrippine. Quand elle ont obtenu ce <lu'ollo voulait, l'adoption do Néron, elle empoisonna son mari. «Je sons que je deviens dieu «, s'écria ironiquement <:olui-ci quand la mort approcha. Claude avait régné treize ans, et ce régne fécond en grandes choses, compterait parmi ios meilleurs, si la honteuse faiblesse du prince lui eût permis do gouvornor sa maison comme il gouvernait ses Etats.

— Iconogr. Buste que Montfaucon a publié [Antiq. expL. V, pi. 129} et qui fut découvert à Rome dans le lieu dit aile Fratûcchie ; statue impériale, semi-héroïque et plus grande que nature (la tête de Claude a été adaptée à cette statue), et tête colossale de Claude, trouvée à Otricoli ; une seconde tête de grandeur naturelle (musée du Vatican); bustes do Claude au musée du Capitole, dans la galerie dos Offices, à Florence, etc.

Claude II (Marcus Aurelius), empereur romain, surnommé le Gothique, né en 214 apr. J.-C, mort àSirmium eu 270. lUyrieu d'une famille illustre, il se distingua par ses talents militaires sous l 'empereur Dèce. Il défendit I o passage des Thermopyles contre un terrible assaut des barbares. Gouverneur d'Illyrie sous

Valérien, il contint les Goths pendant dix ans. Puis il servit sous Gallion, tout en se préparant à lui succéder. Elu en mars 26S par les soldats, il fut confirmé par le sénat. Empereur, il réduisit le tyran Aureolus qui, dès le règne précédent, avait pris la pourpre, et détruisit une armée de 320.000 Goths à Nissa, eo Servie. Pendant ce temps, les tyrans s'étant entre-détruits. Zénobie et Tétricus restaient seuls, et Claude se préparait à les combattre, quand il mourut dans la troisième année de son règne. Les légions d'Italie lui donnèrent pour successeur son frère Quintilius.

Claude (saint), évêque de Besançon, vers le milieu du vil" siècle. Il édifia son diocèse par ses vertus et ses lumières, se démit de l'épiscopat sept ans après son élection, et passa le reste de ses jours dans l'abbaye de Saint-Ogan-de-Joux, autour de laquelle se forma, dans la suite, la petite ville de Saint Claude. — Fête le 6 juin.

Claude ou ClaudiuS (Clemens), évêque de Turin, né eu Espagne, mort en 839. Il fut chapelain de Louis le Débonnaire, qui le nomma évêque. Un de ses ouvrages fut condamné, après sa mort, par un concile de Paris.

Claude (maître), surnommé le Divin, l'un des plus lïrands peintres verriers qui aient existé, né très probablement dans le midi de la France vers 1475, mort à Rome" «n 1537. On connaît peu de chose sur sa vie. On sait, toutefois, qu'il vint à Rome sur l'invitation de Bramante, et qu'il exécuta, de concert avec Guillaume Marcillat, do grandes verrières pour le Vatican, détruites en i527. Les vitraux du chœur de l'église Santa-Maria-del-Popolo, également de la main des deux artistes, existent encore. Ilssont «xtrêmement remarqualiles.

Claude de France,

reine de France, aînée des «tilles de Louis XII, roi de France, et d'Anne de Bretagne, née au château de Romorantin en 1499, morte au château de Blois en 1524.

IVabord promise à l'archiduc ■Charles ( le futur Charles- Quint), elle épousa, en 1514, son cousin germain, Frau- ■çois, duc d'AngouIôme, héritier présomptif du trône de France, et qui y monta on ■effet quelques mois plus lard, sous le nom do « François \" ».

Douce et pieuse, mais légèremont boiteuse et d'une figure insignifiante, elle n'eut aucune influencer ni sur l'esprit ni à la cour do son brillant ^poux, qu'elle laissa veuf au bout do dix ans do luariago, après lui avoir donné sept enfants. V. François 1".

Claude d'Abbeville (Clément Fonr.ON, dit), capucin et historien français, mort à Paris en lfi:î2. Il accompagna, en qualité d« missionnaire, Razilly, chargé do fonder un établissement au Brésil on 1612. Il à publié une Histoire de In mission des PI', capucins à Vile de Marmjnon et terres circonvuisincs, etc. (Paris, 1614).

Claude (.J<îan), pasteur do l'Kgliso réformée, né à La 5;auvotat-du-I)ropt, dans lAgônois, en 1619, mort à La Haye en Ui87. Il Ht ses études à Montauban. A vingt-six ans, il était reçu ministre. Pasteur à Nîmes, puis à Paris (1666), il lutta contre Bossuct, Nicole, Arnaud, pour le maintien de Tôdit de Nantes. Expulsé le premier après la (révocation, il .se Hxa à. La Haye. Dialecticien très liabilo, il publia do nombreux ouvrages.

Claude, clu^f de la police de la sûreté sous lo second Kmpiro, né à Toul (Meurthe) en 1807, mort à Vincennos ■en 18«0. l)'at)ord employé au parquet, jtuis commissaire de police, il fut nommé, .sous H'^mpire, par Piétri, chef do la sûreté ot fut chargé des recherches dans les célèbres alfairos criminelles de La Pommerais, d'Avinain, do Ponrot ot do Troppmann. Il prit sa retraite on 1875. On a publié, d'après ses notes, un ouvrage curieux, mais peu aligne do foi, intitulé les Mt^nwires de M . Claude (1881-1883).

Claude (Nicolas), dit Claude des Vosges, hommo politique français, né ù Celles-sur- Plaine (Vosges; ou 1821,

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