CLAUDIUS
Claude de France.
mort à Paris on 1888. Il fut élu à l'Assemblée nationale de 1871 par le département des Vosges, obtint un siège au Sénat en 1876, fit partie du contre gaucho ot acquit uno certaine notoriété par un très remarquable rapport sur la question des alcools.
Claude Frollo, un dos principaux personnages de Notre-Dame de Paris, do Victor ilugo. En cet archiprôtre, qui est à la fois un inquisiteur féroce, un savant alchimiste, un religieux austère ot un malheureux déchiré par les révoltes de la chair, le poète a incarné toute la science et tout l'ascétisme du moyen âge tel qu'il l'entendait, en même temps que les superstitions grossières et la brutalité sensuelle d'une époque uaïvo et robuste.
Claude Gueux, œuvre de Victor Hugo, sorte de plaidoyer indigné, vibrant, écrit vers 1828, en faveur do la classe si nombreuse des déshérités, dont quelques-uns sont parfois conduits au crime par la misère, tandis que, dans d'autres circonstances, ils eussent fait des hommes utiles à la société.
Claude Lorrain, peintre. V. Gelée.
CLAUDÉE [clo — de Claude Lamouroux, botan. franc.) n. f. Genre d'algues marines, de la famille des floridées.
— Encycl. Le genre claudée renferme des algues des côtes d'Australie à une fronde cylindrique, rameuse, dichotome, à rameaux garnis d'un seul côté d'expansions membraneuses, recourbées en forme d'ailes et qu'on peut comparer au fer d'une serpe émoussée. Les nervures forment un réseau à jour, après la résorption du tissu membraneux interposé; les fructifications sont attachées à ce réseau par l'une de leurs extrémités, et libres dans tout le reste de leur étendue. Cette algue est remarquable par sa belle couleur rose et par sa forme élégante.
Claudet (Max), sculpteur français, né et mort à Salins (Jura) [1840-1893], fut élève de l'école de Dijon, puisse rendit à Paris où il prit des leçons de Joutfroy et de Perraud. On lui doit : Eobespiei^e à la Convention le iO thermidor, statue acquise par l'Etat; Faune et sali/r-e, groupe; Hoche enfant, statue, et le buste de Perraud (1877). On doit, en outre, à Max Claudet : Du modelage et du moulage par soi-même {1867, avec pi.) ; Salins et ses forts (l87l), souvenirs de la guerre de 1870-187 1, à laquelle Claudet prit part; Perraud statuaire et son œuvre (1877).
CLAUDÉTITE {clé) n. f. Acide arsénieux naturel. Variété rhombique d'arsénolite ou arsénite.
Claudia (famille), maison patricienne de l'ancienne Rome. Ce nom se trouve aussi chez les plébéiens :
1° Famille patricienne. Le Sabin Atta Cladsus Regil- LENSis, étant venu se fixer â Rome après l'expulsion des rois, prit le nom d'Appius Claudius, et fut consul. Il eut pour petit-fils le fameux décemvir qui transmit à ses descendants le surnom de Crassus. L'un d'eux, surnommé Ciecus, construisit la voie Appienne (■442). Un des fils de Csecus, surnommé Pulcher, fut le chef de la branche de ce nom. Le démagogue Clodius, frère de Pulcher, se fit adopter par une famille plébéienne. Les empereurs Tibère, Claude, Caligula descendaient d'Appius Claudius Nero, fils de Cœcus. Avec Caligula s'éteignit cette illustre famille.
2'» Famille plébéienne. La branche la plus célèbre est celle de Marcellus, qui, en 423, fournit à la république le premier do ses consuls, et s'éteignit avec le jeune Marcellus, neveu et gendre d'Auguste.
Claudia Quinta, vestale romaine, qui descendait d'Appius Claudius. On accusa ses mœurs; elle répondit, selon la tradition, par un prodige. L'an 217 av. J.-C., Annibal ravageait l'Italie. La sibylle de Cumes conseilla aux Romains de faire venir d e Pcssi no u te la pierre noiro , emblème de Cybèle. Le vaisseau qui l'apportait s'échoua sur les bords du Tibre. Les augures déclarèrent ([u une fille charte jiourrait seule le mouvoir. Claudia fit à la déesso une touchante prière, dénoua sa ceinture et remorqua sans peine le navire. Une statue lui fut élevée, et l'on voit encore, au Capitolo, un bas-relief i|ui retrace lo merveilleux événement.
Claudia Rufina, femme auteur, née dans la Grande- Bretagne et qui écrivait à Komo. vers la fin du T"" siècle do notre ère. Elle épousa Aulus Rufus Pudens, so rendit célèl)ro par son esprit ot son savoir, ot composa dos ouvrages qui no nous sont point parvenus.
Claudia, fille de Néron ot do Poppéo. Sa naissance lut accurillio avec des transports de joie, et NÔron ordonna d'élever à la Kécondit('' un tomplo qui ne fut jamais bâti, car l'enfant mourut à ipiatro mois. Son père la mit au rang dos déesses ot lui dédia un temple. C'est ce qu'exjdiquo uno médaille de Claudia et do Poppée, avec un templo do forme différente do chaque côté.
Claudia (Antonia), fille de l'empereur Claude. Elle /pousa d'abord Pompéius, que Messaline fit mettre â mort, puis Eaustus, â qui Néron lit subir le mémo .sort, pour épouser Claudia. La jeune femme, ayant refusé d'accéder aux désirs du monstre couronné, paya co refus do sa vie.
Claudia, dame romaine, sœur do Clodius. V. Clodia.
Claudia (I'Kx), loi n^ndue sous Claude ot supprimant, pour les femmns, la tutelle dos ngnats. Uion qu'ayant des agnats, la femme ont désormais, en co cas, un tuteur nommé par le magistrat.
Claudia, planète léloscopiquo, n<»3n, ddcouvorto par
(')iarlois, le 1 1 juin 181)1.
Claudianos, noèto groc, qu'on croit avoir vécu au v* siècle de notre ère, ot (|U0 l'on identiflo généralement avec lo poète latin Clandion. On a de lui cint) épigrammes insérées dans V Antholuqic qrecquc, ot doux autres trouvées dans un manuscrit du Vatican.
GLAUDiCANT(A-/d, kan), ANTE[aulat.e<aurficare,boitor] adj. (jui boite.
CLAUDICATION (klo, si-on — du lat. cïaudicare, boiter) n. f. Action do boiter ou altération fonctionnelle de la marcho caractériséo par l'inégalité dos oscilluliuns du corps.
Claudia remorquant le vaisseau.
— Encycl. La claudication est duo à plusieurs causes : à l'allongement do l'un des membres inférieurs, par suito de tumeur dos os du membre ou du bassin, luxation de la tête du fémur, hypertrophie du membre; au raccourcissement de l'un des membres en raison de l'atrophie ou des différentes formes de dystrophie de ce membre : rachitisme, ostéoporoso, anémie par compression, de l'ankylose en flexion, de relâchement des ligaments, do rétractions musculaires, do cicatrices vicieuses et de luxation ; enfin, à des affections ou infirmités comme certaines variétés de pieds bots, la contracture des extenseurs, les brides cicatricielles gênant la flexion, le rhumatisme, etc., qui, sans altérer la longueur des membres, rendent la marcho anormale, difficile et douloureuse.
GLAUDIEN, ENNE {klô-di-in, en') adj. Qui a rapport à l'empereur Claude. Il Papier claudien. Sorte de papier très blanc et très fin, que l'on commença à fabriquer en Egypte sous le règne de Claude, il Eau claudienne, Eau qu'amenait à Rome un aqueduc terminé sous l'empereur Claude, et que l'ou^regardait comme la meilleure de toutes, n Lettres claudiennes. Lettres ajoutées par Claude à l'ancien alphabet, au nombre de trois, pour désigner le v consonne, le 6s ou ps, et un son intermédiaire entre i et u. Cette réforme ne lui survécut pas. (Suétone, Claude.)
Claudien (Claudius Claudianus), poète latin, né à Alexandrie (Egypte) vers 365 apr. J.-C. Il fut le poète officiel de Stilicon et d'Honorius. Païen obstiné, on a pu dire de lui qu'il est le dernier poète national de la vieille Rome. Une partie de ses poésies est purement littéraire : pièces fugitives [Vieillard de Véro7te, imitation duVieillardde Tarente de Virgile); épigrammes, épopées mythologiques {Enlèvement de Proserpine, imitation d'Ovide), tout cela est, en général, froid et artificiel. Claudien se montre bien supérieur dans les poésies d'un caractère politique, où il so répand en malédictions contre les ennemis intérieurs et extérieurs de Rome, fait éclater ses espérances, ou laisse apercevoir ses craintes. U excelle surtout dans le panégyrique et l'invective, pousse l'un aussi loin que l'autre. Son héros favori, auquel il revient sans cesse, est Stilicon, le dernier rempart de Rome. Nourri des grands classiques, le style de Claudien est brillant, imagé, fort. Sa versification est savante et harmonieuse. Le goût est parfois en défaut et le ton trop uniformément élevé. Les principaux ouvrages de Claudien sont : In consulatuin Objbrii et Probini ; In Hufinum ; De tertio considatu Honorii ; De quarto consulalu Honorii ; De nuptiis Honorii et Afariép; De belle Gildonico; De coiisulatu ÀSanlii Theodori ; In Eutropium; De consulalu Stilichonis; De bello Gothico : De sexto consulalu Honorii; De raptu Proserpinx ; lettres en vers, etc.
— BiBLioGR. : éd. princeps CViconce, 1482); éd. Koch (1893); Boissier, Fin du paganisme; Am. Thierry, Hêcits de l'histoire romaine.
Claudien (sénatus-consdlte), sénatus-consulto rendu sous Claude, en 52 apr. J.-C, aux termes duquel la femme libre qui entretenait des relations avec l'esclave d'autrui, maigre la défense du maître, devenait esclave de ce maître. Un décret du magistrat pronou(;ait, en ce cas. la perte do la liberté. Ce sénatus-consulte a été abrogé par Justiuien.
claudite JAM RIVOS, PUERI; sat prata bibe- RUNT {Fermez les ruisseaux, enfants, les prés ont assez bu)., dernier vers de la troisième églogue de Virgile. On so borne, le plus souvent, à citer soit Claudite jam 7'iros, soit Sat prata biberunt, pour dire : C'est assez.
Claudius (Appius). chef de la famille romaine aristocratique de ce nom. Originaire de la Sabine et désapprouvant la guerre faite à Rome, il vint s'établir dans cotta ville, suivi do 5.000 clients, vers 504 av. J.-C. Créé patricien et sénateur, il devint consul, so montra patricien intransigeant lors de la retraite du peuple sur le mont Sacré, et s'opposa à la loi agraire de Spurius Cassius.
Claudius (Appius), fils du précédent, consul en 472 av. J.-C, fut aussi violent aristocrate que son père. 11 décima les soldats qui s'étaient laissé battre par les Volsques. Accusé, une première fois, do vouloir attenter à la liberté, il échappa â force d'énergie ; mais une seconde accusation s'étant produite , il désespéra et se tua (470 av. J.-C).
Claudius (Appius), consul, décemvir en 45ï. Seul prorogé au liout d'un an entre ses collègues chargés do donnera Rome un code de lois, il prit parmi les nouveaux décemvirs des airs do roi ot leur fit publier deux nouvelles tables de lois iniques. U n'y avait pas de moyen létal do les destituer, il fallut recourir à la révolte. Appius. n ayant pu séduire la fille du plébéien Virginius, la lit réclamer comme esclave de sa maison par un do ses clients. Il eut gain de cause. Virginius sauva l'honneur do sa fille en la poignardant; mais il appela aux armes les soldats et le ))eupIo. Los décemvirs furent contraints de so démettre, et Appius Claudius se tua ou fut tué en prison (440 av. J.-C).
Claudius C^CUS (Appius). censeur l'an 31 2 av. J.-C, attacha sun nom à lœuvro grandiose do lu construction de la voie Appienne, ot so signala par soo ônorgio au sénat durant la guerre contre Pyrrhus.
Claudius CaUDEX (Appius). consul l'an 264 av. J.-C.
II battit Iliérnii ot les Carihaginois sur les cétos do Sicile, s'empara de Messine, mais échoua devant Ségeslo.
Claudius Pulcher (Publiusl. consuH'nn ï4i> av. J.-C. Ayant clé battu â Drépano avec la flotte roniaino par les Carthaginois, on en accusa son impiété. Avant le combul. les poulets sacrés refusaient do manger :« Qu'ils boivent!", dit-il, et 11 les fit jeter â la mer. Le sénat le rappela et lui ordonna do désigner un dictateur. Par mépris, il nomma nu do ses alfranchis. Cité en jugement, il fut condamné pour co fait. On ignore lu dato de sa mort.
Claudius Pulcher (Appius), consul l'an 54 av. J.-C.
C.iiuvernonr de lu Cilicio, il mit sa province uii pillage, mais, poursuivi comme concussionnaire, la protection do l*ompéo lo sauva. II oxerva la coiisnre, en Van r»0. avec une excessive sévérité. Il était bon orateur, savant jurisconsulte, lettré et amateur d'art délicat.
Claudius (Publius Appius), fameux démagogue. V. CLonius.
Claudius ou Claus, moino do l'ordre dos dominicains i\\\ couvent de Skcnningo, on Suèdo, mort i\ SîldorkOpIng on I5Û7. U n'eut pas plus tôt ontondu Luthor