CREDO
CRËMANION
le nombre 4.5- Elle ne se prosento qu'en agrégats cristallins.
GR£D0 (At^ — mot lat. qui signitie je crois) n. m. Profes; sioQ de foi chrétienne, dite n Symbole des apôtres n, qui commence en latin par le mot Ci'edo : Réciter so7i CRnuo. li Autre symbole commençant par le même mot : Le Creuo de Nicée (c'est celui qu'on récite à la messe), il PI. Des
CBEDO.
— Fam. Premiers éléments de la religion, il Foi religieuse : Mourir fidèle à son Crkdo.
— Par ext. Règle que l'on s'impose, principes sur lesquels on fonde ses opinions ou sa conduite.
— Arer- Polence, par allusion aux prières que le prêtre fait récuer au patient. (D'autres voient dans ce mot un anagramme du mot corde.)
— Gramm. On écrit credo par an grand C quand il s'agit de la profession de foi caiholique; par un petit c dans les autres sens.
— Encycl. Théol. "V. Symbolf.
Credo quia absurdum {Je le croîs parce que c'est absurde), paroles faussement attribuées à saint Augustin. L'illustre évoque enseigne seulement que lo propre de la foi, qui est un acte de confiance à l'égard de la véracité divine, est de croire sans avoir besoin de comprendre; ce que l'on comprend n'étant pas un objet où la foi ait l'occasion de trouver son mérite. Compreudre, ce n'est pa^ croire, c'est voir; et la foi n'est possible que là où il n'^ a pas vision. (V. Sur l'évang. de S. Jean, chap. VIII, traité xxxvii.) C'est ce passage qui a donné lieu peut-être au mot paradoxal que l'on a fait- Mais il est plus probable encore qu'on l'a emprunté, en le déformant pour le rendre plus frappant, à l'un des deux passages suivants de Tertullien. Daus le premier, Tertullien explique que le propre de Dieu est do produire des effets admirables par les moyens les plus simples : il n'y a rien de divin là où les moyens sont proportionnés aux effets, et le docteur ajoute : ■< L'incrùdulité trouve étrange que quelques gouttes d'eau suffisent pour déli\Ter de la mort. Une telle efficacité lui paraît illusoire, impossible. EU bien, cette disproportion entre les moyens et la fin est pour moi un motif d'admettre les effets surnaturels du baptême : credendtnn quia miranduièi. ■> {De Baptismo, II.) Dans le second passage, l'écrivain expose cette idée que i'incompréhensibilité des mystères est une preuve qu'ils n'ont pas été inventés par les hommes, lesquels auraient eu soin de ne pas les faire incompréhensibles, idée développée depuis par Malebranche, et il la présente sous cette forme volontairement étrange : " Le fils do Dieu est né; je n'en rougis pas, parce qu'il faut en rougir. Le fils de Dieu est mort ; il faut le croire, parce que cela révolte la raison : credibile quia iueptum est. 11 est ressuscité du tombeau où il avait été enseveli ; le fait est certain parce qu'il est impossible, d {De carne Christi, V.)
CRÉDULE (lat. credulus; de credere, croire) adj. Qui croit trop facilement : Notre siècle est comme les vieillards, qui sont à la fois désabitsès et crédcles. (H. Rigault.) 11 Qui est inspiré par la crédulité ou accompagné do crédulité : Confiance crédule.
— Rem. On dit quelquefois Crédule à pour Crédule en : Crédule à mon génie. (V. Hugo.}
— Personne crédule : Un crèdolk.
— Anton. Esprit fort, incrédule, mécréant, sceptique. GRÉDULEMENT adv. D'une manière crédule ; avec crédulité : Se livrer crédulement à un filou.
CRÉDULISER V. a. Rendre crédule. (Peu usité.) CRÉDULITÉ (lat. credulitas ; de credulus, crédule) n. f. Extrême facilité à croire : Ily a datis le cœur humain un fonds inépuisable de crédulité et de superstition. (Grimm.) il En bonne part : Une sainte crédulité le prévient toujours en faveur de ses pères. (Mass.)
— Dr. anc. Serment ae crédulilé.-Serment qu'on déférait en justice à une personne sur le point de savoir si elle avait eu connaissance, ou non, des faits imputés à son auteur.
— Anton, incrédulité, scepticisme.
CRÉE n. f. Géol. Ancienne forme du mot craie.
— Comm. Toile de lin qui se fabriquait anciennement dans plusieurs parties de la Bretagne, principalement à Morlaix. i; Crée gracienne, Celle qui se fabriquait principalement à Grâce, il Crée rosconne. Celle qui provenait de Roscoff et des environs, n Adjectiv. : Toile crék.
GriXDE, ville des Etats-Unis (Etat du Colorado [comté de Hinsdalo]), sur le haut Rio-Grande, dans les monts San-Juan ; 7.000 hab. Mines d'argent.
CBEEK {krik' — mot angl.) n. m. Dans l'Amérique du Nord, petit courant d'eau, crique, anse.
CreekS ou MUSKOGIES, Indiens de l'Amérique du Nord, actuellement éiaitlis sur lo territoire indien, et ayant occupé, à la fin du xvnr siècle, la Géorgie et la plus grande partie de l'Alabama. — Un Crkek ou Muskogie.
— Encycl. Les traditions des Creeks les fout venir d'un pays où • se trouve une montagne d'où Ion voit le soleil se lever et se coucher dans deux mers différentes -> . Quelques auteurs pensent que ce pays est l'isthme de Darien ; d'autres le placent dans le nord-ouest. En tout cas, les Creeks n'arrivèrent sur le Mississipi que vers lo milieu (lu XVII' siècle. Ils ne comptaient que 4.000 guerriers environ ; mais ils ne tuaient pas leurs prisonniers de guerre, et 8C contentaient de les réduire en esclavage. Les fils do ces esclaves étaient libres et devenaient membres de la tribu. Ainsi s'accrut la nation, qui s'assimila, on outre, un grand nombre do tribus voisines. Kn 1833, les Creeks émigrerent. après avoir cédé leur ancien territoire, contre une indemnité, aux Etats-Unis.
Ces Peaux-Rouges sont d'une taille moyenne; leur teint varie du blanc au brun jaunâtre. Jadis, ils vivaient uniquement de chasse, et entreprenaient do fréquentes expéditions guerrières. Ils s'abritaient sous dos tentes, se couvraient le corps do tatouages et do peintures, se votaient de peaux et portaient une foule d'ornements on cuir ou en plumes. Aujourd'hui, ils se livrent à, la culture et à l'élevago; la plupart ont embrassé lo christianisme. Ils possèdent une constitution écrite et un conseil dont les membres sont élus par tous les citoyens libres. Lo nombre des Creeks diminue sensiblement tous les jours.
CRÉER Hat. creare, formé du sanscr. Arar, fairo. — Je crée, tu crées, il crée, nous créons, vous créez, ils créent. Je créai», nous créions. Je créai, nou» créâmes. Je créerai, nous créeront. Je créerais, nous créeriont. Crée, créons, créez. Que je crée, que nou* créions. Que je créasse, que noua
créassions. Créant. Créé, créée) v. a. Tirer du néant: L'homme ne peut rien créer, ni n'en anéantir.
— Fig. Produire, fairo naître, inventer, imaginer, susciter : Créer un art, une industiie, un mot. Créer U7ie obligation, un droit. Il Etablir, fonder, constituer : Créer une jnai'son de commerce. Il Instituer: Créer ries magistrats, des sénateurs, it Former, dresser : Créer un artiste.
— Créer un rôle, Théâtr. Le jouer le premier. Créé, créée part. pass. du v. Créer.
— .Substaïuiv. n. m. Ensemble des êtres créés : La cupidité attache l'hoinme au ckké en le détachant du Créateur. (Le P. Félix.)
Se créer, v. pr. Etre créé : Bien iie se perd, rien ne Se crée. (Lavûisier.) il Se tirer soi-même du néant, se donner l'être : Aul ne peut se créer. Il Créer à soi : Se créer des chimères, des ressources, des ennuis.
— Anton. Abolir, abroger, anéantir, annihiler, détruire.
Crées ou Cris. Ethnogr. V. Cris.
CreETOWN, ville d'Ecosse (comté de Kirkcudbrlght), à l'embouchure de la Crée dans la baie de Wigtown; 1.000 hab. Pêche; carrières de granit.
CreFELD ou CrevELD, ou KrefELD, ville d'Allemagne (prov. du Rhin), ch.-l. de cercle, à 6 kil. de la rive gauche du Rhin; 107.245 hab. Crefeld est un des principaux centres industriels de la région westphaliennc et rhénane. La plus grande partie de son importance provient de la fanrication du velours et de la soierie. Autres industries : teinturerie, impression sur étoffes, orfèvrerie, métallurgie du fer, fabriques de inachines, de produits chimiques, de savons, de parapluies, de cliapeaux, de chaudronnerie, de sucre; brasseries, minoteries, etc. Eglise catholique, un collège, école supérieure de tissage, etc.; musée, hôpital. L'armée française, commandée par le comte de Clermont, y fut vaincue parle prince Ferdinand de Brunswick, le 23 juin 1758.
Greggan, paroisse d'Irlande, dépendant des provinces d'Ulsteretde Leinster (comtés d'Armagh et do Louth); 10.000 hab.
CRÈGNE {gn mil.) n. f. Veillée que font ensemble les villageoises du pays messin.
CrÉHANGE ou KriECHINGEN, localité d'Alsace-Lorraine (district de Metz [cercle de Boulay]) ; 900 hab. Mines de fer. Autrefois chef-heu d'un comté souverain, relevant de l'empire germanique, Créhange a été incorporé à la France par le traité de Lunévillo (1802), et rattaché au département de la Moselle, arrond. de Metz; puis cédé avec lui à l'Allemagne (1871).
Crehen, comm. des Côtes-du-Nord, arrond. et à 19 kil. de Dinan, près du fleuve côtier Arguenon, non loin de la Manche; 1.596 hab. A 3 kilom., port du Guildo, à l'embouchure do l'Arguenon. Château du Guildo.
Greich, bourg d'Ecosse (comté de Sutherland) ; 2.250 h.
CreightON (Mandell), historien anglais, né à Carlisle en 1843. Il fut élève de l'université d'Oxford où, en 1866, il devint lui-même professeur d'histoire. En 1880, il fut appelé à l'université de Cambridge pour occuper la chaire d'histoire ecclésiastique. L'université de Glasgow lui conféra lo diplôme de docteur honoraire en théologie (1883) et celui de docteur en droit (1885). Ses principaux ouvrages sont : le Siècle d'Elisabeth (187G); la Vie de Simon de Montfurt (1S77); Histoire de la papauté pendant la Réforme (1882).
GrEIGHTON (Robert), musicien et théologien anglais, I né à Cambridge on 1639, mort à Wells en 1736. Il est considéré en Angleterre comme l'un des plus grands artistes de son temps, bien que fort peu de ses compositions, conservées en manuscrit dans la cathédrale de Wells, aient été publiées. Une de ses antiennes est restée très populaire et se chante encore dans les églises d'Angleterre ; c'est celle : / will arise and go ta my father (Je me lèverai et j'irai voir mon Père).
Creil, ch.-l. de cant. du dép.
de l'Oise, arr. et à 1 1 kilom. de Seuils, sur 1 Oise, presque en face du confluent de la Brèche; 8.456 hab.
Ch. de f. Nord. Centre industriel et commercial : carrières de pierre, faïencerie importante, verreries, fonderies, moulins. Ateliers du chemin de fer de la Compagnie du Nord. Port sur l'Oise. Outre les restes de sa forteresse, Creil possède une égUse très ancienne, surmontée d'une haute
tour carrée du "r^y^
XVI* siècle et ''^'^ ^-
des ruines do l'abbaye Saint- Evremont, dont l'église, qui subsiste encore, est un curieux spécimen de l'architecture du XII' siècle.
Cette petite ville fut plusieurs fois i)il- 16e par les Normands. An IX* siècle, \'château fui fortifié pour leur opposer de la résistance. Cotte forteresse fut plusieurs fois prise : par les Anglais ou 1441 , par les calvinistes, et par les ligueurs en 1588
Greissexs, comm. de l'Avovron, arrond. et à 4 kilom. de .Millau, sur le Tarn; 73o hab, Mines 'l'alun, niivre et
Ai-nies de Creil.
plomb argentifère. Ruines d'un château; église creiiséo dans le roc.
CREITTONITE (krè-to) n. f. Alurainate naturel, voisin de la gahnite et contenant 14 p. 100 d'oxyde do fer.
GreLL ou CrELLIUS (Jean), théologien allemand, né près do Nuremberg en 1590, mort à Cracovie en 1633. Il so rendit à Cracovie après avoir embrassé les opinions de Socin,y fut d'abord recteur de l'école des unitaires, puis, dans la suite, pasteur. Ses principaux ouvrages sont : De Deo et attributis ejus (1630) ; Vindiciie pro religionis libertate (1637), traité dont Le Cène donna, en 1687, une traduction française, revue depuis par Naigeon sous ce litre : De la tolérance dans la religion.
Grelle (Auguste-Léopold), mathématicien et ingénieur allemand, né à. Eichwerder, près de Wriezen (Prusse), en 1780, mort à Berlin en 1855. Il prit une part active à la construction de la plupart des voies de communication de la Prusse. Il fonda le Journal des mathématiques pures et appliquées en 1826, le Journal d'architecture en 1828, et fut élu, en 1828, membre de l'Académie des sciences de Berlin. Ses principaux ouvrages sont : Essai sur le calcul des grayideurs variables (1811); Recueil d'observations et propositions ynathémaliques {lS2(i-\SZ2); Essai d'une théorie générale des facultés analytiques (1826); Exposé encyclopédique de la théorie des yiombres (1845); etc.
CRÉMA n. f. Résultat do l'oxydation du fer dans le fourneau.
CrÉMA, ville d'Italie (Lorabardie [prov. de Crémone)), sur le Sério, affluent gauche de l'Adda; 8.500 hab. {Cré- 7}ïasques.) Evéché suffragant de Milan. Cette ville, entourée d'une vieille muraille, dominée par un château fort, est bien bâtie et contient un certain nombre de palais et d'églises. Industrie active : dentelles, chapeaux, soieries, toiles fabriquées avec le lin des environs, le plus estimé de l'Europe. Construite au moment de l'invasion d'Alboïn et de ses Lombards (570), Crcma fut prise et détruite par Frédéric Barberoussc (1159); rebâtie en 1185, elle fut occupée par les Français eu 1796. Ch.-l. d'un circondario peuplé de 82.000 hab.
CRÉMAGE [jnaj') n. m. Opération servant au demi-blanchiment des hls et des tissus, et qui se pratique en passant ces fils et tissus dans une lessive de carbonate de soude, puis en les lavant et renouvelant l'immersion dans une solution de chlorure de chaux, et enfin dans un acide étendu; après quoi, on procède à un lavage définitif.
CRÉMAILLÈRE {ma-ill [U mil.] — pour cramaillère ; de craniail) n. f. Pièce de métal, munie de crans au moyen desquels on peut suspendre un vase au-dessus du foyer à une hauteur que l'on fait varier à volonté : Baisser, Hausser la CRÉMAILLÈRE.
— Fam. Pendre la crémaillère, Donner un repas pour célébrer une installation dans un nouveau logement; assister au repas qui se donne à l'occasion de l'installation dans un nouveau logement : Quand irons-nous pendee la, CRÉMAILLÈRE cliez VOUS ? Il Fîg. Procéder à une installation quelconque, à l'établissement d'une chose nouvelle.
— Bot. Nom vulgaire de la cuscute.
— Fortif. Tracé de fortification qui affecte la forme d'une crémaillère, étant composé d'une série de branches successivement longues et courtes, celles-ci destinées à flanquer celles-là, avec lesquelles elles font un angle presque droit. (Le tracé à crémaillère est surtout employé pour
ChAtoau do Creil, d'après VloUet-lp-Duc.
— Le canton a 19 comm. et 3-1. 180 hab.
Crémaillère.
Ligne à crémaillère.
fortifier de longues directions sensiblement rectilignes, dont, sans l'emploi de ce tracé, il serait difficile do flanquer les abords.) V. ligne fortifiée.
— Mar. Adents d'une vergue d'assemblage, il Instrument dont on se sert pour rider les haubans.
— Mécan. Organe rectiligne denté, engrenant avec une roue ou un pignon denté, propre à transformer un mouvement de rotation en mouvement rectiligne,
ou vice versa.
— Techn. Pièce de bois ou de métal garnie de crans, dont la forme rappelle celle do la crémaillère : Crëmaillèke de bibliothèque. Il Pièce d'une montre ou pendule à répétition, ii Râteau d'horloger, n Petite
fiicce de bois à gradins, que l'on place entre es meules d'un moulin lorsqu'on rabat ou qu'on lève la moule courante, ii Garniture de fer mise en travers derrière les portes cochères. il Tige de métal munie de crans et qui sert à monter ou descendre de la quantité désirée un châssis à tabatière, sorte de croisée sur les toits, il Nom donné à. deux branches doubles de fer, qui, dans la presse typographique en bois, fixait la platine à l'arbre de la presse, li Ustensile de jardin, qui sert à tenir soulevés les châssis et les cloches.
— Encycl. Archéol. Les anciennes crémaillères do certains grands châteaux se distinguaient par leur beau travail artistique, c'étaient de hautes pièces do forge, décorées d'entailles faites au burin, et formant avec les landiers ou chenets un ensemble de grand caractère. Quand les seigneurs abandonnèrent leurs châteaux pour venir à Versailles, la modo disparut, de la grande sallo commune où une immense cberainée montrait sa crémaillère en proportions avec elle.
D'après leur architecture, on distingue plusieurs espèces de crémaillères; ainsi, les anciens crémaillons étaient les deux branches formant croix avec la tige principale.
CRÉMAILLON {ma-ill [Il mil.]) n. m. Petite crémaillôro que Ion accroche â une plus grande.
CRÉMANION II. m. (îenro d'arbrisseaux, do la famille' dos mélastoma-jées, iribu des micouiées, renfermant une
Crémaillère (xv« 8.).
Cn^niastogastre (gr, 4 fois).
quarantaiiiu d'o^pécus, i^ui croi^iSciil duiis rAniôri([UO ti'u- [iK-alo.
CRÉMANT {man) adj. ni. So dit d'uti vin do Champayfno, rougo ou blanc, qui n a iju'uno mousse lègi>ro ot peu auoudanto : Chaïupaijne cui-:mant.
— n. m. : Uoire lia citiiMANT.
CREMANTHODIUM {/crt}, ili-um') u. m. Geiiro do coniposéos-siMiùcioidoos, à louillos radicules, à capituloa suUlairos, urigiuairos dos monts Himalaya.
CREMASPORA (h'é, spo) n. m. Genre d'arbustes ranioux, do la famille des rubiacéos, tribu des cantliitïos. (Los LM'omaspora ont dos louillos opposées, des tlours on cynu's; on on connaît une dizaine d espèces, originaires do rAriii|iio.)
CRÉMASTER {stèr — du gr. kréinastèr, susponsour) n. et adj. m. Se dit du muscle susponseur du testicule.
— Encycl. Le crémastey est un muscle lamineux, à libres lisses, appartenant on propre au testicule, ot nun uno annexe dos muscles do Vabdonien. 11 a ses attaches au scrotum. Chez l'homme il contribue à l'aire doscondro le testicule on l'attirant à travers le canal inguinal. Il on est de môme chez les animaux qui ont le testicule d'abord interne, puis externe. C'est lui qui permet à certains autres animaux do iairo sortir lo tcsticnlo de l'abdomen et do l'y faire rentrer à volonté. Il manque chez tous les animaux qui, comme 1 éléphant, lo phoque, les cétacés, ont le testicule dans l'abdomen.
CREMASTOCHILUS {kré, sto-ki-luss) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des scarabèidés, tribu des cétoniinés, comprenant des cétoines de taille médiocre, à menton formé par une pièce en cupule montée sur uno tigo, à. tête courte, à antennes Creinastoidiilus avec le premier article très grand, à (gr. d'un Liera). écusson vaste et triangulaire. (Les cremastochilus sont épais, avec les pattes longues et fortes; leur livrée est d'un gris mat ou d'un noir brillant. Ou en connaît uno vingtaine d'espèces, propres à l'Amérique boréale et centrale.)
CRÉMASTOGASTRE (sfo-gasstj'') ou CREMASTOGASTER {kré, sto-ga-stèr') n. m. Goure d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, groupe des hêtérogynes, famille des formicidés, tribu des myrmicinés, comprenant de petites fourmis à abdomen cordiforme, aplati, ordinairement noires avec la tête rouge.
— Encycl . On connaît quatre-vingts espèces de crëmastogastres. réparties dans les régions chaudes du globe; toutes sont remarquables par la mobilité de leur abdomen, qui peut se renverser en dessus jusqu'à rejoindre la tête. Quand on les inquiète, ces fourmis font sortir leur venin et on couvrent leurs ennemis, car leur aiguillon est trop faible pour piquer. Le cremastogaster scutcllaris, du midi do la France, niche dans les trous des murs, dans les troncs d'arbres, etc.
CRÉMASTOSTÉMON n. ra. Bot. Syn. de olinie.
CRÉMA3TRE [inass(r') n. m. Entom. Crochet placé près de l'anus de certaines chrysalides, et par lequel elles demeurent suspendues.
— Bot. Herbo do la famille des orchidées, tribu des vandécs, comprenant une seule espèce, qui croît au Népaul.
CRÉMATION (sj-on — lat. crematio ; do cremare, supin crematum, brûler) n. f. Incinération, destruction par lo feu des corps morts. (Inus. aux xvu" et xvin' s.)
— Encycl. La crémation était une pratique habituelle dans la Grèce primitive. Le récit d'Homère relatif à Hatrocle erit célèbre et montre, en outre, que l'on brûlait avec lo mort dos captifs pour l'honorer, exactement comme, dans l'Inde, les veuves des radjahs mouraient sur lo bûcher do leur époux. Lo christianisme, partr)ut où il a pénétré, a supprimé la crémation. Les chrétiens, prenant comme modèle la sépulture do Jésus, et jiar respect pour le corps quo l'âmo a habité, n'ont jamais admis cutto destruction volontaire des cadavres. Los; juristes lui reprochent aussi de rendre impossible toute expertise judiciaire sur les morts. Les partisans de la crémation s'appuient sur des considérations hygiéniques.
La première crémation faite on Europe, dans ce siècle, eut liouàlVlilan, le 22 janvier 1876. Depuis, de nombreuses sociétés se fondèrent pour étudier théoriquement et pratiquement les résultats do l'incinération dos corps. La Suisse, l'AIIomagne, l'Italio, etc., ont donné l'exemple. En Franco, ce n'est ((u'on 18SG qu'une loi intervint pour autoriser tout majeur ou mineur on état do testera choisir libromont le mode do sa sépulture, et, on particulier, lui permettre d'opter pour l'incinération.
Le conseil municipal do Paris t\t construire, on 18SC, au Père-Lachaiso, un crt^mutorium qui, au début, servit exclusivomont â détruire les débris humains provenant dos hôpitaux. L'année suivante, la loi du 17 novembre 1887 autorisa les modes do sépulture autres que l'inhumation et les formalités do l'incinération liront l'objet du titre III du décret du 27 avril 1889.
CRÉMATOIRE [to-ar' — rad. crémation) n. m. et adj. So dit <riin apimroil ù. brûler les corps : Un crématoirb électrifptc. Four cniiMATOiRii. n On dit aussi crkmatokium.
CRÉMAT0PTÉRI3 (riss) n. m. Genre do fougères fossUes ihi grès bigarré do Soultz-los-Bains.
CREMATORIUM {kré, rr'-om' — du lat. cremarn, supin crematum, brûler) n. m. Edillco dans lequel on opère la crémation dos corps. Il PI. Des chkmatoria.
— Encycl. Lo crcmatorinm parisien, construit sur les hauteurs du Père-Lachaiso, comprend une vaste salle do réception, des salles do dépôt, dos chambres mortuaires, etc. Lo corps à incinérer est transporté dans la chambre do combustion sur un chariot métallique. Introduit dans l'ûppuroil crématoire, il y subit une tompi^raturo do 800 dogrôs, produite ï^arde l'ox'yde do curbono unllaminé
Crématorium du Pôre-Lachaise (Paris).
à l'aido de briilours spoclau.v, mais sans jamais quo la flamme atteigne lo corps. Los employés du service seuls assistent ;1 l'incinération, qui dure de 30 à lîû minutes, ot laisse uno quantité do cendres dont le poids varie de ■joo à 1.200 gr.
CREMBALE
(krin — gr. kremhalon , môme sons) n. m. Espèce do castagnettes,en usage chez les anciens.
(S'emploio généraleinont au plureil : Les crem-
BALES.)
— Encycl.
Parmi les premiers instruments q u ' e mpl oyè ren t les Grecs pour l'accompagnement des danses, figurent les cre7n6a^es. C'étaient des sortes de castagnettes faites, d'abord avec des coquilles, puis avec du bois. Plus tard, les crembales lurent d'airain, mais elles n'en conservèrent pas moins le nom et la forme des coquilles. Dans les Grenouilles, Aristophane, pour railler Euripide, place ces paroles dans la bouche d'P^schyle : v Eh quoi ! uno lyre pour lui ! non ; où est la joueuse do coquilles? Viens, viens, muse d'Euripide, telle est la musique qui convient à tes vers. »
CRÈME (du lat. cremor, même sens) n. f. Matière d'un blanc jaunùtre, qui s'élève spontanément au-dessus du lait, et dont on fait du beurre par le battage : La c-rP.me est d'autant plus abondante dans te lait qu'il est de meilleure qualité.
— Fig. Ce qu'il y a de meilleur, do plus estimaole, de plus distingué : Industrie qui ne vaut pins rien, parce qu'on en a pris toute la crèmk. ii Se dit de ceux qui l'emportent, d'une façon quelconque, sur tous les autres : Famille gui est la CRKME des honnêtes gens. Homme qui est la crème des maris.
— Par ext. Liqueur du genre des ratafias, d'une consistance sirupeuse : Crème de moka, de menthe, de noyaux.
— Art culin. Mets délicat fait avec du lait, du sucre et des jaunes d'œufs, et quo l'on sert ordinairement en entremets : CRiiME ail café, au chocolat, au caramel, à la vanille.
Il Aliment léger, qu"on prescrit fréquemment aux malades convalescents : Crème de ri::, de pain, de gruau. Il Crème fouettée. Crème qu'on a fait mousser en la battant. — Fam. Objet brillant, mais futile, sans consistance, par allusion à la mousse excessivement légère qui se forme sur la crème quand on la bat : La vie ii'cst que de l'ennui ou de la crème fouettée. (Volt.)
— Chim. anc. Substance qui so coagule à la surface de certaines dissolutions, il Crèîne de tartre, Tartrato de potasse. Il Crème de chaux. Pellicule blanche de carbonate de chaux, qui se forme sur l'eau de chaux au contact do l'air.
— Coût. anc. Diocèse, étendue d'une juridiction spirituelle. Il On écrit plus ordinairement chrême.
— Pharm. Préparation de lait, de sucre et de jaunos d'œufs avec certaines drogues médicinales.
— Teint. On appelle, en teinture, couleur crème, la coloration blanche teintée de jaune, quo l'on obtient par l'opération du crémage.
— Encycl. Art culin. Les crèmes sont des émulsions obtenues en mélangeant soigneusement du lait, du jaune d'œuf et du sucre, à une température voisine do 50« C, que l'on élève ensuite lentement jusqu'aux environs de loo<* C. On ajoute souvent à ce mélange du chocolat, du café, du caramel ou des aromates : vanille, cannelle, fleurs d'oranger, etc. Quant à la crème du lait, elle n'est pas autre chose que la réunion des globules butyriques ijui, par lo repos, montent à la surface on raison do leur densité moindre. Il convient do noter quo cotte crème do lait est un aliment très savoureux et très riche, mais moins digestible, quoi qu'on en ait dit, que les crèmes culinaires ci-dessus mentionnées et qui, bien préparées, sont toujours d'une digestion aiséo.
— Pharm. En pharmacologie, les préparations dites » crèmes >> (sauf crème simple, aromatisée ou non) no répondent quo do loin à la définition précédente : ce sont principalement dos électuairos renfermant du beurre de cacao, dos amandes, des sirops (crèmes pectorales do Cottoreau, do Jeannet, do Hue, de Pierquin, do Tronchin, etc.), jadis employées surtout contre los alfections dos voies respiratoires. Do ces préparations il faut rapprocher la crème artificielle de Biedert, faite avec du blanc d'œuf, du sucre, du bourre, do l'eau ot les sels du lait, ot qui a donné des résultats satisfaisants chez les nourrissons diarrhéiques et dyspeptiques.
CremEAUX, comm. do la Loire, arrond. et à 29 kilom. de Koaiine, dans los monts du Forez ; 1.635 hab.
CRÉMCNT iman — lat. a'cmcntum ; do cresccre, croître) n. m. Gramm. Augmentation d'une ou do plusieurs syllabes dont ost afl'octé lo radical d'un nom lorsfpion le décline, ou d'un verbe lorsqu'on lo conjugue. (Ainsi dans amaremini, les syllabes ma, re, yni sont dos crénients; dans ttvilius, la syllabe vi est un crémont. Lo crément tombe sur los syllabes qui précèdent immédiatomont lu désinonoo.) Il Dans la grammairo arabe, Nom donné aux quatre lettres étif, ta, ya et noun, qui, dans toutes los personnes do l'aoriste, se placent avant les radicales.
— Dr. anc. Accroissement do terrain, dans les rivières ou sur los rivages.
— Pliysiol. Partie des aliments qui s'absorbe, par opposition ù la partie qui se trouve rejotéo à l'état crexcrément.
— Encyci,. Gramm. La règle pour distinguer le crément est ainsi donnée i)ar les grammairiens : on considère comme crémont cnacuno dos syllabes qui sO trouvent
avant la dernière dans los formes verbales qui ont plus do .syllabes quo la seconde porsonno du singulier do l'indicatif présont, ot dans los fornies nominales qui ont plus
do syllabes que lo nominatif singulier. U faut remarquer que le mot " crémont <* n'est plus guère on usage, car u ne correspond à aucune distinction rutiouuollo.
CKÉMANT — CRÉMIEUX
CRÉMER (change Vé formé on è ouvert devant uno syllabe muette : Il crème, sauf au fut. ot au oondit, prés. : il crémcra. Il crémerait) v. n. Econ. rur. So couvrir de croine, en iiarlant du lait : A'n été, le lait cremk plus vite qu'en hiver.
Crémé, ée part. pass. du v. Crémor.
— Techn. Se dit des toiles de chanvre et dos tissus qui sont tissés avec des fils à demi blanchis, de couleur crème, ou encore qui ont subi au préalable l'opération du crémage : I^'to/fe crémèe.
CRÉMER (du lat. cremarc, brûler) v. a. Incinérer.
Gremer (.lacobus Jan). romancier et autour dramatique hollandais, nô à Arnlieim on 1S27, mort à La Haye en ISSO. Cet écrivain, qu'on a comparé à. Dickens, a écrit des œuvres remarquables par la simplicité, l'ingénuité do l'invention et du style, en même temps que par la finesse de l'observation. Ses principaux romans sont : le Lis de La Haye (1850); liécits et Nouvelles (185-1), trad. en français sous le titre de Scènes villageoises du pays de Gueldre: Daniel .9i7s(lS56j; Anna liooze (1862); le Docteur Hclmonii et sa femme{\%&'i) ; les Acteurs {i^l^) ; etc. On lui doit aussi quelques pièces de théâtre ot un Hecueil de poésies (1874).
Gremer (Camille), général français, né à Sarroguemines (ancien département de la Moselle) en 1840, mort en 1876. U fit la campagne du Mexique. Il était capitaine d'état-major lors de la guerre de 1870, parvint à s'échapper de Metz et alla se mettre à la disposition de la délégation de Tours. A la fin do novembre 1870, il fut nomme général do division à titre auxiliaire ; il so comporta bravement dans l'Est, et livra notamment aux Allemands la meurtrière bataille de Nuits (Côto-d'Or). La commission de la revision des grades (1871) lo ramona au grade de chef d'escadron. H donna sa démission dans des termes très vifs, qui amenèrent sa mise à la réforme. Après avoir essayé, sans succès, de parvenir à la députation, il rentra dans la vie privée. On lui doit un ouvrage sur la campagne du Mexique : Quelques hojnmes et quelques institittio7is militaires (1872), et, en collaboration avec lo colonel Poullet, la Campagne de l'Est et l'Armée de liourbaki (1874),
CRÉMERIE [rî) n. f. Etablissement où l'on vend de la crème, du lait, du fromage, des œufs, etc.
CRÉMEUSE [meuz') n. f. Appareil servant à séparer la crème du lait, et qui est constitué par un vase en bois ou en for étamé. (On laisse reposer lo lait, et la crème no tarde pas à couvrir la surface du liquide. Quelquefois, ces vases sont plongés dans de l'eau glacée, [afin do hâter la séparation de la crème.)
CRÉMEUX (7«eiJ), EUSE adj. Qui contient beaucoup do crème : Lait crémeux.
CRÉMIER {mi-é), ÈRE n. Celui, celle nui tient une crémerie : L'n fonds de crémier. Il Crémier-glacier, Pâtissier, confiseur qui fait des crèmes glacées, des glaces, etc.
CRÉMIÈRE n. f. Petit vase où Ton met de la crème.
GrÉMIEU, ch.-l. de cant. de l'Isère, arr. et à 33 kilom. de LaTour-du-Pin ; 1.912 hab. Ch. de f. P.-L.-M. B'abrique de gants, do sarraux et de chemises. La ville do Crémieu, mentionnée pour la première fois avec certitude au xii* siècle, appartint aux barons de La Tour-du-Pin, puis aux dauphins de Viennois : le dauphin Jean II lui donna, en 1315, une charte de franchise. Cité commerçante, peuplée de nombreux juifs, elle était aussi, au moyen âge, une forteresse : on voit encore son enceinte, ses portes crénelées et les ruines du château des dauphins (xiv»- XVI* s.). Les guerres de religion mirent fin ù la prospérité de Crémieu. — Le canton a 26 comni. et 17.293 liab.
CeiÉMIEUX (Isaac-Moïse. dit Adolphe), avocat et homme politique, né à Nîmes en 17yi>, mort à Paris en 1880. Il appartenait au culte israélito. Cromicux fut reçu avocat en isn, et remporta, au barreau de Nîmes, des succès éclatants. En l83o. C)dilon Barrot, devenu préfet do Solice, lui céda sa charge 'avocat à la Cour de cassation. Il défendit un ancien ministre de Charles X, de Guornon-Ranvillo, plaida de nombreux procès de presse, ot écrivit divers mémoires, qui firent grand bruit. En 1836, Crémieux vendit sa charge d'avocat à la Cour do cassation pour rentrer au barreau. Elu député, en 1812, parla ville do Chinon, il acquit bientôt une grande autorité. Réélu en isiG, il contribua à la chute do Guizot. C'est lui, dit-on, qui conseilla au roi d'appeler aux atlairos Odilon Barrot, chef de la gauche dynastique. Mais, lorsqu'il estima que la royauté Cr6mteux.
n'était plus possible, ot
après l'envahissement du Palais législatif, il réclama la constitution immédiate d'un gouvernement provisoire. Il on fut élu membre par acclamation, et prit le portofouille de la justice. Ayant voté, après l'atVairo du 15 mai, contre lu donmndo do poursuites intentées à Louis Blanc, il uo tarda pas i donner sa démission.
Il soutint la candidature do Louis Bonaparte A la présidence do la République, tout en continuant de voter avec l'extrême gauche, mais il se détacha bientôt ouvortomont do lui et il fut réélu député on 1849. Lo 2 décembre ISSI, il fut du nombre dos représentants incarcérés. Devenu libre, il so renferma dans l'exercice de sa profession d'avecat justiu'tMi I8t'.i) : il se présenta alors sans succès dans la Drûmo aux élections législatives, mais il fut élu. ta mémo année, ù Paris. Il siégea A l'oxtréme gauche. Au 4-Sontombro 1870, Crémieux fit partie du gouvernement do la Défense nationale ot reprit lo porteleuillo do la justice. Membre do la délégation qui représenta lo gouvornoniont à Tours, il fit d'inutiles efforts uour concentrer uno urmotderrière la Loire. Lorsque Gnmbotta vint lo rejoindre avet do pleins pouvoirs, il s'associa A toutes les mesures par lui proposées. Crémieux ne fut nas élu député lo fl février I87I. Il proposa do faire appel à une souscription po\ir couvrir la rançon do h milliards rédumés par la Prusse otdéclara s'inscrire pour loo.oOrtfranWj. Le îO octobre 1871,
CRÉMIEUX — CRENER
Crémieux rentra à l'Assemblée nationale comme député d'Alger. En 1875, il fut élu sénateur inamovible et fut du nombre de ceux qui protestèrent contre le Seize-Mai.
— Le décret Crémieux, ainsi nommé parce qu'il fut rendu à l'instigation de Crémieux, est un décret de la délégation du gouvernement de la Défense nationale, eu date du 24 octobre 1870, qui conféra la qualité de citoyens français aux juifs indigènes d'Algérie.
Crémieux (Hector-Jonathan), auteur dramatique, parent du précédent, né et mort à Paris (1828-1892). 11 entra, en 1S52, au ministère d'Etat, puis écrivit pour le théâtre. Piein d'esprit et de verve, il a composé, le plus souvent en collaboration, des vaudevilles, des drames, des féeries, des comédies et des livrets d"opérettes, dont beaucoup ont eu un très grand succès. Otfenbach et Hervé écrivirent la musique de la plupart de ces opérettes, parmi lesquelles nous citerons : Orphée aiuc enfers (185S); Geneviève de Brabant (186S); le Petit Faust (X869); la Veuve du Malabar (^ms) ; la Jolie Parfumeuse [ïSli) ; la Foire Saint- Laurent lASli); etc. Parmi ses drames, nous mentionnerons le Savetier de la rue Quincampoix (1859}, et, parmi ses comédies, l'abbé Constantin (IS87).
Crémieux (Gaston), révolutionnaire français, né à Nîmes en 1S36, fusillé à Marseille en 1871. Avocat à Kimes, puis à Marseille, il fut condamné à la prison, en août 1870, pour avoir pris part à une tentative insurrectionnelle. Mis en liberté au 4-Soptcmbre, il fut nommé procureur de la République; mais, après les événements du 13 mars 1871, il se rendit à Marseille et fomenta un mouvement qui éclata le 23 mars. La Commune ayant été proclamée, CrémieiLx devint président de la commission du département. Il chercha à s'opposer aux mesures de rigueur que voulaient prendre les délégués parisiens. Le
êénéral Espivent s'étant emparé de la ville, le 7 avril, rémieux fut arrêté, condamné à mort le 28 juin, et fusillé le 30 novembre 1S71.
CRÉMILLÉE {mi-llé [Il mil.] — corrupt. de crémaillère) n. f. Une des gardes de la serrure.
GréMIIXES (Louis -Hyacinthe Boyer de), général français, né en 1700, mort en 1768. Cadet aux gardes françaises, il fut nommé, en 1734, maréchal général des logis, des camps et armées du roi. Il dirigea presque toutes les opérations de l'armée de Flandre, sous le maréchal de Saxe, et prit seul les dispositions nécessaires à l'investissement de Maëstricht (1748), ce qui lui valut le grade de lieutenant général.
CRÉMOCARPE n. m. Fruit des ombellifères, composé de deux akènes qui sont suspendus, lors de leur maturité, au sommet des deux branches de la columelle.
GRÉMOCÉPHÂLE n. m. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, renfermant une seule espèce, qui croît dans l'Inde et dans les îles de l'Afrique australe.
CremolinO, comm. d'Italie (Piémont [prov. d'Alexandrie]); 1.800 hab.
CRÉMOLOEE n. m. Genre de plantes grimpantes, de la famille des crucifères, tribu des thlaspidées, comprenant cinq ou six espèces qui croissent au Pérou et au Chili.
CRÉMOMÈTRE (de crème, et du gr. métron, mesure) n. m. Instrument qui fait connaître la quantité de crème que le lait contient, il On dit aussi lactomètre.
— Enctcl. Le crémomètre est constitué par un long tube cylindrique à pied, soigneusement gradué du haut en bas de 0 à 100, ce dernier chiffre étant placé à la partie inférieure du vase. Après un repos de vingt-quatre heures, le lait versé dans le crémomètre laisse remonter à sa surface la quantité de crème qu'il contient. M suftit do lire sur l'échelle la divisi'on correspondante séparant la crème du lait; le chiffre indiqué montre la quantité, en centièmes, de la crème.
Crehona (Luigi), mathématicien italien, né à Pavie en 1830. En 1848, il prit part à la guerre de l'indépendance italienne, et concourut à la défense de Venise. Après la capitulation, il reprit ses études, devint successivement professeur de mathématiques aux lycées de Crémone et de Milan, puis de géométrie supérieure à l'uniyer- crémomètre. site de Bologne: il fut ensuite nomme directeur de 1 Ecole d'application des ingénieurs, à Rome. qu'il était appelé à réorganiser. Eu dehors de nombreux mémoires, insérés dans des périodiques scientiriques, il a publié : Introduction à une théorie géométrique des courbes planes (Bologne, 1862 [trad. en allom. par Curtzc]); Mémoire sur les transformations rationnelles (1863); Préliminaires d'une théorie géométrique des surfaces (186G), traduits en allemand par Curize et réunis à un Mémoire de géométrie pure sur les surfaces du troisième ordre, couronné par l'Académie des sciences de Berlin en 18C6 (Berlin, 18G8); Us Figures réciproques dans la statistique graphique (Milan, 1872 [trad. en franc, par Bossuct, Paris, 1885]); Eléments de géométrie projective (Turin, 1873); Eléments de calcul graphique (1874 [trad. en franc, par Dewulf, Paris, 1875]).
GrisMONE fpEoviNCE dk), division administrative du royaume dlialio, dans la Lombardie, bornée par le Pô au S-, l'Adda à 1*0-, l'Oglio à l'E., entre les provinces de Bcrgame au N,, Brescia au N.-E., Mantoue ù l'E., Rcggio ot Parme au 5>., Plaisance et Milan à l'O. : 1.73C kilom. carr.; 302.000 hab.; 3 circondarii : Casalmaggioro, Créma et Crémone.
Tout entière dans la plaine du Pô, cette province est extrêmement fertile et produit du lin, du riz, du mais ; on V cultive lo mûrier. L'industrie textile y est assez active. Malheureusement, la pellagre, amenée par la consommation presque exclusive de la polenta de maïs, y fait de cruels ravages (4 p. loo des habiianls en sont atteints).
CRÉMONE(lat. Crcmona), ville d'Italie (Lombardie[prov. 4e Crémone)), sur la Cremonetta, affluent gauche du Pô; 37.635 hab. [Crémonais, aise8.\ Evéché suffragant de Milan.
Crémone «st une belle ville, entourée d'une enceinte bastionnée de forme ovale, avec de larges rues droites, do vastes places, de belles maisons et quelques palais de (grande apparence. La cathédrale, bâtie au wv siècle, remaniée au XV», est une des plus belles do lltalio du Nord; mais le monument lo plus célcOie est le Torazzo, tour de
Aruies de Crdmone.
121 mètres, bâtie au xin» siècle. On remarque encore les ruines du château de Sauta-Croce. L'industrie des draps, du coton, de la soie, des chapeaux, est active; celle de la lutherie a fait, au xvii* et au xvin" siècle, la célébrité de Crémone, patrie des Amati, Guarneri et Stradivarius. — Lo circondario de Crémone a une superficie de 979 kilom. carr., et une population de 174.488 hab.
— Histoire. Crémone a été une des premières colonies romaines de la Gaule cisalpine. Elle a joué un grand rôle dans les guerres civiles du i" siècle de l'empire romain, puis dans les querelles des guelfes et des gibelin?^. Réunie au duché de Milan, elle a dû à sa
forte position stratégique d'être souvent occupée par les armées françaises et autrichiennes. En 1702, Crémone était le quartier général de l'armée franco-espagnole, commandée par le maréchal de Villeroi.
Le prince Eugène, campé aux environs, résolut d'enlever l'état-ma^or français. Avec la complicité d un habitant, i! réussit à introduire de nuit, dans la place, quelcjues-uns de ses hommes, qui ouvrirent les portes à leurs camarades, puis il y pénétra lui-même à la tête d'une partie de ses troupes. Villeroi fut arrêté au saut du lit. Mais io régiment Royal-des-Vaisseaux et deux régiments irlandais,qui faisaient partie do la garnison, improvisèrent la défense en barricadant les rues. Le marquis dePraslin,seul général qui n'eût pas été fait prisonnier, fit couper le pont ilu Pô, et le prince Eugène n'eut que le temps de s'échappor pour rejoindre le gros de ses troupes, mais il emmenait rinepte Villeroi. La mésaventure de Villeroi suggéra à quelque loustic le spirituel quatrain qui courut alors ;
Français, rendons grâce à BeUone,
Notre bonheur est sans ^gal,
Nous avons conservé Crémone
Et perdu notre général.
CRÉMONE n. m. Mus. Violon fabriqué à Crémone : Le meilleur crémone ne peut suppléer le talent.
— n. f. Techn. Espèce d'espagnolette pour la fermeture des croisées, n Sorte de tissu croisé.
CrÉMONINI (César), philosophe italien, né on 1550 à Cento (duché de Modène), mort à Padoue en 1631.11 fît ses études à Ferrare, où il fut nommé professeur de philosophie, à l'âge de vingt et un ans. Il enseigna la philosophie durant cinquante-sept ans : à Ferrare, jusqu'en 1590, puis à Padoue, où on lui donna en même temps une chaire de médecine. Sa réputation de savant s'étendit bientôt au loin. Il fut le dernier représentant de l'école de Padoue. Sa philosophie est tout abstraite, toute livresque; l'investigation se réduit, chez lui, aune série do définitions, et la démonstration à un enchaînement de syllogismes. Il doit d'ailleurs à Platon autant qu'à Aristote. Il divise la philosophie en philosophie active Crémone (la inorale), et en philosophie contemplative (la scie7ice); il distingue la science révélée et la science rationnelle; la physique, qui est la science des modifications naturelles de l'être, s'achève dans la métaphysique, qui est la science des lois essentielles de l'être. La phy- .siquo exclut la considération des causes finales, c'est-à-dire d'une intelligence immanente. La métaphysique conduit à Dieu, qui est acte simple où l'intelligible et l'intelligence se confondent. Crémonini croit à des intelligences célestes, qui président aux destinées des divers mondes. Il est malaisé de dire s'il est panthéiste ou matérialiste ; il professe que le principe do l'être est à la fois universel et individuel: il semble qu'il nie l'immortalité do l'âme et qu'il admette pourtant une raison éternelle à laquelle nous pouvons participer.
CRÉMOSPERME {spcnn — du gr. kréynaô. }e suspends, et sperma, graine) adj. Se dit des plantes dont les graines sont attachées au placenta par leur sommet ou par leur partie moyenne.
CRÉMYOLLE (corrupt. du mot cramignole) n. f. Bonnet ou toque d'homme porté au xvii" siècle. (Les statuts de la corporation des bonnetiers obligent l'apprenti qui veut passer maître à prendre deux livres de laine et à fabriquer lui-même une aumusse ou doux crémyolles. D'après Gay, les bonnetiers fabriquant ces crémyolles habitaient surtout le faubourg Saint-Marcel.} V. cramicnoli;.
CRÉNAGE [yiaf] n. m. Action de créner, d'évider la parlie débordant lo corps d'un caractère d'imprimerie. Il Faire une [entaille, un cran, sur la tige d'une lettre. (On dit
aussi CRÉNKRIE.)
CRÉNAMON n. m. Genre de plantes, de la famille des chicoracôes.
CRÉNASTRE n. m. Echin. Syn. do pentastérie.
CRÉNATE n. m. Sel dérivant de l'acide crénique.
CRÉNATÉ, ÉE adj. Qui contient des crénates : Eaux mini-raks cr[-;nati-:j:s.
CRÉNATULE ou CRENATULA (kré) n. f. Genre de mollusquns lamellibranches, famille des aviculidés, comprenant dos formes à pied allongé, canaliculé, à coquille mince, aplatie , feuilletée , à valves presque égales. (On connaît nuit espèces do crénatulos, habitant la mer Rouge ot l'océan Indien ; toutes vivent dans les éponges.)
CRÉNAU («o) n . m. Cage à poulets, ronde et bombée. V. mue.
CRÉNEAU (no ~~ do cren, anc. forme do cran) n. m. Fortif.
— Art milit. V. la partie cncycl.
— Blas. Figure héraldiçiuo, représentant soit un merlon isolé, soit une portion d ensemble de créneaux avec les embrasures et les nierions. (Lo.s pièces surmontées de créneaux sont dites « crénelées >- do tant de pièces.)
— Céram. Nom donné par les potiers aux ouvertures des fourneaux de cuisson.
Crénatule.
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