CRIBLE
CreviLLEKTE, ville d'Espagne {Valence [prov. d'Alicaute ,, au pied de la sierra de Creviltente ; 10.200 hab. Fabrique de tapis recherchés et de nattes fines.
CREW (Atou) n. m. Métrol. Monnaie de compte de la côte d'Afrique, équivalant àSô francs.
Crewe, ville d'Angleterre (comté de Chestor). dans la vallée du Weaver, aîduent de la Mersey; 28.760 hab. Ateliers de construction de matériel pour les chemins de fer. Le premier établissement a été fondé par Georges et Robert Stephenson.
Crewkerne, ville d'Angleterre (comté de Somerset), près de la limite méridionale' du comté, sur le fleuve côtier Parrett ; 5.500 hab. Manufactures de toiles à voiles et bonneterie. Ancienne école de grammaire. Eglise ogivale.
GREX n. m. Ornith. V. bàlg.
CrexOS. musicien grec du v* siècle avant notre ère. Un peu antérieur à Philosùne et à Timothée, il passe pour être le premier qui rompit nettement avec la tradition en séparant la musique de la poésie et du chant. Il donna les premiers concerts de musique purement instrumentale. Au dire de Plutarque, il introduisit des innovations hardies dans la cadence.
GrÉZANCY, comm. du Cher, arr. et à 10 kilom. de Sancerre, dans les monts de Sancerre, non loin de la Sauldre naissante; 1.504 hab.
CRI (v. l'étym. de crier) n. m. Voix inarticulée et poussée avec effort, de manière à se faire entendre de loin : Cri d'épouvante. Cbi de douleur. Jeter un cri. ii Bruit confus de
Plusieurs voix : Des cris de triomphe, il Phrase brève que on prononce à très haute voix, pour donner quelque avertissement, pour exprimer quelque émotion vive : On entendit les CRIS : Au meurtre ï à l'assassin I (Acad.)
— Discussion très animée : Les cris des philosophes. Il Paroles emphatiques : Les grands cris de la tragédie.
— Ton, manière dont on crie, dans les rues des villes, les choses à vendre ou à acheter ; paroles dont on se sert : Les CRIS de Paris sont pittoresques.
— Par anal. Sons inarticulés et non modulés que poussent les animaux et qui caractérisent chaque espèce. Il Bruit ai^Tù produit par un frottement : Le cBi du grillon, de la cigale. Le cbi d'une girouette.
— Fie. Plaintes, gémissements, douleur; prière ardente : L'hymne universel n'est qu'un long cri de douleur de toutes les espèces vivantes qui s' entre-dévorent. (Diderot.)
Il Improbation ou approbation manifestée avec éclat : Les cris de la cabale, de la presse, n Incitation morale ; vœux, désir ardent : Cri de l'amour maternel. Cri du cœur.
— Art milit. Cri de guerre. Appel aux armes; exclamation que les soldats poussent ensemble en allant au combat : Le CBI DE GDKRRE des Ilomains s'appelait harntxis ; il commençait par un léger murmure, pour devenir progressivement un bruit épouvantable. — Sorte de formule d'excitation guerrière, que l'on écrivait sur les bannières et qui servait dans les combats pour animer les soldats : Le cri de GUERRE des Français était : Montjoie-Saint-Denis ! il Cri d'armes. Excitation guerrière que certaines familles portaient écrites au cimier de leurs armes, et que leurs vassaiLX répétaient durant le combat, il Cri àe ralliement. Paroles convenues pour aider les soldats à se reconnaître et à se rallier. — Fig. Accord général dans un même sentiment : Quand donc viendra le cri de ralliement, précurseur de l'émancipation définitive ? (Ledru-Rollin.)
— Cout. anc. Cri de feu et de meurtre. Cri que devait pousser celui qui voyait se produire un incendie ou se commettre un meurtre, il Cri public ou simplement Cri, Proclamation d'un magistrat pour défendre, ordonner, annoncer quelque chose : Le bannissement se faisait autrefois à son de trompe et à cr! pdblic, ce qui lui a valu son nom. — Fig. Opinion vivement prononcée dans le public pour ou contre une personne ou'ude chose : Le sage respecte le CRI PUBLIC
— FéoJ. Cri de la fête, Droit que l'on payait à certains seigneurs pour avoir le privilège d'annoncer la fête.
— Techn. Bruissement qui se fait sentir lorsqu'on presse la soie entre les doigts. (On dit aussi maniement.) n Donner du en à la soie, La soufrer, ce qui lui fait produire ce bruissement, u Cri de l'éiain, Petit craquement que ce métal fait entendre lorsqu'on le plie.
— Véncr. Se dit des phrases brèves dont se servent les chasseurs, pour flatter, réprimander, exciter leurs chiens.
H A cor et à cri. V. cor.
— Loc. div. : A grands cris. En poussant do grands cris. B Fig. Avec grande insistance, ii iVe faire qu'un cri,
Pousser un seul cri. li IV'avoir qu'un cri, IVe jeter, Xe faire yu'un cri. Crier constamment, se plaindre sans discontinuer, il N'avoir qu'un cri après quelqu'un, Désirer ardemment sa présence, ii // n'y a qu'un cri sur lui. Chacun en parle de la même manière, n Jeter, Pousser, Fairp. les hauts cris, Se plaindre, se récrier d'une manière éclatante.
— Fam. Dernier cri. Dernier genre, suprême élégance, qu'il s'agisse de mode ou d'autre chose, et sans doute par allusion aux glapissements des camelots qui poursuivent les passants en leur offrant l'objet nouveau et en vogue.
— Syn. Cri, clabauderie, clameur, etc. V, clabadderie.
— Encycl. Le son inarticulé qu'on appelle cri est commun à l'homme et à. la plupart des animaux. Chez cesdcr- DJers, il prend un nom particulier selon les espèces :
L'abeille bourdonne; l'aigle trompette; l'alouette grisolle; Vkne brait ; lo bœuf, la vache, le taureau beuglent. mugissent, meuglent; la brebis, le mouton, la chèvre bêlent; le buffle souffle, mugit, beugle; la caille margolte,cnrcaille ; le canard nasille; le cerf, le daim, le chevreuil raiei brament, râlent; lo chat miaule; le cheval hennit; le chien aboie, jappe, hurle; la chouette hue, chuinte; la cigale chante, craquette; la cigogne craquette ou clan nette ; le cochon grogne; la colombe roucoule; le coq chante, eoqueriqne ; le corbeau cronsne; la corneille craille, babille; le courlis siffle; le crocodile lamente; lo dindon glougloute; l'éléphant barète ou barrit; le faon râle; la fauvette chante; le geal^'o^e, cageole oa cajole ; \a f^nUnoilc glousse ; la grenouille, le crapaud coassent; le grillon grésillonne; la. grue craque, glapit, trompette; l'hirondelle gazouille; le hibou hue ou hulule; la hulotte iiôle; la huppe pupule; le }BTfi jar-gonne ; le lapin ctapit ; lo lion rugit; le loup hurle; le merle siffle, flûte; le moineau pépie; la mouche bourdonne; l'oie criaille, cagnarde; le loriot »i//?e; l'ours grogne, hurle; le paon braille, rriaille; la perdrix cacaitn, glmtsse; le perroquet »ar/e; la pie jacasse, jase ; le pigeon roucoule, le pinson frigotte, ramage; la poule cagnette.
glousse; le poulet piau/c; le ramier caracoule, roucoule; le TQinard glapit ; le rhinocéros barète; le rossignol chante, qringotte; le SB.n%l\ev grommelle ; le serpent siffle; la souris chicote; le tigre râle, raiique; la tourïerelle gémit, roucoule.
— Mœurs et cout. Cris de Paris. On entend par cris de Pnns ces appels modulés par lesquels les petits marchands ambulants crient dans les rues leur industrie et font valoir les objets qu'ils débitent. Ces cris sont nombreux, divers et parfois bizarres. Leur origine est fort ancienne. Déjà, au XH!" siècle, un poète nommé Guillaume de Villeneuve avait rimé un Dicl de quelques pages sur les crieries de Paris. Dans un temps où ni les journaux ni les affiches n'étaient connus, des crieurs de profession allaient de rue en rue annoncer telle chose à vendre, en tel lieu, à tel prix. De plus, tels industriels, qui se contentent aujourd hui, d'écrire leur nom et leur profession sur leur porte, ne se privaient pas d'encourager, d'exciter, d'appeler les prati- ([Ues par leurs cris, comme le font encore les bimbelotiers établis dans les bazars en plein air. Enfin, des marchanliises qui forment de nos jours des établissements considérables se débitaient également en plein air. Outre ces marchands dont lo nombre était grand, il y avait une foule de pauvres qui, avec un cri particulier, annonçaient leur venue et exploitaient la charité.
Aujourd'hui, on ne crie plus dans les rues que des objets de très mince valeur et de nécessité journalière; seules, les petites industries courantes ont encore recours à ce moyen de publicité, qui ne s'exerce pas sans une autorisation expresse de la préfecture de police. Les cris de Paris sont soumis à une réglementation sévère, qui ne leur permettrait plus notamment les gauloiseries dont s'esbaudissaient nos pères.
La gravure a souvent reproduit les marchands ambulants de Paris. Une des plus anciennes estampes, et des plus rares à l'état complet, se compose de quarante-trois sujets gravés à l'eau-forte en 1640. Citons encore les Cris de Paris, en soixante sujets, dessinés par Edme Bouchardon, do 1737 à 1743, et gravés par le comte de Caylus. Il existe encore d'autres recueils gravés par Huguier fils, Diiplessis-Bertaux, Abraham Bosse, ainsi qu'un grand nombre de pièces isolées. Les lithographes contemporains ont fait de même. Il n'est pas jusqu'à l'imagerie populaire qui ne se soit emparée des cris de Paris : elle en a fait des albums destinés aux enfants.
— Dr. Les abus auxquels peut donner lieu l'offre aux acheteurs, à l'aide de cris, des écrits de diverses sortes, sur la voie publique, a, de tout temps, attiré l'attention du législateur. Cette matière a été successivement réglementée par l'ordonnance du 29 octobre 1782, la loi du 5 nivôse an V, l'arrêté du 7 avril 1814, la loi du 10 décembre 1830 (art. 2j et la loi du 16 février 1834 (art. l"). Des termes de l'article 6S de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse, on avait conclu que liberté absolue était laissée aux cris et annonces sur la voie publique. Mais est intervenue la loi du 19 mars 1889 qui, sous la sanction de peines de simple police, édicté :
n Les journaux et tous les écrits ou imprimés distribués ou vendus dans les rues et lieux publics ne pourront être annoncés que par leur titre, leur prix, l'indication de leur opinion et les noms de leurs auteurs ou rédacteurs. — Aucun titre obscène ou contenant des imputations, diffamations ou expressions injurieuses pour une ou plusieurs personnes, ne pourra être annoncé sur la voie publique. Il
L'article 24 de la même loi punit d'un emprisonnement de six jours à un mois et d'une amende de 16 francs à 500 francs, ou de l'une de ces deux peines seulement, tous cris ou chants séditieux proférés dans des lieux ou réunions publics. Si l'infraction a pour but un acte de propagande anarcliiste, elle est déférée à la juridiction correctionnelle (loi du 28 juin. 1894).
— Physiol. et pathol.Le cr( est une émission violente de l'air, d'une expiration énergique et soutenue, produisant un mouvement vibratoire dans le larynx et le pharynx. Lespremières expirations du nouveau-né s'accompagnent de cris appelés « vagissements ». Plus tard, l'enfant qui crie est un enfant qui souffre. Le cri est volontaire (cri d'appel, cri de guerre}, ou involontaire (cri de douleur, de surprise, vagissement du nouveau-né). Le cri involontaire peut, dans beaucoup de cas, être retenu par l'action de la volonté; mais il y a des cas où le cri est purement réflexe et tout à fait soustrait à l'action de la volonté. Le cri hydrencéphalique, qui frappe par son acuité et sa persistance, est un signe caractéristique de la méningite.
— Art milit. Cri d'armes. Le cri d'armes semble remonter à ces tournois ou trépignées au cours desquels deux troupes s'attaquaient en s'encourageant par un cri, généralement le nom d'un des principaux tenants. Par la suite, le cri d'armes se confondit avec le cri de guerre, qui servait aussi bien à se rallier qu'à s'encourager. Ainsi, l'on voit, au XV* siècle, Louis XI crier: Bourgogne! aux gens de Liège, quand il monta à l'assaut de leur ville avec les Bourguignons. Bien plus anciennement, la noblesse do l'Ile-de-France charçeait en criant : Montjoie-Saint-DeJiis ! Il est difficile de distinguer le cri de guerre du cri d'armes : c'était affaire de circonstances, d'autant plus que certains cris, si l'on n'en connaît pas les origines, peuvent paraître au moins singuliers. Ainsi, les sires de Cramailles et de (îenlls avaient pour cri do guerre : Au bruit! ; le sire de Prie : Cant d'oiseaux ! ; le sire de Berghes-Saint-Winocq : Iterghes à Madame de Châteanbrun I , tous cris sans doute poussés par les hérauts dans les pas d'armes ; tandis que d'autres sont beaucoup plus pratiques, comme celui des Montoison : A la rescousse!
Cri de guerre. Poussés, à l'origine, par les peuples barbares pour s'exciter au combat, les cris de guerre se runfondirent,au moyen âge, avec les cris d'armes. Dans les temps modernes, do nombreuses batailles ont été gagnées aux cris de : Vire le Hoi! Vive la Nation! Vive la liépubliquc! Vive l'Empereur!
Les attaques à la baïonnette do l'infanterie, les charges de cavalerie s'exécutent au cri do : En Avant!, qu'on a jugé nécessaire do faire pousser par les soldats pour augmenter leur ardeur et leur énergie.
A l'étranger, le cri de Hourrnh! est, en pareille circonstance, réglementaire dans la plupart des armées. En Italie, on crie Savoia!, sorte d'abréviation de la devise de la maison do Savoie: Semprè avanti Savoia!
Cris de sentinelle. On appelle ainsi ceux que les règlements prescrivent aux sentmellos do pousseren différents cas, tels quû : Qui vive! Au feu! A ta garde! ffalle-làl, elc.
cesse de
Çri, déesse hindoue de la beauté, de la fortune et du bonheur, épouse du dieu Vitlinou. Çri, nommée aussi Lakchmî, Hirâ, Lolâ, Lokamàtâ, peut se rapprocher de l'A/j/frorf(7e 0((ra;îm des Grecs : comme celle-ci, elle est née do l'écume de l'océan. C'est l'Aphrodite pudique, type de l'épouse fidèle et protectrice de la femme mariée, qui pousse la fidélité conjugale jusqu'à prendre une forme humaine pour accompagner Vichnou dans chacune de ses incarnations. Elle est la mère de Kâma, le dieu de l'amour. Çri n'a point de temples particuliers, mais elle figure dans tous ceux de Vichnou, et partage les Iiodneurs qui lui sont rendus; de plus, en qualité de déesse de la fortune et du bonheur, elle estl'objet d'un culte fort assidu.
CRI-À-DIEU n. m. Liturg. anc. Prières que l'on adressait à Dieu, dans les calamités publiques. Il PI. Des cris-.à,-died.
CRIAGE {aj') n. m. Action de faire une annonce en criant : Le criagk de cer laines denrées est interdit dans les 7n{es de Paris. li Office du crieur public.
CRIAILLER {a-ill-é [Il mil.] — fréquent, et péjorat. de crier) v. n. Crier souvent et d'une manière importune : Femme qui criailler.
— Fam. Se plaindre souvent et pour peu de chose.
— Par ext. Produire un petit bruit fréquemment répété : Plume qui criaille.
CRIAILLERIE {a-ill'-rî [Il mil.]) n. f. Action de criailler. Il Plaintes, gronderies fréquentes et importunes : Criail- LERIIlS conjnqales.
— Syn. Clabauderie, clameur, etc. V. clabauuerie.
CRIAILLEUR {a-ill-enr [Il nill.]l, EUSE n. Fam. Personne qui criaille : Non seulement il faut crier, mais il faut faire crier les criailleurs en faveur de la vérité. (Volt.)
CRIANT {kri-an), ANTE i^rad. crier] adj. Qui excite à se plaindre hautement et justement : Injustice criante. Les abus les plus criants sont ceux dont oîi tie profite pas. (Pet.-Senn.) n Criard, désa";réablement disparate : Cravate d'une couleur criante. (BaTz.) [Peu usité en ce sens.]
CRIARD (ar'), ARDE adj. Fam. Qui aime à crier, qui crie souvent : Femme criardi:. Enfant, Oiseau criard.
— Par ext. Grondeur; porté à critiquer ou à se plaindre. Il Qui porte à crier, à gronder : Humeur criarde.
— Par anal. Aigre, en parlant dessons ou des objets qui les produisent ; \oix criarde. Instrmnent criard.
— Fig. Trop vif, trop éclatant, trop cru, en parlant des tons et des couleurs ; qui offre une disparate désagréable ; Toilette criarde, il Dettes criardes. Petites sommes dues à de petits marchands, à des ouvriers, et qui sont réclamées avec importunité.
— Toile criarde ou substantiv. Criarde, Toile fortement gommée et qui crie quand on la froisse.
— Substantiv. Personne criarde, grondeuse.
— n. f. Pop. Poule. Il Lime, scie, et, en arg.. Sonnette.
— Syn. Criard, braillard, brailleur, etc-V. braillard.
— Anton. Muet, silencieux, taciturne. — Doux, harmonieux (en parlant des sons).
CRIARD {ar') n. m. Erpét. Nom vulgaire d'une espèce de crapaud.
— Ornith. Nom vulgaire du pluvier à collier.
CRIBBAGE [baj') n. m. Variété anglaise du jeu de boston.
CRIBLAGE {blaj') n. m. Techn. Action de cribler, de passer au crible pour nettoyer : Le criblage des grains.
— Min. Triage mécanique du minerai, séparant les parties riches des parties pauvres, ii Dans les houillères, Opération qui a pour but de trier et de séparer les morceaux de charoon de terre, de manière à pouvoir les classer suivant leurs grosseurs.
CRIBLANT {blan), ANTE adj. Qui laisse passer certains objets, et en retient d'autres : Digues criblantes.
CRIBLE (du lat. cj-ibrum, même sens) n. m. Instrument percé de trous, et servant à séparer des objets de grosseur inégale, dont les uns passent à travers les trous, tandis que les autres sont retenus par leur trop grand volume : Crible de fil de fer, d'osier. Crible pour le blé, pour le sable, pour la terre.
— Par anal. Objet qui Crible, laisse passer des corps et en
retient d'autres : Notre corps est wn corps poreux ; c'est un crible, surtout pour l'air. (Raspail.)
— F. g. Moyen d'épurer, de distinguer, de démêler des choses de valeur différente : Le crible de la critique.
il Ce qui ne retient rien, ce qui laisse tout échapper : L'esprit sans la mémoire est un crible. (Boiste.)
— Fam. Percé comme un crible. Percé de trous nombreux : La peau est percée partout comme un crible. (Fén.) Il Fig. Qui est d'une extrême franchise, qui laisse pénétrer ses sentiments ou échapper ses pensées : Je suis percé comme un crible, et le secret d'un mensonge s'écoule chez moi de tous côtés. (Bruevs.)
— Aritli. Crible d'Eratostnène. Se dît de la méthode employée pour former une table do nombre premiers.
— Art milit. anc. Nom donné à la partie du casqpe dos anciens chevaliers qui se relevait ou s'abaissait à volonté sur le visage, et qui était percée de trous nombreux.
— Blas. Meuble d'armoiries peu usité, qui représente une espèce de tamis de forme cylindrique.
— lechn. Crible hydraulique. Caisse métallique dont le fond est constitué par une grille, qui plonge dans une cuve remplie d'eau. (On imprime un mouvement alternatif à cette caisse suspendue par des chaînes : les parties fines, les sables et autres impuretés traversant la grille, tandis que les parties grosses du minerai restent dessus.) n Crible à piston, Crible généralement disposé par couple, dans lequel un piston plein fait successivement monter et descendre I eau au-dessus et au-dessous de la grille. (Ce crible s'emploie surtout dans les houillères, pour le lavage des
D'argent h un crible de pourpre.
Crible hydraulique h pistons : A, d<^ versement du minerai; C, cylindres trilleura.
charbons.) il Crible a roulettes ou Crible succfssif, Appareil consistant eu uno grande caisse surmontée do deux traverses, (jui portent un jjotit chorain do for sur lequel roulo un crible ordinairo. il Crible à pied ou Crible allemand, Crible composé d'uuo trémie placée au-dessus d'uno lôlo perforée très iuchuée. (Le blo contenu dans la trcmîo tombe et tjlisso sur la tôle, eu laissant passer les impuretés à travers les trous.) Il Planche porcée do trous, destinée à maintenir les tuyaux dont les embouchures sont placées dans le sommior de l'orgue.
— Encycl.
Techn. V. ta-
RARI3, TRIKUR.
— Aritlim.
Crible d'Eratosthène, La méthode d'Eratosthène consiste à écrire la suite des nombres entiers 1, 2, 3, -1, 5..., et à etfacer do cette suite chaque nombre qui admet un diviseur autre que lui-racmo ou l'unité. Ceux qui restent sont nécessairement des nombres premiers. On doit d'abord supprimer tous les nombres pairs, excepté 2, parce qu'ils sont tous divisibles par 2, lequel ne l'est que par luimême et par l'unité. 11 ne reste ainsi à considérer que la suite des yionibres impairs :
Cola posé, il est aisé de voir qu'à partir de 3, tous les nombres qui se présentent de 3 en 3 [9, 15, 21,...) sont des multiples de 3; on les supprimera. On supprimera de la même fa^on les multiples de 5, do 7, de 11, etc., en conservant les nombres 5, 7, u, etc.
CRIBLER V. a. Passer à travers un crible, isoler au moyen du crible : Cribler da blé, des graines, du sable.
— Par ext. Percer en beaucoup d'endroits : Porte cri- BLÉK de coups de poignard, ii Couvrir de marques ; Visaqe CRIBLÉ par la petite vérole, w Accabler : Cribler r/uelqit'ini de blessures, de ridicule, de questions, d'épigrammcs.
— Fig^. Choisir, trier : Il faut cribler ses pensées et livrer au vent les plus légères.
— Arg. Crier, i! Cribler à la chienlit ou a« c/i(in*o?i, Crier au voleur, n Cribler à la grive. Crier pour avertir de l'arrivée de la police ou de quelque autre personne.
Criblé, ée part. pass. du v. Cribler.
— Fam. Criblé comme une poêle à châtaignes, ou comme une écumoire, Fortement marqué do la petite vérole.
Se cribler, v. pr. Etre criblé, ii So percer mutuellement de coups nombreux.
CRIBLETTE n. f. Bot. Syn. do cinclidie.
CRIBLEUR, EUSE n. Techn. Celui, celle (|ui procède à l'opération du criblage des grains, des minerais, do la houille.
— Arg. Criblenr de lance, Porteur d'eau, ii Cribleur de malades, Celui qui, dans une prison, est chargé d'appeler les détenus au parloir.
CRIBLEUR n. m. Machine qui sert à criblerles grains et semonces, aies purifier des débris organiques, poussières ou semences étrangères.
Il On dit aussi cribleuse.
— Encycl. La partie essentielle d'un cribleur est formée, tantôt par une grille, tantôt par une plaque métallique perforée, sur laquelle on fait glisser le grain, et dont les jours ou les perforations sont calculés de Cribleur,
manière, soit à retenir
le grain en laissant passer les .mpuretcs, soit, inversement, à laisser passer le grain en retenant les impuretés. Le « cribleur » ou ■< trieur » i cylindres rotatifs est formé par uno série de cylindres disposés successivement, bout à bout, et suivant un axe commun inr^li né sur l'Iiori zon. La paroi do chacun d'eux est uno feuille de zinc, dont les perforations uiffèront quant à la forme ot aux dimensions.
Le grain à purltler, jeté dans une trémie, pénètre à l'intérieur do 1 appareil, du côté le plus élevé. Il s'écoule doucement vers l'autre côté par l'ofTot du mouvement rotatif, mais des criblages ou triages distincts s'opèrent au fur ot à mesure de son passage dans chacun dos différonts cylindres. V. aussi tarare, ot trii:ur,
CRIBLEUX (bleu), EUSE adj. Ilist. nat. Percé do trous comme un crible.
— Aiiat. Os criblcuT, Lame cribleuse, L'os othmoïdo qui est percé do trous commo un crible.
CRIBLIER [bli-é] n. m. Fabricant, marchand de cribles.
CRIBLURE n. f. Nom donné aux mauvaises graines, aux résidus do toute sorte qui se séparent du bon grain par !o criljlago.
CRIBRAIRE brér') u. f. Genre de champignons-myxom^ côtes microscopiques, caractérisé par un rébeau lila-