‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 454 sur 870 · V. GLOHULINi · texte numérisé non relu

V. GLOHULINi

— Bot. Nom vulgaire do la ficoïdo glaciale.

— Pathol. PustuTe syphilitique, remplio d'une humeur limpide, (jui so dôvelopiio au prépuce.

CRISTALUNIEN, ENNE (sta-U-ni-in, en') adj. Anat. Qui se rapporte au cristallin, n Usité seulement dans l'expression Appareil cristallinien, Cristallin ot organes accessoires qui en dépendent.

CRISTALLINITÉ {sta-li) n. f. Qualité do ce qui est cristal lin.

CRISTALLISABILITÉ {sta-li) n. f. Chim. Caractôro de ce qui est cristallisable : La betterave donne un sucre dont la CR1STALL1SAH1LITK cst absolument semblable à celle du sucre de cuntie.

GRISTALLISABLE {sta-li) adj. Qui peut so cristalliser: Matière ckistallisablk. Les substances cristallisabli-:s sont les plus solubles.

CRISTALLISANT («/rt-^i-san). ANTEadj. Qui détermine la cristallisation : Propriétés cristallisantks. ii Qui so cristallise, qui est do nature â pouvoir se cristalliser : Coi'ps cristallisants.

CRISTALLISATION (sta-li, si-on) n. f. Action do cristalliser ou de se cristalliser : La cristallisation du sucrt*. Il Corps formé d'un amas do cristaux : Grotte contenant de belles cristallisations.

— Fam. Congélation : Je ne fus jamais si près d'une cristallisation complète. (P.-L. Cour.)

— Encycl. Chim. et miner. On entend par cm/dWisa/ion lo phénomène qui so produit lorsque les molécules d'un corps so réunissent dans un ordre régulier, pour former des solides afl'ectant différentes formes géométriques. On trouve dans la nature un très grand nombre do cristaux; on peut les produire artihciellemont par diverses méthodes, probablement analogues â celles qui ont formé les cristaux naturels.

1" Cristallisation par fusion. On fait fondre lo corns dans un creuset; un refroidissement lont cntratno la solididctttion de la périphérie, on onlôvo la oroftto solide supérieure, on décante le liqiiido rostaul.ol ou voit los cristaux Ex. : SoufrCf bismuth.

Cristallisation du soufre par fusioa.

staux il'aiuii.

"Z" Cristallisatioji par sublimation. La substance chauffée donne <los vapeurs qui so coudonsont sur uuo paroi froide. Ex. ; Iode, arsenic.

3" Cristallisation par dissolution et évaporation. Quand un sol est aussi solublo dans un liquide â luO" qu'à 0», on fait évaporer lentement la dissolution. Les cristaux obtenus sont d'autant plus gros et plus réguliers que l'évaporation est plus lente. Ex.: 6ehnarin,sulfa(e de sodium.

Plusieurs substances niinéraU-s so dissolvent dans l'acide borique fondu ; en volatilisant le bain, on obtient des cristaux. (Ebelmen.)

4" Cristallisation par dissolution et refroidissement. Un sel étant plus solublo à chaud qu'à froid, on en fait une dissolution saturée à une certaine température, et on laisse refroidir lentement. On obtient des cristaux d'autant plus gros et plus réguliers (|ue le refroidissement est plus lent.

Éx. : Azotate de potassium.

Le carbone so dissout dans la fonte on fusion, qui, par refroidissement lent, laisse déposerdes aiguilles hexagonales de graphite; par refroidissement brusque dans un bain de plomb fondu, on obtient un mélange de graphite, de carbonado et de diamants transparents microscopiques. La fonte se refroidissant sans pouvoir augmenter de volume, le carbone dissous est sous une pression considérable. (Moissan.)

5" Cristallisation par les couvants électriques. Quand oa fait passer un courant électrique très lent dans certaines dissolutions, les substances qui se déposent sur les électrodes prennent souvent la forme cristalline.

CRISTALLISER {sta-U-zé) v. a. Amener à l'état de cristaux ; donner la contexture régulière des cristaux à : Cristalliskr du sucre.

— Techn. Cristalliser la soie, La laisser se couvrir de petits cristaux d'alun.

— V. n. Passer à l'état de cristaux : Il y a des substances insolubles dans l'eau qui cristallisent lorsqu'elles soiU rendues liquides par l'action du feu. (Cadet-Gassicourt.)

— Dans lo langage familier de l'Ecole polytechnique. Flâner, se reposer, parce que le phénomène de la cristallisation se produit surtout au sein d'un liquide en repos.

— Par ext. et poétiq. Congelé : Des flots cristallisés. h Couvert de glace :Prti'e?cRiSTAixïsÉpa?'to(7t'it''e. {G. Sand.)

— Fig. Rendu fixe, immobilisé : 5oui'e«(>s cristallisés. Mcmcï\re cristallisée.

Se cristalliser, v. pr. Passer à l'état de cristaux.

— Fig. Se classer, s'organiser : Les faits se cristallisent natui^ellement en systèmes. (Ch. Lenormaud.)

CRISTALLISOIR (sta-li-zo-ar) u. m. Chim. Vase destiné aux cristallisations des substances en solution, il Ou dit aussi cristalliseor.

— Géol. Se dit aussi des bassins des salines, dans lesquels les eaux laissent déposer le sel.

CRISTALLITES {sta-lit') n. f. pi.

Eléments microscopiques vitreux, dont la présence a été rccounuo dans les roches éruptives. — Cne cristallite.

— Encycl. Los cristuUites présentent un état intermédiaire entre l'état amorphe et l'état cristallisé. Les formes de ces éléments varient; on a éù les classer, selon leur forme, en conguliles, globulites ot trichites.

CRISTALLITIQUE {staV, tik') adj. Se dit de roches dont la ;.truciure comporte des cristallites.

CRISTALLO -ATOMIQUE (stal', inik') adj. En T. do phys., So dit d'un système d'après lomiel les cristaux so formeraient par l'atlraction mutuelle des atomes.

CRISTALLO-ÉLECTRIQUE {stal', trik') adj. Eu T. de phvs.. Qui est relatif aux propriétés électriques des cristaux : l'h'iiuniènes CRlSIALLO-ÊLliCTRIQUES.

CRISTALLOGÉNIE {stal\. jé-nî — du gr. krustallos, cristal, et oénos, origine) n. f. Science qui traito de la formation dos cristaux.

CRISTALLOGÉNIQUE {staV, nik') adj. Qui appartient à la cristallogéuie : Système CRiSTALLOGÉNigcE.

CRISTALLOGRAPHE {stai — du gr. krustallos. cristal, ot yrnphcin, écrire) n. m. Savant qui s'occupe spécialement de l'étuile des cristaux, qui a écrit des traités sur cette matii-re.

CRISTALLOGRAPHIE {stal', fi — rad. cristathgraphe) n. f. Miner. Science des cristaux, do leurs formes et dos lois qui président â leur formation : La cristallookai'iiie sert aux chimistes et au.r minéralogistes pour distinguer les corps. (Bouillet) 11 On dit plus rarement cristallologie.

— Encycl. Minér. Un corps inorganique, que terminent do toute part dos surfaces planes, so nomme cristal. Va cristal ost donc un solido géométrique. Les cristaux sont naturels ou artiticiels. Les premiers sont formés par la nature, les seconds sont ceux que nous pouvons produire. (V. cRisrALi.isATioN.) Los cHstaux présentent rarement les formes précises qui correspondent ù leur détinition géométrique. Cola tient â leur modo do développement. Ils présentent quelquefois dos angles rentrants, dus à une pénétration régulière (ou macle), ou â un groupement accidentel do plus"ieurs cristaux. Lo plus ordmairomoui, l'irrégularité provient du déplacement de l'une des faces parallèlement âollom/^me.

Loi. La forme d'un cristal est déterminée non par ta position absolue des faces qui le limitent, mais par les angles dièdres qu'elles forment entre elles.

(Komé do l'Islo.l

Ainsi, un cristal est un octaèdre régulier {lig. lot?) quand il ostlimilé par huit plans parallèles deux A deux faisant entre eux dos angles do lOD-» 28' IG '.

Ces angles dièdres se déterminont au moyen du gouiomètre. IVnprès relie loi, un prisme droit â buso rectanKlo pourrait être aussi regardé comme un prisme droit A base carrée, ou mémo coramo un cubo. U ost donc nécossairo dtt

Cristallisoir.

pig. I.

CRISTALLOGRAPHIQLE — CRISTOFORO

faire intervenir d'autres propriétés physiques telles que dilatation linéaire, conductibilité, compressibilité, vitesse de propagation du son, de la lumière, etc., pour voir si les faces sont identiques entre elles (cube), si deux faces parallèles sont différentes des quatre autres (prisme droit à base carrée), s'il y a trois couples de faces différentes (prisme droit à base rectangle).

On est ainsi amené à considérer deux plans parallèles d'un cristal comme physiquement identiques et, par suite, à dire qu'un milteu ciùstallisé peut se reproduire par tra/tslation.

Le clivage nous offre une vérification très importante de celte hypothèse. Les clivages des cristaux sont, comme les cristaux eux-mêmes, soumis à des lois générales.

Nous citerons : Dans une même substance pic^. 2. minérale^ les clivaijes sont toujours semblablement disposés; ils forment des angles constants entre eux, ainsi qu'avec les faces du cristal. Quand il existe trois directions de clivage, elles constituent par leur réunion un solide de clivage, gui est identique pour une même substance minérale, lors même que cette substance donne des Ci'is taux différents.

Hauy, qui avait découvert ces lois, eut l'idée de faire dériver les cristaux de leur solide de clivage, qui en est en quelque sorte la forme primitive. A ce petit solide il donna le nom de îioyau, de molécule intégrante. Généralisant le fait et l'étendant aux minéraux, qui ne sont pas clivables, Haûy a reconnu que l'on peut toujours supposer l'existence d'un noyau, autour duquel les faces des cristaux sont disposées dune manière symétrique. Pour Haùy, un cristal peut être considéré comme formé par un empilement de petits parallélépipèdes égaux entre eux et semblables à la forme primitive ; en supposant ces solides suffisamment petits, les faces limitantes seront des plans Earallèles. Il admet, de plus, la théorie des décroissernents. es lames des petits parallélépipèdes se superposent par plans parallèles, mais peuvent, à mesure qu'elles se superposent, aller en décroissant, soit par leurs bords, soit par leurs angles, ce décroissement se produisant toujours uniformément par le retrait d'une ou do plusieurs rangées de particules ((ig. 3). C'est ce

?ui explique la diversité des ormes cristallines que peut prendre une même substance minérale.

La figure 3 représente des décroissernents opérés sur le cube.

A cette théorie on a substitué, dans ces derniers temps, celle des réseaux, due à Bravais. Sans entrer dans le détail, nous dirons que cette conception, très voisine de l'idée des molécules intégrantes de Haùy, permet de reproduire un milieu cristallisé par rotation, en le faisant tourner d'angles privilégiés autour de droites privilégiées {axes).

Un axe est dit d'ordre n, lorsqu'on faisant tourner le

système de — autour de cette droite, il est reconstitué.

On démontre qu'un réseau ne peut présenter que des axes d'ordre 3, 3, 4 ou 6. Les réseaux ont, en outre, des plans de ^métrie. Tout plan mené perpendiculairement à un tue d'ordre pair est un plan de symétrie.

Il est bien entendu que ces axes et ces plans ne sont pas déterminés comme position, mais simplement comme direction.

Système cristallin. L'ensemble de toutes les formes présentant les mêmes éléments de symétrie constitue un système cristallin. On admettait autrefois, en s'appuyant sur la théorie de Haiiy, six types cristallins; maintenant, d'après la théorie des réseaux, on en distingue sept :

1* Système cubique ou ter quaternaire; type: cube, caractérisé par trois axes quaternaires ( — ) passant par les

centres des faces du cube ; quatre axes ternaires passant par les sommets opposés; six axes binaires joignant les milieux de deux arêtes

notre; type ; prisme droit à

^if

Kig. B-

Pig. ♦.

boMC carrée ,

caractérisé par un seul axe quaternaire Joignant les centres des deux bases; quatre axes binaires faisant entre eux des angles de 45*', et situés dans io plan médian. Il a an centre et cinu plans de symétrie (tig. 5);

3" Système ortnorhombique ou terOinaire ; type : prisme droit à ba^e rhombe, caractérisé par trois axes binaires rectangulaires et l'absence d'autres axes d'ordre supérieur.

On donne quelquefois comme forme type le Srisrnedroit base rectangle. II a un centre et trois plans de symétrie (fig. C);

A" Système hexof/onal ou senaire

FIg. 6.

Fig. 8.

binaires, de deux espèces différentes, faisant entre eux des angles de 30». Il a un centre et sept plans de symétrie (tig. 71; t t -j

5" Système rhomboédrique ou ternaire. Type : rhomboèdre, caractérisé par un seul axe ternaire, et par trois axes binaires correspondant aux diagonales de l'hexagone obtenu en coupant le rhomboèdre par un plan perpendiculaire au milieu do l'axe ternaire. Il a un centre et trois plans de symétrie (fig. 8);

6° Systè7ne clinorhombique ou binaire. Type : prisme oblique à base rhombe, caractérisé par un seul axe binaire. Il a un centre et un seul plan de symétrie (fig. 9);

7" Système triclinique ou asymétrique ou anurthique. Type : prisme oblique à base parallélogramme, caractérisé par l'absence d'axe et de plan de symétrie.

— Modifications. — Sytnétrie. Dans un cristal, les éléments semblables sont également modifiés. Cette loi de symétrie, énoncée par Haiiy, sert de base au passage d'une forme cristalline à une autre. On appelle troncature toute modification opérée sur un angle, qui se trouve alors remplacé par une ou plusieurs facettes ; on appelle biseau, pointement, les modifications portant sur les faces. Les conditions de la loi do symétrie limitent nécessairement le nombre des modifications admissibles, et, par suite, le nombre des formes différentes d'un système cristallin donné.

— Homoêdrie.— Hémiédrie. Quand les modifications d'un cristal sont conformes à la loi de symétrie, le cristal est dit complet ou homoèdve. Mais, si le cristal n'a

subi que la moitié des modifications que la loi de symétrie exige, c'est-à-dire s'il ne présente que la moitié du nombre des faces qu'il pourrait avoir suivant cette loi, il est dit hémièdre. Ex. : Des troncatures également inclinées sur

, typo : prisme droit à base luixagonatc, caractérisé par un axe senaire et six axes

Fig. 10.

Fig. 11.

Fig. il.

les angles trièdres d'un cube produisent le cube épointé jfig. 10), le cubo-octaèdre (fig. u), l'octaèdre régulier (fig. 12), suivant l'extension des facettes de modification a.

La forme hémièdre (fig. 13) est réalisée dans la boracite, oiï les troncatures ne portent que sur quatre des huit angles.

Quand les modifications portent sur les arêtes, on peut

Fig. 15.

avoir le cubo dodécaèdre (fig- l-*). ïo dodécaèdre rhomboïdal (fig. 15), suivant que fa facette b empiète plus ou moins sur la face P, jusqu'à même la faire disparaître.

Citons, comme dernier exemple, le prisme hexagonal pyramide (fig. 16), obtenu par des troncatures sur les douze angles trièdres du prisme droit à base hexagonale (quartz). V. dimorphismh,

ISOMOlïPHISMK, POLARISATION.

CRISTALLOGRAPHIQUE {stal\ fik') adj. Qui a rapport aux cristaux et à la cristallographie: Etudes cristallogra- PHiQTJEs. Il On dit aussi, mais rarement,

CRlSTALLOLOGKiUK.

CRISTALLOGRAPHIQUEMENT (staV) adv. Suivant les lois de la cristallographie.

Fie. 16.

CRISTALLOIDB (staV — du gr. krustallos, cristal, et eidos, aspect) adj. Qui a l'apparence d'un cristal : Pierre cristalloide.

CRISTALLO'}DE (slaT — même étymol. qu'à l'art, prccéd.) n. f. Anat. Capsule du cristallin.

— n. m. Biol. Nom donné à des masses albuminoïdes de substance protoplasmique, affectant des formes géométriques analogues à celles dos cristaux.

— Bot. V, Ta partie encycl.

— Chim. Nom donné par Graham aux substances qui traversent la membrane poreuse dans une dialyse.

— Encycl. Bot. Les crislalloides que contiennent beaucoup do cellules végétales ont l'aspect général des cristaux; mais ils s'en distinguent par l'inconstance de leurs angles, leur perméabilité à l'eau, qui les gonfle, et leur décomposition en couches concentriques, alternativement pauvres et riches en eau. Ils offrent les réactions colorantes des substances protéiques, mais sont pou soluhlos dans l'eau. Les uns sont inclus directement dans le protoplasme, d'autres dans le noyau ; certains sont contenus dans des vacuoles ;

Farmi les plus importants sont ceux que renferment, à état d'enclaves , les grains d'alourono dos graines ; ces derniers sont parfois monoréfringonts (ricin), mais le plus souvent biréfringents ; ils constituent une matière do réserve, tandis que tous les auti-rn cristalioïdos paraissent ôtro des produits d'élimination.

— BiHLKiGB. : W. Schimpor, Hechercheé sur les CTistalloîdes protéiques des plantes {StT&shonrg, 1879).

Cristatelle.

CRISTALLOLOGIE n. f. Teclin. V. CRISTALLOGRAPHIE.

CRISTALLOLOGIQUE adj. Techn. V. cristallggra-

PHigUK.

CRISTALLOMANCIE {stal', sî — du gT. kr us tallos, cristal, et manteia, Hiviration) n. f. Divination à l'aide de miroirs.

CRISTALLOM/.NGIEN, ENNE {slaV, si-in, en') n. Personne (jui pratiquait la cnstallomancie.

CRISTALLOMÉTRIE (stai, tri ~ du gr. krustallos, cristal, et métron, mesure) n. f. Science qui traite des formes géométi'iques des cristaux.

CRISTALLO MÉTRIQUE [staV, mik') adj. Qui a rapport à la cristallométrie.

CRISTALLONOMIE {stal', mî — du gr. krusfallos, cristal, et nomos, lui) n. f. Science des lois de la formation des cristaux.

GRISTALLONOMIQUE [stal', inik') adj. Qui a rapport à la cristallononiic.

CRISTALLOPHYLLIEN, ENNE {staV, li-in, en') adj. Se dit de l'ensemble des roches primitives ou cristallines et.plus ou moins schisteuses, qui soutiennent la série stratifiée.

CRISTALLOPHYSIQUE {stal', zik' — du gr. krustallos, cristal, et do physique adj.) adj. Qui a rapport aux propriétés physiques des cristaux.

CRISTALLOTECHNIE {stal, (è-kn'i — du gr. krustallos, cristal, et tekhné, art) n. f. Art de la production des cristaux artificiels, u Art de travailler les cristaux.

CRISTALLOTECH NIQUE {stal\ tè-kmk') adj. Qui a rapport â la cristallutcchnie.

CRISTALLOTOMIE {staV, mî — du ^T. krustallos, cristal, et tome, section) n. f. Action de diviser des cristauxt de les isoler par le clivage.

CRISTALLOTOMIQUE {staV, mik') adj. Qui a rapport à la cristallotomie.

GRISTARIE (sta-rt) n. f. Genre de plantes, de la famille des malvacêes. 11 On dit aussi cristaire.

CRISTATELLE {sta-lèl") n. f. Genre de bryozoaires, type de la famille des cristattlUdés, comprenant des colonies aquatiques où, dans un mémo ensemble, chaque polype garde son individualité sur une plaque ovale, qui sert de pied, et rampe sur les algues.

— Encycl. La colonie de cristatelles rampe comme une limace sur sa sole ventrale ; elle peut même s'infléchir autour des tiges et les embrasser pour grimper sur elles; c'est déjà presque un animal à un seul corps, mais à une multitude de bouches et d'appareils digestifs.

(E. Perrier.)

CRISTATELLIDÉS {sta-tèl') n. m.

pi. Famille de bryozoaires phylactolémates, dont le genro cristatelle est le type. — Un cristatellidè.

CRISTÉ {sté), ÉE adj. EnT. d'hist. nat., Muni d'une crête ou d'un appendice analogue.

CRISTEL {stél') n. m. En T. de fauconn., Nom vulgaire do la crécerelle.

CRISTELLE (stèV) n. f. Ficelle qui, dans le métier à tisser, sert à fixer les lisses et à maintenir leur écartement sur le lisseron.

CRISTE-MARINE n. f. Bot. Syn. de christe-marine.

CRISTI [sti) interj. Abréviation très usitée du mot SA-

CKISTI.

CrISTIANI (Beltrame, comte), ministre italien, né à Gênes en 1702, mort en 1758. Il participa successivement au gouvernement de Plaisance, de Modène, et enfin du Milanais, dont il devint grand chancelier. Il fut l'un des hommes d'Etat les plus éclairés du xvni" siècle, et on disait communément à cette époque : " Il n'y a que trois hommes en Italie : le pape Benoît XIV, le marquis Tannucci, etlecomteCristiani. " L'impératrice Marie-Thérèse, à qui il avait assuré l'héritage de la maison d'Esté, lui écrivait : " Je me consolerais plus aisément de la perte de la moitié de mon armée que de celle d'un ministre tel que vous !» Il a écrit un mémoire sur il Fondo di Malgi'ate.

CRISTIFORME {sti — du lat. crista, crête, et de /"oï-îJ/f) adj. En T. d'hisi. nat.. Qui a la forme d'une crête : Polypier en feuilles cristiformes. Columellc cristiforme.

CRISTOBAUTE {sto) n. f. Variété de silice.

CRISTOFANO. Biogr. V. BUFFALMACCO.

Cristofori (Bartolomeo), facteur de clavecins italien, né à Padouo en 1653, mort à Florence en 1731. Il est considéré par ses compatriotes comme l'inventeur du piano moderne ; en tout cas, il peut partager cet honneur avec Marius en France et Silbermann en Allemagne, les travaux de ces trois contemporains ayant amené la transformation de l'ancien clavecin par les procédés de chacun d'eux. C'est dans les premières années du xviii" siècle que Cristofori perfectionna le clavecin, au point de lui donner la faculté de graduer les sons, et cela en substituant aux sautereaux, dont les languettes de cuir ou de plume pinçaient simplement les cordes de l'instrument, do petits marteaux mus par les touches. Il construisit donc des clavecins à marteaux, qui, par le fait qu'ils pouvaient donner des sons tantôt piano, tantôt forte, furent appelés gravicembali col piano e forte, dont on fit plus tard simplement piano-forte, et on France piano. Cristofori avait, dit-on, conçu dans son ensemble, dès le principe, le mécanisme do ses instruments : triple système de leviers, échappemont, repoussoir, étouflToirs, etc.

CriSTOFORO (Pietro et Paolo), mosaïstes italiens, qui vivaient à la fin du xvii" siècle et au début du xviii" siècle. On ne possède aucun détail sur la vie de ces artistes, qui acquirent une grande célébrité. Ils exécutèrent notamment, à Saint-Pierre do Rome, des mosaïques admirables, représentant la Sainte Pétronille du Guerchin, son chof- <r(iMnTe ; le /iaptême de Jésus-Christ de Carlo Maratta et la Communion de saint Jérôme du Dominiquin.

CriSTOFORO, dit l'Altissimo, poète italien, né à Florence. Il vivait à la fin du xv" siècle et au commenco-

monl du XVI'. 11 acquit uno hrillante rôputalion comme îmiirovisateur, et mit t'ii vpi's lo promioi* livre Jo i Hcnli tti /'V(i«c/a,sortt' «t l'iiopi-i'chovalorosniionn proso,(Mi 98i*liauts, ovtraito des rhansuiis do geste françaises relatives à Chark-magiio et ù ses paladins. Son po(>mo parut on 1534. CriSTOLIEN, ENNE {sto-li-in, en'— do CristoUum, n. lat. do Crètoil), porsonno uoo à Crôtoil ou qui habite cette villo.

— Les Cristoliens.

— Adjoctiv. Qui appartient à cotto villo ou à ses habitants : Populutiun CRlSTOl.lliNNK.

GriSTUS (Pierre), peintre flamand du xv" siècle, improprement appelé parfois Chrlstophsen, né près de (jand. Il vint à. Bruges, et y acheta lo droit de bour-

feoisio on Mil, quatre ans après la mort de Jean van lyck. Il no fut donc pas, comme ou l'a dit, l'élève des vàn Eyck. Cependant, il appartient à leur écolo par son stylo réaliste, sa miuutio, sa coloration et lo goût do ses arrangements. Ses tableaux authenti(|ues sont datés do 1440 à 14G7. Les plus célèbres sont : la Vierye avec l'Enfant (1457), à Francfort; môme sujet, à la Pinacothèque do Turin ; les Jut/ement dernier do Berlin et de Saint- Pétersbourg : IfS fiançailles de sainte (iodeberte, à Cologne (collection Opponlieim) ; etc. Cristus vivait encore en 1472.

— Son fils, Sebastien CriStus, fut peintre comme lui. CRITAME n. m. Genre d'herbes, de la famille des ora-

Lellilères, comprenant environ quatre espèces, qui habitent 1 liéniisphèro boréal.

CRITÈRE n. m. Forme pou usitée du mot critérium.

CRITÉRIUM [ri-oin — lat. critérium, gr. kritérion ; de krinetn, juger] n.ni. Philos. Ensemble des caractères qui permettent de discerner le vrai du faux : L'évidence est le LRirKRiUM de la vérité, il Dans le langage courant, ce qui permet d'apprécier, do juger : Les dépenses d'un particulier ne sont pas toujoin-s le critérium de sa fortune, il PI. Des CRITERIUMS. (La forme latine criteria n'est plus usitée.

— L'Acad. écrit encore CRiTHRiUM sans accent.)

— Nom donné à ditl'érentes épreuves de sports.

(V. les rubr. suiv.) ^

— Natat. Concours an- WISHISIH^^^'^^^^ nuel international, entre nageurs, institué en 1898.

(Le vainqueur est proclamé « champion du , '^, ,..

monde -i.) ^=- ^

— Turf. Course pour , /' /f poulains ou pouliches de lc^"f^-^ deux ans, ayant pour but

do fournir quel(|Uos indi- crithagre.

ces sur leur valeur future.

GRITHAGRE ou CRITHAGRA n. m. Genre d'oiseaux passereaux conirostros, famille des fringillidés, comprenant des formes africaines, dont on connaît une vingtaine d'espèces.

— Enctcl. Les crithaf/res sont de la taille de nos moineaux, avec une robe jaune, verdàtre et grise; leur bec, court et subconique, est épais, sans échancrure, bombé à sa pointe ; les ailes assez longues, et la queue médiocre et un peu fourchue. Ils sont répandus dans les régions les plus chaudes de l'Afrique.

CRITHE (du gr.

kritfiê, 'grain d'orge) n. m. Méd. Orgelet.

CriTHÉIS. Myth.

gr. Fille de l'aède Mé- Janope, et femme do Phémios de Srayrnc Suivant uno tradition, elle fut la mèro d'Homère.

CRITHME n. m.

Genre do plantes, do la famille des ombellifères , tribu des peucédanées , comprenant uno seule espèce, qui croit sur les côtes deFrance et qui Cruhme: a, fleur; 6. fruit-

est vulgairement appelée perce-pierre ou christc-marine. (On en fait des conserves au vinaigre, analogues aux cornichons.)

CRITHOMANCIE {sî — du gr. krithê, grain d'orge, et mantfin, divination) n. f. Divination par les gâteaux otferts dans les sacriii<es. ou la farine répandue sur la victime.

CRITHOM ANCIEN, ENNE (ii-irt, en') n. Celui, collo qui pratiquait la crithoniancie.

CRITHOPHAGE (du gr. krithê, grain d'orge, et phagein, manger) adj. Zool. Qui vit do grains d'orge.

— Antiq. Se disait dos .soldats condamnés par punition ù se nourrir do jiain d'orge.

CriTIAS, homme d'Ktat et philosophe athénien, l'un des trente tyrans, né vers 4rjO, mort on 403 av. J.-C, contemporain et paront do Platon. Politique ambitieux, il suivit pendant ([uelipio temps les leçons do Socrato, mais n'en retira pas grand prolit. I! fut exilé d'Athènes durant )a guerre du Péloponèse; on ignore pour rinol motif. Lors'iuo la villo fut prise par Lysandro (404). Critias revint et fut un dos trente tyrans. Il .se distingua entre ses collègues par ses cruautés et ses rapines, attaqua Théraméno, qui voulait s'arrfitor dans cette voie de crimes et do spoliations, et lo fit condamner ù. mort. Il fut tué dans un combat en essayant inutilement do reprendre lo Piréo sur Thrasybulû. Orateur, philosophe, poète et historien. Critias avait dos talents supérieurs loués par Platon, ipii donna son nom à l'un do ses dialogues, par Donvs d'IIalicarnasso, par Sextus Empirions et par Cicôron. Il no reste de ses écrits que quelques fragments.

Critias (lk)ou l'Atlantide, dialogue de Platon, ouvrage inachevé qui date doj dernières années do l'auteur. — C'est uno Int^inioiïso Hction, qui présente comme réahsés les rôves do la Hèpubliquc. Los interloculeiirs sont Timée, Socrato, Ilormocrato et Critias. Ce dernier, qui garde prosquo constamment la parole, fait la description et l'histoire do cotto fameuse Atlantiilo, située au delà dos colonnes d'Hercule, et dans laquelle quelques commentatours ont cru voir le nouveau monde. Il ornprunto \oa

détails de son récit aux vieux écrits égyptiens rapportés à Athènes par Selon. L'Atlantide, dit-il, tire son nom d'Atlas, fils do Posoidon, à qui elle échut lorsque les dieux so partagèrent le monde. Elle était riche en métaux, en fruits et en animaux inconnus au reste du monde. Ses habitants, pleins de désintéressement, accroissaient leurs biens par la concorde et la vertu ; mais ils compromirent leur bonheur et leur liberté, tlu jour où ils furent atteints par la cupidité, le goût du luxe, et l'esprit de conquête. Le Critias se distingue par la majesté et l'ampleur de la forme littéraire, par la pureté do la diction et l'élévation des idées philosophiques. On l'a souvent proposé comme un modèle d'atticisme, et considéré comme une satire indirecte et ingénieuse des mœurs de la turbulente Athènes. CRiTICISMEf5(Ssm'—rad. cn^'^ue) n. m. Système philosiq^lihjiio inauguré par Kant, et qui a pour but principal de drtcriniiiLM- les limites dans lesquelles peut s'exercer l'enteudemeut humain : Le scepticisme a amené le criticisme.

— Encycl. On donne le num de crilicisme à la philosophie do Kant, en tant qu'elle s'etl'orce de déterminer les limites et do mesurer la portée de nos facultés de connaître, pour réduire à leur juste valeur les négations du sensationnisme et du scepticisme, d'une part, les affirmations et les démonstrations du dogmatisme théiste et spiritualiste, d'autre part. Le point de départ du système est dans la distinction de deux éléments dans la connaissance : 1" des faits, des données de la sensation et de l'expérience ; 2" dos lois, des principes a priori, régulateurs de l'expérience. Ces principes a priori, dit Kant, no se ramènent pas aux idées innées ; ils apparaissent comme le produit d'une force, non comme l'attribut d'une substance ; ils ne viennent pas de l'expérience, qu'ils dépassent, qu'ils enveloppent, mais ils sont posés à l'occasion de l'expérience. Cette distinction de la matière et de la forme, de la raison et do l'expérience, des catégories et des phénomènes sépare nettement lo criticisme du sensualisme et du scepticisme. D'autre part, Kant se sépare du spiritualisme dogmatique en refusant aux catégories et aux principes toute valeur en dehors de l'expérience, toute portée démonstrative relativement aux objets classiques delà spéculation philosophique : Dieu, l'âme, la liberté, l'immortalité, l'origine du monde, l'infini. (V. ANTINOMIE, et PARALOGisMt;.) La métaphysique étant ruinée, Kant ne peut pas en déduire une morale. Mais il estime que celle-ci n'a pas besoin de cette base illusoire. Les principes de la morale sont des prémisses, et non pas des conclusions. En se fondant sur eux, on retrouve comme postulats, comme croi/ances, les affirmations dont la critique a ruiné la valeur dogmatique : la liberté, l'immortalité, Dieu. V. critique de la raison pure, de la raison pratique, du jugement.

CRITICISME (NÉO-) n. m. Philos. V. néo-criticisme.

CRITICISTE {sisst') adj. Qui a rapport au criticisme : Doctrines criticistes.

— Substaotiv. Partisan du criticisme.

Critios, sculpteur grec, né à Athènes. Il vivait vers 470 av. notre ère. Ses œuvres les plus célèbres étaient les statues à'Harmodius et iX'Aristogiton (les tyraJinoctones), qui furent placées dans l'Acropole en 477. D'après des inscriptions découvertes en 1835 et en 1839, cet artiste se faisait aider par un autre sculpteur du nom de Nésiotes.

CRITIQUABLE {kabl') adj. Qu'il est jjermis, ou possible, ou juste de critiquer : Comme mesure financière, l'émission des assignats était très critiquable. (Thiers.)

— Anton. Louable, précomsable, recommandable.

CRITIQUANT [kaii), ANTE adj. Porté à critiquer : Les femmes sont fort critiquantes, ii Qui porte à critiquer : Humeur critiquante.

CRITIQUE {tik' — lat. criticus; ^r. kntikos ; de krinein,

juger) adj. Pathol.Qui est caractérisé par une crise, qui est relatif à une crise : Phénomène critique. Epoque critique. Il Jours critiques, Jours qui, d'après Hippocrate, étaient particulièrement caractérisés par des changements notables dans la marche d'une maladie. (Le septième mur et lo neuvième jour sont encore considérés comme critiques par lo peuple et même par un certain nombre de médecins. On appelle aussi jours critiques ceux où uno femme a ses règles.) Il Age critique. Epoque de la suppression des menstrues ciiez les femmes, souvent caractérisée par des perturbations plus ou moins graves dans la constitution.

— Par ext. Qui emprunte uno certaine solennité à l'imminonce de dangers possibles ou probables : Le moment critique. Une situation critique.

— Anxieux, on parlant du regard : Des regards critiques.

— Phys. S'applique, en physitiuo, aux conditiuns ((ui déterminent un changement dans Vallure d'un phénomène ou les proijriétés d'un corps, il Point critique. Température critique, Constante critique. Pression critique. Volume critique. V. !a part, encycl.

— Encycl. Pathol. Jours critiques. V. crise.

— Phys. Andrews a appelé température critique la température au-dessus de laquelle un corps ne peut pas fttro liquéfié par compression. Lo point critique^ ou mieux Vetat critique, marque la limite ue l'état liquide et do l'état gazeux. Il est défini par \cs constantes critiques, qm sont, avec la température, la pi'cssion critique, limite supérieure do la force élastique de la vapeur saturante, et \o volume critique, limite commune vers laquelle tendent, lorsqu'on élève la température, lo volume spécifique de la vapeur saturante et celui du liquide. Au point critique, la chaleur latente de vaporisation s'annule, l'anglo de raccordement du liquide devient égal ù, QO-» ; on ne sait pas encore exactement si la condensation, c'est-à-dire la structure moléculaire du corps, so modifie, ou non, au point criti(|uo. La connaissance exacte des constantes critiques, dont la détermination est très délicaio, permet do contrôler les relations théoriques on empiri(pios proposées pour représonler les propriétés dos lluidos ; elle permet do définir numériquement les états correspondants «le deux fiuidcs.

Comme exemples de phénomènes critiques, nous citerons encore la disparition do la surface do séparation d'un liquide et d'un paz que l'on comprime au-dessous do lui, lorsque, par suite do la dissolution réciproque des deux corps, la composition devient la m^mo pour le liquide saturé de gaz et pour le gaz saturé do liquide; la séparation, à lompérature i\xo, dos éléments d'un mélantzo do trois liquides, tels que l'eau, l'alcool et l'ôther; 1 existence d'une température limite pour la transformation d'un état allotropiqtiu eu un autre (iodure Jaune ot iodure rouge do mercure, par exemple).

CRISTOLIEN — CRITIQUE

CRITIQUE {tik') n. m. Celui qui étudie les œuvres littéraires ou artistiques, pour eu relever les beautés ou les défauts : Un critiquic n'est formé qu'après plusieurs années d'observations et d'études. (La Bruy.)

— Par ext. Personne portée à la critique ; Un critiquh malveillant et absurde.

— Adjectiv. Qui a rapport à la critique, qui est en forme do critique, qui so fait pour criti(|uor : Obsc7'vations critiques. Il Porto à la critique ; habile à la critique : Malherbe et Boileau se disti?igiient tous les deux par une forte dose d'esprit critique. (Ste-Beuve.)

CRITIQUE {tik') n. f. Art, faculté d'apprécier les mérites et les défauts des œuvres littéraires ou artistiques : La critique est un métier où il faut plus de santé que d'esprit, plus de travail que de capacité, plus d'habitude que de génie. (La Bruy.) il Action de critiquer; jugement motivé, porté sur une œuvre littéraire ou uno œuvre d'art : Quelque aménité doit se trouver même dans la critique. (J. Joubert.) Il Examen raisonné, discussion ayant pour but d'établir la vérité ou l'authenticité : La critique historique.

— Par ext. Appréciation défavorable :

La critique des sots est l'encens du génie.

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