CROQUENOTE OU CROQUE-NOTE
{krok') n. m. Fam. Musicien qui exécute
couramment, mais froidement et sans âme. Il Musicien
pauvre, il On dit aussi quelquefois croqde-sol. (PI. Des
CBOQUE-NOTES.)
CROQUEPOIS (krok'-po-a) n. m. Archéol. Sorte de cassetête, do masse à long manche de bois flexible, avec tête eu plomb, en fer, ronde, ou hérissée de pointes. (Le croquepois était sans doute une sorte de plommée, dont la masse se terminait parfois en pointe d'estoc ; car on voit, dans des manuscrits du xiv' siècle, apparaître ce mot pris comme synonyme de plançon.)
CROQUER {ké — rad. croc, imitation d'un bruit) v. a. Manger un objet sec et dur, en produisant le bruit particulier qu'on a traduit par le mot C7'0c ; Croquer des noisettes, des pralines, du sucre, n Manger rapidement et en entier : L'appétit fait croquer le pain sec.
— Fam. Amener à ses fins, en parlant d'uno femme qu'on courtise.
— Pop. Prendre, saisir: BraconniercnocivÉpar les gardes.
— Peint. Dessiner en quelques traits rapides : Croquer un paysage. \\ Saisir la ressemblance de : Il y a de tnaui^ais peintres qui excellent à croquer un personnage. — Fig. Reproduire, exprimer fidèlement, il Analyser, esquisser.
— A croquer, Admirable, superbe ; donnant le désir d'en esquisser l'image, ou, au fig., l'envie d'y goûter : Un enfant joli k croquer. Il Au plus haut degré, au superlatif : Etre laid À croquer.
— Croquer le marmot. Se morfondre à attendre. (Cette locution originale viendrait soit de l'habitude qu'ont les dessinateurs, lorsqu'ils attendent quelqu'un, de se désennuyer en esquissant, en croquant quelques bonshommes plus ou moins réussis, soit do ce qu'autrefois les marteaux des portes figuraient des marmots, des têtes grotesques, que l'on avait tout le loisir de contempler, pendant quo l'on vous faisait attendre.) Il N'en croquer que d'une dent. No pas obtenir ce qu'on désire.
— Mar. Accrocher : Croquer un palan.
— Mus. Croquer des 7iotcs, Les passer dans l'exécution.
— Jeux. Croquer une boule prisonnière, La chasser après qu'elle a touché une autre boule, au jeu de croquet.
— V. n. Produire sous la dent le bruit particulier figuré par le mot C7-oc : Quand la salade est mal lavée, elle croque sous la dent.
— Allus. littér. :
Vous leur fîtes, seigneur.
En les croquant, beaucoup d'honneur.
\eTsdo\aùi\j\o dos Animaux jnalades de lapeste.Y . AmuAVX.
Se CPOC^ueP,v. pr. Se dessiner soi-même, ou se dessiner
mutuellement : Caricaturistes qui se croquent avec esprit.
Il Etre croqué, dans les différents sens cités plus haut.
CROQUE-SOL n. m. Fam. Syn. de croquenote.
CROQUET (/ce) n. m. Biscuit dur, garni d'amandes, il Pâtisserie mince et sèche, qui croque sous la dent.
— Fam. Personne irritable, prompte à s'emporter.
— Jeux. Sorte do jeu. V. la partie encycl.
— Ornith. Autre nom de la bernache.
— Encycl. Jeux. Le croquet se joue le pius souvent entre huit joueurs, partagés en deux camps égaux. Cbamio joueur ost armé d'un maillet à long manche, point (le diverses couleurs; il a, de plus, uno boulo de même couleur quo le maillot. Sur un terrain plat, de lo ù 15 mètres do long sur 6 à 8 de large, ou fixe symétriquement dix arcades dont doux, en croix et portant une sonnette, trrciiitcnt iD cDntro du jeu. On espace les autres arcades
Joueur armé du maillet, croquaut une boule.
Jeu de croquet. (Disposition ordinaire des arceaux et des piquets.)
d'environ 2 métros les unes des autres. Los limites du jou sont marnuéos par doux poteaux sur lesquels sont reproduites les couleurs des maillets et dos boules. Lo proniior piquet
Elacé on ari'iùro et ù. 2 mètres do i promiôro arcade, prend le nom de fock. Lo second, à S mètres en avant do la dernière arcade, est le bcsait. On tire au sort les couleurs, pour déterminer l'ordre du jeu, et l'on joue suivant l'ordre des couleurs peintes sur ^»^
les piquets. Chacun ayant déposé J \
sa boule à côté du pituiet de départ, c'ost-à-diro du fock, le jeu ^^^ Q) consiste à iaire passer sa boule, f^ en la frappant avec le maillet, sous la première arcade et à franchir successivement les autres dans l'ordre convenu, on faisant tinter la sonnette de l'arcade double, lorsque la boule passe dessous. Eobn, il faut frapper le piquet dit besuTï et refaire le chemin inverse jusqu'au fock, que la boule doit aussi toucher. Lorsqu'on touche une autre boule à aistance, ce qui se dit roquer, ou peut jouer un second coup ou bien croquer. Pour croquer, on prend sa boule et on la place à côté do la boule roquée, puis, appuyant le pied sur sa boule, ou la frappe du maillet, de manière à chasser l'autre par le contre-coup. On croque pour retarder un adversaire ou aider un jjartenaire. Lorsque les joueurs sont divisés en doux camps, il faut que tous les joueurs du même camp arrivent les premiers pour que le camp ait gagné. Pour attomdre ce résultat, le joueur qui est en tète attend ses partenaires et se borne à roquer et à croquer ses adversaires les plus avancés de façon à les retarder. C'est ce qui s'appelle être corsaire.
CROQUETTE (kèf) n. f. Boulette de pâte ou de hachis saupoudrée de chapeluro de paiu, trempée dans des œufs et frite : Croquettes de riz, de pommes de terre, de cervelles. Il Tablette de chocolat très petite et très mince.
GROQUEUR {keur'), EUSE n. Personne, animal qui croque, qui mange un objet déterminé : Le renard est grand CROQUEUR de poulets.
— Fam. Croqaeur de rimes. Individu qui a la manie de rimer, qui fait de mauvais vers, n Croqueur de femmes, Homme qui cherche et réussit à gagner les bonnes grâces do beaucoup de femmes.
— n. m. Techn. Pièce de la machine à carder, qui sert à replier les dents placées dans le ruban.
GROQUIGNOLE {ki, et gn mil. — rad. croquer)ii. f . Sy n. de CHIQUENAUDE. Il Fig. Injure, outroge. Critique, épigrammo.
— En T. d'art, cufio., Petite pâtisserie dure et croquante. CROQUIGNOLER {ki, et gn mil.) v. a. Pop. Donner des
croquignoles à : Croquignolkr le nez de quelqu'un.
CROQUIGNOLET {ki-gnO'lè [gn mil.]) n. m. Petite pâtisserie sèche et dure : Des croquignolets de Nancy.
GROQUIS {ki — rad. croquer) n. m. Dessin rapide et d'ensemble, destiné à indiquer l'effet général d'une composition.
— Par ext. Dessin informe et sans goût, n Morceau de littérature fait d'un premier jet, sans qu'on l'ait poli avec soin.
— Encycl. B.-arts. Le croquis, jeté rapidement sur le papier, se borne à indiquer, â l'aide de quelques traits, les formes essentielles des objets dont on veut se souvenir. Ces indications sommaires rappellent à l'artiste qui les a dessinées les principaux traits d'une vision , et sa mémoiio les complète. Le croquis peut aussi ôtredcstiné à fournir des renseignements à des tiers. C'est ainsi nue beaucoup de voyageurs n'envoient lo plus souvent que des croquis aux éditeurs. On remet ces croquis â des dessinateurs habitués à ce genre de travail, qui les reproduisent en les corrigeant et en les interprétant.
Le mot " croquis » s'applique encore à tous les dessins exécutés rapidement, sous lo coup d'une inspiration fugitive, ceux qui doivent servir comme maquettes, soit pour uu nouveau dessin du môme sujet, soit pour un tableau. Le croquis est, dans ce cas, une esquisse en dessin.
Lo croquis s'exécute avec tout ce qu'on a sous la main : crayons en mine de plomb, pierre noire, fusain, craie, pastel, etc., m^me avec toutes ces choses ensemble. Il ost des artistes qui ont assez de sûreté île main pour exécuter des croquis à la plume. Le croquis doit toujours êtro fait avec simplicité et entrain, sans qu'il soit besoin deffacor ni de retoucher, et c'est là que se manifeste la science acquise du dessinateur. Un grand nombre do peintres ont laissé dos croquis d'un grand intérêt. Parmi les plus remaniuables, on peut citer ceux de Prud'hon, au fusain ou au crayon noir bt au crayon blanc, sur papier gris bleu, ceux de Rubens et de Delacroix, à la plume, ordinairement remarquables, les uns par leur facilité, leur entrain, leur fougue, los autres par leur étrangeté tourmontée, mais nerveuse et pathétique. On peut comprendre parmi les croquis un grand nombre de dessins (le Daumior et de Gavarni, relovés d'uno pointe do gouache ou d'aquarelle
— Syn. Groquis, canevas, crayon, etc. Y. canevas.
GRORE n. m. Tormo omnloyé, au Bengale, pour exprimer di.r millions. {\Jn crore do roupies se divise en 100 iacks, et se comi>oso do lO millions do roupies.)
Gros (Pierre de), élu évoque do Clermont on 1301, mort à Clermont vers 1304. Il est connu sous lo nom do Pierre d'Auvergne. C'était un théologien et un savant romarfpiablo, que saint Thomas avait chargé d'achever la Somme, et (jui commenta Aristote. Bien qifil dût sa nomination à Bonifaco VIII, il fut pour Philippe lo Bel un conseiller dévoué.
Gros (César-Isidoro-IIenri), sculpteur, né â Narbonuo (Aude) en 1840. Il eut pour maîtres Jouffroy, Etox et Valadon, et exposa successivomont Ascaqne endormi, statuette on plâtre (IH*'..^), et divers portraits. Il rechercha les anciens procédés do la sculpture en cire. Ses œuvros les plus admirées dans cette matière furent: le Prix du tournoi, lu J'rnnifiiadi;, ta Viole et la Jtose, bas-reliefs; la licllc au ihis dormant, tlgurino ; etc. On doit aussi d Gros :
Itemi Belleau, et Citana des Pyrénées, bustes. Avec la Source geUe et le Soleil, Cros so révèle sous un aspect nouveau. Il s'est pénétré des lois de la sculpture en verre pratiquée chez los anciens, et il applique leurs procédés. Ses travaux on pâte de verre lui ont valu d'être appelé à la manufacture de Sèvres, où un atelier ot dos fours lui ont été concédés, afin qu'il donnât libre cours à l'application de ses curieuses et utiles découvertes. Cros s est également occupé de retrouver les anciens procédés de la peinture à la cire et au feu ou encaustique. Pour les recherches d'érudition, il s'adjoignit Ch. Henry, bibliothécaire à la Sorbonne. Les deux collaboratours retrouvèrent le procédé employé dans les portraits de la famille égypto-romaine des Soter, que possède le musée du Louvre. Ils consignèrent les résultats do leurs recherches dans un ouvrage : l Encaustique et les autres procédés de peinture chez les anciens, histoire et technique (1884).
Gros (Charles), frère du précédent, né à Fabrezan (Aude) on 1842, mort â Paris en 1888. A la fois poète et savant, il étudia la philologie, puis la médecine. On lui doit la découverte du procédé indirect de photographie des couleurs, dont il communiqua le principe à la Société française de photographie en 1869, en même même temps que Louis Ducos du Hauron : les deux inventeurs ne se connaissaient pas. Il avait exposé son procédé dans un pli cacheté déposé à l'Académie des sciences en 1867, ouvert en 1876. En 1877, il déposa un autre pli cacheté, qu'il fit ouvrir six mois après; ce pli renfermait le principe du phonographe, dont il avait eu l'idée avant Edison. On lui doit encore une intéressante brochure sur les moyens de communication avec les planètes (1869). Ch. Cros est en même temps un écrivain fantaisiste et un poète spirituel. On lui attribue la création du monologue : en ce genre, le Hareng saur, le Bilboquet, l'Obsession sont biens connus. Il a écrit des petits poèmes bizarres, d'une forme soignée : le Coffret de santal (1873) ; le Fleuve (1S75) ; etc.
CroSARA, comm. d'Italie (Vénétie[prov. deVicence]), sur un affluent du Bacchiglione ; 2.85Ô nab.
Gros-DE-GÉORAND, comm. de l'Ardèche, arrond. et à 6J kilum. de Largentiôre, sur le Tauron, sous-affluent de la Loire par la Gage; 1.553 hab.
GROSKILL {skiV — du nom de l'inventeur) n. m. Rouleau spécial pour briser les mottes de terre.
— Encycl. Le croskill ou rouleau brise-mottes est formé d'un grand nombre de disques en fonte, montés très librement sur un Croskill.
arbre horizontal, de
manière que l'appareil puisse se prêter aux inégalités du sol. Les disques sont pourvus de fortes saillies à la périphérie.
GROSKILLAGE {kross) u. m. Roulage, au moyeu du croskill, des terres labourées et hersées.
GrosbY ou Great Grosby. Géogr. V. GREAT Crosby.
GrOSMIÈRES. comm. de la Sarthe, arr. et à 9 kilom. de La Flèche, près de i'Argence; 958 hab. Ch. de f. Orléans.
GR0SNE n. f. Pêch. V. CRÔNE.
GrOSNB (Louis Thiroux de). V. Thiroux.
GROSNES {krôn' — de Crosnes, nom d'uno localité de Seine-et-Oise, arrond. de Corbeil) n. m. Plante à tubercule comestible, originaire du Japon, qui fut semée en France pour la première fois à Crosnes.
— Encycl. Le crosnes {stachys tubenfera) est une labiée vivace. originaire du Japon, où on la nomme choro gi, et du nord de la Chine. Ses tiges quadrangulaires, hautes de 0'°,25 à O'»,40, sont couvertes de poils sur les angles. La souche émet do nombreux rhizomes, gros comme le doigt, et portant uno série d'étranglements. Los rhizomes, blancs et d'un goût pou accentué, se mangout frits dans ta pâte, cuits en ragoûts ou à la maître d'hôtel ; ils so confisent en<;oro dans le vinaigre et entrent dans la préparation do la salade
CROQUETTE — CROSSE
herpestidés, comprenant des formes voisines dos mangoustes, dont elles ont le port, mais on différant par leur dentition, qui comporte une i)réinolaire do moins, par leurs grif-
Crosnca du Japon.
japonaise. Ils rappellent à la fois Vanichaut, lo salsifis et la pomme do terre. Le crosnes est un légume d'hiver; on le plante en février par toutfos de doux ou trois tubercules, distantes les unes des autres do 40 centimètres. L'arrachage peut commencer â la lin do novembre ou au commencement do décembre , ci ne doit s'opérer qu'à mesure dos besoins, les tubercules se flétrissant on quelques jours après leur sortio (lo terre; on peut quelquefois les conserver dans lo sable. Leur végétation reprend dès les premiers jours do mars, et ils cessent alors d'ôtro comosiiblos.
Gross (sir Richard Asiiton), homme politique anglais, né â ked-Scar (près do Proston) en IS2:i. Appartenant au barreau do Londres, il fut élu membre de la Chambre des communes â Proston, puis, on 1868, dans South wost- Lancashire. Disraeli le choisit, on 1874, comme ministre de l'intérieur. 11 quitta le ministère avec le cabinet Disraeli on 1880. et so rangea dans l'opposition conservatrice. De nouveau ministre de l'intérieur, en 18»:.. dans l'administration do Salisburv. il fut chargé, l'année suivante, du ministère des Indes. "On a do lui plusieurs ouvrages do jurisprudence.
GrOSSAG, comm. de la Loire-Inférieure, arrond. ot â 20 kilom. de Saint-Nazairo, ù. la lisièro do la Grande- Bnere ; 1.691 hab.
GROSSANDRE {kro-sandr') n. f. Genre de plantes, de la famille des aranthacées, tribu des aphélandrées, comprenant cinq espèces, qui croissent dans l'Inde ei l'Afrique.
CROSSARQUE {kro-sark') ou GROSSARGHUS {kro-sar'kuis) n. m. Gonro do mammifèros carnivores, famille des
CrosBarque.
Les crossarqucs, vulgairement mangues (espèces unicoloresj ou mangos {espèces à raies), habitent l'Afrique équatoriale. On en connaît cinq ou six espèces, qui atteignent 50 centimètres de long.
Grossboyne, paroisse d'Irlande (prov. de Connaught [comté de Mayo]); 3.900 hab.
GrOSS Canonby WTTH MarypoRT, paroisse d'Angleterre (comté de Cumberland), sur le firth de la Solway ; U.200 hab.
GROSS-COUNTRY {kross-keun'-tré — m. angl. qui signiC à travers chatnps) n. m. Sorte de course à pied, dont la piste est tracée à travers champs et bois à laide do rognures de papier. La dislance à parcourir est généralement de 16 kilom. environ.
GROSSE (rad. cror) n. f. Nom donné à divers objets recourbés en croc : La crosse d'une cantie. Un bâton courbé en cKossK. n Béquille qui se pose sous l'aisselle.
— Anat. Crosse de l'aorte, Partie recourbée de l'aorto, dans le voisinage immédiat du cœur.
— Archit. Ornement que terminent des feuilles enroulées.
— Arg. Avocat général, ministère public (sans doute du V. Crosser). ii On dit aussi crosskdr.
— Armur. Partie d'une arme à feu portative située à
D'azur Jt vine
crosse d'ai"s?nt
posée ea pal.
1. Crosse du fusil Lebel : A, joue; B, bec de la crosse; C, talon; D, poignée. — 2. Crosse de pistolet (ivi^s.).
l'extrémité du fût, en arrière du canon, et qui sert soit à l'épauler, soit â la tenir à la main au moment de l'explosion : La CROSSE d'uJi fusil, d un pistolet. La ckosse d'un revolver se nomme généralement poignée.
— Art culin. Dans certains départements, Partie d'un jambon qui avoisine le manche.
— Artill. Crosse d'affût, Nom donné à l'extrémité de la flèche de l'affût. (C'est par la crosse que l'affût repose sur le sol quand la pièce est en batterie, et par la lunette fixée à la crosse que l'avant-train se rattache à l'affût.)
Il Dans certains canons à tir rapide. Partie contre laquelle s'appuie l'épaule du pointeur lorsqu'il donne la direction à la pièce.
— Blas. Pièce héraldique figurant une crosse. (Rare comme meuble de l'écu, elle se rencontre surtout comme support dans les armoiries des évéques et des abbés; pour les premiers, elle est tournée vers l'extérieur de l'écu, et pour les autres, regarde la mitre qui l'accompagne. ["V. COURONNE, planche en couleurs.])
— Bot. Inflorescence en crosse, Celle dans laquelle l'axe qui porto les fleurs est courbé sur lui-même à la manière d'une crosse d'évêque. il Se dit quelquefois pour Marcotte que l'on plante.
— Econ. rur. Nom dos bâtons à l'aide desquels les bergers ûxout les claies du parc à moutons.
-î- Jeux. Bû-ton courbé dont on so sert, dans certains ioux, pour chasser uno balle ou uno pierre. (Autrefois, ces nàtons crochus servaient à jouer au billard. [V. billard.])
— Liturg. Bâton recourbé que portent les évoques, les abbés et (piolques abbesses, dans les cérémonies religieuses : La CROSSE est le symbole du pouvoir ecclésiastique. ( On entendait, aux XV' ot xvi" s., par croises d'autel, les suspensions où s'attachaient les ciboires, au-dessus do l'autel.)
— Mar. Pièce d'un gouvernail.
— Mécan. Ct^ftsc du piston, Kxtrémité do la tige do ce piston, qui vient s'articuler avec la tétodo la bielle motrice.
— Métall. Barre do fer que l'on soude à une loupo de méual pour pouvoir plus facilement forger ce!lo-ci on la maniant comme on io désiro.
— Milit. Mettre la crosse en l'air, So rendre (ce que los soldats indiquent ordinairement on lovant eu l'air ia crosse du fusil).
— Techn. Crosse d'niguiérc , Anse d'aiguière on forme df^ crosse, i! Coute'nt à crosse, Couteau dont le manche est recourlié A l'extrémité.
— Ènc:v( L. Liturj^. 1.^1 crosse est un des principaux insignes do l'autorité épiscopalo : elle a la forme d'uno longue canne recourbée ù sou extrémité supérieure ; l'extrémité inférieure so termine on pointe. L'èvéque la lient i\ la main, quand il marche en procession ou donne la bénédiction solennelle; ou la porto A ses côtés, pendant qu'il est debout à l'autel ou assis sur son trône. C'est i évoque consécratour qui, à la fin de la cérémonie du sacre, remet solonnoUemont la crosse au nouvel év^^mie. Les souverains temporels donnaient d'abord au moyen Age l'inveslituro des bénétlces épiscopaux en remettant A l'élu une crosse et un anneau ; mais ce privilège leur fut retiré, comme prôtani il une confusion entre lu juridiction civile et la juridiction spirituelle. {V, invhsïitdiïe.) Par uno concession spéciaio du saint-siège, la crosse peut 61to donnée aux abbés et même aux abbesses, mais ils la portent la volute tournée en dedans, pour marquer quo
C, orosso do piston.