MITAINES
— Par ext. Epouvantail : Le croque-mitaine des enfants de i 802 était lîobespierrc ; le croqde-mitaine des enfants de i8(5 était Bonaparte. {X . Hugo.)
— Encycl. Le croque-mitaine des Grecs était une femme monstrueuse, nommée Mormo. Platon en parle au commencement du l*"" livre de sa Répubbque et Théocrite, dans sa xV idylle. A Lesbos, le rôle de croque-mitaine était tenu par Gellc, la voleuse d'enfants. Les Gorgones et les Lamies peuvent également être rapprochées du croque-mitaine; les dernières passaient pour très avides de chair humaine, surtout de celle des enfants, qu'elles dérobaient dans les bras de leurs mères pour les dévorer, et qu'on retirait quekiuefois de leur ventre encore vivants. A Kome, Cacus, le fameux brigand tué par Hercule, passa à l'état do croque-mitaine, et l'on se servait de son nom pour épouvanter les enfants indociles. Dans le midi de la France, le croque-mitaine s'est longtemps appelé Babau. Babau avait pour spécialité de manger en salade les petits enfants. On voit que, pour contenir les enfants indociles, les nourrices se sont toujours servies d'un epouvantail, qui a pou varié selon les temps et les lieux.
CROQUE-MORT {krok'-moi-') n. m.
Fam. Employé des pompes funèbres, chargé d'ensevelir les corps , de les transporter au cimetière et de les déposer dans la fosse : Des croque-morts.
— Par comp. et iron. Etre gai, amusant, et*:., comme un croque-mort, Avoir une physionomie sérieuse, triste, mélancolique.
— Par anal. Insecte nécrophore.
CROQUE-MOUTON n. m. Art milit.
Syn. do akgoulet.
CROQUENEAU ou CROQUENOT {ke-
no) n. m. Arg. Soulier, il Croqueneaux vcrnots, Souliers vernis.
CROQUE-NOISETTE {krok\ zèV) OU CROQUE-NOIX [krok'-no-a) n. m. Nom vulgaire du muscardin.
Croque-mort.