‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 488 sur 870 · n) iiab · texte numérisé non relu

n) iiab

CUDBEAR (Jcpud'-hir' ~- mot angl.) n. m. Matière qui sert ù. teindre on violet, en pourpre et on cramoisi. (Klle est dérivée do l'orscille. On en fait usaço pour la teinture de la laine, et aussi pour colorer certains liquides.)

CUDDALORE. Géogr. V. KUDALUR.

CUDDAPAH. Géogr. V. KadaPA.

CUDE n. f. Tresse plate do soin propre â faire dos lisérôs ou des ceintures, qu'on fabriquait au xvi* siècle.

GUOELÉ, ÉE adj.So dit d'un cheval qui marche difficilement, jiar suite d'un dépôtde synovie dans les articulations.

CUDENA (Pierre), voyageur ospaj^mol du début ihi xvii" siècle, qui, après un voyage au Brésil, composa de ce ])ays nno /Jesrriptiun contenant des notions mtércssantcs sur ses productions et Kon commerce.

GuDGEOONO.villo d'Australie (Nouvollo-GalleF) du Sud [comté do Wellington]), sur lo Cudgegomj , aflluont du

A, cucurbite.

Macquarie; 2.500 hab. Alluvions aurifères. Gisements de fer, de i-uivro et do charbon.

CuDILLERO, ville d'Espagne (Asturios [prov. d'Oviedo]), sur le gitlfo do Gascogne; 4.200 hab. (11.000 av. la commune). Petit port; pécho do saumons.

CUDON (du lat. cudo, mémo sens) n. m. Antiq. rom. Casque formé d'une simple coilfe do cuir ou de peau do bête, qu'on liait sous lo menton à l'aide d'une courroie.

CUDOS. comm. de la Gironde, arr.

et ;'i(> kil.de Bazas,non loin du Ciron ; y50 hab. Commerce de bois ; moulins.

CuDOWA ou KuDOWA, village de Prusse (Silésie), dans une situation charmante, célèbre par ses eaux froides, carbonatées et ferrugineuses, qui furent connues dès le xvii" siècle, Cudowa est très doux.

CUDRANUS {nuss) n. m. Genre de petits arbres épineux, parfois grimpants, de la famille des ulmacées, tribu des artocarpéos, habitant la Malaisie.

CUDWORTH (Raoul ou Rodolphe), philosophe et théologien anglais, né â Aller (Somersetshire) en 1617, mort à Cambridge en 1688. Il étudia à l'université de Cambridge, et obtint, en 1641, une charge ecclésiastique à Norih Cadbury, dans l'exercice de laquelle il publia son Discours sur la vraie notion de la commuyiion, où il soutient que la communion n'a été, dans le christianisme primitif, qu'une cérémonie sans importance. Sa connaissance de l'hébreu le fit élire, en 1644, principal du coUèofe de Clare- Hall à Cambridge, puis, en 1645, professeur royal do langue hébraïque. Il avait résigné ses fonctions ecclésiastiques pour s'occuper d'antiquité et de métaphvsique, quand, en 1654, il fut élu président du collège du Christ. Il fut nommé à une prébende à Glocester, en 1678. La même année, il avait mis au jour son livre intitulé : le Vrai Système intellectuel de l'univers. Les propositions hardies contenues dans ce livre, entre autres la théorie sur la trinité platonicienne comparée à la trinité chrétienne, eurent un succès de scandale. Ce livre renferme la théorie du médiateur plastique ou substance intermédiaire par laquelle Cudworth prétend expliquer l'union du corps et de lame.

Un second ouvrage de Cudworth : Sur la morale étemelle et immuable (1731), peut être considéré comme une suite du précédent. L'auteur y combat les différentes formes de fatalisme et soutient qu'outre le médiateur plastique, qui réalise l'union de l'âme et du corps, il y a une nature plastique, principe intermédiaire entre Dieu et le monde. Cet intermédiaire, de nature inférieure, peut être considéré comme l'âme de la matière.

On cite encore de Cudworth dos opuscules, parmi lesquels : Deus justificatus ou Honte divine vengée et justifiée contre les défenseurs de la réprobation absolue et sans condition (1664); et, parmi ses œuvres restées manuscrites : un Traité concernant le bien et le mal moral; un Commentaire sur les soixante-dix semaines dont parle le prophète Daniel; un Traité sur la création du monde et l'immortalité de l'âme; Sur les co7inaissances des Hébreux; etc.

Cudworth {miss Damaris), dite aussi lady Masham, fille du précédent, née eu 1658, morte on 1708. Kilo fut, dit-on, l'amie intime de Locke, à qui elle offrit un asile. On loue l'esprit, !e talent et lo caractère de cette femme distinguée, à qui l'on doit : un Discours (a^nonyme) concernant l'amour de Dieu (1696), traduit on français par Coste et attribué à Locke (1705); Pensées détachées relativement à la vie vrrlucuse et chrétienne (1700).

CUEILLAGE {fceu-ill-af [Il mil.] — rad. cueillir) n. m. Hortic. Aciion do cueillir les fruits : Faire le cueillage. Il Saison où Ton cueille les fruits : Approcher du coeillagk.

— Techn. Opération consistant à prendre le verre pâteux dans lo creuset, avec la canno ou avec tout autre instrument analoe:ue, atin do lo travailler: Coeillai;k(i la cordetine. \\ Quantité de matière on fusion prise à la fois.

CUEILLAISON n. f. Hortic. Syn. de cueillage.

CUEILLARIE {keu-ill-a-rl [Il mil.]) n. f. Genre de plantes du Pérou, section dos clèthros.

CUEILLE {keu-ill [It mil.]) n. f. Hortic. Syn. do cukil- LAGi-;.

— Mar. Nom d'une laize do toile à voile, n Largeur d'une laize, ii Nom des tours d'un tiliu lové on rond.

CUEILLÉE [keu-ill-è [Il mll.J) n. f, Hortic. Syn. de cukil-

LAGI-:.

— Techn. Faisceau do fils do laiton redressés par

l'engin do l'épinglior.

CUEILLE-FLEURS {keu-ill [Il mil.]) n. m. Ciseaux spé-

Cudworth.

Cuclllc-nciirs.

ciaux qui servent à conpor los nours sur la planto, sans los ondonima^'or ni les laissor choir.

CUEILLE-FRUITS n. m. Hortic. V. cueilloir.

CUEILLEMENT n. m. Sjn. do CtlKILLAOK.

CUEILLERET (kcu-ill-ri^ {Il mil.] — rncl. cueillir) n. m. Dr. féiiil. Livro do recette des cens ot rontos puyc^s & un sei^rnciir par ses tenanciors.

CUEILLETON {keu-ill [Il mil.)) n. m. Franmont solide (|ui vient naK'er au-dossus de lu graisse do iiorc, lorsqu'on la fait Tuudro pour la Iransformor on saindoux.

CUCUNABA — CUENCA

CUEILLETTE [keu-illèV [«mil.)) n. f. Agric. Action de cueillir; récolte des fruits et des autres productions de la terre ; La cueillette des cerises. \\ Saison oii se fait cette récolte : La cueillette approche.

— Par ext. Action do recueillir, d'amasser quoique chose, et spécialement do rocuoiUir les chiffons qui servent à faire lo papier : La cueillette des rhiffojïs est aujourd'hui un commerce itnportant. il Quête, collecte pour une œuvre charitable ou d'intérêt public. (Vieux.)

— Mar. Charger un navire en cueillette. En composer la cargaison avec des marchandises provenant de différents chareours.

— foehn. Syn. de cueillage, dans les verreries, n Opération consistant à prendre le papier feuille à feuille sur les cordes de l'étendoir, où on l'avait placé pour le faire sécher, n Cueillette des pages, Mémo opération faite par paquets de feuilles appelés pages.

CUEILLEUR, EUSE {keu-ill [Il mil.]) n. Agric. Celui, celle qui cueille des fruits ou des fleurs dans les champs. (Peu us.) Il A signifié Collecteur, receveur.

— Fam. Etre fait en cueilleur de pommes, Etre mal mis.

— Techn. Ouvrier chargé de cueillir le verre. |i Pièce du rouet à filer l'or.

CUEILLIE {keu-ill-i [Il mil.]) n. f. Constr. Petite bordure faite sur la face d'un mur, avec du plâtre, puis mio l'on dresse à la règle et qui sert de repère pour guider dans le travail d'enduisage ou de crépissage.

— Techn. .Syn. de cueillée, en T. d épinglier. CUEILLIR [keu-ill [Il mil.] — du lat. coUigere, mettre

en tas, rassembler : Je cueille, jious cueillons'. Je cueillais, nous cueillions. Je cueillis, 7ious cueillîmes. Je cueillerai, nous Cïieillerojïs. Je cueillerais, nous cueillerions. Cueille, cueillons, cueillez. Que je cueille, que nous cueillions. Que je cueillisse, que 7ious cueillissions. Cueillant. Cueilli, ie) V. a. Détacher de sa branche ou de sa tige : Cueillir des poires, des haricots, des roses.

— Par ext. Ramasser, recueillir: Cvei'LLir des ehi/fons. Il Arrêter : Cueillir un voleur au saut du lit.

— Fig. Jouir, user de: Cueillir des plaisirs.

— Poétiq. Cueillir un baiser. Le donner ou le prendre au vol. Il Cueillir des palmes, des lauriers, Acquérir de la gloire, s'illustrer par ses victoifiîs ou par ses œuvres, il DieiZ/n* U7i bouquet. Cueillir les fleurs nécessaires pour composer un bouquet.

— Constr. Faire une cueillie.

— Dr. anc. Cueillir la dîme, La recueillir.

— Mar. Cueillir une tnanœuvre, La plier en rond ou en ellipse.

— Techn. Faire la cueilletto de : Cueillir les paqes. Cueillir le papier. Cueillir le verre, n Cueillir les fils. Couper le fil dont on fait des épingles, ii Citeillir la soie, Boucler la soie étendue sur les platines en faisant descendre les platines à ondes, n Enlever avec la canne â souffler une certaine quantité de verre fondu dans le four.

Cueilli, ie part. pass. du v. Cueillir.

— Constr. Poi-te, Ci'oisée cueillie en plâtre. Se dit d'une porte, d'une croisée autour do laquelle on a appliqué une pelite bordure de plâtre dressée à la règle sur un mur simplement hourdi.

Se cueillir, v. pr. Etre cueilli.

— Fig. S'offrir, en parlant d'une jouissance : La joie ne SE CUEILLE /jns deux fois dans une vie. (Baudelaire.)

CUEILLISSAGE {keu-iU-i-saj') n. m. Action do cueillir la soie sur les platines, il Mouvement du métier à bas qui plie le fil étendu sur les aiguilles. (On dit aussi cueillage, et cueillie.)

CUEILLOIR {keu-ill-oar') n. m. Instrument do jardinier, composé dune cisaille montée au bout d'une hampe, oui porte aussi une petite corboillo pour recevoir le fruit une fois détaché do la branche. (Syn. CUEILLE-FRUITS.) Il Panior léger et à claire-voie de forme allongée, dans lequel on met les fruits â mesure iju'ils sont cueillis, pour los porter au marché. (Syn. cueillot.)

CUELLAIRE n. f. Bot. Syn. do clèthrk.

GUELLAR, ville d'Espagne (Vieille-Castillo [prov. do Ségovie]), près uu Céga, affluent du Douro; 3.900 hab. Moulins, tan- Cueilloir uerios, corroirios. Vieux château. Ancienne église avec la sépulture des ducs d'AIbuquerquo. Patrie do Diego Vélasquez, conquérant de Cuba. Ch.-l. d'un district peuplé de 31.000 hab.

CUELLAR, comm. de la république de Colombie (dép. do Cauca); Ï.500 hab.

CUELLAR (Geronimo de), poète dramatique espagnol, né en iC08, mort on 1669. II jouit do la faveur de Philippe V, et composa plusieurs pièces généralement médiocres. La plus curieuse est intitulée : el Pastelcro de Madrigal.

CuELLAR Y Altarriba (Ramon-FélixV compositeur et organiste espai^'iiol, né à la fin du xvin* siècle â Santiago (Galice), où il mourut en 1833. Il fut élève du fameux prètro et compositeur Garcia, ait l'Espngnolet. Il devint maître do chapelle do la cathédrale dX)viodo, fut nommé ensuite musicien do la chambre royale, el enfin, en 18'^8. prit possession do l'orgue de l'égiiso métropolitaine de Santiago. Ses compositions, nombreuses ot fort estimables, comprennent 16 messes, U psannios, 5 Magnificat, des lamentations, des Te D^um, et beaucoup de cantiques et do motets d'une incontostablo valeur.

GUENCA (ku-in) n. m. Sorte d'ôtoffo de laine, qui se fabriipio en Espagne, â Cuonca.

GuENCA (l'iîoviNiE i>k\ division administrative do l'Espagne (Nouvolle-Cnstille). Suporf. n.Ui3 kiloiu. carr. ; 242.000 hab. Pays hérissé do montagnes, pittoresque, pou fertile, pauvre, arriéré. Le Tago et le Jucar y |trounont leur source. Une grande partie du pays reste en Iricho ou on pâturages. Elevage important. Agriculture, industrie el conunorce pou développés.

CuENCA, villo d'Espagne (Nouvollo-Castino), cb.-l. do la prov. do co nom, située sur un rocher qui domino lo confluent du Jucar ot du Iluocar; 10.000 hab. Ev^ché suffrngant do l'archevêché de Tolède. Lycée, écolo noiinalo supériouro. Fabriiiues iio draps; citàpellorio. Této d'un chemin <le for sur ftladrid ot Utiol.

La villo, bâtio sur une colline, resserrée onire los doux rivières profoudémont oucaisséos, est silloonéo do rues

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