Cuirasse grecque (devant et dob) 4. Cuirasse gauloise
J. Cuirasse romaine;
Cuir (ornement).
: 1. A puiser (romaine); 2. A parfums (éfiyptienne); 3. A œufs (ro- Liturgique; 5. Du sacre (Angleterre, xn" s.) : 6. Indienne ; 7. xv" sit>- I siècle; 9. A dessert; 10. A café; 11. A moutarde; 12. A œufs; 13. A 14. A soupe ; 15. A sel (ou pelle b. sel); Iti- A punch ; 17, A sauce.
mince, dont on fait des gants ; le cuir de Hussie, qui a été traité à l'huile de bouleau et qui, outre sou odeur agréable, est tout à fait imputrescible; le cuir de Transglt'anie, l>réparé comme le cuir à l'orge, mais avec de la pâte de farine de seigle ; le cuir de Vamc/n'e, variété de cuir à l'orge, mais obtenu en faisant usage d'un bain chaud acide, préparé avec un mélange de farine d'orge, do sol et do levain de froment; le cuir verni, qu'emploient la cordonnerie, la sellerie, la carrosserie, et qui so fabrique avec des cuirs déjà tannés et corroyés, et qui subit ensuite l'apprêt, puis le vernissage ; lo cuir de Grasse, tanné avec des feuilles de myrte et de lentisque, puis corroyé au suif; lo cuir chagrin, fabriqué avec des
fieaux de cheval ou do muet et faiblement tanné à l'alun ou à l'écorco do chêne ; le cuir en triple, qui est lo cuir rincé et pelé.
Enfin, on donne encore lo nom do u cuir » à des produits industriels qui ne sont pas coui-tituôs, à proprement parler, par des peaux épaisses. Le cuir d'estomac de mouton rentre dans cette catégorie. Lo galuchat ou cuir de requin so prépare avec des peaux do requin, do roussette, de sanre, etc. [Ce cuir so nolit et sert à la fabrication dos poignées de cravaches, des porto-monnaie, etc.) Le cuir de poisson est fabriqué par le tannage direct d'uno infinité do poissons. Lo cuir parcheminé, produit américain d'uno extrême solidité, s'emploie pour la fabrication des courroies de transmission. Lo cuir factice s'obtient au moven de l'agglomération de déchets du dragage des cuirs'mnnés. On obtient ainsi des plaques de cu^ir utilisées par la cordonnerie. Le cuij'-papier so fabrique avec do la tourbe mélangée do guT-la-porcna et de poussière d'os.
— Anat. Cuir chevelu. La texture du cuir chevelu ne diffère point do celle du derme en général ; cette partie de la peau est seulement constituée par un tissu plus dense ot plus serré, et les poils y sont jdus uonibreux ot plus forts. I! est uni aux muscles temporaux, à l'occipiiofronial et à l'aponévrose épicranienne, par un tissu cellulaire très serré ot qui no contient point de tissu adipeux.
Pour les affections du cuir chevelu, v. chkvbd.
CUIRASSE (rad. cuir) n. f. Espèce do corset do cuir, do fer ou de tout autro métal, qui sert ù proléger la poitrine et lo dos de certains soldats : L'emploi des armes de Jet amena l'usage des cuirassés. (A. Maury. ) ti /Ttu/oWer, Pri^ndre la cuirasse, Embrasser la carnèro militaire.
-- Défaut de la cuirasse. Endroit de la cuirasse q\\ lu plaqun do derrière vit-nt so joindre à celle do devant, ot où se trouve ordinairement un espace vide, qui n'est pus prologé contre les coups du l'ennemi. H Fig. Côté faible
ou moins renforcé de clous, de lames do fer, et c'est par des progrès successifs qu'on arriva à battre les corps complets d'armures qui caractérisent les harnois du xiv" siècle. On avait cependant porté bien plus anciennement des cuirasses de métal, comme le thorax des Grecs, la lorica des Romains, qui comportaient deux pièces de cuivre, puis d'acier ou de fer battu, dont Tune formait plastron, et l'autre dossière. Des lambrequins de métal appliqués sur des courroies pendaient devant et derrière pour défendre le bassin et le séant; une pareille disposition s'observe dans les armures que les Japonais portaient encore récemment. On connaît même des cuirasses gauloises en cuivre ; comme celles de l'antiquité classique, elles étaient martelées de manière à reproduire les saillies du torse, et un pareil travail se voit dans certaines belles pièces de la Renaissance dites à l'antique, parmi lesquelles l'armure de Charles-Quint, que l'on voit à VAnueria de Madrid, exécutée par Bartolomeo Campi, est la plus justement célèbre. L'histoire de la cuirasse se lie à celle de l'armure jusque vers la tin du règne de Louis XIV. Alors, seulement, on la porta vraiment seule, sans brassards, coUetin ni tassettes, comme aujourd'hui encore on la voit armant les cuirassiers. Pour aller à la tranchée, on mettait sur le plastron une pièce de renfort, que l'on y vissait et qui était à l'épreuve de la balle ; mais ces cuirasses doubles, outre qu'elles coûtaient très cher, étaient d'un poids considérable.
— Art milit. niod. La cuirasse so compose d'un plastron et d'uH dos, échancrés pour le passage du cou et des bras, réunis par des bretelles en cuir recouvert d'une garniture en chaînettes de cuivre, fixés au corps au moyen d'une ceinture, et garnis intérieurement d'une matelassure.
Les cuirasses en service dans l'armée française sont do la forme dite à taille, parce qu'elles dessinent légèrement celle-ci, au lieu do tomber tout droit, comme les cuirasses plus anciennes. Le dos est presque plat, mais le plastron est caractérisé par une forme nettement busquée tout le long d'une arête nu^diane proéminente. Gràco à «etto dis-
,sse (UiùLV
Cuirasse (1750).
Cuirasso moderne.
position, les balles frappent la cuirasse obliquement, ce qui favorise leur glissement sur la surface métallique.
Bien cju'en acior fondu, ou chromé, les cuirasses n'ort'rent plus, aujourd'hui, do protection oflicaco contre les balles qui, par suite do la grande vitosso quo leur impriment les fiisils modernes, ont acquis une force do pénétration irrésistible. Los cuirasses no protègent plus guère que contro les coups des armes blanches et les balles des revolvers. Aussi sont-elles à pou près complètement abandonnées dans tontes les armées européennes, sauf en Franco. Les uuelquos régiments do cuirassiers qu'on rencontre encore dans les armées étrangères y sont surtout des troupes do parade : ainsi en est-il en Italie, on Angleterre, ou Hussto, en Allemagne.
Il a été imaginé et exi>érimenté certains modèles de cuirasse d'un genre tout différent : telle la cuirasse Dowe, Constitui'os au moyen de niaielussures assez épaisses, mais non métalliques ot. par suite, relativement lét;ères,avec.à l'intérieur, certains tissus plus résistants, dont les inventeurs s'efforcent de cacher la nature, ces cuirasses doivent probabtemeut leur oflicacité, d'ailleurs contestable, à ruenon exercée par ces tissus sur les balles ù onveloppo minco do nickel ou d'acier si répaudues aujourd'hui. En counant ou déchirant cette enveloppe, elles amènent uno soi'to iVoxpansion et mémo d'écoulement par fusion du plomb intérieur, ce i|ui enlève à la ballo .sa puissance pert'oratrice.
— Mar. Les cuirasses sont d<»slinées à nroléger les organes vitaux du navire contre les projectiles. Les caïuuis progressant dans leur force de pénétration, les cuirasses do la llotluisou s'accrurent de la mémo façon, et on eu nrriva, ^ur l Amiral- Baudin, à avoir au mdieu uuo épais-
CUIRASSE — CUISEAUX
seur de 55 centimètres ; cette dimension n'a pas été dépassée. Afin de mettre à l'abri des projectiles et de leurs
éclats les machines et , - -
chaudières, on imagina "■ les cuirasses des ponts, dabord en fer forgé ; on construisit ensuite les plaques do c ai ras se en fer et acier ; on les appela compound ou cammeîl, du nom de leur inven
A, cuirasse; B, matelas; C. plaque.
teur. Mais les projectiles en acier chromé obligèrent à de nouveaux progrès : on construisit alors des plaques d'acier-nickel, avec mélange de chrome, qui résistèrent aux projectiles; mais l'invention de la mélinite et des produits similaires nécessita, pour la protection des batteries, la construction d'abris blindés, qui exigèrent une réduction sensible dans les cuirasses de lallottaison. Harwey créa alors les plaques à double cémentation ; ces plaques, une fois forgées, sont durcies à nouveau sur leur face extérieure à une profondeur de 15 à 20 millimètres; les épaisseurs pouvant être réduites, puisque les projectiles ne pénétraient plus et se brisaient sur la première partie de la plaque , on augmenta les revêtements des batteries et on renforça les épaisseurs des ponts. La cuirasse s'applique contre les membrures, par l'intermédiaire d'un matelas de bois de teak (M), et l'ensemble est tenu au moyen de prisonniers ou d'écrous à tête noyée (B). Le can inférieur repose sur la tablette de cuirasse (T), et on a eu soin d'isoler le matelas de la tôle de la membrure au moyen d'un enduit de brai. Avant d'être mises à poste, on choisit dans les lots des plaques d'essai sur lesquelles on fait, à Gâvres, au polygone de la marine, les tirs auxquels elles doivent résister. La cuirasse des ponts ne présente aucune différence dans le principe de construction, mais la tonture rend, comme pour les plaques de l'avant et de l'arrière, le forgeag-e très difficile, et on a grand'peine à obtenir des plaques harweyées de la dimension voulue pour les extrémités.
CUIRASSÉ [rasé] n. m. Navire revêtu de plaques de cuirasse destinées à le protéger contre les projectiles.
— Enctcl. Les cuirassés ont remplacé les vaisseaux de ligne d'autrefois; ce sont les bâtiments de combat par excellence. Suivant le système de construction de ces navires, la cuirasse forme une ceinture continue autour de la flottaison, ou s'arrête à une certaine distance de l'arrière et de l'avant. Au début, les cuirassés comme le Magenta, le Solférino, ou les frégates cuirassées, portaient une véritable armure de faible épaisseur, mais allant jusqu'au ponl supérieur. On augmenta ensuite l'épaisseur et on réduisit la surface protégée, puis les pièces furent mises dans des batteries casematées ou dans des tourelles cuirassées. Enfin, avec les nouveaux projectiles, le système de construction a du encore changer; toutes les parties vitales : artillerie, torpilles, etc., sont protégées à 105 millimètres, et la cuirasse de flottaison atteint, sur le Saint-Louis, une épaisseur maximum de 405 millimètres, tandis que la tourelle a 305 millimètres et le pont 7 millimètres. Les cuirassés se divisent en cuirassés d'escadre, cuirassés de croisière, garde-côtes cuirassés et croiseurs cuirassés. Les cuirassés d'escadre sont destinés aux flottes des mers d'Europe; les cuirassés de croisière, d'échantillon beaucoup plus faible, aux mers lointaines; les cuirassés gardes-côtes, à protéger les atterrages des ports de guerre et des ports de commerce importants. Enfin, les croiseurs cuirassés, les derniers venus, se rapprochent tellement des vaisseaux cuirassés, surtout dans certaines marines étrangères {la marine italienne par exemple), qu'on peut se demander où finit le cuirassé, où commence le croiseur. Citons, pour mémoire, les canonnières cuirassées, essai malheureux de petits bâtiments de 1.000 et de 1.600 tonnes, qui ont donné de très mauvais résultats.
CUIRASSÉ {ra-sé), ÉE adj. Muni d'une cuirasse : Guerrier CUIRASSÉ. IVavire cuirassé.
CUIRASSEMENT (ra-se-man) n. m. Mar. Action de revêtir d'une cuirasse certains navires de guerre.
— Fortif. Cuirasse ou blindage métallique dont on revêt les ouvra";es fortifiés pour leur permettre de résister aux coups de l'artillerie moderne.
— Encvcl. Fortif. Les parties revêtues d'an cuirassement sont de préférence celles où sont établies les batteries et les régions voisines, contre lesquelles se concentre surtout le tir de l'ennemi.
On a essayé de nombreuses variétés de métal pour ces cuirassements : d'abord le fer laminé, puis la fonte dure Griison, imaginée en 1876, puis le métal compound, formé de couches d'acier et de fer laminé, etc. On comprend que les progrès constants de la métallurgie puissent et mémo doivent amener des modifications fréquentes dans la nature des métaux employés et dans leur mode d'emploi.
Ëa réalité, on n'est pas encore parvenu, et ou parviendra même moins facilement que pour les navires, à recouvrir les fortifications d'une cuirasse vraiment À l'épreuve du tir des bouches à feu. La précision du tir à terre permet, en etfet, d'arriver à une concentration des coups, bien difficilement réalisable sur mer, et qui finit toujours par avoir raison des cuirassements les plus solides. Aussi le meilleur moyen d'assurer à. ces cuirassements une résistance plus longue esl-il de leur donner une mobilité au moins relative en substituant aux batteries et casemates cuirassées, employées tout d'abord, des tourelles et des coupoles cuir Asnées, susceptibles d'un mouvement de rotation sur elles-mêmes, ce qui permet do dissimuler, derrière des masques ou abris quelconques, les parties cuirassées, pour ne les exposer, à la vue et au feu de l'ennemi, que pendant les instants très courts où a lieu le tir des pièces que ces cuirassements protègent.
CUIRASSER (ra-sé) v. a. Armer d'une cuirasse : Cui- EASSEP. un naiire, des cavaliers.
— Fig. Mettre en garde, en défense : Ccirasseu un jeune homme contre les passions.
Se cuirasseFt v. pr. Endosser une cuirasse.
— Fig. Se mettre en garde, en défense : Se cuirasser contre les tentations.
CUIRASSÉS {ra-sé) n. m. pi. Zool. Famille de mammifères édontos, appelés aussi cingnUs. i; Ordre de zoophytes polygastriques. il Ordre de rotifôres. — Un cuirasse.
CUIRASSIER (ra-siV) n. m. Cavalier cuirassé; soldat d'une troupe spéciale dans laquelle tous les hommes sont à cheval et armés d'une cuirasse : Escadron de cuirassiers.
— Pop. Celui qui fait des cuirs en parlant.
— Enctcl. Ce nom de cuirassiers ne fut officiellement donné, en France, qu'en 1665 à celui des régiments de cavalerie qui avait le numéro 7 et qui, comme tous les autres, portait déjà la cuirasse : il prit le titre de Cuirassiers du Jtoi, que, malgré maintes variations d'effectif et d'uniforme, il conserva jusqu'au 1" janvier 1791 ; il devint dès lors le 8* régiment de grosse cavalerie jusqu'en 1802, où cette armure défensive fut donnée aux sept premiers régiments, ce qui fit huit régiments cuirassés, auxquels, toutefois, la dénomination officielle de « cuirassiers " ne fut assignée qu'en 1804, en même temps qu'on leur adjoignait quatre autres régiments et qu'on leur donnait le casque à crinière à la place du chapeau. Leur uniforme était alors un habit bleu foncé, à parements, collet et revers écarlates avec boutons blancs. Leurarme essentielle était le sabre droit ; Napoléon voulut les doter d'un mousqueton, mais ils ne paraissent pas s'en être beaucoup servis.
Dans les dernières années de l'Empire, il fut créé 2 régiments de cuirassiers de plus. Sous la première Restauration, il n'y eut plus que 1 2 régiments, plus un dans la garde royale (l'ancien régiment des grenadiers à cheval). En 1815, on ne conserva que 8 régiments, dont 2 de la garde, tous à 4 escadrons. A dater de 1830, il y eut
10 régiments, portés en 1834 à 5 escadrons et à 6 en 1854, en même temps qu'étaient créés un 1" puis un 2^ régiment de
cuirassiers de la garde (ce dernier fut supprimé on 1866, en même temps que tous les autres régiments étaient ramenés à 5 escadrons). 11 y eut alors 12 régiments cuirassés, y compris un régiment de carabiniers. Dès le début de la guerre de 18"0. un sixième escadron fut ajouté à ces régiments, puis il fut successivement créé 11 régiments de marche de cuirassiers. Mais, après la guerre, le nombre des régiments fut ramené à 12, d'abord à 6, puis à 5 escadrons (loi du 13 mars 1875). En 1880, 6 des 12 régiments furent décuirassés: mais la cuirasse leur fut rendue en 1883. En 1891, on arma tous les cuirassiers de la carabine modèle 1890, dont la crosse a une disposition spéciale pour permettre le tir avec la cuirasse. Elle se porte à droite du cheval, verticalement, la crosse en haut, dans un étui suspendu à l'arcade de derrière de la selle. Enfin la loi du 18 février 1890 a prescrit la formation de deux nouveaux régiments de cuirassiers, dont un, le 13*, fut formé en 1891.
L'uniforme des cuirassiers se compose aujourd'hui d'une tunique courte en drap bleu foncé avec collet et pattes de parements garance, épaulettes écarlates, boutons blancs timbrés d'une grenade et casque à crinière noire en acier, avec cimier en cuivre surmonté d'une houppette en crin écarlate, par quoi il se différencie de celui des dragons. En grande tenue, plumet écarlate, avec olive de la
couleur distinctive
de l'escadron .
Cette olive est en argent pour les officiers. Le pantalon est garance à passepoil bleu foncé, avec basanes en cuir pour la troupe, bande bleu foncé et bottes à l'écuyèro pour les officiers.
Les trompettes ont la crinière écarlate et les épaulettes blanches.
Cuirassier blessé (le), tableau de Géricault (1814). Un cuirassier, qui vient de quitter le combat, descend avec peine un terrainenpente.
11 tourne la tête à gauche et lève les yeux vers le ciel. Dans le fond, à droite, on aperçoit la fumée d'un combat.
Cuirassiers de ■\Araterloo (les), tableau de Bellangé (1865). Dans cette composition, qui retrace le passage du fameux chemin creux, le peintre s'est inspiré du récit de V. Hugo dans les Misérables. Il a représenté avec une fougue dramatique cette « marée d'hommes >• débouchant soudain sur le plateau occupé par l'infanterie anglaise.
CUIRASSIER [ra-si-é) n. m. Ichtyol. Nom vulgaire du loricairo cuirassé.
CUIRASSINE [ra-sin') n. f. Expression ancienne par laquelle on désignait un corps léger de cuirasse, un corselet ou môme une brigandine.
CUIRATXER {ii-é) n. m. Ouvrier qui travaille les cuirs.
CUIRE (du lat. coquere, même sens) v. a. Préparer par l'action du fou, en parlant des aliments : Cuire de la viande, des lêf/umes, dupam. ii Opérer la cuisson : L'eau du Sprudel cuit les œufs. (Chateaubr.) il Calciner, soumettre à l'action du feu : Cuire du plâtre, du verre, de la brique.
— Par anal. Faire mûrir, en parlant des fruits : Le soleil criT les fruits, n Elaborer, digérer : La digestion curr les o/iï/it'n/s. Il Résoudre, en parlant du rhume; La guimauve est un moyen excellent pour cciHJf le rhume.
— Absol. Faire du pain : En Angleterre, le dimanche, les boulangei's ne cuisent pas.
— Fam. Faire périr par le supplice du feu. il Cuire au même four, Frayer ensemble, vivre d'accord.
— Loc. prov. : Cuire à /)e^7/"eu, Soulfrird'inquiétudes, de peines, etc., qui se prolongent sans fin. ii Vous viendrez cuireà mon four, J'aurai quelque jour l'occasion de me venger, en vous refusant ce que vous viendrez me demander.
— V. n. Etre soumis à l'action du feu, devenir cuit; arriver à une coction suffisante : Les légumes cuisent mal daris les eaux de puits.
— Fam. Etre livré au supplice du feu.
— Par exagér. Eprouver une chaleur excessive : Gn CUIT sous le soleil d'Afrique, w On dit, en ce sens, très familièremeot, cuire dans son ji;s. '
— Eprouver ou faire éprouver une sensation douloureuse, aiguë, au prop. et au fig. : Yeux qui cuisent. Le mal des autres ne nous cuit pas.
— Prov. : Trop gratter cuit, trop parler nuit, L'insistance indiscrète, le bavardage peuvent attirer bien des désagréments à celui qui s'y livre.
— Impersonnellem. En cuire, Occasionner des peines, des
, m. Morceau de cuir, que le chapelier chanterelle
Cuirassier ble
Cuirassiers : 1. Sous Louis XIII. — 2. Sous Louis XV. — 3. Eu 1890. — 4. ler Empire.
désagréments; être la cause, l'occasion de vifs regrets : 77 nous EN CUIT, dans l'âge mûr, des imprudences de la jeunesse. Cuit {ku-i), ite part. pass. du v. Cuire.
— Fam. Ruiné, perdu ; sur le point de mourir : Je suis CUIT ! Il Avoir son pain cuit. Avoir sa subsistance assurée.
Il Avoir plus de la moitié de son pain de cuit, Etre â moitié perdu, ruiné ; être sur le point de mourir.
— Fig. Miiri suffisamment ; arrivé à son terme : Nous avons dans la tête un fort joli mariage, rnais il n'est pas ouït ; la belle n'a que quinze ans. (M"" de 8év.)
— Peint. Se dit des tons chauds : To7is cuits et recuits da7is la lumière. (Th. Gaut.)
— Techn. Soie cuite, vSoie qui a subi le décreusage.
— Prov. : Liberté et pain cuit, La liberté et les moyens de subsistance sont les deux choses essentielles à l'existence.
— Anton. Cru, ue.
Se cuire, v. pr. Devenir, être cuit, il Etre calciné, soumis
à l'action du feu. — Par exagér. Se chauffer avec excès.
CUIRER V. a. Garnir do cuir une malle, un coffre.
CUIRET (rè) met entre la
la corde de l'arçon, n Nom donné par les mégissiers et les parcheniiniers aux peaux pelées, dont le poil a été arracné.
GUIRIE [ri — rad. cuir) n. f.
Tout harnois de guerre ancien composé de cuir, comme les défenses de corps, les bardes du cheval, u Ou disait aussi
CUIRÉE.
— Enctcl. Cette expression, très ancienne, s'appliquait même aux couvertures de cuir des chariots. Dune façon plus précise , elle s'applique à la cuirasse de tournoi faite souvent de cuir bouilli, rembourrée, renforcée par des plates d'acier, etc.
CUIRIER (ri-é) n. m. Tablier de cuir, que mettent les pécheurs de morue et les ouvriers préparant les harengs saurs.
CUIR-LAINE {lèn) a. m. Drap croisé, très consistant et très épais, qui doit son nom à sa solidité, n On dit également CUIR DK LAINE.
Guis, comm. de la Marne, arrond. et à 6 kilora. d'Epernay, prés du Cubry, affluent de la Marne; 468 hab. Vignobles importants dont les produits sont assez estimés.
CUI5AGE {zaj') n. m. Opération par laquelle on réduit le bois en charbon.
CUISAMMENT adv. D'une manière cuisante.
CUISANT (zan), ANTE adj. Qui se cuit facilement : L«'-gunies cuisants, ii Qui fait éprouver une douleur aiguë ; Blessure cuisante, ii Piquant, qui produit sur la langue une saveur brûlante : Le piment est encore plus cuisant que le poivre.
— Fig. Qui fait éprouver une vive douleur morale : Chagrins, Désirs cuisants, n Aigre, virulent ; Epigramme cuisante.
— En T. de bot., "Se dit quelquefois des plantes couvertes de poils brûlants, comme 1 ortie, il On dit aussi ur-
TICANT, ANTE.
Cuise (forêt de), v. Compiègne.
GuiSEAUX, ch.-l. de canton de Saône-etLoire, arrond. et à 20 kilom. de Louhans, à la lisière de la grande plaine do la Bresse ; 1.532 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Cuiseaux fut livré aux flammes par le sire do Craon, quand Louis XI envahit la Bourgogne après la mort do Charles le Téméraire. Pendant les guerres du xvi» siècle, royalistes et
Cuirie.