‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 490 sur 870 · CUIRASSE · texte numérisé non relu

CUIRASSE

Cuillers: 1. A moyeux; 2. A fondre; 3. Ecumoire; 4. De plombier.

Cuillers niaine) ; 4.

de; 8. xvi sucre

recevoir l'eau qui tombe d'un tuyau de descente quelconque. Il Outil servant à nettoyer les trous de sonde, il Instrument pour creuser le sofet faire les trous des poteaux télégraphiques.

— Zool. Nom vulgaire : !•> De la spatule, à cause de la forme de son bec; 2" De plusieurs espèces de coquilles.

— Encycl. Archéol. Les formes archaïques présentent souvent leur cuilleron taille carrément en pelle ou en pied de biche, et certains modèles, encore en usage dans les campagnes , ont gardé cette forme. Ordinairement, le cuilleron est rond ou ovale, sans affecter ce contour en amande auc|uel on tient aujourd'hui; parfois on faisait ce cuilleron avec un morceau de coquille du fï^enre porcelaine (cuillers ouvrées à La Rochelle aux xv" et XVI" s. ), avec une pierre précieuse évidée, etc. — Les cuillers liturgiques sont les coiUoires, les louckettes et les cuillers à encens.

CUILLERÉE {ku-ill-i'é [H mil.]) n. f. Ce que contient ou peut contenir une cuiller : Une cuillerée de café, de bouillon, de sirop.

CUILLERISTE {ku'ill-risst' ; [Il mil.]) n. m. Ouvrier qui fait des cuillers.

CUILLERON n. m. {ku-ilt [Il mil.]) Partie creuse d'une cuiller.

— Agric. Syn. de cueilloir.

— Armur. Pièce de métal logée dans l'encas trement où tient le canon d'un fusil de munition, et destinée à retenir la baguette, il On l'appelle

aussi FEUILLE DE SADGE , RESSORT À BAGUETTE, PAILLETTE À RESSORT.

— Bot. E71 cuilleron. Se dit des organes dont la partie centrale est déprimée en forme do cuiller : Feuilles, Ecailles, Pétales en cuilleron.

— Entom. Lame cornée, demi-circulaire, qui existe à la base de l'aile des insectes diptères, et qui surmonte et protège le balancier,

CuiNCHY, comm. du Pas-de-Calais, arrond. et ù. I3 kilde Béthune, dans la plaine de Flandre, sur le canal d'Aire àlaBassée; 1.165 hab. Ch. de f. Nord. Houille. Brasserie.

CuiNCY, comm. du dép. du Nord, arrond. et à 2 kil. do Douai, sur l'Kscrêbieux, affluent de la Deulo ; 1.412 hab. Mines de houille. Fabrique de sucre, moulins.

CUINB (de l'arabe qanina, sorte do récipient on vorrol n. f. Cornue autrefois en usage dans les laboratoires pour la préparation de l'acide nitrique.

CuiNZIER, comm. de la Loire, arrond. et à 24 ki!. de Roanne; 1.177 hab. Fabriques de moussolino et do calicot, de soieries.

CUIQUE SUUM, Sorte d'aphorisme de la législation romaine, (|ui signilio A chacun le sien.

CUIR (du lat. corium, même sens) n. m. Autrefois, Peau. (Ne se dit plus en ce sens que par plai.santerio : cependant, cette signidcation se retrouve encore dans quelques oxpressions comme : Cuir chevelu, Entre cuir et chair, etc.)

— Entre cuir et chair. Entre la peau et la chair : S'enfoncer une épine entre cdir et cuair. il Fig. Intérieurement, dans lo for intérieur, in petto.

— Peau d'animal destinée au corroyago, au tannage, à la mégisserie, au cbamoisage, etc.

— Pop. Faute de langage. (So dit particulièrement des liaisons vicieuses que l'on fait entre les mots, soit on intercalant ces liaisons là oi> elles no sont pas nécessaires, soit en les dénaturant là oil elles existent. C'est ainsi nue l'on dit, dans lo premier cas : Dis-moi j'un peu; et dans le second : J'ai fait z'tin cuiR.)

~ Anat. Cuir chevelu, Poau du crâno sur laquelle naissent les cheveux.

— Arg. Cuir de brouette, Bois. Il Escarpins en cuir de brouette, Sabots.

— Art décor. Entourage d'un carioucho rappebuit un morceau de cuir découpé et coatoiirné en volute.

— Bot. Cuir des arbres. Nom vulgaire do certains cryptogames du genre rhacodion, qui forment des sortes do plaques coriaces sur l'écopco des arbres.

— Miner. Cuir de inontagne.

Silicate naturel résultant (le l'altération de la trémolite.

— Loc. pop. : Orfèvre en vieux cuir. Savetier, n Visai/<' dr cuir bouilli. Peau rude et d'une teinte bistrée, ii l'atuifr Ir cuir à quelqu'un, Lo frapper, lo battre, lo rouor de coups.

— Loc. puov. :

Vduloir (lu ruir d'autrul f;dro \s\ra.t^ courroie,

S'amuser, vivre aux dépens d'autrui.

— Encvcl. Tochn. yous lo nom générique do cuirs, ou

désigne plus particulièrement les peaux do cortams grands animaux, tels que le bœuf, la vacho,lo cheval, le veau, etc., auxquelles on fait subir certaines préparations : corroyagc, hon;iroyage, tannage. Les peaux du mouton, de la chèvre, do l'agneau, conservent industriellement le mémo nom.

Lorsque les poaux sortent des abattoirs, on les appelle cuii-s bruts; elles constituent les cuirs verts proprement dits. On appulle aussi cuirs bruts ceux qui proviennent do pays lointains et qui so divisent en cuirs secs ou cuirs salés, selon qro, pour assurer leur transport, on les a dessécliés ou passés au sel. Ce n'est qu'après les opérations du corroyago, du hongroyage et du tannage que ces cuirs sont utilisables dans l'industrie. Les cuirs tannés s'emploient uniquement pour la fabrication des semelles de chaussures. Les cuirs corroyés, au contraire, trouvent une infinité d'applications industrielles; notamment, pour la sellerie, la carrosserie, l'équipement militaire, etc.

Les variétés de cuirs sont très nombreuses dans le commerce. C'est ainsi que l'on distingue : le cuir d'Allemagne, qui est de la peau de cheval tannée ; le cuir bouilli, qui, ainsi que son nom l'indique, est du cuir que l'on fait bouillir avec divers ingrédients, et dont on confectidune ditférents objets, boites, cofl'rets, etc.; \o cuir à cœur, qui est parfaitement tanné; le cuir fort, employé pour les semelles de chaussures; le cuir de Hongrie qui, au lieu d'être tanné, a été hongroyé, c'est-à-dire rendu imputrescible au moyen de l'alun, puis nourri de suif; le cuir jusé que l'on tanne avec la jusée, c'est-à-dire dans de l'eau aig^rie, après avoir séjourné sur de la tannée déjà eu partie usée (on désigne quelquefois ce cuir sous le nom de cuir de Liège); le cuir de molletcrie ou cuir à œuvre, qui est du cuir tanné et destiné à la confection des empeignes de souliers, des tiges de bottes, etc. (la carrosserie et la sellerie en font également usage); le cuir à l'orge, cuir tanné pour lo débourrage duquel on s'est servi d'une pâte aigrie de farine d'orge, délayée dans de l'eau froide; le cuir plaqué, fj^ui est du cuir préparé dans son tan; le cuir de poule, véritable peau très souple et très

point vulnérable : Dans tout écrivain, même supérieur, a le côté faible, le di^ifaut de la cuirasse. (Ste-Beuve.)

— Cui7'asses ajwvléos. Anciennes cuirasses faites do bandes do cuir et do bandes de métal alternées.

— Par anal. Enveloppe extérieure : L'hiver, une CDI- RASSE de glace couvre tes deux fleuves de la Hollande. (H. Taine.) n Corsage de femme, collant et descendant sur les hanches : Une cuirasse de satin.

— Fig. Défense, rempart, moyen do défense : Une triple cuirasse de froideur, aégoisme.

— Ichtyol. Plaques anguleuses et dures qui couvrent, en totalité ou en partie, le corps do certains poissons.

— Infus. Enveloppe protectrice do certains infusoiros.

— Mar. Revêtement métallinuo, destiné à protéger les flancs des vaisseaux, les tourelles, et en général les parties essentielles qui se trouvent au-dessus de la flottaison.

— Natat. Cuirasse marine ou flottante, Appareil do natation et de sauvetage, consistant en une espèce de veste en toile imperméable, sur laquelle sont lixcos des plaques de liège diversement disposées.

— Encycl. Archéol. On entendait, dans le haut moven âge, par cuirasse, toute défense de corps faite en cuir plus

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