‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 502 sur 870 · Culotte ( (Empire · texte numérisé non relu

Culotte ( (Empire

Culot.

en carton mince, que Ton nlaco sur la poudre, dans le chargement des cartouches d armes de chasse, ii Fond métallique, contenant la capsule dans les cartouches de fusil.

— Artill. Fond de gargousso. ii Partie plus épaisse de la bombo, qui est opposée à. la fusée, et qui a pour but d'empêcher lo projectile do tomber sur la mèche. Il Sorte de capsule métallique, quo l'on fixe A l'entrée du creux do certaines balles explosives, et qui est destinée à recevoir directement l'action dos gaz de la poudre.

— Môtall. Lingot de métal qui, après s'être séparé des scories, tombe et reste au foncl du creuset, il Sorte do plateau en terre réfractaire, que l'on interpose entre lo fond d'un creuset et lo feu, pour garantir ce creuset contre une trop vivo action dos tlammes dans la funto de l'or ot do Pargont.

— Pyrotechn. Base sur laquelle on appuie une fusée pour là charger.

— Techn. Partie inférieure d'une lampe d'église. Il Partie la plus basse d'un bénitier portatif, il Support sur lequel le miroitier pose sa capsule à mercure.

— n. m. pi. Géol. Dykes terminés on cônes ou on dômes. — Un CULOT.

CULOTTAGE {lo-taj") n. m. Action de culotter une pipo. Il Nuance brune plus ou moins foncée qui s'étond sur le tuyau et lo fourneau d'une pipe longtemps en usage.

CULOTTE (rad. cnl) n. f. Vêlement d'homme, qui va dos hanches aux genoux, ot qui est divisé pour couvrir les jambes séparément : Culottk de cycliste. (On emploie souvent lo pluriel pour désigner ce vôtoment, A cause dos deux jambes (|ui en font partie; on dit même, en ce sons : une paire de culottes.) ii Abusiv. Pantalon ; tout vêtement qui couvre le bas du corps, et qui est bifurqué pour los jambes.

— Par ext. Homme, par opposition A femme.

— Pop. Ripaille, bombance; état d'un homme qui a bu ou mangé avec excès : Se donner une cm.oTTK.

— Art culin. Partie do la cuisse du bœuf, y compris l'échiné, jusqu'au fllet. Il Culoltti de piyvon, MoTtié do pigeon qui contient le croupion.

— Bot. Moitié inférieure dos grands pétales do l'anémono.

— Hist. .^ans-culotte. V. i\ l'ordre alpbab.

— JouY. Perle persévérante ou considérable : Prendre une CULOTTK. Il Uu domino est cuhdte lorsqu'il est seul do

XVI* B.l ; 2. Culotte (xvn« s.) ; 3. Cvilotté (xvm" 8.) ; 4. Culotte mllitntre Culotte de cérenionie; 6. Culotte de chasse; 7. Culotte de oycUste; 8. Culotte militaii'e modcroâ.

Se dît d'une femme qui aime les hommes, les militaires.

— Encycl. Le terme culotte n'apparaît guère avant la fin du XVI* siècle, comme l'objet lui-môme, car on portait auparavantle haut de-chaussesou los grèguos. C'est seulement sous Henri \\X que le haut-de-chausses très étroit et ajusté devint à la mode, et encore fut-il longtemps accompagné du bourrelet à chiquetades, enserrant les hanches et do la braguette allemande. Au xvii" siècle, les culottes coulissées ou ù œillets demeurèrent longtemps en usage, jusqu'à ce que le xviii* siècle amenât les formes modernes moins étoffées, mais d'une coupe plus stricte, avec les goussets, le petit pont ot la jarretière à un ou plusieurs boutons, dont la forme s'est conservée dans la culotte de cour, etc. V. HAur-uii-CHAUssus.

CULOTTE-DE-CHIEN n. f. Variété d'oranger.

CULOTTE-DE-SUISSE n. f. Bot. Variété do poire marquée de bandes lençitudinales alternativement vorles ot jaunes, il Nom vulgaire de la passiflore bleue.

— SloU. Nom vulgaire d'une coquille univalvo.

CULOTTE -DE -VELOURS [tour) ou CULOTTE-DE- SUISSE n. f. Noms vulgaires d'une variété do coq appelée aui^si COQ DU Hamdouug.

CULOTTER [lo'té) y. a. Mettre une culotte & : Culottkr un enfant. Il Fournir des culottes A : Le tailleur qui cvi^onv. la cour. Il Absolum. Confectionner des culottes, des pantalons : Tel tailleur culottk mieux qu'un autre.

— Fam. Noircir, salir : Culotter son pantalon sur les bancs, ii Culotter une pipe. En noircir lo tuyau ot lo fourneau en fumant habituellement dedans.

Culotté, ée part. pass. du v. Culotter.

— Ornith. Se dit des oiseaux, lorsque les plumos do leurs cuisses sont allongées et pendantes.

Se culotter, v. pr. Mettre sa culotte, il Prendre une couleur foncée : .Yes qui stî rni.oiTR. il Devenir culotlé, en parlant d'une pipe, li Fam. S'aguerrir, s'endurcir.

— Pop. Faire une bombance, ripailler, s'enivror. CULOTTEUR {h-leur) n. m. Celui qui culotte dos pipos :

Des cuiorTiums de pipes.

CULOTTIN (/o-/i;i) n. m. Culotte très étroite. (Vx.) il Fam. Enfant noiivellomont culotté : /,>i pe/f'f culottin.

CULOTTIER (lo-ti-é), ÈRE n. Personne qui fait ou vend des gants, dos molletières et guêtres on cuir, dos culotles de peau, il Adjectiv. : Ouvrier culotthîr.

CULOZ, comm. de l'Ain, arr. ot A 10 kilom. do Bellov, au pied du Orand-rolombier, 8ur lo RhÛno; 1.493 han. Ch. do f. P.-L.M. Tourbe.

CULPABIUTÉ (du lat. culpabilis, coupable) d. f. Etat de celui qui a commis un crime ou nno faute : Avoir des preuves de la oui.i'Auiïitk d'un accusé. \\ Caractère d'une action coupable : La culpadiliti^ d'un acte.

— Anton. Iniiooonce.

CULPEU — CULTURE

GULPGU n. m. Nom vulgaire d'une espèce de loup {canis Antarcticvs ou culpeus), qui liabite l'Amérique orientale et méridionale, ainsi que les îles Falkland.

CUL-ROND {ku-ron'' n. m. Sorte de bateau de pêche, dont 'es extrémités sont très relevées. Il Pl. Des culs-rosds.

CULROSS, bouriî maritime d'Ecosse (comté de Pertb), sur l'estuaire du Forth; 1.150 hab. Industrie linière. Ruines du château de Dunnemarle, où Macbeth aurait assassiné lady Macduff et ses enfants, et d'une abbaye de l'ordre de Cîteaux, fondée en 1217.

CUL-ROUGE (ku-rouf) n. m. Orniih. Nom vulgaire de l'épeiche. n Pl. Des culs-rougks.

CUL-ROUSSELET (A-u, le) n. m. Nom vulgaire du rossignol des murailles ou rouge-queue, ou Sylvie rouge-queue, il Pl.

Des Cl'LS-ROUSSKLETS.

CUL-ROUSSET {ku, sé]n. m. Nom vulgaire de la fauvette à gorge bleue ou ^Ivie suédoise, il Pl. Des culs-rodssets.

CULTE {\3.t. cultus ; de colère, supin cw^/uni, honorer) n. m. Hommage religieux rendu à Dieu ou à certaines créatures que l'on considère comme jouissant de quelque pouvoir surnaturel : Le culte des faiLX dieux. Le cultk des anges.

— Par ext. Religion, ensemble des dogmes et des pratiques propres à une association religieuse : Liberté des CULTES, tt Ministre du culte. Prêtre, personne consacrée au service du culte public.

— Fig. Admiration ou ardeur passionnée ; vénération profonde : Le culte du passé. Culte des morts.

— Théo!. Culte domestique, Actes religieux faits en commun, dans l'intérieur d'une famille, avec l'intention d'honorer la Divinité, il Cidte intériexir. Culte public, Culte de dulie. Culte d'hyperdulie. Culte de latrie. V. la partie encycl.

— Encycl. Relig. I. Du cidte en lui-même. 1° Chez les catholiques. L'adoration, l'hommage rendu au Créateur comme au souverain maître de toutes choses, et la prière, appel de la faiblesse humaine à la puissance et la bonté de Dieu, constituent le culte intérieur, dont le culte extérieur est l'expression sensible au moyen de la voix, du geste et des attitudes. Le c»//e ;)nW, pratiqué par chacun dans le secret de sa vie, a pour couronnement le culte public, hommage que donnent à Dieu les communautés humaines.

En vertu de l'union hypostatique, le corps et l'âme de Jésus-Christ peuvent et doivent être adorés comme unis à sa divinité d'une manière indissoluble. Ce dogme est le fondement du culte d'adoration rendu à l'Eucharistie et au sacré Cœur. L'Eglise distingue avec soin le culte qu'elle doit à Dieu et celui dont elle honore les anges et les saints. Le premier est appelé culte de latrie, le second culte de dulie. Les honneurs que reçoit la sainte Vierge sont de même nature que les honneurs rendus aux saints, mais d'un ordre supérieur : c'est le culte d'hyperdulie.

Les imaqes, représentation sensible des mystères, de Dieu, de Jésus-Christ, dos an^es et des saints, sont ellesmêmes l'objet d'un culte, mais ce culte s'adresse au fait ou au personnage représenté, non à la statue ni au tableau. Il en est'^de même des honneurs tout particuliers rendus à la croix. Enfin, le culte des reliques, restes des corps des saints ou des objets qui leur ont appartenu, a pour bases la foi en la résurrection et le respect des vertus des saints.

Les fidèles s'acquittent de l'obligation du culte intérieur en produisant des actes de foi, d'espérance, de charité, qui sont la véritable forme de l'adoration en esprit et en vérité, recommandée par l'Evangile (Jean IV, 23), et en invoquant Dieu dans leurs besoins et leurs périls. Ils professent le culte extérieurenobservant les pratiques approuvées par l'Eglise, comme le signe de la croix, les génuflexions, etc. Le culte public comprend ; 1° les devoirs graves, c'est-à-dire l'assistance à la messe, les dimanches et les jours de fête d'obligation, la confession annuelle et la communion pascale; 2* les obligations de ynoindre importance , comme l'assistance aux vêpres et aux prédications des dimanches, de l'Avent et du carême; 3" \cs pratiques de pure dévotion, comme l'assistance aux offices les jours ordinaires, la communion plus ou moins fréquente, les pèlerinages, etc.

Les principaux hommages rendus aux saints sont les sermons ou les offices en leur honneur, l'attribution de leurs noms aux enfants dans le baptême, et, plus que tout le reste, l'imitation de leurs vertus. L'ensemble des prescriptions ecclésiastiques qui ont rapport au culte compose la liturgie.

2" Chez les protestants. Le culte de la sainte Vierge, des saints, des images et des reliques est rejeté par les luthériens, les calvinistes et les anglicans, sauf les puséistes. Dans toutes les communions protestantes, la prédication occupe la première place; la messe est remplacée par la cène, la langue vulgaire est seule employée. Les luthériens ont gardé les principales fêtes de rannée liturgique, une partie des prières de la messe et l'usage, non la vénération, du crucifix. Le chant des cantiques remplace les cérémonies. Le culte calviniste consiste en prières faites en commun, auxquelles, cependant, des chants ont été ajoutés depuis le commencement du XIX* siècle. La liturgie prussienne, établie en 1822, est un compromis entre les pratiques luthériennes et les usages calvinistes. Le culte do l'Eglise anglicane, réglé par le Commun prayer-book, a conservé presque toutes les prières do l'Eglise romaine et mémo une partie de ses cérémonies.

— IL Législation et administration des ailles. En France, il n'y a plus de religion d'Etat. Toutefois, la législation distingue les cultes reconnus et les cultes non reconnus. Les premiers .sont : le culte catholiqur, les cultes protestants, lo culte Israélite, et, pour l'Algérie, le culte musulman.

Une direction générale des cultes, rattachée tantôt au ministère do l'instruction publique, tantôt au ministère de la justice, plus rarement au ministère do l'intérieur, est chargée, sous la haute autorité d'un ministre, de tout ce qui cooccrno les rapports des divers cultes et de l'Etat.

!• Cutte catholique. L'organisation du culte catholique. CD France, dérive du concordat du 26 messidor an IX (l& juill. 1801). Au point de vue ecclésiastique, la France est divisée en diocèses, et les diocèses en paroisses. Le diocèse est administré par un évéque ; la paroisse, par un curé inamovible, si elle a lo titre de cure, par un dfcsservant, si elle n'est que succursale. L'évêque est assisté par deux ou par trois vi^-aires généraux; les curés peuvent

l'être par des vicaires. Il y a, dans chaque diocèse, au moins un séminaire; des aumôniers peuvent être affectés au service des lycées, collèges et hospices, etc. Le chef du gouvernement nomme les évêques, et le pape leur confère l'institution canonique ; les évêques nomment les curés et les desservants, mais ils doivent faire agréer les premiers par le gouvernement. La loi édicté des peines contre tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, troubleraient le libre exercice de la religion dans les lieux consacrés au culte; d'autre part, elle interdit au clergé, dans l'exercice de ses fonctions, toute censure contre les actes et les membres du gouvernement. Il est également interdit aux curés de procéder au mariage religieux, s'ils n'ont entre les mains la preuve authentique que le mariage civil a été célébré. L'autorisation d'innuraer doit être délivrée par l'officier de l'état civil avant que lo clergé ne commence la lovée du corps et la cérémonie des funérailles.

Les lieux consacrés au culte ne peuvent être désaffectés que par un décret.

Les biens et les revenus des paroisses sont régis par les fabriques, dont les curés et les desservants sont membres de droit. Chaque commune a l'obligation de fournir un presbytère; elle doit do plus prendre à sa charge tous les frais "du culte auxquels la fabrique ne peut subvenir.

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