CURVICOSTE — CUSSY-EN-MORVAN
CURVICOSTÉ, ÉE [sté — du lat. curviis, courbé, et costa, côte) adj. En T. d'ichtyol., Qui est marqué de petites côtes courbées : Pleurostome curvicosté.
CURVIDENTÉ, ÉE (dan — du lat. curms, courbé, et dens, dentis, dent) adj. EnT.dezool., Qui a des dents recourbées.
CURVIFLORE (du lat. curvtis, courbé, et/los, /Io7-is, fleur) adj. En T. de bot., Qui a des fleurs à corolle courbe.
CURVIFOLIÉ, ÉE {du lat. cuiinis, courbé, et folium, feuille) adj. En T. de bot.. Qui a des feuilles courbées.
GURVIGÈRE ijèr' — du lat. curvus, courbé, et gcrere, porter) adj. En T. d'entom., Se dit d'une famille d'aranéides qui a les yeux antérieurs portés sur des éminencos du corselet et formant une courbure.
CURVIGRAPHE {du lat. ciirvus, courbe, et du gr. graphein. écrire^ u. m. Géom. Instrument de mathématiques servant à tracer des courbes.
CURVIGRAPHIE [fi — rad. curvigraphe) a. f. Goom. Art de tracer des courbes.
CURVIGRAPHIQUE {fik') adj. Géom. Qui a rapport à la curvigrapliie : Procédés cURViGRiPHiguiiS.
CURVILIGNE {gn mil. — du lat. curvus, courbe, et de ligne) adj. Géom. Qui est formé de lignes courbes : Figure curviligne. Il Angle curviligne. Angle formé par les tangentes à deux courbes, au point où ces courbes se coupent.'
— Anton. Rectiligne et mixtiligoe.
CURVILOGIE {ji — du lat. curvus ,
courbe, et du gr. logos, discours, traité) n. f. Géoni. Traité des lignes courbes.
CURVILOGIQUE(Jii')adj. Qui a rapport à la curviiogie.
CURVIMÈTRE {du lat. curvus, courbe, et du gr. métron, mesure) n. m. Instrument qui permet de mesurer directement, sur une carte, la longueurd'une route ou ligne quelconque, même courbe et pleine de smuosiiés. il On dit aussi camptlomètre,
et CARTOMÈTRE.
— Enctcl. Le curvimètre a généralement pour pièce essentielle une petite roulette disposée à l'extrémité d'une tige de la dimension d'un crayon, et que l'on fait rouler sur les sinuosités de la ligne curvimètre à mesurer. Un dispositif spécial enregistre, sur une échelle portée à la tige, la longueur du chemin parcouru, suivant l'échelle de la carte.
CCRVINERVÉ, ÉE [nèr' — du lat. cunms, courbé, et nenus, nerf) adj. En T. de bot-, Se dit des feuilles dont les nervures sont courbées de manière à être à peu près parallèles au bord de la feuille, n On dit aussi ourvinicrvk,
CURVIPÈDE {du lat. curvus, courbe, et pes, pedis, pied) adj. En T. do zool., Qui a les jambes courbées ; Gonylepte
CURVIPÈDE.
CURVIROSTRE [rosstr — du lat. curvus, courbé, et rostrum, rostre) adj. Ornith. Qui a le bec recourbé, il n. m. Nom scientirîque d'une espèce do bec-croisé.
— Bot. Qui a les opercules do ses urues recourbées : Gyjmnostome curvirostrk.
GURVISÈTE (du lat. curvus, courbe, et seta, soie) adj. Qui a des soies ou poils recourbés.
CURVITÉ (du lat. curvitas, même sens) n. f. Qualité de ce qui est courbé. (Peu us.)
CuRZOLA. Géogr. V. CoRZOLA.
CURZON, comm. do la Vendée, arr. et à 34 kilom. des Sables-dOlonne, non loin duLay; 973 hab.
GURZON (Paul-Alfred de), peintre français, né à Moulinet, près de Poitiers, en 1820, mort à Parisen 1895. Elève de Drollin^ et de Cabat. il voyagea en Italie, puis en Grèce. Ce fut d'abord essentiellement un paysagiste. Sa couleur était claire et chaude. Plus tard, il peignit plutôt dos t\Qu.- Tes, d'une conception assez poétique, mais d'une exécution sèche, découpée. De Curzon n'a pas fait preuve, dans sa double carrière de peintre, d'une personnalité bien mar-
Suée. Parmi ses meilleures œuvres, nous citerons : Vue e Terracine, l'Acropole d'Atliènes, les Rives du Céphise, le Tasse à Sorrente, Dominicains ornant de peintures leurs chapelles (musée du Luxembourg); Vendange à Pi'ocida, la Naissitnce d'Homère, etc. L'hôtel de ville de Poitiers contient de cet artiste d'intéressantes décorations.
Curzon (George-Nathaniel), homme politique et écrivain anglais, né en 1859. Il fit de brillantes études à Oxford, devint, en 1885, secrétaire privé de lord Salisbury et fut élu en 18S6, comme conservateur, député de Southport. Pendant ses loisirs parlementaires, il voyagea en iperse, en Afghanistan, dans l'extrême Orient. Il devint sous-secrétaire d'Etat des Indes(l891-i892),sous-sGcrétairo d'Etat auxall'aires étrangères (1895-1898), et prit une part importante aux débats de la Chambre. Nommé, en 1898, vice-roi et gouverneur général de l'Inde, U reçut, en septembre do la même année, un siège à la Chambre des lords avec le titre do y baron Curzon do Kedleston ». C'est un orateur à l'esprit caustique, un partisan d'une politique énergique» hostile à la Russie et un écrivain do talent. On lui doit des ouvrages très estimés : la Russie dans l'Asie centrale; la Perse eC la Question persane ; Problème de l'extrême Orient (1894); les Pamirs et les Sources de l'Oxus (1897). CUSA fNicoIas de), cardinal et l'un des esprits les plus profonds au xv* siècle, né à Cusa, dans le diocèse de Trêves, en 1401, mort à Todl (Ombrie) en 1464. U se fit recevoir docteur en droit à l'université de Padoue, entra ensuite dans les ordres, fut remarqué comme prédicateur et devint archidiacre do Liège. C'est en cette qualité qu'il assista au concile do BMe, en 1431. Durant le concile, il
fiublia son traité De eoncordantia catholica, oii il attaquait a donation de Constantin, l'autorité dos fausses décrétales d'Isidore, les idées de suprématie do la papauté, et soutenait la supériorité des conciles œcuméniques sur les papes. Ces opinions hardies ne l'ompôchèront pas d'êtro nommé évêquo de Brixon, puis cardinal (1448), et d'êtro chargé par plusieurs pontifes d'importantes missions à Consianiinople. en Allemagne, on France et en Angleterre. CUSANO-MUTRI, comm. d'Italie (Campanio [prov. de Bénévcntjj, sur le Mutri, affluent du Volturno; 4.300 hab CUSCAMIDXNE n. f. Chim. V, cdscaminh.
CUSGAMINE(sA:a — do Cusco, nom de localité, et aminé) n. f. Chim. Alcaloïde trouvé dans i'écorce d'un quinquina analogue à celui de Cusco.
— Encycl. Cette base cristallise en prismes plats, solubles dans l'éther et le chloroforme, fondant à 218», formant des sels avec les acides. Elle reste dans les eaux mères acétiques de l'aricine et peut être précipitée par addition d'acide azotique. La cuscamidifie reste dans les eaux mères où on a fait cristalliser la cuscamine ; elle est amorphe, et se rapproche beaucoup de la cusconidine.
Cusco. Géogr. V. Cuzco.
CUSCONIDINE {sko — de Cusco, D. de ville) n. m. Chim. Base incristallisable, qui se trouve, avec l'aricine et la cusconine, dans le quinquina faux calisaya de Cusco.
CUSCONINE(s/i:o — de Cusco, nom de localité) n.f. Chim. Alcaloïde du qiiinquina de Cusco.
— Encycl. La cusconitie, C=*H"Az*0* -|- 2H'0, accompagne dans ce quin(|uina deux autres alcaloïdes : l'aricine et la cusconidine. Découverte par Leverkœhn, isolée par Hesse, elle se présente en lamelles incolores, brillantes, assemblées en groupes. Cet alcaloïde fond à 110°, brunit et saltère à 130" ; il est soluble dans la benzine.
L'acide azotique la colore en vert. L'acide sulfurique lui donne une teinte d'un vert jaunâtre qui brunit ensuite. La cusconine est une base faible, isomérique avec l'aricine et la brucine. Elle forme des sels gélatineux ou pulvérulents, jaunes ou bruns, incristallisables. Elle a été trouvée par Hesse dans les eaux mères du sulfate do cusconine.
GUSCUS {skuss) n. m. Zool. Ancien nom des phalangers qui n'ont pas la queue eu râpe. V. phalangek.
CUSCUTE [skiW— del'arab. /i"o»r/(OH/, qui vient du gr. kasiitds, môme sens) n. f. Plante phanérogame, parasite des végétaux cultivés.
— Encycl. Bot. Les cuscutes sont des herbes à tiges filiformes, s'enroulant autour du corps de certaines plantes (thym, luzerne, houblon) et s'y fixant à l'aide de suçoirs qui les épuisent rapidement. Elles se rattachent à la famille des convolvulacées par la structure de leurs fleurs, petites, blanches ou roses. On en connaît quatre-vingts espèces, répandues surtout on Amérique. La cuscute commune {cuscula epiUnjmum) , qui
s'atiaque surtout aux légumineuses des prairies artificielles, est bien la plus redoutable des mauvaises herbes : elle enlace la plante attaquée d'une véritable chevelure ( " tignasse >< , « perruque du diable ", etc.), qui s'étend do proche en proche en faisant tache d'huile. La cuscute d'Kurope {cuscuta major] attaque le chanvre et le houblon.
— Agric. Moyens de destruction. C'est surtout la cuscute du trèfle et de la luzerne dont les cultivateurs redoutent les ravages. Une précaution essentielle est de n'ensemencer les terres réservées aux prairies temporaires ou permanentes qu'avec des graines de légumineuses exemptes de graines de cuscute, achetées en conséquence avec les garanties d'usage, et contrôlées dans les laboratoires spéciaux.
Néanmoins, si l'on reconnaît dans une luzerne qu'un emplacement est contaminé, il faut le circonscrire immédiatement, puis on le fauche au ras de terre. Les débris fauchés, ramenés vers le centre, sont disposés en tas : au besoin, on les mélange de paille, on les 'rrose de pétrole, puis on y met le feu. Enfin, l'emplacement est arrosé, sur toute son étendue, d'uue solution de sulfate de fer au 1/10*, retourné à la bêche, et semé de graminées à développement rapide. La loi donne aux préfets le pouvoir d'ordonner la destruction de la cuscute.
CUSCUTE, ÉE [sku) adj. Bot. Qui ressemble ou qui so rapporte à la cuscute.
— n. f. pi. Tribu de la famille des convolvulacées, qui ne renferme que le genre cuscute. — Une cuscdtiîe.
CUSCUTEUSE [sku) n. f. Crible mécanique, servant à séparer les graines do luzerne ou de trèfle des graines de cuscute plus fines dont elles sont souvent souillées.
CUSEFORNE OU CUSE-FORNE n. m. Petit bâtiment
CuâCiite d'Europe : a, coupe de la lleur grossie.
long, étroit, sans pont, montant beaucoup d'avirons, et qui sert aux Japonais à faire la pêcho de la baleine.
CUSH ou CusCH. V. KOUSCH.
GuSHING (Caleb), homme politique, orateur et écrivain américain, né à Salisbury (Massachusetts) en 1600, mort à Newliuryport eu 1879" En 1825, il fut élu à la Chambre basse, puis, en 1826, au sénat de son Etat natal (Massachusetts). Après un séjour en Europe (1829-1830), il fut envoyé comme représentant au congrès fédéral et so rangea parmi les démocrates. En 1843, il fut nommé commissaire en Chine. Ce fut lui qui, en 1844, signa le premier traité de commerce entre les Etats-Unis et la Chine. Il prit part à la guerre du Mexique et y fut nommé brigadier
fénéral. Il devint membre de la cour suprême de justice u Massachusetts, et, en 1853, le président Piercelui donna l'emploi d'attorney général (ministre de la justice). En 1875, malgré son âge, il devint ambassadeur à Madrid. On lui doit : un Traité d'économie politique, l'Histoire du progrès et de l'accroisseinent des Etats-Unis (1839); etc.
GUSHMAN (miss Charlotte), actrice américaine, née et morte à Boston (1820-1876). D'abord cantatrice, ollo perdit la voix, se tourna alors vers le drame ot la tragédie, joua à New- York, puis on Angleterre, et y obtint de très grands succès. On lui doit plusieurs créations très originales; entre autres, colle de Meg Morillies (1854).
GusiNS CWilliam George), musicien anglais, né à Londres on 1833, mort à Remouchamns (Suisse) en 1893. On connaît do lui un oratorio intitulé ôédéon, doux ouvertures de concert, une sérénade pour orchestre, un 7'e Deum, un concerto de piano, des marches, des mélodies vocales, etc.
CUSPARÉ (spa) n. m. Bot. Ecorce de la galipée fébrifuge, appelée aussi écorce d'angusture vraik. CUSPARIE n. f. Bot. Syn. de g.\lipée.
CUSPARIÉ, ÉE (spa) adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la cusparie ou galipée.
— n.f. pi. Plantes ligneuses de l'Amérique tropicale, formant une tribu de la famille desrutacées. — f/'necusPABiiii;.
CUSPARINE (spa) n. f. Alcaloïde, C"H'"AzO\ qu*on prépare en épuisant i'écorce d'angusture vraie (galipea cusparin) par l'éther. Des eaux mères de la préparation on peut retirer un autre alcaloïde, la galipéine.
CUSPIDAIRE {spi-dèr') n. f. Liane sarmenteuse, à feuilles opposées, à fleurs réunies en cymes denses, terminales ou axillaires, de la famille des bignoniacées, tribu des bignoniées.
GUSPIDE (spid') n. f. Bot. Petite pointe acérée, allongée et un peu raide.
GUSPIDÉ, ÉE (spi) adj. En T. de bot., Terminé en pointe. (Se dit surtout des feuilles et des bractées dont le sommet se rétrécit insensiblement et se termine en une pointe aiguë et dure, comme dans l'agave, l'ananas, etc.)
CUSPIDIE n. f. Bot. Syn. de didklte.
CUSPIDIFÈRE {spi — du lat. cuspïs, idis, pointe, et ferre, porter) adj. En T. d'iiist. nat.. Qui est iiïuni de pointes.
CUSPIDIFOLIÉ, ÉE [S/ji — du lat. ciispis, idis, pointe, et foliam, feuille) adj. En T. de bot., Qui a des feuilles pointues, cuspidées.
CUSPIDIFORME [spî — du lat. cuspis, idis, pointe, et de forme) adj. En T. d'hist. nat., Qui a la forme d'une pointe.
CUSPIDINE [spi) n. f. Fluosilicalo naturel de chaux, que l'on trouve en cristaux rose clair appartenant au système clinorhorabique.
GUSPINIEN (Jean), savant allemand, né à Schweinfurt en 1473, mort à Vienne en 1529. Son nom de famille était Spiesshatmer; mais il l'avait traduit en latin et en avait fait Ciispi7iianus. Il étudia à Vienne les lettres, la philosophie, lo droit et la médecine. Maximilien I*"" le clioisit comme médecin, et le chargea, en outre, de plusieurs missions diplomatiques. On lui doit une histoire des empereurs depuis César jusqu'à Maximilien P^ sous co titre : De Cspsaribus atque imperatoribus commentarius (1540), et une histoire générale de l'Autriche : Austria sive Cornmeutarius de rébus Austrix, a Leopoldo, an?io 933, ad Ferdinandumprimum, et quelques mémoires en latin sur les invasions des Turcs. Il mourut peu de jours avant le siège do Vienne par ceux-ci.
GUSS n. m. Monnaie chinoise, valant environ i centime.
GUSSAC, comm. de la Gironde, arr. et à 33 kilom. do Bordeaux: 1.482 hab. Vignobles compris dans le Médoc et dont les principaux crus sont : parmi les bourgeois. Château-Beaumont, Château-Lanessan.Château-La-Chcsnaye- Ste-Gemme , Château-Lamothe , Château-Camino-SalVa, Château du Raux, Château-Bernones, Roraefort; parmi les crus artisans, cru Aney, chai Mars, au Goua, à Moneins, etc., produisant des' vins rouges estimés. Sur son territoire est le Fort-Médoc.
GuSSAG, comm. de la Haute- Vienne, arr. et à 16 kilom. de Rochechouart, près de la Tardoire ; 2.073 hab.
GUSSAY, comm. d'Indre-et-Loire, arr. et à 23 kilom. de Loches, non loin de lEsne, affl. de la Creuse; 906 hab.
GUSSAMBION n. m. Bot. Syn. de schleichère.
CUSSAY, commandant du château d'Angers, mort en 1579. Il se distingua par sa modération et son humanité â l'époque de la Saint-Barthélémy.
CUSSERON (ku-se) n- m. Insecte qui ronge certains légumes. 11 On dit aussi cuceron.
GUSSET (ku-fiè) n. m. Dans certaines contrées de l'ouest de la France, Variété de pommes à cidre de bonne qualité.
GusSET (lat. Ciicittcum), ch.-l. de cant. de l'Allier, arr. et à 22 kil.
de Lapalisse, entre le Sichonet le J olan ; 6.440 hab.
Moulins, filatures, tuileries, papeteries , tanneries, huileries.
Commerce do blé, bois, vins, bestiaux. Eaux minérales. — Placée dans une vallée fertile, au pied des contreforts du Forez, en un site agréable.
Restes des anciennes murailles du cloître des Dames. Eglise Saint- Saturnin (xi' s.). — Le canton a 8 comm. et 13.431 hab.
Dès 256, Cusset était une importante bourgade. Eumène, évêque de Nevers, y fonda un monastère de religieuses, qui devint abbaye royale de filles nobles, en 1236. Ville royale, no relevant pas du Bourbonnais, sous Louis XI.
CUSSO n. m. Bot. Syn. de brayère ou de cousso.
GUSSONIE [ku-so-nî) n. f. Genre d'arbrisseaux, do la famille des ombellifères araliées, comprenant dix espèces, qui croissent au cap de Bonne-Espérance ou dans la Nouvelle-Zélande. Syn. do éliéi;.
CUSSONNÉ(/:»-so-n^'), ÉE adj. EnT.de sylvic, Se dit du bois sur pied qui est rongé ou piqué par les vers.
CuSSY (baron Ferdinand de), diplomate et écrivain français, né à Saint-Etienne-do-Montluc en 1795, mort en 1866. Après avoir été sous-directeur au ministère des afl'aires étrangères, il devint consul général de Franco à Livourne. On lui doit plusieurs ouvrages : Dictionnaire ou AJanuelle<rigue du diplomate et du consul (ISAG) ; Règlements consulaires des principaux Etats mariliines de l'Europe et de l'Amérique, fonctions et attributions des consuls, etc. (1852); Phases et causes célèbres du droit maritime des nations {\Z^&).
CusSY-EN-MORVAN, romm. do Sa.'me-et-Loire. arr. et à 2-' Uiloni. d'Aulun ; 2.077 hab. Commerce de vins. Moulins â blé CI ;ï écnrcp, huilerie. Restes d'un château du XTV" s.
Armes de Cusset.
CuSTER, nom dû (lilTtironts comt<5s dos Etats-Unis, dans los Ktuty do Colorado, do Dakola du Sud, d'hlalio, do MoiiUiuaot do Nobrasku.
GUSTER (Goora^o Armstrong), t^^néral américain, n6 il Now-Rnmioy {Oliio) en 1S39, mort ;i Littlo-Bighorn ou ISTU. Eli^vo do l'Ecole militaire de Wost Point, il entra, on 1801, comme sous-lieutenant, dans la cavalerie. Pendant la guerre do Sécession, il so distingua, et devint, on 1860, major général. En 1S71, il dirigea dans les montagnt-s Bleues uno mission scientiliouo ot militaire, dont il publia uuo relation sous lo titro : ta Vie dans les plaines tl875). En 1876, il fut tué dans uno embuscade.
CUSTILLE {stm [Il mil.] — probablem. formo altérée île conrhl ou conrtille) n. 1". Dans les Vosges, Prairie eucloso qui avoisino un village.
CuSTINE (Adam-Philippe, comte de), général français, né à Metz on 1740, mort à Paris en 1793. Voué dès ienfancr à la carrière dos armes, il accompagna le maréchal de Saxe (1748) dans la campagne des Pays-Bas. A la paix, li reprit ses études, puis outra dans lo régiment du rui et lii la guerre do Sept ans. Passaut ensuite dans lo régiment do Schomborg-dragons, il y devint capitaine. Eu 17G2, il fut colonel du régiment de dragons qui porta son nom. II fit ensuite dos voyages d'études en divers pays et so lit apprécier, entre autres, parle grand Frédéric. Il tira proliL ae ses observations pour ses
firopres troupes, dont il améiorarorganisatiou.En 17S0,iI voulut aller guerroyer contre l'Angleterre pour l'indépendance des Américains et so distingua si brillamment à Yorktown, qu'il obtiutlf! grade de maréchal do camp, puis, à son retour en France, lo gouvernement de Toulon. Député aux états généraux, il soutint les idées do réi'ormo et do CustînOo liberté. Lieutenant général
en 1792, il défendit Landau, puis enleva Spire après une victoire sur les Autrichiens. Après la prise de AVorms, il fut nommé général en chef de l'armée du Rhin, fit capituler Mayonce et s'empara de Francfort-sur-le-Mein. Contraint do battre en retraite devant des forces supérieures, il reprit Tolfensivo lo 20 mars 1793. Les combats de Bingen, Kreutznach et Frankenthal assurèrent sa réputation de bravoure. Général on chef de l'arméedu Nord, il fut mal secondé par ses officiers, et, à Rixheim, fut abandonné par ses troupes. La reddition de Condé lui fut imputée à crime. Dénoncé par les journaux maratïstes, qui l'accusaient de trahison, il fut condamné à mort et périt sur l'échafaud.
CuSTiNE (Renaud-Philippe de), officier français, fils du précédent, né en 17G9, mort en 1794. Il avait fait ses débuts dans la diplomatie, où il fut môle à des missions délicates. Aide do camp de son père, il s'était lié avec les Girondins, ce qui amena son arrestation. Il fut condamné à mourir sur l'écliafaud.
GuSTtNE (Astolpho, ^marquis di;), voyageur ot littérateur français, fils du précédent, né à Niederwiller (Meurthe) en 1790, mort en 1857. Il parcourut diverses contrées de l'Europe et, en dernier lieu, la Russie. Outre une tragédie, Béatrice Cenci (18331. et des romans : le Monde comme il est 1\B3d): Etlicl{l83o); Romuald {ISiè); etc., on lui doit : Mémoires et voyages ou Lettres écrites à diverses époques pendant des courses en Suisse, en Calabre, en Angleterre et en Ecosse {IS30); l'Espagne sous Ferdinand VU (1838); et la liussie en 1839 (1843). Co dernier ouvrage, où il montre les effets du despotisme sous Nicolas, eut un très grand succès.
CUSTODE {stod' — du lat. cuslos, odis, gardien) n. m. Supérieur de certains couvents, comme ceux des capucins et des récollets, n Officier, dans certaines églises ou communautés, chargé du soin dc-s ornements d'église.
Il Autref. Chef do la collégiale do Windsor (Angleterre).
Il Gardien des musées et monuments, en Italie. Il Président de l'académie des Arcades, à Home.
— Hist. Officier chargé, à Rome, do veiller à ce qu'il n'y eût pas do manœuvres frauduleuses dans les élections dos magisirats.il Capitaine d'armes.
CUSTODE (stod' — du lat.
custodia, garde) n. f. Nom que l'on donnait autrefois aux rideaux de lit. Il Donner te fouet sous la custode. Châtier ou réprimander en secret.
— Archéol. Etui, boîte, fourreau, toute gaine destinée à un objet spécial.
— Tochn Partie d'un carrosse, située do chaque côté du fond, ot sur laquelle on peut s'accouder, il Chaperon d'un
fourreau do pistolet. ^»^'i,
— Kncycl. Archéol. Lo mot ^^ custode est uno ox])rossion an- ■.
cienne, on usage dès lo xiii" sir
de, et qui eat restée dan . I:i langue liturgique. Mais, l.i.
significations sont très imhh breuses. En olfet, custode signilie : la boiio où l'on .serre lo pain à chanter; les ciboires do suspension, pyxides, réserves ot monstrances, mémo les grands tabernacles architecturaux, enfin, les rideaux quo l'on tirait devant l'autel au moment do la consécration. — D'une façon générale, on entendait par ■ custodo 11 touto enveloppe do gainorie, aussi bien l'étui d'une pièce d'orfèvrerie quo lo fourreau d'une nrmo. Ainsi, la rôglo du Temple proscrit aux chovaliern do porter ou