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CURION

CURIALISTE ijisst') adj. Signifiait, au xvi* siècle, Poli, distingué, qui a les manières de la cour; puis il fut pris dans le sens do Homme de cour, courtisan.

CURIATE adj. Hist. rom. Qui se compose de la réunion des curies : Cumices cDRiATiiS. il Qui est voté par les curies assemblées : Lois curiates.

GURICO, ville du Chili, ch.-l. de la province de Curico, sur un affluent du rio côtier Matagnito; lO.HO hab. Un des principaux centres du commerce chilien. Mines d'or. Ch.-l. d'un départ, peuplé de 58.408 hab. et d'une province peuplée de 107.380 hab.

CURIE {ri — du lat. curia) n. f. Hist. rom. Subdivision de la tribu, chez les Romains. Il Lieu de réunion de chacune do ces divisions : Curie Hostilie. Curie Julie, ii Lieu où s'assemblait le sénat. Il Par extension, le Sénat lui-même. Il Sénat des villes municipales.

— Par anal. Ensemble des administrations gouvernementales du pape : La curie romaine.

— Encycl. Autiq. rom. Daiisles premiers temps de Rome, le peuple était partagé en trois tribus, et chaque tribu en dix curies. On attribue à Romulus cette première division du peuple. La curie était composée d'un certain nombre do familles, qui avaient pour chef un curion ou mayister curix, dont la principale fonction était do veiller aux choses du culte. La curie formait l'unité d'après laquelle se réunissaient et votaient les comitia curiata. (V. comices.) Ciiaque curie avait un nom particulier, comme la curia foriensis {forum romanum), la veliensis {Velia, nom d'un monticule près du Palatin), etc. Le local do réunion d'une curie était aussi appelé curia. Le mot curie a été appliqué plus tard à la salle des séances du sénat de Rome, puis, par extension, au sénat lui-même, à Rome et dans les villes de l'empire. Chaque curie avait son culte spécial {sacra curiona), faisant partie des sacra publica, sa chapelle {sacellum), ses cérémonies propres. Tous les membres de la curie {curiales) étaient tenus do contribuer et d'assister au culte de la curie. Les curies réunies célébraient le culte commun de Juno Quiris. Avant Servius TuUius, chaque curie fournissait un nombre déterminé de légionnaires et de cavaliers à l'armée, et probablement aussi do membres au sénat.

— Admin. eccl. La curie romaine est l'ensemble des institutions qui composent le gouvernement jiontifical. Ces institutions sont à la fois des ministères et dos tri/>unaux. Leur organisation actuelle remonte à Benoît XIV. On peut les ranger en trois groupes : r les congrégations romaines; 2° la curie de justice, qui comprend la 7'otc, la signature de justice pour le jugement des appels, et la signature de grâce pour le règlement des affaires juridiques par voie do grâce ; 3" la curie de grâce, qui renferme la pénitencerie et la duterie, d'où émanent les dispenses, etc., la chancellerie, pour l'expédition des décisions rendues en consistoire, la chambre apostolique, qui préside à l'administration des finances, Vauinônerie etVauditoj'at du pope, enfin les secrétaireries : secrétairerie d'Etat, des brefs et mémoriaux, des lettres latines.

GURIE (Paul-Jacques), physicien français, né à Paris en 1855. II a découvert et étudié l'électrisation bipolaire par pression des cristaux hémiédriqucs, tels que le quartz, dans une thèse intitulée : Recherches sur le pouvoir inducteur spécifique des Cu7ys cristallisés.

GURIE (Pierre), physicien français, né à Paris en 1859, frère du précédent. Il a découvert, en 1898, par l'analyse des radiations uraniques, en collaboration avec lï!"* P. Curie, deux nouveaux métaux : le polonium et le rodiura.

CURIELLE {ri~èl') D. f. Nom d'une sorte de grès tendre, qu'on trouve entre les vemes de houille, dans le Bourbonnais. Il On dit aussi cuRiiiRE , couarelle et querelle.

CURIEUSEMENT adv. Avec curiosité ; Regarder curieusement.

— Par ext. Avec soin, précieusement : Chacun sait combien curieusement les Egyptiens conservaient les corps morts. (Boss.) il Avec habileté, avec une rare délicatesse d'exécution : Coupes d'or curieusement ciselées. (Balz.)

Il Avec affectation, d'une façon prétentieuse : Dire curieusement ce que tout le ynondc sait.

CURIEUX {ri-eû), EUSE [lat. curiosus; de cura, soin] adj. Qui est avide de connaître, d'apprendre ou do voir : On n'est r vnwvyi qu'à pi-oport ion qu on est instruit. (J.-J. Rouss.) Il Indiscret, avide de connaître les secrets d'autrui : Elle était femme et, partant, curieuse.

Lamotte.

— Particulièrem. Désireux : Les premiers temps étaient curieux d'ériger et de consenier de tels monuments. (Boss.)

Il Qui aime, qui recherche avec passion : Etre curieux de bouquins, de gravures. Il Soigneux, attentif : Platon, curieux observateur des antiquités. (Boss.)

— Inspiré ou guidé par la curiosité : Regard curieux. Questions curieuses, ii Propre à piquer la curiosité par une extrême originalité : Un livre curieux serai t celui dans lequel on ne trouverait pas de mensonges. (Napol. I".) il Surprenant, étonnant : Vbi7à qui est curieux !

— Fig. Fait avec un soin délicat, précieux : Peintre qui a adopté une manière curieuse et léchée.

— Substantiv. Personne avide do voir ou de savoir.

— n. m. Côté curieux, singulier : Le curieux, c'est que chacun reconnaît en soi mille qualités.

— Arg. Jugo d'instruction.

— Hist. littér. Société des curieux de la nature, Société do naturalistes fondée â Augsbourg on 1679.

— n. f. Jeux. Nom quo l'on donne, dans certains jeux do cartes, tels quo ceux do l'hommo d'Auvergne," de la mouche, etc., â la seconde carte que l'on relourno. il Aller rncurieusr, Retourner la seconde carte. (On dit aussi se réjouir.)

— Anton. Indifférent, insouciant. — Banal, commun. ordinaire, vulgaire.

— EncYCL. V. AMATEUR, et COLLECTIotiNKUR.

Curimate.

CURIIVIATE n. m. Genre de poissons pliysostomes, famille des salmonidés, comprenant des formes dont les mâchoires, sans ^jf\ dents ni lèvres, • '^^ se terminent par iiiiMitir .'-^ des bords tranchants.

— Encycl.Los curimates , dont on connaît une dizaine d'espèces propres aux eaux douces de l'Amérique du Sud , sont do taille moyenne. Extérieurement, ils ressemblent â des brèmes ou à des ombles; leur chair est assez line, et on les pèche comme les autres saumons. Le curimate à large tète du Brésil [curimatus laticeps), atteint 0'",1iO de long; il est d'un vert argenté, plus clair en dessous.

CURIMUS {muss) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des byrrhidés, comprenant de petites formes courtes, ramassées, ordinairement variées de roux, de gris et do jaune, et dont l'aspect et les mœurs sont ceux des byrrhus. (On connaît une vingtaine d'espèces do curimus ; toutes sont européennes, sauf une de la Nouvelle-Zélande, et habitent surtout les montagnes do la Grèce, du Caucase, les Alpes, etc.) CURIN n. m. Salines. V. curain.

CURINGA. comm. d'Italie (Calabro [prov. de Catanzaro]), près du golfe de Sauta-Eufeniia; 3.500 hab. Sources I minérales.

GURINO, comm'. d'Italie (Piémont [prov. de Novare]), sur I l'Avostoia, affluent de la Sésia; 3.000 hab. I CURINUS, dieu des Sabins, dont Tatius introduisit le culte à Rome.

CURION (lat. curia, même sens) n. m. Hist. rom. Chef d'une curie, chargé des affaires politiques et religieuses do la curie. (Il était probablement élu par les curies ellesmêmes. Il était assisté dans ses fonctions religieuses d'un flamen curialis. Les trente curions étaient subordonnés à un curio maximus, élu par le peuple dans des comices spéciaux.)

GURION (Caius Scribonius), sénateur romain, mort en 53 av. J.C. Tribun en 90, préteur en 82, consul en 76, gouverneur de Macédoine en 75, grand pontife en 57. Ses victoires sur les Dardaniens et lesMésiens lui méritèrent le triomphe en 7i. Il soutint Cioéron contre Catilina, et, plus tard, se prononça contre César.

GURION (Caius Scribonius), sénateur romain, mort l'an 49 av. J.-C, fils du précédent. Rapproché du parti sénatorial par sa naissance et par l'influence de Cioéron, il fut gagné par César, qui paya les dettes énormes quo la débauche lui avait fait contracter. Tribun du peuple au commencement de la guerre civile (50), il s'enfuit avec ses collègues au camp du vainqueur des Gaules, qui le nomma propréteur de Sicile. 11 en chassa les pompéiens, les poursuivit en Afrique et fut tué dans une bataille contre Juba.

GuRIONE (Celio Secondo), humaniste et théologien protestant, né en 1503 à San Chirico, en Piémont, d'une famille noble, mort en 1519 à Bâle. Resté orphelin de bonne heure, il passa à la Réforme pendant le cours de ses études à l'université de Turin. Il s'établit en 1512 â Lausanne, où il dirigea, pendant cinq ans, le collège. En 1546, il alla se fixer à Bâle, où il fut nommé professeur d'éloquence. Il écrivit un très grand nombre d'ouvrages, la plupart théologiques, assez originaux et remarquables par Véléganro cicéronienne du latm. On le soupronna un moment, à Bâle, en 1549, d'avoir protégé les idées de l'anabaptiste David Joris. On a de Curione de nombreux ouvrages de controverse, parmi lesquels : Opuscula (1544-1571); Pasquilli ecstatici île rébus partim superis, partim inter homines in christiana religione j^U'Ssim hodie conti'oversis , cum Morphorio colloquium, ouvrage qui a été traduit en italien, en allemand et en français. Citons aussi Selectaimm epistolarujn libri duo (Bâle, 1553).

CURIONIES (n?) n. f. pi. Antiq. rom. Sacrifices faits annuellement par les curies.

CURIOSI (mot latin) n. m. pi. Hist. Officiers du Bas-Empire, sortes d'agents de police chargés de savoir ce qui se passait en province et aussi de veiller sur le service des postes et des voitures publiques, il Sing. curiosus.

CURIOSITÉ (lat. cwiositas , même sens) n. f. Autref. 1° Désir do voir quelqu'un; 2» Soin, application, désir. Auj. Désir de savoir ou de voir : L'instruction fait naître la curiosité. 'M™'' de Staël.) n Désir ardent et souvent indiscret do savoir, de surprendre, de pénétrer les secrets, les affaires d'autrui :

Imprudence, babil et sotte vanité, Et vaine curiosité, Ont ensemble étroit parentage.

La Fontaine.

— Passion d'amateur pour les choses originales, rares, en quelque genre quo ce soit : Quand on donne daris la CURIOSITÉ, l'on est toujours voisi7i de l'excès. (Dussault.)

Il Objet curieux, rare, d'une originalité quelconque : Col- Icctionner des curiosités. (On dit quelquefois la haute curiosité pour désigner les objets d'art et d'antiquité rares et précieux.) ii Ensemble des amateurs, des curieux : La curiosité s'est érinte à l'annonce de cette découverte.

— Partie. Grande boite dans laquelle les Savoyards portent des objets qu'ils offrent de montrer comme curieux.

— Littér. et b.-arts. Recherche, finesse de détail, soin délicat : Tableau peint avec curiosité.

— Loc. adv. : Par curiosité. Par un sentiment do curiosité. Il Pour la rareté, l'étrangeté du fait. (On dit aussi pour

la curiosité du FAIT.)

GURISCHESHAFF OU KURISCHESHAFF (c'cst-à-diro havre de Conrhtnde), lagune située sur les cotes allemandes do la Baltique, en Prusse, communiquant avec la mer par l'étroitgoulet de Memel. Elle mesure 98 Uil. de longueur sur 45 do lai'geur au maximum. Suporf. 1.619 Uil. carr. Elle est séparée do la mer par une langue de terre appelée A'»rische N^ehruug.

GURITIBA, ville dos Etats unis du Brésil (Etat do P;ii:iiia\ dans une plaino arrosée par l'Iguassu, tributairo du Parana ; 6.000 hab. Centre -le culture.

GuRIUM, aiicionno ville do lîlo do Chypre, au N.-E. du proinoiitoiro nui tormiuo cette île au S. Sa position correspond ù. collo d'Kpiskopi. Kn 1875 et 1S7C>, do curiouses découvortos archôolo^iquos y furent faites par do Cesnola, consul gonôral dos Etats-Unis. Kn une succession do cliambros crousées dans lo roc, on trouva le trésor souterrain d'un temple : des l)racelets, dos baj^nies, dos pondants d'oreilles, otc, en or massif, do la vaissollc d'argent, dos objets en ôloctrum (alliage d'or ot d'argent), dos pierres prt^ciousos, dos li^nrinos on terre cuite. La décoration des coupes est tout inspirée par l'art égyptien ; sur un scarabée on stéatitoon lit le cartouclioduroi Thoutmùs III. D'autre part, les inscriptions cunéiformes do cylindres assyriiîus nous roporlont ù. peu prés à l'époque des Sargonides, c'est-à-dire au viu" siôclo av. J.-C. Lo » Trésor do Uurium" est aujourd'hui au «Metropolitan Muséum " do New- York,

CURIU3 {ri-uss) n. m. Genre d'insectes coléoptères longi cornes, faniiilo des cérambycidés, tribu des cérambycinés. comprenant des formes allongées, glabres, luisantes, à pattes longues ot fortes, dont Tes cuisses ont une dent on dessous. (IjOS curius sont des capricornes do taille médiocre, oiilinairement jaunes, fauves ot bruns, dont on connaît cinq ou six espèces, propres à l'Amérique du Nord.)

Curius DeNTATUS tMauius), consul en 290 av. J.-C. Il acheva I;i guerre contre les Samnites, qui demandèrent la paix. Vainement ils tentèrent d'adoucir sa rudesse en lui otîVant de l'or ; « J'aime mieux, répondit-il, commander à ceux qui ont de l'or qu'en posséder moi-même. " Ensuite, il châtia les Sabins, alliés des Samnites. De nouveau consul en 276, il battit l'armée do Pyrrhus à Bénevent et obtint le triomphe. Des vastes terres que lo sénat lui ofl'rait, il n'accepta que sept arpents. Plus tard, il soumit les Lucaniens, et, avec sa part de butin, amena à Rome les eaux de l'Anio. Curius est resté dans l'histoire comme un dos types traditionnels du vieux Romain.

GURIiE n. f. Rouet de cordier, pour la fabrication du fil de caret.

CURLU n. m. Nom vulgaire du courlis, dans certaines contrées de la France, et notamment en Bourgogne.

GURMER (Henri-Léon), libraire-éditeur, né et mort à Paris (1801-1870J. Il fonda en 1834, à Paris, une maison devenue fameuse par ses éditions artistiques, enrichies de dessins originaux dus à des artistes célèbres, par ses reproductions en couleur d'anciens manuscrits. Ou cito notamment : Paul et Virgme, les Français peints par euxmêmes , les Ei'ajigilcs, les Heures d'Amïe de Bretagne, l'Œuvre de Jehan Fouquet, etc. Curmer avait collaboré à plusieurs journaux et publié diverses brochures.

CUROPALATE (du lat. cura, soïn, et palatium, palais) n. f. Dignité byzantine, qui désignait le grand maréchal du palais sacré, et fut originairement réservée à des princes de la famille impériale, souvent à l'héritier du trône. (Plus tard, tout en se trouvant placée à un rang plus bas dans la hiérarchie palatine, elle demeura une très haute dignité ; au x" siècle encore, on ne la conférait (ju'à des princes souverains : le roi d'Ibérie en était d'ortlinaire le titulaire. Elle finit par être attribuée à de simples grands seigneurs; au xii" ou xiu« siècle, on créa môme le titre de protocuropalate.)

GUROPALATE (même étymol. qu'à l'art, précéd.). On désigne souvent sous ce nom, qui d'ailleurs n'est qu'un titre, l'auteur anonyme d'un traité du cérémonial byzantin (De officiis), datant du xiV siècle; mais ce n'est là, ainsi que le nom de Codinos, donné au même auteur, qu'une étiquette mensongère inscrite par des copistes du xvi" siècle sur cet ouvrage absolument anonyme. Le même titre de Curopaiate a été porté, au xi* siècle, par rhistorieu Skylitzès'.

GURRAN (John Philpot), homme d'Etat irlandais, né à New-Market (Irlande) en 1750, mort à Londres en 1817. Il était déjà en vue, lorsqu'en 1783 il fut envoyé au parlement d'Irlande comme représentant du bourg de Kilbeggan. Il devmt bientôt l'un des chefs les plus influents du parti libéral, grâce surtout à son éloquence. Pitt chercha à se défaire de lui en lui offrant une magistrature, la pairie môme, dit-on ; mais Curran refusa ces offres et continua à faire de l'opposition. En 1794, il se signala par de nouvelles attaques contre le gouvernement, qu'il accusait de fioussor par ses actes le peuple à la révolte, et, lorsque a révolution irlandaise do 1798 eut été comprimée, il se fit l'avocat de la plupart des insurgés qui furent jugés. En 1803, il fut compromis dans l'insurrection. A la mort de Pitt, il sollicita le poste d'attornoy général ; mais on le lui refusa ot il dut se contenter de celui de maître des rôles. Eu 1812, il échoua à Ncwry aux élections, et vécut dès lors en dehors des affaires ot presque oublié.

CURRENTE CALAMO (r/n-M), mots latins qui signifient littéralomnit la plmne courant, c'est-à-dire rapidomoni, sans beaiuoiip de réiloxion ou de soin. (On fait, en français, un usage fréquent do cette expression.)

CURRER-BELL, femme de lettres anglaise. V. Bronïk.

CURRICLE (du lat. ciirricidus, chariot) n. m. Sorte do voiture, en usage en Angleterre.

CURRICULUM V1T>E [lom' - mots lat. qui sicnif. carri/^ri! dr la vie) n. m. Ensemble dos indications relatives à l'état civil et à la situation d'un écolier ou d'un candidat (lieu ot date do naissance; antécédents scolaires ou autres, etc.): Awoir un bon clîhriculum vit-*:, ii Kouillo ou carnet contenant ces indications : Présenter son corri-

CULUM VIT,!-:.

GURRIE, bourg d'Ecosse (comlâ d'Edimbourg), près des sources du Loith Water; 2.400 hab. Fabriques de papier ot do tabac à priser. Aux environs, ruines do Currio hill-t;astle.

CURRILLON (ku-ri, ot II mil.) n. m. Nom que le forgeron {ionne à rcnsemble de deux barres do for, superposées et soudées ensemble.

GURRORIE [rî) n. f. Genre d'asclépiadacôos, tribu dos

périplocées, habitant les régions chaudes do l'Afrique. (Les cnrrurios sont des arbustes à fouilles étroites, à fleurs pédonculéos ; les fruits sont inconnus.)

CURSEUR (du lat. ciirsor, coureur) n. m. Tochn. Petii corps mobile, faisant partie do certains insirumouis ot qui

CURIUM

CURVICOLLE

monte ou descend, poussé par un liquide ou un gaz, ou maintenu d'une fa<;on iiuelconquo : Jtegle diiHuèe munie de cuKsi:uKs. Il Morceau do bois qui traverse la flèche de l'arbalète.

— Artill. et armur. V. hadssk.

— Astron. Fil mobile qui traverse le champ d'un micromètre, ot qui sert à mesurer lo diamètre apparent d'un astre.

— ïélégr. électr. Nom donné au chariot de l'appareil Hughes. (Cet organe est animé d'un mouvement généralement circulaire ; il remplit des fonctions variables, suivant l'instrument auquel on l'affocto.)

CURSEUR (môme étymol. qu'à l'art précéd.) n. m. Antiq. rom. Esclave qui précédait à pied la voiture de son maître.

— Hist. ecclés. Curseurs apostoliques. Officiers du pape chargés de faire les invitations aux consistoires ot autres réunions solennelles.

CURSIF, IVE (du lat. currere, supin cursum, courir) adj. Calligr. Tracé avec rapidité, à la main courante : Ecriture cuRSivE. L'alphabet sémitique devait être l'alphabet CURSIF de l'Orient assyrien ci persan. (Renan.)

— Fig. Bref, rapide, concis : l/îi langage cuRSiF succède à un langage développé. (Ampère.) [Inus.J

— n. f. Ecriture cursive.

CURSrVEMENT adv. En écriture cursive. (Peu us.) CURSOMÉTRE(du lat. cursus, course, et du gr. métron, mesure) n. m. Petit instrument eu forme de sablier, servant à mesurer la vitesse des trains do chemin de fer, par le temps qu'ils mettent à franchir l'intervalle de deux poteaux kilométriques.

CURSONIE (ni) n. f. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des mutisiées, comprenant une seule espèce, qui croît sur les Andes du Pérou.

CURSORIUS {ri-uss) n. m. Nom scientifique des oiseaux du genre courvite.

CURSORINÉS n. m. pi. Tribu d'oiseaux échassiers, famille des charadriidés, comprenant les courvites, pluvians. glaréoles et genres voisins, ayant pour caractères communs le bec court ou moyen, légèrement courbe, très fendu, les ailes longues et pointues, les doigts non palmés et le pouce rudimentaire ou absent. — Un cursorine.

CURSUS HONORUM n. m. En T. d'êpigr.. Suite des titres et dignités d'un personnage présentés dans des inscriptions romaines dans rordr<roù ils avaient été obtenus.

GURTAROLO. comm. dltalie (Vénétie [prov. de Padouej), sur la Brenta; 2.350 hab.

. CURTATION [si-on] n. f. Astron. anc. Différence entre la distance dune planète au soleil, et la même distance réduite au plan de l'écliptique.

GURTATONE, comm. d'Italie (Lombardie [prov. de Mantouej) ; 6.GUÛ hab.

CURTEA DE Argesu. Géogr. V. Ardjich.

GURTESCI, comm. de Roumanie (district de Botosani); 3.250 hab.

CuRTI, comm. d'Italie (Campanie [prov. de Caserte]); 2.700 hab.

CURTICÔNE (du lat. curtus, court, et de cône) n. m. Géom. anc. Tronc de cône, dont la section est parallèle à la base.

GURTIE {sî) n. f. Herbe grêle, à petites fleurs en cymes corymbiformes, de la famille des gentianacées-cliîroniées. (Les neuf espèces connues habitent lo Brésil.)

CURTIPÈOE (du lat. ciirtus, court, et pes, pedis, pied) adj. En ï. dhist. nat., Qui a les pieds courts.

CURTIROSTRE {rosstr — du lat. curtus, court, et rostrum, becj adj. En T. de zool.. Dont le bec ou le rostre est court.

GURTIS, comm. d'Espagne (Galice [prov. d© la Coro-

gnej); 4.045 hab.

GuRTIS, district d'Australie (Queensland), où so trouvent d'importants gisements d'or et do cuivre et des carrières do marbre.

CURTIS (George Ticknor), historien ot jurisconsulte américain, né à Watertown (Massachusetts) en 1812. Il s'établit à Boston comme avocat, en 1836, et no tarda pas à occuper une des premières places au barreau de cotte villo. On a de lui des ouvrages fort estimés : Droits et devoirs des négociants maritimes (1844); Loi du droit de propriété littéraire (1849J ; etc. Mais l'ouvrage qui a contribué à sa réputation est : Histoire de l'origine, ae la formation et de l'adoption de la constitution des Etats-Unis (1855).

GURTIS (George William), écrivain américain, né ù. Providence (Etat do Rhode Island) on 1824, mort en 1892. II fit partie de l'association phalanstérienne de Brook- Farm, puis voyagea en Europe ot en Orient, ot, de retour aux Etats-Unis, fit un cours do littérature qui eut un grand succès. Ses principaux ouvrages sont : \omge d'un llowadji sur le Nu (1850); l'Ilowadji en Syrie [1850/ ; le Mangeur de lotus; le Journal de Putiphar (1853).

CURTISIE (si — de Curtis, nalural. angl. [1746-1799^ n. f. Petit arbre rapporté avec doute à Ta famille des cornées, et comprenant une seule espèce, qui croît au cap do Bonuo-Espéranco.

CURTITUDE (du lat. curtus, court) n. f. Etat do co qui

est ruurt. (Peu us.)

GURTIUS (Marcus et Metius), personnages légendaires Uol'anciennoRome.Tito-Livo raconte que, vers 31)3 av. J.-C, un tromblcment do terre ouvrit un gouffre dans lo Forum. Il ne pourrait être comblé, disait l'oracle, que si l'on y jetait co qui faisait la force do la cité. Persuadé que les armes ot la valeur étaient la force de la cité, le jeune patricien Marcus Curtius s'y précipita à cheval ot tout armé. Lo gouffre so referma. Une autre tradition rapporte qu'il existait A cet emplacement un marais; le sabin Metius Curtius, pour rejoindre ses compagnons au Capitolo, que In trahison do Tarj)oia leur avait livré, y poussa son choval ot, après dos offerts incroyables, lo passa. Lo marais en garda lo nom do Curtius. Il y avait sur le F'orum une petite enceinte avec un autel, que l'on appelait lacus Curtius ; mais Varron ponso que c'était simplement romplacomonl d'un Hou frappé par la foudre ot consacré suivant la coutume, (^uoi qu'il en soit du ces traditions, l'oxprossiou

gouffre de Curtius est demeurée proverbiale pour exprimer un acte de dévouement sublime à l'intérêt public.

GuRTIUS (Rufus Quintus), historien latin. V. Qdinte- Cukli;.

GuRTiUS, de son vrai nom Cdrtz, fut lo propagateur des musées de cire. A la lin du xvii" siècle, un sculpteur modeleur, nommé Benoît, avait ou l'idée d'exposer, sous le nom do cercle, les personnages célèbres de 1 époque qui lui avaient demandé leur portrait. Curtius reprit cette idée, et il ouvrit, vers 1770, deux <- cabinets •> : l'un au Palais- Royal, l'autre boulevard du Temple. Au Palais-Royal, on voyait les grands hommes et les gens do marque ; au boulevard du Temple étaient exposés les scélérats, criminels, etc. A la porte du cabinet du Palais-Royal, il y avait un criour (comme à Séraphin et aux antres exhibiiious de l'époque), qui annonçait: « Venez! Entrez! Venez voir le Grand Couvert! Entrez, c'est tout comme à Versailles !... »

GuRTIUS (Ernest), archéologue ot historien allemand, né à Lubeck en 1814, mort à Berlin en 1890. Après un séjour de trois ans en Grèce (1837-1840), où il fut l'élève d'Otfried Miiller, il devint professeur à l'université de Berlin, précepteur du prince Frédéric (plus tard l'empereur Frédéric 111), membre, puis secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences de Berlin, directeur du Musée d'antiquités, associé étranger de l'Académie française des inscriptions.il aécritun grand nombre de mémoiresdarchéologie sur le Péloponèse, sur les routes grecques, les tribus ioniennes dans la Grèce primitive , les cités d'Asie Mineure, la topographie de l'Attique et de l'ancienne Grèce, etc. Mais son œuvre principale est son Histoire de la Grèce (1857-1861), traduite en français par Bouché-Leclerq (1880-ISS3). Ce livre — qui conduit depuis les origines légendaires jusqu'à la chute de l'indépendance grecque — embrasse toutes les CurUus.

manifestations de la civilisation grecque; rempli d'idées neuves et originales, il n'est pas moins remarquable par ses qualités do narration et de style. Curtius a encore attaché son nom aux fouilles d'Olympie, entreprises par l'Allemagne à son instigation. Sous sa direction — de 1875 à lS8i — le sanctuaire fut déblayé : on retrouva les ruines d'une quarantaine de monuments et une foule d'objets d'art; entre autres, la Victoire de Péonios et l'Hermès de Praxitèle.

GuRTIUS (Georges), linguiste allemand, frère du précédent, né à Lubeck en 1820, mort à Hemsdorf, près de Warmbrunn, en 1885. Il professa à Prague (1851), Kiel : 1854) et Leipzig (1862). C'est un nom illustre dans l'histoire de la ]ing;uistique indo-européenne. On lui doit, outre une Grammaire grecque classique dont le succès fut considérable (1852), des Principes d'étymologie grecque (1879), le Verbe grec (1877-1880), des Etudes de grammaire grecque et latine (1868-1S78), ce dernier ouvrage en collaboration avec des élèves et des amis. Citons encore les Petits écrits [Kleine Schriften), publiés parWindisch après la mort de l'auteur (1886-1S87). Dans les dernières années do sa vie, G. Curtius soutint une vive polémique contre les nëo-gram- 7;iaiWe«.ç (Brugmann, Osthoff, do Saussure), dont la doctrine finit par triompher. Ses ouvrages n'ont plus, aujourd'hui, qu'un intérêt historique.

GURUGUATY, ville du Paraguay (dép. de Curitguaty), sur le riû Curuguaty, affluent du Jejiiy; 1.000 hab. Ville fondée en 1715. Chef-lieu du départ. de'Curugualy, peuplé de 7.000 hab.

CURUIRI n. m. Arbro du Brésil, à fruits comestibles, semblables, dit-on, à ceux des groseilliers.

CURDLE (lat. curulis, mômo sens) adj. Antiq. rom. Se disait d'un siè^e d'ivoire sur lequel certains magistrats avaient seuls le privilège de s'asseoir : Lis consuls siégeaient dans une chaise cubuï.k. il So disait aussi des fonctions et do la personne môme des magistrats qui jouissaient de ce privilège : Jlfagîstrats curules. Dignité CtIRULK.

GURURE (rad. cu7'Cr) n. f. Bouo ot vase qu'on retire des étangs, des fossés, des ruisseaux, ot eu général do tous les endroits couverts pai" les eaux : Les cururks forment un excellent engj'ais.

CURURU n. m. Nom spécifique d'un© pauUinie do la Guyane. Il Fruît dumôme végétal, employé par les sauvages du pays pour empoisonner les flèches.

GURUZU-CUATIA, villo do la république Argentine (prov. de Corrientesj; 2.000 hab. Centre de commerce. Ch.-l. du drpart. de Ctiruzu-Cuatia, peuplé do 15.000 hab,

GURVALLE, comm. du Tarn, arrond. ot à 33 ktl. d'AIbi, près du Rancé, affluent du Tarn ; 2.507 hab. Mines d'alun et de sulfate de fer. Eglise du w* siècle.

CURVATEUR (du lat. curvare, supin cu»Trt/imi,coiirbor} adj. Se dit d'un dos muscles du coccyx : Ze muscle curva- TKUK. Il SubstJintiv. : fj; cukvatkor.

CURVATir, IVE (rad. cwTation) atlj. En T. <Io bot.. So dit des feuilles étroites ot légèrement roulées sur losbords:

Ecuillcs CUKVA,TIVi:S.

CURVATION {si-on ~ du lat. ctirvatio, m6mo sons) n. f. Action do courber.

CURVEMBRYÉ, ÉE (van — du lat. curvus, courb<S, et embryo, enibrvon) adj. So dit dos fruits, quand l'embryon a ses cotylédons appliqués contre la radicule.

CURVICAUDE (du lat. curvus, courbé, ot cauda, quouo) adj. Qui a la «lucuo recourbée,

CURVICAULE (du lat. curvus, courbé, ot cautis, tige) adj. En T. dc^ bot., t^ui a la tige recourbée.

CURVICOLLE (du lat, curvus, courbé, ot collum, cou) adj. Zool. Qui a le cou recourbé.

— Bot. Qui a la sommité penchée: Pédoncules cijuvicoï i.iis.

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