‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 514 sur 870 · CUSTODI AL, ALE, AUX · texte numérisé non relu

CUSTODI AL, ALE, AUX

[sto) adj. Qui a rapport à une custodie.

CUSTODIE {slo-di — du lat.

custodia, game) n. f. Prison.

Il Cofi'ro, étui. (Vieux.)

— Hist. occlés. Etendue de l'administration d'un custode.

GUSTODI-NOS (5/0, noss —■ mots lat qui signif.garrfe-nowj) n. m. Confidentiaire qui gardait un bénéfice ou un otfico pour le rendre à un autre dans un certain temps, ou qui, n'en ayant que le titre, en laissait les fruits à celui dont il était le préte-noiu : Faire tenir ses béni'fices par des custodi-nos.

CUSTOZZA, village d'Italie (Véuétie [prov. de Vérone]);

650 hab. Victoires des Autrichiens sur les Italiens, en 1848 et en 186G. V, art. suiv. 11 Ou écrit aussi Custoza.

CustOZZa (batailI-ks ni.:). I. Bataille du H^j juillcl 18 iS. Après avoir battu à >StatT.*ilo, lo 24 judlet, l'armée autrichienne do Radetski, le roi de Sardaigne, Charles-Albert, négligea d'en poursuivre les débris. La nuit suivante, Radetski se hâta de concentrer toutes ses forces, et, lorsque, le lendemain matin, Charles-Albert voulut reprendre 1 offensive, il se trouva avec 20.000 hommes en présence do 55.000 Autrichiens. Malgré la brillante conduite de ses deux fils, le duc do Savoie (Victor-Emmanuel)et le duc de Gênes, il dut battre en retraite sur Viliafrauca.

IL Bataille du 24 juin 1860. Dans la nuit du 23 au 24, l'armée italienne, conduite par Victor-Emmanuel et le général La Marmora, passa lo Mincio pour marcher sur l'Adigo, où elle comptait rencontrer, le 25, l'armée autrichienne de l'archiduc Albert : mais celui-ci prévint le choc en massant ses troupes (60.000 hommes), dès le 24, sur les hauteurs de Custozza, Somma-Campagna et San-Giorgio, en avant do l'Adige. C'est là quo vinrent so heurter les Italiens. La bataille ne fut qu'une série do combats isolés, où toute l'ardeur des Piémontais se brisa contre une artillerie et une cavalerie bien supérieures en nombre.

GUSTBIN ou KùSTRXN. villo do l'empire allemand (Prusse),auconfluentdela\V'arthaetde l'Odor; 1 G. 672 hab. Petit port pour la navigation de l'Oder. Contre d'un commorco important. Custrin fut fondée en 1530 ot reçut une forteresse en 1537; co fut, dès l'origine, uno place forte destinée à protéger Berlin du côté do l'E. Elle fut bombardée par les Russes en 1758, prise par les Français on ISO6 et reprise par les .Vutrichions on 1814.

GUSUMANO (Vite), économiste italien, né à Païenne en 1843. Professeur d'économie politique ot do statistique à l'Institut technique, puis à l'université do Palerme (1877). On lui doit : l'Ancien7ie Ecole italienne d't'-conomie politique (1869): les Ecoles éconn7ni(/ues de l'Allemafjne et la Question sociale (1S75), excellent exposé de l'histoiro du socialisme scientifique en Allemagne; l'Economie politique au moyen âge (1876); laT/téorie du commerce des blés en Italie {l%n); etc.

CUSY, comm. do la Hauto-Savoio, arrond. et ù IG kil. d'Annecy, près du Chéran, affluent du Fier; 1.138 hab. Fabrication do fromages. Ancien château do Fésigny.

CUTANÉ, ÉE (du lai. cntis, peau) adj. Qui appartient, qui a rapport â la peau.

— n. m. Nerf cutané: Le cutaniÎ intet'ne.

CUTÉRÈBRE n. f. Genre d'insectes diptères bracliycères, famille dos œstridés, comprenant les formes il tèto renflée en avant, à petite trompe rétractile.

— Encycl. Les cutérèhres attaquent les mammifères, surtout les rongeurs, voiro les hommes. Les femelles pondent sur les animaux ou les gens endormis ; les larves, à peine écloses, se glissent sousia peau etproduisent des abcès et dos poches, où elles so développent. Arrivées à terme, elles quittent leurhôto, s'onfoncent dans la terre, s'y métamorphosent on insectes parfaits. Los accidents produits par ces mouches rentrent dans le cas des myiasis. On connaît uno vingtaine d'espèces do cutérèhres, répandues surtout dans l'Amérique du Sud. En Russie, il en existe doux qui attaquent les lapins ot les lièvres.

GUTHA ou KOUTA, ville de Chaldée, d(3 fondation très ancienne. Elle avait un collèi^o sacerdotal colèhro. Nous possédons les fragments du niytho de la créuiion, tel quo l'enseignaient ses prêtres. Effacée par Babvlono, sa voisine, elle eu suivit les destinées. C est à elfe que Sargon frit uno partie dos colons qui remplacèrent, àSamario, les sraélitos emmenés on captivité. Lo mélange de ces colons avec les habitants du pays qui existaient encore donna naissance aux Samaritains, quo lo Talmud appelle Cuthim (cuthéens). V. Samariu, et Samaritain,

GuTHBERT (saint), ôvéquo anglais, mort en 087. Il

fjarda d'abord les troupeaux de son père, puis embrassa n vie monastique et devint un modèle do vertus évangéliquos. Chargé ties fonctions do jirieur du monastère île

Maiiross, il instruisit les moines, tout en travaillant ù détruire les superstitions païennes qui régnaient dans les campagnus, puis fut élu évoque de Lindisfarne. — L'Eglise l'honoro lo 20 mars.

Cuthbert (saint), triptyque do Duez (musée du Luxembourg). Le panneau central montre saint Cuthbert nortant lo costume d'évôque, la figure inspirée, et semblant en proie à do vives angoisses. Le saint est accompagné d'un jeune gar(;on; ils traversent ensemble une vastu solitude, au fond de laquelle so déroule Ihorizou do la mer. C'est dans ce lieu, où ils semblent si éloignés de tout secours humain, qu'ils voient surgir devant eux un aigle descendu du ciel, apportant un superbe poisson, avec lequel ils

Cul*'r^'-bre (gr. 2 foU).

Sa.Dt Cuthbert, d'après Duez.

pourront calmer leur faîin. La physionomie du prélat est intéressante, mais l'originalité du tableau vient suriuut du paysage, qui est d'îino réalité saisissante et donne ainsi à un récit merveilleux toutes les apparences d'une scène observée sur nature. Sur les côtés du grand panneau central, on voit, dans deux scènes différente.'', le saint dans son enfance, lorsqu'il évoque son patron, dont il va suivre t^loriouscment les traces, et le saint dans sa vieillesse, labourant son champ et regardant les petits oiseaux, qui vienr.ent manger les grains qu'il sème (1S79). CUTHÉEN, ENNE (té-in. en') n. et adj. Nom donné par les Juifs aux Samaritains, et qui était pour eux synonvmo d'hérétique. [Y . CuTH\.) il Se dit dos mots samaritains d^origine sémitique.

CUTICOLE (du lat. cutis, peau, et colère, habiter) adj. Qui vit sous la peau. (Se dit des larves de divers insectes diptères, tels quo les œstres.)

CUTIGULAIRE {1er'] adj. Qui appartient à la cuticule.

CUTICULE (du lat. cuticula, petite peau) n. f. Hist. nat. Syn. do épidbrme : La cuticulk des mammifères.

— Bot. Sorte de pellicule continue, élastique et imperméable, qui tapisse extérieurement la tige et la feuille. (Elle est formée par les parties cutinisées des membranes des cellules épidermiques. Ou peut isoler de larges lambeaux de cuticule par une macération dans la potasse ou simplement dans l'eau, où pullule lo bacille amylobacter.)

CUTICULEUX {Ici'i), EUSE [rad. cuticule] adj. En T. d'hist. nat.. Qui a la forme d'une petite membrane.

CUTIDURE (du lat. cutis, peau, et. dura, dure) n. f. En T. de mauèg., Nom sous lequel on désigne parfois le bourrelet du pied d'un cheval.

CUTIGÉRAL, ALE, AVX {je) adj. Art vétéf. Se dit d'une large dépression circulaire, qui se trouve au bord supérieur du pied d'un cheval, au-dessus de la cutidure.

CUTIGLIANO, comm. d'Italie (Toscane [prov. do Florence;). sur la Lima, aflluont du Serchio; 3.100 hab.

GUTINE (,du lat. cutis, peau) n. f. Substance chimique, provenant d'une modification de la cellulose ù. la surface du corps des plautes. li On dit aussi cutose.

— Encycl. Dans les régions extérieures du corps des plantes, la cellulose des membranes cellulaires so transtormo fréquemment en uuo substance beaucoup plus pauvre eu oxygène, de formule CH'^O, nu'on appelle cutine ou subérine. On emjtloio do préférence lo terme do « cutine u quand la membrane est on contact avec lo milieu extérieur. Uno membrane cutinisée ne so colore plus en bleu par le chloro-ioduro de zinc, mais en rose |)ar la fuchsine ; elle est insoluble dans lo réactif de Schwoitzer; en mémo temps, elle devient élastique ot imperméable aux liquides ot aux gaz.

CUTINISATION {si-on) n. f. Transformation de la cellulose en cutine.

CUTINISÉ, ÉE adj. Qui a subi la cutinisation.

CUTLÉRIE ()'i) n. f. Genre d'algues marines, formé aux dépens des dictvotes. (La fronde do ces algues est membranouso, tormoo do lanières étroites, d'un vert olivAlre. Les sporanges sont réunis on groupes nombreux sur les doux faces do la iVoiido.)

CUTOLI-CORTICCHIATO, comm. do la Corso, arr. ot 17 kil. d'Ajaccio, au piod septentrional du San-Piotro ; 1.012 hab.

CUTOSE n. f. Chim. Syn. do cutink.

GUTRO, comm. d'Italie (Calabre [prov. de Catanzaro]); 3.720 hab.

GuTROriANO, comm. d'Italie (Apulio, Pouillo [prov. de Leece]); 3.100 hab.

GuTTACK (et non Cattack ou Kattak). district do rin.le anj^laiso (présid. du Bengale), arrosé par lo Mahanadi ; l.ïoo.OOO hab.

CUTTER n. m. Mar. Syn. do cotrk.

CUTUBÉE n. m. Bot. Syn. do coutoubkr.

GUTZAMALA DE PlNZON, bourg du Mexique (Etat do Guerr4'ro [pariido de Minap, sur le Ziiacuaro, afllueni du rio côiior do las Balsas, à. la limite do l'Etat do Miclioacan : tî.ooo hab.

CUURDO n. m. Bot. Variété do cannolior.

CUVAGE — CUVIF.R

GUVAGE {vaf) n. m. CEuol. Oiiéraliou qui a pour but de soumettre le raisin à la fermeutaiion dans des cuves. Il Ou dit aussi cutaison.

— Dr. anc. Cuves qui font partie d'un héritac;e.

— Teintur. Opération qui a pour but de faire déposer l'indigo sur le tissu à teindre.

— Encycl. Œnol. Le c(a'a(/e s'opère pour les vins rouges seulement : le moût des vins blancs devant fermenter après l'action du pressoir. A l'issue de la vendange, le raisin, égrappé ou muni de sa rafle, écrasé ou non, est jeté dans dos cuves de dimensions variables, où il va subir la fermentation qui transformera son sucre en alcool. Deux méthodes de cuvage sont usitées : dans la première, la cuve est fermée par un couvercle en forme de calotte sphérique et à la partie supérieure duquel s'ouvre un tuyau qui conduit à l'extérieur de la cuverie l'anhydride carbonique de la fermentation. (L'avantage de cette' méthode est de mettre le contenu de la cuve absolument à l'abri de l'air et d'empêcher l'évaporation du bouquet et de l'alcool.)

Dans le seconde méthode, la plus ancienne, la cuve est ouverte, mais on a soin de ne l'emplir qu'incomplètement, de façon qu'une couche de ga2 carbonique reste à la surface du liquide.

Avant d emplir les cuves, il importe de les abreuver pour en faire gonfler !c bois, et une excellente pratique consiste à imbiber leurs parois de bonne eau-do-vie.

Drégulière, car elle commence à la partie supérieure de la cuve où se réunissent les grappes, la fermentation débute par un léger dégagement d'acide carbonique et une élévation de température qui vont croissant. Au bout do quelques jours, le dégagement devient tumultueux pour décroître tinalement ; mais il a fallu, pour généraliser la fermentation, remuer souvent la cuvée afin do refouler à la partie inférieure tout le marc de la surface, qui constitue le chapeau. Ce résultat s'obtient soit mécaniquement, soit en faisant usage de masses de bois, soit encore en employant des claies mobiles qui maintiennent le marc immergé à une certaine profondeur. (Dans certaines contrées vinicoles, des hommes s'introduisent dans les cuves, et, s'aidant des pieds et des mains, répartissent le marc dans toute la masse du liquide; toutefois, c'est là une pratique qui offre de réels dano:ers.)

Le cuvage dure ordinairement de huit à dix jours, mais ces chiffres sont variables suivant les qualités do vins et les régions ; du reste, l'expérienoe est le plus sûr guide du vigneron et lui indique le moment favorable au décuvage. C'est pendant le cuvage que les pellicules abandonnent leurs principes solublès et colorants, et que le moût, de visqueux, doux et épais qu'il était, se transforme en liqueur vineuse limpide.

CUVAISON n. f. Œnol. Syn. de cuvage.

CÏJVE (dulat. cî//)n, barrique) n. f. Techn. Grand vaisseau servant auxdifférents usages de l'industrie : Cvvk de teinturier, de brasseur (celle-ci appelée le plus souvent cia'ematière, dans laquelle se prépare le moût). [V. brassehik.] h Réservoir spécial pour la teinture à l'indigo, et, par est-. Bain d'indigo, n 2'einture à la cuve, Teinture à 1 indigo. Il Se dit aussi du vaisseau dans lequel on met à fermenter le raisin do la vendange, ii Partie intérieure et supérieure d'un haut fourneau, où l'on met la charge. (La cuve a la forme d'un tronc de pyramide ou d'un tronc de cône, se raccordant par la base à une seconde pyramide tronquée ou à un autre cône tronqué, qui a sa pointe tournée vers le bas, et que l'on nomme grand foyer. La cuve est surmontée d'une partie cylindri(jue que domine \c gueulard.) Il Cuve de fabrication. Cuve à ouvrer ou simplement Cuve, Réservoir de bois dans lequel on dépose la pâte à papier, dans la fabrication du papier à la main.ii Ouvriers de la cuve, Ouvriers attachés au service d'unecuve.et qui sontau nombre de quatre : l'ouvreur, le coucheur, le leveur et Vapprenti. n Brasser la cuve, Agiter le contenu de la cave pour que la matière à

Sapier soit distribuée également ans l'eau, il Fournir la cuve.

Verser dans la cuve une quantité de pâte équivalente à celle qui a été employée quand on a fait une porse.

— Grand vase destiné à contenir de l'eau : La cuve du baptistère .

— Par anal. Vase à punch.

— Fam. Dîner à fond de cuve, Faire un repas copieux.

— Chim. Vase rectangulaire dans lequel on met, dans les laboratoires, de l'eau ou du mercure, pour servir aux manipulations des gaz : Za cuve à mercure.

— Bot. Cure de Vénus, Nom vulgaire du chardon â foulon.

— Fortif. Fossés à fond de cuve.

Fossés d'une ville, d'une forteresse, revêtus des deux côtés â pied-droit et sans talus.

— Enctcl. Œnol, I^es cuves employées pour la fermentation des vins sont de deux sortes : en bois ou en maçonnerie ; celles-ci, rectangulaires, offrent l'avanta^'c détro moins chères ©t d'occuper moins de place. KUes sont revêtues intérieurement do ciment, de carreaux vernis ou, mieux encore, do carreaux de verre ; ïeur nettoyage s'opèro facilement. On en construit pouvant contenir 1.000 hectolitres.

I>cs cuves do bois, faites ordinairement do chcno, sont d'un usage presque exclusif dans les contrées qui fournissent les vins do marque. Elles ont la forme d un tronc de cône reposant sur sa grande base, et les cercles qui les enserrent augmentent d'épaisseur, en mémo temps que de diamètre. En général, elles sont isolées du sol par des madriersou des pieds. On feiitdescuves ouvertes ou fermées, suivant la méthode de cuvago usitée. V. cuvagk.

— Archéol. On appelle cuve chacune des douves de ferdontrensomblo, relié par des cercles, c^^mposaît les plus anciennes pièces d'artillerie, au XIV* siècle. Les pièces à cuves étaient, en outre, solidement entouréosd'cnveloppe<i multiples soli-

Cuve à eau.

Cuve à mercure.

Cuve (œnol.).

dément frottées, qui diminuaient les chances de rupture, et une dernière, faite de cuir graissé, préservait le tout de l'humidité. Les cuves à baigner sont les baignoires anciennes. Au moyen âge, elles étaient ordinairement faites en bois, comme les tonneaux, mais do contour ovale. V. baignoire.

GUVEAU (uo) n. m. Teint. Sorte de petite cuve dans laquelle se prépare l'indigo qui doit être employé à l'opération du cuvage.

— Econ. rur. Cuve de petite dimension.

CUVEE n. f. Œnol. Quantité de vendange qui est mise à la fois dans une cuve. ,Par ext., on dit vin de première, de deuxième cuvée pour désigner des vins de qualité différente, parce qu'il est d'usage, dans tes vignobles français du Bordelais et de la Bourgogne, de faire cuver séparément les raisins des grands crus et ceux des crus moins réputés.)

— Fam. Façon, genre, nature : Anecdotes de la même CUVEE. Il Epoque : Ceci est de la dernière cuvék.

— Pop. Quantité de vin absorbée par une personne ivre : Ivrogne mort à la suite de cuvées trop copieuses.

Il Buveur de première cuvée. Buveur de première force.

— Teint. Quantité de bain d'indigo que contient chacune des diverses cuves au moyen desquelles ou peut procéder à l'opération du cuvage.

CUVELAGE (laf) n. m. Revêtement de l'intérieur d'un puits de mine au moyen de bois, de planches, de maçonnerie ou encore d'anneaux métalliques superposés, pour pr.'venir l'éboulement des terres, ii Introduction d'un tube métallique dans un puits artésien. V. tubage.

— Encycl. V. PDiTS de mines.

CUVELER (rad. cuve) V. a. Revêtir de planches, de bois ou de maçonnerie, les parois d'un puits de mine, ii Munir d'un tube métallique dans toute sa hauteur le trou de sonde d'un puits artésien, afin d'éviter les éboulis des terrains et sables dans les couches inférieures. V. tdbkr.

Se cuveler, v. pr. Etre cuvelé : Tous les puits de mine doiveul SIC cuvi-.lkr.

CUVELIER ou CavELLIER, trouvère du xiv« siècle, mort en 1384. 11 a laissé une chronique en vers sur Du Guesclin, laquelle a été publiée, en 1839, par Cbarrière dans les Documents ÎJiédits sur l'histoire de Irance.

CUVEUER DE Trye (Jean-Guillaume-Antoine), auteur dramatique français, né à Boulogne-sur-Mer en 1766. mort à Pans en 1824. D'abord avocat, il se rendit à Paris, écrivit des romans et des nouvelles, puisse tourna vers le tliéâtre et lit jouer un nombre considérable do pièces, drames, mélodrames, pantomimes, etc., qui lui valurent le surnom de Crebillon du boulevard. Nous citerons : la Main de fer, la Fille mendiante, Jean Sbogar, le Petit Poucet et sa pantomime la Fille hussard.

GUVELLE {vèl') n. f. Dans les fabriques de poterie. Nom des caisses cylindriques placées autour du moulin à broyer, et contenant les meules pour le broyage des matières. (On dit aussi tinjïtte.) ii Petite cuve, dans les savonneries.

CUVELLEMENT n. m. Techn. Syn. do cuvelagh.

CUVER (rad. cuve) v. n. Œnol. Etre, demeurer dans la cuve et y fermenter, en parlant de la vendange, et aussi des boissons préparées à la manière du vin. V. cdvage.

— Par ext. Se dissiper, en parlant de 1 ivresse :

L^, les vapeurs du vin nouveau Cuvèrent tk. loisir.

La Fontaine.

— Fig. Fermenter, s'envenimer : Il 7ie faut pas laisser CUVEE les froissements d'amour-propre.

— Teint. Séjourner plus ou moins longtemps dans les diverses cuves de bains d'indigo, pour l'opération du cuvage. (On dit mieux trempek.)

— V. a. Faire cuver : Cuver sa vendange.

— Fam. Cuver son vin, Laisser se dissiper son ivresse par le sommeil ou le repos, ii Fig. Se calmer, s'apaiser.

Il Cuver S071 or, Laisser se dissiper l'ivresse causée par les richesses que l'on possède.

Se cuver, v. pr. Etre cuvé.

CUVERIE {ri) n. f. Nom donné, en Bourgogne, au local dans lequel le vin subit l'opération du cuvage, et (\m par conséquent renferme les cuves. (Dans le Bordelais on dit cellier) : Pendant toute l'opération du cuvage, la cuverie doit avoir une température régulière.

OUVERT ou CUL VERT n. m. Féod. V. collibert.

CUVERTAGE ou CULVERTAGE {ku-vèr-taf) n. m. Etat du cuvert ou collibert. Il Peine qui frappait ceux qui refusaient de se rendre à l'armée.

CuVERVILLE (Jules-Marie-Armand Cavelier de), marin français, né à Allineuc (Côtes-du-Nord) en 1834. Blessé devant Sébastopol, il fut promu enseigne et décoré (1854), devint lieutenant de vaisseau en 1860 et fut chargé, en 1S63, d'une mission en Crimée. Capitaine de frégate en 1870, il servit comme aide de camp de l'amiral Gueydon â l'escadre du Nord, puis en Algérie (1871-1872). Nommé attaché naval à Londres(i877), capitaine de vaisseau (1878), chef d'une mission envoyée aux Etats-Unis (1S81), contreamiral (1888), il commanda, en 1890, l'expédition du Dahomey, et signa, en septembre, un traité avec Béhanzin. Vice-àmiral (1893), il fut, depuis, commandant en chef de l'escadre de la Méditerranée, inspecteur général de la marine (1897) et chef d'état-major général sous lo ministère civil do Lockroy (i898). Il fut relevé de ses fonctions en juin 1899. Ce marin, d'une haute capacité professionnelle, a publié, entre autres ouvrages : Ftude sur la pêche côtière (^1868); la Science de la construction du iiavire (1875); la Pêche du corail sur les côtes de l'Algérie (1875); Prof/rès réalisés par l'artillerie navale de 1S55 à iS80 (1881); le Canada et les Intérêts français (1892); Expériences sur le filage de l'huile (1893).

CUVETTE {vèt') n. f. Vaso large, peu profond, évasé, qui sert à (iifrérents usages, notamment aux ablutions.

— Par anal. Petit bassin construit pour faciliter les arrosements.ii Fossé creusé entre deux arbres consécutifs, sur lo bord d'une roulo. nal d'irrigation.

— Art milit. Pièce qui garnit l'ouverture du fourreau desabres do cavalerie et des sabros-baïonnettos. (Maintenui

Cuvette (phot.).

Cuvette de toUctte.

I Lit d'un ra-

Cuvette {xiiic s,l.

par un bourrelet et un rivet, elle .sert elle-même, au moyen des ressorts en battes qu'elle porte, à serrer la lame du sabre pour l'empôcherde sortir tropaisément du fourreau.)

— Chir. Pièce ovale, située â

l'extrémité supérieure d'un pessaire.

— Fortif. V. lunette.

— Hydr. Cuvettes de jauge.

Sortes de réservoirs munis de petits orifices placés à la même hauteur et groupés en nombre variable afin d'opérer la distribution des eaux concédées par une ville ou par une administration.

— Mus. Partie de la harpe où sont placées les pédales.

— Photogr.Vase servant à des bains ou à des lavages : Cuvette en verre, en porcelaine, en caoutchouc vulcanisé, en tôle émaiUée, en carton durci, en aluminium, etc.

-~ Techn. Sorte d'entonnoir, placé au-dessous de la descente des plombs, pour recevoir les eaiLX des gouttières.

11 Bassin de faïence, de porcelaine cuvette à bai-oiiù-t.-^ garnissant un siège de garde-robe.

Il Creuset portant à la ceinture sur tout son pourtour une rainure permettant de le saisir et le manœuvrer facilement et qui, dans la fabrication des glaces coulées, sert â verser le verre fondu sur la tablo de coulage. Il Plaque métallique en arrière du mouvement d'une montre, n Garniture au bas d'un manche de couteau, il .Marbre à cui^etle. Marbre formant le dessus d'un guéridon ou d'une toilette, légèrement creusé et garni d'un rebord, il Petit récipient rempli de mercure où plonge la partie inférieure d'un tube de baronièire.

— Encycl. Archéol. Ce mot, au moyen âge, se prenait surtout dans le sens du Cuvette d'é"out. seau de métal employé daiiJi les offices,

comme les seaux à rafraîchir. Ces cuvettes étaient ordinairement munies d'un couvercle ; leurs dimensions étaient très variables. D'ailleurs, on trouve dans g^^g^^^^^ggv^^ )s^^2^ les inventaires du ^^n^!S3^''>^ -, -i-"i>^^. XIV* siècle le mot ^^il'"^ ■ .C a *^^-m h ■ Vi i^à^^^"^ « cuvette 11 comme désignant un gobelet.

— Prov. littér. :

Sera-t-il dieu, table ou cuvette? Vers de la fable do La Fontaine : le Statuaire et la Statue de Jupiter.

Uq bloc de marbre était si beau Qu'un statuaire en fit l'emplelte.

Qu'en l'era, dit-il, mon ciseau?

Sera-t-il dieu, tablt ou cuvette?

Dans l'application, ce vers se rappelle pour exprimer l'embarras que l'on éprouve à donner à une chose une destination ; ou pour faire comprendre que, suivant les circonstances, une chose peut deveni'r précieuse ou se transformer en un objet sans valeur.

CUVIER {vi-é) n. m. Sorte de cuve, de grand baquet, où l'on fait la lessive. Il Abusivem. Cuve pour le vin.

Il Cellier où sont les cuves et les pressoirs, dans certaines parties de la France, ii Cuve à tremper l'acier, n Nom de grands baquets placés en cascade et dans lesquels on lave le kaolin.

GUVIER (Georges-Léopold-Chrétien-Frédéric-Dagobert, baron), naturaliste français, né en 1769 à Montbéliard, mort à Paris en 1832. Fils d'un officier protestant, élevé dans la religion réformée, il garda toute sa vie l'empreinte de cette éducation, et ne sépara jamais les questions scientifiques de la discipline doctrinaire qui le poussa à commettre des actions peu en rapport avec sa dignité et son mérite. On lui a reproché d'avoir systématiquement enfoui, détruit ou enterre les ossements qui prouvaient la fausseté de ses assertions, et de s'être montré l'adversaire le plus militant de l'école libérale, alors que, grand chancelier de l'Université sous la Restauration, il exerçait un Fouvoir sans contrôle. Il faut, toutefois, tenir compte de époque et lo considérer comme étant, en tout, de son temps. Ces quelques ombres ne suffisent pas à obscurcir la lumière que sa merveilleuse intelligence apporta dans toutes les questions qu'il traita, et la Franco peut Je compter corariie le plus grand naturaliste qu'elle ait jamais possédé. Les débuts do Cuvier furent pénibles et obscurs ; les fortes éludes de sa jeunesse influèrent sur tout le reste de sa vie : nul savant n'écrivit alors dans une meilleure langue, plus correcte et plus claire. Dès

1794, ses travaux sur les "*> "^

moUustjues avaient attiré Cuvier.

l'attention de GeofiVo}' Saint-

Hilaire, qui l'appela à Paris et le fit nommer suppléant du cours d'anatomie au Jardin des plantes. En 1799, il remplace Daubenton au Collège de France; en 1802, Mertrud au Muséum ; depuis deux ans, il était secrétaire de l'Académie des sciences. Napoléon I" lui donna toutes les dignités, et Louis XVIII lui en créa de nouvelles, notamment celle de Directeur des cultes dissidents et de chancelier do l'Université; il le fit baron et grand officier de la Légion d'honneur; puis Louis-Philippe l'élovaà la dignité do pair de France. Quelque temps après, Cuvier mourait du cho~ léra.

Les travaux de Cuvier ne se comptent pas, et, iiarmi tant de productions différentes, il n'en est pour ainsi dire pas de médiocres. Sa conception vive des harmonies et dos formes l'amena à formuler des principes et des lois dont la pratique a démontré la valeur. Une dos plus remarquables est celle de l'unité de composition et de plan rpii ouvre l'ère de la science moderne. Mais il ne demeura pas en accord avec ses prinrip/*s et se déclara l'ennemi des

Cuvier b. lessive.'

'id.'t

doclrinos transformistos i|irinuiigurai«>nt alors Lamarclc ot Geoffroy Saint-Hilairo. Il lit passer lo premier pour fou, écrasa lo socoiid au nom «lu principe d'autorité et do la dêfonse do la discipHno ri)lif>ieuso; mais, en ni<>me temps, ]>ar ses lois de la subordination dos organes, de leur balanoemenc, il paraissait prôtor un appui, sans le vouloir, aux nouvclU'S doctrines. Auatoniio, physiologie, zoologie ot paU^oniulii^'io descriptives, il a loucliii à tout avec uno maîtrise égale, ot l'on peut dire (|uo jamais il no s'est, pour ainsi dire, trompé. Ses rocoustiuuions d'animaux éteints sont autant do chol's-d'œuvro do io}j:ii]UO, do rôUoxion, ot aussi d'intuition. Sa force do travail fut considcrablo, ot il sut créer autour do lui une élite do collaborateurs qui fonderont la science française. Dès le début do sa carrière, l'Académie frani;aiso lui avait ouvert sos portos ; son olo{,^e fut jjrononcé par Fleurons. Los principaux travaux do Cuvior sont: Leçons d'iviatomie comparée {\.&00'l60ï>); Recherches sur les ossements fossiles (1821-1824); le ïlèt/nc animal distribué d'après son organisation (1816-1829); Uistoirc naturelle des poissons, en collaboration avec Valenciennos (1820-1049); etc.

— Uno statue do Cuvier, par David d'Angers, a été érigée à Montbéliard, en 1835.

Cuvier (Frédéric), frère du précédent, né à Montbéliard en 1773, mort à Strasbourg on 1838. Il étudia l'histoire naturolio sous la direction de son frère ot devint successivement directeur do la monagorio du Muséum (^1804), inspecteur général (iSiO), membre de l'Académie des sciences (1S26) et professeur de ])hysiologie au Muséum fl837). Outre de savants Mémoires sur l'instinct et l'intelligence des animaïur, on lui doit : uno Histoire des cétacés (1835), qui fait partie des Suites à liuffon; une Histoire des mammifères, avec Geoffroy Saiut-Hiiaire; etc.

CUVIERIA {ri'é — de Cuvier, n. pr.) n. f. Zool. Genre do méduses acalôphes, famille des bérônicidés, comprenant dos furmos dont le disque est garni de filaments très longs. (L'espèce type du genre est une belle méduse rose, discoïde, avec ses vaisseaux polychromes, qui habite les mers d'Australie, avec la cuvieria tkalassina.)

Cu VILLIER-FLEURY ( Alfred - Auguste ) , littérateur français, né ot mort à Paris (1802-1887). Il fut d'abord secrétaire de l'ancien roi de Hollande, Louis Bonaparte, qu'il suivit à Rome ot à Florence, puis devint, en 1827, précepteur du duc d'Aumale et, plus tard, secrétaire de ses commandements. Vers 1S34, il entra à la rédaction du Il Journal des Débats ", qu'il ne quitta plus, et il y écrivit des articles historiques et littéraires d'un stylo élégant et pur. En 1866, il devint membre de l'Académie française On lui doit un certain nombre de volumes, qui, pour la plupart, sont des recueils d'articles, notamment : Etudes et portraits (1865-1868) ; la Duchesse d'Aumale (1870) ; Réforme universitaire (1872).

CUVINOT (Louis-Joseph), ingénieur et homme politique français, né à Liancourt (Oise) en 1837. Sorti de l'Ecole polytcohnit|UO, puis de l'Ecole des ponts ot chaussées, il remplit les fonctions d'ingénieur hydrographe de 1860 à 1870, et fut attaché à la commission de 1 armement do Paris, avant d'être appelé à Tours auprès de Froycinet. Do 1873 à 1876, il résida à Saint-Dizior comme ingénieur. En 1876, il fut nommé directeur do la navigation de la Seine et des ponts de Paris, et, quelque temps après, de Froycinet, ministre des travaux publics, le nrit comme directeur du cabinet et du personnel. Il fut élu sénateur do l'Oise, en 187'.>.

CUXAC-D'AUDE, comm. de l'Aude, arrond. et à 10 kil. de Narbonne, sur VAttde; 2.784 hab. Carrières- Commerce de vins ; fabiii|ue de futailles.

GUXHAVEN OU KUXHAVEN, petit port de rAUomagno du Nord, banlieue de Hambourg, situé à l'embouchure de l'Elbe; 4.905 hab. Uni par un chemin de fer â Ilarbourg. Station balnéaire.

CUY ou COUYI n. m. Nom vulgaire, aujourd'hui tombé en désuétude, d'un rongeur épineux. Je coondou [cijnetheres prehensilis), de l'Araériquo du Sud. V. coendou.

CUYABA, ville du Brésil (Etat do Matto Grosso), sur la rivière do son nom, afiîuent supérieur du Paraguay ; Sfi.OOO hab. Fondée au début du xviir siècle, au milieu d'uiio région très riche en or et on diamants, cllo est dcvonuo un centre agricole important, l'exploitation dos miuos ayant cédé lo pas, dans les environs, à la culture dos plantes tropicales, Los produits du sol s'écoulont d'ailleurs facilement par eau, Cuyaba étant lo point do départ do la navigation à vapour sur le Paraguay. Ch.-l. de l'Etat do Matio-tîrosso.

CUYAHOGA-FALLS, villo dos Etats-Unis {Etat d'Ohio [comté de Siiiiiniit|), sur lo Cu;/a/ioga, qui se jette dans lo lac Erié ; 2.6r.O liab. Papeteries ot niinotories.

CUYAPO, bourg de l'archipel des Philippines (îlo Luçon [prov. do Nuova Ecija]) ; 8.835 hab.

CUYOS, petit archipel dépondant dos Philippines, entre Panay et Palaouan, peuplé do 8.520 hab. {Cuyaros ou Coyuros)^ formant la commune do Cuyo.

CUYP (Aalbort), un des j'ius grands peintres do la Hollande, né à Dordrecht en 160.'), mort dans cotte villo en 1691. Il ont pour maître son père, Jako» Gkiiritsz Cuyp (néon 1575), pointro estimable do portraits. Il le dépassa rapidement. Sa rcnomraôo, cependant, fut surtout posthume. Peut-fttro ost-co en raison du pou de succès do fios toiles qu'il exerça, concurremmont avec celui do peintre, le métier do brasseur.

Aalbort Cuyp n'en est pas Cuvo

moins, avi.ù Clauilo Lorrain,

un dos plus admirables peintres do la lumiôrn. Il a rendu à mervoillo la chaleur lu-filanto du soleil, ou los caresses do ses rayons au déclin du iour. Sa touclio est fraîche, robuste, sa couleur vibrante. Tantôt il grouno des bestiaux et des pi'iircs dans uno campagne, taut/it il peint los soi gncur» do bon iom^s {Départ pour la promenaUr , an Louvre,

et divers portraits). Mais co cas est ciiez lui plus rare. Il préfère nous montrer la Mouso couverte do bateaux, ou la mer moirée d'eJfets do lumière, ou los paisibles liabitants dus polders, escortés do leurs ruminants superbes.

Son œuvre, assez chargée (335 tableaux au moins), est surtout dans les musées d'Aiiglotorro, à I^a Haye et il Anvers. Outro lo Départ pour la promenade, déjà cité, lo Louvro possède de lui, ontro autres, une très belle marine. — Un onclo d'Aalbert Cuyp, Benjamin Gerritsz Cuyp (1612-1652), a peint dos tableaux d'église et des scènes do genre.

CUYUAGO, bourg du Mexique (Etat de Puobla [partîdo de San Juan do los Llanosj) ; 4.200 hab.

CUYUNI, rivière du Venezuela ot do la Guyane anglaise, affluent do l'Esscquibo. A propos des mines d'or trouvées dans lo territoire arrosé par cllo, a éclaté la ilerniéro crise du conflit engagé entre l'Angleterre et le Venezuela, au sujet du contesté anglo-vénêzuélicn.

CuZANCE, comm. du Lot, arrond. et ù. 36 kilom. do Gourdon,sur le causse de Martel ; 963 hab. Ruines d'un château.

CUZCATLAN ou CUSCATLAN, dép. do la république du Salvador, peuplé de 61.000 hab. sur 900 kilom. carr. — Ch.-l. Cojulepeque.

GUZGO ou GUSCO, villo do la république du Pérou. Bâtie à 651 kil. S.-E. do Lima, dans uno des plus délicieuses vallées do la Cordillère, à 3.467 mètres d'altitude, la ville fut autrefois la capitale de l'empire des Incas. Sa population (22.000 hab. environ), composée surtout do métis et d'Indiens, est très industrieuse et fabrique de belles étoffes et d'admirables bijoux. Une voie ferréo nuit Cuzco à la côte. — Le département de Cuzco s'étend au delà du plateau péruvien jusque dans la région des selvas amazoniennes ; sa population est do 245.000 hab., on majeure partie composée d'Indiens. Les mines, qui ont fait longtemps la fortune ilu pa^'s, ne sont plus guère exploitées ; les principaux produits d'exportation sont los lainagesetles peaux.

CUZCUZ ou CUZ-CUZ n. m. Bot. V. couscou.

GUZION, corara. de l'Indre, arrond. et à 37 kilom. de La Chaire, près de la Creuse, qui y parcourt des gorges

S refondes ; 1.111 hab. Schiste quartzeux. Ancien cTiâteau 6 Châteaubrun.

GUZORN, comm. de Lot-et-Garonno, arr. et à 31 kilom. de Villeneuve-sur-Lot, sur la Lémance, affluent du Lot ; 1.081 hab. Ch. de f. Orléans. Vignobles.

GnzzONI (Francesca), cantatrice italienne, née à Parme en 1700, morte en 1770. Elle fut, en 1722, engagée par Hîendel pour son théâtre de Londres, et, pendant quatre ans, ce maître lui réserva los plus beaux rôles de ses ouvrages. Elle finit, cependant, par se brouiller avec Hœndel, qui engagea uno autre cantatrice, la Fausiina, future épouse du compositeur Hasse. Une rivalité s'établit alors entre les deux femmes, rivalité qui se changea de leur part en une haine furieuse, si bien que les intérêts do Hsendel en furent compromis. Devenue, on 1727, l'épouse du compositeur Sandoni, la Cuzzoni quitta Londres pour se rendre â Vienne, oà elle chanta à la cour. Plus tard, elle se fit entendre en Hollande; enfin, elle retourna à Londres en 1748; mais sa voix avait disparu : son succès fut nul cette fois, et elle rogag;na de nouveau l'Italie, où elle tomba dans une profonde misère. On assure que cette artiste, qui avait été l'une dos reines de l'art, se vit obligée, vers la lîu de sa vie, pour subsister, de fabriquer des boutons de soie.

CWM {koum'), terme gallois, synonyme du mot franc. rombe ot qui se rencontre fréquemment dans les noms géographiques du pays de Galles. V. l'art, suiv.

CWMDÛ, bourg de la Grande-Bretagne (pays de Galles [comté de Glamorgan. paroisse do Llangynwydj), sur uu affluent do la Llynvi; 6.250 hab. Mines de 1er et do houille.

CWT. Comm. Abréviation par laquelle Tes Anglais désignent leur quintal, qu'ils appellent hundredweight,

CY. Chim. Abréviation du mot cya-

NOGÈNIi.

GYAME ou CYAMUS (5f-rt-mM.5.t) n. m. Genre do crustacés amphipodes, type do la famitlo des ajamidés, comprenant des formes do taille médiocre, aplaties, â cinq paires do pattes ihoraciquos, munies do griffes.

— Encycl. Los cyames. ou poux do baleine, vivent sur la peau des j^rands cétacés, accrochés dans les plis, les anfractuosités do la tète, etc., comme les poux sur les animaux terrestres; mais leur taille peut atteindre plusieurs centimètres. Leur coloration est griso ou roussâtro.

CYAMÉLIDE {si

MQLIi.

Cyamo (gr. 3 foU).

. f. Acido cyaniquo insoluble. V. cya-

CYAMÉLURATE {si) n. m. Chim. Sel dérivant do l'acide c\ainéluriquo.

CYAMÉLURIQUE {si, rik') adj. Clum. So dit d'un acido qui se produit à l'état de sel, quand on fait bouillir longtemps rhydromoUon ou les mellonuros avec uno solution de potasse caustique.

GYAMÉTHINE {si) n. f. Chim. Composé, C'H»Az», polymère du cyanure do méthylo. On l'obtient par l'action au chlorure d'acctylc sur lo cyanato de potassium.

GYAMIDÉS {si) n. m. pi. Famille do crustacés amphipodes lémodipodes, dont lo gcnro ajamc est le type, ot caractérisée par le corps large ot aplati, â abdomen rudimontairc, los antennes antérieures épaisses, los inférieures très petites. (V. cvAMii.) — Vn cyamidk.

CYAMITÈS. Mytb. gr. Héros des lôpondos attiquos, qui passait pour avoir inventé lo culture des fèvos. H avait un temple sur la voie Sacrée, qui allait d'Athènes à Eleusis.

CYAMOBOLE ou CYAMOBOLUS {si, luss) n. m. Genre do coléoptères rhvncliophotes, famille des curculionidés, tribu dos cryptorrliynchiués, comprenant dos formes convexes, à téguments durs, A pattos égales. (Co sont do beaux charançons malais ot océaniens, noir onde do gris, squameux, dont on connaît six espèces.)

CYAMOÏDE 'si — du pr. kunmos, fèvo, et eidos, aspect) uilj. En T. dhist. nai., Oui ressemble à uno fôvo.

CUVIER - CYANIIYDUIQUE

CYAMOPSIDE ou CYAM0PSI5 (.si, psiss) n. f. Genre d'herbes dressées, couvertes de poils, do la famille des léguminouses-papilionacécs, tribu des galé^ées, comprenant deux espèces, qui croissent dans los régions tropicales.

CYANALDÉHYDE (si) n. f. Chim. Dérivé monocyané de l'aMéhyde CAz-CH--CHO, isomérique avec le cyanure d'acétyle, obtenu à l'aide d'une double décomposition outre l'iodaldéhyde et le cyanure d'argent. Syn. aldéhyde mo-

NOCVANiav, HYDRURE Dli CYANACKÏYLIi.

CYANALKINE (si) n. f. Chim. Composé présentant la mémo composition qu'un nitrilo, mais ayant uu poids moléculaire triple.

— Encyci,. On obtient les cyanalkines par l'action des chlorures d'acides sur le cyanato do potassium, ou encore par l'action des métaux alcalins sur les nitrilos. Parmi les cyanalkines, citons : la cyanéthine (cyanalkiue grasse) et la cyaphénine (cyanalkiue aromatique).

Toutes les cyanalkines sont des bases assez fortes qui, traitées à froid par l'acide nitreux, donnent une nouvelle base, où AzH de la première est remplacé par O.

CYANAMÉLIDE {si) n. m. Chim. Polymère de la cyamélide.

CYANAMTDE {si) n. f. Chim. Ammoniaque AzH', dont un ou plusieurs atomes d'hydrogène sont remplacés par le radical C.'\z.

— Ency'cl. La cyanamide AzH'.CAz, produit de l'action du chlorure de cyanogène sur l'ammoniaque, est en cristaux blancs, très solubles dans l'eau, fusioles à 40'>. Conservée longtemps, la cyanamide so transforme eu un isomère, le param, prismes fusibles à lOO»; la chaleur la polymérise en mélamine ou cyanuramide, correspondant à l'acide cyanurique (CAz.AzH')*, cristaux vitreux, de propriétés basiques très énergiques; à cette substance se rattache un isomère, le mélam, résidu de la calcinatiou du sulfocyanate de potassium. Parmi los cyanamides bisubstituées, on connaît un polymère [(CAz)'AzH]', Yhydromcllon, poudro jaune insoluble dans les dissolvants.

CYANAMIDE {si) adj. Il Acides cyaJiamidés, Composés que l'on obtient par l'action du chlorure de cyanogène sur les acides amidés.

CYANANTHE {si) n. m. Genre do campanulacées, tribu des campanulées. (Ce sont des herbes vivaces, à tiges simples subramifiées, couvertes de poils. Les feuilles sont alternes, et les fleurs bleues, souvent remarquables, sont terminales.)

CYANATE {si) n. m. Chim. Sel résultant do la combinaison de l'acide cyanique avec uno base.

— Encycl. Les principaux cyanntes utilisés sont : lo cyanate potassique [C.\z.OK], préparé par calcination d'un mélange de ferrocyaonre de potassium et d'un oxydant (iiioxyde de manganèse); après reprise ]iar l'alcool, lo cyanate cristallise en lames transparentes. Celles-ci, traitées par une solution aqueuse de sulfate d'ammoniaque, se convertissent en cyanale d'amî/ionium, lequel se transforme moléculairement en urée. Le cyanate de calcium a été proposé comme engrais azoté.

CYANE n. m. Syn. ancien de cyanogène.

CyanÉ. Myth. gr. Nymphe do Sicile, qui assista à l'enlèvement de Cora par Hadès, et qui fut changée en fontaine. Cotte fontaine de Cyané était située près do Syracuse, et mêlait ses eaux à l'Anapos. D'après Dtodoro, Hadès la fit jaillir à l'endroit où il descendit sous terre avec Cora. Les Syracusains y célébraient uno fête annuelle, instituée par Héraklès. — Fille do Cyauippe, prêtre ot prince do Syracuse.

CYANÉCULE ou CYANECULA {si, né) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des sylviadés, tribu des lusciniinés, comprenant les formes vulgairement appelées GORGK-BLEDK.

GYANÉE ou CYANEA (si, né) n. f. Genre de méduses, type do la famille des cyanéidés, comprenant des formes à disque profondément incisé sur ses bords, portant huit groupes do filaments. (Les cyanées, dont on connaît cinq ou six espèces, sont répandues dans les mers froides ot tempérées, leur coloration est généralement bleue.)

Cyanées (îles). Mytb. V. Symplégades.

CYANÉIDÉS {si) n. m. pi. Famille do méduses acalôphes piscoplioros, groupe des monostomcs , comprenant los genres : cyani'e, stenoptycha, couthouyia, caractérisés par leur disque épais, portant en-dessus dos filaments réunis par groupes ot par la force dos bras buccaux. — Un cy.v-

NKIDK.

GYANELLE {si, nèV) n. f. Genre do plantes, de la famille des liliacéos, tribu des conanthérôes.

— Encyci.. Los cyanellcs sont des plantes ù rhizome bulbeux ou tubôroux, â hampe radicale, rameuse, terminée par des grappes do fleurs bleues ou jaunes, munies do bractées. Ce genre comprend environ six espèces, qui croissent dans los environs du cap de Bonno-Espéranco. Los cyanollos sont cultivées dans les jardins, pour la beauté do leurs fleurs ; mais olles exigent la serre chaude.

CYANÉPHIDROSB n. f. Méd.

Syn. de rvANinnosB.

CYANÉTHINE {si) n. f. Nitrilo ot polymère du cyanure d'élhylo.

— Encycl. La cyanélhtnc, C»H"Az»,estun polymère du propionitrilo ou cyanure d'étbylo C*H"Az, qu'on "obtient on traitant Cyanollo : a, llcur, co dornier corps pur lo sodium â

l'abri de l'air, d'abord ù froid, puis an bain d'huilo. Lo cyanure non altéré est chassé par distillation, ol la masse, reprise par l'eau, so dissout partiellement ot cristallise par évaporation en cristaux fusibles A 180".

CYANHYDRATE n. m. Chim. Syn. do cyanubi':.

CYANHYDRIQUE {si, drik') adj. So dit d'une combinaison Ac cyanogèno ot d'bydrogèno. Syn. ACinK rnt'ssiQfK.

— Eniyi t. I. acido cy'anhydnqur , C) H , a été prépaie par

acide siilfiirique.

+ (FeCj*)K'Fe cyanofernire double de potas*

GYANICORNE — CYANOSE

Scheele en nS2; Gaj-Lussac, en 1815, établit sa composition; on le rencoatro tout formé dans les eaux distillées de laurier-cerise, d'amandes amères, dans les fruits et noyaux des rosacées-amygdalées (pêchers, abricots, cerises), comme produit delà décomposition de l'amygdaline ; le kirsch doit à cet acide son arôme. Pour le préparer, Gay-Lussac décomposait le cyanure de mercure par l'acide chlorhydrique; l'acide cyannydrique se condensait dans un ballon refroidi. Une bonne préparation consiste dans la décomposition du ferroGyanure par l'acide sulfuj'ique étendu :

2 FeCy'K* +

ferrocyanure de potassium.

3 SO»K» + 6 HCy

sulfate de acide cyanhy-

potassium. drique.

sium et de fer.

les vapeurs acides peuvent êtres recueillies dans l'eau, pour fournir directement l'acide médicinal (l p. d'acide dans 9 p- d'eau en poids}.

— Propriétés. Liquide limpide, de densité 0,7, d'odeur d'amandes amères, oonillant à 26*5, cristallisé à — U*, combustible, soluble dans l'eau, l'alcool ; les solutions aqueuses, surtout si elles sont impures, se décomposent rapidement avec formation de sels ammoniacaux ; une trace d'acide

fort augmente la stabilité de la solution qu'il faut conserver en flacons bien bouchés dans l'obscurité.

Les réducteurs convertissent l'acide en méthylanii-

ne(CH*.A2H''; Préparation de l'aride cyanhjdriqiie : A, balles hvdratants ^'^^ contenant le ferrocyanure et l'acide suKuen acide for- ^''î'^^î ^- ra^Dchon enfermant le tube h dégagement et dans lequel circule un courant d'eau froide miqiie et am- arrivant en D et s'échsppant en E; C. flacon où se moniaque ; le condensent les vapeurs d'acide cyanhydrique. chlore, sous

l'influence des rayons solaires, donne le chlorure de cyanogène ; les alcalis, froids et étendus, se combinent à l'acide formant les cyanures CyM' ; concentrés ils agissent comme hydratants. Outre les'sels métalliques, l'acide cyanhydrique engendre des éthers; ceux-ci sont de deux sortes : selon que l'on considère la façon dont le radical alcoolique est soudé au groupe CAz, ce sont les éthers {R-Az=C") ou carbijlamines et les nitriles {Az=C-R}.

— Béactions, L'acide cyanhydrique et ses sels présentent plusieurs réactions caractéristiques : l'azotate d'argent détermine un précipité blanc de cyanure d'arn:ent, insoluble dans l'eau, soluble dans l'acide nitrique bouillant et dans l'ammoniaque ; par addition d'un sel ferrosoferriquo et d'un excès de potasse, on obtient un dépôt qui, lavé par un acide, laisse un résidu de bleu de Prusse ; le chauffage avec une goutte de sulfhydrate d'ammonium conduit à un sulfocyanate colorant en rouge par un sel ferrique. L'acido se dose par pesée du cyanure d'argent correspondant ou par mesure volumétrique de l'iodo nécessaire pour le décomposer.

— Action sur l'organisme. Cet acide est un poison des

Elus violents : 5 centigrammes suffisent pour tuer un omme. Après de violeuts accès tétaniques, le cœur se ralentit, et la mort survient en une heure au plus; à haute dose (1 à 5 gr. d'acide anhydre), la mort est presque instantanée. Des traces dans l'air provoquent des maux de tête, des constrictions dans la poitrine, mais les eflfets se dissipent rapidement à l'air, le poison ne s'accumulant pas dans l'organisme. Il n^existe pas de contrepoison : les inhalations de chlore, d'ammoniaque, donnent de bons résultats, non par neutralisation chimique, les produits formés étant aussi toxiques, mais par une réaction stimulante des organes; les affusions d'eau froide sur la nuque produisent quelques résultats, ainsi que l'absorption d hydrate ferrosoferriquo.

— Applications. Malgré ses dangers, l'acide est utilisé en médecine comme calmant contre les toux nerveuses, et extérieurement dans le traitement de l'eczéma, des dartres, des cancers.

GYANICORNE (si — du gr. kuajios, bleu, et du lat. cornu, corne) adj. En T. de zool.. Dont les cornes ou les antennes sont bleues.

CYANIDROSE [si — du gr. kuanos, bleu, et idrôs, sueur) n. f. Prétendue sueur bleue, dont aucun cas indiscutable n'a été rapporté.

CYANILATE OU CYANYLATE {si} n. m. Sel dérivant de l'a<:ide cyanilique.

CYANILIQUE OU CYANYLIQUE {si, lik') adj. Se disait d'un acide obtenu par oxydation des cyanamydes et de leurs isomères. (Il a été identifié avec l'acide cyanurique.)

CYANINE («0 n. f. Un des principes colorants des fleurs. (V. FLEUR.) Il Matière colorante bleue, que l'on obtient en faisant agir l'ioduro d'amyle sur les bases formées par la distillation do la cinchonine, de la quinine, de la strychnine, etc. (Oa l'emploie pour orthochromatiser les plaques photographiques.) Syn. bleu de qcinolëine.

CYANIODIDE {si) n. m. Syn. do iodure de cta.nogènë. V. cvanogi:nk.

CYANIPENNE (pèii' — du gr. kuanos, bleu, et du lat. penn,!, aile) adj. En T. de zool., Qui a les ailes bleues.

GyaNIPPE, prêtre et prince do Syracuse, qui, d'après la légende, ayant méprisé les fêtes do Dionysos, fut frappé d'ivresse et Ht violence à sa fille, Cyané. Une peste désola 3a ville. L'oracle déclara que le fléau ne cesserait que par Je sacrifice du coupable. Cyané traîna alors son père à j'autcl, et .se tua elle-même après l'avoir immolé. — Fils d'Egialéc, et peti^fils d'Adrasto, roi d'Argos.

CYANIQUE (si, nik') adj. Se dit d'un acide oxygéné, fCAzOIIj, obtenu par Wœhlor en 1828. Ses sels, les cyanates. prennent naissance par l'oxydation des cyanures.

— Encvcl. On prépare ra<:i«Ie pur en distillant son polymère, l'acide ci/anuriffue. C'est «n liquide incolore, d'odeur irritante, irés vésicant, se transformant rapidement en un isomère, la cyamélide, poudre blanche, inerte, insoluble dans la plupart des diti&oivants.

La constitution de l'acide cf/rt^ïÇHe généralement admise est la constitution de la carbitnide [0=C-AzH], ainsi que celle admise pour une série d éthers décrits par Wurtz en 1848, donnant par hydratation de l'anhydride carbonique et une angine. Une seconde série, découverte en 1866 par Cloëz, véritables éthers cyaniques en ce que l'hydratation régénère l'alcool et l'acide cyanique aurait pour constitution [AzsC-OR], avec le 'noyau cyanogène (AzaC). Cloëz désignait primitivement ses étliers sous le nom de isQcyanates ; actuellement, ce sont les éthers de AVurtz qui sont dits iso, et l'on réserve le nom de cyanates aux éthers normaux de Cloëz.

L'oxygène de l'acide cyanique peut être remplacé par du soufre; le nouvel acide, acide sulfocyanigue, engendre des sels et des éthers du type normal et du type iso.

CYANIROSTRE (s?, 7'osstr' — du gr. kuarios, bleu, et du lat. rostrum, bec) adj. En T. de zool.. Dont le bec est bleu.

GYANISME {si, Hf55m' — dugr. kuanos, bleu) n. m. Phys. Intensité de la coloration du ciel en bleu : C'était une belle occasion de graduer l'échelle du cyanisme du ciel. (Ch. Nod.)

CYANITE (si — du gr. kuanos, bleu) n. m. Silicate naturel d'alumine. S\'n. de disthène.

CYANOACÊTIQUE [si, tik'] adj. Chim. Se dit d'un acide interniédiaire entre l'acide malonique et le nitrile malonique, et qui a pour constitution : CAz-CH'-CO^H.

GYANOBROMIDE (si) n. f. Chim. Bromure de cyanogène. Syn. de bromocyane.

CYANOCARPE {si — du gr. kuanos, bleu, et karpos, fruit) adj. Kn T. de bot.. Dont les fruits sont bleuâtres ou bleus.

CYANOCÉPHALE (si — du gr. kuanos,' bleu, et A'c'phalc, tète) adj. En T. de zool.. Qui a la tête bleue.

CYANOCHALCITE (si, kal-sif) n. f. Silicate hydraté naturel de cuivre. Variété calcifôre de chrysocolle.

CYANOGHLOEtIDE [si, klo) n. f. Chim. Chlorure de cyanogène.

CYANOCHROÏTE [si, kro) n. f. :Minér. Silicate naturel. Syn. de cyanochroml:.

CYANOCHROME [si, krom' — du gr. kuanos, bleu, et khrôma, couleur) n. m. Miner. Silicate hydraté naturel de cuivre et de potasse, trouvé par Scacchi dans les matériaux d'éruption du Vésuve de 1855.

CYANOCODÉINE n. f. Chim. V. codéine.

CYANOCORAX n. m. Ornith. Syn. de ci'.msure.

CYANOFER [si, fèr') u. m. Chim. Radical composé de cyanogène et de fer, dont on admet l'existence dans les ferrocyanures il On dit plutôt keeirocyanogè.ne.

— Phot. Papier sensibilisé avec un mélange d'acide oxalique et de percblorure do fer, qui donne des images en bleu sur fond blanc, quand, après insolation, on le plonge dans une solution de prussiace jaune de potasse, (utilisé surtout pour la reproduction des dessins industriels.)

CYANOFERRATE (.s/. fèr-raf)n.m. Sel dérivant de l'acide ferroc\'aniquc ou cyanoferrique avec une base, ii On dit aussi ferbocyanate, et autrefois prussu.te de fer ou kerroprussiate.

CYANOFERRIQUE (si, fèr-vik'] ad}. Se dit d'une combinaison d'acide cyanhydrique et de cyanure de fer. li On dit aussi acide ferrÔcyanique.

GYANOFERRURE [si, fèr-rur') n. m. Combinaison de cyanofer avec un corps simple ou un radical. Syn. de

FERROCYANURE.

CYANOGÈNE {si, jèn' — du gr. kuayios, bleu, et génos, naissance [le cyanogène étant considéré comme générateur du bleu dePrussej) n. m. Gaz incolore, combinaison de carbone et d'azote.

— Encycl. L'azote est susceptible de s'unir à un atome de carbone en formant

un radical (CAz) ou Cy :

deux radicaux ainsi constitués, se saturant réciproquement, donnent naissance au cyanogène Cy^ Découvert en 1814 par Gay-Lussac ; on le I)répare en chauffant le cyanure de mercure ligCy'; le cyanogcin se dégage, il restu comme résidu avec le métal une masse brune d© paracyanogène. La décomposition sèche de l'oxalato d'ammoniaque donne aussi le gaz cyanogène. Le groupement CAz ne se fait pas directement, mais il se constitue chaque fois que le carbone et l'azote se trouvent en présence d'alcalis à haute température ; cette réaction permet la fixation directe de l'azote atmosphérique.

Le cyanogène est un gaz d'odeur forte, toxique, do densité 1,3 ; condensé à — 2^" en un liquide solidifiable, en une masse fusible à — 34«, il brûle dans l'air avec une flamme pourpre; en mélange avec l'oxygène, rétincello électrique peut provoquer sa détonation: la chaleur seule ne peut le décomposer, mais lo polymériso en parac3'aD0-

tène; soluble dans l'alcool, dans l'eau (4 vol. à 15"), on onnant une dissolution très instable se chargeant en sels ammoniacaux.

Dans les réactions chimiques, le cyanogène se comporte de la même façon qu'un corps simple, lo chlore par exemple : l'acide cyanbydrinue CyH, les cvanures CvM sont comparables à l'acide chlorhydrique CIH et aux chlorures CIM. Ce gaz s'unit, à 550», avec l'hydrogène (Berthclot\ au potassium, au sodium, au fer. au zinc.

— Paracyanofjènc. Lo pararyanogèno est le polymère .solide du cyanogène; par calcination dans un gaz inerte, il se transforme en cyanogène gazeux: c'est une masse brune, soluble dans l'acide sulfunque. insoluble dans l'eau.

— Chlorures, iodure de cyanogvnc. Le chlore no s'unit pas directement: on connaît cependant CyCI, liquide bouillant à IS", produit do l'action au chlore sur le cyanure de mercure, et Cy* Cl* correspondant à l'acido cyanurique, en aiguilles jaunes fusibles à \\Z'. L iodure blanc Cyl

Préparation du cyanogène : A, cornue contenant le cyanure de mercure; B, éprouvptt* dans laquelle le gaz est recueilli sur la cuve à mercure,

résulte de la réaction de l'iodo sur le cyanure de potassium (Davy, 1S16).

— .S(i//'jny'S(fc'c//a?jofl'éHe. Le soufre forme un sulfure Cy'S, cristallin fusible à GO", et un trisulfure Cy'S*. L'hydrogène sulfuré réagissant sur le cyanogène humide conduit à un sulfhydralo CyS H*S,

CYANOGÈNE, ÉE [si, je) adj. Se dit des corps dans les- (|uels on suppose l'existence du radical cyanogène : Préparation CYANOGÉNÉE.

CYANOGYNE {si, jin* — du gr. kuanos, bleu, et gu7iê, femellej adj. En T. de bot.. Qui a les pistils bleus.

CYANOIDE (si — du gr. kuanos, bleu, et eidoSj aspect) adj. En T. de bot.. Qui ressemble au bluet.

CYANOÏLE [si) n. m. Chim. Corps qui se forme pendant; la fermentation du tourteau restant de la fabrication dhuile d'amandes et autres, et que l'on retire par distillation.

GYANOL n. m. Syn. de aniline. (N'est plus usité.)

CYANOLEUQUE [si, leuk' — du gr. kuanos, bleu, et leukos, blaucj adj. Eu T. d'hist. nat., Qui est bleu et blanc.

GYANOLITE (si. — L'orthogr. rationn. serait cyanolithe) n. m. Miner. Zéolithe calcifère; silicate hydraté naturel de chaux. Variété d'okénitc ou dysclasite.

CYANOMÉLAMIDINE {si) n. f. Composé que l'on obtient en dosulfurant par l'oxyde do plomb le sulfocyanate de guanidine.

CYANOMÈLE {s! — du gr. kuayios, bleu, et 7Hé/fl5, noir) adj. En T. d'hist. nat., Qui est bleu et noir.

CYANOMÉTHÉTHINE [si] n. m. Chim. Base, C»H"Az*, qu'on obtient eu même temps que la cyanéthine quand ou traite un mélange de propionitrile et d'acétonitrile parle

sodium.

CYANOMÈTRE (si — du gr. kuanos, bleu, etmétron, mesure) n. m. Phys. Instrument propre à mesurer l'intensité de la couleur bleue de l'atmosidière.

— Encycl. Cet instrument, dont l'idée est due à de Saussure, n'était, dans le principe, qu'une simple feuille de papier, sur laquelle on dessinait un certain nombre do surfaces annulaires concentriques, dont on teintait les différents espaces en bleu, depuis le bleu le plus clair jusqu'au bleu très foncé, voisin du noir. On trouvait ainsi facilement l'anneau coloré dont la nuance correspondait à la couleur du ciel que l'on observait, couleur qui, on le sait, est en rapport avec son degré de polarisation. De Saussure se servit souvent de cet instrument dans les observations qu'il fit dans les Alpes. Biot a construit un autre cyanomètre, au moyen d'une lame de mica d'épaisseur convenable, f|ui, combinée dans ses mouvements avec le polariscope, permet d'obtenir la nuance cherchée, .\rago en a imaginé un autre, par la simple addition d'une feuiÏÏe de papier à un polarimètre. Ce dernier instrument, convenablement disposé, peut servir aussi de photomètre.

CYANON {si-a-non) n. m. Explosif qu'on prépare en faisant passer un courant de gaz d éclairage dans une solution alcaline de cyanure de mercure.

CYANOPATHIE n. f. Patbol. Syn. de cyanose.

CYANO PHOSPHORE {si, sfor') n. m. Corps fulminant, produit par l'action de 5 parties de phosphore sur 20 de cyanure de mercure.

CYANOPHTALME adj. Zool. Qui a les yeux bleus.

CYANOPHYCÉES [si, se) n. f. pi. Ordre de la classe des aiguës. — Une cyanophy'céi!:.

— Encycl. Les cyanophycées sont des algues normalement vert bleuâtre, chez qui, ù la chlorophylle s'ajoute un pigment bleu (phycocyanine) ; elles sont, de plus, caractérisées par l'infériorité de leur organisation ',ni noyaux, ni cbromoleucites : les pigments imprègnent simplement le protoplasme). Elles sont répandues partout (mer, eaux douces, terre humide), se conservent et se multiplient à l'aide de spores ; on ne leur connaît pas d'œufs. A ce groupe appartiennent les osciliaires. les nostocs. Ou y rattache généralement aussi les bactéries.

CYANOPHYLLE (si) n. m. Genre d'arbrisseaux, de la famille des mélastomacées, comprenant plusieurs espèces qui croissent dans l'Amérique centrale.

CYANOPHYLLE {si) n. f. Matière colorante bleue, qui est l'un des principes de la chlorophj»'lle d'après Frémy, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool avec une coloration olive ou bronzée, soluble dans les acides en vert, en rougeâtre, en bleu ou en violet, suivant la concentration ; se décolorant par les alcalis. (On l'obtient en traitant par un mélange d'acide chlorhydrique et d'éther le produit jaune résultant de l'action des alcalis sur la cnlorophylle.)

GYANOFIGA (si) n. f. Sous-genre de pies, oiseaux passereaux dentirostres, comprenant les pies bleues.

CYANOPIDE ou CYANOPIS {si) n. f. Genre d'herbes blanchâtres, de la famille des composées, tribu des vernoniées, comprenant six espèces, qui croissent sous les tropiques.

CYANOPOTASSIQUE {si, po-ta-sik') adj. Chim. Qui est composé de cyanogène et de potassium : Composé cyano-

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