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POTASSIQUE

CYANORCHIS {si, kîss) n. m. Bot. Genre d'orchidées de l'île Maurice.

CYANOSE {si — du gr. laianôsis, teinte bleue) n. f. Pathol, (Coloration bleue, livide ou noirâtre do la peau.

— Miner. Sulfate hydraté naturel de cuivre, dont la formule est H"*CuSO', le poids spécifique 2,2 à 2,3 et la dureté 2,5. Syn. do ciialcanthite.

^ — Encycl. Patbol. La n/nnose ou maladie bleue est, d'après Grandier, une maladie congénitale, constituée au point de vue symplomatique par une coloration bleue de la peau et des membranes muqueuses, par des palpitations cardiaques, et par une dyspnée, continue ou intermittente, mais dont un des caractères marquants est de s'exagérer do temps à autre et de se présenter sous la forme d'accès de .suffocation.

Cette affection se rattache à des anomalies congénitales l)ortant soit sur lo cloisonnement cardiaque, soit sur les orifices valvulairos du cœm*, soit encore sur les gros vaisseaux.

C'est surtout la cloison interauriculairo qui manque, soit

complètement, soit, plus souvent, (juo lo « trou de Botal » no so soit pas oblitéré apr^s la naissance. Plus raromont, 011 asi^'iialo unn commiinioalioii entre les doux ventricules. Si l'anomalio porto sur les oriticos, c'ost surtout lo cciuir droit qui est atteint ot particuliôrcMnont l'artôro pulmonaire, r^ui présente tous les dejj^rés do rétrôcissomont.

Lo diap;nostic syniptoiuatiiiuo ost facile, mais lo diagnostic des lésions'présonto do grandes difficultés ; aussi le pronostic ost-il diflicilo à énoncer. En général, c'ost uno maladie grave à brève écliôanco. Il faut, on tout cas, éviter los fatigues, les excès de tout goure, et, lors des crises do suffocation, recourir aux calmants ot mémo à la saignée.

— Minor. La ci/aiiose ou coupei'osc bleue ost un niimral bleu côlosto, ou l)leu do Prusse. Solublo dans l'eau, qu'idle coloro on blou, elle donne do Teau par la calcination, on laissant uu résidu d'un blanc bleuâtre. Elle provient de la décomposition dos sulfures do cuivre. Dissoute ot cntruînéo par les eaux qui traversent «tes minerais, cllo se dépose çà ot là dans les galeries do mines, en formant des concrétions ou des masses lihrousos, quelquefois mrmo dos cristaux. Elle cristallise dans lo système triclinique.

CYANOSER {si, no-zé) v. a. En T. de pathol., Allector do cyanose ; engendrer la cyanose.

GYANOSPERME {si, spiTin) n. m. Genre de plantes grimpantes, do ta famille des légumineuses-papilionacées, tribu dos pbaséoléos, comprenant soixante-dix espèces, qui croissent dans les régions tropicales.

CYANOSULFURE {si) n. m. Chim. Combinaison do cyanogf'iio et do soufre.

CYANOTHAMNE n. m. Bot. Syn. de boronie.

CYANOTIDE ou CYANOTIS (si, tiss) n. f. Genre de plantes, de la famille des commélynées, comprenant une douzaine d'espèces, qui croissent dans l'Asie tropicale.

CYANOTIQUE {si, dk') adj. Pathol. Relatif à la cyanose. Il Qui a les caractères de la cyanose.

CYATiOTRlCHlTE {si. kit ) n. f. Sulfate naturel do cuivre et d'alumine, qui se présente en cristaux capillaires bleu de sraalt, ù. symétrie rriombique. Syn. lkttsomite.

CYANOTRIDE ou GYANOTRIS {si, triss) n. m. Plante bulbeuse, do la famille des liliacées, tribu des hyacinthées, à fouilles étroites et allongées, à fleurs en grapi)e terminale d'un blanc pourpré. {Elle croît dans les montagnes Rocheuses, où les habitants mangent les bulbes, qu'ils nomment camassroot ou quamas root.)

CYANOTYPE {si — du gr. kuanos, bleu, et tiipos, caractère) adj. Se dit d'un papier sensible pour épreuves positives de photographie, et qu'on appelle aussi ctanofeb.

CYANO-URINE n. f. Chim. Syn. de cyanurine.

CYANOXYSULFIDE {si, ksi) n. m. Corps obtenu par l'action du chlore sur l'acide sulfocyanhydrique jaune pulvérulent.

CYANURATE (si) n. m. Sel dérivant de l'acide cyanurique.

CYANURE (si) ou CYANURUS {si, russ) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres d'Amérique, famille des corvidés, tribu des garrulinés, comprenant des geais variés de bleu foncé et de bleu clair, avec huppe sur la tête. Il On l'appelle aussi ctanocorax.

CYANURE (si) n. m. Chim. Corps résultant de la combinaison du radical cyanogène avec les métaux, i] On dit

aussi CYANUYDRATE.

— Encycl. Les cyanures représentent les combinatsons du radical cyanogène avec les métaux CyM'; ce sont des sels ordinairement cristallisables : la chaleur ne décompose pas les cyanures alcalins solubles dans l'eau, mais détruit les cyanures dos métaux lourds, on général insolubles, avec formation de carbure ou dégagement de cyanogène. Ces sels insolubles so dissolvent presque tous dans les cyanures alcalins, pour former des cyanures doubles ([Cy Ni', Cy K), cyanure double de nickel et do potassium, par exernple), cristallisés ot solubles dans l'eau ; les acides dilués les décomposent et los réactions analytiques de leurs métaux ne sont pas masquées; pour le fer, le platine, le chrome, le cobalt, le manganèse, il existe des cyanures doubles, très stables, ne présentant plus los réactions des métaux composants ; ces substances sont considérées comme constituées par un métal alcalin uni A im nouveau radical, combinaison do cyanogène et d'un métal lourd : tels sont les ferroci/anures (FeCy''M'), los ferricyanurrs {Vo^ Cy''* M"), Ion plalmocyanures (Pt Cy'M'). — V., pour ces composés, les mots kkr, platine.

Parmi los cyanures simples, locyanH7'erfepofrt5SJumCyK, est lo plus important ; il prend naissance dans la calcination des matiéros organiques azotées avec du carbonate do potassium; on lo prépare pur par calcination du ferrocyanuro de potassium; il se présente sous la forme d'un sel cubique blanc, fusible, d'odeur nauséabonde, très toxique, déliquescent; sa solution ost instable, lo .sel so transforme on formiate de jiotassium ; réducteur énergique, l'oxydation lo convertit en cvanato. Lo cyanure est utilisé en grandes quantités dans les mines d'ôr pour extraire le métal précieux de sables pauvres, étant un excellent dissolvant do l'or ; dans les laboratoires, le cyanure ost employé comme agent do réduction des oxvdes, des sulfures, et pour préparer les solutions d'or et' d'argent destinées aux dépôts galvaniques. La médecine on fait (luoiquo emploi comme antispasmodique, comme calmant dans los asthmes et, à l'extérieur, contre les affections cutanées; lo cyanuro do zinc a été proposé dans lo mémo but. Lo cyanure (In mercnre lïg Cy', on cristaux incolores, :iûlubles dans l'eau, sert ù préparer lo cyanogène.

CYANURE, ÉE(-v()adj. Chim. Qui ost à 1 état do cyanure.

CYANURINE (si — du gr. kuanos, blou, et dourinc) n. f. Dépùt bleu qiu) l'on observe dans certaines urines.

CYANURIQUE {si. rik') adj. Se dit d'un acide constitué par la polymérisation de trois molécules d'acide cyanique (CAzOH)', substance solide, solublo dans l'eau, obtenue par distillation sèche do l'acide uriquo ou par l'action du chlore sur l'uréo fondue. (La chaleur décompose l'acide cyanurique en acide cyanique; ses sels sont \os cyanuratcs.)

GYANUS {si, nuss) n. m. Bot. Section du genre centaurée, do la famille dos composées, (pli a pour type l'osuèeo vulgairement appelée bujkt ou bleuet.

CYAPHÉNINC (xi) n. f. Chim. Composé, {C'Il'.CAz;', polymère du benzonitrilo, quo l'on obtient on chauffant

CYANOSER

GYBELE

Cyathée.

20 grammes do cyanatede potasse fondu ot pulvérisé avec :{0 ^Tammes do chlorure do benzoylo dans un matras setdié, l.avant ensuite à l'eau pour enlever lo chlorure do potassium, séchant ot distillant. GYATHAXONIA {si, kso) n. m. Paléont.

(ienro de zoauthaires madréporairos, type d'une petite famille dite des cyathaxonidés, comprenant dos polypiers coniques libres ou pédoncules, à cloisons nombreuses, à grande columello styliforme. {[..os cyathaxonia sont fossiles dans le silurien ot'le carbiuiifère.)

CYATHE {si-af — du gr. kuathos, coupe) n. m. Aiitiq. Sorte de gobelet, muni d'une longue anse ou d'un long manche, dont on so servait pour puiser le vin dans lo cratère ot le verser dans les coupes.

— Bot. Syn. de nidulaire, genre de cham-

— Métrol. anc. Mesure de capacité usitée

chez les Grecs et les Romains pour les liquides, ot valant do 4,5 à 1,58 centilitres.

CYATHÉACÉ, ÉE {si, se) adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux cyathées. !i On dit aussi cyathéoïde.

— n. f. pi. Famille de fougères, comprenant les genres cynt/n'e, cibotion, dicksonie, hémitélie et alsophile. — Unec\xthêacée.

CYATHÉE (si, té) n. f. Genre de fougères arborescentes, type de la famille dos cyatht^acées, comprenant environ trente espèces, qui croissent dans les régions tropicales du globe.

— Encycl. Les cyathèes sont des fougères à tiges droites, très élevées , terminées au sommet par un bouquet de feuilles très grandes et élégamment découpées.

CYATHELLE

n. f. Bot. Syn.

do cynoctone.

CYATHIDIUM

(si, di-om') n. ni.

Paléont. Genre de crino'ides eucrinoïdes, famille des holopidés, comprenant des formes sessiles, arrondies et pcntagonales, épaisses, avec toutes les pièces du calice soudées. {Fossiles dans le crétacé supérieur et le tertiaire éocène, ils comptent parmi les raretés.) CYATHIE n. f. Bot. Syn. de niddlaire.

CYATHIFORME {si — du gr. hiatkos , coupe, et de forme) adj. Qui a la forme d'une coupe. [S'applique aux corolles, aux glandes, à certains champignons et lichens, etc.]

CYATHINE {si) n. f. Polyp. Genre de polypiers actiniformes.

CYATHOCALYX {si, likss) a. m. Genre d'anonacéos, série des rolliniées, voisin des artabothrys, dont il diffère par lo calice en forme de coupe profonde.

CYATHOCARPUS (si, puss) n. m. Genre de fougères fossiles, dont l'espèce typo {cxjathocarpus eucarpus) a été trouvée en Prusse.

CYATHOCHÈTE { Si, két') n. m. Genre de cypéracéos, tribu des rhyncbosporées, habitant l'Australie. (Ce sont des herbes à chaume trigono, articulé ot feuille./

CYATHOCLINE (si) n. f. Genre de plantes, de la famille dos coi>;posées, tribu des astéroïdéos, comprenant deux espèces, qui croissent dans l'Inde.

CYATHOCOME {si) n. f. Genre d'herbes à chaume rigide, de la famille des cypéracéos, tribu des rhyncbosporées, comprenant deux espèces, qui croissent au Cap.

CYATHOCRINE (si) n. m. Zooph. Genre d'oncrinos fossiles, dos terrains houillers d'Angleterre, ii On dit aussi

CYATlIOCRlNlTi:.

GYATHOCRINIDÉS (si) n. m. pi. Paléont. Famille do crinoïdes tesselos, comprenant les cyathocrinus. taxocriivis, zeucnnus et autres genres dontlo calico est muni de plaques parabasales et dont los bras sont ramilles. — L'u

CYATIIOCRINIDÉ.

CYATHODE (si) n. m. Genre d'arbrisseaux, de la famille des épacridées, tribu des styphélioos, comprenant uno douzaine d'espèces, qui habitent i'Océanie.

CYATHODIE (si, dt) n. f. Genre d'hépatiques, tribu des targoniées, renfermant uno seule espèce, qui croît à Cuba.

CYATHOGLOTTIDE (si, (flo-tid') n. f. Gonro d'orchidées épipbyii's, eomprenant deux espèces qui croissent sur lo trône "des arbres, dans les régions montagneuses du Pérou.

CYATHOIDE n. f. Bot. Syn. do NinuLAiRE.

CYATHOPHORE (s-/) adj. Ilist. nat. Muni d'excavations en iorine de ryathes.

— n. m. Bot". Gonro de mousses, renfermant uno seule espèce d'Australie, semblable ù uno petite fougère.

CYATHOPHYLLUM (si, lom') n. m, Paléont. Gonro do

zoanthaires madréporairos, type d'une petite famille dite des cyalhophi/lUd'^s , comprenant dospolypiors do forme variai)le, ù. nombreuses cloisons , rayonnantes ou enroulées eu spire.

— Encycl. Loscvï- / lujphy llum , très abondants dans les terrains dévoiiion et silurien, le sontmoîns dans lo calcaire earbonifèro. Mentionnons uno forme rondo olmassivo(c;/a-

CyathophyUum : 1. rn>apit08iim ; 2. iloxagoiuim.

thopkyllum hcxayomtm) du calcaire v'évonion allemand, et une forme branchue [cyathophyllum cxsnitosum) du m6mo otage de 1 oifcl.

CYATHOPSIS {si, psiss) n. m. Genre d'épacridces propre à la Nouvelle-Calédonie, comprenant dos arbres à rameaux drosses, a teuillos alternes, à Heurs eu épis axillaires.

CYATHORRACHIS {si, kiss) n. m. Genre de graminées, tribu d(!s andropogonéos, créé par Nées pour uno plante de 1 Inde {cyathorrachis Wallic^iiuna).

Cyathos. Myth. gr. Echanson d'Œnéc, roi d'Etolic. 11 périt victime de la brutalité dHAraclès. Un jour qu'Œnée dînait à Phlionte, chez ïlèraklès son gendre, lo jeune Cyathos ne versa pas à boire au gré d'HèrakIès, et le héros, irrité, frappa l'échanson d'un do ses doigts à la tète. Le jeune garçon mourut sur-le-champ, et les Phliasiens con- .sacrèront à sa mémoire un édifice ; on y voyait un groupe qui représentait Cyathos offrant une coupe à Hèraklès.

CYATHOSTYLE n. m. Bot. Syn. de withêringie.

CYATHOZOÏDE (.5/) n. m. Zool. Nom donné par Huxley à uno forme particulière de l'embryon des pyrosomes : Chez les pyrosomes, chaque œuf se transforme dans un sac ovarien en U7i embryon présentant d'une façon rudimentaire la conformation générale d'une ascidie et appelé cyathozoÏde. (Clans.)

CYATHULE (si) n. f. Genre d'amarantacécs, tribu des achyranth(u-s. (Les cyathules sont des herbes ou des sous-arbrisseaux, à feuilles opposées, à fleurs terminales hermaphrodites. Les dix espèces connues habitent los régions tropicales.)

Cyaxare, roi des Mèdes (635-595 av. J.-C). Il succéda à son père Phraorte, tué devant Ninive, et régna quarante ans. Il réorganisa d'abord l'armée mède, puis marcha contre les Assyriens, qu'il battit en plusieurs rencontres, et mit le siège devant Ninive. Tout à coup, il fut rappelé dans son pays par une attaque des Scythes. Ceux-ci conquirent la Médie et l'occupèrent pendant vingt-huit ans. Enfin, Cyaxare se débarrassa d'eux en massacrant leurs chefs dans un banquet (607). Il s'allia alors à Nabopolassar, roi de Babylone; avec lui, il assiégea, prit et détruisit Ninive, mettant ainsi lin à l'empire d'Assyrie (60tî). Dès lors, Cyaxare fut maître de l'Asie antérieure jusqu'à l'Halys, limite des Lydiens. Bientôt, il attaqua Alyatte, roi de Lydie; la guerre dura cinq ans, avec des alternatives diverses. Suivant Hérodote, une éclipse de soleil, survenue pendant une bataille, effraya les deux adversaires et amena la paix. Cyaxare lit épouser à son fils Astyage la lillo d'Alyatte. nommée Aryénis. Lui-même mourut peu de temps après (595). — Xénophon mentionne un autre Cvaxark, fils d'Astyage, qui laissa ses Etats à son neveu Cyrus. Ni Hérodote ni les autres historiens ne connaissent co Cyaxare.

CYBDEUS {si-bdé-liss) n. m. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocères, famille des nymphalidés, comprenant de jolis papillons propres aux régions chaudes de l'Amérique, et dont on connaît quelques espèces noires et brunes, variées de blanc et de bleu. (Les cybdelis sont ondes, en dessous, de jaune et de gris comme les satyres.)

CYBÈBE ou CYBEBUS (si-bé-bttss) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille dos curculionidés, tribu des cijbi'binés, renfermant des charançons noirs, do taille petite ou moyenne, propres à Madagascar.

CYBÉBINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères, de la famille des curculionidés et dont le genre cyoète est le type. — L^n cybébiné.

GYBÉE {si-hè) n. f. Antiq. Grand vaisseau de transport, dont Cicôron parle plusieurs fois dans les VerriJies. (Ou no sait rien do précis sur ce genre do bùtiment.)

GyBÈLE. Myth. gr. Un dos noms de la Grande Déesse de Phrygie, ou Grande Mère {Magna Mater), ou Mère des dieux. Kilo avait divers surnoms, suivant les localités : déesse ou mère du Dindymo, do l'Ida, do Bérccynthe, etc. Elle fut, do bonne heure, identifiée par les Grecs avec Khéa, mère do Zens. Cybèle était une personnification des forces naturelles, uno 'déesse de la terre, do l'agriculture, des mines, dos fori-ts. On se la reprèsenlait vivant au fond dos bois, sur les montagnes, cscoriéo do corybantcs, do lions et autres bètes féroces; on racontait ses amours sauvages et ensanglantées avec Attis ou Atys, lo dieu mâle do Phrygie. Kilo avait uno foule de sanctuaires dans toute la partie occidentale de l'Asie Mineure : on Phrygie, où était lo centre de son culte, et où la plupart dos villes importantes avaient pris en son honneur le titre do jnétropo/cs; sur beaucoup do points de la Lydie; sur lo mont Ida, à Cyziçjuo, à Pessinonte, où était un oracle célèbre; on Bithynie, etc. A partir du V siècle avant notre ère, le culte de Cybèle so répandit en beaucoup de régions do la Grèce continentale : eu Achaïe, à Thèbcs, A Olympio, au Piréo, à Athènes.

Dans la Grèce propre, on désignait généralement Cybèle sous le nom de ntérc drs dii'iix; et l'on donnait i ses sanctuaires le nom de ntetroon (Olympie , Athènes , Piréo, etc."). Kn dehors du culte public rendu au Metroonofih-iel se constituèrent de tous côtés dos associations religieuses ou nrgéans en riionneur do la mère des dieux. Partout la crrando fèto annuelle de Cy- , bèlo se célébrait ù l'équinoxo du printemps, du 22 au Cybôle.

27 mars. Cotte fèto comprenait, entre autres ; des cérémonies symboliques où Ton figurait toute l'histoire des amours do la déesse, la douleur, la mutilation, la mortel la résurrection d'Atys; des processions de corybantes, qui promenaient par les bois la statue de Cybèle; dos courses orgiaques, des danses extatifiues, etc. Outre ces cérémonios poiuilaires, on célébrait dos mystères particuliers dans les confréries phrygiennes et les'orgéons grecs. Au culte de Cybèle étaient voués de nombreux groupes do prôtres ou prêtresses. Kn certains pays, par exemple A Pessinonte, ils formaient do puissantes corporations sacerdotales. Mais Cybèle avait aussi ses prêtres populaires : les galles ou pi'ftros eunuques,

CYBÈLE — CYGLANTIIERE

qui S8 multiplièrent surtout au ii' siècle avant notre ère, et les métragyrtes ou prêtres ambulants, qui, depuis le IV siècle avant notre ère, promenèrent à travers tout le monde grec des statues de la déesse en disant la bonne aventure. Los instruments du culte étaient le couteau sacré, le cor, la liiite phrygienne, les cymbales, les castagnettes, le tympanon ou tambour de basque.

A Rome, le culte de la grande mère des dieu-\ fut introduit, en 804 av. J.-C, sur l'ordre dun oracle tiré des livres sibyllins. On alla chercher en Asie et l'on ramena solennellement l'idole de Pessinonte. Pour la recevoir, on construisit, sur le Palatin, un temple de la mère des dieux, qui fut dédié en 191. Outre la fête traditionnelle de la déesse, qui se célébrait du 22 au 27 mars, ou institua, en souvenir de son arrivée à Rome, la fête annuelle des megalesia, accompagnée de jeux mégalésiens (4-10 avril). On conserva dans ces fêtes les rites phrygiens, auxquels s'ajoutèrent, sous l'empire, les taurobolies.

Au temps de la lutte contre le christianisme, aux m" et iv« siècles, les néo-platoniciens imaginèrent une interprétation symbolique et très édifiante des mythes et du culte de Cybèle. . . , .,

Iconogr. Les représentations hgurees de Cybèle sont

fort nombreuses, principalement sur les monnaies d'Asie Mineure. A l'origine, un simple bétyle symbolisait la déesse : telle était la pierre noire de Pessinonte. Peu à peu, sous l'influence de l'anthropomorphisme grec, on imagina de représenter Cybèle sous les traits d'une femme assise, tenant un lion sur ses genoux ou entre deux lions. Le type qui prévalut est celui de la femme assise, drapée et voilée, avec une couronne murale sur la tète. Enfin, l'on rencontre fréquemment des groupes de Cybèle et d'Atys.

CYBÈLE (nom mythol.) n. f. Bot. Syn. de sténocaepe.

CYBÉLIEN, ENNE {si, li-in, en) a. Adorateur do Cybèle.

CYBÉLION n. m. Bot. Syn. de ionopside.

CYBERNÉSIES <'si-bèr, 5Î — du gr. kubemètês, pilote) n. f. pi. Antiq. gr. Fête athénienne instituée par Thésée, en mémoire des pilotes qui avaient guidé ses vaisseaux dans son expédition de Crète.

CYBERNÉTIQUE (si-bèr', tik' — même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Did;ict. Art de gouverner, dans la classification d'Ampère.

CYBIAIRE {si-bi-èr') a. m. Antiq. rom. Marchand de poisson salé, il On disait aussi cybios.icte.

CYBIANTHE {sij n. m. Genre d'arbres, de la famille des primulacées-mvrsinées, à feuilles alternes, à fleurs en grappes axiUaires, comprenant environ vingt-cinq espèces.

CYBIOSACTE n. m. Antiq. rom. Syn. de cybiaiee.

CYBISTAX (si. slakss) n. m. Genre de bignoniacées, tribu des técomées, habitant l'Amérigue. (Les cybistax sont des arbres à feuilles opposées, digitées, à fleurs en cymes terminales.)

CYBISTETER isi, slé-lér') n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, famille des dyticidés, comprenant des formes de grande taille, aplaties, ovales, atténuées en avant, vivant dans les eaux stagnantes. (On en connaît un grand nombre d'espèces, réparties sur tout le globe et abondantes principalement dans les régions chaudes; une seule habite la France ; elle est d'un vert olivâtre. )

CYBISTIQUE {si-bi-stik') n. f. Antiq.

Syn. de cubistique.

" — Natat. Art du plongeur.

CYBIUM {si-bi-om') n. m. Nom scientifique des poissons du genre tassard.

\. TASSARD, et PÉLAMIDE.

— En'cycl. Sous le nom de q/butm, les auteurs latins entendaient des fragments de chair séchée, provenant des pélamides, ou ces poissons eux-mêmes. Cijbium, dans le langage scientifique, a été pris comme synonyme du thon pélamide [pelaniys Bonaartei) de la Aîéditerranée.

CYBO(Arano, Arrone ou Aron), Génois d'origine greciiue, né en 1377, dans l'ile de Rhodes, mort à Capoue en 1457. II partagea avec Thomas Fregoso le gouvernement de la république de Gênes; il fut chargé, en 1440, de conduire des secours à René d'Anjou, qui le nomma vice-roi de Naples. Il défendit la ville contre Alphonse, qui le maintint dans sa vice-royauté. Le pape Innocent "VIII est son fils.

GybO (Innocent), prélat italien, arrière-petit-fils du précédent, neveu par sa mère des papes Léon X et Clément VII, né en 1491, mort en 1.S50. Nommé cardinal à vingt-deux ans par le pape Léon X, il posséda simultanément quatre archevêchés, huit évêchés, de riches abbayes, et fut légat do Romagneetde Bologne. Après l'assassinat d'Alexandre de Mcdicis, il gouverna quelque temps Florence pour Cosmo de Médicis.

CYBO MalaSPINA (Albéric), homme polititiue, né à Gênes en 1527, mort en 1G23. Chambellan du roi d'Espagne, Philippe II, il reçut, en 15CS, la principauté de Massa, qui fut réunie plus tard à la principauté do Carrare.

CybO (Vcronica), Florentine du xvii" siècle, qui s'est rendue célèbre par sa jalousie et sa vengeance. Elle appartenait â la famille des princes do Massa, et était mariée à Jacques .Salviati, duc de San-Giuliano. Celui-ci ayant pris une maîtresse, elle la fit assassiner par des bravi et en envoya la tête dans une corbeille à son époux. La justice s'empara de cette alTatro, et Veronica Cybo en fut quitte pour s'exiler do Florence.

CyBOCËPBALE OU CifBOCEPHALUS (si, sé-fa-luas) n. m. Genre do coléoptères clavicornes, famille des clambinés, comprenant dos formes rondos, convexes, à grosse této, qui semblent vivre dans les fourmilières. (On en connaît une vingtaine d'espèces, répandues surtout en Europe, et aussi dans l'Amérique du Nord, l'Inde, Madagascar et le Natal.)

Cybulski (Adalbert), écrivain polonais, né en 1812. mort en 1807. II prit part à l'insurrection polonaise de 1830, puis professa la langue et la littérature slaves à Berlin (1841), fut quel<{U6 temps député ii la Chambre prussienne et enfin professeur a Brcslau. Ses principaux ouvrages Hoaf.Jjt Ceilocivili tuUano(lS'i<S); Deinmcsatavonnes{lS60).

GYGADÉ, ÉE [si) adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rai>purte aux cycas. Ii Ou dit aussi cvcadacé, ée.

CYCADEES (si) n. f. pi. Famille déplantes pharénogames gymnospermes, voisines des conifères. — Une cyCADÉE. " — Encïcl. Les cycadées (neuf genres : cycas, zamie, dioon, etc.), plantes des régions chaudes, portent des fouilles grandes et composées, pennées au sommet d un stipe ou d'une tige courte et renflée ; tige et feuilles contiennent des canaux sécréteurs gommifères. Leurs fleurs, en forme de cônes, sont unisoxuées et dioiques : dans la fleur mâle, les étamines portent à leur face inférieure de nombreux sacs polliniquos; le bourgeon femelle représente une fleur unique. Ikono et Webber ont montré (1897) que la cellule fertile du grain de pollen produit une anthéridie pedicellée; celle-ci forme, dans le tube pollinique, deux gros anthérozoïdes dont l'un féconde l'oosphère do l'ovule : par là les cycadées se rapprochent otroitement des cryptogames vasculaires et, plus spécialement, des rilicinées.

CYCADINOCARPUS (si, puss) n. m. Genre de fruits fossiles, qu'on croit appartenir à des cycadées et abondant surtout dans les terrains secondaires. (Les cycadinocarpus sont arrondis, globuleux ou oblongs ; les plus gros no dépassent pas le volume d'une châtaigne.)

CYCADITE (si) n. f. Genre de végétaux fossiles, ayant de l'analogie avec les cycas. Il On dit aussi cycadoïde. CYCADOiDÉ, ÉE \si} adj. Bot. Syn. de cycadé, ée. — n. f. pi. Classe de végétaux dycotylédones, comprenant la famille des cycadées. — Une cycadoîdée.

CYCADOÏDEA (si, dé) n. m. Paléont. Genre de végétaux fossiles, que l'on croit être des tiges de cycadées. (Les ciiK| ou SIX espèces décrites proviennent des terrains secondaire, jurassique et crétacé.)

CYCADOLÉPIS (si, /Jiss) n. m. Genre de fossiles, créé pour des écailles que l'on rapporte à des bourgeons de cycadées. CYCADOMYÉLON (si) n. m. Genre de végétaux fossiles, fonilo sur des moules rapportes à des cavités médullaires do liges de cycadées et trouvés dans l'infra-lias do la Moselle.

CYCADOPSIS (si, psiss) n. m. Genre de plantes, fossiles dans les terrains tertiaires et rapportées aux conifères.

CYCADOPTÉRIS (si, riss) n. m. Genre de fougères, fossiles dans les terrains secondaires.

CYCADORACHIS (si, chiss) n. m. Genre fondé sur des rachis ou côtes de cycadées, fossiles dans le kimméridjien inCérieur.

CYCADOSPADIX (si, spa-dikss) n. m. Groupe de cycadées, fossiles dans les terrains secondaires.

CYCADOXYLÉES (si, ksi) n. f. pi. Végétaux fossiles du terrain carbonifère, voisins des cycadées. — Une cyca-

DOXYLÉE.

CYCAS (si-kass) n. m. Genre de cycadées.

— Encycl. Los cycas sont des végétaux ligneux, à fleurs dioiques. Leurs carpelles sont de grandes feuilles pennées, dont les bords info- , , rieurs s'organisent en .. â- ' ovules , ([Ui peuvent atteindre la grosseur dune prune. La gymnospermie est réelle, mémo pendant la fructification.

Les cycas sont, pour la plupart, originaires des régions chaudes de l'Asie orientale. La moelle do leur tige fournit en assez grande abondance un sagou inférieur à celui des sagoutiers, mais, néanmoins , susceptible de servir à l'alimentation.

Le genre cycas renferme une dizaine d'espèces, appartenant aux régions tropicales. La plus connue est le cycas enroulé du Japon (cycas revoluta). Les cycas sont très recherchés pour orner les serres, à cause de l'étrangeté et de l'élégance de leur port; on les multiplie par le bouturage des bourgeons qui se développent sur la tige.

CYCÉON (si-sé — du gr. knkeùn, dérivé lui-même de kukàn, remuer, brouiller) n. m. Antiq.

gr. Breuvage mystique, composé de farine d'orge, de miel, de fromage, de vin et d'eau , que l'on buvait durant les mystères d Eleusis, en souvenir de la boisson offerte par lambé à Démèter.

Il Divers breuvages mélangés, ou potions médicales.

CYCHRAME ou CYCHRAMUS (si-toamuss) n. m. Genre d'insoctes coléoptères clavicornes, famille des nitidulidés, type d'une petite tribu dite des cychraminés, comprenant des formes coui'tes et convexes, pubescentes, qui vivent sur les fleurs ou dans les champignons. (On connaît cinq ou six espèces de cychrames, réparties dans l'hémisphère nord.)

CYCHRE (siAr') ou CYCHRUS (si-kruss) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers , famille des carabidés , tribu des caraliinés, comprenant dos formes bombées, à tcto et tliorax rétrécis, de couleur sombre ou bronzée.

— EncycTj. Les c'/clves sont de taille moyenne, avec les pattes ot les antennes

liiics, vivant dans les Cychre (réd. au tiers),

forêts humides de l'iiô-

misphèro boréal, ils attaquent les escargots en introduisant leur longue tête dans les coquilles; ils produisent, en frottant leur abdomen contre les ulytros, une stridulation assez forte. On connaît une ([uarantaino d'espèces de ces insectes élégants et ordinairement rares. Deux so trouvent dans les environs de Paris.

CychRÉE ou CenCHRÉE. Myth. gr. Roi légendaire de Salami no; fils do Poséidon et do Salamis; pèi-e de Glaucée. Il devint roi de Salamine, après avoir tué un dragon qui dévastait l'île. Chassé de Salamine par Euryloquo, il

Cycaa.

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