V. THtXYGONÉKS
CYNOCTONE (si) n . m. Genre de plantes, de la famille des asclépiadées, tribu des cvnanchées, formé aux dépens des cynantjues, et dont l'espèce type, le cynoclone rose, habite l'Asie.
CYNODINE (si) a. f. Chim. Substance particulière, découverte dans le chiendent.
CYNODON (si) a. m. Paléont. Genre de mammifères carnassiers, intermédiaires entre los chiens et les civettes, et qui vivaient à l'époque tertiaire éocéne. (Les cynodons ou cynodictis avaient la taille du renard ou du loup ; leurs débris se trouvent dans les lignites de la Débruge et dans les phospborites du Quercy, où ils sont le plus abondants : eiimdon inlei-medius. cynodon viverroides, etc.)
— Bot. Genre de la famille des graminées, tribu des chloridées, dont l'espèce type est connue sous le nom de
CHIENDE.M PIED-DE-POULE. Il Syn. de CYNODONTE.
CYNODONE (si) n. f. MoU. Genre détaché des turbinelles.
CYNODONTE (si) n. m. Genre do mousses, comprenant quatre espèces, qui croissent abondamment dans les régions septentrionales ou montagneuses do l'Europe.
CYNODONTEENS {si, ti-in) n. m. pi. Paléont. Groupe de reptiles anomodontiens, comprenant les ijalesaitrus, cynodracons, et autres genres caractérisés essentiellement par leurs grandes dents coniques. — Un cvnodontien.
EscTCL. Suivant la conformation des narines, les
evnodontiens ou thénodontes se subdivisent en trois tribus : mononarialiens, binariatiens et teclinariatiens. Les premiers ont les narines externes indivises (genres galestuirus,cynodracon ciinochampse. cijnosucluis, nythosaiiriis , etc.). Les seconds ont les narines externes doubles (genres lycosnurus, tigrisucims). Les troisièmes les ont petites et verticales (genres rhopalodon, deulerosnurus).
CYNOGALE (si) n. m. Genre de mammifères carnivores, famille des viverridés, comprenant une forme intermédiaire entre les civettes et les loutres, allongée, robuste , ayant des pieds courts à cinq doigts à demi palmés et griffes non rétractiles.
— Encycl. La seule espèce du genre est \ecynogale de Bennctt
Cynoagle.
Cynoglosse : a, coupe de la fleur.
ampalon des Malais), longue de deux Kieds, brune, avec la tète largo et plate, le museau muni de grandes moustaches jaunitres, qui vit comme les 1 outres à Bornéo, Sumatra et Maiacca.
CYNOGLOSSE (si) n. f Genre de borraginées, tribu des cynoglossées , comprenant près de soixante espèces des régions tempérées de l'hémisphère nord.
— E.NCYCL. Les cynoglosses sont des herbes, rarement suffrutescentes, à feuilles alternes, à fleurs hermaphrodites, ayant un ovaire divisé eu quatre lobes et disposées en cymes unipares.
La cynogiosse officinale, abondanteen France, à fleurs routes, est cultivée pour sa racine, qui. associée à l'opium, sert à préparer les pilules narcotiques dites « de cy- Doglosse D .
Quelques espèces de cynoglosses sont cultivées dans les jardins, comme plantes d'agrément. Telles sont la cynoglosse à fruits glabres, à feuilles de lin, mais surtout la cynoglosse printanière (cynoglossum omphalodes), dont les jolies fleurs bleues, très précoces, font un charmant effet en bordures.
CYNOGLOSSE. ÉE (si) adj. Qui ressemble ou qui se rapporte à la cvnoglosse.
— D. f. pf. Tribu de borraginées, ayant pour type le genre cynoglosse, et qui comprend vingt genres. — Une
CY-VOr.I,0SSÊE.
CYNOGLOSSOÏDE n. f. Bot. Syn. de trichodesme. CYNOGRAPHIE [si, fi — du gr. kuàn, kunos, chien, et graphein, décrire) n. f. Histoire du chien.
CYNOMÈTRE (si) n. m. Genre de légumineuses-césalpiniées, tribu des copa'iférées, comprenant plusieurs espèces qui croissent dans les régions chaudes. (Ce sont des arbres à feuilles paripennées, à fleurs réunies en grappes axillaires, courtes ou ombelliformcs. Lo fruit, qui est une gousse monosperme, donne uno huile qui est employée contre les maladies do la peau.)
CYNOMOIR (»i, mo-ur') n. m. Genre de plantes parasites,
de la famille
desbalanopho-
rées , type de
i&inbMaescy-
nOTnoriées,Tcn-
fermant une
seule espèce ,
qui croit sur
les bords de la
Méditerranée,
et qui a été employée longtemps pour ses
propriétés hémostatiques, n On dit aussi cynomorion. Il
Autre genre, syn. do cvNOMiiTRE.
CYNOMORIÉ, ÉE («() adj. Qui ressemble ou qui se rap-
pono au cvnurnoir. ,
— n. f pi. Tribu de plantes, do la famille des balano-
phoréos. ayant pour type le genre cynornoir. — Une
CY.NOMORIÉE.
Cynamoir ; a, fleur gro88le.
CYNOMORPHE (s! — du gv. kuàn, kunos, chien, et morphè, forme) adj. En T. do zool.. Qui ressemble à un chien. CYNOMYIA (si) n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des muscidés , comprenant des mouches d'assez grande taille, qui vivent surles cadavres. (On connaît deux espèces do cynomyia, bleues ou violettes ; 1 une habite Java; l'autre, remarquable par sa tête jaune d or et ses ailes brunâtres, se trouve au printemps, en Europe, sur les chiens morts.)
CYNOMYS (si, miss) a. m. Genre de mammifères rongeurs, famille des sciuridés, comprenant des formes lourdes ressemblant aux marmottes, mais en différant par la première molaire plus grande, par la présence d'abajoues, par le pouce des pieds antérieurs bien développé et muni d'une grilîe. . , ■
— Encyol. Les cijnomys, vulgairement nommés c/iie?is de prairie, à cause de leur cri ressemblant à un jappement, habitent l'Amérique septentrionale et centrale; ils fouissent en commun des terriers sur de très grands espaces, dans les plaines, et vivent, ce semble, en bonne intelligence avec nombre de serpents à sonnettes et de chouettes (speohjlo ciinicularia) ; leur taille est colle d'une petite marmotte; leur fourrure grise. On en connaît cinq espèces.
CYNOPHILE (si — du gr. kuôn, kunos, chien, et philos, ami) adj. Qui aime les chiens.
CYNOPHIS (si, fiss) n. m. Genre de reptiles ophidiens colubriformos, famille des colubridés, tribu des colubrinés, comprenant des couleuvres très allongées, comprimées latéralement, à dos arrondi, à tête assez courte. (L'espèce type du genre est le cynophis de Ceylan, long d'environ 0» 30, brun, varié de jaune, qui a toute l'apparence d un petit boa. Comme toutes les couleuvres, ces cynophis ne sont pas venimeux.)
CYNOPHONTIDE n. f. Antiq. Fête argienne. Psaméthé, fille de Cratippos, roi d'Argos, avait eu d'Apollon un rtls. Elle l'exposa, et il fut dévoré par des chiens. Le père de Psaméthé, ayant pénétré la cause de sa douleur, fit périr sa fille. Apollon, irrité, envoya une peste dans le pays. Pour l'apaiser, on institua cette fête, durant laquelle on tuait tous les chiens qu'on rencontrait.
CYNOPITHÈQUE (si, tèk') n. m. Genre de mammifères primates catarrhiniens, famille des cynocophalidés, comprenant une forme malaise, qui diffère des vrais cynocepliales par ses formes plus grêles, sa dentition plus faible, sa queue réduite à un court moignon. (La seule espèce du genre est le cynopithèque nègre, tout noir, avec les poils du sommet de la tête relevés en huppe. II est long d'environ 0"',60 et habite l'île de Célèlies et les Philippines.) CYNOPSOLE n. f. Bot. Syn.
de BALANOPUORE.
CYNOPTÈRE (si) n. m.
Mamm. Kspece de roussette, dans la famille des chéiroptères.
CYNORCHIS (si, kiss) n. m.
Genre de plantes, do la famille dos orchidées, tribu des ophrydéos, comprenant plusieurs espèces qui croissent à Madagascar et à l'île Maurice. (Le cynorchis fastigiata est cultive dans les serres.) CYNOREXIE (si. rè-ksi — du gr. kuôn, kunos, chien, et orexis, faim) n. f. Pathol. Faim canine. Symptôme de la gastrite chronique ou de la gastralgie.
CYNORHINCHYON (si, ki-on) n. m. Bot. Nom ancien du glaïeul.
CYNORHIZE (si) n. f. Genre de plantes herbacées, de la famille des ombellifères, tribu des peucédanées, qui croissent au cap do Bonne-Espérance.
CYNORRHODON (si) n. m. Nom vulgaire du fruit des rosiers, et particulièrement do l'églantier. (C'est une sorte de coupe d'un rouge vif, qui contient de nombreux akènes. On en fait parfois des confitures ou des conserves ; c'est un produit légèrement tonique et astringent.)
Cynosarge, bourg de la Grèce ancienne, qui était un faubourg d'Athènes.
Les cyniques y avaient une école. Au milieu s'élevait un autel consacré à Hêrakiès.
CYNOSBATE {si-no-sbat')n. m. Section des petargonium.
CYNOSCIADION (si. si-a) a. m. Genre de plantes, de la l'amille des ombellifères, tribu des œnanthées.
CYNOSURE (si) n. f. Genre d'herbes cynorrhodon. méditerranéennes, de la famille des graminées, tribu des festucées. (On en décrit cinq espèces, parmi lesquelles la crételle des prés, qui fournit un bon fourrage.)
CYNOSURE (si — lat. cynosura, gr. kunosoura, proprem. .queue do chien i, ) adj. En T. d'hist. nat.. Qui a une queue ou un appendice qui ressemlilo à une queue de chien.
CYNOSURE. Myth. gr. Nymphe du mont Ida, uno des nourrices de Zens". Elle fut changée on une étoile de la constellation de la petite Ourse.
CYNOSURE 'do Cynosure, n. mythol.) n. f. Astron. Nom donné quelquefois ù'ia constellation de la petite Ourse.
~ n. f. Fig. et par antonomase. Ce qui sert do guide : Celle doclrine fut la cY.NOsuRK de nos ancêtres.
CYN020NE (si — du gr. kuôn, kunos, chien, et ozein, avoir do l'odeur) n. f. Odeur du chien. (Peu usité.)
CYNTHIA («in) n. f. Genre d'insectes lépidoptères rhopaloccros, famille des nymphalidés, comprenant des vanesses indiennes à tête poilue, aux yeux ovales, à mâchoires très longues. 'On connaît doux espèces do cynthia : l'une, la cynlhia ArsinoU, couleur do cuir ondée do brun, est très commune depuis le sud de l'Inde jusqu'à la Papouasie
Cynorchis :
et aux Philippines ; l'autre, la cynthia brota, habite le nord de l'Inde. CV. attaccs].) il Le nom de cynlhin a été donné également à un genre de crustacés et est synonyme do siRiELLA, et aussi à des genres de moUuscoïdos.
Cynthiana, ville des Etats-Unis (Etat de KentucUy), sur lo Licking, affluent de l'Oliio ; 6.015 hab. Whisky renommé. Celle ville fut prise par les confédérés en 1862, et reprise par los fédéraux en 1864.
CYNTHIANA (siii) n. m. Cépage américain.
— Encycl. Le cynthiana ou norton est considéré par les Américains comme leur meilleur raisin à vin rougo. Il reprend difficilement de bouture, et sa maturité est plutôt tardive en France. Sa grappe, de grosseur moyenne, est assez compacte et ses grains, petits, sont d'un noir pruiné, à peau épaisse et résistante.
CYNTHIE n. f. Bot. Syn. do troximon.
Cynthie, dame romaine, qui fut la maîtresse do Properce. La sincérité qui éclate dans les vers du poète ne permet pas de douter qu'il n'ait éprouvé pour elle un amour profond et passionné. Cynthie, plus âgée que Properce mourut avant ce dernier et fut enterrée sur les bords de l'Anio, près de Tibur. Elle s'appelait de son vrai nom Hostia et était petite-fillo d'un certain Hostius, qui écrivit sur la guerre d'istrie, au temps de Jules César.
CYNURE (si) n. f. Herbe de la famille des composées, qui croît à Madagascar.
CynuRE. Myth. gr. Fils de Persée, qui donna son nom à la Cynurie.
CYNURÉNATE (si) n. m. Sel dérivant de l'acide cynuréiiique.
CYNURÉNIQUE(si — du gr. kuân, kunos, chien, et ouron, urine) adj. Se dit d'un acide C"H-AzO' -|- H'O, extrait do l'urine du chien. Svn. KVNLKKNiQCE.
— ExcYCL. Cet acide est isonièro de l'acide oxycinchonique, et on le prépare en adduionnant d'acide chlorhydrique l'urine de chien filtrée : après vingt-quatre heures, les parois du vase sont couvertes de cristaux d'acide cynurénigue impur. On les affine en les dissolvant dans 1 ammoniaque, décolorant par le noir animal, et précipitant par l'acide acétique. L'urine traitée par le brome abandonne également un précipité jaune, amorphe, d'acide cynurenique. L'acide cynurénique, chauffé dans un courant d hydrogène, se transforme en cynurine.
Cynurie, région située au S. de l'Argolide, dont les Argiens et les Lacédémoniens se disputèrent souvent la possession. — Nom donné à la partie méridionale de l'ancienne Arcadie, dont los villes principales étaient Cynura et Tyrée. (Ses habitants, les Cjnuriens, se disaient autochtones du Péloponèso.)
CYNURINE (si — du gr. kuôn, kunos, chien, et oiiron, urine) n. f. Composé basique C'H'AzO, extrait de l'urino du chien. 'V. cïNDF.ÉNlyUE.
CYON (si) a. m. Genre de mammifères carnassiers, famille des canidés.
— Encycl. Les cyons sont des chiens asiatiques, vivant par troupes dans lés endroits les plus sauvages. Ils chassent en installant des relais qui attendent le gibier au passage, attaquent presque tous les ruminants, et savent se faire respecter des grands carnassiers, tigres et panthères. Les cyons sont surtout diurnes et ne donnent pas de la voix.
Cyparisse. Myth. gr. Fils de Minyas et frère d'Orchomène. Il donna son nom à une ville du Péloponèso, située à l'O. de l'Arcadie. — Jeune homme de l'île do Céos, fils d'Amiclée ou de Télèphe, et favori d'Apollon. (Il voulut se donner la mort, par désespoir d'avoir tué un cerf qu'il aimait. Apollon le métamorphosa en cyprès.) — Petite ville dé Phoeide, sur le Parnasse, près de Delphes.
CYPELLE (si-pél) n. f. Genre d'herbes bulbeuses, de la famille des iridacécs-ferrariées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.
CYPELLON n. m. Bot. Syn. de chondre.
CYPÉRACÉES (si) n. f. pi. Famille de plantes monocotylédoucs, qui contient les souchets. — Une cypékacée. il On dit aussi cypéroî'dêes.
— Encycl. Les ci/péracêes forment, après les graminées, dont elles partagent l'aspect général, la famille la plus importante de la classe des glumacées de Brongniart. Ce sont des herbes ordinairement vivaces, à rhizome rameux, et qui habitent les lieux humides et marécageux. La tige aérienne n'a qu'un entre-nœud bien développé, lo dernier, de la base duquel se détachent les fouilles tristiques, à gaine fermée, à limbe rubané et rectinerve. Les fleurs, quelquefois unisexuées, forment de petits épis groupés do diverses façons; elles sont trimères et plus ou moins complètement dépourvues de périanthe ; la fleur femelle est enfermée dans une ulricule, sorte do bractée repliée de manière à souder ses bords: l'ovaire uniloculaire ne contient qu'un ovule et se transforme en un akène, dont la graine contient un albumen farineux. (Ex. : laiches, scirpes, îinaigi'eltes, soitchels.)
CYPÉRÉES (si) n. f. pi. Tribu des cypéracées, dont les fleurs hermaphrodites sont réunies en épillets distiques imbriqués, uniflores et nus. (Leur périanthe est nul, leur fruit est un caryopse; la tribu a pour type le genre cyperus.) — Une cYPliRÉE.
CYPERITES (si-pé-ri-tèss) n. m. Bot. Genre de cypéracées fossiles.
CYPÉROIDÉES n. f pi. Bot. Syn. de cypéracées.
CYPERORCHIS (si-pèr, kiss) n. m. Genre d'orchidées, de la inbn dos vandées, à stigmate proéminent. (L'espèce type [ry/ierorchis elegans] habite l'Inde.)
CYPERUS (si-pé-russ) n. m. Nom scientifique latin du genre soucllet.
— Encycl. Les cyperus sont des herbes à chaume simple, do la famille dos cypéracées, tribu des cypirées. Leurs fleurs forment des épillets distiques, rarement solitaires. Le fruit est un caryopse. Les cinq à six cents espèces connues sont répand'uos dans toutes les contrées du globe. Quelques-unes sont nuisibles aux prairies; d'autres, au contraire, sont fort utiles, tel le célèbre cyperus ou soucliet à papier (papyrus antiquorum).
CYPHE (sif) n. m. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu des cypkinés.
CYPHELION (si) n. m. Bot. Section du genre calicion, do la famillo des lichens.
Cyphocrane réduit au l/ij*
CVPHELLE {si-f(H') n. f. Genre de champifïnons liprnoux, qui croissent sur los troues (i"arl)res ot les toits.
CYPHELLE (si-fèV) n. f. Petite fossette orbiculaîro ot boriltV'', <iu'nii romarnuo à la surface inforiouro du liiallo do cortiiins liclions.
CYPHIE(sj-/'/) u. f. Genre d'horbos drossées ou volubilos, dn lu fuMiilk) dos campanujacées-lobôliôes, tribu dos cijphii.'c.'!, rnufonnant uno vinstaino d'ospècos, ([ui croissent en Afrique. Il Ou dit aussi cypuion n. m.
CYPHIÉES (si) u. f. pi. Tribu dos campanulacôos. — L'nc CYriiiKi:.
CYPHINÉS (si) n. ni. pi. Tribu d'insectes coléoptères, dont le genre cyiilie est le type, et qui renferme aussi les dcrmalodcs, mei/aloslytus, hadropuSj oxycercits, etr. — f'ii
CYIMIINIJ.
— Encycl. I..0S cyphitK'x sont do grands charançons, répandus dans les régions chaudes du globe, surtout en Amérir(ue. Us se caractérisent par leurs formes robusten, IcAiv grande taille et leur livrée verte ou métallique.
CYPHOCARPE (si) n. m. Genre de campanulacéos, tribu dos o/pluées, ù. corolle irrcf;:ulière, présentant au-dessus d'un tut)o court un limbe bilabio. (Les cyphucarpes sont dos herbes du Cliili, à feuilles alternes, à fleurs axillaires.)
CYPHOCRANE [si] n. m. Genre d'insectes orthoptères marcheurs, famille dosphasmidés, comprenant des formes très grandes, à ailes très longues chez les mâles, plus courtes chez les femelles , à pattes épineuses , à corps cylindrique et très allongé.
~ Encycl. Les c»/phocranes sont les géants entre les phasmes, et ce sont les plus grands des insectes; ils atteignent 2S centimètres de long. On en connaît quelques espèces, des régions chaudes de l'ancien inonde.
CYPHODERIA hi, fîé) n. m. Genre de protozoaires amœbiens., famille des euglyphidés, comprenant des micro-organismes, dont la gelée constitutive est renfermée dans une coquille calcaire réticulée. (Le cyphodeha vit dans les dépôts vaseux des ruisseaux d'Europe.)
CYPHOÏTE (si) n. f. Miner. Silicate hydraté naturel de magnésie.
CYPHOLOPHE {si) n. ni. Genre d'urticacées, tribu des bœhmf'riées, habitant l'Océanie et la Malaisie. (Ce sont des arbustes à feuilles opposées, à fleurs monoïques ou dioïques, réunies on glomérules.)
CYPHOMANDRE (si) n. m.Genred'arbustes de la famille des solanacées, voisin des solanées. (Les vingt-quatre espèces connues croissent en Amérique.)
CYPHON (si'fon) n. m. Genre d"insectes coléoptères, type de la tribu des cyphoninés, comprenant de petites formes fauves, ovales, convexes, pubescentos, à antennes longues et tines, dont on connaît une vingtaine d'espèces, répandues sur le globe, surtout eu Europe. (Les cyphons, souvent confondus avec les hélodes, vivent au bord des eaux sur diverses plantes, notamment sur les saules, dans les endroits frais.)
CYPHONAUTE [si. mW) n. m. Animal marin, que l'on a reconnu pour éiro la forme larvaire d'un bryozoairo [memhranipoi'a pilosa). [Les cyphonautes sont de petits animaux marins en forme do cloche à bords comprimes, recouverte par uno coquille à deux valves que réunit leur bord cardinal.]
CYPHONÈME ou CYPHONEMA (îi, ne) n. m. Genre d'herbes monophylles, de la famille dos amaryllidacées, habitant l'Afrique australe. (On en connaît une seule espèce, à fleurs blanches ot vortes.)
CYPHONINÉS (s') n.m. pi. Tribu d'insectes coléoptères malacodermos, famille des da.scillidôs, comprenant les genres lielodes, parelodes,inicrocar(t, cyphon, prionocyphon, scirtes, mesrirtes, cctopria, etc. — Un cyphoniné.
— Encycl. Tous les cyphonim'-s sont do petite taillo ; ils habitent surtout les régions tempérées ot boréales; los adultes vivent sur les plantes, au voisinage dos eaux, où se développent leurs larves, qui s'abritent sous los pierres à demi sulimergôes, enfoncées dans la vaso.
GYPHONISME (,îj', nissm — gr. fciiphonismos ; do Uuphân, carcanj n. m. Antiq. gr. Pilori, exposition publique d'un criminel, attaché à un poteau, les mains liées sur le dos, le cou serré dans un carcan.
CYPHOPHTHALMIDÉ3 (si) n. m. pi. EaniiHo d'arachnides phalungidos, comi)renant des formes ;'i longues chélicùros, à pattes courtes, los yeux siLués sur un mamclun conique. — Un cYPiioPHTiiAi-MiDii.
— Encycl. Le gonro type de celte petite famille est lo Ci/phonhllialmus. avec quelques espèces de l'Europe méridionale, telles (|ue \q cyphovhthatmus diiricorius, qui rossoniblo à un chélifôro et vit à 1 entrée dos grottes, on Carinthie.
CYPH0PHTHALMU3 ( inuss) n, m. Gonro d'araclinides pli.ilritigiiles , lype dn la famiUo des ci/idiopht/mlmidiKs.
CYPHOSE {si '- gr. kiiphâsia; de /iru;)/(os, convexe) n. f. Méd. Gibbosité, courbure anormale, à, convexité postérieure, do la colonne vertébrale.
— Kncycl. La cyphose, exagération do la courbure normale du dos, est la plus commune des déviations do la colonne vertélirale. Dans l'enfanco, elle est lo résultat du rachitisme. EHo se produit souvent au moment de la croissance, par suite do la prédominance de l'accroissement dos os sur celui dos muscles et des ligaments. Elle pont aussi ^tro le résultat d'une maladie des vertèbres :
Cyphon (gr. 10 fois).
arthrite vertébrale, mal de Pott. Les maladies cacheclisanles : la tuberculose pulmonaire, le cancer, la gastrite, l'entérite, conduisent aussi à la cyphose par l'atfaiblisseinent du système musculaire dorsal.
Lo traitement s'adresse à la cause et à l'cfl'et. D'une part, c'est le traitement de la maladie causale : l'exercice au grand air, les frictions, une alimentation substantielle; d'autre part, c'est uno gymnastique ot des anparcils orthopédiques appropriés et, dans certains cas, le rodrossomont sous le chloroforme par une pression énergique, maintenu par dos sutures des lames vertébrales ou par l'application d 'ai)pareils plâtres.
CYPHOSOMEou CYPHOSOMA (si) n. m. Genre d'insectes coléoptères sorricorues, famille dos buprostidés, comprenant des formes très voisines des capnodis, dont elles diffèrent par leur corselet dilaté on avant, leurs élytres moins allongés et plus larges en arrière. (On connaît doux ou trois espèces de r//p/iosomrt, habitant l'Asie occidentale et la région circaméditerranéenne. Toutes deux sont d'un cuivreux obscur, avec une ligne blanche longitudinale sur chaque élytre.)
CYPHOTIQUE (si, tik') adj . Qui se rapporte à la cyphose. Il Bassin cypholique. Bassin anormal dont la déformation est corrélative de la cyphose.
C'H'PRlEfi. [si'pré) n. f. Nom scientifique des mollusques du genre porcelaine.
Gypre. Géogr. V. Chypre.
CYPRÉIDÉS [si] n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes cténobranches, renfermant des animaux marins, carnassiers, à coquille en ovale allongé, à spire cachée, avec ouverture longue et étroite, en fente avec bords dentelés. — Vn cypréidé.
— Encycl. Les cypréidés ont un large manteau se développant en un lobe étalé de chaque côté sur la coquille; celle-ci est luisante, comme émaillée. Chez les jeunes individus, elle est plus largement ouverte et montre sa spire ; plus tard, elle change de forme, et l'ouverture étroite se termine par un canal à chacune de ses extrémités. Les cypréidés sont répandus dans toutes les mers, surtout dans les régions chaudes.
CYPRÈS {si-prè — du lat. cypressus ou atpressus, même sensi n. m. Arbre résineux, possédant un bois d'un grain très tin, bois en outre très résistant et presque incorruptible, se polissant très bien, il Cyprès du Japon, Nom vulgaire du cryptomeria Japonica. Il Petit cypi'ès. Nom donné au chmyiœajparis Laivsouiuna, arbre voisin des cyprès, ou encore à diverses plantes(e((/)/ioc6mc/irt/Ha'ci//jrtrjssms, etc.).
Il Cyprès faux thuya, Nom vulgaire du cnpressus thuyoides.
Il Cyprès pleureur ou Cyprès de Goa, Nom vulgaire du eupressus f/lauca. Il Cyprès chauve. Nom vulgaire du taxodier [taxodiùm distichum), grand arbre de la tribu des cupressinées, qui atteint quelquefois 40 mètres de haut, et dont les rameaux caducs portent de petites feuilles faussement distiques, d'un vert gai. (Originaire des lieux marécageux de l'Amérique du Nord, il s'est assez bien acclimate autour de Paris; son bois rougeâtre, résistant bien à l'eau, est utilisé pour les charpentes de navires.)
— Enxycl. Bot. Les cyprès sont des arbres monoïques, dont le strobile subsphérique, formé d'un petit nombre d'écaillés, dissémine des graines ù cotylédons peu nombreux (ordinairement 2, souvent 3 ou 4); leurs feuilles sont décussées, étroitement imbriquées et squaraiformcs. On en connaît une quinzaine d'espèces, des régions chaudes et tempérées do l'hémisphère nord : le cyprès commua {cxipressus sernpei'virens), originaire d'Orient, avec une variété horizontale et une variété pyi'amidale, peu résistant sous le climat parisien; le cyprès funèbre (c»/)r('s- SHS ftinebris), originaire de Chine; le cyprès à gros fruit (cupressus ma- Ci'ocarpa), à croissance rapide et plus résistant aux hivers parisiens.
Los cyprès sont souvent plantés en avenues comme brisevent. Leur bois excellent est employé en ébénisterio et pour faire des pieux de clôture, et lait l'objet d'un commerce important. Leurs fruits ou noix de cyprès sont quelquefois utilises comme astringents.
— Archéol. Très longtemps, lo bois de cyprès passa pour incorruptible; aussi compta-t-il, pondant l'antiquité et lo moyen âge, parmi les essences les plus rochercnées pour la tabletterie, l'ébénisterio et la construction. Il semble qu'au xiv» siècle, cet arbre, répandu surtout dans la région méditerranéenne, couvrait de véritables forêts uno partie do la Guyenne, aux alentours de Bordeaux. Les Anglais, alors maîtres du pays, se faisaient donner par lo garde de la foret une branche de cyprès en hommafi;o, pour la rapporter dans leur pays comme uno curiosfté rare. Cependant, le cyprès que Von trouvait alors en France semblait venir de Grèce, particulièrement do Candie.
— Mœurs, coût, et litt. Le cyprès est un arbre funéraire quo l'on plante autour dès tombes. Par suite, en littérature et surtout en poésie, on dit quelquefois : les cyprès pour signifier la mort, lo deuil, la tristesse. Changer les lauriers en cyprès signifie Changer la victoire en deuil, faire trouver la mort au sein de la victoire.
CYPRIAQUE {si-pri-ak') ou CYPRIQUE {si-prik') adj. Antiq. t^ui appartient à Cypre (Chypre) ou îi Aphrodite, déesse de Cypre : Le culte cypriaque ou cypriqdk.
Cypriaques (les), poème cyclique grec, qu'on attribuait à Stasinos, de Salamine, en Chypre. — Lo poème comprenait onze livres. Il racontait, dans un récit suivi, les événements de la guerre do Troie antérieurs à l'action do Y Iliade, on faisant, d'ailleurs, beaucoup d'emprunts aux poèmes homériques. A ses récits l'autour mêlait des considérations théologiques ot philosophiques. Il décrivait aussi avec complaisance los amours d'Hélène. Il no reste des chants cyprions que quelques fragments.
CYPRIDÉS (si)n. m. pi. Famille do crustacés ontomostracés ostracodos, comprenant les cypris ot autres formes A carapace minco, à antennes antérieures munies do soies, les inférieures modifiées en wattos, les yeux ordinairement réunis. (Les cypridés sont do petits animaux aquatiques, dont lu plupart habitent la mer. Genres principaux : cypris, candona, pontocypria.) — Un cYi'innii.
CyprOs.
CYPHELLE — CYPRINIDES
CYPRIDINE OU CYPRIDINA (si) n. f. Genre do crustacés, type de la famille des cypridinès, comprenant de petits aiimiaux marins, dont les nombreuses espèces sont répandiH^s dans lu Méditerranée, les océans Indien et Pacifique.
CYPRIDINIDÉS {si) n. m. pi. Famille do crustacés entomostracés ostracodos, comprenant les genres cypridine, philomeles, asierope, bradycinctus, et autres, caractérisés par la carapace cchancréo en avant pour donner passage aux antennes, et par l'abdomen composé de deux larges lamelles munies de crochets en arrière. — Un cypridinidk.
— Encycl. Les cypridinidés sont do petits animaux marins, qui se nourrissent surtout des cadavres de poissons et autres débris. Cette famille comprend de très nombreux représentants fossiles dans les divers étages du carbonifère, avec les genres actuels ou éteints : cypridine, cypridinelle , ci/pridelline , cypridelle , cypretle , lyprosis , cyptosi}ie, les lieux derniers palcozoïques, etc.
Cyprien, ENNE(.si-pn"-i?j, en') n. Syn. de Cypriot, otk.
— adj. Se disait par ticulièrem. d'un pied de vers composé d'une brève, d'une longue, de deux brèves et dune longue.
Cyprien (Thascius Caîcilius Cyprianus), évêque et martyr, né probablement à Carthage au commencement du HP siècle, mort en 258. Issu d'une famille sénatoriale, il reçut une brillante éducation et professa lui-même la rhétorique avec éclat. A trente-cinq ans, il fut converti à la foi chrétienne par un prêtre de Carthage nommé Cascilius. dont il unit le nom au sien, et reçut le baptême en 246. II vendit ses biens et en distribua le prix aux pauvres. Retiré dans la solitude, il se livra à l'étude de l'Ecriture et des écrivains ecclésiastiques, principalement de Tertullien. A la mort de Donat, évoque de Carthage (248), le peuple obligea Cyprien à accepter l'épiscopat. Convoquant de nombreux conciles, Cyprien s'efl'orça de réprimer la mollesse qui avait envaîii l'Eglise d'Afrique. Lors de la persécution de Dèce (250) il y eut des apostasies; nombreux surtout furent ceux qui achetèrent à prix d'argent des certificats de paganisme {hbellos). Cyprien se réfugia dans une retraite ignorée, d'où il ne cessa de correspondre avec les fidèles. Quand il put se montrer en public, à la fin de la persécution (251), il trouva l'Eglise d'Afrique profondément divisée. Il réunit un concile à Carthage, mais ne put empêcher un schisme de se pro duire, à l'instigation de Fortunatus, sacré évêque par les opposants Felîcissimus et Novatus. Ce fut ce dernier qui donna son nom au parti, lequel s'appela le parti des iiovatiens. Novatus ne craignit pas d'aller à Rome, braver le pape saint Corneille, qui s'était prononcé contre lui. Saint Cyprien fut moins heureux dans la querelle des rebaptisants. Le baptême donné par les hérétiques devait-il être renouvelé comme nul"? L'évêque de Carthage soutint l'affirmative, avec une vivacité excessive. Mais le pape tint bon, et saint Cyprien ne put faire prévaloir son sentiment. - La persécution de Gallus etde Valérien mit fin à la discussion. Saint Cyprien confessa sa foi devant le proconsul Aspasius Paternus et fut exilé à Curube, petite ville du nord de l'Afrique. Rappelé par lo successeur de Paternus, Galère Maxime, il subit un nouvel interrogatoire et fut décapité le 14 septembre 258. Saint Cyprien est un des plus illustres Pères de l'Eglise latine. Il a laissé soixante-seize lettres. Les plus remarquables parmi ses nombreux ouvrages sont les traités : De idoloru/n vanitate ; De unitate Ec~ clesix ; De lapsis; De exhortatîone martyrii. Son style est net, précis et vigoureux. — Fête le Ifi septembre.
CYPRIENNE [si-pri-èn') n. f. Archéol. Vêtement quo portaient les femmes italiennes au xiv* siècle.
— Encycl. La cyprienne éXaXt uno longue robe ajustée, sans plis, à corsage décTilleté très bas, en carré, avec manches larges; une série de boulons descendait du haut en bas sur le devant. Ces robes immo-
listement décolletées furent un sujet de 1 rmon pour plus d'un prédicateur, qui lonnait autant contre lo luxe do leurs boutons faits do gemmes et de perles quo contre leur coupe.
CYPRIÈRE {si) n. f. Lieu planté de cyprès.
CYPRIN ou CYPRINUS(sj', nuss — dugr.
ktipiinos, carpe) n. m. Nom scientifique dos poissons du genre carpe.
— Ency'cl. Lo genre cyprin so caractérise essentiellenVent par la tête forte, la bouche peu fonduo, ordinairement munie de quatre barbillons, l'onerculo strié, la nageoire dorsale précédée d'un rayon osseux, la nageoire anale armée d'un fort aiguillon. Il comporte, outre les carpes proprement dites, le sous-genro carassin, caractérisé par l'absence de barbillons. D'une façon générale, lo ncm do " cyprin » s'applique à noml)ro do poissons appartenant à la famille des cyprinidés, comme au poisson rouge, dit <• cyprin do Chine », qui est lo carassin doré. Lo cyprin ù cuir est la carpe à cuir; le cyprin Anne-Caroline, la carpo commune ; le cyprin bouche on croissant, lo choudrostomo nase ; le cyprin'hachette, l'ablette hachette ; le cyprin large, la brème bordelièro, comme lo cyprin niugile ; le cyprin ro- (enude, le rotengle; le cyprin rougeùtro.lo gardon; le cyprin siM-iulaire, la carpe à miroir; lo cyprin strié, la car^je do Kolbir ; le cvprin lauchor, la tanche ; lo cyprin vandoise, lo chevesne vàndoiso ; le cyprin verdûtro, la carpe commune.
CYPRINE ou CYPRINA (si) n. f. Genre do mollusques, type de la famillo des ci/prinidt's, renfermant des formes ;i coquille ovalo ou en cœur ou arrondie, convexe, revêiuo d'un épidormo épais, ot ayant ses bords lisses. (Les cypriiios iiabitent les mors do riiémisphèro nord.)
CYPRINE (ai) n. f. Silicate naturel appartenant au genre grenat.
(C'est uno variété d'idocraso do couleur bleu do ciol, qu'on trouve ù Cyiuiiu'.
Souland. en Norvège, et qui a été
ainsi appelée parce qu'on a attribué sa couleur ù. la présence d'une potiio quantité d'oxydo do cuivre.)
Cyprins. Mythoi. V. Cvpms.
CYPRINIDÉS {si) n. m. pi. Moll. Famille do mollusques lamollibranchessiphonions, comprenant des animaux marins à manteau ôpuis, ù branchies inégales. i\ pied mnssit
Dame v*t«o d'une cypriciiiift
CYPRINODON — CYRENE
et sillonné en dessous, à coquille épaisse avec valves égales, non nacrée à Tintérieur. — Un ctprinidé.
— Icht^'ol. Famille de poissons physostomes, comprenant les carpes, les tanches, les ablettes, et autres poissons d'eau douce, à corps épais, comprimé latéralement, à mâchoires faibles, sans dents, celles-ci n'existant que sur les os pharyngiens.
— Encycl. Nioli. Les cyprimdcs sont répandus dans les mers de l'hémisphère boréal, les formes fossiles apparaissent dans le crélacé. Genres principaux : cyprine, pyqocardia, veniella, vetiilicardia, isocaraia, Ubitina, coraÛiophaga, etc.
— Ichtyol. I^es ct/prinidés sont abondamment répandus dans les eaux douces de l'ancien monde; ils les aiment calmes, qu'elles soient courantes ou dormanies. Généralement herbivores, sans moyen d'attaque, ils sont la proie des autres poissons et ieur'espèce ne subsiste que grâce à leur fécondité prodigieuse. Cest pour cette raison que la carpe fut consacrée à Vénus, dont on lui donna le nom. Dès l'époque tertiaire, les cyprinidés sont représentés par les genres actuels et aussi quelques-uns éteints. Les genres principaux des cyprinidés sont : carpe, carassin, tanche, oarf/eait, goujon, 'aidopyge, bouvière ou rhodeus, brème, blirra^ peiecus, aspe, leucaspius, ablette, leticiscus {gai'don et chevesne), telesles,vairo7i, choridrostome, catostome.
CYPRINODON {si^ n. m. Genre de poissons phvsostomes, famille des cyprinodontidês, comprenant de petites formes à bouche horizontale, étroite, à dents pointues sur une seule rangée, à écailles larges.
— Encycl. Les cyprinodons sont des habitants d'eaux saumûtres : on en connaît une dizaine d'espèces, répandues dans les régions désertiques et arides de l'hémisphère boréal, en Europe comme en Syrie et en Ethiopie, en Californie et au Texas. Les nageoires ventrales, comme pour beaucoup de poissons des sables, disparaissent souvent. petits et oxtraordinairement agiles, les cyprinodons nagent par troupes : ils sont vivipares.
CYPRINODONTIDÉS {si) n. m. pi. Famille de poissons phvsostomes, caractérisés par l'absence de barbillons, la
Îtrèsence de dents au pharynx et aux mâchoires, la tête et 0 corps couverts d'écaillés.— Un ctprinodontidr.
— Enctcl. Les cyprinodontîdcs sont ordinairement vivipares ; leurs dents pharyngiennes sont seules en velours; leur nageoire dorsale est très rejetée en arrière ; ils habitent les eaux douces des régions chaudes et tempérées. Genres principaux :
anableps , psecilia, oreslias, cyprinodon, liaplochilus, fundulus.
Cypriot, OTE n. et adj. Syn. de Chypriot, orE.
CYPRIPÈDE (si) n. m.
Genre d'orchidées, type de la tribu des cypripédiées, comprenant une vingtaine d'espèces, qui croissentdans les régions chaudes et tempérées de l'hémisphère nord. (Les cypripèdes ont des fleurs de grande taille, d'un© beauté remarquable ; ils sont recherchés comme plantes d'ornement. Ils doivent leur nom scientifique, comme leur nom vulgaire [sabot de Vénus], à la forme de leurs fleurs.)
GYPRIPÉDIÉ. ÉE {$i) adj. Qui ressemble ou qui se rapporte au cypripède.
— n. f. pi. Tribu de plantes, de la famille des orchidées, ayan: pour type le genre cypripi-.dc ,
caractérisée par trois élamines et \\\\V\i1i
un stylo divisé en trois régions. vWWMM^ f,
Une CTPRIPÉDIÉE.
CYPRIQDE adj. Antiq. Syn. de /^^^^^^W/
CVI'KIAQLK.
CYPRIS (si-priss) n. f. Genre de crustacés, type do la famille des cypridés, comprcnantdcs formes d'eau doaco ou salée, caractérisées par
leurs antennes supérieures à Ion- Cypris (gr. 15 fois). gTies soies, la brièveté du palpe des
pattes-mâchoires. fLes cypris sont représentés en Europe par de nombreuses formes, fréquentant surtout les eaux douces. Les cypris sont les monocles des anciens auteurs.)
Cypris. Myth. gr. Un des surnoms de l'Aphrodite grecque, dont hérita la Vénus latine. On appelait ainsi cotte déesse, parce que. suivant la légende, elle était née de l'écumo des flots, près de Tilo de Chypre ou Cypre, et parce que, dans cette île, plusieurs sanctuaires célèbres lui étaient consacrés (à Papbos, Amathonte, etc.). [Certains poètes français ont écrit Cyprine; mais la vraie forme est Cypris (gr. Kupns).]
CYPRITE n. f. Miner. Syn. decnAi.cosiNE.
Cypbus, nom ancien do l'Ile de Chypre.
CYPROSITE [Si) a. f. Miner. Sulfate hydraté naturel de fer.
CYPSËLE 'ii) n. m. Ornith. Nom scientifique du martinet.
CYPSÉLÉE 'si) n. f. Genre d'herbos annuelles de la famille des Hcoidéos, tribu des aizoïdées, renfermant une seijlo espèce, qui croit à Saint-Domingue.
GypsÉLIDES (dynastie des), dynastie corinthienne, fon'lée par Cvpsélos au milieu du vu* siècle av. J,-C. Le plu^ célèbre '/es Cypsélidcs est Périandre, fils de Cypsélos.
CYPSÉL1DÉ3 (*0 n. m. pi. Famille d'oiseaux passereaux lissirostres.comprcnant les martinets et salanganes, girnrcs ressemblant aux hirondelles, à ailes longues, étroites, falquécs, ù. tarses courts et emplumés, à queue n'ayant que dix rectricos. — Un cypsrliijk.
— E.scvci.. Par la forme do leurs ailes à bras court et à main très longue, comme par celle de leur queue, les cypsélidcs «o rapprochent iMjaucoup pins dos trochilidés que des hirundinidé». Tous sont criards, volent très bien et trèM vite, et vivonl et nichent oo grandes troupes;
Cj-pripèdes : 1. Calceolus; 2. Sanâerianiim.
leurs nids, maçonnés ou faits de débris végétaux, sont agglutinés avec leur salive visqueuse. On divise les cypsélidés en deux tribus : cypsrlincs et chxturinés.
CYPSÉLINÉS (si) n. m. pi. Tribu d'oiseaux, famille des cypselî'lrs. roiiiprenant les genres martinet ^rypse/its), salangane {coloculia) et dendrochélidon. — Dn CYPsriLiNÉ.
CYPSÉLODONTE (si) n.m. Genre de sou-s-arbrisseaux, de la famille dos composcos-inuloïdées, qui croit au Cap.
CYPSÉLOMORPHES (si) n.m. pi. Groupe d'oiseaux passereaux, qui réunit les oiseaux-mouches, les engoulevents et les martinets. ( Cette division des cypsélomorphes, dite aussi i< des macrochiros », n'a pas été généralement adoptée.) — Un cypsklomorphe. V. fissirostres, et ti;nuirostkes.
Cypsélos, tvran de Corinthe (vn« s. av. J.-C). Par son père Eéiion, il était d'humble origine; mais, par sa mère Labda, il appartenait à la famille royale des Bacchiades. L'oracle de Delphes annonça que l'enfant né de Labda serait fatal aux siens. Aussi les Bacchiades résolurent-ils de tuer cet enfant dès sa naissance. Sa mère le cacha dans un coffre (gr. xu^-i).!]) ; c'est l'origine de son nom, suivant Hérodote. Devenu grand, Cypsélos se mit à la tôte du parti démocratique, chassa les Bacchiades, et s'empara du pouvoir (vers G5S). II rendit Corinthe très puissante, régna plus do trente ans, et eut pour successeur son fils Périandre (vers G28). On consacra à Olympie, dans le temple de Héra, le coffre où Cypsélos avait été cache à sa naissance. Au second siècle de notre ère, Pausanias vit encore à Olympie ce singulier ex-voto. En raison de la beauté du travail, et aussi de son ancienneté, le coffre de Cypsélos était célèbre chez les Grecs.
CYPSELUS (si-psé-luss) n. m. Nom scientifique des oiseaux du genre martinet.
GYPTONISME [si, 7tissm' — gr. kiiptonismos ; de kuptein, être penché) n. m. Antif(. Supplice qui consistait à placer le patient dans une cage de bois de petite dimension, où il était obligé de tenir son corps courbé.
Cyr ou Gyrique (saint), martyr de Tarse, en Cilicie, au IV" siècle. C'était un enfant de trois ans. Arraché des bras de sa mère, sainte Juliette, la tradition rapporte qu'il no cessa de crier : « Je suis chrétien! » jusqu'à ce que le bourreau lui eut brisé le crâne, en le précipitant à terre. Fête le 16 juin. — Un autre saint Cyr, d'abord médecin, puis moine, souffrit le martyre à Alexandrie, en 311. Fôto le 31 janvier.
Cyrano de Bergerac (Savinien de), cinquième enfant d'Abel I"dc Cyrano, sieur de Mauvières, Bergerac et Saint-Laurent, écùyer, et d'Espérance Bellanger, naquit à Paris en 1619, dans la paroisse Saint-Sauveur. A sept ans, en compagnie de Henri Lebret, plus tard prévôt du chapitre cathédral de Montauban, qui se lit son biographe, Cyrano commença ses études chez un curé do campagne, et les continua au collège do Beauvais jusqu'en 1637. L'année suivante, il assista au siège do Mouzon, en qualité do garde-noble, sous les ordres du capitaine Carbon de Casteljaloux, fut blessé, se rétablit promptement, et entra dans les gendarmes du prince de Conti.
Mais, en 1640, il reçut devant Arras un terrible coup d'épée à la gorge et termina là sa courte carrière militaire. De retour à Paris, il suivit de vive force le cours privé de Gassendi, dont les leçons firent de lui un libertin.
En 1653, entré comme domestique chez le duc d'Arpajon, qui le logea dans son hôtel du Marais, il fut frappé à la tête par une pièce de bois détachée de la toiture, accepta l'hospitalité de Tanneguy Regnault des Bois- Clairs, grand prévôt do Bourgogne et de Bresse, passa chez lui quatorze mois et, se sentant mourir, se fit transporter chez un de ses cousins, Pierre, où il s'éteignit cinq jours après (1655).
Cyrano emprunte ses tendances aux groupes des libertins, ici philosophes hardis, là galantms de ruelles, là encore goiutres do cabarets; et de ce mélange de libertinage, de précieux et de burlesque, naît sou œuvre souvent bizarre, mais toujours intéressante. Ses Lettres, parfois jeux d'esprit sans grande valeur, se haussent en certaines rencontres à l'article polémique virulent [contre MontflrAiry, contre d'Assoiicy, contre Scarron), ou au plaidoyer éloquent {contre les nu'deciiis, pour et contre les sorcih's, contre les Frondeurs). — Sa comédie, le Pédant joué, dans laquelle il drapo son ancien régent Granger, est à noter en ce qu'il a introduit au théâtre le pay.san ; sa tragédie, la Mort d'Agrippine, en ce qu'il a pris la scène pour une tribune, d'où Séjanussert do porte- paroles aux libertins de son temps. Son Autre monde, voyage imaginaire aux régions do la Lune, du Soleil, et dans le royaume des Oiseaux, pose et parfois résout avec hardiesse de graves questions sociales et scientifiques. Il a laissé un Fragment de physique et quelques Poésies. Cet homme, dont on a voulu faire un matamore, et même un fou, fut aimé de tons ceux qui le connurent pour sa bravoure, sa haute intelligenc*;, son grand cœur, sa nature enthousiaste.
— BiBt.iooR. : A. Jal, Dict. crit. {Paris, 1872); Th, Gautier, les Grotesfpies ;Paris, 1882); Pierre Brun, S. de Cyrano de Bergerac (Paris, 1S93).
Cyrano d8 Bergerac, comédie héroïque en cinq actes, en vers, do Edmond Rostand, représentée à Paris, sur lo théâtre do la Porte-Saint-Martin, le 28 décembre 1897. Elle obtint un très vif succès, grâce à. sa fantaisie comique, à sa grâce morale, à sa fleur chevaleresque, qui sont comme les qualités distinctivos do lïimo française. Nous suivons Cyrano à VHôtel de Uourgogne. où se coudoioiu précieux, burlesques, ivrognes, tiro-laino, comédiens, soigneurs, tons gens chers au public ; nous entrons dans la Jlôtisserie du pàtissier-poèto Rapuonoau, où Cyrano apprend que Roxano, qu'il adoi-o, aime Christian de Noiivillette, et il se dévoue à co rival, lui permettant do rire do son npz, l'approvisionnant do concetll ot rédigeant ses
Cyrano de Bergerac.
lettres d'amour ; nous assistons au Baiser de Boxanr, après que Cyrano a soufflé les paroles de Christian au pied du balcon adornô de glycines ; nous pénétrons dans le Camp des cadets de Gascogne, où Roxane rejoint son mari et ravitaille l'armée; ot, quand Neuvillette a été tué, emportant dans la tombe le secret de la tromperie sublime do C^'rano, nous le retrouvons, quinze ans après, toujours épris, toujours spirituel, se trahissant sans le vouloir et, jusque dans la mort, gardant son panache. On pourrait bien objecter que cette comédie, écrite en vers souples et étin^elants (le couplet du nez, la ballade des cadets, etc.), et qui a fait prononcer les noms de d'Urfé, do Scarron. de Regnard, de Marivaux, de Dumas père, de Victor Hugo, de Richopin, s'écarte de la vérité historique; que Cyrano fut Parisien, non Gascon ; que Roxane est travestie, ainsi que Christian, et Ragueneau, et Guicho ; qu'il y a foule d'anachronismes et trop de faiblesses. Mais ces réserves n'empêcheront point que >• la presse » fut unanime à s'enthousiasmer pour la comédie héroïque de Rostand.
CYRBASIE {.tir, zl) n. f. Antiq. Nom que l'on donnait à la coiffure appelée aussi cidaris.
CYRBE (sirb' — du gr. kurbis, même sens) n. f. Antiq. gr. Colonnes tournantes, pyramides tournant sur un pivot, où étaient gravées les anciennes lois d'Athènes.
GyrÉNAÏQUE, nom donné autrefois à la partie orientale de la Tripûlitainc, qui tirait son nom de la ville do Cyrène. Cette dénomination désignait, tantôt l'ensemble du pays actuel de Barka, du fond de la grande Syrte au gollo de Soloun, et des rivages de la Méditerranée au groupe des oasisd'Aoudjelah et de Djalo, tantôt dans une acception plus restreinte, le plateau de forme ovale, qui s'étend
Monnaie do Cyrénaïque.
entre lo 32" et le 33" degré N. Ce plateau accidenté, montueux, large de lio à 125 kilom., long de 180 à lOO, a uno superficie d'environ 21.000 à 22.000 kilom. carr. Il formait, avec le littoral adjacent, la Pentapole cyrénéenno, la région dos cinq grandes villes de Ja Cyrénaïquo : Cyrène ( Qrennah), Apollonie ( Marsa Sousa) , Ptolémais (Tolmetta), Teuclieira (Tokra), Bérénice (Benghazy). La Cyrénaïquo correspond au pays actuel de Barka et forme lo vilayot de Benghazy.
GyRENAÏQUE {si, na-ik') ou' GyRÉNÉEN, ENNE {si, né-in, é7i), personne née à Cyrène, ou qui habitait cette ville. — Les Cyréna'iques (ou Ctrénékns).
— Adjecliv. Qui appartient à cette ville ou à ses habitants : Histoire cyrénaïque (ou cyrilNéenne).
GYRÉNAÏQUE {si, na-ik') adj. Pharm. anc. \\ Suc cyrénniqup. Espèce de gomme que les anciens tiraient de la Cyrénaïque.
CYRÉNAÏQUES {si, na-ik') n. m. pi. Hist. relig. Nom donné à des sectaires du ii* siècle, qui niaient l'efficacité do la prière. — Un cyrénaïque.
— Philos. Se dit des doctrines et des disciples d'Aristippe, fondateur de l'école de Cyrène : Les cvrénaÏques plaçaient le souverain bien dans les plaisirs des sens modérée par la raison. (Complém. de l'Acad.)
— Éncvcl. Philos. Les philosophes cyrénaîgues furent ainsi nommés à cause de la ville de Cyrène, qui était la patrie d'Aristippe, leur chef, et ou leur école se développa. (v. Abistippe.) Les préceptes du maître, recueillis par sa fille, Arété, furent systématisés par Aristippe lo Jeune. La théorie fut développée par Théodore l'athée dans le sens d'un individualisme qui secouait toute règle. Hégésias en tira une sorte de pessimi^7me, qui le faisait conclure au désir de la mort. Annicéris s'efforça, au contraire, au nom des mêmes principes, de réhabiliter les vertus morales. L'école disparut dans les premières années du iv» siècle avant notre ère.
CYRÈNE ou CYRENA [sî-ré) n. f. Genre do mollusques, type de la famille des cyrénidés, renfermant plus de quatre-vingts espècesdes régions chaudes. (Les cyrènes sont souvent d'assez grande taille; leur coquille, ovale ou presque circulaire, prend, par son épidémie, un aspect corné.)
Cyrène, ville principale de la Cyrénaïque, fondée au vil" siècle av. J.-C. par des colons dorions de l'îlo do Thôra (Santorin) que conduisait Battes, lo chef do la dynastie des Battiades. Les Doriens portèrent avec eux 'lo culte d'Apollon, leur dieu national, et donnèrent à leur villo lo nom do la nymphe Cyrène, chère à" Apollon .
Grâce à la richesse de son territoire? , grâce au voisinage do plusieurs sources (fontaine d'Apollon), grâce à la salubrité de son climat {600 m. d'altitude), Cyrène devînt rapidement prospère, comme Leptis et Cartilage, ses rivales de l'Afrique du Nord. Enrichis par leur commerce avec l'Afrique intérieure, les Cyrénéons s'adonnèrent au luxo ot à la mollesse. Patrie d'Aristippe, le chef do l'école philosophique do Cyrène, do Callimaqiic, do Carnéado et a'Kralosthôno, Cyrène occupe une place assez brillante dans l'histoiro de riiellénisme. Son ancienne importance ost attestée encore par l'étenduo de ses ruines. Sa nécropolo ost une des plus vastes et des mieux conservées do 1 ancien monde. Les tombeaux, en grande partie creusés dans le calcaire à nummuli tes, sont de stylo dorique. Ruinée par l'invasion arabe du vir siècle av. J.-C, la villo
Cyrène.
Monnaie de Cyrène.
La nymphe Cyrène couronnée
par la Libye (bas-relief de la Cyrénaîque).
Un
ost dosorto; mais oUo a laissé son nom au silo qu'ollo ofcupait. Qrcnnah, ruiiciouno Cyn'^no, est à oiivinm 16 kilomotros do la mor, sur lo rebord septentrional du plateau do la Poutapole. Son port, ApoUouio, ost lo port actuel de Marsa Soiisa.
CyrÈNE. Myth. gr. Nymphe tliossalionne. fille d'H^psrtus, oL nu-re d''Arist6o. LUo lut aimoo d'Apollon, qui 1 enleva sur lo Pclion et la transporta on Libye. Kilo donna son nom àlavillo do Cyrène. — Nymphe aiunio i'Arôs ; mère do Dioinùde.
CyRÉNÉEN, ENNE [si, né-in, t'u'\ n. ot adj. Géogr.
anC. V. CYKENAlQUi:.
CYRÉNELLE (si, iiêV) n. f, Gfiirti do inulliis([ues, typo do la famille dos cijri'neÙÎdés, comprenant dos formes à cotiuillo arrondie, ventrue, mince, couvorlo d'un ôpidormo, avec charnièro ayant trois donts cardinales à droite ot doux à gauche.
(Los cyrcnelles habitent les cours d'eau do l'Afrique occidentale ; elles sont do taillo moyonne.)
CYRÉNELLIDÉS (si, rtèV) n. ra. pi. Famille do mollusques lamellibranches ou pélécypodes, comprenant le seul genre cyrénelle
CYUKNELI.IDE.
CYRÉNIDÉ5 {si) n. m. pi. Famille de mollusques lamellibranches ou pélécypodes, compronaut des animaux d'eau douce ou saumâtre, caractérisés par leur manteau ouvert en avant, leur coquille à valves égales, couverte d'un épidémie, non nacrée, avec doux ou trois dents cardinales à la charnièro. (Les cyrénidés sont répandus sur tout le ^lobe; les formes fossiles apparaissent dans le terrain jurassique. Genres principaux : cyrène, covbicule,sphœriu7n, pisidium, rjalatée, fischérie.) — IJn Cyrénidè.
CYRESTIS [si-ré-stiss] n. f. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocéres, famille des uymphalidés, comprenant de beaux papillons à ailes larges et assez courtes, les inférieures allongées. (Les cyrestis habitent les régions tropicales do l'ancien monde et fréquentent les forêts.)
GyriADÈS, tyran romain, mort en 259 do notre ère. Il appartenait à une famille noble et riche. Ayant volé des sommes considérabios à son père, il s'enfuit on Perso; il fut bien accueilli par Saper, le décida à faire la guerre aux Romains, et reçut lo commandement do son armée. Cyriadès s'empara d'Antioche et de Césarée, prit le titre de César, puis celui d'Auguste, répandit la terreur dans tout l'Orient, et fut mis à mort par ses propres soldats, lorsque Valérieu marcha contre les Perses.
CyriaQUE (saint), patriarche de Constantinople, nommé en 59(5, mort en 616. Le papo saint Grégoire le Grand l'honorait de son amitié; aussi fut-il vivement affligé lorsque Cyriaque, résistant à ses instances, refusa do renoncer au titre do patriarche œcuménique. Plus tard, Cyriaque sut réparer cette faute par sa charité envers les pauvres et les malheureux; en particulier, il n'hésita pas à exposer sa vie en donnant asile à l'impératrice Constantine et ù ses trois filles, que l'empereur Phocas menaçait de mort. Honoré dans l Orient, son culto s'est répandu jusque dans l'Eglise latine. — Fètelo 27 octobre.
Cyriaque (saint), martyr du iv« siècle. Il soulfrit en Arménie, avec ses six frères, dans la persécution dcGalôro. — Fête lo 24 juin.
Cyriaque Fizzicolli, plus connu sous lo nom de Cyriaque d'Aucôue, archéologue italien, né à Ancône ver'' 1391, mort à Crémorio vers 1450. Il voyagea surtout en Orient, étudia les antiquités et écrivit des ouvrages nui ne furent publiés que plusieurs siècles après sa mort : kyriaci Anconitani itinerariam (17-12); Inscriptioncs et epi'jyammala t/rs-ca et latina (1717) ; etc.
CYRILLE {si-ril') n. f. Genre d'arbrisseaux, type do la famille dos o/rillccs, renfermant une sculo ospcco, qui croit dans l'Amérique boréale.
Cyrille (saint), patriarche do Jérusalem, né dans cette ville on 315, mort en 386. Il fut ordonné diacre en 331 et prctro en 335. Pcmdant quinze ans, il fut chargé ù Jérusalem de l'instruction des catéchumènes, ot c'est alors ((uil composa sos Cali'chrscs. Nommé on 350 patriarche
o Jérusalem, il fut déposé une promiôro fois par Acacc, évoque arien do Césaréo ; rétabli ou 359, il fut do nouveau déposé et exilé par un édit do l'empereur Valons, partisan do l'arianisme. Il no put reprendre possession do son siège qu'en 378, sous l empereur Graticn; il assista au ])remier concile œcuménique de Constantinople (381) et s'y montra l'éloquent défenseur do !a foi do Nicée. La nieillcuro édition des Catéchèses do saint Cyrille est celle do 1770. — Fête le 18 mars.
Cyrille (saint), patriarche d'Aloxandrio, né vers 370, mort eu 411. Après avoir étudié les lettres profanes à Athènes, et pratiqué la vie monastique sur lo mont Carmol, Cyrille succéda, sur lo siègo patriarcal d'Alexandrie, à sou onclo Thôophilo (412), ot se montra, dès lo début do sou pontiticat, un véhément défenseur do la foi orthodoxe. Il lit fermer les églises occupées par los novations, et expulsa les juifs do leurs synagoj;ues (4151. Cette mémo année, les dis:scntim''nts survenus entre lo patriarche ot lo pr(''fet d'Alexandrie suscitèrent uno émonto, au cours de laquelle, Ilypatia, philosophe platonicienne, fut massacrée par la foule. Quand éclata l'iiérésio ncsiorienno, saint Cyrille la rondanina huinéum dans douze Annthèmcs qu'il publia, l)uis il obtint qu'elle ftU condamnée à Rome par lo pape
CYRENE
CYRTOMETRE
Saint Célostin. Kniin, il présida en 431, on qualité do légat Concile ci'cuméniquo d'Lphèso, qui déduit l'unité <le la personne divine en Jésus-Cnrist, proclama
du saint-siègo, lu Ce
la sainte Viorgo mèro do Dieu, ot déposa Nostorius. Cependant le patriarche d'Antioche, Jean, parvint par sos intrigues à obti^nir de Théodore la (b'-position de son collègue d'Aloxandrio ; mais l'empereur no larda pas ù reconnaître son erreur, et saint Cyrille, rétabli sur sou siège, gouverna paisiblement sou église jusqu'à su mort. Il avait
composé do nombreux ouvrages; quelquos-uns seulement nous sont parvenus, entre autres ses J/omélies, ses Epltres, un traité sur ÏJncarnatiou et la moitié de sa Défense du christianisme, qui contient uno ^^ruudo partie du texte de l'ouvrage do l'cmporeur Julien, intitulé Discours aux Gentils. — L'Eglise l'honore lo 28 janvier.
Cyrille (saint), apôtre des Slaves, né à Salonique en 827, mort i\ Home on 869. 11 avait reçu au baptême le nom do Coustantiu, sous lequel il fut longtemps counu. Avec son frèro Méthode, il suivit à Constantinople los leçons do Photius, et fut surnommé le Philosophe, après avoir victorieusement réfuté la doctrin»! do son maître sur la dualité du principe spirituel dans l'homme. Ordonné prêtro, il se retira dans un monastère. Mais lo chef dos Kliazares, qui régnait sur lo cours inférieur du Volfira, ayant demandé àMichcl III un missionnaire, pour instruire son peuple dans la foi, l'emporour lui envoya Constantin (S60), qui convertit en eflot les Khazarcs et découvrit, en Crimée, les reliques de saint Clément, quatrième successeur de saint Pierre sur le siège pontifical. Sacré évoque, Constantin prit le nom do Cyrille ot, de concert avec son frèro Méthode, entreprit la conversion do la nation slave' établie dans la Dalniati(% la Hongrie et jusque dans là. Pologne. Cyrille inventa l'alphabet dont se servent encore aujourd'hui les Russes, les Serbes, etc.; il traduisit la Bible ot la liturgie grecque en langue slavonne. Vivement attaqué pour cette raison par l'archevêque latin de Ratisbonne, il se rendit à Romo et y porta avec lui les reliques de saint Clément. Le pape Adrien II l'accueillit avec honneur, lui donna gain de cause et approuva la liturgie slavonne qu'il avait instituée. Saint Cyrille et son frère saint Méthode sont honorés lo 9 mars par les Latins, le 6 juin par les Grecs schlsmatiques. Le pape Léon XIII a étendu leur office à toute l'Eglise cathohc[ue.
Cyrille de Scythopolis , moine et hagiographo du vi« siècle, disciple de saint Sabas. Il a laissé les X'ies de saint Eutliymius, de Joannès Hesychasto ou le Solitaire et de saint Sabas.
Cyrille Lucar, patriarche et théologien grec, né dans l'ilo do Candie en 1572. Pendant un séjour en Allemagne, il embrassa les doctrines du protestantisme et les rapporta en Grèce. Elu d'abord patriarche d'Alexandrie, il devint patriarche do Constantinople en 1621. Mais ses tentatives pour introduire les doctrines protestantes dans l'Eglise grecque soulevèrent contre lui le clergé d'Orient, qui le fit exiler à Ténédos, en 1636. L'ambassadeur anglais obtint le rappel de Cyrille Lucar, qui fut assassiné à son retour.
Cyrillée (Cyrille) : a, tieur; b, fruit.
CYRILLE, ÉE {si) adj. Bot.
Qui ressemble ou qui se rapporte à la Cyrille.
— n. f. pi.' Famille de plantes, qui comprend les genres Cyrille, cil ftonieetcostée. (Les flours sont petites, régulières, hermaphrodites, réunies en épillets. Le calice est quinquépartite; la corolle a cinq pétales hypogynes ; l'androcéo possède cinq ou dix étamines,et l'ovaire est surmonté d'un style simple ou divisé dès sa base. Les huit espèces décrites appartiennent aux régions chaudes de l'Amérique.) — Une cyrillée.
CYRILLIEN. ENNE {si, li-in, en) on CYRILLIQUE {si, liW] adj. m. Philol. So dit de l'alphabet slave attribué à saint Cyrille do Salonique. ii Littérature cyrilliijue. Ensemble des textes ecclésiastiques rédigés au ix' siècle en slavou, et écrits avec l'alphabet cyrillique.
— Encycl. "V. GLAC.OLiTKjuE (alphabet).
CYRIODÈRE ou CYRIODERA [si, dé) n. f. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des cétonidés, dont la seule espèce est uno belle cétoine de Madagascar, de taillo moyenne, brun rou^eitrô, avec quatre petits tubercules sur la région postérieure du corselet chez les niMos.
Cyrnos, fils do Polypaos, nom d'un Mégarien qui est très souvent mentionné dans les poésies do Theognis (seconde moitié du vi" s. av. J.-C). Ce Cyrnos ou Kyrnos était un jeune homme do noblo famille, peut-étro proche parent du poète. Celui-ci lui avait dédié bon nombre do sos élégies. Theognis y prècliait ù son ami la piété envers les dieux, lo respect des parents, la modération ; mais, en mémo temps, il s'élève avec vigueur contre los injustices dont le monde ofTro lo spectacle.
Cyropédie (la), c'est-à-dire VKducntion de Cyros, par Xénophon. Cet ouvrago.cn huit livres, date dolavioillosso do l'auteur (^second tiers du iv" s. av. J.-C); ot c'est assurément 1 un do ses chefs-d'œuvre. Quoique lo cadro ot certains faits soient empruntés à la réalité, c'est une œuvre d'imagination et do théorio politique, un roman historique, dans lequel la réalité occupe beaucoup moins do place que la fiction. Co n'est pas uno histoiro, mais lo développement d'un système d'éducation; ot l'autour ne suit son héros dans toute sa carrière que pour montrer les résultats do co système. Il fait la satire do la plupart des législateurs, qui no songent qu'à punir lo mal par leurs lois, au lieu do lo prévenir par l'éducation. Il so complaii. dans la peinture do ces maisons modèles qu'il appelle du beau nom d'écoles publiques de justice. Presque toutes les questions qui intéressent un roi ot un chef niilitairo se trouvent posées et résolues dans los entretiens do Cyros avec son père Cambyso. Cette éducation est si parfaite quo, dès sa jeunesse, Cyros est un prince accompli, ani|Uol l'expérience n'a plus rien à approndro. Lo type do Cyros ne so rapporte nullement aux coutumes dos i^erses, mais souvent à celles dos Spartiates. Colto monarcliio équilibrée quo prêche parloul Xénophon ost celle do Sparte ot nullement la royauté despotique dos Perses. Cyros est l'idéal du prince à f'époquo do Xénophon, parlant des devoirs de la royauté comme un philosuidio.
GYROPÉDIQUB (51, dik') adj. Qui u rapport à la Cyropédie do Xénophon.
CYROSITE (si~ro) n. f. Miner. "Variété de marcasito avec arsenic et cuivre. Syn. kykositk.
CYROYER {si-i'o-a-ié) n. m. Arbre des Antilles, qui a la taille et l'aspect d'un pommier, et dont les fruits sont comostiblcs. V. RHEiiUiii.
CYRTANDRACÉ, ÉE [sir', se) adj. Bot. Qui ressemble ou qui SO rapporte aux cyrtandres.
— n. i. jd. V. UYhTANDRliliS.
CYRTANDRE {sir') n. m. Genre do plantes, tj^po de la tribu d(.'s cyrtandrées, comjprenaut une soi.xantaine d'espèces, qui croissent dans 1 Inde et à Java.
CYRTANDRE, ÉE (sir) adj. Syn. de cyhtanoracÉ, ÉE.
— n. f. pi. Tribu do plantes, du la famille des gesnériacées, ayant pour type le genre cyrtciidre, et érigée par quelques auteurs en famille distincte, sous le nom de cifrtandracées. (Elle est caractérisée par un ovaire supèro, des placentas pariétaux, un fruit capsulaire. On la divise on cinq sous-tribus : colurnnées, eucyptandrées, a^schynatiiUêes, oesk'ri'.-cs, didyi/iocarpées.) — Une cyrtandrée
CYRTANDROME {sir') n. m. Genre d'arbustes glabres, de la famille des gesnéracées, tribu des cyrtandrées, soustiibu des didymocarpées. (Les quatre espèces connues croissent dans l'archipel malais.)
CYRTANTHE [sir') n. m. Genre de plantes bulbeuses, de la famille des amaryllidêes, tribu des amaryllées, com- |)ronaiit cin(i ou six espèces, qui croissent au Cap.
CYRTANTHÈRE {sir') n. f. Genre d'arbrisseaux à fleurs rouges, de la famille des acanthacées, tribu des gendarussées, originaires de l'Amérique.
CYRTANTHÉRÉ, ÉE (sir) adj. Qui ressemble ou qui so rapporte à la cyrtanthèro.
n. f. pi. Tribu de plantes, do la famille des acantha-
TANTHÉRÉE. *
cées, a^'ant pour type le genre cyrtanthère. — Une cyr-
CYRTANTHÉRELLE (siV. rèV) n. f. Bot. Genre d'acantliacées, habitant l'Amérique et intermédiaire entre les cyrtanthères et les séricographes.
CYRTIA {sir'-ti) n. f. Paléont. Genre de moUusco'ides brachiopodcs articulés, famille des spiriféridés, comprenant de coquilles trigones, presque pyramidales, imperforées, dilîérant des spirifères par los cônes spiraux de la valve dorsale, dont l'extrémité est dirigée vers le sommet.
CYRTIDÉS {sir') n. m. pi. Famille de protozoaires radiolaires prolycystines, comprenant des formes à coquille troillissée, contenant la capsule centrale, qui est logée à sa partie supérieure, et qui est lobée inférieurcment. (Les cyrtidés se subdivisent en cinq tribus ; monocyrtinés, zigocyrtinés. dicyrli)tés,stichûci/rtinés,polycyrtinès. que certains naturalistes ramènent seulement à deux, étant données les formes variables de ces microorganismes dans une mémo espèce. — Un cyrtidé.
CYRTINEouCYRTINA(s(V')n. f. Genre de moUusco'ides brachiopodes, famille des spiriféridés, très voisin des cyrlia. dont on peut le considérer comme un sous-genre, et renfermant des formes réparties du dévonien jusqu'au trias.
CYRTOCALPIS {sir', piss) n. m. Zool. Genre de protozoaires radiolaires, famille des monocyrtidês, comprenant des animalcules marins à coquille treillissée, olliptuiue ou fusi forme, rétrécîe vers la bouche. iOn peut prendre comme type de ces radiolaires microscopiques le cyrlocalpis aynp/iora, de la Méditerranée.)
CYRTOCARPE {sir) n. m. Genre d'arbres, do la famille des lérébinthacéos-anacardiées, renfermant une seule espèce, qui croit dans les régions tropicales.
CYRTOCÉPHALE [sir se — du gr. hurlos, courbé, et képhalè, tète) adj. Eu T. do zool.. Qui a la lélo courte et ramassée.
CYRT0CERA3 {sir\ sé-rass) n. m. Paléont. Genre do mollusques céphalopodes tétrabrancbiaux, famille dos naulilidés, comprenant dos coquilles arquées, à petit siphon, en cylindre ou en disque, à ouverture simple.
— "Encycl. On connaît près do cimj cent cinquante espèces do cyrloceras, fossiles dans tous los terrains do transition.ot répandus surtout dans lo silurien supérieur, dans riiémisphôro boréal. On a subdivisé ce genre en divers sous-gonrcs : oncoccras, cyrtocerina, etc.
CYRTOCÈRE u. m. Bot. Syn. do centrostumme.
CYRTOCHILE n. m. Bot. Syn. do oncidik.
CYRTODEIRE {sii'', dèr') 0. f. Bot. Genre do goscôria-
cécs, tril)u des besiériées.
CYRTODON n. m. Bot. Syn. do i':ui';MoiiON.
CYRTOGNATHE ou CYRTOGNATHUS (ifV. tuss) H. m. Genre d'insectes coléoplères longicornes, tamillo des prionidés, comprenant do <,'raiides formes lourdes et robustes, bombées, à mandibules vigoureuses ot recourbées, à pattes longues et fortes.
— Encycl. Los cjp-loynnthes sont do gros prionos bruns on roussàtros, habitant l'.-Vsio et le Maroc. Les grandes espèces indiennes A mandibules recourbées constituent le .sous-gonro balndcva. En tout, lo genre comprend huit ou neuf espèces. Celle du Maroc ot do l'.Mgério occidentale vit a l'élut de larve dans los souches du palmier nain.
CYRTOLITE n. f. Espèce minérale résultant do l'altération du zircun et trouvée à Kockport (Massachusetts).
CYRTOME ou CYRTOMA {sir')\\. m. Genre de diptères brachvcèros lanystonies. famille des empidés, couqu-enant do petites mouches à trompe courte, aux yeux contigus, à thorax haut ot bombé. (Ou en connuit quatre ou cinq espèces, répandues en Franco et dans l'Europe centrale.)
CYRTOMÈNE i.îir') ou CYRTOMENUS(sir',m('-nim)n. m. Genre d'inseeies hémiptères hétéroptèrcs. famille des pontatomidès, tnbu dos cydninés, comprenant des punaises d'un brun rougcàtro, très bombées ou dessus, à této rugueuse. ( On connaît six ou sept espèces do co conre, toutes du nouveau monde, répandues surloiit dans TAmériquo contralo; certaines habitent los Etals-Unis.)
CYRTOMETRE («ir — du gr. knrtos. courbé, ot métron, mesurei n. m. Instrument employé pour mesurer lo thorax. - Em'V( I.. Le ci/rtonuHre ost constitué par uno ù^o do haleino de M eeuliinèiros do longueur, composée de pièces articulées do doux on deux oenimioiics ot à double froilemont, de manière quo l'instrument, après son applicatiuu sur lu poitrine, couscrvo lo moule du périmètre. Cot
Cyrtonyx,
CYRTOMÉTRIË — CYSTIDES
instrument s'applique de champs successivement de chaque côté du thorax, à fa hauteur de l'appendice xyphoïde.
La mesure doit être faite au moment de l'expiration ; puis le cyrtomètre est écarté brusquement avant l'inspiration, ce qui est facilité par deux articulations très mohiles, qui deviennent rixes au niveau et dans le sens do l'application. Cet instrument sert à dëmonirer la dilatation et la déformation thoraciques, dues à certaines phlegmasies (pneumonie, pleurésie, etc.). Il est peu employé.
CYRTOMÉTRIË [sir', tri — rad, cyrtomètre) n. f. Méd. Mensuration de la poitrine.
GYRTOMION [sir') n. m. Bot. Genre do fougères aspidiées, originaire de l'Asie mëridiouale.
CYRTOMON (sir*) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des curculionidès, dont l'unique espèce habite le Cap. GYRTOMORPHE OU CYRTOMORPHUS (sm'', /"«.îs) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicorncs , famille des érotylidés, comprenant des formes ovales, convexes, à corselet court et déclive, dont on connaît quelques espèces habitant l'Inde et ses archipels. (Les cyrlomorphcs sont de petite taille, fauves ou rougcâtres, tachetés do noir; ils vivent dans les champignons.)
CYRTONÈME [s'ir') n. f. Genre de plantes, do la famille des cucurbitacées, tribu des rucurbitées, comprenant plusieurs espèces qui croissent au cap de Bonne-Espérance- GYRTONEURA îsf'r') n. f. Genre d'insectes diptères brachvcères, famille des mnscidés, comprenant des mouches grises ou vertes, à abdomen marqueté de bleu, de vert métallique, et qui se caractérisent par leurs antennes courtes. (On connaît une vingtaine d'espèces de cyrtoneura, habitant l'Europe ; elles vivent sur les fleurs; leurs larves se développent dans le fumier.)
GYRTONOTUS {sir', tuas) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu des ptéroslichiués, comprenant des omara d'assez grande taille, d'un brun foncé, caractérisés par leur métastcrnum ponctué sur ses côtés, ainsi que sur ses épisternes. (Les cyrtonotus, dont on connaît plus de quatre-vingts espèces, répandues dans riiéraisphère boréal, assez communes en Europe, habitent surtout les terrains sablonneux et calcaires, et vivent souventdans les capitules des composées.) CYRTONYX(5(r', nilcss) n.m.
Genre d'oiseaux gallinacés, famille des létraonidés, tribu des ortyginés, comprenant des formes américaines voisines des cailles et des colins, et caractérisées par le bec court et robuste, incurvé à la base, avec deuxdenticulesàla mandibule inférieure; les doigts courts à grands ongles recourbés. ( On connaît irois espèces de cyrtonyx, toutes propres au Mexique.)
GYRTOPÈRE (sir) n. f.
Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des vandées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans les régions tropicales des deux continents.
CYRTOPHIS (îiV) n. m. Genre de reptiles ophidiens protéroglyphes, de la famille des clapidées. (Ce sont des serpents venimeux des régions chaudes.)
CYRTOPHIUM {sir\ fi-om') n. m. Genre de crustacés amphipodes, famille des corophiinées. (Se trouve dans la vase des mers du nord.)
CYRTOPODE (sir') n. m. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des vandées, comprenant quelques espèces qui croissent dans l'Inde.
CYRTOPOGON {sir') n. m. Genre de plantes, de la famille des graminées.
CYRTORHYNQUE (sf'r', rink')n. f. Genre de plantes, delà famille des renonculacées, renfermant une seule espèce, qui croit dans l'Amérique du Nord.
CYRTOSIE {sir\ zi) n. f. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des ophrydées, comprenant deux espèces de Java.
GYRTOSOME OU GYRTOSOMA (sir) n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, famille des ténébrionidés, tribu des téoébrioninés, comprenant des formes américaines noires ou d'un beau vert métallique, avec les élytres variés de rouge. (Les cyrtosomes sont voisins des cnoda- Ion; on en connaît cinq ou six espèces, do taille moyenne, répandues de la Piata aux Antilles, et surtout dans la Guyane et la Colombie.)
CYRTOSPADIX (sir*, s/)a-rfj/;ss) n. m. Genre d'aro'ïdéos, tribu des caladiées, habitant le Brésil. (Les cyrtospadix, dont l'espèce type est le cyrtospadix à pied strié (cyrtospadix striatipcs), sont des plantes à tige nulle, à feuilles allongées, oblongues.
CYRTOSPERME {sir', snèrm") n. m. Genre de plantes, de la famille des aroïdées, tribu des orontiécs. (Les deux espèces connues bàbitCDt Malacca et Java.)
CYRTOSTAGHYS {sir\ sfakis») n.m. Genre d'arbres, do la famille des palmiers, tribu des arécinées , renfermant une seule espèce, qui croît aux MoluqufS.
CYBTOSTOME OU CYR- Cyrtoatome.
T08TOMA Istr', êlo) n. m.
Sons-georc d'arachnothèros (passereaux ténuirostres, famille des occtariniidés). comprenant des formes à bec assez long, recourbé, à queue courte et arrondie, à ailes moycnnos. 'Les cyrtoslomes, dont on connaît sept espèces, sont des souimangas de taillo moyenne, vert-olive, â ventre iaiine. à gorge métallirjuo chez les mâles; ils habitent la .Malaisic et l'Australie.)
CYRT08T0ME OU CYRT05T0MUM (sir, sto-mom') n. m. Genre d'infusoires holotrichcs, famille des prorodontidés, comprenant des animalcules ovo'idos ou elliptiques, très contractiles, k bouche latérale, on fente allongée. (Les cyrtofltomes babitODt les eaux douces des régions tempérées.)
CYRTOSTYLIDE (siV, sti-lid') n. f. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des aréthusées, renfermant une seule espèce, qui croît en Australie.
CYRTOTHORAX {sir, rakss) n. m. Genre d'insectes coléoptères pentamères brachélytres, établi sur une espèce qui vit au Mexique.
GYRTOTRACHÈLE (sîV, kèV) n. m. Genre de coléoptères tétramères, de la famille des curculionidès, dont l'espèce type habite la Chine.
GYRTUSA (sir') n. f. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des anisotomidés, tribu des liodinés, comprenant de très petites formes globuleuses, lisses, brunes ou roussâtres, dont on connaît une dizaine d'espèces toutes européennes, sauf deux propres à l'Amérique du Nord. (Les cyrtusa vivent dans les champignons.)
GyruS, conquérant fameux, fondateur de l'empire des Perses (vi» s. av. J.-C). Les documents orientaux, découverts ou déchill'rcs de nos jours, ont éclairé sur plusieurs points la biographie deCyrus.et complété ou rectitié les traditions plus^ou moins authentiques recueillies par les historiens grecs. On ne sait rien de certain sur son origine, ni sur sa jeunesse. D'après Hérodote, Cyrus était fils de Mandane, fille d'Astyage, roi des Mèdes, et du Perso Cambyse. Aussitôt a'près sa naissance, il faillit être mis à mort par son grand-père, auquel un songe avait annoncé que cet enfant lui enlèverait la couronne. Sauvé et nourri par la femme d'un berger, le jeune Cyrus, parvenu à l'âge viril, se mitàlatcie des tribus belliqueuses de la Perse, alors assujettie à la monarchie mède, fit la guerre à son grand-père Astyago, le détrôna et se fit couronner roi à sa place. On ne sait ce qu'il peut y avoir de vrai dans ce récit; mais il parait douteux qu'il y ait eu des liens de parenté entre Cyrus et la famille royale do Médio. Ce qui est certain, c'est la substitution de la domination perso à la suprématie médi(iue. On admet aujourd'hui qu en 560 ou 559 Cyrus souleva les Perses contre les Mèdes; il se déclara indépendant, se fit proclamer roi, et rétablit dans son pays la religion de Zoroastre. En 552, attaqué par Astyage et les Mèdes, il fut vainqueur près cjrus (bas-relief de Mechedde Pasargades, marcha sur Mourgab).
Ecbatane en Médie, s'empara
de la ville et du roi Astyage, grâce à la défection d'Harpage, et mit ainsi fin à l'empire des Mèdes. Il conquit eusuite la Mésopotamie, laColchide et d'autres pays au sud du Caucase. Puis il marcha contre la Lydie. Crésus s'avança à sa rencontre, franchit l'Halys. lui livra près de Ptéria une bataille restée indécise, après laquelle il retourna à Sardes. Cyrus l'y poursuivit en plein hiver, battit son armée à Tliymbi-ée, et le fit prisonnier dans Sardes (542). Après avoir détruit l'empire de Lydie, il soumit les villes grecques de la côte. Puis, laissant à son lieutenant Harpage le soin de contenir l'Asie Mineure ou d'y réprimer les révoltes, il se tourna vers l'Est et fit entrer dans son empire presque tous les peuples jusqu'à l'Indus. En 538, il mit le siège devant Babylone, dont il s'empara; contrairement à la fameuse légende de Balthazar, les documents babyloniens attestent que Nabonide, roi de Babylone, se défendit bravement et fut tué au moment de la prise de sa capitale. Peu de temps après, les Juifs, captifs depuis de nombreuses années, obtinrent du vainqueur la permission de retourner à Jérusalem, d'y restaurer leur culte et d'y rebâtir le temple. Bientôt l'empire de Cyrus eut pour bornes : à l'orient, le fleuve Indus; au nord, la mer Caspienne et le Pont-Euxin; à l'occident, la mer Egée; au midi, le golfe Arabique et rEo;ypto. Il se préparait à conquérir cette dernière contrée, lorsqu'il périt dans une expédition contre les Massagètcs, peuple scythe qui habitait an N.de l'Iaxartes (vers 5291. Hérodote rapporte qu'après avoir essuyé une déroute complète, il tomba entre les mains de Tomyris, reine de ce peuple, qui lui fit trancher la tète,
E longea ensuite cette tête dans une outre remplie de sang umain, et s'écria : « Abreuve-toi de ce sang dont tu fus si avide. » Xénophon fait mourir Cyrus dans son lit ; Ctésias le fait mourir d'une blessure reçue en combattant les Derbices. En fait, on ne sait rien de précis sur sa mort. Xénoplion s'est beaucoup étendu sur les institutions ûu'il attribuait à Cyrus, et qui étaient vraisemblablement 1 œuvre de ses successeurs. Le conquérant dut se borner à cette division de l'empire en satrapies, qui était une nécessité de la conquête, et qui pouvait seule en assurer les résultats. Il semble que Cyrus, après la prise de Babylone, ait songé sérieusement à organiser ses conquêtes; mais le temps lui manqua pour mener à bien cette grande œuvn-; d'où la fragilité de son immense empire.
Cyrus le Jeune, prince perse, né en 4?^, mort en 401 av. J.-C. Il était fils du roi Darius II Nothos ou Ochus et de Parysatis. A seize ans, il fut nommé par son pèro satrape de Lydie et d'une partie de l'Asie Mineure. I! entretint des relations étroites avec les Spartiates, et fournit à Lysaodre les subsides qui le mirent en état d'accabler les Athéniens à ^Egos-Potamos. Le jeune Cyrus espérait succéder à son père. Quand celui-ci mourût, il tenta de supplanter son frère Artaxerxès Mnémon, trama une conspiration qui fut découverte, re^ut néanmoins sa grâce et fut mémo réintégré dans son gouvernement. Cette générosité no le fit pas renoncer à ses ambitieux projets. Il renoua ses relations avec les Spa.tiater;, qui lui permirent de lever des troupes dans les provinces helléniques placées sous leur dépendance. 10.000 mercenaires grecs et '3.000 auxiliaires se joignirent aux 100.000 Asiatiques que le satrape avait secrètement rassemblés. Cyrus partit de Sardes en 401, dissimulant encore .ses projets, traversa l'Asie, et vint livrer à son frère la fameuse bataille do Cunaxa, à vingt lieues do Babylone, où il perdit la bataille et la vie. Il mourut, dit-on, de la main de son frère Artaxerxès (401). Les mercenaires grecs continuèrent d'ailleurs le combat avec une intrépidité qui obligea Artaxerxès à traiter avec eux et à leur permettre de se retirer. Ils commenceront alors, à
travers l'Asie armée contre eux, cette fameuse retraite des Dix-Mille, dont Xénophon fut à la fois l'un des capitaines et l'historien.
Cyrus (le grand), roman de M"" de Scudéry. V. Ar-
TAMF.NK.
Cyrus, tragédie en cinq actes, de Marie-Joseph Chénier (Paris, Théâtre -Français, déc. 1804). — L'auteur a établi toute sa pièce sur la fable qu'Hérodote rapporte au sujet de Cyrus. Outre la ressemblance qu'a cette tragédie avec Alltalie, pour le plan, elle en a encore davantage pour les détails avec Sètniramis et Mérope. Ces ressemblances n'eussent point arrêté le succès de l'ouvrage écrit d'un beau style ; mais, au lendemain du couronnement de Napoléon', Chénier semblait, à tort ou à raison, l'aN'oir composé en vue de la circonstance. Ce pouvoir nouveau, cju'il n'aima jamais, on eût dit qu'il commençait par vouloir le chanter. La pièce était en môme temps remplie de préceptes hardis sur les droits des peuples et sur la liberté publique. Aussi déplut-elle à tous les partis. Ci/vus, malgré le talent déployé par Talma, chargé du rôle du héros, ne fut joué qu'une fois. Ce fut la dernière pièce de Cliéuier qui parut sur le théâtre de son vivant.
Cyrus (Flavius), homme d'Etat, évoque et poète, né à Panopolis en Egypte (v= s. de notre ère). Il conquit la faveur de l'impératrice Eudoxie par la noblesse de son caractère et l'élégance de son esprit, devint préfet de Constantinople et du prétoire d'Orient sous Théodose II, mais tomba en disgrâce en 415. Dépouillé de ses charges et do ses biens, Cyrus entra dans les ordres, et occupa le siège épiscopal de Smyrue, ou, d'après Suidas, de Cotyée.
Cyrus, patriarche d'Alexandrie, mort en 640. Transféré, en 030, de lévêché de Phasis sur le siège patriarcal d'Alexandrie, Cyrus écrivit plusieurs lettres, et, daus un concile d'Alexandrie, vers 632, fit voter des canons, que le premier concile œcuménique de Constantinople blâma, un demi-siècle plus tard, comme suspects de monotholisme. Grâce à son intervention, les chrétiens d'Egypte furent traités avec douceur par le calife Omar, dont lo lieutenant Amri prit Alexandrie en 640.
Gysoing, ch.-l. de cant. du dép. du Nord, arrond. et à 15 kilom. de Lille, à 2 kil. de LaMarcq; 3.379 hab. Ch. de f. Nord. Hospice. Sucrerie, brasserie, carrosserie; fabrique de ciments; fabrique de tissus. — Lo canton a Î4 comm. et 18.484 hab. — Patrie du graveur Masquelier (1741-lSli).
On voit à Cysoing les souterrains d'un ancien château mérovingien. L'égliso est la chapelle de l'ancienne abbaye augustine fondée par saint Everard. au ix* siècle; c'est dans cette abbaye (lue campa Louis XV, avant la bataille de Fontcnoy (1745); une pyramide qui subsiste encore fut élevée par les moines en souvenir de la victoire des Français.
CYSTACANTHUS {siss. tnss) n. m. Genre d'acanthacées, tr.bu des justiciées, groupe des éranthémées, habitant les Indes orientales. (Ce sont des herbes à feuilles membraneuses, à fleurs en épis terminaux.)
CYSTALGIE {siss. jî — du gr. knstis, vessie, et algos, douleur) n. f. Pathol. Douleur de la vessie.
CYSTANTHE Uiss) n. m. Genre d'arbrisseaux, de la famille des épacridées, tribu des épacrées, comprenant une seule espèce, qui croît en Tasmanie.
CYSTECTASIE {si-sfèk', zî — du gr. kiistïs, vessie, et ektasis, extension) n. f. Cbir. Dilatation de la vessie. (Ce procédé consiste à dilater le col vésical au cours d'une cystotomie, de manière â faire un passage au calcul.)
CYSTÉINE(5?-s^^)n.f. Composé, CH'-C(AzH=)(SH)-CO>H,
âu'on obtient en réduisant par l'étain et l'acide chlorhyrique la cystine des calculs urinaires.
CYSTENCÉPHALE {si-stan — du gr. kustis, vessie, et do encépliale) adj. Zool. Qui a une tète vésiculeuse.
— n. m. Térat. Genre de monstres unitaires, à tête vésiculeuse. il On dit aujourd'hui thlipsencéphale.
CYSTÉOLITHE [siss) n. m. Méd. Calcul vésical.
CYSTHÉPATIQUE {si-sté, tik' — du gr. kustis, vessie, et de li<-p"iii/iic) adj. En T. d'anat., Qui appartient au foie.
CYSTIBRANCHE {si-sti — du gr. kitsliSy vessie, et braf/chia, branchie) adj. En T. de zool., Dont les branchies sont contenues dans des cavités vésiculaircs.
CYSTICAPNOS n. m. Bot. Syn. de corydale.
CYSTICERCOÏDE [si-sti-sèr — de cijsticerque, et du gr. ciihj^. as|i'^i 1 ,1 al]. En T. de zool.. Qui se rapproche, comme aspect, d un c\■'^tl^•erque.
— Encycl. On entend, par forme cysticercoide, celle que prend un embryon de ver ccstode lorsque, pendant son enkystement, sa vésicule se réduit à un petit appendice, tandis que le segment qui porte les crochets est distinct d'un autre segment, qui représente la tête ou scolex de la future colonie.
CYSTICERQUE [si-sti-sèrk' — du gr. kustis,. vessie, et kerkos. queue) n. m. Etat par lequel passent les embryons des vers cestodes, tels
3 ne les ténias, et où ils ont la forme "une vô-icule, sur les parois de laquelle se développe une tête avec ses crochets. ( Dans le type dit cènure, il s'en développe plusieurs.
A l'étatde cysticerquo, le ver demeure immobile, enkysté dans la substance de l'animal qui lui sert d'hôte, et, quand celui-ci est mangé par un autre être, le cysticerquo se trouve émigrer dans un nouvel hôte, où il se développera pour devenir un ténia.) il On dit aussi ver cystiqul;.
GYSTIDE {si-stid') n. f. Organe qui se trouve sur certains champignons, et que l'on regarde comme remplissant les fonctions d'anthère. V. anthkridik.
CYSTIDES [si-stid') n. m. pi. Ordre d'échinodermes, comprenant des formes â calice plus ou moins gloliuieux, composé de pièces calcaires, fixé directement ou par un court pédoncule aux corps étrangers, et le plus souyent dépourvu de bras. — Un cystide.
— Encycl. Sauf une exception [hyponome Snrsi, du détroit de Torrès), tous les cystides sont éteints. Leurs débris apparaissent dans les terrains cambrions, sont très abondants dans le silurien supérieur, pour devenir très rares dans lo carbonifère. C'étaient tous des animaux marins.
Cysticerquc de t^nia :
a. embryon (très gr.).
On on connaît do nombreuses espôces, réparties en (quatre genres, et on les distribue on trois familles : aporitidés, diplofioritidés, rhombifériités.
CYSTIDICOLE {siss) n. m. Gonro do vers intestinaux, do l'ordre dos nômatoïdcs, dontrospùce type liabito la vossio natatoire do la truite.
GYSTIDION (siss) n. m. Nom donné ù. un fruit monosperme, non adliéront au calico, ot dont le péricarpe osi peu apparent, i|uoi(iue le cordon ombilical soit distiiiL-i.
CYSTIDITOME ou CYSTIDOTOME, CYSTIDITOMIE on CYSTIDOTOMIE, CYSTIDITOMIQUE ou CYSTIDOTOMI- QUE, CYSTIDITOMISTE ou CYSTIDOTOMISTE , autres loriui's des mots cystotome, cysiotomel;, tYsToiuMiguK ot
CYSTOTOMISTK.
CY3TIGNATHE ou CYSTIGNATHUS {siss, tltss) n. m. Genre d'amphibiens, tribu des cystiynathinés, comprenant de petites grenouilles américaines, dont on connaît une douzaine d'espèces, ordinairement ornées do teintes vives et tranchées.
Cystignathc.
Cj sUiic.
CYSTIGNATHINÉS (siss) n. m.
pi. Tribu d'amphibiens ou batraciens anoures, sous-ordre des oxydactyles, famille des ranidés, caractérisée par les os coracoïdes et précoracoïdes, unis par un cartilage épicaroïde, par les dents existant à la mâchoire supérieure. — 6'n cys-
TIGNATHINÉ.
— E>XYCL. Suivant les genres, les cystiynatlmiés ont l'aspect de grenouilles ou de rainettes. Ils comprennent cent soixante espèces, réparties dans seize genres, représentés, surtout dans l'Amérique du Sud, avec le cystignathus ot le tclmolùbas, etc. Les lymnodynnstes, crinia et chi- 7-olep(es sont propres à l'Australie et à la Tasmanie.
CYSTINE {siss — du gr. kaslis, vessie) n. f. Composé organi((ue azoté et sulfuré, C"H"Az'S'0', trouvé dans l'urine, etconstituantdes calculs de la vessie et du rein.
— Encycl. La cystine peut se produire par oxydation de la cystéine ; elle se trouve parfois eu proportion variable dans l'urine normale. C'est une substance blanche, insipide et inodore, insoluble dans l'eau et dans l'alcool.
Elle se dissout et cristallise dans l'ammoniaque. Projetée sur les charbons ardents, elle dégage une odeur alliacée très fétide. On ne sait rien des causes de sa formation dans l'organisme. On n'est même pas certain qu'elle corresponde forcément à un état pathologique ; la plus forte proportion observée est 0«'.5 par jour. Elle accompagne et parfois précède Talbuminurie.
CYSTINEURE OU CYSTINEURA {siss) n. m. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocères, famille des nymphalidés, renfermant de jolis papillons à ailes brunes, marquées do noir et do blanc, et qui habitent les Antilles et les régions chaudes du nouveau monde.
CYSTINEUX, EUSE {siss, neû) adj. Qui contient do la cystine.
CYSTINUEaE {siss, rî — de cystine, et du gr. ournn, uriiioj n. f. Paihol. Emission d'urine contenant de la cystine.
CYSTIPATHIE [siss, ti— du gr. kustis, vessie, et palhos, maladie) n. f. Pathol. Maladie de la vessie on général.
CYSTIPHYLLINÉS [siss) n. m. pi. Paléont. Tribu do zoanthaires niadréporaires, famille des expleta, dont le genre ci/stijj/iyllum est le type. — i'n cystiphylliné.
CYSTIPHYLLUM {siss, lom') n. m. Paléont. Genre do madrépores, tribu des cysliphyllinés, comprenant des polypiers turbines, dont le tissu vésiculeux est disposé on couches juxtaposées. (L'espèce type du genre est le cystipfiylltnn vesicidosum, du calcaire dévonien do l'oifel.)
CYSTIQUE {si-stik' — du gr. kustis, vessie) adj. Anat. Qui a rapport à la vessie ou à la vésicule biliaire, n Conduit ou Canal cystique. Canal qui s'étend de la vésicule biliaire au canal cholédooue. ii Fossette cystique. Petit creux du lobe droit du foie, dans lequel est logée la vésicule biliaire. Il Calculs cystiques. Calculs biliaires.
— Chir. Tumeurs rystiques. Tumeurs qui sont principalomont composées de plusieurs kystes.
— n. f. pi. Helminth. Ordre do vers intestinaux, dont le corps se termine par une vessie hydatiquo. — Une
CYSTIQUE.
— Encycl. Anat. Canal cystîgue.V. biliaire. CYSTIRRAGIE n. f. Pathol. Syn. do cystorragik. CYSTIRRHÉB (si-sti-rt} — du gr. Icustis, vossîo, Ot rhécin^
couler) n. f. Pathol. Catarrhe vésical.
CYSTITE isi-ntit' — du gr. kustis, vessie) n. f. Inflammation do lit vessie. U Cystite catarrhale . Inflamnialion <i<' la memlirane muqueuse de la vessie. (On l'apiicllo aussi cis-
IIKRHI^K.)
— Encycl. Les cystites sont des indanimations dont les agents pathogènes 1rs plus fréquents sont 1(^ gonocotinc, le streptocoque ot le baeille de la lubor''uioso. Li's rauses prédisposantes à l'infection de la vessie sont la rt-leniion d'urino, la constipation, le refroidissement, (jui provoipieiil la congestion de la muqueuse vésicale.
Les cystites, au point do vue symptoinatique, se divisent en cystito aiyud et chronique.
La fréquence dos mictions, la donhur pendant et après les mictions, la présence du pus dans l'urine sont les trois symptômes essentiels. L'hématurie peut manquer. Jamais il n'y a de fièvre, malgré l'agitation, l'insomnie, que l'on ohservo souvent.
La cystito chronique, qui succède à la cystito aiguë, présente les mémos symptômes avec des variantes. Le malade peut empêcher la miction, mais les envies deviennent plus fréquentes. La douleur, moins violente, se prolonge plus longtemps. Le pus devient blanc jaunâtre
ni.
glaireux, muro -purulent; souvent, si la cystite ost ancienne, il y a transformation ammoniacale, Vurino devient filante, caVactéristique du catarrhe de la vessie.
Certains médicaments peuvent altérer l'urine et produire, par suite, do la cystite; tels sont lo sulfate do quinine, les ioduros, les balsamiques, ot surtout la cantharide. Au reste, avec la cause, cette cystite ab ingesta cesse immédiatement.
Chez la femme, la cystito est rare; elle ost généralement le résultat d'une propagation d'une infection vaginale ou utérine à la vessie.
Lo traitement de la cystite doit se baser sur les cauâes. Ladouleur est combattue eflicacement par les opiacés, en suppositoire, lavement ou injection hypodermitiue.Le pus, lorsoue la cystite aura cessé d'être aîgué, sera évacué par dos lavages fréquents de la vessie.
Los instillations de nitrate d'argent donnent, dans certains cas anciens, de bons résultats.
CYSTITOME n. m. Chir. Syn. de cy.stotome. CYSTOBR ANCHE (siss, branch') ou CYSTOBRANCHUS [siss. kuss) a. m. Genre d'annélides hirudïnées, famille des rhynchobdellidés, tribu des ichtyobdellidés, comprenant des sangsues, dont le corps est muni de branchies foliacées. (Le cystvbra}}chus respirans, type du genre, est parasite des barbeaux et des carpes; "il se fixe sur leurs branchies au printemps.)
CYSTOBUBONOCÈLE {siss, sèl' — du gr. Ar'is/(.ç. vessie ; boubôn , bubon, et kèlê. tumeur) n. f. Pathol. Hernie de la vessie par le canal inguinal. V. ctstocèle.
CYSTOCARPE (s/ss) n. m. Nom que l'on donne à l'embryon sporifôre qui provient du développement de l'œuf d'une floridée. {C est, en réalité, l'homologue du sporogone dune muscinée.)
CYSTOCÈLE {si-sto-sèl' — du gr. kustis, vessie, et kèlê, tumeur) n. f. Chîr. Hernie de la vessie.
— Encycl. La vessie peut faire hernie, seule ou avec l'intestin ou l'épiploon, soit par l'anneau inguinal (cystobubonocèle), soit par l'anneau crural (cystomérocèle), soit par le périnée {cystocèle périaéale), soit, chez la femme, par le vagin {cystocèle vaginale).
Les hernies de la vessie se traitent par la réduction, suivie de l'application d'un bandage approprié. Dans le cas de hernie vaginale, on applique un pessaire avec une ceinture hypogastrique et on f a t le cathétérisme de la vessie pour empêcher l'accumulation de l'urine.
CYSTOCIDARIDÉS [si-sto-si) n. m. pi. Paléont. Famille d'oursins échinoïdes. comprenant les genres cystocidaris et spatangopsis, qui forment le passade entre les échinides et les cystides. — Un cystocidaridê.
CYSTOCIDARIS {si-slo, riss) n. m. Paléont. Genre d'oursins, type de la famille des cystocidaridés, renfermant des formes ovales ou sphériques à puissante armature maxillaire, et qui ne sont guère connues que par des empreintes écrasées ou des moules épars dans les couches siluriennes de Leintwardine, en Angleterre. (On en connaît deux espèces : cystocidaris potnum et cystocidaris uva.)
CYSTOCLONIÉES {si-sto) n. f. pi. Bot. Groupe d'algues, faisant partie de la famille des gigartinées.— Une cysto-
CLONIÉE.
CYSTOCOCCUS (si-s/o-AoA-frî/ss) n. m. Bot. Genre d'algues, se rapportant aux chlorococcées.
CYSTOCOLÉOS (5i-5^o. /^-Nss) n. m. Bot. Genre d'algues nostocacées, famille des scytonémées, composé d'espèces dont les cellules destricbomes no se multiplient que dans le sons de la longueur du tilament, ot dont la gaine renferme plusieurs trichomes.
CYSTOCOPE {si-sto — du gr. kustê, vessie, et kopos, coup) n. m. Méd. Cathéter pourvu d'une plaque destinée à faciliter l'audition du bruit que produisent les calculs au contact de la sonde.
CYSTODYNIE {siss, «i — du gr. kiistis, vessie, et oduné, douleur) n. f. Pathol. Douleur rhumatismale do la tuniquo musculaire do la vessie.
CYSTO-ENTÉROCÈLE {si-sto-an, sèV — du gr. kustis. vessio; entfron, intestin, ot kf^lé, tumeur) n.f. Chir. Hernie de la vessie, accompagnée du déplacement d'une portion do l'intestin.
CYSTO-ÉPIPLOCÈï*E {siss, sèV — du gr. kustis, vessie, et de épiplocéle) n. f. Chir. Hernfe do la vessie, accompagnée d'une portion de l'épiploon.
CYSTOHÉMIE {siss, ml~du gr. kustis, vossie, et haima, sang) M. f. Pathol. Congestion sanguine do la vessie.
CYSTOIDE {siss — du gr. Aiwïjs, vossio, Ot cirfoj, aspect) n. m. Qui ressemble à une vessio. il Tumeur cysloide. Kyste, il Ver cystoîde, Cysticerquc.
CYSTOUPOME {siss — du gr. kustê, kyste, ot do lipome) n. m. Pathol. Lipome enkysté.
CYSTOUTHE {siss ~ du gr. kustts, vessie, et litbos, pierre) n. m. Pathol. Calcul vosical.
— Bot. Protubérance intracellulaire, fortement incrustée do calcaire.
— Encycl. Bot. Chez les urticacées, certaines cellules épidormiquos, plus grandes que les autres et plongeant profondément dans l'écorce, épaississent beaucoup leur membrane celiulosiquo en un iioiiit de sa face externe, do manière qu'elle proi«>tto vers l'iiiiérieur do la eollub» une sorte do protu- Itéranco mamelonnée, dans l'épaisseur de laquelle se déposent d'innombrables cristaux <to carbonate de caU-ium : eelto protubérance est un cystolithe ; une collulo à. cystolilho est une cellule sécrétrice.
CYSTOXJTHIQUE {siss, tik' — rad. cystolithc) adj. Méd. Qui coiuerne les calculs vésïcaux.
CYSTOMÉROCÈLE (siss, .v'I' —du gr. kuatis, vessio; méroft, cuisse, et kèlè, tumeur) o. f. Chir. Hornie de lu vossio par l'anneau crural.
CYSTOPHORE ou CYSTOPHORA [siss) n. m. Gonro do niamniiCères pinnipèdes, famiUo dos phocidés, comprenant une «espèce remarquable par un bourrelet éroctile placé sur lo front des niHles.
— Encycl. Lo cyatophorti ou phoqM à capuchon atteint
CystoUtho(bot.).
Cystophore.
CYSTIDICOLE — CYTHERE
3 mètres do long; il est noir bleuâtre, piqueté do blanc, avec la tête et les membres d'un noir pur; les nouveau- nés sont blancs. Ce plioi| u e, dont la fourrure est très estimée, habite les mers froides de l'hémisphère boréal, du Groenland au Spitzberg, les côtes de Norvège, Terre - Neuve.
Au genre cystophore se rattache l'éléphant marin [cystophora Iconina) de l'océan Pacifique nor<i, qui atteint 9 mètres de long. CYSTOPHRYS {siss, friss) n. m. Gonro do protozoaires héliozoaire-s, de position incertaine, formant passage entre ceux-ci et les radiolaires.
— Encycl. Les cystophrys sont des animalcules sphériques , irréguliers , dont les éléments globuleux sont rassemblés dans une tuniquo commune qui émet des filaments ou rhizopodes rayonnants. L'espèce type est un organisme microscopique des eaux douces européennes : le cystophrys Hxckeliana.
CYSTOPLASTIE {siss, stî — du çr. kustis, vessie, et plassein, former) n. f. Chir. Restauration d'une perte de substance de la vessie par autoplastie.
CYSTOPLÉGIE {siss, ji — du gr. kustis,vessie, etplêxis, action de frapper) n, f. Pathol. Paralysie de la vessie. , CYSTOPTÉRIDE {siss) n. f- Genre de plantes cryptogames, de la famille des fougères, tribu des davalliées, comprenant plusieurs espèces, propres aux parties tempérées des deux hémisphères.
CYSTOPTOSE {siss — du gr. kustis, vessie, et ptôsis, chute) D. f. Chir. Chute do la membrane interne de la vessie par le col de l'organe, par suite de relâchement de sa tunique musculaire.
CYSTOPYIQUE {siss — du gr. kustis, vessie, et puon, sang corrompu) adj. Pathol. Qui a rapport à la suppuralion de la vessie.
GYSTORCHIS (siss, kiss) n. m. Genre d'orchidacées, voisin des goodyera A fleurs roses ou jaunes.
CYSTORRAGIE (siss, ji — du gr. kuslis, vessie, et rhagein, faire éruption) n. f. Pathol. Hémorragie vésicale.
CYSTOSARCOME {siss — du gr. kusti s. wess'xQ, et sarx, sarkos, chair) n. m. Pathol. Nom donné par Mùllerà des tumeurs constituées en grande partie par une masse plus ou moins ferme, fibreuse et riclie en vaisseaux, au milieu de laquelle on rencontre des vésicules isolées.
CYSTOSEIRE {siss, sèr') n. f. Bot. Genre d'algues marines, de la tribu des fucacées, caractérisé par des vésicules ovoïdes disposées en chapelet, et comprenant uno trentaine d'espèces répandues dans toutes les mers.
CYSTOSIPHON {siss) n.m. Bot. Genre d'algues saprolégniées, vivant en parasites sur les lentilles d'eau.
CYSTOSOME ou CYSTOSOMA (s/sj) n. m. Genre d'insectes hémiptères homoptères, famille des cicadidés, comprenant des cigales australiennes, à tête petite, triangulaire, à. élytres presque complètement opaques, à abdomen renflé et vésiculeux chez les mâles.
CYSTOSPASME (siss, spnssm' — du gr. A«s/ù, vessie, et de spasme] n. m. Pathol. Contraction spasmodique de la vessie.
CYSTOSP ASTIQUE {siss, s/ïA'") adj. Pathol. Qui dépond du spasme de la vessie.
CYSTOT^NIÉS (s/ss, té) n. m. pi. Division de la famille des ténias, renfermant les formes à tête munie d'un petit rostre saillant, portant généralement uno armature. — Un
CY.STOTvENIR.
— Encycl. Chez les cystotxniés, dont le t^nia soHum est le type, la base des crochets porte un appendice antérieur, nommé garde, et un autre plus long, dit manche. Les cysticerques, munis d'une très grande vésicule caudale, vivent, ainsi que les adultes, dans les mammifères. Los deux genres principau.v sont les ténias, caractérisés par ce fait que les têtes naissent dans la vésicule embryonnaire mémo {t,Tnia solium), et les échinococcifors.
CYSTOTOME (siss — du gr. htstis, vessie, et tome, incision) n. m. Chir. Instrument servant à inciser la vessie, dans l'opération de la pierre. Il On dit aussi cystitomk.
CYSTOTOMIE {siss, mî — rad. cystolomc) n. f. Chir. ot art vétér. Incision do la vessio. Syn. do taillk.
— Encycl. Chir. V. taille.
— Art vétér. La c,v«/o(o»iie se pratique sur lo cheval, sur le bœuf, et quelquefois sur le bélier, qui sont sujets â la pierre {calculs vôsicaux).
La cystotomio so pratique sur lo canal de l'urètre , que l'on incise depuis sa portion ischialo jusqu'au col do la vossio (cystotomio ischialo).
L'opération dite ^ cystotomio scrotale »■ n'est qu'une «rétrotomio que l'on pratique pour atteindre lo calcul, lorsqu'il est engagé dans lo canal do l'urètre.
Pour la jument, la mule, l'ânesso, l'extraction do la pierre peut s'etrectuor en dilatant l'urètre par des moyens mécaniques, et avec lo secours des injections relâchantes.
CYTE (si7') n. f. Cellulo mère dos produits sexuels au début de la maturation.
— Encycl. La ré<iuction chromatique, étudiée par Bovcri chez l'ascaris megatoccphala, s'eirectuo en deux len»]'s . d faut distinguer lo cyte do premier ordre ot les cytes do second ordre qui donnent naissance aux produits sexuels définitifs et aux globules dexpulsion.
Les cytes s'appellent " snermatocytos » chez lo Diâlo et " ovocytes » chez la fomollo.
CYTÉOPHYTE (si) n. m. Groupe do plantes polypétalos, cûm|irenant une partio des légumineuses.
CYTHERE (si-té-ré) n. f. Genre do crustacés, type do la famillodos cylhéridés, caractérisé par les antennes de la première paiVo à cinq ou six articles, colles do la seconde paire à quatre articles, et les pattes en nombre égal dans les doux sexes. (Les ct/them sont de petits animaux des eaux salées ot sauraâtros.'où ils vivent parmi les algues. Leurs nombreuses espèces sont répandues daus les mors ouropi'onno.'i.)
CYTHÉRE — CYTINÉS
CytHÈRE (auj. CÉRIGO), île grecque de l'Archipel, au N.-O. de l'iJe de Crète, près des côtes de Laconie, en lace du cap Malée. Ravagée par les phénomènes volcaniques, Cérigo ressemble peu àlancienno Cythère si vantée. Elle n'est plus habitée que par quelques familles de pécheurs. Commerce de poissons. Dans l'antiquité grecque, île consacrée à Vénus qui, née de l'écume de l'onde, aurait pris terre en cette île , soit pour la première
fois, soit après Monnaie de Cyiher
être apparue à
Chypre. Dans la langue poétique, Cythère est devenue la "patrie allégorique des amours et paraît alors comme ime île enchanteresse.
Cythère assiégée, opéra-ballet en trois actes, musique de Gluck, représenté à l'Opéra, le 1" aoQt 1775. Ce n'était d'abord qu'un vaudeville en un acte de Favart et Fagau, qui avait été joué à l'Opéra-Comique de la foire Saint-Laurent, en 1744. Gluck eut la singulière idée d'écrire la musique de cette pièce d'un genre si étranger à son génie et qui. malgré une interprétation remarquable, n'obtint aucun succès. C'est à propos de Cytkère assiégée que l'abbé Arnaud, ardent admirateur de Gluck, disait, pour pallier cet insuccès, qu'n Hercule maniait mieux la massue que le fuseau ».
Cythère (l'Embarquement pour), tableau de Watteau, musée du Louvre. — Près d'un terme do Vénus, un pèlerin de Cythère, ayant à ses pieds un bourdon, est à genoux devant une jeune femme, qu'il invite à s'embarquer avec lui pour le doux voyage. La belle se fait un peu prier ; un Amour, assis près â'elle sur son carquois, la tire par le bas de sa robe. Vers le milieu de la composition, un amoureux relève, en la tenant par les deux mains, son amoureuse assise sur le ffazon ; un autre enlace la taille de sa maîtresse ;
loxochoncha, paradoxostoma, et autres genres ayant pour caractères communs : une carapace dure, calcaire, rugueuse, l'abdomen terminé par une queue de deux articles, et les antennes inférieures avec un appendice préhensile en crochet, où débouche une glande à Venin. (Tous les cytbériUés sont de petite taille et habitent la mer; ils sont carnassiers el nagent avec agilité. j — Un cythéridè.
CYTHÉRIS [si, riss) D. f. Bot. Genre d'orchidées, tribu des pleurothaliées, comprenant une seule espèce.
CythÉRIS, courtisane grecque, du i" siècle. Elle compta au nombre de ses amants Marc Antoine et le poète Gallus, qui la célébra sous le nom de Lycoris. Virgile narle d'elle dans sa dixième églogue, et Cicéron dans ses Philippiques.
CYTHÉRODICE {si, diss — du gr. kuthèrodikés ; de A'wthéra, Cylbère, et, dikê, justice} n. m. Antiq. gr. Titre d'un magistrat que les Lacédémoniens envoyaient tous les ans avec une garnison dans l'île de Cythère, au temps où elle était dans leur dépendance.
— Encycl. Anciennement, l'île de Cythère appartenait aux Argiens. Elle leur fut enlevée, avec Malée et le pays de Thyrée, par les Lacédémoniens, dès les premiers temps des luttes des deux peuples. Sparte y envoya et y entretint désormais un petit corps de troupes, commandé par un magistrat appelé kuthêrodikês (ou juge à Cythcre).
CythÉRON. Géogr. anc. V. Cithéron.
CYTINACÉ [si, s/), ÉE ou CYTINÉ, ÉE {si) adj. Bol. Qui ressemble ou qui se rapporte au cytinet.
CYTINÉES (si, né) n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre cytinet. — Une cytinke.
— Encycl. La famille des c(/f/?ît=es renferme des plantes herbacées, parasites, charnues. Les fleurs, qui sont accompagnées do bractéoles, sont ordinairement monoïques, à dérianthe tubulonx, campanule, olfrant un limbe à quatre ou six divisions étalées, imbriquées. Les fleurs mâles ont huit étamines, dont les fllets se soudent en un androphore charnu. Les fleurs femelles ont un ovaire infère, à une seule loge otîrant huit placentas pariétaux, surmonté d'un style simple et d'un stigmate épais, en tête et rayonné. Le fruit est une baie. Cette petite famille renferme les
L EirJjarqiiement prmr CytliL^rr-, iVriprês Watteau.
ces deux couples se hâtent do rejoindre d'autres pèlerins qui se dirigent, à gauche, vers une barque ornée de fleurs que deux robustes rameurs se disposent à faire voler sur les eaux dans la directioD de Cythère. Des Amours voltigent au-dessus. Dans le fond du tableau, une rivière serpente entre des collines boisf^es. Ce tableau, que Watteau peignit poursa réception i l'Académie, en 1717, est d'un dessin vif et spirituel, qui conserve un sentiment naïf do lanature au milieu d'un monde de conveniion, d'une touche délicate et moelleuse, d'un coloris chaud, profond, harmonieux.
CytbÉRÉE (si. ré) adj. f. Surnom donné à Vénus, à cause du l'ile do Cythère, où elle était honorée.
— n. f. Vénus elle-mômo : Prière à Cythéeée.
CTTHÉRÉE ou CTTHEREA {si. Té) n. f. Genre do mollusques, dont le nom véritable est meretrix.
CyTBÉRÉEN, ENNE {si, ré'in, en), personne née à CytJiere, ou qui habite celte île. — Les CythkréenS.
— Adjectiv. Qui appartient h l'île de Cythère ou à. ses habitants : fiochers cythérébns.
— Fig. Qui est consacré ù. l'amour : Les régions cythè- RKKNrfK» du quartier Dréda.
— Mythol. .Sumom donné à l'Amour, qui recevait un culte à'CytIlèro.
CYTHÉRELLE ou GYTHERELLA (si-té-rèV) n. f. Genre de cnista':/*s, type de la famille des cythérctUdés, caractérisé par les grandes dimensions des antennes, dont les supérieures sont coudées, par les lamelles épmeuscs terminant l'abdomen. (L'espèce type du genre, cy//«îre//a abustorufii. est une petite forme des grands fonds, recueillie dans les prir-iges des lies Lofoden.)
CYTHÉRELLIDÉS {»i,rèl') n. m. pi. Famille de cruBtacés oDiomobtracés ostracodcs, dont le genre cythérelle est le
type. — Un CYTUÉKBLLIDÉ-
CYTBÉR1DÉ8 (si) n. m. pi. Famille de crustacés cntomosiracéb obtracodes, comprenant les cythère, c^Jtheropiin,
deux genres cytinet et hj/dnore, qui habitent le bassin méditerranéen et le cap de Bonne-Espérance.
CYTINELLE n. f. Bot. Syn. de cytinet.
CYTINET (si. né) n. m. Genre de plantes parasites, type do la famille des ct/tinées. renfermant trois espèces, qui croissent dans le midi do l'Europe et au sud de l'Afrique.
Syn. CYTINIXLK.
CYTISE (si) ou CYTISUS n. m. Genre de légumincusespapilionacées.
— Encycl. Les cyHscs se rapprochent des genêts par leurs étamines monadel phes. Ce sont des arbrisseaux ou de petits arbres ornementaux, à feuilles trifoliolécs, à fleurs ordinairement jaunes et réunies en grappes pendantes, habitant les régions tempérées de l'Europe et les bords do la Méditerranée (une trentaine d'espèces). Le faux ('hénicr ou nubour {cytisus Inhitrnum) a un bois foncé, ressemblant un peu à l'ébènc, et qu'on emploie en tournerie et marqueterie. Les feuilles, fleurs et surtout graines dos cytises contfennent des alcaloïdes {cyiisine et laburnine), qui peuvent produire des accidents digestifs sérieux, bien que les ruminants en broutent le feuillage sans inconvénients.
CYTISÈNE n. f. Chim. Syn. de cytisine.
CYTISINE (si) n. f. Alcaloïde, C"H"A2*0, excessivement toxique, retiré aes graines du cytise. Syn. CYTisiiNE.
CYTISPORE {si, spor') n. m. Genre de champignons pyrénomycètes, type de la tribu des cytisporées, très voisin des spiiéhdies, et comprenant un assez grand nombre d'espèces qui croissent sur les arbres.
CYTISPORE, ÉE (si, spo) adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux cytispores.
— n. f. pi. Tribu de champignons du groupe des hypoxylées, ayant pour type le genre cytispore. — Une cytisporée.
CYTOBLASTE [si, blassV — du gr. kutos, cavité, et blastos, germe) n. m. Petit corps lenticulaire ou sphérique, qui constitue le nucléus ou noyau de la cellule végétale.
CYTOBLASTÉME(si, sfèm) n. m. Anat. Ancien synonyme
de BLASTIiME.
CYTODE (si — du gr. kiUns, cellule, et eidos, aspect) n. m. Expression créée par Hïeckel pour désigner un plastidc dépourvu de noyau. Syn. de monere.
CYTOLOGIE {si,jî) n. f. Partie de l'histologie qui traite des cellules.
CYTOPLASMA (si, plass) n. m. Protoplasma situé en dehors du noyau dans la cellule vivante.
— Encycl. Le cytoplasma, ou protoplasma extranucléaire, est une substance granuleuse de consistance visqueuse, plus résistante à la périphérie qu'au voisinage du noyau. Il semble comprendre toujours au moins deux matières distinctes non miscibles : l'une d'elles comprenant l'autre dans les mailles d'un réseau plus ou moins lâche.