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DU MEXIQUE

Fig. 2. Région* à cyclones , trajectoires et dates de quelques ouragans célèbres.

bas, dans un cyclone, que l'on est plus rapproché du centre, en sorte que les circonférences figurent sensiblement dos isobares; il y a là analogie avec les tourbillons des cours d'eau, et lo fait est très important, avec la translation, pour la reconnaissance du bord dangereux et du bord maniable.

Le cyclone voyage; la vitesse do translation do son contre "atteint 60 kilomètres àl'heuro. La vitesse moyenne est de 35 kilomètres pour les cyclones des Antilles,'el de 15 pour ceux de la mor des Indes. La forme do la trajectoire est celle d'une parabole, sommet à. l'O., dont la première branche décrite — quand oUe no fait pas défaut — est la plus rapprochée do i'équatour.

Lo cyclone s'élargit et s'atlaiblit à mesure qu'il avance sur sa trajectoire, en sorte quo,dans les régions tempérées, il a perdu la plupart de ses caractères pour so confondre le plus souvent avec les tempôtos do ces latitudes. De 2 ou 3 degrés do diamètre lorsqu'il est équatorial, lo cyclone peut atteindre lo degrés au moins dans la région tempérée.

Suivant le bord considéré, la vitesse do translation s'aj oui 0 ou se retranche à lu vitesse do rotation pour créer uno zone plus ou moins dangereuso. Ainsi, par exemple, un cyclone oui so formera à l'O.-S.-O. du détroit do la Sondo, par 10" (!o latitude iS. et i>0" do longitude O., se propage (fans la direction do l'O.-S.-O. jusqu'à, l'ile Maurice, s'inlléchit au S. -E. jusqu'aux îles Suint-Vaul et d'Amstordam, vers 40" do latitude S. et 75* do longitude L. ; dans l'océan Indien, ils so produiront ainsi entre les mois do décembre ot d'avril particulièrement. La tlguro 3 montre suftisammont lu mnrcho corrospondanto do riiémisi)hèro nord.

D'après los observations de Meidrum, directeur do l'obsorvaloiro do l'îlo Maurice, lo vent serait partout ( uuvorgout t^ lu surface de la mor, surtout dans lo demi-

CYGLOLEPIDE — CYCLOPE

corclo dangereux; on conséquence, la représentation circulaire du vent a été généralement abandonnée par les marins et remplacée par une représentation spirale convergente, d'après laquelle sont formulées les règles de manœuvro, destinées à éviter lo centre du cyolouo et la saute de vont qui s'y produit.

Malgré dos travaux théoriques nombreux, de longues et savantes discussions, les conditions de production et d'entretien dos cyclones tropicaux ne sont pas encore connuos avec uno certitude suffisante; il n'y a donc pas lieu d'exposer ot de discuter ici les diverses hypothèses qno l'on a pu proposer jusqu'à présent.

Los bourrasques dos régions tempérées sont beaucoup plus étendues en surface que les cyclones, et elles ont un caractère giratoire moins régulier ; les trombes ot tornades dos plaines des Etats-Unis ou des déserts africains et asiatiques sont, au contraire, extrêmement étroites et violentes. V. tourbillon, tempktiî, typhon, ouraoan, etc.

Un service de dépêches météorologiques s'etforco do prévoir l'arrivée des cyclones pour prévenir les accidents, et a pu rendre déjà les plus grands services à la marine.

CYCLONIQUE [si, n>k') adj. Qui produit lo cyclone; qui c?>t de la nature du cyclone.

CYCLONOMIE [mi — de cyclone, et du gr. nomos, loi) 11. f. Kuulo des cyclones, théorie sur les cyclones.

CYCLONOTE ou CYCLONOTUM {si, tonx) n. m. Gcnro d'insectes coléoptères palpicornos, famille des sphœridiidés, comprenant do petites formes noires, courtes, convexes, à élytres recouvrant complètement l'abdomen et très ponctués. {On connaît quelques espèces de cyclonotes, réparties dans toutes les régions de l'ancien monde; doux habitent la France et sont communes au bord des eaux.)

CYCLOPE (si — dulat. cyclops, gr.kuklôps; de kuklos, cercle, et ôps, œil) n. m. Myth. Nom donné aux forgerons do Vulcain, sortes do géants, qui n'avaient qu'un gfs œil rond au milieu du front.

— Poétiq. Forgeron, serrurier.

— Fam. Homme (pii n'a qu'un œil; borgne.

— Tératol. Syn. do cyclocéph.\le.

— Encycl. Myth. gr. Ou trouve dans les auteurs anciens plusieurs traditions assez différentes sur les cyclopes. D'après l'Odyssée, c'étaient des géants siciliens, qui avaient un œil unique au milieu du front; des géants industrieux, bonsbergers, mais anthropophages. Tel était le Polyjdième à qui Ulysse eut affaire. Cette même légende a été reprise par Euripide, Théocri te, Ovide et autres poètes. Tout autre est la tradition d'Hésiode. Pour lui, les cyclopes sont au nombre de trois : Argès, Brootes, Stéropès. Ils sont fils d Ouranos et de Gtea, comme les Titans. Emprisonnés par Ouranos, ils sont délivrés par Zeus, qui les emploie à fabriquer la foudre. Ils sont tués par Apollon, qui venge sur eux la mort de son hls Asklépios, foudroyé par Zeus. Plus tard, on chercha a concilier les deux traditions : à'o^ la légende des nombreux cyclopes, défigurés par un troisième œil au milieu du front, qui travaillaient en Sicile, dans les profondeurs de l'Etna, sous la direction d'Hephœstos. Telle est la légende adoptée par Virgilo et par la plupart des poètes romains. Enfin, l'on considérait aussi les cyclopes comme des constructeurs surhumains; on leur attribuait la construction des vieux niiu's, dits cyclopéeyis, en particulier dos fortilications de Mycènes et de Tirynthe. A ce titre, comme pour leur habileté de forgerons, los cyclopes ont été en Grèce i'oljjet d'un culte :

Pausanias vit encore, au

Cyclopes (musée du Capitole).

sanctuairo des joux Isthmiques, un autel qui leur était consacré. Ils ont souvent inspiré les poètes ot los artistes, surtout les peintres do vases, qui aiment à représenter les cyclopes dans les forges d'Hophiestos, ou les aventures d'Ulysso chez Polyphèmo, ou les amours de Polyphènio ot do Galatoe. Les cyclopes sont représentés tantôt connue do simples géants, tantôt comme dos êtres monstrueux ot difformes, avec un œil unique ou trois yeux.

Cyclope (lk). une des plus célèbres idylles do Théocrite fin* s. av. J.-C). — Elle est adressée à l'un dos amis du poèto, lo médecin Nicias, qui habitait Milot. Ce Nicias soulfiaii, paraît-il, d'un amour malheureux. Théocrito lui consoillo u'alléger sa souffrance eu la chantant, et il lui cite l'exeniiilô de Polyphème. Il représente son héros sur le haut d'un rocher, regardant la mer ot essayant par ses chants do calmer sa passion.

Cyclope (lk), drame satyrique d'Euripido (seconde moitié du V s. av. J.-C). C'est la seule pièce de ce genre qui so soit conservée; elle donne une idée précise du dramo satyrique des Grecs. (V. dr.\mk.) — Le sujet du Cyclope, tire du neuvième chant de VOdyssée, est fort connu : c'est l'épisode d'Ulysse chez lo cyclope Polyphèmo. Dans lo prologue. Silène conte comment, avec les satyres, ses lils, il est tombé au pouvoir de Polyphème. Puis le chœur des satyres fait son entrée. Bientôt arrivent Ulysse et ses compagnons, (pli viennent de tlébarquer: ils proposent A Silène do lui atdioter les fromages du cyclope, et lui donnent du vin. L'apparition de Polyphèmo vient couper court au marché. Silène, pris sur le fait, reiotte toute la faute sur Ulysse, ([ui commence lo récit do ses malheurs et cherche à attendrir lo cyclope. Celui-ci répond par des injures et pousse dans sa grotte la troupo des Grecs. Ulysso en sort bientôt, tout épouvanté, et dit comment lo monstre vient de dévorer doux do ses compagnons. Il prépare aussitôt sa vengeance. H attend la sortie du cyclope, lui offro coupo sur coupe, et lo grise. Polyphème rentre dans sa grotte pour cuver son vin. Ulysse lo suit; malgré la lùèlieté des satyres, qui lui avaient promis leur aide et qui l'abandonnent au moment do l'action, il crève l'œil unique de son adversaire. Polyphèmo so montre enthï, tout ensauglanié, en poussant dos cris do douleur : Ulysse ot les satvres l'injurient, tout on s'éloignaut pour s'ombarquor. Le i 'ycloiie d'Euripido est, dans le ton et lalluro, uno comédie Ijoullonue ; mais le cadro est bien celui d'une tragédie.

CYCLOPE ou CYCLOPS {si-klopss) n. m. Genre de crustacés copépudes. type do ta famille dos cyclopidi's, comprenant de minuscules formes d'oau douce, caractérisées par leur tèto soudée avec le premier anneau thoraciquo.

Murs cyclopéens.

CYCLOPÉE — CYCNOCHE

— Enctcl. Les cyclopcs, dont on connaît d'assez nombreuses espèces, habitent surtout rhémisphôro boréal ; quelques-uns sont propres aux Mascareignes. Un des plus communs en France est le cyclops qnadricornis , long de 2 à 3 millimètres, roussàiro, tr^s abondant

au printemps dans les ^ // fj Cyclope,

mares. Les cj'clopes ont été ainsi appelés par les anciens auteurs, parce que leurs 3'6us sont si rapprochés qu'ils semblent S9 confondre.

CYCLOPÉE [si) n. f. Danse-pantomime, dans laquelle fig^urait un bouffon représentant un cyclope. il Titre du neuvième chant de VOdijssèe, où. est décrit le séjour d'Ulysse chez les cyclopes.

CYCLOPÉEN, ENNE [si, pé-in, en') adj. Myth. Qui appartient, qui est relatif aux cyclopes.

— Hist. Se dit de certaines constructions gigantesques, formées de blocs irréguliers, que la Fable attribuait aux cyclopes. il On dit aussi pklasgiqtie.

— Fig. Gigantesque, de très grande dimension, il Très solide, très résistant, très durable : Elle cousait rapidement et avec une solidité cyclopéenne. (G. Sand.) Lliius.]

— Enctcl. Archéol. Momtments cyclopéens. Les anciens attribuaient aux cyclopes toutes les constructions antérieures à l'architecture grecque proprement dite, à l'apparition des ordres.

Aujourd'hui encore, dans le langage courant, on donne souvent le nom de 7nonnments cyclopéens à toutes les vieilles constructions gréco-pélas^iques, massives et gigantesques, qu'on rencontre sur tant de points de la Grèce propre ou des Sles, de l'Asie Mineure, de l'Italie centrale ou méridionale. Ces monuments ont pour caractère commun l'emploi de pierres énormes; mais ils présentent des aspects assez ditîérents, et sont loin d'appartenir à la même époque. Au sens propre, archéologique du mot, les mnrs cyclopéens sont ceux de la période tout à fait primitive; ils se composent de blocs irréguliers, aux dimensions colossales, assemblés généralement sans mortier, entassés les uns sur les autres, avec des pierres plus petites dans les intervalles. Les fortifications de Tiryntho, en Argolide, sont le spécimen le plus complet et le mieux conservé de ce genre de construction.

CYCLOPÉTTE [si) n. f. Silicate appartenant au genre pyroxène. Variété de diopside.

CYCLOPELTE ou CYCLOPELTA (si, pèl) n. m. Genre d'Insectes hémiptères hétéroptères, famille des pentatomidés, tribu des diuidorinés, comprenant des punaises d'assez grande taille, dont on connaît une dizaine d'espèces, réparties dans les régions chaudes de l'ancien monde.

Cyclopes (ÎHis) [!at. ScopuU Cyclopum], nom ancien de rochers basaltiques, sur la côte de Sicile, au N.deCatane.

CYCLOPHIS {si, fiss) n. m. Genre de reptiles opliidiens colubriformes. famille des colubridés, tribu des dryadinés, comprenant des formes non venimeuses, à tête allongée, subovale, couverte de grandes plaques. (Les cyclophis sont des serpents longs et grêles, d'un beau vert, qui habitent l'Amérique du Nord.)

CYCLOPHORE {si) n. m. Genre de fougère à fronde simple, de la tribu des polypodiacées. Syn. de niphobolk.

CYCLOPHORE ou CYCLOPHORUS {si, riiss) n. m. Genre de mollusques, type de la famille des cyclophoridés, comprenant des forcnes à coquille globuleuse, turbinée ou discoïdale, munie d'un épiderme, avec opercule corné. (Les cyclophores sont de taille petite ou moyenne; leurs nombreuses espèces, réparties en une douzaine de sous-genres, habitent les régions chaudes de l'ancien monde.)

CYCLOPHORIDÉS [si] n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes cténobranches, comprenant des animaux terrestres avec la coquille pareille à celle des cyclostomidés, mais en diîfêraot par la forme de l'animal, q'ui a un mufle court et les yeux placés à la base externe des tentacules sur des pédoncules peu saillants, tandis que ceux-ci sont très longs chez les cyclostomidés. (On subdivise les cyclophoridés en quatre tribus : cyclophorinés [genres cyclophore, cyathopome , cyclosure, strophostomc , etc.]; pomntiasinés Ipomatias]; diplommalininés {dîplommatine , opisthostome]; pupininés [pnpine, coptochile, etc.]). — Un cyclophoridé.

CYCLOPHYLLE {si — du gr. kuklos. cercle, et phuUon, feuille) adj. En T. de bot., Qui a des fouilles orbiculaircs.

— n. m. Genre d'arbustes de la famille des rubiacécs, comprenant liuît ou dix espèces.

GYCLOPIDÉS \si) n. m. pi. Famille do crustacés copépodes nageurs, renfermant les genres cyclope, cyclopine, caractérisés par leur corps complètement segmenté, les antennes de la première pairo formant chez le mâle des pattes préhensiles, l'absence de cœur. (Ils sont de très petite taille cl habitent surtout les eaux douces de l'hémisphère boréal.) — Un ctclopidé.

CYCLOPIE {si, pî) n. f. Tératol. Réunion dos deux yeux en un seul.

— Bot. Genre d'arbrisseaux à fleurs jaunes, de la famille dos légumineuses-papilionacées, tribu des podalyriées, comprenant une douzaine d'espèces, qui croissent au Cap.

CYCLOPIEN, ENNE [si, pi-in, en') adj. En T. do tératol., Affecté de cyclopio.

CYCLOPINE n. m. Genre de crustacés copépodos, famille des t-yc op-dés.

CYCLOPIQUE [pik') adj. Syn. do cyclopéen, iî.nnk. (Pou as.) [1 Se dit dun acido retiré dos fenillos de cyclopio.

CYCLOPITE {si) n. f. Miner. Silicate naturel d'alumino et do chaux. Variété d'anorthito.

CYCLOPTtRE («I. plèr') ou CYCLOPTERUS [si, pté-russ) n. m. G'Miro de poissous acanihoptèros, famillo dos gotiébocidés , comprenant des formes épaisses et trapues,

Cycloptère.

fer

Cyclorhis.

plates on dessus, à peau épaisse, granuleuse, à tête large, au museau court.

— Encycl. Les cycloptèrcs sont d'assez gros poissons, dont on connaît quelques espèces boréales.

Deux d'entre elles arrivent parfois sur les côtes de France; encore est-ce assez rarement qu'on les y rencontre.Le lump, gros mollet ou lièvre de mer, est le plus fréquent; long do 0^,30 à o^eo, il est gris brun ou bleuâtre, teinté de rouge au moment du frai. Au moyen de sa ventouse ventrale, il peut se fixer solidement aux corps unis. Beaucoup plus rare est le cycloptère épineux.

CYCLOPTÉRIS {si, riss) n. f. Genre de fougères fossiles, qui se trouvent dans le terrain houiller.

CYCLORAPHE {si — du gr. ktiklos. cercle, et rapbè, suture) adj.Entom.So dit de diptères dont lapupe rompt son enveloppe, au moment de l'éclosion, suivant une ligne courbe. (Les muscidés, les pupipares sont cycloraphes, tandis que les tanystomos et les upules sont orthoraphes. Chez les diptères cycloraphes, les larves n'ont pas de tête distincte.)

CVCLORHAMPHE ou CYCLORHAMPHUS {si, ran-ftfss) n. m. Genre d'amphibiens anoures oxydactyles. famillo des ranidés, comprenant des formes à langue entière, arrondie, libre en arrière, à tympan caché, à quatre doigts à chaque membre, ceux de devant libres, ceux de derrière à demi palmés. (Ce sont des grenouilles de taille moyenne ; on en connaît deux espèces, habitant l'Amérique au Sud.)

CYCLORHIS {si, riss) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des viréonidés. voisins des manakins, et caractérisé par le bec à mandibule supérieure légèrement dentée, subobtuse, les narines rondes, les ailes courtes et arrondies, la queue égale.

— E.NCYCL. On connaît une dizaine d'espèces de cyclorhis, habitant les régions chaudes de l'Amérique méridionale et centrale ; leur livrée est verte et jaune, leurs mœurs sont celles des coqs do roche.

CYCLOSCOPE (si, skop') n. m.

Compteur de tours, mesurant la vitesse de rotation des machines.

CYCLOSE {si) n. f. Circulation intracellulaire des plantes, par opposition à circulation générale des plantes.

GYCLOSIE {si, zî) n. f. Genre de plantes épiphytes, do la famille des orchidées, tribu des vandées, comprenant une seule espèce originaire du Mexique.

CYCL050ME OU CYCLOSOMUS {si, 7nuss) n. m. Genre d'insocios coléoptères carnassiers, famille des carabidés, tribu des tétragonodérinés, comprenant des formes ovales, ayant toute l'apparence extérieure desomophrons et dont on connaît quatre espèces, do petite taille, qui habitent les régions chaudes de l'Afrique et des Indes. (Los cyclosomes sont ferrugineux, tachés de brun.)

CYCLOSPONDYLES(s/,5/)o?0 n. m. pi. Groupe de squalos, comprenant ceux qui ont doux nageoires dorsales, pas de nageoire anale, et dont les vertèbres sont biconcaves. —

Un CYCLOSPONDYLE. ,

— Encycl. Les cyclospondyles ont dos évents, pas de membrane nictitante; leurs dents, à pointe saillante, sont denticulées. Quatre familles composent ce groupe : lasmargidés, échinorrhinidés, spinacidés, pristiophoridés.

CYCLOSTÉMON (s(, sté) n. m. Genre d'arbres, de la famille des euphorbiacées, type des cyclostémonées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent à Java.

CYCLOSTÉMONÉES (si, sté) n. f. pi. Groupe d'euphorbiacées, comprenant les trois genres cyclostémon, liemicyclia ot ncorsrpera. — Une cYCLOSTÉMONÉt:.

CYCLOSTIGMA (si, slig') n. m. Genre de fougères lycopodiacées fossiles, apparaissant dans les terrains dévoniens. (Le nom de ces fougères leur vient do ce que leur tronc arborescent est couvert de cicatrices rondes laissées par les feuilles tombées.) Il Section du genre gentiane.

CYCLOSTOMATES {si, slo) n. m. pi. Sous-ordre de bryozoaires gymnolémates, caractérisé par la forme arrondie dos orifices des cellules, ceux-ci s'ouvrant à leur extrémité et étant dépourvus d'appendices mobiles. — Un

CYCLOSTOMATE.

— Encycl. Les cyclostomatcs sont répandus dans les mors du nord, ou fossiles dans les terrains crétacés et tertiaires. On les divise en radicelles ou articulés, et en incrustés. Les premiers comprennent la seule famille des crisiadés, les seconds celles des diastoporidés, tubuliporidés, lichénopodidés, frondiporidés, corymbiporidés.

CYCLOSTOME OU CYCLOSTOMA {si, sto) n. m. Genre de mollusques, type de la famille des cyclostomidés, comprenant des formes tcrrostros, propres à l'ancien conLincnt, à coquille turbinée ou déprimée, avec bouche ovale à opercule plat et spiral.

— Encycl. On connaît un grand nombre d'espèces, réparties, dans une quinzaine do sous- genres.

I>es cyclostomes sont do taille moyenne, gris, roussâtres ou ambrés, marquetés ou variés do brun ; ils vivent à torro, sous les pierres, les fouilles sèchos; certains peuvent se .suspendre aux arbres au moyen d'un filament visqueux. Le cyclostomn cleynns est commun en Europe.

CYCLOSTOMES {si. stom') n. m. pi. Ordre do poissons, comprenant dos lamproies ot autres formes ressemblant à. dos vers, et qui n'ont ni nageoires pectorales ni nageoires ventrales, sont munis do six à sept paires do brancliios ot d'un squelette cartilagineux à. corde dorsale persistante.

— Un CYCLOSTOME.

Cyclostome.

Cyclostrèmc.

— Encycl. Les cyclostomes sont des poissons inférieurs, ainsi nommés à cause de leur bouche ronde ou en demicercle, sans mâchoires, faite pour sucer, et armée do nombreuses dents cornées. Grâce à cet organe, qui tient autant de la râpe que de la ventouse, les cyclostomes se fixent aux poissons morts comme à ceux qui sont vivants, et sucent leur sang. Qu'ils habitent les oaux douces ou salées, ils préfèrent les fonds vaseux où ils se tiennent enfoncés. Certains, comme les myxines, vivent en parasites sur d'autres poissons. Au sortir de l'œuf, les jeunes no ressemblent pas à leurs parents, mais constituent ces formes larvaires longtemps prises, sous le nom d'ammocètes, pour des espèces particulières. Les cyclostomes so divisent en deux sous-ordres : hypéroartîens ou lamproies, hypérotrètes ou myxinoides.

CYCLOSTOMIDÉS {si, sto) n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes cténobranches, qui présentent beaucoup de rapport avec les pulmonés, et sont, comme eux, terrestres. — Un cyclostomidé.

— Encycl. Les cyclostomidés possèdent un© coquille contournée, turriculée ou discoïde, à bouche entière, avec opercule calcaire muni d'une lame cartilagineuse interne. Répandus dans toutes les régions du globe et comptant de nombreux représentants fossiles depuis l'époque crétacée, ces mollus'|ues comportent, comme genres principaux : cyclostome, cyclotopsis, choanopoma, cistula, onrphalotropis, haiîicsia et acroptyckia.

CYCLOSTRÉMATIDÉS (si, stré) n. m. pi. Famille de mollusques ciastéropodes aspidobranches, caractérisés par leur coquille blanclie, cornée ou transparenîe, non nacrée, à bouche ronde munie d'un opercule corné. (Les genres principaux de cette famille sont : cyclostrème, tinostome, microtheca, cirsonella, etc.) — Un cyclosïrématidê.

CYCLOSTRÈME {si, strèm') ou mieux CYCLOTREMA {si, tvê) n. m. Genre de mollusques gastéropodes, type de la famille des cyclostrématidés, comprenant des formes à coquille aplatie, circulaire, à bouche ronde. (Les nombreuses espèces de ce genre sont réparties dans toutes les mers.)

CYCLOTAXIS {si, ksiss) n. m. Section du genre scandix, famille des ombellifères, renfermant les formes chez lesquelles le fruit central des ombellules est sessile et difforme.

CYCLOTELLE {si, tel') n. f. Genre d'algues, de la famille des milosirées.

CYCLOTHÈQUE {si, tèk') n. m. Genre de plantes australiennes, de la famille des phytolaccacées, tribu des gyroslémonées.

CYCLOTHRAUSTIQUE {si, trô-stik' — du gr. kukios, cercle, et thraustos, friable) adj. Se dit d'un acide dérivé de l'a-diquinoléino.

CYCLOTOME {si — du gr. kukios, cercle, et tome, section) n. m. Instrument qui, dans l'opération de la cataracte, sert à pratiquer dans la cornée une incision circulaire. Il Instrument circulaire qui sert à fixer l'œil. (Ces deux instruments sont peu usités aujourd'hui.)

CYCLOTOMIQUE {si, mik') adj. Relatif au cyclotome.

CYCLOTRICHE {si, trik') ou CYCLOTRICHA {si, tri-kn) n. m. Genre d'inlusoires holoiriches, famille des cinétochilidés, comprenant des formes persistantes, nageant librement, plus ou moins ovales, complètement ciiiées. (Les cyclotriches habitent les marécages, les tourbières.)

CYCLOUM {si-klou7n') n.m Genre de bryozoaires cténostomates, famille des alcvonidés, dont lespèce type (cycloum pnpillosiim) vit sur les côtes d'Angleterre parmi les algues {fucus serratus).

CYCLOZAMITES {si, ti^ss) n.m. Section du genre otozamites , rentérmant de petites cycadées , fossiles dans l'oolithe.

CYCLURE ou CYCLURA {si) n. m. Genre de reptiles sauriens crassilingues, famillo des iguanidés, comprenant des formes à peau de la v^

gorge lâche, plisséo en travers, mais no formant pas fanon; à tête plate , anguleuse; à crête moyenne sur le dos et la queue , celle - ci de longueur médiocre, avec écailles épineuses, disposées en vertic illes. (Les cyclures sont de grands iguanes brrns , variés de fauve et do jaunâtre, ou do gris "l^leuâtro, dont on connaît cinq ou six espèces, réparties dans lo centre et le sud de 1 Amérique.)

CYCNIA {si) n. f. Genre d'insectes lépidoptères bombycines, famille des euprépiadés, dont on connaît une trentaine d'espèces, répandues principalement dans l'Amérique septentrionale et australe. (Toutes les cycnia n'habitent pas le no u voau monde, quelquesunes sont propres à rindo [cycnia Sikkimcnsis , etc.] , ou à Madagascar [ciicnia Madniiasrariensis],)

CYCNI0N(5/)n.m.

Genre d'horbes rigides, de la famille dos scrofnlariacéos, tribu des gérardiôos, comprenant six espèces, (|ui croissent sous les troi>iques.

CYCNOCHE {siknok' ) n. m. Genre do plantes épiphytes, de la famille dos orchidées, tribu des plourothallées, comprouant une seule espèce, qui croît à lu

Cynoche

Guyane. (La beauté ilo ses flours la fait rechercher pour les sorjfOï.)

CYCNOOÉTON [si, je) n. m. Goure d'horbos aquatiques, do la lainiUo des naiadtios, qui croissent en Australie.

CYCNOIDE (du ^i\ kuknos, cygne, et eidos^ aspect) adj. Kn T. do zool., Qui rossoniblo au cygne.

GycnoS. Myth. gr. Fils d'Apollon ot do Thyrio. Désospt^rtS d« no pouvoir obtenir do l^liylios un taureau qu'il di'isiraii, il se précipita dans le lac do Canope ot tut changé on cygne par Apollon. — Fils d'Ares ot de Vv\opia. (Il arrêtait tous les voyageurs qui se rendaient ù Delphes, ot leur ravissait les ortrandes destinées à Apollon ; Hôraklùs le tua dans un combat singulier.) — Fils do Slhenolos, roi dos Ligures. (Il ressentit un toi chagin do la mort do son ami Pliaéton, (lu'ApoUon le changea on cygne.)

— Fils do Poséidon et do Calycé. (Il devint roi do Colono en Troade. Sa seconde femme, Philonomé, éprise de son boau-fils, et non payée do retour, calomnia ce dernier auprès do Cycnos, qui le tit jeter à la mer dans un coiVro. Cycuos fut tué par Achille pendant la guorro de Troie, et métamorphosé en cygne.)

GydiMAQUE, femme massaliote, fillo do Ménécrato, célèbre par sa laideur, par les circonstances de son mariage, et par l'amour qu'elle inspiraàson mari, Zénothémis.

CYDIMON (si) n. m. Genre d'insectes lépidoptères, faniiHo des uraniidés, comprenant de grands ot oeaux papillons ordinairement noirs, volontés, tigrés de vert cuivreux ot métallique, à ailes inférieures prolongées en longue queue.

— Encycl. Los six ou sept espèces connuer de ci/dimons habitent les régions chaudes de rAmérique méridionale. Volant rapidement dans les forêts à la grande lumière du jour, elles vivent, à l'état de chenille, sous une toile soyeuse, parmi les feuilles, pour sortir la nuit.

CYDIPPE {si) n. f. Genre de cténophores, type de la famille des cydippid^s, comprenant des formes gfoDuleuses ou ovales, dont les filaments tactiles sont très longs, indivis et ciliés. (On connaît douze ou treize espèces de cydippes répandues dans toutes les mers.)

CydIPPE, prêtresse du temple do Hôra, près d'Argos, connue par un récit d'Hérodote, qui a conservé le souvenir du dévouement de ses deux fils, Cléobis et Biton. CV.Cléobis.)— Jeune tille de Délos, héroïne d'une aventure contée par Ovide dans ses Uèroides. V. Aconce.

GYDIPPIDÉS (si) n. m. pi. Famille de cténophores saccates, caractérisé par le corps sphérique ou pyriforme, peu comprimé, à côtes égales, et renfermant les genres Cf/dippe,pleurobrachia,eschscholtzia,etc.

— U7l CYDIPPIDÉ.

GYDNE ou CYDNUS (si-dmiss) n. m.

Genre d'insectes hémiptères, type de la tribu des cydninés , comprenant des punaises terrestres de taille petite ou moyenne, noires et blanches, dont on connaît plus de soixante espèces, qui vivent enfouies dans les terrains arides. (Les cydnes, très communs en France, ont des représentants dans toutes les parties du globe ; leur forme est ovale, assez aplatie.)

CYDNINÉS (fti) n. m. pi. Tribu d'insectes hémiptères hétéroptères, groupe des géocoriscs, famille des pentatomidés, caractérisée par leurs formes robustes, leurs pattes épineuses propres à fouir. (Los cydninés sont répandus sur tout le globe, avec les genres principaux : cifdne, cephalocteus, amblyoUus, scaptiorosis stithuropus. hictiste, ndrise, cijrtomèiie. etc.) — ^Un cydnink.

Cydnus (auj, Tarsous- Tcliaï ) , fleuve de l'ancienno Asie Mineuro{Ciiiciej. Alexandre le Grand, pour s'y être baigné couvert do sueur, faillit perdre la vie (333 av. J.-C). Mure Antoine aonna, sur los bords du Cydnus, une fête eu l'honneur do Cléopâtrc. L'empereur Frédéric Barberousso s'y noya en 1190; cependant, d'après Willebrand, Barberousso n'aurait jias trouvé la mort dans le Cvdnus, mais dans le Caly cadnus (l'Ermerck-Sou de Selefké ou Séleucie) , qui a Sun embouchure à 80 kilora. du Cydnus.

CYDONIA {si) n. m. Nom scientiliquo du genre coignassior.

CYDONINE {si — du gr. kudônion, coing) n. f. Matière gomiiiûuse, que rentorment los graines do coing.

CYDONIUM(,si, ni-om) n. m.Genro d'anthozoairos alcyonairos, faniillo des gorgunidés, tribu dos corallinés, comprenant des polypiers cxtcriL-uremont coriaces, spongieux et glabres, et intérieurement charnus. (Los cydonium sont coniques, jaunes on dehors, rouges en dedans; l'espèce typo est le cydonium cydonium des mers du nord.)

CyfFLÉ (Paul-Louis), sculpteur flamand, né X Bruges en 1724, mort on 18o6. Il étudia auprès du peintre Jean van Hocko; puis, s'étant rendu à Paris en 1711, il y séjourna sept ans; après quoi, il se fixa à Lunévillo, oit lo retint le roi Stanislas. Il entra d'abord cumme aide dans l'atelier do B. Guibal. premier sculpteur du roi. A partir do 17:>1, il Jlgura dans dill'érents actes, sous lo liiro de modeleur du roi, ciseleur du roi. Lorsque Stanislas chargea Guibal d'élever sur la place do Nancy uno statue do Louis XV (1755), il lui implJ^a la collaboration de Cyfllé, dont il appréciait le mérite, ot, à la mort do Guibal, Cyfllé bértia du titre de » sculpteur ordinaire do roi de Pologne ». 11 lit alors les figures allégoriques des fleuves, do ta fontaine lie la place d'Alliance à Nancy (1750). Kn 1768, il élabilt ù Lunévilio uno fabrique et des ateliers pour faire cuire do la vaisselle on lorro do pipe. C'est do là que sont sortis ses Vendangeurs, ses Savoyards, lo Petit Voleur de pommes, lo Savetier, etc., qui rapprocheulCyfflé de Clodion dans ses œuvres familières. Il regagna sa patrie vers 1777, avec lintontion d'ouvrir uno fabrique do porcclaino près do ISamur. Lo succès ne répondit pas ù ses espérances, ot il mourut dan.s le dénuement.

Cydne (gr. nat.).

Cydnus (monnaie de bron?.^ de Tarse).

De gueules fi un cygne d'ai'gent,becqué et membre d'or.

CygÉE. Myih. gr. Un dos Siciliens qui voulurent s'npnuser au passage d'Hôraklès dans leur île. Il fut tué par le ilieu, et reeut de ses compatriotes les honneurs divins.

Gyg^NUS (Fredrik), poète ethislorion finlandais, né i Tuwastchus en 1807, mort à Helsingfors en IStil. Il ousei- ;j;iia l'histoire ù Fredriksham (1833-1838), puis à Helsingfors, voyagea en France et en Italie {i843-18-l7). Il tr.ivailla à faire naître en Finlande un art et un théâtre national, et combattit l'influence suédoise. Il a laissé de nombreux ouvrages; entre autres, six volumes devers publiés en 1851-1854 et 1870.

CYGNE {sign [gn mil.]) n. m. Ornith. Genre d'oiseaux pahulpôdos, famille dos lamellirostres, typo d'une tribu dite des cygninés, caractérisé par un cou très long et flexible, un bec large et long, très robuste, à grandes lamelles, à région nasale nue ou recouverte par la cire, les pattes ayant le doigt postérieur libre do toute membrane molle.

— Poétiq. S'est dit de quelques poètes, littérateurs ou musiciens célèbres par la grâce et la pureté de leur style : lo cygne de Dircé, Pîndare; le cygne de MantuHe,V\v^^\y le cygne de Cambrai, Fénelon. ii Chant du cygne, Chant mélodieux attribue au trefois au cygne, particulièrement lorsqu'il était près de mourir. — Fig. Dernière œuvre dun homme de talent, en musique, en poésie, en littérature.

— Blas. Fio;urc héraldique représtn tant l'oiseau de ce nom et toujours représentée d'argent. (Quand son bec et ses pattes sont d'un émail particulier, on le dit becqué et membre de..., et on l'appelle alcyon quand il est figuré dans son nid et voguant sur les flots.)

— Tcchn.C'o;/rfecj/(7«e, Partie del'avanttrain d'une voiture à quatre roues, qui est courbée pour laisser place au.x roues, quand on fait tourner lo véhicule.

— Loc. div. : Cou de cygne. Cou long et flexible, il Etre blanc comme un cygne. Avoir une peau très blanche, ou la barbe et les cheveux tout à fait blancs, il J^aire an cygne d'un oison. Louer uno personne qui ne le mérite pas.

— Encycl. Ornith. Les cygnes sont de grands et beaux oiseaux, volant bien, grâce à leurs larges ailes, nageant encore mieux, mais marchant lourdement et mal. Ils se nourrissent d'animaux aquatiques, qu'ils attrapent en fouillant dans la

vase. On en

connaît uno .r?^ •

douzaine . "^ "

d'espèce s,

répandues

surtout dans ^ -^ X

l'hémisphère r boréal, mais aussi auChili ou en Australie, où habitent de petites formes *"" noires et Cygne.

lan ches.

Domesticiués de toute antiquité, les cygnes font,' par leur beauté, 1 ornement des bassins et des pièces d'eau, mais leur cri désagréable, leur méchanceté en font des hôtes assez dangereux, surtout dans les lieux fréquentes par les enfants. Leur chair, huileuse et coriace, n est plus guère estimée; mais jadis, et jusque sous Louis AlV, cotte grande volaille comptait parmi les rôtis d'apparat. Les cygnes sont essentiellement migrateurs ; ceux de l'extrême nord traversent l'Europe jjour aller hiverner en Afrique et dans l'Inde ; beaucoup d'individus s'arrêtent dans la région circaméditerranéenne. Pendant les hivers rigoureux, il n'est pas rare de voir des cygnes s'arrêter dans lo centre do la France. Nichant au bord des eaux douces, ils vout souvent à la mer après la saison do la pariado. Lo chant du cygne n'est pas absolument une fable ; une des espèces d'Europe {cygmu musicus) a une voix assez belle, très forte, susceptible de moduler, et qui n'est pas désagréable â entendre de loin. Les grandes espèces do cygnes sont blanches. L'Europe possède trois espèces do cygnes : le cygne muet {cygnus alor), à bec rouge, avec caroncule noire. C'est celui qui e.st domestiqué; long do 2 mètres du bec à la queue, il atteint jusqu'à 3 mètres d'envergure. Moins long, mais d'une envergure encore plus grande (3", 65), est le cygne chanteur {cygnus musicus), à bec jaune à la base, noir à la pointe et sans caroncule. Le cygne nain {cygnuf minor), beaucoup plus petit, habite lo nord extrême de l'Europe ; lo cygnus ùucinator, l'Amérique du Nord; le cygnus IJavidi, là Chine. Lo cygne à cou noir {cygnus nigricollis), jolie espèce blanche â cou et tête noirs, beaucoup plus petit, habite lo sud extrême de l'Amérique méridionale; le cygne de la Nouvello-IIollande (cAenopsis atratus) est uno espèce noire d'Australie, aujourd'hui commune dans les jardins publics et privés. Le plumage forme une fourrure légère très rocherchéo; aussi certaines espèces, à la suite do massacres,sont devenues rares.

iif^^v^v^:;»?*»!

Cygne (oannii dd). Il existait jadis un ordre de ce nom, dont l'origine se rattachait â riiistoire semi-légendaire do Lohengrin. Historiquement, on ne conïiait que l'ordre créé en Prusse, en lit2, par l'électeur Frédéric II. Il se composait, outre les princes, de trente nobles et de sept dames, qui s'engageaient à célébrer los fêtes de la Vierge. Eteint on 1539, il

fut reconstitué en 1843 par lo q^^^^ ^^ f. (PruMc). roi Fredénc-Guillaume do jn \ >

Prusse. Il est donné à ceux qui font vœu do soigner los malades et los pauvres. L'empereur d'Ailomagno on ost le grand maître. L'ordre n'a pas do ruban, mais un collier.

Cyone (lo), constellation boréale, située entre la Lyre et le Lézard, ot très riche on étoiles doubles ou multiples : ou n'en compte pas moins de trente-cinq.

— Encycl. Cette constellation contient, ontro autres, lu couple do la Oi" du Cyguo, qui ost cortatnomont l'un dus plus intéressants de tout le Ciel. Cette étoile est la pre

CYCNOGETON — CYLINDRE

mière dont on ait pu déterminer la distance à la Terre; c'est sur l'examen do ce système quo Bossel avait annoncé l'extension des lois do la gravitation aux étoiles. Cette étoile est la plus iirocho de la Terre, après a du Centaure. On trouve aussi dans cette constellation un très joli ^^ystèmo quaternaire, forme par x du Cygne ot £ 2576. Les quatre étoiles, de grandeur 0 à 8, sont animées d'un mouvement propre commun les emportant vers le sud avec une vitesse de 42" à 47" par siècle.

Cygnes (rivière uks). V. Swan-Uivkr.

CYGNOPSIS (si, psiss) n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes, famille des lamellirostres, tribu des ansérinés, comprenant une oie grise, de grande taille, qui habite l'Asio boréale.

— Encycl. Le cyqnopfiis cygnoides est remarquable par la structure de son bec, intermédiaire entre celui des cygnes et celui des oies. On a donné fautivement le nom de (1 cygnopsis » à uno bernlcle du nord de l'Amérique, lo leucoblepharon Canadensts. V. leocoulephakon.

GYLADE OU GYLAS {sî-lass) n. m. Genre d'insecles coléoptères rhynchophores , famille des curculionidés, tribu des apioninés, comprenant de petits charançons lisses, bruns, bleus dans le sexe femelle, à corps oblong, à rostre court et épais. (On en connaît une dizaine d'espèces, des régions chaudes do l'Afrique et de l'Asie.)

CYLICHNE [si-likn') ou CYLIGHNA (si, kna) n. f. Genre de mollusques gastéropodes opisthobrauches, famille des -scaphandridés, comprenant des animaux marins pouvant se retirer complètement dans leur coquille, celle-ci subcylindrique, enroulée et tronquée en arrière. (Les cylichnes, dont on connaît quelc|ues espèces réparties dans toutes les mers du globe, sont des petites coquilles blanches â bouche étroite, disposée en long.)

CYLICODAPHNÉ {si) n. m. Genre d'arbres ou d'arbrisseaux de la laniille des lauracées, tribu des tétranthérées, comprenant quarante espèces, qui croissent dans l'Inde.

CYLICOMASTIGES {si, stif) n. m. pi. Groupe de protozoaires flagellâtes, comprenant les salpingxca et les codosiga qui possèdent une sorte de collerette autour de leur flagellum, ce qui les fait ressembler à certaines cellules constitutives des éponges. — Un cylicomastige.

CYLIDRE ou GYLIDRUS (sj, druss) n. m. Genre d'insectes coléoptères térédiles, famille des cléridés, comprenant de petits clairons cylindriques, bleus ou bruns, variés de jaune, à tête forte, habitant les régions chaudes de l'ancien monde, depuis le Sénégal jusqu'à la Tasmanie. (On en connaît une vingtaine d'espèces, vivant sous les écorces.)

CYLIGRAMME ou GYLIGRAMMA (si) n. f. Genre dinsectes lépidoptères noctuélines, famille des ommatophorldés, comprenant des noctuelles de grande taille, à corps grêle, brun et gris, à ailes supérieures entières, ocellées, les inférieures denticulées. (On connaît quelques espèces de ce beau genre, propre aux régions chaudes de l'Alrique et à la région malgache.)

GYLINDRACÉ, ÉE {si) adj. En T. d'hist. nat-, Qui a la forme cylindrique.

CYLINDRAGE (sj, draf) n. m. Tochn. Action de cylindrer, de passer ï,ous ou au c^vlindre un objet quelconque : Le CYLINDRAGE dtfS draps. Cylindrage dn macadam.

— Phot. Opération consistant à faire passer une épreuve photographique terminée entre deux rouleaux cylindriques, froids ou chauffés, pourgiacer et égaliser sa surface.

— En'CYCL. Techn. I. Cylindrayt- des étofffs. CoAte opération consiste à faire passer sous |)ressiou uno étoffe entre deux cylindres : l'un métallique. chauflFo â la vapeur intérieurement, l'autre en bois ou en carton durci. Si l'on procode au cylindrage à froid, c'est-à-dire sans chauffer le cylindre métallique, cette opération consiituo le calandrage. Le cylindrage a pour but, tantôt d'obtenir un étendage régulier de Tétoffe, tantôt do lui donner un certain lustre.

IL Cylindrage des chaussées. Le cylindrage des chaussées a pour objet d'obtenir par des écrasements successifs une liaison homogène des pierres cassées dont on couvre leur surface. Pour cette opération, on fait usage de gros rouleaux en fonto que l'on charge progressivement, ot :juo traînent des chevaux; souvent, aussi, ou emploie des rouleaux ou cylindres à lapour.

CYLINDRANTHÉRÉ, ÉE {si — do cglindrc, et anthê/'f) adj. En T. de bot., Dont les anthères sont réunies en cylindre. Syn.SYNANTHKBii,KE.

GYLINDRE (si — lat. cylindrus. gr. kidindros, même sens) n. m. Géoni. Corps à base circulaire ou elliptique, d:ins lequel toutes les sections parallèles àla base sont égalesâ coite base, n Cylindre droit. Celui dont l'a-xoeslperpendiculalro à la base, il Cylindre oblique. Celui dont l'axe ost oblique sur la buse.

— Archéol. Pierre taillée on forme de cylindre, ayant servi d'amulette ou de cachet : Cylin- DUES babyloniens, perst'poliiains.

— Art milit. Pièce principale do laculasso mobile, dans les armes à feu. Il Cylindre incendiaire. Artifice formé d'un paquet do mèche ù étoupillo, entourée de ficelle salpêtrée. que l'on introduit, avec do la poudre line, dans les obus qu'on veut transformer en projectiles incendiaires, il Cylindre lunette. Instrument vérificateur du diamètre des projectiles.

— Bot. Cgtiudre central. Nom que l'on doniio, en anatomie végétale, â la région d'une tige eu d'une racine qui entoure l'axo do cet organe ot qui est entouré par Técoree.

— Géopr. Sommet cylindrique d'une moulagno : Ze cylindre de Marboré.

— Mar. Pièce cylindrique do la roue du gouvoruàil, sur laquelle sont faits los tours do la drosse.

— Mécan. Corps do pompo. il Tuho cylindrique, dans lequel se meut te piston d'une machine A vapoui^.

— Méd. Nont quo l'ou douuutiuolquofois au stéthoscopo.

Cylindre.

0, cyliuiliM & vapeur.

CYLINDRE-AXE — CYLINDR0RRHINU5

C>liinlie compresseur.

Cyliodre compresseur il vapeur.

— Métall. Ci/lindi-es broyeurs. Réunion de cylindres à dents ou à cannelures pour le broyage du minerai.

MoU. Nom du coquillage appelé aussi roclead.

— Mus. Dans les orgues raécanuiues, Pièce de bois cylindrique, sur la surface de laquelle sont implantées de petites pointes, qui viennent soulever les toucHes, lorsque le cylindre est en mouvement.

— Techn. Rouleau dont on se sert pour broyer ou comprimer le papier : Cylindres de laminoir, n Rouleaux lisses ou munis de découpures représentant un proiil donné, entre lesquels on fait passer les barres de fer ou d'acier rouges, tt Chacun des rouleaux ou ensouples du métier à lisser : Cvlindru de devant. Ctlindrk de d>'rrière. iPea usité.) [On dit plus généralement BNsorpLE ou ROULEAU.] Il Nom de l'une des parties du battant des mécaniques armures et de la mécanique Jacquard, il Cylindi-e à lustrer. Pièce de métal do forme cylindrique, en usage dans les fabriques pour lustrer les étones. li Cylindre gravé. Cylindre pour l'impression des étolfes. il Gros tube do cuivre, de forme cylindrique, qu'on emplit de braise et qu'on tient dans l'eau d'un bain pourlachauîîer. II Cylindre à infusions. Espèce d'étui de fer-blanc, percé de petits trous, et dans lequel on introduit la substance que l'on veut faire infuser, ii Rouleau de pierre, de bois, de fonte ou de fer, qu'on fait passer sur les terres labourées pour écraser les mottes, et dont on se sert aussi pour aplanir les allées. {Les cylindres métalliques sont rigides ou composés d'anneaux parallèles et mobiles.) u Cylindre de compression ou compresseurs , Gros cylindres en ïonte, mus par des chevaux ou par la vapeur, pour comprimer et écraser les cailloux répandus sur les chaussées.

— Télégr.

éiectr. Cylin dre creux du frein, Cylindre de l'appareil Hughes, à l'intérieurduquel le sabot du frein vient s appuyer.

— Enctcl. Géom. On nomme généralement cylindre une surface engendrée par une droite assujettie à rester parallèle à une direction fixe, et dont le mouvement est déterminé par une condition spéciale. Cette condition, que doit remplir la droite mobile, peut être de rencontrer toujours une courbe donnée, qui prend alors le nom de directrice du cylindre, ou de rester tangente à une surface donnée; auquel cas, le cylindre est dit circonscrit à la surface donnée.

On nomme cylindre de révolution la surface engendrée par une droite mobile tournant autour d'un axe auquel elle est parallèle. Plus particulièrement encore, on désigne sous le nom de « cylindre 0 la surface précédente limitée à deux plans perpendiculaires à son axe ; ou même le volume compris entre la surface ainsi limitée et les plans des bases. On a ainsi le cylindre étudié en géométrie élémentaire. (On peut encore le considérer comme un solide engendré par un rectangle tournant autour d'un de ses côtés.)

La surface latérale de ce cylindre, qu'on peut assimiler à celle d'un prisme régulier, a pour mesure le produit des mesures de la circonférence de la base et do l'aréte ou 2t:RH. La mesure de son volume, déduite de celle du prisme, est -nR'H.

Analytiquement, soient x = m:, i/ = nr les équations d'une parallèle aux génératrices de^Êse^^AA/ d'uQ c^'lindre quelconque, celles d'une gêné- génératrice. ratrice en particulier seront : x = mz-\-p, y = nr-|-y; la condition à laquelle devra satisfaire cette génératrice mobile s'exprimera par une équation o(p, y) = 0, et celle du cylindre engendré seTa.<f{x~}nx,y~ nz)=^Q. C'est l'équation type des surfaces cylindriques.

Les sections laites par des plans parallèles dans un cylindre sont toutes égales; les tangentes menées à ces sections aux points où les coupe une même génératrice sont donc parallèles et, par suite, contenues dans un m6me plan : ce plan est le plan tangent au cylindre. Un plan tangent à un cylindre le touche donc en tous les points de la génératrice qui passe par le point de contact. Le point de contact reste ainsi indéterminé, alors même que lo plan tangent est donné.

Tous les plans tangents à un mÔme cylindre sont parallèles aux génératrices do ce cylindre; et réciproquement une surface dont tous les plans tangents sont parallèles à Doe même droite ne saurait être que cylindrique. Cette propriété caraclôristiquo des plans tangents aux surfaces cylindriques peut être traduite par une équation qui est l'équation générale (aux dilférentielles partielles) des surfaces cylindriques.

J/équation au plan tangent en un point [x,y,z]à. une surface quelconque étant Z — z = p {X — x) -|- g- (Y — y), où p et g désignent les déri\'ées partielles de z par rapport à X et à y au point [x, y, z], fa condition à exprimer sera traduite par l'équation : pm -\- ^n + l =0. où m et n désigneraient tes coefficients angulaires constants de la génératrice.

— Mécan. Los machines à vapeur, les pompes, les

Fresses hydrauliques possèdent des cylindres alésés, à iotéricur'desquels doivent se mouvoir des pistons. Les machines à imprimer, à. laminer, sont composées de cylindres tournés, qui agissent par compression sur l'os matières à travailler; ceux des laminoirs portent souvent des entailles circulaires d'un profil déterminé, suivant la forme que l'on veut donner aux barres et aux tils façonnés parlepassago decosoulailles. Les cylindres tournés sont

Cylindre de révolution engendré par un rectangle : 00' A'A rectangle générateur, G O' axe ou hauteur du cylindre ;CC' cercle

appelés quelquefois ■- rouleaux », lorsque leur diamètre est faille comparativement à leur longueur.

On désigne plus spécialement sous le nom de eyiindre l'organe des machines à vapeur dans lequel la vapeur vient agir sur le piston, pour produire un travail moteur. Ces pièces sont toujours en fonte et alésées intérieurement, avec ou sans enveloppe de vapeur. Les cylindres à vapeur portent à leurs extrémités deux conduits, qui se bifurquent pour venir rencontrer les orifices de distribution de la vapeur, mettant successivement le dessus et le dessous du piston eu communication avec la chaudière ; un troisième conduit sert au dégagement de la vapeur qui a produit son effet, et lui permet de se rendre dans le condenseur ou de s'échapper dans l'atmosphère. Les deux extrémités du cylindre à vapeur sont fermées par le couvercle et par le fi)nd.

Archéol. Cylindres chaldéens, assyriens, etc. Ces objets,

ainsi appelés à cause de leur forme, étaient faits en matière dure, toile que basalte, jaspe, turquoise, hématite, lapis, agate, etc. Usétaient percés dans l'axe d'un trou destiné à recevoir une tige, au moyen de laquelle on roulait sur l'argile molle ou la cire ces cylindres, qm servaient ainsi do sceaux ou cachets. Les musées possèdent une grande quantité de ces petits objets, ainsi que des briques d'argile où l'on retrouve leurs empreintes, qui accompagnent souven*

1. Cylindre chaldéen ; 2. Empreinte en relief du même cylindre-

des formules d'actes d'engagements, etc. En général, ils sont gravés à l'envers, alin que l'empreinte paraisse à l'endroit. Ils représentent presque toujours des scènes religieuses et mystiques et portent le nom du propriétaire. Les Arméniens, les Modes et les Perses ont suivi à cet égard les coutumes des Assyriens. On comprend combien ces cylindres doivent varier suivant l'âge et la provenance. Certains, qui ne portent pas de noms, sont considéré:^ comme de.'^ amulettes ; il en est sur lesquels sont gravés des symboles gnostiques.

— Relig. liind. Cylindre à prières. Le cylindre ou moulin à prières (en thibétain /iA/ior-^o)est un ustensile sacré, d'un usage universel dans toutes les contrées lamaïques. Il se compose d'un cylindre creux en métal, qui tourne sur un axe. Sur sa surface se lit la célèbre prière à six syllabes Om Ma-ni Pa-dmé ffoum, et dans l'intérieur sont renfermées des bandes de papier ou d'étoffe couvertes de prières.

Chaque fois qu'on fait tourner le hkhor-lo de droite à gauche (la rotation en sens contraire détruit l'efticacité de l'acte), on acquiert les mêmes mérites que si l'on avait lu d'un bout à l'autre tout ce qui est écrit à l'intérieur.

On trouve de ces instruments soit isolés, soit disposés en file le long des avenues et des cloîtres des monastères, où les moines et les pèlerins les mettent en mouvement d'un coup de main, en passant. Souvent aussi, on utilise, pour les faire tourner, la force du vent ou bien les ruisseaux et les cascades voisins des couvents.

Ou a trouvé des moulins à prières en Assyrie et en Perse, où ils servaient au même usage qu'au Thibet.

CYLINDRE-AXE f.^On.m. Prolongement protoplasmique de la cellule nerveuse centrale. (Il se prolonge dans les nerfs formant laxo du tube nerveux.)

— Encycl. Le cylindre-axe fait communiquer directement les organes sensitifs ou les muscles avec la cellule nerveuse centrale. C'est une tige rigide, réfringente, homogène dans toute son étendue.

GYLINDRELIX ou CYLINDRELLA {si, drèV) n. f. Genre de mollusques, type de la famille des cylindrellidés, renfermant plus de deux cents espèces américaines, répandues surtout aux Antilles. (Les cylindrelles ont la bouche presque ronde, avec le péristome continu et réfléchi.)

CYLINDRELLIDÉS {si. di'èV) n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes stylommatophores, comprenant les genres cylindreile, lia, inacj'oceramus , pinerîa , tous caractérisés par la coquille turriculée, à plusieurs tours, le dernier plus ou moins détaché, et à sommet souvent tronqué. (Les cylindrellidés sontdes mollusques terrestres, habitant tous TAmérique.) — Un cylindrellidé.

GYUNDRER (sï) V. a. Donner la forme d'un cylindre à : CvLiNDRER une pièce de bois.

— En T. de techn.. Soumettre à la pression d'un cylindre ; CYLiNiniEit du papier, du drap, une route.

Se cylindrer, v. pr. Etre cylindre.

CYLINDREUR, EUSE (si) n. Ouvrier chargé de faire passer un objet quelconque sous le cylindre ou au cylindre.

CYLINDRICITÉ {si, dri-si) n. f. Etat, forme de ce qui est cylindrique.

CYLINDRIMÈTRE {de cylindre, et du gr. métron, mesure) n. m. Instrument propre à exécuter avec précision les roues et les diverses pièces cylindriques employées en horlogerie.

CYLINDRIQUE {si, rfn'A"') adj. Techn. Qui est relatif ou qui appartient au cylindre : Surface cylindrique, il Qui a la forme d'un cylindre ou une forme approchante -.Pour qu'un corps de pompe soit bien fait et d un bon usage, il doit être intérieiiretnent bien cylindrique.

— Anal. Epithi'dium cylindrique, Epithôlium formé de cellules cylindriques. V.'épITIIELIUM.

CYLINDRIQUEMENT (si, ke-man) adv. En forme de cylin'ire.

.CYLINDRISTACHYÉ, ÉC [si, sta-ki — de cylindre, et du ^r. stakhus, épi) adj. Eu T. do bol., Dont les fleurs sont en épis cylindriques.

CYUNDRITE (si) n. m. Moll. Olive ou cône fossile.

— Bol. Genre fossile douteux, considéré comme dos débris d'épongés ou d'algues.

CYLINDROBASIOSTÉMONE {si, sté —de cylindre ; du. gr. basis, éâs, base, et stémôn, étamine) adj. En T. de bot., Dont les étamines sont soudées ensemble à leur base.

CYLINDROCARPE (si — do cylindre, et du gr. karpos, fruit) adj. Kn T. de bot.. Qui a des fruits cylindriques.

— n. f. Algue du genre chordaria.

CYLINDROCÉRE {si, sèr') n. m. Genre de coléoptères télranières, de la famille des curculionidés, qui haoitent Cayenne et lo Brésil.

CYLINDROCLINE (si) n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille des composées-inuloïdées, comprenant une seule espèce, qui croît à l'Ile Maurice.

CYLINDRO-CONIQUE (si, 7iik') adj. Qui tient du cylindre et du cône : Balles cylindko-coniques.

CYLÏNDROCORYNE (si) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, tribu des cryptorrhynchinés, comprenant des charançons de taille moyenne, à rostre grêle et long, à yeux grands, à corselet conique et élytres oblongs. (On en connaît cinq ou six espèces, propres â l'Amérique du Sud.)

CYLINDROCYSTE {si, sisst') n. m. Genre d'algues d'eau douce, de la tribu des desmidiées, comprenant une seule espèce.

CYLINDRODÈRE (si, dèr') OU CYLINDRODERUS (si, déruss) n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes, famille desélatéridés, tribu des campylinés, comprenant des taupins allongés, parallèles, à longues antennes, dont les articles vont toujours en augmentant depuis la base. (Les cylindrodères sont de taille moyenne, ordinairement bronzes avec les pattes fauves. On "en connaît sept ou huit espèces, répandues dans les régions chaudes de l'Amérique.)

CYLINDRODES {si, dro-dèss) n. m. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, famille des gryllidés, comprenant des formes très allongées, cylindriques, intermédiaires entre les tridactyles et les coùrtilières, et dont les ailes et les élytres sont rudimentaires. ( La se'ule espèce de ce curieux genre est le cylindrodes Campbelli, du nord de l'Australie, d'un brun jaune. Elle perce les tiges de diverses plantes et y creuse des canaux où elle se tient à l'abri ; c'est le ver-fil des colons anglais.)

CYLIN DRO GRAPHE (du gr. ku-

lindros, cylindre, et yraphein , écrire) n. in. Appareil photographique panoramique de P. Moëssara.

— Encycl. Cet appareil se compose d'une chambre photographi-

Cylindro graphe.

que portative qui permet, une fois 1 appareil en place, de prendre deux clichés contigus embrassant un angle total de 340 degrés.

CYLINDROÎDE (de cylindre, et du gr. eidos, aspect) adj. Qui ressemble à un cylindre, qui a la forme d'un cylindre : Antennes cylindroÏdes.

— Miner. Cristaux cylindroÏdes, Cristaux prismatiques, qui, par suite de causes diverses, ont subi des arrondissements sur les arêtes, et ont passé à un état plus ou moins voisin d'un cylindre, il Groupes cylindroides. Groupes composés d'aiguilles ou de fibres qui partent toutes d'un axe commun.

— n. m. pi. Entom. Famille de coléoptères tétramères, dont les antennes sont en forme de massues cylindriques. — Un CYLINDROIDE. Il On dit aussi cylindriformes.

" CYLINDROLOBE (si) n. m. Genre deplant.es épiphvtes,de la famille dos orchidées, tribu des vandées, renfermant une seule espèce, qui croît dans les forêts de Java.

CYLINDRO-OGIVAL, ALE, AUX (si,//) adj. En T. de balist., Syn. de cylindro-<.onique.

CYLINDROPHIS {st. fiss) n. m. Genre de reptiles ophidiens colubriformes, famille des tortricidés, comprenant des formes voisines

des rouleaux, dont elles diffèrent par leurs yeux tout à fait découverts, et leurs intermaxillaires sans dents.

— Encycl. Les cylindrophis , dont on connaît irois espèces de l'Asie méridionale et de la Malaisie.sont des petits serpents cylindriques, très lisses, irisés, bruns ou verdâtres, avec le ventre blanc. Comme ses congénères, ce serpent non venimeux, long de 0'",40, vit dans des terriers.

CYLINDROPHORA (si) n. m. Bot. Section du genre plukenetia, caractérisée par un calice de quatre pièces, vingt étamines, un style cylindrique, ayant de quatre à cinq lobes à son sommet et un ovaire quadri ou quinqué-ovulé.

CYLINDROPHYMA {si) n. f. Paléont. Genre d'épongés pierreuses, laniillo des anomocladidés, comprenant des formes cylindriques, allongées, renflées do bas en haut, avec vas'te cavité centrale. (D'assez grande taille, elles comptent parmi les éponges fossiles les plus communes du jurassique supérieur.)

CYLINDROPODIUM (sï, di-om') n.m. Genre de cycadées fossiles des terrains secondaires. (Il convient de rapporter à t-e genre les formes décrites sous les noms de mantetlia, bucklandia, cycadoidea, encephalartos.)

CYLINDROPUS {si, puss) n.m. Bot. Genre de cypéracées, très voisin des scleria. {La seule espèce connue [cylindr-opus juuciformis] habite Ceylan.)

CYLINDRORRHININÉS {si) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères rliynchopliores, dont le genre cylindrorrhinus est lo type, et qui contient les adioristus, scuta'bo7'us, otidoderes, listroderes, etc. (Tous les cylindrorrhininés sont dos charançons grands ou moyens, ovales, à pattes longues, ordinairement pubescenis; ils sont répandus dans le sud extrême do l'Amérique.) — Un cylindrorruininé.

CYLINDRORRHINUS (si, nuss^ n.m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, type de la tribu des ci/lindrorrhininés, et comprenant sept ou

Cylindrophis.

huit espèces ilo graiulo taille, noir varié lio gris, habitant l'cxtrônie sud do l'Amériquo.

CYLINDROSCOPE {si. sA'O^/ — do cylindre, et du gr. skopciu, rxamiiicr) n. m. Demi-cylindro en bois, sur loquol ou disposo les épreuves photographiques obionuos à l'aido du cyiindrographo, do laçon qu'en so plaçant au contre do l'appareil, on voit, reconstitué sous son véritable angle pauoi-aniiqiie, Timago donnée par lo cylindrographe.

CYLINDROSE {si) n. f. Anat. Nom d'une des sortes do sutures du crauo. V. suroiu:.

CYLINDROSOME (si — do cylindre, ot du gr. sotna, corps) adj. Kii T. de zool., Qui a lo corps cylindrique.

CYLINDROSORE {si) u. m. Genre do plantes, do la fanijllo des ooinposoes-sénécionéos, reulormant uuo seule espùco, qui eruit en Australie.

CYLINDROSPERME {si, spi'rm') n. m. Genre d'algues nostochiiiéfs, comprenant uno dizaine d'espèces.

CYLINDROSPORE {si, spor') n. m. Genre de champignons gymnocèlcs microscopiques, comprenant plusieurs espèces, qui croissent eu parasites sur les leuillesdes vègôlaux.

CYLINDROTOME ou CYLINDROTOMA {si) n. f. Genre d'ulsoctcs diptères nomocères, iamillo dos limnobiidés, comprenant des tipules de taille médiocre, à antennes (iliformcs do treize articles cylindriques. (On connaît trois ou quatre espèces de cyHnd'rotomes : toutes sont propres à l'Europe, brunes et jaunâtres ; elles vivent dans les prairies ou les bois et portent, au repos, leurs ailes repliées sur le dos.)

CYLISTA {si, sta) n. f. Genre de plantes grimpantes, de la l'aniillo des légumineuses-patiilionacées, tribu des phascolées, qui croissent dans l'Inde.

CyllabaROS. Myth. gr. Argien qui, pendant le siège do Troie, séduisit Eg'ialé, femme de Dioraède. A son retour do Troie, Diomôde dut céder devant les embûches que lui tendirent Cyllabaros et sa femme, et il s'enfuit en Italie. (Cyllabaros est plus souvent appelé Comètes.)

CylLAROS. Myth. gr. Centaure tué aux noces de Pirithoos; son épouse, Hylonomé, se donna la mort de désespoir. ~ Nom du cheval de Castor ou de Pollux.

Cyllen. Myth. gr. Fils d'Elatos. roi d'Arcadie, et de Laodicé. Il donna son nom au mont Cyllène, en Arcadie.

GyLLÈNE, montagne d'Arcadie (auj. Ziria), sur les frontières do l'Achaïe, une des plus hautes du Péloponèse : elle était consacrée à Hermès surnommé Cyllenios. — Ville d'Elide (auj. Glarentza).

CYLLÈNE {sir — nom mythol.) n. f. Genre do mollusques gastéropodes cténobranches, famille des buccinidés, comprenant des formes voisines des buccins, à coquille ovale, à spire aiguë, à opercule en losançe allongé. (Les cyllènes habitent les régions chaudes de 1 Atlantique et de l'océan Indien ; on en connaît une quinzaine d'espèces, sans compter quelques-unes fossiles dans les terrains miocènes.)

GYLLÉNIE (sii, nî) OU CYLLENIA {sil-lé) n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des bombylidés, comprenant des formes de taille moyenne, à trompe médiocre, à tête épaisse, à abdomen long, cylindrique, à cuisses renflées chez les mâles. (On connaît deux ou trois espèces de cyllénies, qui habitent le midi de l'Europe et de l'Afrique australe.)

CYLLIDIUM {sir, dï-om') n. m. Genre d'insectes coléoptères palpicornes, famille des hydrophilidés, tribu des chœtartriinés, dont le nom véritable est ch-etarthria,, et qui renferme quelques espèces de très petite taille, habitant l'hémisphère boréal. (La seule espèce française est minuscule, d un noir brillant, globuleux, pouvant se rouler on boule, et vivant au bord des eaux.)

CYLLO {siV) n.-in. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocèrcs, famille des satyridés, comprenant des papillons de taille moyenne, qui vivent dans les régions tropicales de l'ancien monde. (On connaît quelques espèces do cyUo ; la plus répandue est le cyllo leaa, qui se trouve depuis la côte occidentale d'Afrique jusqu'en Australie.)

CYLLOSOME {sil') n. m. Espèce de monstre unitaire, qui ort're une oventration latérale, et qui a la jambe correspondante imparfaitement développée.

CylON, oupatride athénien, qui vivait au viP siècle av. J.-C. Gendre de Thôagène, tyran do Mégaro, et vainqueur aux jeux Olympiques, il essaya do s'emparer du pouvoir suprême à Athènes. Il occupa l'Acropolo pendant une fùto. Bloqué étroitement, manquant de vivres et d'eau, il se réfugia avec ses partisans près de l'autel d'.Vthôné. L'archonte Mégaclès, pour les attirer hors do cet asile sacré, leur persuada do se présenter en jugement, ot, pour conserver leur droit d'asile, d'attacher à la statue do la déesse un til qu'ils tiendraient à la main. Quand les suppliants furent auprès do l'autol des Euménides, le fil se rompit ou fut rompu, et tous furent massacrés. 'Suivant Thucydide, Cylon et son frèro étaient parvenus à. s'échapper; Suidas, au contraire, rapporte qu'ils furent égorges. Co meurtre fit accuser Mégaclès do sacrilège et cette accusation pesa sur touto sa postérité. On appela Epiménido pour i)urilîer Athènes.

CYMAISE n. f. Archit. V. cimaise.

GYMARIE {si, rî) n. f. Genre d'arbrisseaux, do la famille des labiées, tribu des ajucoïdéos, comprenant doux espèces, qui croissent dans 1 Inde.

GYMATILE {si — du lat. cymatile, vêtement couleur dos flots; du gr. knma, flot) n. f. Archéol. rom. Vêtement féminin couleur d'eau de mer, ot dont l'éioiro, fabriquée avec la laino des chèvres du Sangarius et d'Angora, était pointe do façon à représenter les flots lorsqu'on la regardait d'uno certaine manière.

CYMATINE^'*:?) n. f. Miner. Nom donné à plusieurs silicates du genrtî amphibole, variété do trémolito ou d'actinoto.

CYMATION {si, (i-on) n. m. Rot. Syn. de CRNiTiiooLosstf.

— Molt. Suus-gonro do gastéropodes, établi dans lo genre triton.

CYMATIUM (ni, si-om') n. f. Bot. Nom donné par Wallroth à l'apothér-io dos licliens.

CYMATODÈRE OU CYMATODERA («I, dé) n. m. Genre d'insoctos colôoptôros térédilos, famille dos déridés, com-

lU.

CYLINDROSCOPE

CYMBOSTEMON

Cymatophore (réd. d'un tierâ).

prenant do grands clairons roux, tostacés ou bruns variés do fauve, pubescents, à élytres chargés de séries do points. (Les oymatodères, dont on connaît plus do trente espèces, habitent l'Amérique septentrionale ot centrale.)

CYMATOLITE (si) n. f. Substance minérale, résultant d'un mélange do museovito ot d'albito.

CYMATOPHORE OU CYMATOPHORA {si) n. f. Oonre d'insectes lépidoptères noctuélines, famille dos cyniatop.'wridês, comprenant des formes à antennes épaisses et veloutées, à trompe courte, à corps laineux, à ailes couvertes de lignes ondulées.

— Encvcl. Los chenilles de ces noctuelles vivent cachées entre les feuilles des chênes. On connaît quelques espèces de cymatophores, répandues surtout dans l'hémisphère boréal ; uno des plus communes, en Franco, est la cymatophora ridens, dont la chenille jaune, à tète fauve, vit sur les vieux chênes ; celle de la cymatophora flavicornis ronge les feuilles du bouleau.

CYMATOPHORIDÉS (si)n.m.pl. Entom. Famille de noctuelles, formant le passage entre ces lépidoptères et les notodontidés, et aussi avec les bombycidés, et renfermant les nocluobombycites des anciens autours. — Un cyma-

TOPBORIDÉ.

— Encycl. Si les papillons des cymatophoridés se rapprochent des noctuelles, leurs chenilles à seize pattes rappellent celles des notodontidés. Les principaux genres de cette famille sont : cymatoplwre, thyathyra.

CYMATOPLEURA {si) n. m. Bot. Genre d'algues diatomées, famille des surirollées, renfermant des formes libres, on ovale plus ou moins allongé.

CYMATOSIRA {si-ma) n. m. Bot. Genre d'algues fragillariées, dont l'espèce type, la cymatosira Lorenziana, habite l'Adriatique.

CYMATOTHÉRIUM (51, ri-om') n. m. Pàléont. Genre douteux de mammifères fossiles, qui semble avoir été établi sur des dents appartenant à des mammouths {elepnas primiyen/(ts),de très petite taille, ou sur des dents de lait des mêmes animaux.

GYMBA {si7i) n. f. Sous-genre de mollusques gastéropodes, du genre yeius (volutidés), comprenant les formes à coquille empâtée au sommet, à spire caniculée ou aplatie, non couronnée. (L'espèce type do co sous-genre est ia cymba probescidalis, grande coquille de l'océan Atlantique, qu'on trouve sur les cotes de Guinée.)

GYMBAIRE {siti-bèr') n. f. Genre d'herbes vivaces, de la famille des scrofulariées , tribu des euphrasiées, renfermant deux espèces, qui croissent en Sibérie.

CYMBALAIRE (sùi, 1er') n. f. Nom vulgaire d'une espèce de linaire.

(C'est une petite plante annuelle, dont les feuilles ontyaguement la forme de cymbales, et dont les fleurs, d'un violet tendre, sont prolongées en éperon à la base.)

CYMBALE {sin — lat. cymbalum, gr. knmbalon ; de kiunbos, objet creux) n. f. Mus. Instrument composé de deux plaques de métal sonore, qu'on frappe l'une contre l'autre. Il Jeu d'orgue de mutation, à bouche et enétain ; La CYMBALE ne s'emploie qu'avec d'autrts jeux. (F. Clément.) Il Dans le moyen âge. Série do clochettes que l'on agitait pour produire uno sorte de carillon.

— Encycl. La cymbale est empruntée à l'antiquité ; mais, au moyen âge, cet instrument prit un autre nom, tandis que le mot « cymbale i> était employé pour désigner un in strument de musique du genre dos triangles et muni do grelots. Le vrai sens du mot était clochette, et -*" — son acception la plus stricto, la cloche du ~

cloitro, dite cymbalnm , mentionnée expressément au xm" siècle parmi les six cloches régulières dos monastères. Le manuscrit do Sainl-Emerand (ix» s.) donne, comme c y m baie, un triangle à, plusieurs branches munies de grelots et de clochettes. .\u xvi< siècle, les femmes appelaient cymbales ou cliquettes leurs grands pendants d'oreilles.

Dans le sens moderne du mot, les cymbales se composent de deux plaques minces de forme rondo, en cuivre ou en bronze, ayant à jour centre une petite cavité qui sert à faciliter la production du son, qu'on obtient en les heurtant vivement ou en les frottant légèrement l'une contre l'autre, selon la nature do l'cirot qu'on veut obtenir. Généralement, et dans les passages do grande vigueur, on les unit à la grosse caisse, pour obtenir un rythme puissant. Toutefois, lo léger froltomont dos cymbales peut

lorsi^ue l'orchestre liii- Fairo un bruit semblable à celui

Cymbalaire : a, tleur.

Cymbales antiques.

dans

Cymbales

CjTiibe.

t'ymbaloi

produire des off'ots charmants mémo ofl*ro des dessins délicats

CYMBALER {sin) v.

des cymbales.

CYMBALiER(s/», li-é) u.m. Jouourdo cymbales, il On dit

aussi CYMil.VI.ISTK.

GYMBALOÏDE {sin — de cymbale, et du gr. eidos, forme} adj. En T. dliist. nat., Qui ressemble à uno cymbale, ii Qui ressemt)lo à uno clocliette. ii Qui ressemble à uno nacelle.

CYMBALOPORA {sin) n. m. Paléont. Genre de foraminifères, famille des rotalidés, comprenant dos formes turbinéos, à lo^es disposées on spirale sur la face supérieure qui est conique. (Les cymbalopora sont do minuscules coquilles calcaires, fossiles dans le crétacé.)

Cymbalum mundi, en français, contenant qualité dialogues poétiques, fort antiques, joyeux et facétieux, par Bonaventure Des Périers (1537). — Cet ouvrage, d'une forme enveloppée et obscure, paraît être une satire allégorique des croyances et des opinions des homnies, et le titre semble indiquer qu'aux yeux de l'auteur elles ne sont pas plus dignes de tixer l'attention que le bruit des cymbales. Il est adressé par Thomas Du dénier (anagramme de Incrédule) à Pierre Tryocan (Croyant). Mercure ouvre le premier dialogue, en apprenant au lecteur qu'il est envoyé chez les hommes par Jupin pour y faire relier un livre. Il rencontre doux personnages qui lui dérobent son bouquin, et le remplacent dans sa valise par un autre, contenant le récit aes folies du maître de l'Olympe. Le dialogue suivant contient des railleries sur les alchimistes, qui cherchent la pierre philosophale, et la vanité de leurs recherches. Dans le troisième dialogue, on revient au livre dérobé, qui n'est autre que celui des destinées ; l'auteur en prend occasion de tourner en ridicule le destin et l'astrologie judiciaire. Une conversation entre deux chiens remplit le quatrième dialogue; c'est uno censure déguisée du penchant de tous les hommes pour le merveilleux et la nouveauté.

Le livre, d'abord publié à Paris, fut condamné par un arrêt du conseil; le libraire Morin faillit être brûlé. Sous la forme d'une plaisante fantaisie, ce petit livre renferme des idées tout â fait audacieuses pour le temps. L'anagramme des noms éclaircit l'allégorie. Ces alchimistes opiniâtres qui contestent entre eux la possession d'un trésor imaginaire, ce Cubercus, ce Ithetulus, ne sont autres que Bucer et Luther (Bucerus et Lutherus), les deux chefs de la nouvelle Réforme. U fait entendre aussi que toute la puissance de Dieu lui vient du Livre (l'Ecriture). U faut reconnaître d'ailleurs qu'il est difficile souvent de pénétrer la pensée de l'auteur.

GYMBE {sinb' — du gr. kumbê, même sens) n. f. Antiq. Petit bateau à deux proues relevées, dont on se servait sur les rivières.

GYMBÉCARPE (sin — du gr. kumbê, nacelle, et karpos, fruit) adj. En T.

de bot.. Qui a des fruits en forme de nacelle.

CYMBELLE {sin -bel') n. f. Genre de diatomacées-raphidées, famille des cymbellées. (Ce sont des algues qui croissent dans les ruisseaux ou les eaux tranquilles.) n Nom donné aux corpuscules reproducteurs qui, chez les cocconèmes et quelques autres diatomées, présentent la forme d'une nacelle.

CYMBELLÉES [sin-bèl-lé) n. f. pi. Bot. Division des diatomées-raphidées, comprenant les genres c//Tnie/^.?,cocconème, syncyclye, encyonème et atnphora. — Une cymbellêe.

CYMBIDIE (sin, di) a. f. Genre de plantes épiphytes, de la famille des orchidées, tribu des vandées, cultivées comme plantes d'ornement.

GYMBIFOLIÉ, ÉE {sin — du gr. kumbê, nacelle, ot du lat. folium. feuille^ adj. En T. de bot., Dont les fouilles sont en forme de nacelle.

CYMBIFORME {sin — du gr. kumbê, nacelle, ot do forme) adj. Qui a la forme d'une nacelle : Coquille cymbi- FORME. Il On dit plus ordinairement navicdlaire.

GYMBIUM {sin-bi-om' — du gr. himbion, mémo sens) n. m. Antiq. Vase ù boire qui servait pour les repas et les sacrifices. ( Pour les uns, lo kumOiou était un vase rond, profond, sans pied ni anses, uno sorte do gobelet; pour d'autres savants, c'était un vaso à pied ot à doux anses, qui présentait quelque analogie de forme avec la barquo appelée cymbc.)

CYMBOCARPE (sin) n. m. Cymblum.

Geiiro d'herbes, de la famille des ombellifères, tribu des poucôdanées, renfermant quatre espèces do l'Orient.

— n. f. Genre d'horbos, à fleurs d'un jauno blauchfttro, de la famille des burmanniacées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Brésil.

CYMBONOTE {sin) n. m. Herbo vivace, tomenteuso, do la famille des composées-arctotidéos, comprenant uno seule espèce, qui croît on Australie.

CYMBOPETALUM {sin, pè-ta-loni) n. m. Genre d'anona^ cées, tribu des uxymitrées. caractérisé par la fleur, dont les trois pétales inférieurs sont dilatés on une sorto do cuiller rejoignant la base de la flour par un onglet ))Iu3 étroit. (Les cymbopctalum sont dos arbustes américains.)

CYMBOPhÔre {sin) n. f. Genre d'algues diatomées, qui doit ètie réuni aux cocconèmes.

CYMBOPOGON [sin) n. m. Genro do plantes, de la famille des graminées, tribu dos andropogonées.

CYMBOSEMA [sin, se) n. m. Genre do plantes grimpantes, de la fumillo des léguniineusos-papilionacéos,habitant h's régions les plus chaudes du nouveau monde.

GYMBOSIRA isin) n. m. Genre d'algues dialoméos, vivant en parasites sur d'autres algues, céramiéos ou polysiphoniées.

CYMBOSTEMON n. m. Bot. Syn. de illïoik.

CO

CYMBULIE — CYMYLPHENYLCETONE

Bipare; 2. Scorpioïde ; 3. Ilelicoïio

CYMBULIE {sin, li) oa CYMBULIA (sin) n. f. Genre de molIusc)iios, type de la famille des cijmbuliidt's, caraclérisé par de grandes nageoires réunies par un lobe veulral, et une coquille épineuse, complètement recouverte par le manteau. (Les cyrabulies sont de petite taille; on en counait trois espèces, habitant la Méditerranée et l'Atlantique sud; elles nagent renversées, le ventre en l'air.)

CTMBULIIDÉS (sin) n. m. pi. Famille de mollusques ptéropodes thécosomes, comprenant des animaux marms, ovales, à larges nageoires arrondies, à coquille symétrique, cariilagineuse,"presque interne, en forme do sandale. (Les cymbuliidés sont répandus dans les mers chaudes et tempérées, avec les genres cymbulie et tiedemannia.) —

Un CYMBULIIDÉ.

GTME [sint — du lat. cynia, cyme) n. f. Nom que l'on donne, en botanique, aux inflorescences définies.

— Encycl. Dans une ci/me, Taxe de l'inflorescence est terminé par une fleur, au-dessous de laquelle il émet un rameau latéral {ajme unipare) ou deux rameaux opposes {cyme bipare : beaucoup de caryopbyliées), ou un vcrticillc do rameaux {cyme multipare : certaines euphorbes), tous terminés par des Heurs; ces rameaux peuvent, à leur tour, se Familier suivant la uième loi.

La cyrae est biflore, triflore, niultiflore, suivant le nombre des Cymes fleurs qu'elle

comprend. Dans la cyrae unipare, chaque pédicelle tend à prolonger la région inférieure du pédicelle précédent, en rejetant latéralement la partie supérieure : il se fait un sympode, des flancs duquel se détachent les extrémités florifères des pédicelles successifs; s'il y a homodromie à chaque degré de ramification, les tfcurs sont réparties sur une hélice continue autour du sympode, qui est droit (alstrœmérie), et la cyme est dite hêlicoide; s'il y a hétérodromie, toutes les fleurs sont insérées d'un même coté du sympode, qui s'enroule en spirale, et la cyme est scorpioïde (borraginées).

GTME OU CTTMUS {si-muss) n. m. Genre d'insectes hémiptères, type de la tribu des cyminés, comprenant des formes assez allongées, à antennes courtes, à corselet en trapèze allongé, à élytres dépassant l'abdomen. (Les cymes sont de petiTe taille; on en connaît quatorze ou quinze espèces réparties dans l'hémisphère boréal, les Indes et les Antilles. L'espèce type, commune en Franco, est d'un jaune sale.)

GyuÉ. Myth. gr. Amazone qui donna sou nom à la ville de Cyme ou Cumes, en Eolide. v. Cdmes.

CYMÈNE (5/) n. m. Nom désignant les divers hydrocarbures propyltoluéniques.

— En'cycl. La formule générale des cymènes ou propylto-

luènes,csX: C'H*^pit.-. La théorie indique donc 6 isomères

possibles. Trois correspondent au propyle normal, et trois à l'iso-propyle. On les connaît tous, sauf l'ortlio-isopropylloluène. Les deux plus importants sont : 1" le para-cymène ou propyltoluène normal, qui existe tout formé dans l'esscnoo de cumin. (Widman l'a obtenu synthétiquement par l'action du sodium sur un mélange de bromure de propyle et de para-bromotoluène en solution dans l'éther. On le purifie par distillation) ; 2° le para-isocymène ou cymène du camphre, préparé par Dumas en déshydratant le camphre par l'anhydride phosphorique. (NauJin trouve plus avanta-

feux do faire passer un courant de chlore dans du téréenihène renfermant4p. 100 de trichlorure de phosphore et de purifier le produit par distillation -sur le sodium. C'est un liquide incolore, bouillant à 175°, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther. Sa densité à 0" est 0,793.)

CTMÉNOL n. m. Chim. "V. cymol.

CYMÉNOTATE (si) n. m. Sel dérivant do l'acido cyraénotiquc.

GYMÉNOTIQUE [si, tik') adj. Se dit d'un acide C'°H"0», isomère des acides carvacrotique et thymotiquo, et qu'on obtient par l'action de l'acide carbonique et du sodium sur lo méta-isocyménol.

CTHETTE {si-mèt') n. f. Rejeton de chou, qu'on appelle aussi CHOU DE Bruxelles. V. chou.

GYMIDINE (5/) n. f. Base dérivée du cyraène. Syn. car-

VACBYLAMINE.

— Encycl. Liquide incolore moins dense que l'eau, la cymidine bout à 250°, est soluble dans l'alcool et l'éther et insoluble dans l'eau. C'est un isomère de la cymylamino primaire. Sa formule brute est C'^H'^Az. Barrow l'a préparée en réduisant le nitrocyraène au moyen de limaille de fer et d'acide acétique. On traite le produit distillé par l'acido chlorhydrique. De la partie dissoute, on précipite par la soude la cymidine qui, après agitation par l'éther et évaporation, se présente sous forme d'huile brune.

CTMINDES ^si, dèss — et non cymindis, nom déjà appli-

3ué,en 1806, à un genre 0 coléoptères) n. m.

Genre d'oiseaux rapaces, famille des accipitridés, tribu des railvinés, comprenant des formes américaines, voisines des milans « dont elles ont l'aspect et les mœurs.

— ENcycr,. Los cymindea, dont on connaît Kepl ou huit espèces, hatjitcnt rAraôrique , surtout en ses régions méridionales. Ils sont noirs et gris ; leurs tar SCS courts, à demi emplumés en avant, leurs ailes plus courtes que laqucuo arrondie, leur bec long ot crochu à narines obliquement fondues sur la cire étroite, pou ouvert, les carac-

Cyniiodis.

térisent nettement. L'espèce la plus répandue est d'uu noir à reflets bleuâtres, et mesure près de 1 mètre d'envergure.

GYMINDINÉS [ri] n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères carnassiers, famille des carabidôs, comprenant les c!/mmrfis, malisus, phdopheuga, Irymosternus, cymindoidea, apenes, sphalera et autres genres troncalipennes, "aplatis, à corselet bordé en arrière d'une frange de soies. (Les cymindiués sont répandus sur tout le globe, mais particulièrement dans Ihémisplière boréal.)— Un cymindiné.

CYMINDIS {si,diss) n. f. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu des v.ymindiacSy caractérisé par le corselet garni en arrière de soies courtes, et les tempes pubescentes.

— Encycl. Les cymindis, dont on connaît plus de cent espèces, réparties dans les diverses ré:;ions de l'hémisphère boréal, sont ordinairement brunes ou rousses variées de jaunâtre, parfois bleues ou violettes variées de rouge. E!Ies vivent dans les endroits secs, élevés, découverts, sous les pierres ou enterrés. Quatre espèces se trouvent aux environs de Paris, mais toujours rarement.

CYMIN0OÏDÉE {si, i-dé) n. f. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, famille des carabidés, inbu des cymindinés, comprenant des formes voisines des cymindis, remarquables par leurs téguments mats et chagrinés, et leurs élytres ordinairement carénés. (On connaît une quinzaine d'espèces do cyniindoïdées, répandues dans la région circaméditerranéenne, l'Afrique et l'Inde. Une seule habite la France méridionale.)

CYMINE n. f. Chim. Syn. de cymène.

GYMINÉS {si) n. m. pi. Tribu d'insectes hémiptères hétéroptères, groupe des géocores, famille des lygéidés, comprenant les genres niïiiis, ontiscns, isch}^orhy7icfLUS, cynuis, etc. — Vn cymixê.

GYMINIQUE adj . Ciiim. Syn. de cuminique.

CYMODÈME ou CYMODEMA (s(, dé) n. m. Genre d'insectes hémiptères, tribu des cyminés, comprenant des punaises à corps en ovale allongé, lisse, glabre, à tête presque carrée, avec une pointe saillante sur le front. (Les cymodèmes sont do petite taille ; leurs espèces, peu nombreuses, sont représentées en France par le cymodema tabida, ]3,\xïxq testacé clair.)

GYMODOCE («(', doss) n. m. Genre de crustacés isopodes euisopodes, famille des sphîeroraidés, comprenant des formesconvexes, tronquées en arrière, ayant l'aspect et les mœurs dos sphaeromes. (Les cymodoces sont de petite taille, ils ne s'enroulent pas en boule ; on en connaît huit ou neuf espèces, répandues surtout dans les mers d'Europe.)

GYMODOCEA {si, se) n. f. Genre do moUusquçs ptéropodes gymnosomes, famille des clionidés, comprenant des animaux marins gélatineux, allongés, terminés en pointe, avec quatre nageoires, et la partie antérieure du corps prolongée on cou terminé par une bouche à quatre lobes. (Lescymodoceane comprennent qu'une espèce [cymodocea diapftana] habitant l'Atlantique.)

GYMODOCÉE (si) n. f. Genre de plantes marines submergées, de la famille des potamées, comprenant sept espèces qui croissent dans les étangs et les marais des bords de la Méditerranée.

GymodOCÉE. Dans la mythologie. Une des néréides. — Une des nymphes dont les vaisseaux d'Enée prirent la forme, par le pouvoir de Cybèle, lorsque les Rutulcs voulureni les incendier. — Héroïne du poème des Martyrs de Cliateaubriand. (C'est une jeune païenne qui aime le chrétien Eudore et qui en est aimée; pour devenir l'épouse d'Eudore, elle embrasse la religion des chrétiens et souffre le martyre avec lui. Le type de Cymodocée et celui de Velléda sont les deux plus charmantes créations du poème des Martyrs. Rien de touchant et de gracieux à la fois comme la conversion de Cymodocée, dont les vertus d'Eudore ont gagné le cœur.)

CYMODOCÉITES {si, sé-îl') n. m. pi. Genre de plantes fossiles du terrain éocène d'Artbon. — Un cymodocèite.

CYMOGÈNE {si, jèn' — du gr. kntna, flot, et gcnésis, génération) n. m. Nom donné par certains chimistes étrangers à l'éther de pétrole.

CYMOGRAPHE {si — du gr. kuvios. artère, et graphein, écrire) n. m. JNIéd. Forme française du mot kymographion. Il Instrument servant à mesurer la pression du sang dans les artères. V. hémodynamomïître.

CYMOL {si) n. m. Phénol dérivé du cyinène. Syn. camphocreosote, carvacrol, cymènol, cymophénol, oxycy-

MÈNE et THVMOL-p.

— Encycl. Schweitzer, qui le découvrit dans l'essence de carvi, à côté de son isomère le carvol, lui donna le nom de carvacrol. Claus, par l'action do l'iode sur le camphre à haute température, obtint la nirmo substance qu'il appela campho-créosote . Un peu pins tard, H. Muller et Pott ont dérivé du cymène du camphre un acide sulfo-conjugué. Celui-ci leur a fourni, par fusion avec la potasse, le composé qu'ils ont dénommé thymol 'fi. Enfin, Kékulé etHeischer ont démontré que tons ces phénols étaient. identiques, et ils ont proposé de les désigner sous le nom de cymol. V. carvacrol.

GYMOPHANE (si) n. f. Minéral. Aluminate naturel de glucinium, ainsi nommé parce qu'il présente une couleur verdâtro.

— Encycl. La cymophane, dont la formule est Gl.Al'O', le poids spécifique 3,5 à 3,8i, et la dureté 8,5, présente un éclat vitreux plus ou moins voisin de l'éclat gras. Sa dureté ne le cède qu'à celle du diamant et du corindon. Ses cristaux appartiennent au système rhombiquo; ils ont une grande tendance au groupement. On a observé en outre sur certains cristaux une belle macle vert foncé. Cotte variété est désignée sous le nom d'ale.randrite. Une autre variété, jaunâtre, est lo chrysobéryl ou héryl doré. La cymophano a été trouvée à Coylao, ii Bornéo, au Brésil, â Naddam, dans le Connecticut, en Allemagne, en Sibérie, etc. On la rencontre dans les roches primitives.

CYMOPHÉNOL n. m. Chim. Syn. de cymol CYMOPOLIE Isi, It) ou CYMOPOLIA {si) a. f. Zool. Genre de crustacés décapodes braohyuros, famille des dorippidés, comprenant dos crabes ù. carapace bossoléo et rugueuse,

ù front quadridenté, à pattes de la cinquième paire rudiinentaires. (Le genre cymopolia se rencontre surtout sur les côtes de Sicile et d'Italie.)

— Bot. Genre d'algues filamenteuses, famille des polypiers, qui cruissent dans les mers des Antilles.

CYMOPTÈRE {si) n. m. Bot. Genre d'ombellifcres, de la tribu des aciphylles.

CYMOTHOA {si) n. m. Genre de crustacés, type de la tribu des cymothoanés, comprenant les formes vulgairement appelées poiiw de mer ou poux de poissons, et qui reseniblont assez grossièrement à des cloportes.

— En'CY'cl. Ces isopodes atteignent souvent 5 et 6 centimètres de long ; ils s'accrochent aux poissons, soit dans la bouche, soit à l'anus; leurs nombreu;bes espèces sont surtout répandues dans les mers chaudes, mais il on est beaucoup qui s'attaquent aux poissons d'eau douco. Les cymothoa se logent ordinairement par paires sur un même animal, et souvent ils envahissent, en grand nombre, la bouche de leur hôte, qui ne peut s'en débarrasser.

CYMOTHOADÉS (si) n. m. pi. Famille de crustacés isojiovles euisopodes, caractérisée par la région dorsale coriace, l'abdomen large, à vaste queue développée en forme de bouclier et munie d'appendices natatoires. (Les cymotlioadés ont leurs organes buccaux disposés pour sucer ; beaucoup d'entre eux mènent, du reste, une existence parasite ; on les divise en trois tribus : cymothoanés, xyinéSt sérolinés.) — Un cymothoadk.

CYMOTHOANÉS {si) n. m. pi. Tribu de crustacés, dont le gnnrc cymothoa est le type, et qui sont caractérisés par la brievetèdes antennes insérées très bas, et aussi des pattesmâchoires formées de trois ou quatre articles. (Genres principaux : cymothoa, cerotolhoa, ivoneca, anilocre, nerocila, orozeuktes, etc.) — Un cymothoani;.

GYMYDE n. m. Chim. Syn. de cymyle.

CYMYLACÉTATE {sî, se) n. m. Sel dérivant de l'acide cymyhicétique.

CYMYLACÉTIQUE {si, se) adj. Se dit d'un acide de formule C"H'*.COM^, qu'on obtient en réduisant l'acide cymylglyoxylique par l'acide iodhydrique et le phosphore.

GYMYLAMINES [si] n. f. pi. Ammoniaques composées qui dérivent du cymène. — Une cymylamine.

— Ency'cx. On obtient les cymylamines par l'action de l'éther cymylochlorliydrique sur 1 ammoniaque en solution alcoolique concentrée. Pour séparer ces alcaloïdes l'un do l'autre on utilise leurs difi'érences do solubilité dans l'alcool et dans l'eau. La cymylamine primaire, C"H'*AzH', est un liquide huileux, incolore, isomère de la cymidine. La cymylamine secondaire, (C"'H'*)'AzH, a le même aspect physique que la précédente, mais son point d'ébuUition est plus élevé. La cymylamine tertiaire, {C"'H"^j''Az, cnaVaMiso en lames blaûckes rhomboidales.

GYMYLE (si) n. m. Chim. Radical de l'alcool cymylique.

— Encycl. On a donné le nom de cymyle au radical C'"!!", qui fonctionne dans l'alcool cuminique ou cymylique. Le chlorure de ce radical, C'^H'^CI, se produit'lorsqu'on fait passer un courant do gaz chlorhydrique à travers de l'alcool cuminique.

GYMYLÈNE-THYMOL {si) n. m. Composé qui résulte du remplacement des deux alomes d'hydrogène typique de deux molécules de thymol par le radical diatomique cymylène, qui soude les deux molécules de thymol en une molécule unique. 11 On le désigne quelquefois aussi sous le nom de ccmol-thymol.

CYMYLÉTHYLCÉTONE {si, se -ton') n. f. Se dit d'une acétone C'^H'*.CO, dérivée du cymène, et (ju'on prépare en attaquant ce dernier par le chlorure de jiropionylo en présence du chlorure d'aluminium. (Ce produit est un liquide bouillant à 254°.)

CYMYLGLYOXYLATE (,s/) n. m. Sel dérivant de l'aride cymylglyoxylique.

CYMYLGLYOXYLIQUE {si] adj. Se dit d'un acide de formule C'-H'^CCCO^H, que l'on obtienten oxydant par le permanganate de potassium la cymylméthylcétone.

CYMYLIQUE (5/, Uk' — rad. cymyle) adj. Se dit d'un alcool produit par l'action de la potasse alcoolique sur l'hydruro de cuminyle.

— Ency'cl. L'alcool cymylique ou cuminique, ou hydrate de cymyle, a pour formule C'''H"0. Il est isomeriquo avec la partie oxygénée do l'essence de thym qui se produit par l'action de la potasse alcoolique sur l'hydruro de cuminyle :

aC'^H'^O -I- KHO = C»°H"0 -f C'°H"KO'

liydriire potasse. alcool cumînate

de cuminyle. cymylique. de potasse.

Pour le préparer, ou ajoute de l'aldéhyde cuminique pur à une solution alcoolique de potasse, marquant au moins 30" Baume; puis on chauff'e cette liqueur au bain-inario [teudaut une heure, en ayant soin de disposer l'appareil do manière que les vapeurs condensées retombent conti- ' iiuellement dans le vase distillatoire. La masse devient rouge foncé. Au bout d'une heure, on disi>ose l'appareil de manière que les vapeurs cessent do rcfiuer, et l'on sépare la majeure partie do l'alcool par la disiillation. Lo résidu traité par l'eau se divise en cuminate de potasse, que l'eau dissout, et en une huile insoluble. Comme cette huile est difficile à décanter, on ogite le tout avec de l'éther qui la dissout. Les dissolutions étbérées gagnent alors la surface du vase et peuvent être aisément séparées au moyen d'un entonnoir à robinet. L'éther est ensuite évaporé au bain-marie. Le résidu consiste en alcool cymylique, aldébyde cuminique inaltérée et cymène lirovenant d'une réaction secondaire. On le distiîle, on agite le produit à plusieurs reprises avec un bisulfite alcalin, pour éloigner l'excès d'aldéhyde, et, l'on sépare le cymène de l'alcool cymylique au moyen do la distillation fractionnée. L'alcool cymyli(|uc est un liquide incolore, d'une odeur très faible, mais en mémo temps très agréable. Il bout à 243"; il est soluble en toutes proportions dans l'alcool et l'éther.

CYMYLMÉTHYLCÉTONE {si, sé-ton') n. f. Acétone. C"H"'.CO. déiivoo du cymène, et qu'on obtient en faisant réagir le clilorure d'aluminium sur un mélange de chlorure d'acétyle et de cymène.

CYMYLPHENYLCETONE {si. sé-ton') n. f. Acétone. C''ir*CO, qui dérive du cymène, et qu'on prépare au moyen do l'action du chlorure de benzoile sur le para-isocymcno ou présence du chlorure d'aluminium.

CYMYLSULFITE — CYNOCRAMBE

CYMYLSULFITE {si) n. m. Sel dérivant do l'acide cymyl- i suUiiroiix.

CYMYLSULFUREUX {si, fu-reii) adj. m. Se dit d'un acido t'onju^iiô, uni rciiformo les éléments du oymôno et de laiiliydriilo sidt'uriiMio.

— KiNCYti,. L acido ci/wylsulfureux, dont la formule est C'"II'*SO*, a rc<;u les noms suivants : acido cifméne-snlfU' rif/iic, acido ci/mol-sulfurique, acido sulfoci/ménit^ue, acide sut/oci/mi/liqnè, acido catnphogène-sulfuriqiie, acido sulfocamphique, acïdo thi/mylsnlfareux, acido cijmijldithionique .

Pour le proparer, on dissout lo cymèno,' par l'agitation, dans un très léger excès d'acide disuU'uriiiue, on ayant soin do maintenir lo môlango froid, pour éviter tout dégagement d'anliydrido sulfureux; on étend ensuite le Hiiuido d'eau, on le sature avec du carbonate do nlomb pur et on ]e tiliro. L'excès d'acido sulfurlquo reste alors sur lo Hltre à l'état do snlt'ate do plomb, tandis que lo cymylsullito do jdoml) soluble passe avec la liqueur. Evaporée, celle-ci l'abandonne en cristaux en se refroidissant. Il suflit de redissoudre les cristaux dans l'eau et de les décomposL-r

ftar un courant d'acide sulfliydrique pour avoir l'acide ibro, le plomb so précipitant dans ces conditions à l'état do sulfure, que l'on sépare aisément au moyen du liltre. Lo solde plomb se décompose un pou pendant qu'on évapore ses solutions et donne une matière brun foncé, dont l'acide suifhydrique ne débarrasse pas la liqueur. On éviterait cet inconvénient en préparant le sel de baryum au lieu du sel de plomb. L'acide libre s'obtient, par lévaporation . de ses solutions aqueuses, en tout petits cristaux déliquescents. Tous les cymylsulfîtes que Ton comiait sont solubles dans l'eau. L'acide cymylsulfurcux est monobasique.

Cyn^THOS. Myth. gr. Un des fils de Lycaon. II donna son nom à la ville de Cyncetho, en Arcadie, sur loCrathis, où Dionysos avait un temple.

Gyn^THOS de Chio, poète et rapsode grec (fin du VI' s. av. J.-C.)- Il passait pour avoir rassemblé les poésies éparses d'Homère et mêle plus d'une fois ses vers à ceux du grand poète. Los critioues anciens lui attribuent généralement \'H}jmne à Apollon, inséré dans les poèmes Iiomériqiies.

CYNAILURUS {si-j\é, riiss) n. m. Nom scientifiquo des guépards, ainsi ai)pelés parce que, par leurs griffes non rétractiles, ils forment passage entre les canidés et les félidés.

CYNAMOLGE [si, molf — du gr. kuân, kunos, chien, et amelyein, traire) n. m. Antiq. Nom ou surnom d'une peuplade éthiopienne, qui se nourrissait, dit-on, de lait do chienne.

CYNANCHE n. m. Bot. Syn. de cynanque.

CYNANCHÉ, ÉE (si, ké) adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux cynanques ou cynanches.

— n. f. pi. Tribu de plantes, de la famille des asclépiadées, comprenant les genres cipianche, asclepia, goniphocarpe, calotropis, vincetoxicum, ditassa, — Une CTNANCHÉii.

CYNANCHINE {si, kia) n. f. Produit du déboublement du cynanchol.

CYNANCHOGÉRINE (si, ko-sé) D. f. Produit du dédoublement du '"ynanciiol.

CYNANCHOL [si, koV) n. m. Ether mixte C'*H»'0 d'un alcool aromatique , extrait du cynanque des bords do l'Amou-Daria, et qui se dédouble eu deux autres corps, la cipiancfiûcêrnie et la cynanchine.

GYNANCIE n. f. Pathol. V. ESQUINANCIE.

Cynane ou Cynna, sœur d'Alexandre le Grandi morte vers 320 avant J.-C., fille de Philippe ot d'Audata. Elle épousa son cousin Amyntas, qu'Alexandre fit périr en 33G. Elle était reine dune partie de lUlyrie. Après la mort d'Alexandre, elle conduisit en Asie sa lillo Flurydico, qu'elle avait exercée au métier des armes, pour la marier i Arrhidéo (323) , mais Perdiccas et Anlipater, redoutant son influence, la firent mettre à mort.

CYNANQUE (s/-MrtJïA-') n. m. Genre d'herbes ou de sousarbrisseaux de la famille des asclépiadées, tribu des cymuichées, dont les différentes espèces croissent dans l'Europe méridionale, l'Asie, l'Afrique, l'Australie.

— Encycl. Les cynanques sont des plantes volubilos à. suc laiteux, à feuilles opposées, à fleurs en cymes ombetliformes, ayant une corolle à cinq divisions et cinq étamines.

Le latex do différentes espèces de cj'nanquo a servi longtemps do succédané do l'émétiquo ou do l'ipécacuana ; mais c'est un purgatif si violent qu'il est aujourd'hui complètement abandonné.

Il convient de citer le cynanque do Montpellier, qui a longtemps passé pour fournir la scammonéo de Montpellier; lo cynanque odorant, originaire do l'Inde, et qui est cultivé en l*'raiice pour sos fleurs jaunes à odeur de jasmin.

CYNANTHÉMIS {si, miss) n. f. Nom scientifique do la raniouiille pll;ult(^

CYNANTHROPIE [si, pi — du gr. kuûn, kunos, chien, ot niithrijpos, howmr] n. f. Superst. Etat do ceux qui prétendaient se clianger on chiens, à l'aide do certains maléfices.

— Pathol. Hallucination dans laquelle le malade so croit changé en chien.

GYNAPINE (si) n. f. Principe cristallisablo, alcalin, donnant des sulfates cristallisables, trouvé par Ficinus dans le cynapion.

CYNAPION <ftï) n. m. Genre do plantes, do la famille des i.iiilM'liit.Trs, inbii des sésélinées. Syn. de ktiiusi:.

CYNARÉE3 OU GINARÉE3 n. f. pi. Bot. Syn. do caui)UACM-;r.s.

CYNARINE [fii — du gr. kïnara, artichaut) n. f. Chim. Principe amer <lo l'artichaut.

CYNAROCÉPHALE OU CINAROGÉPHALE adj. Bot.

V, CAïuiUACK, i':t:.

CYNARRMODE(s/ —du gr. A-^maros, églantier. ot rhodon, rose) n. m. Eruit charnu, composé do carpelles osseux n'adiiérant pas aux parois du calico qui les renferme ; tel ost lo fruit du rosier ou de l'églantior, quo l'on a appelé cvNOi:RiionoN.

GYNÉQÉTIQUE [si, jt'-tik' — gr. kunégétikos ; do knôn, kunos, eliien, et ayrin, conduire) adj. Qui concerno la chasso : l'iaisirn cym'kiktiquk.h.

— n. f. Art do la chasse, et surtout do la chasso au chion courant.

Cynégétiques (r.Rs). poème didactique grec, composé au début du ni* sièclo do notre ère. On t'a attribué long-

temps à Oppien do Cilicio, l'autour des ffalîeutika, ou poèmo sur la pèche. On suppose aujourd'hui quo c'est I'(euvro d'un homonyme, presque contemporain, Oppien do Syrie. Les Cijnéyéliqws, qui comprennent ([uatre livres, et sont dédiées à l'empereur Caracalla, sont, d'ailleurs, un poème assez médiocre, mal composé, écrit d'un stylo dur et pénible. Lo contenu en est pou original, et les faits précis y sont souvent remplacés par des fables. On y relève cependant quelques belles descriptions, (|u'adniiraient Soaliger ot Bufi'on.

CynÉGIRE, frèro du poète Eschyle, et l'un des oomtialiarits do Marathon. Au moment où les Perses s'entuyaieut sur leurs vaisseaux, il so jeta à la mer, et saisit l'arriére d'une galère do la main droite. Un soldat perse coupa cette main d'un coup de hache, ot Cynégire tomba mort. Tel est lo récit d'Hérodote, ridiculement amplifié par les rhéteurs postérieurs. Justin rapporte que, sa main droite coupée, Cynégire saisit lo vaisseau do la main gauche, t|ui fut trancliée comme la première, et qu'il ^'y attacha alors avec les dents, sans vouloir lâcher prise.

GYNÈNE [si] n. m. Hydrocarbure provenant de la distillation de riiuile oxygénée du semen-contra avec do l'anhydrido phosphorique. (On a montré que cet hydrocarbure n'est autre (jue le cymène.)

CYNHYÈNE n. m. Zool. Syn. de lycaon.

CYNICTIS {si, ktiss) n. m. Genre de mammifères carnivores, famille des herpestidés, comprenant des mangoustes africaines. (On ne connaît qu'une espèce de ce genre, le cynictis de Steedman, du Sud africain, long de 60 centimètres, avec une fourrure grise ou jaunâtre.)

GYNIPIDÉS f5î) n. m. pi. Famille d'insectes hyménoptères térébrants gallicoles, renfermant les cynips et genres voisins, dont les espèces, toujours de petite taille, ailées ou aptères, mènent une existence soit parasite, soit recluse dans des excroissances formées sur divers végétaux. (Ces excroissances sont nommées galles. — Un cynipidé.)

— Encycl. Les cynipidés se caractérisent par leurs longues antennes non coudées, leurs ailes à nervulation peu compliquée, leur thorax bombé, leur abdomen court, aplati latéralement, et dont les anneaux postérieurs sont cachés sous les autres. La tarière, ordinairement rétractée, sert aux femelles à pondre leurs œufs dans les tissus végétaux et à y darder un liquide corrosif, qui est la première cause du développement de la galle où se développera la larve. Les cynipidés présentent des particularités extrêmement remarquables de génération alternante et des phénomènes de parthénogenèse non moins curieux. Les formes diverses qu'ali'ectent les individus, suivant les générations, rendent extraordinairement difficiles et compliquées les divisions systématiques à établir dans les genres.

CYNIPS {si-nipss) n. m. Genre d'insectes hyménoptères, type de la famille des cynipidés, renfermant un assez grand nombre d'espèces, propres à l'hémisphère boréal , et caractérisées par leur corselet velu, leur grand écusson hémisphérique, leur abdomen sessile ayant son premier article lo plus long.

— Encyxl. Le genre cynips ;iroprement dit a pour type lo cynips lignicola, brun jaunâtre, commun en Europe, et qui produit des galles sur les feuilles des chênes. Le cynips tinctoria, du Levant, qui produit la noix do galle tinctoriale, en ost très voisin. Les autres cynips appartiennent ù de nombreux genres, encore mal définis, à cause des formes dues aux générations alternantes.

CYNIQUE {si-nik' — lat. Ci/niats, gr. kunikos; de kuân, kunos, chien) adj. Qui appartient, qui a rapport au chion. (Peu us.)

— Par ext. Ardent, dévorant, en parlant de la faim et surtout de la soif :

I.c ilocteur dit ; « Je trouve ici doux cas, Fièvre adurante et soif plus que cynique. »

J.-B. Rousseau.

(Peu usité ; on dit canine.)

— Fig. Impudent, effronté : Le gamin de Paris n'est pas moins cvniqde que Talleyrand, mais il est plus honnête. (V. Hugo.) Il Qui ost dune liberté choquante, obscène : Langage cvniqur. Mœurs cyniquks,

— Hist. philos. Qui concernait la doctrine des cyniques : Antisthène fut le chef de la philosophie cyniqde.

— Méd. Spasme cynique, Mouvement convulsif de la face, dans lequel les joues se contractent, les lèvres s'écartent, et lo malade montre des dents serrées comme fait un chien on courroux.

— n. m. Personne cynique, impudente ou publiquement immorale.

— A.NTON. Gbaato, décent, modeste, pudlbood, pudique, réservé.

CYNIQUES {si-nik') n. m. pi, Socto do philosophes grocs, fondée par Antisthène, di.sciple de Socrato. (Leur nom venait soit do co qu'ils onsoignaiont lo plus ordinairement au Cynosargo, soit, plutôt, do ce quo leur mépris pour toutes les convenances sociales, leur vie errante et leur habitude de harceler les passants do censures et do railleries leur donnaient quelque analogie avec les chiens. Lo chion était, d'ailleurs, l'emblème do la secte). — Un cynique.

— Encycl. Si l'on néglige co qu'il y avait do répréhonsiblo dans leur doctrine, ot mi'on interprète lo reste dans lo sons lo plus favorable, lequel est resté sans douro inaperçu d'eux-mêmes, on peut dire (pfcn combattant lo préjugé de l'indignité du travail, les cyniqufs relevaient la condition morale des esclaves et tendaient ainsi, à leur insu apparemment, â la destruction do la grande iniquité dos sociétés anciennes. En so glorifiant d'avoir l'uniirrs en/ïerpo«r/)n(ritf, ils en traient, avant lo christianisme, dans la voie do la fraternité des races ot des nations. En faisant table rase dos superstitions populaires ot en réduisant ainsi la religion ù une sorte do déisme, ils préparaient les ûmos pour un idéal plus pur ot plus élevé que les mythes paVons. Comme moralistes, ils ont été les précurseurs dos stoïciens. Cratès lo Cyniquo a été un dos maîtres do Zenon, fondateur du stoïcisme.

CYNIQUEMENT (st-ni-A*e-mfln)adv. D'un© façon cyniquo.

Gynisca, fiUo du roi Archidamos II (milieu du V s.

av. J.-C), célèbre par son luxo. Lu première dos femmes

Cynips (gr. 2 fois).

Cynocépha .

Spartiates, elle envoya A Olympio un char attelé de quatre l'iiovaux pour y disputer lo prix do la course, qu'elle remporta. Les Spartiates célébrèrent sa victoire, et lui élevèrent uno statue.

CYNISME {si-nissm' — du lat. cynismus, gr. kunismos, mémo sens) u. m. Doctrine des philosophes cyniques : Dioyène perfectionna ^e cynisme. (Cordill.) ii Impudeur excessive. Il Impudence, ctfrontorio.

— Encycl. Phil. V. cy'niqoks.

— Anton. Bienséance, chasteté, décence, décorum, modestie, pudeur, pudicité, réserve, retenue.

CYNISQUE {si-nissk') ou GYNISCA {si-niss) n. m. Genre de reptiles sauriens anuelés, lamilledes anipliisbenides.comprcnant des formes sans membres, verni iformes, à tête torminéo en cône pointu, avec plaques nasales très grandes.

— Encycl. Le type de co genre, très voisin des ampliisbènes, est le cynisca leucura, do Guinée (faussement indiqué, en général, comme de la Guyane). Ce reptile, long de 25 centimètres, n'est pas plus gros qu'une plume d'oie ; il est brun, avec la queue roussâtre en dessous et complètement blanche à sou extrémité.

CYNOCARDAMON [si) n. m. Genre de plantes, de la famille des crucifères, tribu des thiaspidées, qui croît dans rAiiiériquo du Nord et aux Canaries.

CYNOCÉPHALE (51 — lat. cynocephalus, gr. kunoképhalos;de kuân, kunos, chien, et kJphalè, tête) n. m. Zool. Genre de singes, type de la famille des cynocéphalidés, et dont le nom scientifique est papio.

— Bot. Syn. de fi':gatellk.

— Encycl. Zool. Les cynocéphales sont do grands singes africains, à. musoau prolongé en avant, avec les narines ouvertes à son extrémité, et à queue assez longue. On eu connaît six ou sept espèces, sans compter les mormons, comprenant le drill et lo mandrill , caractérisés par leur queuo courte et leurs, tubérosités faciales. Vivant par grandes troupes sous la conduite de vieux mâles, les cynocéphales fréquentent les lieux découverts et montueux, et sont d'actifs chasseurs de petits animaux qu'ils saisissent sous les blocsde roches, les troncs d'arbres, etc.

Courageux et intelligents, d'esprit très solidaire, ils se défendent avec succès contre l'homme et tous les animaux, en jetant des pierres sur l'agresseur. Dans les ménageries, ces singes se rendent souvent dangereux par leur l'orce et leur méchanceté; après les anthropoïdes, ce sont les plus grands do tous les singes : certams atteignent l™,30 de haut dans la station droite. Le cynocéphale figuré par les anciens Egyptiens avec les divinités astrales est le papio Toth de la- vallée du Nil, remarquable par sa crinière ; celle-ci est encore plus développée chez le tarlarin {papio Hamadryas), répandu de l'Ethiopie à l'Arabie, et chez le papio gelada des hautes régions d'Abyssinie. Le babouin (papio cynocephahts), si commun dans toutes les ménageries, est répandu dans l'Afrique centrale avec lochacma (papio porcariusi, qui descend jusqu'au Cap, tandis que lo papion {papio sphynx) habite la région occidentale.

— Archéol. Les Egyptiens, émerveillés par les cris et parles gambades quo ces animau.x exécutent à l'aube et au crépu-sculo, sitôt après leur réveil ot avant de se disposer pour la nuit , croyaient qu'ils adoraient lo soleil matin ot soir, et donnaient la forme de cynocéphales aux génies qui accueillaient la barque solaire au moment oCi elle pénétrait dans l'Hadès, Deux divinités avaient reçu la forme de cynocéubalos : Thot, le dieu-lune, ot Ilapi, l'un des quatre enîaut^ d'Horus. V. <ANOï>i:.

Cynocéphales ou mieux Cynoscéphales, collines de la Grèce (anc. Thossalio), situées entre Pharsale ot Larisse, dont les sommets ressemblaient à des tètes de chien. Victoires de Pélopidas sur Alexandre do Phèros, l'an 305 av. J.-C, et du consul romain Flamininus, sur Philippe V, roi do Macédoine, en 197 av. J.-C.

Cynocéphales (bataillk dk), bataille célèbre, oii lo consul Quincli us Flamininus défit complètement Philippe V, roi do Macédoino (197 av. J.-C). Philiiipe, ayant réuni toutes sos forces, choisit une excellente [losition dans les Cynocéphales. Flamininus marcha aussitôt dans cotte direction. Les doux armées comprenaient chacune do 25.00G Ù2G.0O0 hommes. Elles se battirent avec acharnement. ITu mouvement tournant, exécuté par un tribun romain, entraîna la déroute des Macédoniens. La perte des Homains, à la bataille do Cynocéphales, no fut quo d'environ 700 hommes. Colle de Philippe s'éleva ii 13.000 hommes, dont 8.000 morts et 5.000 prisonniers : c'était la moitié do son armée, ot lo prestige do la phalange macédonienno venait do s'évanouir sans retour, .\battu par un tel revers, il demanda aussitôt la paix, qu'il obtint a do dures conditions : il no devait garder que la Macédoine, ot il pi-omettait d'évacuer toutes les villes grecques, de payer un tribut annuel, do rendre aux Homains leurs prisonniers et de livrer tous ses vaisseaux. Co traité inaugurait la ruine de la Macédoine.

CYNOCÉPHALIDÉS {si, sé) n. m. pi. Famille de mammil'èros primates caiarrliinicns, comprenant do grands singes do formes lourdes ot trapues, rappelant autant les chiens par leur allure générale quo par leur faco pi*ojotéo en avant ot leurs fortes canines saillantes. — Uu

CYNOt lilMULlDK.

— Encycl. Les cynocéphalidés ont la queuo moyenne ou courte, des abajoues ot iios callosités fessièros. A l'exopption dos cynopiihèquos do la Malaisio, tous habitent lAfriquo. Genres principaux : cynocéphale ot monnon.

CYNOCRAMBE [si. kranb') n. m. Genre do nhytolaccacéos, formé par une petito iierbo médilorranoonno. Syu.

ilo TIlICLYOltNi:.

CYNOCRAMBÉ — CYPHELION

CVNOCRAMBÉ, ÉE [si, kran) adj. Bot. Qui ressemble ou QUI se rapporte au genre cvnocrambe ou thélygone.

— n. f. pi. Tribu Ae plantes dicotylédones, formée du seul genre cynocrambe ou thélygone. — t'/ie cVNOCRiMBÉE.

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