DAGUE
devint suspect de libéralisme après, et fut tenu à 1 ecart.j — n eut pour fils Louis-AuGusxLS-PaiLiprE. V. Affry.
DAFXLÂ n. m. Sous-genre de canards, dont le type est le pîlet {da/ila acuta), répandu dans tout l'hémisphère borêai, depuis l'Europe jusqu'aux Etats-Unis, et qui comprend encore trois autres espèces : dafila caudacuta (du Parana), da/ila spinicauda (sud du Brésil), da/ila oxyura (Chili ot iles Falkland).
Dafina, pays de l'Afrique occidentale française ^oudan franc.)* Capit. Lanfiéra.
"Dag, personnification du tour dans la mythologie Scandinave. On Daflla.
redisait fiis de De-
lling et de Nott (la Nuit). Il parcourt la terre sur un char traîné par son cheval Skinfax (le Crépuscule), qui illumine la terre et l'atmosphère.
PaGABII, comm. de la Malaisie (archipel des Philippines [île de LeytCj),sur le riocôtier Maya; 23.600 hab.
CagaNA, gros bourg de la colonie française du Sénégal, ch.-l. du cercle du Oualo occidental. Il fut pendant longtemps, avec Pador, la seule escale où se faisait le commerce de la gomme avec les Maures ; centre commercial très important. — Le cercle a environ 11.000 hab.; la ville elle-même en a 3.000.
DAGARD n. m. Yéner. Sjn. de daguet.
DAGASSE D. f. Dague à lame large et à deux tranchants, rappelant les couteaux à plates du moyen âge, et en usage aux XV* et XVI» siècles.
— Enctcl. C'est dans la catégorie des dagasses que rentrent les miséricordes, les san-
dedei {cinguedea), vulgairement appelées « langues do bœuf », en tant qu'armes de main. Les feuilles de Catalogne du XV' siècle sont de larges dagues de cette espèce, modifications des braquomarts du moyen âge. On doit remarquer que les fers de dagues ou de dagasses sont montés tantôt sur une poignée, tantôt sur une hampe ; Us constituent alors des armes dhast.
Dagbog, diou de la mythologie russe ; le dieu du jour ou du soleil.
DagchaÏ, ville et sanatorium de l'Inde anglaise (Sirmouri, sur les pentes del'Himalaya; 3.640 hab.
Dagenham, bourg d'Angleterre (comté d'Essex), sur un affluent de la Tamise ; 4.320 hab.
Daghestan, gouvernement de l'empire russe, au N. du Caucase orientai. Il est compris entre la province du Terek, au N., les gouvernements de Tiflls, d'Ielisavetpol et de Bakou à TO. et au S-, la mer Caspienne à l'E. Sa superficie est de 29.763 kil. carr. ; sa population de 649.784 hab. C'est une région moataLguease (Dag /tes tan. pays de montagnes) : les plaines ne s'étendent que sur 2.300 kil. carr., sur le littoral de la Caspienne, entre les embouchures des fleuves Soulak et Samonr. Le Caucase envoie des ramifications jusqu'à Derbent. où elles forment an étroit défilé côtier (Porto de Fer ou Passe de Derbent). Le climat est continental : sec, avec des froids excessifs l'hiver, et, l'été, de fortes chaleurs (jusqu'à + 48*' à l'ombre). Sur les hautes terres se pratique 1 élevage des bestiaux et se cultivent les céréales d'hiver; la plaine a des vignes, des arbres fruitiers, des cultures de riz, do maïs et de froment. Le sous-sol, très riche, renferme des minerais de fer, plomb argentifère, antimoine, bismuth, nickel, du soufre, du sel gemme, des sources minérales. L'industrie est naissante : vin, soufre raffiné, filage, tapis. Le commerce est insignifiant, par l'absence de voies de communication. La capitale est Derbent, un des principaux ports de la Caspienne; autres villes ; Temîr-Khan- Choura et Petrovsk. Ce gouvernement a été formé, en 1867, avec le Lesghistan. le Tarki, le Derbent, et quelques parties de la Géorgie. En 1877, les indigènes se soulevèrent et furent écrasés par le général Melikoff.
DaglaN, comm. de la Dordogne, arr. et à Si kil. de Sarlat, sur le Céou, affluent de la Dordogne; 1.543 hab. Commerce de truffes et do farines ; filature, teintureries.
Daglt, chimiste, n6 à Spa vers la fin du xvn» siècle. C'est à lui qu'est dû le vernis en usage depuis 1713 dans la manufacture des Gobelins. et qui porto encore son nom. Ce vernis, à l'épreuve do l'eau et du feu et assez semblable au vernis de Chine, peut s'appliquer à des matières flexibles.
Daguar ^Marguerite), reine de Danemark, née on lise. morte à Ribe on 1212. Fille du roi de Bohème, Przemvsl Ottokar I", elle épousaWaldemar II en 1205; les traditions populaires célèbrent sa douceur et sa piété.
Dagnan (Isidore), paysagiste français, né à Marseille en I7&0, mort à Paris on 1873. C'est do Rome qu'il envoya au Salon do 18I9 son tableau dos Jeunes jiHca romaines écoutant un berger. Une Vue prise en Dauphin'^, fut hion accueillie en 1827. En 1831, parut la Vue de Paria pri.sc du quai de la Cité. \jf) réalisme saisissant de lensemMo frappa les artistes, qui admirèrent aussi sa couleur énergique et sobre. On cito de lui une Vue d'Anqcrs également remarquable. Dagnan n'a cessé d'exposer aux Salons qu'en 1870. Esprit fir. et caustifiue, cet artiste a laissé des lettres d'un tour particulier et oion français.
Dagnan-BOUVERET fPascal-Adolphe-Jean), peintre français, né à Paris en 1852, Elève de Gérôme, il obtint en I87Q lo dcuxi(-me grand prix de Rome. Ses premiers tableaux iont : Orphée et Un Bacekantea, et Dacckus enfant Mg77) ; Portrait de M. de Jtocf'ctai'.lée et iManon Lescaut (1878 . t-iMoau d'un sentiment trè:; vif et d'une exécmioo ongin^Ie; urte .Voce clu-z un photographe (1879); un Accident {i}^i)jt toile qui valut à 1 autour uuo médaille de
Dagnan-Bouveret.
Trône de Daçobprt (Cabinet de France).
1" classe. Ces premières oeuvres rangeaient déjà Dagnan- Bouveret parmi les observateurs pénétrants de nos mœurs modernes. La Bén^dction des jeunes époux en Franche- Comté (1832) portait la marque d'une poésie personnelle, intime, que les tableaux suivants, la plupart empruntés aux mœurs oretonnes, allaient accentuer encore : le Pai7i bénit (Luxembourg), la Vierge, les Bretonnes au Pardon, le Paysan breton, le Cimetière de Ai'rfi- Kébir, les Conscrits, etc. De-
Fuis , les grandes pages de Evangile ont tenté Dagnan- Bouveret. et il n'a point reculé devant une comparaison avec les maîtres classiques dans sa mémorable Cène (1S96), qui est une grande œuvre, presque un chef-d'œuvre, et dans le Christ et tes Pèlerins d'Emmaiis {iS9i), où les adorants (le peintre et sa famille) sont peut-être préférables au morceau principal.
Très moderne par son goût de l'individualité, Dagnan-Bouveret se rapproche des maîtres ou do certains primitifs par la naïveté touchante des sentiments qu'il exprime, et par l'idéalisme qui se dégage en général de son réalisme rigoureux.
Dago, île de la Russie (gouv, d'Esthonie), dans la Baltique, près de l'entrée du golfe de Finlande; 1.1-22 kil. carr. ; 15.000 hab. : Estlioniens au centre et au sud. Suédois au sud. Cette île, d'abord danoise, puis suédoise, est russe depuis 1721.
Dagobert I", néverscoo, roi des Francs d'Austrasie de 622 à 632, des Francs do Neustrie, do Bourgogne et de Soissons de 628 à 638, d'Aquitaine de 631 à 638, mort près d'Kpinay en 638. Il était fils de Clotaire II et de sa deuxième femme Bertrude. En 622, il fut associé au trône et reçut le gouvernement immédiat de l'Austrasie. II était jeune : Arnulf de Metz et Pépin l'Ancien exerçaient l'autorité. C'est par un vrai coup de force que, en 628, Dagobert s'empara de l'autorité royale en Bourgogne et eu Neustrie, tandis que Caribert, son frère, ne recevait que l'Aquitaine. L'an d'après, il épousa en Austrasie Ragnetrude. Grandissant en âge, Dagobert fortifia son autorité et parvint à s'affranchir de la tutelle des grands. Il paraît avoir été le dernier des rois mérovingiens qui, grâce à sa valeur personnelle, ait réellement exercé le pouvoir. En 630, la mort de son frère Caribert ot de son jeune neveu Chilpéric fit de Dagobert le seul chef do l'empire franc.
Dès ce jour, autant qu'on en peut juger par les rares documents contemporains, sa personnalité s'accentua dans le gouvernement.
Les légendes qui entourent l'histoire de son ministre saint Eloif lo patron populaire des orfèvres, ont peutêtre eu un fondement de vérité, et les arts, sous son règne, paraissent avoir fleuri d'un semblant de renouveau. Dagobert fut également protecteur des églises, ot particulièrement des monastères ; mais, d'autre part, ses mœurs étaient dissolues, et il eut à la fois jusqu'à trois femmes, également qualifiées de « légitimes .'.Sou rèirnc fut marqué par des luttes sanglantes contre les Slaves, le duc de rhuringe, IcsVascons ot les Bretons. Il fit, de son vivant, attribuer à son fils aîné, Sigebert, l'Austrasie, une grande partie do l'Aquitaine et de la Provence, et à son second fils, Clovis, la Neustrie et la Bourgogne.
Dagobert n, dit le Jeune, fils do Sigebert II. petitfils de Dagobert I", roi des Francs d'Austrasie, né vers 651', assassiné ù Escuroy (Meuse) en 679. Il fut détrôné par lo maire du palais Grimoald, et so réfugia dans un monastère d'Irlande. Rappelé en 074 par les grands en lutte contre le maire Ebroin, il fut assassiné en 679 par Pépin d'Héristal et son frère lo duc Martin.
Dagobert m, roi des Francs de Neustrie et do Bourpogno. né vers 699, roi on 711, mort en 71.5. Il était fils do Childcbort III. Il ne fut roi que de nom, l'autorité étant entre les mains do Pépin d'Héristal. — Son fils. TniKRRY de Chetles, no fut pas élevé au trône.
Dagobert (CaANSON du roi). On ignore à quelle époque et par qui cette chansoû burlesque a été composée ; mais
Tombeau de Dagobert lit (basilique de Saint-Denis).
le style, le rythme, l'air do chasso sur lequel elle se chante, les anachronismes faits à plaisir qu'on y remarque, tout tendrait à prouver quelle n'est pas 'aussi ancienne qu'on pourrait le croire. Il est certain, cepr^ndant, qu'elle est antérieure à la Révolution de 1789. Elle fut probablement, dès l'origine, une espèce de tlièmo sut
Le bon roi Da-go-berl A-vait sa culotte à l'en
vers . Le bon roi Da--go--bert A---
vait sa cu-Iotte a l'en-vers Le grand saint Eloiluidit
0 mon Roi!Vo-lre Majesté Est mal cu-lottée. C est
vrai lui dit le Roi . je vais la remettre à len-droil
lequel chacun s'est mis à broder. En 1814, elle redevint tout â coup à la mode. On y intercala des couplets satiriques contre Napoléon et la campagne de Russie. La chanson fut interdite par la police ; puis, au retour des Bourbons, elle reprit de plus belle. Nous donnons l'air avec les paroles du premier couplet, qui est suivi de vingt-trois autres.
Dagobert, patriarclie do Jérusalem. V. Daimbkrt.
Dagobert de Fontenille (Luc-Siméon-Auguste), général français, né â La Chapelle, près de Saint-L6, en 1736, murt à Puigcerda en 1794. Issu d'une famille noble, il entra au service en 1756, fit toutes les campagnes de la guerre de Sept ans, et comptait trente-cinq ans de services à l'époque do la Révolution. Employé comme maréchal de camp en Italie, lors des premières guerres, il s'y fit remarquer par une bravoure éclatante. Envoyé à l'armée des Pyrénées-Orientales (1793), comme général de division, il obtint d'abord des succès avec une armée dénuée de tout, et fut nommé commandant en chef. Forcé d'exécuter des opérations mal combinées, Dagobert éprouva des échecs; il combattit alors les plans des représentants et des autres généraux, et s'opposa vivement à rexpédiiion de Catalogne. Ces dissentiments amenèrent sa destitution. Quoiqu'il fût alors miné par la maladie, il alla justifier sa conduite devant le comité de Salut public et la Convention. Dagobert fut renvoyé dans les Pyrénées, rapportant un plan Tiardi qu'il avait fait agréer à Carnet. Mais, trouvant à la tête de l'armée Dugommier, il se contenta de retourner en Cerdagne, pour y opérer de concert avec lui. Malgré l'état déplorable de sa santé, il battit à Monteilla un corps commandé par un émigré français, et poussa jusqu'à Urgel, mais dut s'arrêter, épuisé par la fièvre. Ramené en litière, il mourut quelques jours après.
Dagomari ^Paul), mathématicien italien, appelé souvent Paul le Géomètre ou Maître PauldelPabbaco,
né à Prato, près Florence, où il mourut en 1365. Il acquit, comme savant , une grande réputation , inventa divers instruments et eut, le premier, l'idée de composer des almanachs avec des prédictions, et de partager par une virgule, en groupes de trois chiffres, les nombres un peu considérables. Parmi ses ouvrages, on cite surtout son Liher de abbaco (1532), qui lui avait valu son surnom.
DagON, une des nombreuses divinités nationales des Philistins. Dagon était représenté avec le buste et la tête d'un homme, et la partie du corps en queue de poisson. II est probable que le culte de Dagon prit naissance dans des contrées maritimes; beaucoup de ^jeuplcs adoraient des dieux à forme de poisson. La divinité aes Philistins présente beaucoup d'analogie avec VOdacon des Babyloniens, qui étaient moitié homme, moitié poisson. Dagon était adoré à Asdod, Gaza et Ascalon. C'était la divinité masculine des Philistins, tandis qu'Astarté en était la divinité féminine.
DAGORIE [ri] n. f. Hort. Variété de pommes.
DAGORNE (peut-être de dague, et de corne, la corne unique étant comparée à une dague) n. f. En T. d'écon. rur., Nom que l'on donne à une vache qui, par suito de maladie ou d'accident, a perdu une de ses cornes.
— Pop. Femme vieille, laide et chagrine. (Vieux.) DAGOUSSA n. m. Genre de graminée, de la tribu des
cliluri'lées, <[ui produit des grains dont on fait des espèces de galettes eu Abyssinie.
DAGUE [dagh' — espagn. et ital. daga, de même origine que l'angl. dagger, même sens) n. f. Poignard à lame large, courte et pointue, ii Dague à rouelles. Ancien poignard à l'espagnole, dont la poignée formait deux espèces de petites roues.
— Ironiq. Fin comme une dague de plomb. Niais, sot, avec des prétentions à la finesse.
— Mar. Poignard que portaient en France, il y a peu de temps, les aspirants de marine en service, ctque les officiers russes portent encore, il Instrument avec lequel on administrait aux matelots les punitions corporelles, et qui se composait d'un certain nombre de garcettes, réunies à une <le leurs extrémités par un amarrage, et munies à l'autre do deux ou plusieurs nœuds : Les marins a7}glais avaient donné à la daguk le nom expressif de chat à neuf queues.
— Tecbn. Lame de fer emmanchée par les doux bouts dans une poignée de bois, dont se servent les relieurs pour doler â nouveau les peaux destinées aux reliures.
— Véner. Bois du cerf après la première année, lors- (lu'il n'a qu'une simple tige sans aucune branche. Il Nom donné aux dé- ^^^^^^^^^
fcnses du vieux "^ m Jii^»'^*-^^«*"*«-**^iffliitiifiafiÎB3 sanglier ou so- "^
Litaire. Grande dague (1^00).
— Encycl.
Archéol. L'ancienne dague était une arme de main, à lamo courte et ordinairement étroite, aiguc; elle so portait, pendant 1© moyen âgo et jusau'au xviii"' siècle. La dague ne diffère pas sensiblement uu poignard moderne, mais
ro nom convioDt plutôt aux t^pds oriontaux ot autres, qui no rontroiu pas dans les lormos régiilièros. La daguo dill'iiro du coutouu A armer, alors ni^'me (|irollo no
fiossèdo qu'un soûl tranchant, en co qu(! lo uiiliou do sa amo est toujoui*s la continuation de i'axo do la poiguùo qui mourt avec sa
fointo.Commo épdo, la daguo possède une poignôo complùto avec Dague t rognons (1230).
un pommoau ,
uiio l'usée iH uno gardo. Do ces parties les formes ont beaucoup varié : à la garde on croix primitive s'ajoutont, à partir du xv sioclo, dos auaoaux latéraux. La daguo ost toujours portée, dans la vie civil© comme à la guerre. Suspondue à la ceinture par
Dague fi rûiielles (1*^0).
une bielle do sa chape, elle fut d'abord tournée la pointe eu bas, appliquée sur lo ventro, puis horizontalement sur la hanche droite, et enfin transversalement sur les reins, la poignée tournée à gauche.
C'est ùi partir .j^fë^^^T^^S^ du xvi" siôcio qu'elle devient surtout uno Dague de femme (IBSO).
arme de maia
gauche ; compagne do l'épée dans l'escrime, elle en répète la forme générale, et la mesure do sa lamo est ordinairement d'un tiers par rapport à la longueur de répée. Les dagues qui accompagnent les rapières sont appelées main-gaurke.
Les dagues les
plus anciennes 1 Dague (ICÛO).
sontefIilées,et leur pointe se renfle en un bulbe renforcé et évidé, appelé perce-maille; souvent, aussi, leur lame est largo et plate, et leurs montures rappellent certains types des couteaux de l'àgo du bronze ou du premier âge du fer, comme on l'observe dans les dagues do Saragosse. Le type do la dague du xiv" siècle est la dague à rouelles. Les dagues à oreilles ou stradiotes, en usage aux xv" et xvi« siècles, sont dans la tradition moresque, avec leur pommeau épanoui on ailes de papillon.
DAGU£R ighé) V. a. Frapper de la das^ue : Dacder un ennemi. \\ Frapper des cornes, en parlant des chèvres, il Frapper de la garcette ou dague : Daguer un mousse.
— Techû. Battre la filasse suspendue à des pinces mobiles.
— Véner. Saillir sa biche, en parlant du cerf.
— v. n. Fauconn. Voler à tire-d'aile.
Daguerre (Louis-Jacques-Mandé), inventeur du diorama et l'un des inventeurs de la photographie, né à Cormeilles-en-Parisis (Seine-et-Oise) en 1789, mort à Bry-sur- Marne en 1851. Son père le pla.qa, en 1792, chez un architecte d'Orléans, puis lo fit entrer, à Paris, chez Degoti, le fameux peintre des décors de l'Opéra: ilyfitde grands progrès et ne tarda pas à attirer l'attention sur des décors tels que les Macchabées, le Belvédère, la Forêt de Sénart, U Songe, la Lampe merveilleuse, etc.
Il travailla ensuite av'M- Pierre Prévostàroxécuti-Mi de ses beaux panorama -.
de Rome, Naples, Londif .
Jérusalem, A/hènes. C'est 1 .
qu'il conçut l'idée d'un '-la blissoment panoramiiiue.uù l'éclairage variable devait ajouter la mobilité des effets au charme de la couleur. Il s'associa au peintre Bouton
pour exploiter lo diorama. qui fut ouvert le 1" juillet 1822. Pour reproduire les tableaux destinés au diorama, Daguerre se servait de la chambre noiro; co qui l'amena i chercher la fixation des images données par la chambre noire. Il fut mis sur la voie do la solution do ce prul)lème en 1823, ot, en 1S26, l'ingénieur-opticien Charles Chevalier le mit ou relations avec Nicophoro Niepco qui. depuis 18 U, s'était attaqué au mémo problème, et qui avait déjà découvert Ihéliographie. Mais ce n'est qu'en 1829 qu'ils " s'entendirent pour faire un traité qui les engageait de cherclior ensemble, puis d'exploiter en commun io résultat do ces recherches, si elles aboutissaient ». A la suite do co traité, Daguerre perfectionna les procédés héliographinuos do Niepco, puis découvrit définitivement le moyen do tixer les imagos do la chanibro noiro (v. daguhkrhotypik'j; mais il n'eut pas lo temps do communicpior co dernier résultat à Niepco, qui fut enlevé brusquement par uno congestion cérébrale, lo 5 juillet 1833.
Daguerro continuai porfoctionnop son procédé, et, en 1837, il lit un nouveau traité avec lo fils de Niepco, traité destiné à assurer l'exploitation du procédé; mais ils no purent trouver ù couvrir une souscription faite dans co but. Daguerre s'adressa alors à divers savants, notamment ù. Ara'^o cmi, lo 9 janvier 1839, annonça la découverte à l'Acadômio <!es sciences ; lo 30 juillet 1839, lo procédé do Daguerro fut acheté par l'Ktat ot rendu public, moyennant doux pensions viagères, l'une do G. 000 francs attribuée ù Daguerro, l'autre do 4.000 francs attribuée au fils do Niepco. L'Angleterre, la Russie, la Prusse, les Kt.T,ts- Unis d Amérique liront faire des offres brillantes à D;i-
fuorro, qui préféra donner sa précieuse découverte ù la 'ranco.
Tous les documents relatifs àrsa vie ot à. ses découvertes ont été réunis [tar Mcnticnno sous lo titre : la Découverte de ta photngrnphic en iS39 (1802).
DAOUERRÉOTYPAGC [gUé-ré, paj') n. m. Action do daguorréûtypor.
DAGUERRÉOTYPE (ghé-ré) n. m. Art de fixer sur dos
plaques mét;illi<|uos, enduites d'une substance facilement improssiunnaljle â la lumière, les images do la chambre ùliscuie. Il Instrument, employé pour obtenir la reproduction do CL's images. Il Image photographique ainsi obtenue.
DAGUERRÉOTYPER {ghé-ré) v. a. Reproduire uno image au moyen du daguerréotype.
DAGUERRÉOTYPEUR {ghé-ré) n. m. Nom de l'ouvrier ou do l'upéiateur qui s'occupe do reproduire les images d'objets, animés ou non, au moyen du daguerréotype.
DAGUERRÉOTYPIE {ghé-ré, pî) n. f. Procédé photographique imaginé par Daguerre, aujourd'hui abandonné. Il Atelier où l'un confectionnait des daguerréotypes.
— Kncycl. Les images s'obtenaient sur des feuilles d'argent pur, pla{|uées sur cuivre; cinq opérations étaient nécessaires : 1" Nettoyage et polissage de ia plaque. On la saupoudrait de ponce pulvérisée, et on la frottait à plusieurs reprises avec un cbirt'on imbibé d'huile d'olive ■,2''Se7isi/»ilisatjun La plaque, nettoyée et polie, était placée audessus d'uno boîte, au fond de laquelle était une capsuio contenant do l'iode ; les vapeurs émises par ce corps, s'uoissant à l'argent de la plaque, formaient i\ sa surface uno couche d'iodure d'argent (depuis Daguerre, on accroît la sensibilité do la plaque en la plaçant, après l'iodage, audessus d'une boite à brome). 3" La plaque ainsi préparée est exposée à la chambre nnire; il était recommandé de ne photographier que des objets très bien éclairés; le temps de pose variait de trois à trente minutes; 4*' La plaque insolée devait être révélée lo plus tôt possible. Limage invisil)le (înm.f/e latente) apparaissait lorsque l'on soumettait (dans un laboratoire éclairé par une lumière jaune) la plaque insolée aux vapeurs de mercure; 5" L'image apparue, il fallait débarrasser la plaque de l'iodure d'argent non atteint par la lumière, ce qu'on obtenait en la plongeant dans uno solution faible d hyposulfite do soude. La daguerréotypie avait l'avantagé de donner immédiatement une imago positive, mais présentait l'inconvénient de no pas se prêter à la multiplication d'images : autant on voulait de reproductions de l'original, autant il fallait faire de poses à la chambre noiro.
DAGUERRIEN, ENNE (ç/fé-n-ïTi, en) adj. Qui a rapport aux procèdes do Daguerre, au daguerréotype : Portraits d\glerrii-;ns. Images dagui:rru-:nnes.
Dagues de ClairfONVILLE ( Simon-Antoine-Charles), littérateur français, né au Mans en 1726, mort en 1797. Il a laissé, entre autres écrits : Anecdotes historiques, morales et littéraires, du règne de Louis XV (1767); Suite des anecdotes sur l'histoire de France ( 1778).
DAGUET (ghé — rad. dague) n. m. Zool. Genre de cervidés do l'Amérique du Sud, caractérisés par la forme de leur bois réduit â la tige, sans aucune ramification.
— Pèch. Nom vulgaire do l'aiglefin.
— Véner. Jeune cerf, depuis un an jusqu'à sa seconde année, lorsqu'il pousse sa dague (premier bois), ii Oiseau
Le Daguet (sonnerie de trompe).
de proie qui vole à tire-d'aile et droit devant lui. Il Sonnerie de trompe pour la chasse au daguet.
— Vitic. Nom donné, dans certains départements du Centre, à un sarment à sept ou huit yeux.
Daguet (Alexandre), historien et pédagogue suisse, né à Fribourg en 181C, mort ù. Couvet (Suisse) en 1894. Elevé par les jésuites, dont il devait combattre plus tard à. outrance les principes d'éducation, il se voua d'abord ù renseignement: mais, ses réformes pédagogiques n'aboutissant point, il accepta, on Ièga, la chaire d'histoire à l'académio de Neuchâtel. Son principal ouvrage ost i'JJistoire de la Confédération suisse (1851).
DAGUETTE {ghèt') n. f. Archéol. Dague de petite dimension.
Daguin (Pierre-Adolphe), physicien français, né à Poitiers en 1814, mort à Toulouse on 1884. Il s'adonna à l'enseignement, prit lo grade do docteur et devint professeur de physique à la faculté de Toulouse, où il fut en outre directeur de l'Obsorvatoiro. On lui doit dos ouvrages estimés : Traité de physique avec les applications à la rnétéorologie et atuc arts industriels (Toulouse, 1855-1859) ; Cours (le physique élémentaire (18G3).
Dagupan, ville de la Malaisie (archipel des Philippines, îlo do iiUçon fprov. do PangasinanJ). prés du golfe de Lingayen ; 1G.530 liab. Commerce important.
DAHABIEH (6/-^) n. f. Barque dont on se sert sur le Nil pour le transport dos voyageurs.
— lO.NcvcL. La co(iUo (fes dahabiehs, largement arroDdie en arrière, va
en s'amincissant vers la proue , ot so termine en un tail loir tranchant, effilé, gracieusement recourbé.
Leurs dimensions sont parfois considérables ot dépassent 30 mètres do longueur sur 4 ou 5 do largeur. La dahabioh ost munie d'un miVt ot d'uno longue antenno supportant uno grande voile triangulaire. Kilo est armée do plusieurs paires do rames.
DAHABS (hahss) n. m. Métrol. Ancienne monnaie abyssinienne, qui valait r> fr. 40 c. Syn. do tiialari.
Dahalak ou DahalaC. Géogr. V. Daiilak.
Dahcota. Géogr. V. Dakota.
DAHC0TA3. Ethnogr. V. Dakotas.
DAHAHEH {ré) n. m. Tambour dont lo corclo ost garni iiitériourfment do greluts ol d'unuuaux do cuivro, un usage dans lo Caucase.
Dahabich.