‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 530 sur 870 · DAGUER — DAHLIA · texte numérisé non relu

DAGUER — DAHLIA

DAHIAS n. m. pi. Nom donné, dans l'histoire serbe, à quatre officiers turcs qui, éialdis à Bolgrado, so révoltèrent contre la Porte et iJruvo(|uèreiit, par leurs actes de tyrannie envers la population serbe, la première prise d'armes de Kara^eorges, en 1804. (Cotte mémo année, les dahias furent mis à mort dans lo voisinage d'Orsova.) — Un dahia.

DahiRA, DaHIREH ou DahhRA, nrov. de l'Arabie oricMUale (Oman), au pied du djebel Aklidar; 30.000 hab. environ. Capit. BireXmah. Pâturages.

Dahl ( Jean-Christian-Claude ), peintre de paysage norvégien, né à Bergen en 1788, mort à Dresde en 1857. En 1820 et 1821, il visita le Tyrol, Naples et Rome, à la suite de Christian VIII, de Danemark. Il rapporta d'Italie les cartons de sa Vue de Vietri, dans Vile de Capri; de son Eruption du mont Vésuve; etc. A partir de 1821, il so fixa à Dresde. Ses œuvres les plus célèbres et les plus caractéristiques sont celles dans lesquelles il a représenté la nature soptentrioDale dans toute sa grandeur et toute sa tristesse. Le plus beau do ces tableaux est uno Vue des côtes, pi'és de Bergen, qui appartient au roi do Suède. Le Naufrage, les Anciens tombeaux et monuments Scandinaves, la Suisse saxonne, le Grand paysaqe d'hiver en Zélande, jouissant également d'une réputation méritée. Ses œuvres se trouvent à Dresde, Munich, Prague et môme en Amériq^ue. Il a, en outre, publié sous ce titre : Monuments en bois d'une architecture très développée dans l'intérieur de la province de Norvège, depuis les temps les plus anciens (Dresde, 1837), des vues des églises de Borgund, d'Urnes etd'Hidderdal. — Son fils, Siegwald Johan- NKS Dahl, né à Dresde en 1827, est un peintre de genre, de portraits et d'animaux. Elève de l'académie de Dresde, il a étudié également en Norvège et à Paris. Ses principaux tableaux sont à Dresde, à Hanovre et en Norvège.

Dahl (Vladimir Ivanovitch), littérateur russe, né à Saint-Pétersbourg on 1800, mort ù. Moscou en 1872, fut marin, puis médecin. On lui doit des nouvelles et des romans où il peint avec exactitude, dans un style simple, les mœurs du peuple russe ; ilvresse, le Bêve et la Veillée; Bécit de misèj'e; le Fils de Sido-Tschaïkin ; le Valet d'officier; le Portier; etc. On lui doit aussi ; Proverbes russes (18ti2); Quelques mots sur la langue russe, et un Dictionnaire russe (1863-1866).

Dahl (Conrad), poète norvégien, né à Varmbo, près Drontheim, en 1843. Il est devenu prédicateur à Bergen, et on lui doit des nouvelles et des récits où il peint avec talent les mœurs du peuple en Norvège et en Laponie, notamment : le Lion (^1874): le Jeune Finnois (1874); Edda Mansika (1875), et le Voyageur des mers glaciales [IS18) ; etc.

Dahlak, île de l'Erythrée, la plus grande de la mer Rouge, près de la côte, devant Massaouah, en vue de l'amphithéâtre des monts d'Abyssinie. Terre sèche, entre 222 kilom. de rivages, elle n'a que 1.800 hab. Italienne depuis 1885, y compris les cent îlots de son archipel.

Dahlberg (Erik Joenssoen, comte), ingénieur suédois, né et mort à Stockholm (1625-1703), fut directeur général des forteresses, gouverneur de Livonie, sénateur feldmaréchal.et reçut le titre de n comte ». En 1658, il avait fait passer l'armée de Charles-Gustave sur les glaces des Belts. On lui doit la plupart des dessins de la Suecia andqua et kodierna (1700) et de l'Histoire de Charles-Gustave, par Pulfendorf (1696).

DahLBOM (André-Gustave), entomologiste suédois, né à Forssa en 1806, mort en 1859 à Lund, où il fut professeur d'entomologie et conservateur du musée entomolofique. Il a publié, do 1829 à 1852. en latin et en suédois, ix ouvrages sur les insectes, notamment : Hymenoptera Europxa, prœcipue borealia.

DahleN. ville d'Allemagne (Saxe [cercle de Leipzig]), sur ia Dahlensche, affluent de l'Elbe; 3.000 hab. Forces, fabrique do voitures, élevage de porcs. Vieille église, château. — Ville de la Prusse-Rhénane (prés, de Diisseldorf); 6.700 hab. Tissus de fil, de coton et de soie. Victoire du duc d'Albe sur Guillaume d'Orange, en 1568. Cette localité s'appelle actuellement liheindahlen.

DahlgREN (Charles), poète suédois, né en 1791, mort à Stockholm en 1844. Il fut ministre protestant, puis député ù la Diète, où il se signala par ses idées libérales. Il acquit une grande poimiarité ])ar ses poésies pleines do fraîcheur et de naturel. On lui doit aussi des romans, des nouvelles ot des pièces do théâtre.

Dahlgren (John-Adolphe), contro-amiral des Etats- Unis, né à Philadelphie en 1809, mort à Washington on 1870. Nommé, en 1847, directeur du service de l'artillerie au ministère de la marine, il perfectionna le canon qui j)orto son nom; il inventa également l'obusier do bateau. Au moment où éclata la guerre civile (1861), il était directeur du service do l'artillerie à Washington. En 1863, il remplaça le contre-amiral Dupont dans le commandement de la flotte du Sud-Atlantique et, après dix-huit mois d'un bombardement infructueux, il put occuper Charloston, évacué par les sudistos. Il a laissé plusieurs ouvrages techniques, notamment : St/stem of bout armametit in Ihc United States Navy { 1852) ; Naval percussion locks and primers (1852); Shetls and shell guns (1856).

Dahlgren (Frédéric-Auguste), poète et littérateur suédois, no à Nordniark en 1816. Employé aux archives, il devint, on 187 1, directeur dn \a chancellerie de l Office de santé et dos pauvres. Il écrivit, dans lo dialecte do son pavs natal, des poèmes qui sont devenus populaires et ou'il réunit en 1875-1876 On lui doit aussi des pièces do tltéiUre et des ouvrages divers, notamment : Histoire du théâtre à Stockholm (iSùO); Vocabulaire de la langue suédoise (1873); etc.

DahlhaUSEN. villo d'AIIomagne (Wostphalio [corclo d'Hattingenlt, sur le Ruhr; 5.030 hab. Houillère, fours il coke, produits réfractairos.

DAHLIA (do Dahl, bot. suédois) n. m. Bot. Genre ornomeutal, do la famille dos composéos-héitanthoïdées.

— Encyci.. Los dahlias ont do grands capitules, longuement pédoncules ( t enveloppés d'un involucro double, ('e sont dos horbos, (piolquefois frutescentes à la base, A fi'uillos opposées, A racines fasciculéos, tuborculouscs et riches on inulino. Lo type do l'espèce nriocipalo, dahlia variabilis, originaire du Moxiquo, a un disque jaune, entouré d'un seul rayun du domi-flourons. Intruduiio on Espagne (1789), puis on France (vers 1800), la culture do

Dahlia.

DAHLINE — DAÏ-GO TENO

cette espèce ne s'est répandue dans les jardins qu'à partir de ISM; c'est vers 1S3G qu'elle a été l'objet de l'engouemeut le

fïlus vif :

es horticulteurs en ont obtenu une inlinité de variétés, simples ou doubles , desteintes les plus diverses, sauf le bleu. — D'autres espèces , telles que le danlta coccinea et le dahlia Juarezi, ont été iotroduîtes plus récemment.

— On multiplie les

dahlias soit par semis, soit par bouturage, soit, surtout, par division des tubercules au moment où on les plante (rîn mai ou commencement de juin) ; la floraison a son apogée en août et se continue jusau'aux gelées. On assure que les Mexicains consorameiit les tubercules de dahlia.

— Teint. Ou appellerfrt/i/itmne matière colorante, dérivëo de la houille et donnant une couleur violette. Les nuances obtenues avec ces dérivés sont assez nombreuses et se rattachent principalement à trois catégories distinctes ; violet de Hoffmann, violet impérial et violet de Perkius.

Les nuances les plus employées industriellement sont les suivantes : dahlia violet rougeàtre ou dahlia R, dahlia violet lumière ou daftîia BB, dahlia violet bleu ou dahlia B.

DAHLINE n. f. Substance amylacée, très analogue à l'inulme, extraite par Payen des tubercules de dahlia.

DAHLLITE n. f. Phospho-carbonate hydraté, naturel, de chaux, fer, soude et potasse.

Dahlmann (Frédéric-Christophe), historien et homme d'Etat alli-maud, né à Wismar en 1785, mort à Bonn en 1S60. 11 tit ses études et ses premiers cours à l'université de Copenhague. En 1829. il devint professeur des sciences politiques à Gœttingue. En 1837, il fut expulsé de Hanovre, par suite de l'opposition violente qu'il fie au roi, quand celui-ci supprima la constitution du pays. En 1842, il fut appelé comme professeur d'histoire et des sciences politiques à Bonn. Après la révolution de 1848, Dahlmann devint un des membres les plus influents de l'Assemblée nationale et chef du parti constitutionnel. Dans la suite, il ne cessa de combattre à la Chambre prussienne la politique de réaction ; mais, comprenant l'impuissance de ses etforts, il ne tarda pas à reprendre ses cours à Bonn et ses travaux scientifiques. Ses œuvres principales sont: Geschichte der eng lischen lievolution {l8Ai); fjuelleri Kiinde der deutschen Geschichte; Geschichte von Danemark (1840-1843), et GeschicfUe des franzôsiscken Jievolution (1854).

DAHHAN (mot kabyle) n. m. Adjoint de l'iman ou maire, dans les municipalités kabyles d'Algérie.

Dahman. un des Izeds, dans la religion parse. (C'est lui qui conduit au ciel les âmes des justes.)

Dahhe, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Brandebourg] <, sur la rivière de son nom, 'affluent de la Sprée; 5.200 hab. Fabrication de draps, de cliaussures et de tabacs.

DaHN (Jules Sophus Félix), historien, jurisconsulte, poète, auteur dramatique allemand, né à Hambourg eu 1834. Fils de l'acteur Frédéric Dahn {18U-1889), il a écrit de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons : les liais des Germains (1861-1871); Etudes sur les Wisigoths n874); Etudes sur les Lombards (1876); le Droit de guerre (1870). traduit en français (1870); Histoire des peuples germaniques et romans (188I-I890); quelques livrets d'opéra : Armmias, le Forgeron de Gretna-Green, etc.; quelques drames, genre où il a été moins heureux : le Courrier de Paris (1883) : la Politique des femmes (1877) ; etc. ; des épopées, des poésies, des romans historiques très goûtés : une Lutte pour Borne, récit de la ruine des Ostrogoths (1876); la Consolation dOdin (1880).

Dahn (Louis), frèro du précédent, né en 1843 à Munich, aoieur remarquable comme son père, depuis 1878 au théâtre de la cour de Munich.

DaBNA ou RoBA-EL-RHALIL, désert de l'Arabie,

3u'écorno au N. le tropique a Cancer. Vaste d'environ 800.000 kil. carr., ses sables Ans se déroulent en dunes au N. do l'Hadramaout, des monts riverain:^ do la mer Rouge à ceux du ç:olfe Persique et du golfe d Oman.

DaHOMAN, ANE. Ethnogr.

Syn. 'Je Uaiiomken, kssk.

Dahoméen, enne {méin, An'), personne née au Dahomey ou qui habite ce pays.

"Les Dahomkkns.

— Adjectiv. Qui se rapporte à ce pays ou à ses habitants :

Conquête dauomi:k.nsh.

Dahomey ou Dahomé,

colonie rranr;aise do l'Afriq le <>ccidenTale, ^'étendant avec son arrière - pays jusqu'au 12» W lat. N. klfo est limitée au N. par lo Soudan français, â rO. par le Togo allemand, à 1 E. par lo Niger et le Lagos anglais, au S. par le golfo do Guinée. Superficie du Dahomey proprement dit, scd.ooo kil. carr.

— Aspect général. La côte, presque rectiligne, est monotone, basse et plate ; elle présente une série de lagunes qui la séparent du véritable littoral du Dahomey. Des terres marécageuses, recouvertes d une brousse épaisse, font suite à la lagune. A quelques kilomètres du rivage, commence la région des palmiers et des forêts. Le terrain se relève alors insensiblement, formant divers étages : plateaux de Savé, d'AI- lada, d'Aboraey et des Mahis. Le sol est formé d'un mélange d'argile et de sable cristallin. Les hauts plateaux du partage des eaux du Niger sont pierreux et recouverts d'une herbe maigre, avec, çà et là, quelques bouquets d'arbustes rabougris, ce qui leur donne pendant la saison sèche un aspect désolé. Les rivières du Dahomey, torrentueuses à leurs sources, ont à leur embouchure un courant très faible, ce qui explique la formation des lagunes. Ce sont, en allant de l'E. à l'O. : VOnèmé qui porte d'abord le nom de f)fé, et ses affluents l'Ocpara ou (Okpara) et le Zou; le Coufo (ou Kouffo) formant le lac Ahémé; et entiu le Mono, dont le cours supérieur appartient au Togo allemand.

Leclimat est assez salubro, et r«i harmattan » qui souffle pendant la saison sècbe puririe l'atmosphère. Le paludisme est la grande maladie des Européens, et la phtisie fait de nombreuses victimes chez les indigènes, qui font un usage immodéré de l'alcool.

Les diverses races du Dahomey sont : les Dahoméens,

— r: ^^ i Ji

-'~.<Vuonço

ece. i;-/

Ouari .

^^^I^^kou \^

ou Fons, de nature belliqueuse, les Ouatchis ou Eoués, qui habitent le littoral, les Mahis et les Baribas, qui peuplent le Haut-Dahomey. 11 faut y ajouter des groupes de Peulhs pasteurs et des confédérations de marchands haoussas, qui séjournent dans les " Ouangaras ».

— Agriculture, commerce, industrie. Au point de vue des productions, il convient de distinguer entre le Bas-Dahomey et le Haut-Dahomey. Le Bas-Dahomey (de la côte à Carnotville) est riche et essentiellement agricole. On y récolte de l'huile et des amandes de palme, la noix de coca, la noix de kola, l'igname, le mais; le caoutchouc est peu abondant, mais la culture de l'arachide et du café s'étendent de plus on plus. L'élevage est, en revanche, peu développé. Los bœufs et les chevaux proviennent du Haut- Dahomey. Sur la lagune, les pécheurs font, avec le Lagos, un grand commerce de poisson fumé. L'industrie indigène, encore dans renfanco, consiste on vannerie, spartcrie et en poteries. Lo Haut-Daliomey est loin d'être aussi développé au point de vue agricole, les moyens de transport faisant défaut.

Les importations au Dahomey consistent en tissus, sel, alcool, monnaies, tabacs, poudres, et les denrées de consommation pour les Européens. Los exportations portent sur les amandes de palme, ins huiles do palme, le caoutchouc, et, dans une plus faible proportion^ les poissons secs, les kolas, l'arachide.

— Gouvernement et administration. La colonie a à sa tAte un gouverneur, assisté d'un secrétaire général, qui le remplace en cas d'absence. Elle est divisée en deux rôirions : le Haut-Dahomey ot lo Bas-Dahomey.

Le Bas-Dahomey comprend les cercles do Porto-Novo (dont dépend lo rovaumo do Porto-Novo, du roi Tofl*a), de Kotonon, Grand-Popo, Athiemé, Abomoy-Allada (dont dépend le royaume d'Abomey du roi Agodi*Agbo), Zagnanado Savaiou.

La capitale, Porto-I\ovo, est un centre agricole ; on y a

môme créé une ferme d'essais; Kotonou est un centre do transit; Grand-Popo est habité par une population de pôclieurs, Ouidah a une réelle importance commerciale. Le Haut-Dahomey comprend les cercles de Parakou, Zougou, Fada N'Gourma, Carimana.

— Instruction puidique. Justice. Les écoles sont tenues par les missions catholiques de Lyon ; la direction est à Ouidah, et il existe des écoles mixtes pour garçons et tilles dans les autres provinces.

La justice est rendue par les administrateurs; la cour d'appel est à Saint-Louis (Sénégal).

— Voies de communication. Il existe une route bien aménagée de Kotonou à NiUki, par Carnotville, et des chemins routiers sont entretenus par les indigènes des villages. La ligne télégraphique se relie à Fada N'Gourma avec la ligne télégraphique du Soudan. Des services réguliers assurem les communications avec la France deux lois par mois, et avec les colonies anglaises voisines, une fois par semaine.

— Histoire. Le protectorat de la France sur le Dahomey résultait des traités de 1S41, 1858, 1868, 1878 ; mais, quand on voulut l'exercer «l'une façon efifective, le roi Behanzin, successeur de Glé-Glé, s'opposa à l'établissement des Français. L'expédition du commandant Terrillon en 1890, courte mais meurtrière, eut pour épilogue le traité du 3 octobre 1890, par lequel Behanzin reconnaissait le protectorat français sur Porto-Novo.

Behanzin ne tarda pas à violer la parole donnée. Le colonel Dodds, de l'infanterie de marine, fut donc envoyé au Dahomey, avec les pouvoirs les plus étendus. Arrivé à Kotonou le 28 mai 1893, le colonel Dodds prépara son expédition avec soin et méthode; puis, en septembre, il prit hardiment l'ofiensive, défit les Dahoméens le 19 à Dogba; le 4 octobre à Poguessa, et le 6 octobre à Adégon. La marche en avant fut alors marquée par dos combats journaliers : le 12 à Ouaibomedi, le 13 à Akpa. et, du 14 au 16, devant les lignesdeKoto, qui furent enlevées les 26 et 27 octobre ; les combats d'Ouakon et de Yokoué eurent raison de la résistance des derniers soldats de Behanzin. Le 6 novembre, Cana fut pris, et le 17, Abomey. Peu de temps après, le général Dodds, rentrait en France, laissant le commandemeni, au colonel Lambinet, qui prépara la campagne suivante, â la fin de laquelle le général Dodds s'empara do Behanzin (janv. 1894).

Le général Dodds remit, peu après, l'administration du pays au gouverneur Victor Ballot, qui continua à assurer la marche progressive des Français vers le nord. La mission du commandant Decœur, des lieutenants Baud et Vermeersch, atteignait Say le 31 janvier 1895, en traversant le Borgou et le Gourma, et elle revint au Dahomey en descendant le Niger. Peu après, le capitaine Toutée remontait à son tour le Niger, de Boussa à Zinder. De mars à mai 1895, le lieutenant Baud, assisté du lieutenant Vermeersch, assurait la jonction du Dahomey et de la Côte divoire en lougeant Ibinierland de la Côte de l'Or.

En 1896-1897, le capitaine Baud et le lieutenant Vermeersch, remontant le Dahomey, faisaient leur jonction avec la mission Voulet venue du Soudan. D'autre part, le lieutenant de vaisseau Bretonnet occupait le cours du Niger, et le commandant Ricour conquérait le Borgou.

Les Français se trouvèrent donc en excellente situation pour traiter avec l'Angleterre et l'Allemagne des questions de frontières. Les limites du Dahomey ont été fiJxées f»ar la convention franco-allemande du 23 juillet 1897, et a convention franco-anglaise du 14 juin 1898.

Dahra. On désigne sous le nom de Dahra [dahr, dos, en arabe) tome la région située au N. de la plaine du Chélifl" et comprise entre Miliana et Mostaganem. Elle est coiistiluée, le long de la mer, par une ligne de crêtes accidentée, région forestière que borde, au S., un large plateau ondulé, remarquablement nu. La population indigène est composée d'éléments divers, Arabes et Kabyles; ces derniers ont créé les beaux jardins de Mazouna en canalisant l'oued Ouarizan. La population du Dahra peut être évaluée à 100.000 habitants, dont 5.000 Français.

Le Dahra est une région de grand avenir pour la colonisation, dont l'essor est retardé par le manque de routes et d'abris sur la côte. Les principaux centres sont, d'O. en E. : Pont-du-Chélifi", Bosquet, Lapasset, Cassaigne, Renault, Cavaignac, 2t*;ii?s (4.400 hab.), capitale assez peu prospère du Dahra, avec un port d'accès difficile ; Dupleix, à l'embouchure de l'oued Damons. Les terrains du Dahra renferment des gisements de pétrole.

DaHSHOUR, petit village d'Egypte (prov. de Gizehl, à e kilomètres au S. de Saijqarah. Il a donné son nom à un groupe de pyramides échelonnées sur le plateau qui le domine à l'E.. trois en pierres et deux en briques encore assez bien conservées, et d'autres dont on ne voit plus que les arasements. La plus haute, celle qu'on pourrait appeler la " jiyramide à mansarde •>, était déjà ouverte au milieu du xvfr siècle : les autres n'ont été explorées qu'en 1893- 1895 par de Morgan, qui y découvrit des momies de reines de la xii" dynastie et le tombeau intact du roi Aouabri, do la xtii' dynastie. La pyramide septentrionale, en briques, était le tombeau du roi Ousirtasen III, de la xn' dynastie. Les bijoux, les momies princières et tout l'attirail funéraire, très curieux, que de Morgan découvrit, sont conservés au musée de Gizeh.

DAHURONIE n. f. Bot. Syn de MOQUILÉE

DAI (d'') n. m. Titre honorifique, en usage au Japon.

DAÏA (mot arabe qui signif. refuge des eaux) n. m. Nom donné, en Algérie, à des bassins naturels, qui sont inondés pendant la saison des pluies, et qui restent À sec une partie do l'été.

DaÏ-BOTH ou DaÏ-BUT (le Grand Dieu), divinité du Japon. Beaucoup d'auteurs croient que ce dieu n'est autre (pie Amida ou Bouddha, i Le temple do Daï-both se trouve à Kioto, anciennement Miako.)

DAÏ-CO n. m. Nom d'origine d'une variété de navet appelé ■■> navet du Japon » à cause de sa provenance.

DaÏ-OO TENO, empereur du Japon (898-930). Il avait treize ans i|uand son père, l'empereur Ouda teno, abdiqua en sa faveur pour entrer dans un couvent bouddhiste. Il gouverna avec l'aide de Mitsi-zané, lo conseiller savant et intègre qu'on a surnommé le Confucius japonais, et que son pôro lui avait légué. Il mourut à l'âge de quarantesix ans, après on avoir régné tronte-trois, et fut enterré près du temple Daï-go si.

Daignac, comm. do la Gironde, arrond. ot à 18 kilom. do Libourue, sur la Canodonno (nommée aussi Daignac), uflluont do la Dordoguo ; -i^y hab. Carritires do piorro Vignobles produisant des vins blancs ot rouges, et dont tes principaux crus sont à ChàLoau-de-Prossac, aux Guibons, à Curion, à Larmevaillc, au Bourg, à Brun, etc.

DaIGNAN i,GuiIlaume), médecin français, né ù. Lillo on 17H2, mort en 1812. Il l'ut modocin du roi, et médecin du conseil do santé sous la Couvcntion. Il a laissé do nombreux ouvrages.

DAIGNÉE {dt'-yné iQn mil.]) n. f. Nom donné dans los mines à une veîne de houille d'environ l^iSO d'épaisseur.

DAIGNER {d'^-gné [gji mil.] — du lat. dùjnari ; de dignus, digiiej V. n. Vouloir bien condescendre à : On égale à soi ceux que l'on d,\igne combattre. (E. Salverto.)

— Ce mut est usité à la tin des lettres, où il fait partie de certaines formules de politesse : Daignez recevoir mes sulitUitio}is 7*espectueuses.

DAIL n. m. ou DAILLE {dày') n. f. E)spôce de faux à manche court, ù lame solide et non pointue, dont on se sert pour trancher au-dessous de la surface du sol, à une faiblo profondeur, les racines des mauvaises herbes. (Ce mot désigne également la pierre dont les faucheurs se servent pour repasser leurs faux, dite aussi pieJTe de dail.)

DAIL {dà)/) n. m. Coquillage allongé en faux {pholade).

DAILLÉ'(Jean), ditDallaeus, théologien protestant, né ù. Chatellorault en 1594, mort à Paris en 1670. L'intimiiô dans laquelle il vécut avec Du Plessis-iMornay, dont d avait élevé les petits-fils, le désigna pour recueillir les mémoires de celui-ci. Il avait déjà raconté les De-nin-es heures de Mornag (1624). Daillé a laissé de très nombreux ouvrages : 7'rniié de l'emploi des saiitts Pères {\Gi2); Apologie pour les Eglises réformées (1633); De la créance des Pères sur le fait des itnages (16U), etc.

D'AILLEURS loc. adv. V. AILLKURS.

DailliÊRE (Julien), poète français, né à Briançon en 1812, mon à Angers en 1887. Il fit jouer des drames en vers : André Chénier (184-1) ; Napoléon et Joséphine (1848) ; la Mission de Jeanne d'Arc, et il eut des poèmes couronnés par l'Académie française. Ses œuvres complètes ont paru sous le titre de Drames, poèmes et contes (1885).

DaiLLON, famille normande qui remonte à Jean de DaiUon. Celui-ci vivait au commencement du xv" siècle. Il eut, de Pliilippe de La Jumelière, Giixi-s de Daillon, seigneur du Lude, lequel fut le père de Jkan de Daillon, deuxième du nom, chambellan et capitaine de la porte de Louis XI, mort en 1480. Celui-ci eut de Marie do Laval Jacques de Daillon, seigneur du Lude, Tun des Grands capitaines français de Brantôme, mort ea 1532 et qui fut conseiller de Louis XII et de François I*^ — Parmi les membres do cette famille qui se distinguèrent, sons l'ancien régime, on citera : Gui de Daillon, gouverneur du Poitou, sénéchal d'Anjou, mort en 1585; François d3 Daillon, qui servit vaillamment Henri IV et fut gouverneur do Gaston d'Orléans. Henri de Daillon, duc de Ldde, mourut le 30 août 1685, sans postérité.

DAILLOT n. m. Mar. V. andaillot.

Dailly (Joseph-François), acteur français, né à Paris en 1839, mort à Asnières ou 1897. Il débuta en 1860, joua sur la plupart des théâtres de Paris, obtint un beau succès à l'Ambigu en créant Mes-Bottes de l' Assommoir {\&lè), et fut rangé, depuis lors, pour sa rondeur, son naturel et sa fantaisie, parmi les meilleurs comiques français.

Daily News, journal anglais quotidien, organe du parti libéral, fondé en 1846 par Dillte et Dickens, qui y publia ses Lettres sur l'Italie. Le nouveau journal s'assura la collaboration des premiers écrivains de TAngloterre, et organisa un service d'informations rapides, sûres ot variées. Il redoubla d'etforts pendant les guerres d'Orient et de 1866. Pendant la guerre franco-allemande, il avait pour correspondants : à Paris, où il s'était volontairement enfermé, Laboucliôre, depuis, membre de la Chambre des communes et directeur du « Truth » ; hors Paris, Archibald Forbes, le type accompli du reporter militaire. Son tirage quotidien atteint 400.000 exemplaires.

Daily Telegraph, journal anglais quotidien, libéral, fondé le 29 juin 1855, au prix de l peimy (10 centimes), ce qui constiinait une révolution dans les habitudes do la presse londonienne, dont les prix variaient alors entre 3 et 5 pence. Visant une clientèle d'une moindre culture

Sue celle du « Daily News », il s'assura la collaboration 'écrivains dont le tour était plus populaire, notamment d'Augustus Sala, romancier en renom à l'époquo, qui introduisit lo pittoresque dans la politique. C'est à son initiative que sont dues l'exploration du Congo par Stanley, les fouilles de l'Assyrie et do la Mésopotamie par l'archéologuo Georges Smith qui on rapporta, ontro autres merveiîlos, l'étonnant récit assyrien du déluge. Aujourd'hui propriété do Levy ot Lawson, — ce qui fait qu'on l'appelle (quelquefois le " Daily Levy n, — lo « Daily Telegraph » tire en moyenne à 300.000 oxcmplairos.

DAIM [din — du lat. dama, màme sonsj n. m. Zool. Genre de mammifères ruminants, famille dos cervidés, caractérisé par los bois palmés, la robe tachetée, la longueur de la queue, lo fourreau garni d'un épi de poils.

— Fam. Jeune élégant uni recherche la société dos 6/c/itfs. Il Niais, imbécile, il Pop. Daim huppé, Homme riche ot bûio.

— Pop. Puer comme un daim, Avoir uno odour puante.

— Blas. Figure do daim.

— Chamoiser. Peau de daim qui a subi l'opération du charaoisago. (On donne également co nom aux peaux doj'iléos, expédiées des lieux d'origine.) il ifaim vert. Se dit do la peau qui est encore couverte do ses poils, tl /faim en moelle. Se dit do la peau qui, avant do subir Topération du chamoisage, a été travaillée déjà avec la cervelle du daim, it Le daim en terre est la poau (jui a subi l'opération du foulage au moyen do la terre ù. foulon.

DAIGNAC — DAK

Daim.

Lo Duim (trompe).

Chass. Sonnorio do trompe ou cor do chasse.

— Encycl. ZooI. On connaît deux espèces de daims : celui d'Europe {dama platgccros)^ et celui d'Asie Mineure [dama Mesupotamicus), plus grand, de robe plus claire, avec les bois à. palmaturo commençant pins uas et plus étroiio au sommet. Il habite les régions montagneuses do la Mésopotamie et de la Perse. En outre, un daim fossile [dama Bruwni) a vécu à l'époque tertiaire ; àVépoque quaternaire, le daim commun existait déjà; ses débris, nombreux dans lediluvium, ont été décrits sous le nom de cervus Somonensis par Desmarest. Le daim commun est propre au sud de l'Europe, aux contrées montueuses circa-méditerranéennes, au Maroc, en Algérie, en Asie Mineure, en Espagne comme en Grèce. De l'Europe cen traie il a disparu depuis longtemps ot n'est plus représenté quo par des individus quiformont d'immenses troupeaux quasi domestiques, dans les parcs anglais notamment. Le pelage de ces daims privés varie beaucoup, comme celui des individus aujourd'hui acclimatés en Tasmanie. Jadis, cet animal était un gibier recherchéet on faisait un grand commerce de sa peau, qui tient la première place entre tous los chamois par la fermeté ot la souplesse. Aujourd'hui, la peau de daim est rare et chère, on l'imite mal avec les moutons chamoisés; et celles qui arrivent sur les marchés sont tannées trop vite et sans assez de soin pour êtro de bon usage. Les contrefaçons se reconnaissent, au manque de souplesse et au défaut d'épaisseur.

DaimachoS de Platées, historien grec de la fin du IV siècle avant J.-C, avait écrit, sur l'Inde, des ouvrages aujourd'hui perdus.

DaimberT ou Dagobert, archevêque de Pise. puis patriarche latin de Jérusalem, né vers 1050, mort en 1109, à Messine. Il assista en 1095 au concile de Clermont, et, en 1099, accompagna en Palestine les croisés de Pise ; le 25 décembre de la même année, après la prise de Jérusalem, il fut nommé patriarche de Jérusalem, en remplacement d'Arnoul, que les croisés avaient d'abord choisi et qu'ils ne tardèrent pas à déposer. A la mort do Godefroy de Bouillon, Daimbert eut de violents démêlés avec Beaudoin, le nouveau roi. Celui-ci finit par le chasser de son siège et rétablit Arnoul. Daimbert se rendit en Italie, pour soumettre sa cause au pape Pascal II, (^ui reconnut ses droits. Il repartit aussitôt pour la Palestine, mais la maladie le força de s'arrêter en Sicile, où il mourut.

DAI-MIAT (mi-a) n. m. Subdivision territoriale au Japon.

DaimiEL, ville d'Espagne (Nouvelle-Castille [prov. de Ciudad-Keal]), dans la plaine de la Manche; 11.500 hab. Grande culture de céréales; il y a près do 14.000 norias d'irrigation dans la campagne do Daimiel.

DAÏMIO n. m. Nom donné aux princes féodaux du Japon.

— E.NCVCL. Les(iai»i/osremontaientdirectemeut,par leurs aicux, à des époques très reculées dans l'histoire. Ils jouissaient d'uue complète indépendance, étaient maîtres chez eux, administraient sans aucune immixtion étrangère ot gouvernaient avec des ministres spéciaux. Us avaient ù la cour de leurs pairs, comme à celle du mikado, des agents accrédités. Les daïmios se divisaient on /"Waif, cjui appartenaient à la famille do Toku-gawa ou à leurs vassaux, ot en touzama^ qui n'appartenaient pas à la famille du Shogoun. Ces derniers, mécontents des fudaï et aidés do la vieille noblesse japonaise, furent les principaux fauteurs do la révolution do 1868 qui amena la chute dos daïmios.

DAIN {din) n. m. Mesure itinéraire on usage à Raugoun, en liirmauie, ot valant 3 kil. 900 m.

Dain (Olivier IiE). V. Le Dain.

DAINE {défi — fém. do DAix, anc. formo do daim) n. f. Femelle du daim. [Los veneurs prononcent dine.\

Daine (Nicolas-Joseph), général belge, né ù Andonnes on ns2, mort à Charloroi en 1813. EnroTo volontaire dans l'armée française en 1795, il fit successivement los campagnes do Hollande, du Ilhin, d'Allemagne, de Pologne. Nommé colonel on 1813, la révolution belge do 1830 lo trouva dans ces fonctions et lo confirma dans son grade. Il s'empara de V'enloo ot fut appelé au commandement en ohof do l'armée do la Meuse. Son armée s'étant débandée, il fut accusé de trahison, ot mis on disponibilité.

Daï-Nihon-Shi, un dos travaux les plus étendus ot les plus sérieux qui aient été faits sur \'//i.ttoire du Japon. Cet ouvrajgo comprend uno centaine do volumes. Ecrit en langue chinoise, il a été rédigé par une société d'érudits japonais et chinois, et fut imprimé, pour la promiOro fois, en 1715.

Dainos, chants populaires de la Lithuanie. (Une nartio do ces chants est mythologique ot remonte ù uno hau(o antiuuiié. Ily a, en outre, des chansons d'amour, des chants funèbres, des chants de guorro, la plupart sur un mode triste. Il existe des recueils do Dainos, mais aucun n'a été jusqu'ici traduit en français.)

DAINTIER {din-ti-é —du lat. r/}f;rii7n«. honneur ; parsuito, morceau d honneur, do choix) n. m. Linguist. Morceau do choix, chose déhcate li mangor. (Vieux.)

— Véner. Nom par le(|uol les venours désignent los testicules du cerf. (No s'emploie guère qu'au plur.)

Dainville, comm, du Pas-do-Catais, arr. ot 3 kilom. d' Arras, non loin do laScarpe ; 1. 103 hab. Sucrerie, huilorio.

DaÏPHRON. Myth. gr. Nom do deux Egyntidos, époux l'un do la Danaïdu Scea, l'autre do la Danaïilo Adiante.

DAÏRA n. f. Nom, en Egypte, dos bious porsonnols du kliiMiive.

Daira. Myth. gr. Divinitrt adorée ;\ l-'Iousis, flUo do l'Océan, et aiméo d'Hermès, qui lu rendit mère d'Eleusis, lo fondateur do lu ville du même nom ot dos lileusinies.

Dais de procession (xvo s.).

Dais (archit.)-

Daira était souvent identifiée avec Persephone. (On appelait dairite un des prêtres subalternes dos mystères d Eleusis.)

DAÏRI n. m. Même sens que mikado. V. ce mot.

DAIRITE n. m. Myth. gr. V. Daira.

DAIS {de — du lat. discns, plateau) n. m. Sorte do baldaquin élevé au-dessus d'un trôno ou d'un autre siègo destiné à un porsonnago éminont : S'asseoir sous un dais. Il Par anal. Ciel do lit garni de rideaux pendants. Il Abatvoixd'unechaire.

Il Voûte, objet quelconque qui met à couvert, à l'abri : Un dais de feuillaqe. Le ciel semole un D\is de satin plus d'-u'xdeton que la turquoise. (Feydeau.) 11 Estrade.

~ Poét. 5ou5/e rfais. Sur le trône; dans les palais.

— Archit. Sorte de petite voûte saillante, disposée au-dessus de la této d'une statue, dans les édifices gothiques.

— Hist. Haut dais. Estrade, surmontée ou non d'un dais, sur laquelle le roi et la reine prenaient place dans les assemblées publiques.

— Liturg. Sorte de baldaquin mobile, sous lequel on porte processionnellement lo saint sacrement.

~ Encycl. Archit. Les dais sont des pierres saillantes sculptées, disposées en forme d'auvent pour abriter des statues adossées à uno muraille, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur des édifices. Les dais ne commencent guère à faire , leur apparition que vers la fin de Tèro romane, au xii" siècle.

Les dais en forme d'édifices (du xii" et du xiii' s.), reproduisent généralement des types architectoniques d une époque antérieure. Ceux qui sont placés dans les ébrasemcnts des portails sont taillés ordinairement sur des modèles différents; mais une exception remarquable se voit à la porto de la Vierge, sur la façade occidentale de Notre-Dame de Paris. A mesure que l'art ogival so développe, les dais prennent des formes plus compliquées et plus finement ornementées. A la Sainte-Chapelle, les statues des apôtres adossées aux piliers sont abritées par des édicules crénelés, dont les fenêtres sont garnies de verres bleus ou rougos. A Bordeaux, le portail nord de la cathédrale offre des dais d'une grande richesse.

A partir du milieuduxiii» siècle, los dais servant d'abri à des statues juxtaposées cessent de présenter des formes variées; ils sont presque toujours semblables entro eux, ot figurent une ceinture d'arcatures surraon tcos do pinacles <> :

clochetons, et pai fois, surtout en Bourgogne, de pyramides très élancées. Au XIV» et au xv" siècle, les dais sont décorés avec lo plus çrand luxe ; ceux qui forment arcaturo s'appuient quelquefois sur des piliers très déliés, entre lesquels los statues sont placées, sur uno saillio continue , de façon qu'elles paraissent former des groupes et faire partie d'uno mPme scène. Lo XVI' siècle conserva l'usage dos dais, mais les surchargea d'ornenu^nts et les refouilla ù l'excès.

On donne encore Dais do la stfiluo do m^int P1«ito lo nom do dais aux {Salnt-Plerro du Rome),

rouronnomonts saillants des stallos do bois ot des retables d'autel. La fnntAisio dos artistes du moyen Age a produit en co genre dos ouvrages d'uno ricliesso d'ornemouiation ot d'uno finesse d'exécution souvent admirables.

DAIS (da-iss) n. m. Genre d'arbrisseaux, de la famillodos thyméléos, comprenant uno dizaino d'ospècos, qui croissent dans l'Afrique australe. (Lo dais cotonifolia, à Ûours roses, est cultivé dans los serres.)

DAJAO ou DAJAU3 (Ja-uss) n. m. Gouro do poissons acanthoptèros, famille des mugilidés, comprenant des formes à museau saillant, avec douts ou velours aux os do la bouche.

— Encycl. Los dajaos sont dos poissons de taille assez grande, habitant les eaux douces dos Antilles. L'ospèco type du genre ost lo dajaus mouticola, brun dor-^ vorditro, avec lo ventre argenté, dépassant 0'",30 do long.

DAK (dak') n. m. Canot en usage sur los bords du Gnngo.

— Encycl. <.'o petit bateau, long ot effilé, est ouipIoviS pour le service des dépôchos ; il ost poulé ot doublé ou

Page 1