‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 531 sur 870 · DAKAR · texte numérisé non relu

DAKAR

DALBERGIE

cuivre. On le grec avec deux mâts dans le "genre de ceux des chasse-marées. Les avirons sont supportés par une sorte de fourche assez élevée. Les dimensioûs principales sont : 16 mètres de long, 2°, 50 de large. ::

Dakar» ville et port de l'Afrique occidentale française (Sénégal), sur l'océan Atlantique; s. 735 hab.(dont 300 Européens;. Sa situation eu tait le principal port de commerce de l'Alrique occidentale. Les navires des compagnies

de navigation françaises et étrangères à destination de l'Afrique occidentale et orientale, ainsi que de l'Amérique, y font tous escale.

Le port est abrité des vents du N. par la presqu'île du Cap-Vert, et des vents du S. par la presqu'île de Gorée : classé point d'appui de la flotte et doté d une importante garnison, il est destiné à devenir un arsenal militaire de premier ordre. La ville elle-même est relativement saine, et fait un grand commerce d'exportation : elle est reliée à Saint-Louis, la capitale du Sénégal, par une voie ferrée.

"Dake ou Dacre (Nicolas), insurgé suédois, mort ea 1543 ou en 1580. Chef des paysans suédois soulevés en 1542-1543 contre Gustave Vasa, "il vainquit l'armée royale, négocia avec plusieurs princes allemands, mais échoua au siège de Calmar en 1543, et fut fait prisonnier. D'après une version, on le fusilla; d'après une autre version, il mourut en prison en 1580.

Dakhat.TFH ou Dakahueh, prov. de l'Egypte, peuplée de 665.850 hab.; 2.061 kilom. carr. Cette province est une des plus fertiles de l'Egypte. — Ch.-l. Mansourah.

Dakhel ou DakhlÈH (oasis dk\ grande oasis africaine, en Haute-Egypte, à 530 kilom. du Caire, entre l'oasis deFarafrah au N. et la Gran de Oasis au S.; 17.250 h.(E£rvptiens ou Nubiens); 55.000 hectares de terres cultivables. Les Egyptiens l'appelaient Tostesou, et ils l'occupèrent dès la plus haute antiquité, mais elle ne devint importante qu'à l'époque romaine : le temple de Déïr-el-Hadjar y a été bâti sous Néron, et l'on connaît à Ismart-el-Kliarab des édifices considérables du temps des Antonios. Elle est aujourd'hui peuplée par des Arabes et renferme une douzaine de bourgades, dont la plus importante estEl-Kasr.

Dakhlat EL-Maouin, presqu'île de la Tunisie, dite aussi presqu'île du Cap-Bon, entre le golfe de Tunis au N.-O. et le golfe de Hammamet au S.-E. ; 185 kilom. de tour; climat charmant; ruines romaines.

DAKHHA (ou Tour du silence) a. m. Nom donné aux tours dans lesquelles les parsis de l'Inde exposent les corps de leurs morts, afin qu'ils soient dévorés par les vautours, suivant leur rit religieux.

— Encycl. Il y a actuellement dans l'Inde 115 tours du silence, dont 65 sont employées, 24 hors d'usage et 15 en ruine. La plupart ont été bâties et sont entretenues par de riches parsis. Les ossements, une fois nettoyés par les vautours, les intempéries et le soleil, tombent ou sont poussés dans un puits qui occupe le centre du dakhma.

DakhlÈH. Géogr. v. Dakhel.

DAKHn! n. m. Linguist. Idiome parlé dans le Décan.

V, HINDOLSTANI.

Dakka. Géogr. V, Dacca.

PAKKfcH, village de Nubie, sur la rive gauche du Nil, à environ 95 kilomètres au S. de Philse. C'était la Paselkît des Pharaons, ta Psclkhc ou Pselkis des géographes grécoromains, où PétroDJus défit les généraux de la Candace éthiopienne en l'an 23 après J.-C. Son temple, consacré à Horns, existait déjà sous Thoutmosis III, au temps de la xviu» dynastie. L'édifice actuel a été construit, au milieu du III* siècle avant J.-C, par le Pharaon éthiopien Ergamène, puis par Ptolt^mée IV et par Ptoiémée IX : la décoration en a été achevée sous les empereurs romains. Il est encore bien conservé dans ta plupart de ses parties.

Dakor. ville de l'In-Ie anglaise (présid. de Bombay [GoudjAratl); 7.770 hab. Pèlerinage.

Dakota, Dagotah ou DahGOTA. ancien territoire des Etats-Unis, divisé et organisé depuis 1889 en deux Etats : Dakota-Nord et Dakota-Sud. Le premier aurait, d'après les dernières évaluations. 233. 000 hab. .dont 8. 000 Indiens, sur une superficie de 184. 382 kilom. carr.: Icdcuxième, 349.000 hab., dont près do 20.000 Indiens sur une superficie de 204.947 kilom. carr. Les deux Etats sont coupés, du N.-O. au S,-E., par les coteaux du Missouri; ces hauteurs ont, dans leurs parties les plus élevées, 760 mètres, et sont formées en grande partie des débris des anciens glaciers de l'Amérique du Nord ; plus à l'E., elles sont bordées par les coteaux des Prairies, sorte do long plateau, d'une attitude maximum de 625 mètres, parsemé do lacs et de bois (au N., le lac du L>iabIo ou Oetit't Lake). Dans ta partie occidentale des deux Etats, sélèvent lespremiers contreforts des montagnes Rocheuses, avec l'important massif presque isolé des Black-Hills, qui atteint une altitude do 2.347 mètres; il est remarquable par ses immenses grottes, dans lesquelles aliaa une circulation souterraine active. A c6lé do ces accidents, les Dakotas sont formés d'uno série do plaines comprises dans le domaine de la ■ Prairie * américaine : & t'Ë., cesplaîoeiondulées sont riches et fertiles: & l'O. elles sont

incultes et inutilisables, et s'appellent « Mauvaises Terres ■> ou n Bad Lands « . Cet immense territoire est traversé par de nombreuses rivières : le Missouri avec ses affluents, le Jaraes'River, le Bi^ Sioux, la Big Cheyenne, lo White River. Sur les frontières oriemales, coulent le Minnesota et la rivière Rouge du Nord. Les hivers sont rudes dans le Dakota-Nord ; la température, dans le Dakota-Sud, est en moyenne plus douce. Le pays reçoit peu de pluies. Les deux 'Dakotas sont aujourd'hui au nombre des Etats dans lesquels se porte le plus grand nombre d'émigraiits; l'accroissement de la population, y a été prodigieux. Le sol. fertile, a été mis en valeur avec rapidité, et la culture a réalisé d'énormes progrès. Avant tout, production de céréales (blé, orge, avoine), de pommes de terre. Elevage en grand (chevaux, bœufs, vaches laitières, moutons, porcs): importante production de beurre et de fromage. Les principales richesses minérales sont dans le massif des Black- Hills : or, étain, pétrole, houille en quantités considérables. L'exploitation des mines ne cesse de progresser. La principale industrie est celle de la minoterie.

Dakotas, Dacotahs ou Dahgotas, indiens de

l'Amérique du Nord, répandus depuis le Mississipi à l'E., jusqu'aux montagnes Rocheuses à l'O-, et depuis le Big- River au S., jusqu'au lac du Diable au N. — Un Dakota ou Dacotah, ou Dahcota.

— Encycl. Ethnol. Les Dakotas, qu'on désignait jadis collectivement sous le nom de Sioux, formaient la nation la plus puissante de toutes les nations peaux-rouges. Ils étaient subdivisés en onze grandes tribus confédérées ; une douzième , celle des Assiniboins, s'était séparée de la confédération pour s'allier aux Chippeways.

Les Dakotas, moins grands et moins robustes que la plupart des autres Peaux-Rouges, ont le crâne mésaticéphale, les pommettes saillantes, tes traits peu agréables. Chasseurs avant tout, ils vivent sous des tentes ou wigwams, qui étaient jadis confectionnées en peaux de bison ornées de dessins, mais qui sont aujourd'hui en toile d'importation européenne. Quelques tribus, établies sur le bord des lacs, se livrent à la poche et demeurent une grande partie de l'année dans de gros villages; ce sont les plus civilisés, ceux qui fournissent la plus grande quantité de fourrures aux commerçants européens.

Les Dakotas sont polygames. Fort superstitieux, ils ont chacun leur génie tutélaire et leur talisman. Néanmoins, ils croient à un être suprême, le Grand-Esprit, auquel ils rendent un culte. Leur langue, gutturale et sifflante, a moins de tendance au polysyntnétisme que la plupart des autres idiomes américains.

DAL SEGNO {se, et gn mil. — mots ital. signif. depuis le signe) Mus. Ces mois, peu usités aujourd'hui, se figuraient par les lettres D. S., suivies d'un signe de reprise, et indiquaient que le passage devait être repris à l'endroit marqué du même signe.

DaL ou Dal-ELF {elf veut dire en suédois « rivière »), fleuve côtier de Suède, qui remplit le grand lac Siljan, tombe de 16 mètres à la cascade d'Elfkarleby et se perd dans le golfe de Bottnie.

Daladâ, prétendue dent du Bouddha Çâkya-mouni , conservée, comme le palladium de l'Inde, dans lo temple de Maligâva, à Kandy (Ceyian).

— Encycl. Tombée entre les mains des Portugais, en 1560, \s. Daladà fut solennellement et publiquement exorcisée, broyée et réduite en cendres par dom Gaspard, archevêque de Goa. Néanmoins, peu de temps après, on prétendit qu'elle avait reparu et qu'elle était intacte. Depuis la conquête de Ceyian par les Anglais, elle a repris sa place dans le temple de Maligâva. où elle repose dans un reliquaire d'or enrichi de pierreries. D'après les descriptions des quelques Européens qui l'ont vue , la Daladâ est un morceau divoire décoloré, de forme conique, légèrement recourbé, qui n'a jamais appartenu â une mâchoire humaine.

DAIiADER {dèr") n. m. Genre d'insectes hémiptères, type de la tribu des àaladérinés. caractérisé par la tête en carré long, les antennes longues, le rostre court, et l'abdomen dilaté en forme de large feuille. (Les dalader habitent les régions tropicales de l'ancien monde; ils sont de taille moyenne.)

DALADÉRINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes hémiptères hétéroptères, famille des coréidés, comprenant des punaises propres aux régions chaudes de 1 ancien monde et réparties dans les genres : dalnder, hojvnarnbogaster, ovenf/na, odontorhopala, bracliytes, parabrachytes , elasmogaster.

— Un DALADËRINK.

Dalaguete, ville do la Malaisie (archipel des Philippines |ile Cébu]); 19.250 hab.

DALAÏ-LAMA ou plus exactement TA-LÉ (traduction mongole du tliibêtain Gynmtso [Rgya-mth'so, « Océan de mérites ou de vertus»!) ^- m- Titre que l'on donne communément au chef de la religion bouddhique résidant à Lhasa, dont la juridiction spirituelle s'étend non seulement sur le Tliibet, mais aussi sur ïa Mongolie, uno partie de la Chine occidentale, le Boutan, Sikkhim et le Cachemire.

— Encycl. Ce personnage important passe pour être V Incarnation perpétuelle do l'esprit du Bouhisattva Tchanrési {Spyanras-gzigsl ou AvaVokilêçvara, patron du ïhibet, ce qui assure à sa personne et à ses actes un respect

religieux et une autorité indiscutée. Lorsqu'un dalai-lamn meurt, l'esprit divin qui réside en lui descend do nouveau, après un intervalle dan moins quarante-neuf Jours, dans un enfant qui donne fjéuéraloment dès sa naissance des marques de son origine surnaturelle ou dont l'existenco esi révélée par te dafaï-lama mourant ou los astrologui-s Tchosskyong. On soumet alors l'enfant à uno série d'épreuves, et, s'il en sort à son honneur, on l'amène en grande pompe A Lhasa. où il est intronisé, mais pas avant que les procès-vorbaux ofAciols de rincarnatioD aient été soumis

Daladâ.

Dalayrac,

au gouvernement chinois, et l'élection confirmée par lui. La puissance temporelle des dalaï-Iamas est relativement récente : elle ne date que de 1742. Klie n'eut d'ailleurs pas une longue durée.

DALAPAX {pakss) n. m. Genre d'insectes hémiptères ho-

moptères, famille des fulgoridés, voisins des flata, et dont l'espèce type habite le cap de Bonne-Espérance [dalapax postica). [Les dalapax ont la tête armée d'une pointe aiguë et courbe, le thorax bombé, les élytres elliptiques.]

DAIiARNITE n. f. Miner. Arséniosulfure naturel de fer ou fer arsenical. Syn. de mispicrbl.

Dalayrac ou D'Alayrac (Nicolas) , compositeur français, né à Muret en 1753, mort à Paris en 1809. II était dune famille noble de province et destiné au barreau. Mais son père, désespérant d'en faire un avocat, résolut, tout en le laissant suivre son penchant pour la musique, de l'envoyer à Paris dans les gardes du corps du comte d'Artois, depuis Charles X.

Dalayrac apprit do Langlé, professeur à l'Ecole royale de chant, les principes de l'art d'écrire. Il essaya d'abord ses forces dans des duos de violon et des quatuors, qu'il publia sous le couvert de l'anonymat, composa deux petits

opéras-comiques, le Petit ' . ,

Souper et le Chevalier à la mode, qu'il fit représenter en présence de la reine et d'une partie de la cour.

Dès lors, Dalayrac résolut de se consacrer au théâtre.

Un do ses camarades des gardes du corps, jeune écrivain qui avait déjà deux ou trois ouvrages â la Comédie- Italienne : La Chabeaussière, écrivit pour lui le livret d'un opéra-comique en un acte, /'£'c//pse/o^a/e, lequel fut joué avec succès à ce théâtre, en 1782. Les deux amis donnèrent l'année suivante, le CorsairCy qui ne fut pas moins bien accueilli. Dalayrac, dans l'espace de vingt-cmq ans, fît représenter à la Comédie-Italienne et à rOpéra-Comique plus de cinquante ouvrages. Doué par la nature d un sentiment mélodique plein de grâce, Dalayrac n'avait pas de grandes envolées; accompagnée par un orchestre un peu grêle, sa musique était de la petite musique, mais pimpante et spirituelle. On en a la preuve dans Camille, dans iVîHa, dans Azémia, où il a su se montrer souverainement dramatique. Nul n'a écrit de plus nombreuses et de plus jolies romances; on en trouve de charmantes dans Nina, dans Sargines, Gidnaret Philippe et Georgette, Maison à vendre, Itaoul de Crégui, Renaud d'Ast, etc.

Voici les titres de ses principaux ouvrages : l'Eclipsé totale {nS2); le Corsaire (1783); la Dot (1785); Niiia ou la Folle par amour (nS6); A::émia ou les Sauvages (lisi); les Deux Sérénades (1788); les Deux Petits Savoyards (1789); la Sojrée orageuse (1790); Camille ou le Souten'ain (1791); Adolphe et Clara ou les Deux Prisonniers (1799); Maison à vendre (1800); Léhèman ou la Tour de Newstadt (1801); etc.

DaLBERG fautref. Dalburg), d'après un château près de Kreuznach [Prusse occid.], ancienne famille seigneuriale allemande, dont le nom a laissé de profonds souvenirs en Prusse. Nous citerons : Hébibert Dalberg, camérier (intendant du chapitre) de Worms, charge héréditaire, archevêque de Cologne en 990, et qui sacra Henri II empereur, en 1002, et mourut en 1021 : — MARGurRiTKDalberg-Gre/a, dernière survivante, laquelle assura la continuité de la famille éteinte, par la branche féminine, en apportant en mariage au chevalier Gerhard, en 1318, ce nom et la charge de camérier. [Les Dalberg devinrent très puissants sous les Habsbourg]; — Jkan Dalberg, camérier et êvêque de Worms, conseiller intime de l'électeur (Palatinat), né en 1445. mort en 1503. [Il prit une part active à la renaissance des lettres en Allemagne.]

Descendent de Philippe-François-Ebrard, seul survivant au début du x,viii' siècle : Chables-Théodore-Antoine-Mabie Dalberg, né en 1744, mort en 1817. [Dernier électeur do Ma^ence, archichaucelier allemand, après la dissolution do l'Empire, protégé de Napoléon qui lo nomma grand-duc de îrancfort, président de la Diète et prince-primat de la Confédération du Rhin, il abdiqua après Moscou: amides lettres]; — Wolfgang Hëribert Dalberg 'baron Dii). frère du précédent, né en 1750, mort en 1806. [Il fut (1778-1806) intendant du théâtre de Manlieim dont il fit la première scène d'Allemagne. Schiller lui dédia une pièce et lui adressa dos lettres qui ont été publiées; il a laissé quelques drames]; — Emerich-Joseph Dalberg (duc de), fils du précédent, diplomate, né en 1773, mort en 1833. [Ambassadeur de Bade à Paris, en relations avec Talleyrand, il entra au service de la France, entama les négociations pour le mariage de Napoléon avec Marie- Louise, participa à la première restaurât on des Bourbons, naturalisé Français en 1815, ambassadeuràTurin en 1816]; — Jkan-Frédéric-Hugo Dalberg (baron diî), frère de Wolfgang Héribert, savant et musicien allemand, né à Ceblentz en 1752, mort à Aschatfonboarg en 1813, était frère du prince-primat delà Confédération du Rhin. [Conseiller do l'électeur do Trêves, puis chanoine de Worms, il s'occupa toute sa vie de musique. Pianiste habile, il fut aussi compositeur distingué: on connaît de lui des quatuors pour jjiano et instruments à vent, des trios pour piano, violon et violoncelle, des sonates à deux et à quatre mains, des duos pour deux pianos, des morceaux de genre, des chansons allemandes et l'rançaises, des canons, et une cantate intitulée les Plaintes d'Eve. Le baron do Dalberg s'est fait connaître aussi comme écrivain sur la musique, principalement, par un ouvrage sur la musique des Indiens et un mémoire sur la musique instrumentalo des Grecs.]

DALBERGAIRE n. f. Bot. Syn. de ai.loplecte.

DALBERGIE {bèr'-jî) n. f. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille dos légumineuses-papilionacécs, type do la tribu des dalbergiécs.

— Encycl. Los dalbergies sont dos arbres ou des arbrisseaux souvent grimpants, à feuilles alternes et imparipeDDôos, à fleurs ordiDairement blanches et réunies en

frappes, à fronsso Indôhisconto, contenant un potit nom- 1-0 (U) j^rains. Co gonro comprend environ soixante espùcos, qui croissent on {>^6iiêrai dans les ri-^sions tropicales. Le bois île plusiour-s espèces est dur, rou^e et estime pour l'ébùiustorio (ébouo du .Sénéj^al ). Plusieurs dalborgies so:a cultivées dans les jardins comme végétaux d'ornement.

DALBERGIÉ, ÉE ( Ji) adj.

Kn T. do bot., Qui ressemble ou qui se rapporte aux dalbergies.

— n. f, pi. Tribu do niantes, do la l'amille des léguminousos, ayant pour tvpe le genre dnlbergie. — Vue

DALUKKGIÉH.

Dalbert ou D'Albert (Eugène), pianiste et composifeur anglais, né à Glasgow en 1864. En l

880, il se rendit à Vienne, où il

reçut des conseils do Liszt. Il commença alors sa brillante carrière de pianiste et entreprit une série de voyages en Europe, aux Etats-Unis et au Mexique, où il fut accueilli triomphalement.

Vers 1S90, il publia deux concertos do piano, une sonate (en fa mineur), une suite et plusieurs morceaux pour le môme instrument, puis une série do liedcr dont plusieurs ont conquis en Allemagne uno véritable popularité. Dalbert a fait représenter : le iUibis, opéra-comique {iR9^) ; Ghismonda; Ùernot, opéra (ISO"?) ; et le Départ, opém-comique (1898).

Dalby (Isaac), mathématicien anglais, né dans le comté de Glocester en 1744, mort eu 1824. II fut professeur et prit part aux études exécutées, en 1787, pour établir la ditférence exacte des méridiens de Paris et de Greenwich, puis, en 1790, aux opérations du cadastre général de l'Angleterre. Outre des mémoires, on lui doit un Cours de mu thématiques souvent réédité.

DALCANTHE OU DALGANTHA n. m. Genre d'Insectes hémiptères hétôroptôres, famille des pentatomidés, comprenant des punaises de grande taille, variées de vert et de rouge, dont on connaît trois espèces habitant l'Inde et ses archipels.

— Encycl. Les dalcanthes se caractérisent par leur tête hexagonale aux yeux très saillants, leur corselet dilaté sur ses côtés, comme l'abdomon. Le dalcantha dilatata, long de 27 millimètres, vert et orange, est commun à Java.

13ALE (Samuel), médecin ot piiarmacien anglais, né en 1650, mort en 1739. Il introduisit en Europe plusieurs

Êlantes exotiques que Uatesby lui envoya de la Caroline, aie a publié : Pharmacologia (l693) ; Supplemenliim (1705), ouvrages où il décrit les plantes avec un soin très méthodique.

DalE (David), industriel anglais, né à Stewarton en 17jy, mort à Glasgow en 1806. D'abord ouvrier, il devint manufacturier ot fut quelque temps associé avec Arkwright. Il a fait construire un village entier, New- Lanark, pour y loger ses ouvriers. 11 fonda la secte des Old indépendants.

DalE (Thomas), poète et prédicateur anglais, né en 1797, mort en 1870 à Londres, où il remplit des fonctions pastorales, et fut professeur de littérature à l'université et au Collège royal. Ses poèmes sont surtout remarquables par le goût, la sensibilité ot l'imagination. Ses sermons étaient trèb réputés. Nous citerons, parmi ses œuvres: Sermons (1831); Poèmes (1836); Discours religieux (1836) ; le Compagnon du dimanche (1844) ; les Psaumes dorés (1847); etc.

DALEAU {lo) n. m. Ouverture pratiquée dans une cuve d'indigo pour faire écouler l'eau.

DalÉCARLIE (corrupt. do Dalama ou Pays des vallées), ancienne province do la Suède centrale, entre la frontière de Norvège à l'O. et lo golfo de Bottnio ù l'E. Devenue lo lîln do Kopparberg, c'est une région montagneuse avec lacs, torrents ot cascades ; de ces torrents, lo plus grand est le Dal ; de ces lacs, lo plus vaste est le Siljan ; 211.000 hab. , race endurante, solide, essaimante, émi-

frante, qui aida Gustave Vasa à reconquérir lindôpenanco do la Suède, opprimée par les Danois. — Ch.-l. Falun (la Ville du cuivre).

DalÉCARLIEN, ENNE {li-in, en'), personne née en Dalécarlie ou (|ui liabue ce pays, — Les Daléc.\ruens.

— AdJL'ctiv. Qni appartient à ce pays ou à ses habitants : ilonnî'-tclé UALlîCAllLlIiNNi;.

DALÉCHAMPIE(c/m?i-/)î) n. f. Genre d'arbrisseaux grimpants, de la faniillo dos euphorbiacôos, tribu des jatropliôos, à fleurs petites, monoïques, à pétales formant des inflorescences bisexuées (les femelles, réunies on petites cymes triûoros, les mâles on cymes contractées» terminales). Il comprend un assez grand nombre d'espèces, qui croissent prosq^ue toutes dans l'Améri<|ue tropicale.

Dalechamps (Jac-

(|U0.s), médecin français, né à Caen en 1513, mort à Lyon en 1588. Il fut à.

la l'ois praticien habile, érudit consommé et botaniste sagaco. On lui doit dos traductions de Plino, Galion, Cœlius Aurelianus, uno classiticalion botanique, et, en plus : De pesta lihri 1res (1552); Chirurgie française (1570).

DALÉE (là) n. f. Genre déplantes, do la famille dos légumineusos-papi- Iionacées, tribu des galégées, et comprenant plus de cmquanto ospècos, originaires do l'Amônquo bï)réale. (Quel-

I>ali5cliam[>li'

quos-unes sont cultivées dans les jardins.) Syn. do criton in.

DALEMBERTIE (lan bèr'-tî) n. f. Genre d'ouphorbiacées, tribu des anthostémidêos. (Co sont dos sous-arbrisseaux du Mexique.)

DALÈME (de Dalesme, n. de l'inventeur) n. f. Appareil fumivore, destiné à empêcher la fumée de se répandre dans les appartements.

Dalemile ou DaLEMILUS (Mezericky), chroni(|uour bohémien du xiV siècle, né à Mezriz, chanoine à Pra;^'Uo. On a de lui, en vers bohémiens, une chronique qui va do Jésus-Christ à l'an 1314 : Klastera Buleslawsheho (1620), un dos livres les plus rares qui existent, et le premier monument littéraire en langue tchèque.

DalemINZES, peuple slave habitant, du vu" au ix* siècle, entre les Sorabes et la Bohême. (Il a laissé son nom ù la Misnie.) — 6'», une Daleminze.

DALEMINZITE n. f. Sulfuro naturel d'argent. Variété rliombique dargyrose.

Dalen ou Dale (Antoine van), philosophe et arch^o- :ogue hollandais, ne a Harlem en 1638. mort en 1708. D'aboid commerçant, puis prédicateur anabaptiste, enfin médecin, il joignait à un esprit très ouvert une vaste érudition. Ses principaux ouvrages, écrits sans méthode, sont ; Dissertât iones de origine et progressa idolatrixet superstitionvm (1696)., et surtout De oracuUs veterum ethnicorum (1683), qui a été traduit et abrégé par Fontanelle dans son Histoire des oracles.

DaLENPATIUS (anagramme de Plantadeius), pseudonyme sous lequel Pl.\ntade de Montpellier publia, en 1699, là découverte faite par lui, sous le microscope, d'un petit homme parfaitement constitué dans la tête du spermatozoïde humain. (C'était un argument direct en faveur des spermatistes ; aussi la publication eut-elle beaucoui) de retentissement et fut-elle considérée comme une vérification de l'hypothèse émise, cinq ans auparavant, par Hartsœker. Co n'était, cependant, qu'une illusion. Flourens prétend même que c'était uno pure plaisanterie.)

DALER ou DALLER n. m. Métrol. V. TH.\LER.

Dalesme (Jean-Baptiste, baron), général français, né à Limoges en 1763, mort en 1832. Il lit !a campagne de !'an IV en Allemagne et celle d'Italie sous les ordres de Schérer. Il fut élu membre du Corps législatif en l'an IX et fut nommé gouverneur do l'île d'Elbe en 1815.

DALETH [lét") n. m. Nom de la quatrième lettre de l'alphabet hébreu, correspondant à '^

notre consonne D. Comme signe numérique le daleth sert à désigner quatre.

DaLFSEN, bourg des Pays-Bas (Overyssel), arrond. de Zwollc, sur lo Vecht, qui se jette dans leZuyderzée ; 5.300 h.

Dalgamon, ville d'Egypte (Basse-Egypte [prov. de Mcnoutièhji ; 6.340 hab.

Dalgarno (George), philologue écossais, né à Aberdeen vers 1627, mort en 1637 à Oxford, où il professa longtemps, est l'auteur de Ars sii/norum (1661), où il expose un système de langue universelle, et de Didnscalocophus (1680), remarquabletraitépourl'éducationdes sourds-muets.

Dalgheh ou Delga.vIUo d'Egypte (Haute-Egypte), près du Bahr-Youssef ; 8.355 hab.

DalhOUSIE, ville du Dominion canadien (prov. d'Ontario [district de Lanark-Norih ,) ; 2.150 hab.

DalhOUSIE ( Fox Maule Ramsay , lord Panmdre , comte de), homme politique anglais, né en 1801, mort en Ecosse en 1874. Il entra dans l'armée en 1820 et se retira, en 1832, avec le grade de capitaine. Membre libéral de la Chambre des communes à partir de 1S35, il outra à la Chambre des lords à la mort do son père, en 1852. Soussecrétaire d'Etat dans le cabinet Melbourno (1835-1841). secrétaire d'Etat i la guerre dans les cabinets John Russell (184C-1S52), Aherdeon ot Palmerston (1855-1S58), il dirigea la guerre do Crimée et fut souvent attaqué par la presse au début des opérations. 11 était cousin du gouverneur général de l'Inde et il hérita de son titre, en 1860.

DalhOUSIE (James Andrew Broun Hamsay, marquis DE), homme d'Etat anglais, né on 1812, mort en 1860. Elu membre de la Chambre des communes, en 1837, pour le comté d'Haddington, il passa, l'année suivante, à la Chambre des lords, où il occupa lo siôgo do son père. Uemar(iué par lo duc do Wellington et par Hubert Peel, il fut nommé, en 1843. vice-président du lioard of Trade, où, en 1845, il remplaça Gladstone comme président. Il lit preuve, on co poste, do grands talents d'administrateur et. en 1847, il fut nommé gouverneur général do rinde. Son administration fut extrêmement brillante, et lord Dalliousie peut être considéré comme un des grands vicerois dont l'Angleterro s'enorgueillit. Chaque district fut placé sous la direction d'un chef suprême, pourvu de pouvoirs judiciaires et administratifs, et ayant sous ses ordres dos assistants appartenant, les uns au service civil, les autres à l'armée. Dalhousio réprima

une insurrection dos Sikhs, annexa lo Pendjab, soumit lo littoral do la Birmanie, annexa encore de riches districts, entre autres celui dOude. réforma les fluances, accrut lo commerce, créa des lignes do chemins do fer, améliora lu navigation intérieure et le réseau des routes, lit creuser lo canal du Gange, etc. Lorsquo l'état de sa santé le contraignit h se retirer (1856), il laissa l'Inde dans la silnalion la plus florissante. Cependant, sa politique d'annexion à outrance a été sévèrement blâmée : elle fut abandonnéo par son successeur, sur l'ordre du geuvornoniont.

DALHOUSIE (si — do Dalhousic, n. pr.) n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille dos légumineusos-pnpilionacécs, tribu des sophoréos, renfermant uno seule espèce, qui croit dans l'Inde.

Dalhunden , villaco do la Basse-Alsace (cant. do Bischwillor [corclo do Hagucnaa]); 58G hab. Agriculture

Jamus Dalbou»io.

DALBERGIÉ — DALKEITO

ot culture forestière. (Co village a joué un rôle important dans l'tiistoiro des xvii' et wiii' siècles, car c'est de là qu'on partait pour traverser le Rhin [attaques dos fameuses lif:jnos de StoUhofon].)

DalIAS, comni. d'Espagne. (Andalousie [prov. d'Almoriaji; 6.250 hab. Mines de plomb. Sources minérales. Muulins.

DalibaRD (Thomas-François), botaniste et physicien français, né à Cranues (Maine) en 170a, mort à Paris on 17ii'.), le premier, en Franco, qui ait adopté le système do Linné. Il s'est beaucoup occupé d'électricité. Ses principaux ouvrajies sont: l'iorx Parisiensis pï'orfromus (1740), et Thàoriti abrégée de l'électricité {llbi}.

DALIBARDE (do Dalibard, n. pr.) d. f. Genre <io plantes, de la famille des rosacées, tribu des dryadées, comprenant six espèces, qui croissent dans l'Asie orientale et l'Amérique septentrionale et antarctique.

DALIBARDE, ÉE adj. En T. de bot., Qui ressemble ou qui se rapporte à la daliliarde.

— n. f. pi. Section do la tribu des dryadées, dans la famille des rosacées, ayant pour type le genre dalibarde.

— Une DALIBARDÉE.

Dalibray ou D'Alibray (Charles 'Vion), poète français, ami de Faret ot do Saint-Amand, né à Paris, mort en 1655. Il renonça au métier des armes pour s'adonner à la poésie ot aux lettres. Outre des traductions et des tragédies, on a de lui des poésies badines et bachiques, et des épigrammes. Son meilleur recueil de vers est intitulé : la Musette de S. D. (1647). Il a traduit VAminta du Tasse, ot les Lettres d'Antonio Pérez (1669).

DAUE n. f. Bot. Syn. de lédon.

Dalie, ancienne division administrative de la Suède dans la Gothie occidentale, répartie actuellement entre les gouvernements d'Elfsborg et de Gœthcborg-et-Bohus.

DALILA (n. pr. hébreu) n. f. Paléont. Genre de mollusques lamellibranches, famille des prœcardiidés, comprenant des coquilles arrondies, allongées, à valves égales, mais à crochets dissemblables. (Les dalila sont fossiles dans le silurien de Bohème ; l'espèce type est la dalila explanata.)

Dalila, personnage biblique, qui tient une grande place dans 1 histoire de Samson. D'après le Livre des Juges (chap. XVI), Dalila était une courtisane renommée pour sa beauté dans la ville de Gaza et dans toute la vallée de Sorec. Les Philistins lui promirent une somme d'argent considérable, si elle parvenait à surprendre le secret de la force de Samson. Après plusieurs tentatives inutiles, elle finit par vaincre la résistance do l'Israélite, devenu son amant, et obtint de lui l'aveu que sa force l'abandonnerait si sa chevelure était coupée. Dalila manda alors les chefs des Philistins et reçut d'eux l'argent convenu ; puis, tenant Samson endormi sur ses genoux, elle lui fit raser la tète et appela ses ennemis. Samson s'éveilla et sentit aussitôt <iue Dieu lui avait retiré sa force; il fut chargé de liens et emmené prisonnier.

Le nom de la perfide courtisane est passé dans la langue comme synonyme de « traîtresse ". Elle symbolise l'infiuence néfaste que certaines femmes eurent trop souvent sur les hommes les plus forts.

Dalila, drame en quatre actes et six tableaiuc, par Octave Feuillet, représenté pour la première fois à Paris, sur le théâtre du Vaudeville, le 29 mai 1857. — André Koswoin, compositeur et poète, fut. tout enfant, tiré de la misère par le chevalier Carnioli, riche mélomane, qui le confia au musicien Sertorius- Celui-ci a une fille, la douce et tendre Marthe: et les deux jeunes gens ne tardent pas à s'aimer. Mais Carnioli, craignant pour André ce qu'il appelle l'éteignoir de la vie conjugale, pique au jeu la princesse Léonora Falconieri, qui enlève à Marthe son fiancé. Nouvelle Dalila, la princesse asservit André, le torture, le dégrade, lui use lo corps et l'esprit. Son œuvre faite, elle abandonne le malheureux pour courir le monde avec un ténor. Pendant ce temps, le chagrin a tué Marthe. André, poursuivant Léonora, trouve sur'sa route le vieux Sertorius, qui ramène au pays natal

10 corps de la jeune fille, ot il meurt lui-mémo dans les bras lie Carnioli. — La composition de Dalila n'a pas beaucoup de suite, et les personnages n'en sont guère ([u'esquissés: mais on y trouve plusieurs scènes charnianlos, ot quelques-unes tout ù fait pathétiques.

DaLIN (Olaf von), pnhliciste, poète et historien suédois, né à Vinberg en 170S, mort à Drottningholm en 1763.

11 utilisa sa situation d'employé aux archives nationales pour fairo l'es recherches historiques, fonda un journal, VArfiM mennis (1733-1734), où il écrivit des articles do fond, des satires on vers et en prose, ot dont le sucrés lui valut d'être nommé bibliothécaire royal (1737). Il visita alors l'Europe pendant plusieurs années, devint (1751) précepteur du prince royal, deimis Gustave III, et historiographe du royaume '(1755): mais la hardiesse de sos satires lui lit perdre uno partie de ses fonctions, qui ne lui furent restituées qu'eu 1761: il fut ensuite conseiller do chancellerie ot conseiller aulique (1763). Esprit curieux et presque universel, il a eu le mérite d'assouplir et de (ixer la langue littéraire. Il a laissé un très grand uombro d'ouvrages ot de pièces en vers et en prose, parmi lesquels on peut citer : uno Histoire du roijaumc de Suéde, inachevée (1746-176S); uno traduction des Considérations sur la ijrandeur et ta décadence des Romains, do Montesquieu; uno iragédio, llrunehilde; un poème en quatre chants, intitulé la Lilierté suédoise; Travaux hitiraircs 11761-1767). et Travaux poétiques (178S-1783).

DALINÈRE n. f. Sorte do toile fine do Bretagne. DalingkoT, pays montagneux do l'Inde anglaise.

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