‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 534 sur 870 · DALTON · texte numérisé non relu

DALTON

Dalmatique laïque (Espagne [époque de Charles-Quint]).

C'est vers le temps de saint Cyprien qu'elle devint un ornement liturgique. Très ample, elle descendait alors jusqu'aux talons et avait do courtes manches, qui s'arrêtaient au coude. Elle fut d'abord réservée au souverain pontifo, pour les offices pontificaux. Mais, de bonne heure, les papes la décernèrent aux évêques, comme une distinction et une récompense. Saint Sylvestre en fit l'insigno spécial des diacres de l'Eglise romaine. Peu à peu, elle fut permise aux diacres et aux sous-diacres dans toute la chrétienté. Blanches d'abord, les dalmatiques sont maintenant de dillerentes couleurs, selon la liturgie du jour. Celles que les évêques revêtent sous la chasuîjle, pour célébrer la messe pontificale, ont à peu près conservé la forme antique. Le temps a un peu modifié celles des diacres et dos sousdiacres : elles sont fendues do chaque côté, les manches ont été ouvertes et se sont transformées en deux pans d'étofi"©, qui recouvrent les épaules.

La dalmatique est également en usage dans l'Eglise grecque : les évêques et les diacres la portent comme dans l'Eglise romaine; mais, chez eux, elle se rapproche davantage de la forme primitive.

Au xiv^ siècle, les hommes d'armes portèrent souvent des cottes d'armes aisées en fo.me de dalmatiques, et cette modo persista jusque sous le règne de I^ouis XII, surtout on Italie et en Espagne.

Dalmatov, ville [de la Russie orientale ( gouv. do Perm), sur l'Icet, affluent du Tobol ; 2.150 hab. Foires importantes. Couvent fondé en iG-l-t.

Dalmellington, bourg d'Ecosse (comté d'Ayr), près dul>oon,qui se jette dans le golfe do la Clydo ; 6.350 hab. Industrie cotonnièro. Mines do fer et de houille.

DALOÏDE (du gr. dalos, tison, torche, et e((/o5, aspect) adj. Miner.

Qui ressemVde à un tison éteint.

— Géol. Houille daloide. Variété do houille qui ressemble à du charbon en partie brûlé.

DALOT [h — rad. dalle) n. m.

Mar. Trou à section circulaire ou ovale, destiné à. recevoir un tuyau permettant l'écoulement des eaux.

(Los dalots partent dos ponts et dôbouchont à la ilottaison : le tuyau est intérieur.) ii Dalots de rner.

Grandes ouvertures munies do portes, pratiquées dans la muraille du navire, à hauteur du pont, pour faciliter l'écoulement dos eaux provenant, à la mer, dos lames qui embarquent à bord, ii Ùalot s'emploie parfois dans le mémo sons que dalle : Dalot à feu, ou dallo dos brûlots. Il Dans les galères du xvi" au xvii" siècle, los dalots s'appelaient ROUJOLKS.

— Ponts et cliauss. Petit canal dallé, servant à l'écoulement dos eaux. (C'est une sorte de petit aqueduc en maçonnerie do moellons pour les pieds-droits et qui, au lieu d'avoir une voûte, est simplomont recouvert d'une dallo qui rei>ose sur ces pieds-droits. — Le dalot est aussi muni d'un radier; il sert & faciliter l'écoulement des eaux ù travers les remblais dos voios ferrées ou dos routes.)

DaloU (.Iules), sculpteur français, né à Paris on 18;î8. relève d'Abel de Pujol, de Durot et de Carpeaux, il entra a l'Ecolo dos beaux-arts on 18r»:(. 11 débuta par uno Dame romaine jouant aux osselets, statuette on pliltro ^18ÛI).

Dalot de DUT.

Dalot (mar.).

Dalot {ponta et chauBs.).

En 1870, une Brodeuse, statue en plAtro, fut romarquéo. Survint la Commune. Dalou, sous-délégué ju Louvre, contribua, do concert avec Barbet do Jouy, à la garde des collections. Obligé, néanmoins, do fuir lors de l'ontréo dos troupes régulières, il essuya â Londres uu pénible exil. Il reparut aux Salons dès 1873. Ses principales œuvres sont, depuis 1873 : la Gardeuse d'enfants; Mirabeau ri^pondant à M. de Dreuxlirézé. haut relief ( Palais - Fiourbon); le Triomphe de la /{''publique, haut; reliof; le Triomphe de Silène, ^rand groupe en plâtre, évidemment fait pour le marbre, et qui a perdu à être coulé en bronze (1897) [au jarJiu du Luxembourg] ; Victor JXoir, au Père- Lachaise, bronze impressionnant de réalité ; Dlanqui , au même cimetière ; le monument d'Eugène Delan-oix (jardin du Luxembourg); le monument de la place de la Nation; le bas- Dalou.

relief de la statue de la République (place de la République); le Triomphe de la République (groupe, place de la Nation, 1899). La série de ses bustes est considérable.

Dalou est un observateur pittoresque. D se rattache directement à Carpeaux, par certains côtés do son talent; mais il relève des gracieux maîtres du xviii" siècle par son esprit, son imprévu et le calcul de certains eflets. Il sait, d'ailleurs, concilier la puissance avec la fantaisie ; dans le bas-relief, il montre une adresse savante.

Dalou, fut un des promoteurs du Salon des dissidents, ouvert au Cliamp-de-Mars, en 1890.

DALPADE ou DALPADA n. m. Genre d'insectes hémiptères bétéroptères, famille des pentatomidés, comprenant des punaises à coloration vivo, le plus souvent verte, et dont on connaît près do quarante espèces, habitant ITnde, la Malaisie et Madagascar. (Les dalpades sont de taille moyenne et se caractérisent par leur bec long, leur abdomen sillonné en dessous, leurs tibias dilatés.}

Dalry, ville d'Ecosse (comté d'Ayr) ; 2.700 hab. Population exclusivement ouvrière, occupée surtout à l'exploitation houillère et au tissage de la laine.

DALRYMPHÉE n. f. Bot. Syn. de turpinie.

Dalrymple (sir James, vicomte de Stair}, homme d'Etat écossais, né en 1619, mort à Edimbourg en 1695. Régent à l'université do Glasgow (16U-1646), magistrat (1657), puis président de la Cour de session (1670), il passa en Hollande, après l'adoption du Test Ac((1681), ne voulant pas répudier le covenant écossais. Il occupa ses loisirs à la publication do l'ouvrage qui a établi sa réputation de juriste : Institutioiis of the law of Scotland (1693), et qui est un véritable code du droit privé écossais. Il donna encore ; Physioîogia nova experimentalis (1686), traité de doctrine aristotélicienne, et revint eu Angleterre avec Guillaume d'Orange. II redevint président do la Cour de session et fut créé vicomte de Stair. Sa tille, morto prématurément en 1669, est rhéroïne du roman de Walter Scott, Lucie de Lamermoor, dans lequel Dalrymplo figure luimême sous le nom de sir W. Ashton.

Dalrymple (sir John, comte DK Stair), avocat et homme d'Etat écossais, fils du précédent, no en 1018, mort en 1707. Il fut persécuté après la fuite de son pèro en Hollande (1682), et, dénoncé comme puritain parGranam do Claverhouse, il fut emprisonné. Il consentit pourtant à servir .Jacques II; mais, partisan zélé de Guillaume d'Orange, il fit pour lui, en sous main, une propagande active. Secrétaire d'Etat on 1691, il conseilla à Guillaume les mesures les plus rigoureuses pour réduire l'insurrection des Highlands. L'abominable massacre de (iloncoe. où tout le clan jacobito des Mac donalds fut exterminé, est uno do ces mesures (1692). A l'avènement de la reine .\nno (1702), il entra au conseil privé, fut créé comte do Stair en 1703, et demeura le principal conseillt-r du gouvernement dans les affaires d'Ecosse. L'acte d'union est en grande partie son œuvre. Stair, universoUoment détesté, a été surnommé \y.ir Lookhart u le Judas do l'Ecosso ».

Dalrymple (John, second comte de Stair), général et diplomate anglais, né et mort à Edimbourg (1673-1747), lils du précédent. Odieux à ses parents parce qu'il avait accidontollement tué son frère aîné, il fut envoyé en Hollande auprès do son grand -pèro Jamos. A l'université do Leyde, il connut lo princo d'Orange, ([ui se prit d'amitié [lour lui, et, devenu roi d'Angleterre, lo protégea activement. Dalrymplo fit la campagne do 1692, servit dans les guerres de Guillaume IH en Flandre, et, do 1703 ù 1700, so distingua sous Marlborough. 11 se conduisit brillamment ù Ouiienardo (170S), puis à Malplaquot, et proposa alors, dit Voltaire, de pousser sur Paris avec sa cavalerie. Ambassadeur en Pologne (1709). il reprenait ia campagne dès 1710 ot figurait aux sièges do Douai otdo Bouchain.L'avônementdos tories lo rendit à la vi(^ privée. Il so relira ù Edimbourg, où il organisa fortement le parti wliiç. Il épousa, on 1714, Kleanor Primroso dans des conditions romancsquos, qui ont fourni àwaltor Scott les éléments do sa nouvelle Mj/ aiint Marqarct's mirror, George I", dès son cournunoment, confia à lord Stair los plus hautes fonctions. Ambassadeur ù Paris (i7ir>), il éblouit la capitale par son faste. C'est lui qui révéla au Régent la conspiration do Cellamaro, moyonnant l'expulsion >iu IM'étemlant ; il signa la triple ot la quadruple alliance. Mais il se compromit dans los

John Dnlrymphv

spéculations de Law, et fut rappelé (1720). La chute do Walpolo, contre lequel il avait mené une campagne dos plus habiles, le ramena aux affaires. Il fut nommé feldmarcchal et gouverneur de Minorquo (1742), puis chargé du commandement on chef de l'armée envoyée en Bavière au début de la guerre de la succession d'Autriche. Il gagna la bataille de Dottingen, ot, blessé quo George II n'élit pas voulu accepter ses plans pour la suite do la campagno, il démissionna et ne reprit plus de service actif. Dalrymple (sir David, lord Hailks), écrivain anglais, né à Edimbourg on 1726, mort en 1792. Il entra dans la magistrature ot devint, eu 1766, jugo ù la Cour do session, ot, on 1770, jugo à la Cour criminollo. Il fut un magistrat consciencieux, mais il est bien plus connu par ses relations avec les principaux littérateurs du temps, par ses contributions aux revues et par ses ouvrages.

Dalrymple (Hamilton Maggill, sir John), écrivain anglais, né en 1726, mort en 1810. Il fut nommé, en 1776, baron de l'Echiquier. 11 a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Essat/ towards a gênerai historij of feudal property in Great lirilnin (1757); J/emoirs of Great Britain and Ireland from the dissolution of the last Parliament of Charles II until the sea battle of La Hogue (1771), tirés des archives d'Etat do Versailles et de Londres, dont la publication fit grand bruit, à cause des révélations qu'ils contenaient sur la vénalité do quelques hommes d'Etat anglais ; Querics concerning the conduct which Englnnd should folloiv in foreign politîcs in the présent State of Europe {il S9) \ Plan of internai defence (1794); Conséquences of tlie french invasion (1798); etc.

Dalrymple (sir James), archéologue anglais, fils du précédent, mort après 1714. Avocat, il devint un des principaux clercs do la Cour de session et fut créé baronnet en 1698. Il a laissé, entre autres ouvrages : Apology for myself {\S25) ; Collections concerriing fhe scottish historg preceding the deatk of king David the First (1705).

Dalrymple (Alexandre), hydrographe anglais, né à New-Hailes (Ecosse) en 1737, mort eu 1808. Au service do la Compagnie des Indes, il parcourut les mers orientales. Il croyait à l'existence d'un continent austral, mais ses idées furent combattues par Cook, qu'il ne cessa d'attaquer dans ses écrits. Ceux-ci sont très nombreux et traitent d'une grande variété de sujets, mais surtout de questions relatives aux mers orientales; les principaux sont ; the Discove.ries made in the South Pacific Océan (1768) ; an Historical Collection of the several voyages and aiscoveries in the South Pacific Océan (1770), traduit en français par de Fréville (1774); a Collecfion of voyages chiefly in the Southern Atlantic Océan (1775); IJernoir conceniing the passages ta and from China (1782); etc.

DALRYMPLE(sir Hew Whiteford), général anglais, né en 1750, mort à Londres en 1830. Il servit en Flandre sous le duc d'York (1793), devint g:ouverneur de Guernesey (1796), commanda la garnison de Gibraltar (1S06) et fut mis, en 1808, à la tête do l'armée de renfort envoyée en Portugal. Il signa avec Junot la convention de Cintra. Cette convention fut formellement désapprouvée par lo gouvernement. Dalrymple fut rappelé, traduit devant une commission d'enquête qui le disculpa. Mais il no put, par la suite, obtenir un service actif. Il fut promu général, à l'ancienneté» en 1812.

Dalserf, bourg d'Ecosse (comté de Lanark), sur la Clydo et l'Avon ; 3.000 hab. Houillère, sablières.

DALSIRE ou DALSIRA n. f. Genre d'insectes hémiptères bétéroptères, famille des pentatomidés, tribu des phyllocéphalinés, comprenant des punaises propres aux régions chaudes de l'ancien monde, et dont on connaît dix espèces. (Les dalsires sont de taille moyenne ; elles ont la tête courte, carrée, les antennes longues, le rostre court, le corselet arrondi sur ses bords.)

Dalston, ville d'Angleterre (Cumberland), sur lo Caldew ; 2.000 hab. Filatures de coton, forges, et surtout manufactures d'armes blanches.

DaltON in Furness, ville d'Anglotorro (Lancashire), au fond d'un petit golfe de la mer d'Irlande; 13.300 bab. Mines et exploitations métallurgiques. A 6 kilom., ruines du prieuré de Furness.

Dalton (Jean), physicien et chimiste anglais, né à Eaglesfield (Cumberland) en 1766, mort à Manchester en 134 1. Dès 17S7, il commença ses travaux météorologiques, qu'il poursuivit pendant sa vie entière, ot qui comprennent plus do 200.000 observations. En 1793, Dalton fut nommé professeur d'histoire naturelle au collège de Manchester. Il y demeura jusqu'en 1801, et, (h^puis cette époque, il parcourut les principales villes do r,\nglclorre, enseignant la chimie et vulgarisant partout les bellos recherches auxquelles il so livrait. En 1817, il fut élu président de la Société philosophique et littéraire de Manchester. Bientôt, la Société royale do Londres, et plus lard l'Institut do France le comptèrent parmi leurs membres. En 1833, lo gouvernement anglais lui allouait uno pension.

Comme physicien, il a surtout fait porter ses éludes sur les fluides élastiques; il détermina les tensions de la vapeur d'eau aux diverses températures. Il publia uno excellente tablo dos chaleurs spécifiques des gaz. On lui doit, en outre, un niémoiro sur les faits relatifs ii la vision des couleurs, et il a fort bien décrit la maladie connue aujourd'hui sous le nom do dyschrotnatopsie ou daltonisme, maladie dont il était atteint. Commo cliimisto, Dalton api^>orta do nombreux perfectionnemonis ù la théorie atomique. Selon lui, les corps composés seraient formés par l'agglomération do parcelles indivisibles; mais il n'affinno rien sur les rapports do leurs poids et do leurs dimensions.

Dalton s'occupa aussi de linguistique; on possède do lui uno grammaire anglaise, citée commo un des moilleurs ouvrages en ce gonro.

Dalton fut un dos premiers ù aider Fulton do sa protection ot do ses conseils.

Outre do nombreux mémoires, Dalton a laissé trois traités importants : Mctcoroloqical observations aud essays (1793) ; Acw System ofchemica) philosophy (1808-1810).

Dalton (loi dk). V. ciiimir.

Dalton (Alexandre, comto), général français, né A Rrives (Corrèzo) en 1776, mort ù Vorsaillos on ISM». H .servit successivement sous los ordres do Ilocho dans l'expédition d'Irlande, do Murât en Italie, où il so distingua ù Marengo, de Loclorc A Saint-Domingue, fut nommé colonel après la butaillo d'Austerlitz, général do brifcrado

DALTONGANDJ — DAMAS

en 1808, reçut une grave blessure à Smolensk. Enfermé dans Erfurt en 1S14, il défendit cette place pendant six mois, et ramena sa garnison en France. Le gouvernement de la Restauration lui conféra le titre do « comte » et le grade de lieutenant général.

DALTONGANDJ. ville de l'Inde anglaise (Bengale [prov. de Tchota-Nagpour]), sur le Koël, sous-affluent du Gange par le Sône; 7.440 hab.

DALTONIE {ni) n. f. Genre de mousses, famille des daltoniées hookériées, comprenant une seule espèce, qui croit au bord des ruisseaux, dans le nord de l'Europe.

DALTONIEN, ENNE (rit-m, en') adj. Qui est affecté du daltonisme : L'historien Sismonai était daltonien.

— Substantiv. : Un daltonien. Une daltonienne.

DALTONISME (nissm') n. m. Imperfection de la vue, qui consiste à confondre plusieurs couleurs entre elles, ou même à n'avoir aucune notion de certaines couleurs. Il Daltonisme dichromatigue. Affection des personnes qui ne distinguent que deux couleurs, il Daltonisme polychromatigue, "Affection de ceux q^ui distinguent plus de deux couleurs, mais qui ne les distmguent pas toutes.

— Encycl. Pathol. Le daltonisme est uu trouble qui consiste à confondre entre elles certaines couleurs, ou même parfois en uoe véritable cécité pour des couleurs déterminées. Le pliysicien anglais Dalton a, le premier, bien décrit cette affection, dont il était lui-même atteint. Généralement, le daltonisme est congénital, parfois même héréditaire et, dans ce cas, permanent. Mais on a cité, à la suite de blessure de la tcie, de coups violents sur l'œil, de fatigue visuelle, des cas de daltonisme acquis, qui, eux, guérissent facilement. Les daltoniens ne perçoivent, dans les cas les plus fréquents, ni une certaine couleur, ni la couleur complémentaire, le plus fréquemment le rouge et le vert. Aussi a-t-on dû renoncer, sur les chemins de fer, pour les signaux de sens contraire {par exemple l'Oie libre ou barrée), à l'emploi de couleurs complémentaires. Une circonstance fortuite vient seule avertir du daltonisme : tel le cas de ce clergyman, qui avait choisi un drap écarlate pour son vêtement. Les meilleurs procédés pour reconnaître le daltonisme consistent à faire examiner des tableaux contenant des carrés diversement colorés, ou, mieux encore, à faire trier et réunir par couleur et par nuance des pains à cacheter ou des écheveaux de laine. Le daltonisme est plus fréquent chez l'homme que chez la femme. Suivant la couleur non perçue, on décrit diverses variétés de daltonisme : l" achromatopsie, cécité complète pour toutes les couleurs ; 2*' anérythropsie , cécité pour le rouge; Z* achloropsie, cécité pour le vert; et 4» acyanopaie, cécité pour le bleu. Le daltonisme ne présente aucune gravité : il empêche l'exercice de certaines professions, où la distinction des couleurs est indispensable.

— Milit. Cette infirmité n'est pas un cas de réforme; mais elle empêche ceux qui en sont atteints d'être classés dans le régiment des chemins de fer, ou comme pontonniers et télégraphistes, à cause de la nécessité de distinguer, dans ces services, les signaux rouges des signaux verts.

SalT, fleuve côticr de l'Australie (Australie septentr.), se jetant dans la mer do Timor ^baie d'Anson), après un cours de 760 kilom.

DalT (César-Denis), architecte et publiciste français, né à Verdun (Meuse) en iSli, mort à Paris en 1894. Comme architecte, on lui doit la belle restauration de la cathédrale d'Albi, mais il est surtout connu comme archéologue. Dans une suite de voyages à travers les deux mondes, il recueillit des documents architecturaux précieux, qu'il a publiés soit dans la Revue de l'architecture et des tracaux publics, fondée par lui en 1810, soit dans d'autres publications, notamment : Motifs historiques d'architecture et de sculpture d'ornement, pour la composition et la décoration extérieure des édifices (1864-1869); Motifs historiques d'architecture et de scuïp'ture. Décorations ifitérieures {1S1A-IS15); Architecture funéraire (1873); Choix de tombeaux modernes (ISI 9); Motifs divers deserru7'erie{lSS2); Des Iiautes études d'architecture (1SS9). César Daly avait été tm ardent phalanstérien.

Dalyell ou DalzelL (Thomas), général écossais, né en 1599, mort en 1685. Il prit part, en 1C28, à l'expédition de La Rochelle, et, en 1650, à la bataille de Worcester, où il commandait l'infanterie royaliste. Fait prisonnier, il s'échappa et alla servir dans l'armée russe contre les Tatars et les Turcs. En 1665, Charles II le rappela et le mit à la tête des troupes écossaises : il traita les Covcnantaires avec la plus grande cruauté. Depuis la mort de Charles I", il laissa constamment croître sa barbe en signe de deuil.

Dalzell (Andrew), philologue écossais, né en 1742, mort en lbû6, professeur de grec à l'université d'Edimboorg. Eo 1783, il contribua à. la fondation de la Hoyal Society of Edinburyh. Il a laissé de nombreux ouvrages pédagogiques.

DAM (dan — du lat. damnum, punition qui entraîne perte, amende, dommage) n. m. Préjudice, dommage : Faire queU/iie chose à son dam. (Vieux.)

— Théol. Peine du dam, Châtiment des damnés, ot qui consiste dans la privation éternelle du la vue do Dieu.

— Encvcl. Théol. V. esfee.

DAM (dam' — corrupt. du lat. dominas, maître) n. m. Vieux mot qui signifiait « soigneur ■ , et qui est entré, avec ce sens, dans un certain nombre de mots et particulièrement de noms do lieux dépendant d'une seigneurie, ou constituant eux-mêmes une seigneurie; tels sont : viDAMt-, DAMmartin, h\iipi€rre,ctc. li On dit aussi dan, dans, dkmp, Di^NT, DOM, DON ct D0M8 (cD bas latin domnus),

VAM'dam') n. m. Vieux mot hollandais qui signifie Digue pour retenir les eaux, ct qui entre dans la composition d'un grand nombre de noms do villes possédant des digues de ce genre, comme .Ama/erDAM, hottvriihm, Saaru\:^i, SchieDAU, MonickenuKii.

DAM interj. V. damb.

Dam ou Damme, ville de Belgique fprov. de la Flandre occi'l.j, arr. admin. et judic. de Bruges, sur le canal do Bruges à l'Ecluse; I.0H5 liab. Commerce rlo bestiaux, de céréales. Dam fut roridéc au xii* sièrio par Philippe d'Alsace, et re»;ut une charte communalo comme les grandes villes flamandes. En 1213. une flotte français© fut anéantie dans le port de Dam. Philippe Auguste se vengea en brû-

lant la ville, qui fut reconstruite peu après. Dam a perdu de son importance depuis que la mer s est retirée ; tout le coramerce de cette partie de la côte se fait maintenant au port de l'Ecluse. Hôtel do ville (xiv'.s.); église Sainte- Marie (XII" s.). — Patrie du poëte flamand Jacques van Meerlaut (1235-1300).

Dam (Hermann George), violoniste et compositeur, né et mort à Berlin (1815-1858), musicien de chambre à la chapelle royale de Prusse. Outre plusieurs ouvertures, des cantates et des lieder, on lui doit quatre opéras : la Fille du pécheur (1831); Cola Rienzi; la lionde du sabbat (1842); et les Marchandises anglaises (1S44). Il a écrit aussi deux oratorios : l'Alléluia de la Création (1847), et die Gùndflerth.

DamaGHOS. Myth. gr. Sorte de loup-garou. Changé en loup pour avoir mangé un petit enfant sacrifié à Zeus Lycien, il reprit sa forme humaine au bout de dix ans, et gagna lo prix de la lutte aux jeux Olympiques.

damage {maj') n. m. Action de damer les terres au moyeu de la dame ou demoiselle.

DamaGÈTE, roi d'Ialysos, dans l'île de Rhodes, nui vivait au vu' siècle avant notre ère. Il épousa la fille d'Aristomène, le héros mcssénion. De cette union naquit DiaiiToras, célèbre par ses victoires aux jeux Olympiques, et p^ère de Damagète, autre vainqueur aux jeu.Y.

DaMAGÈTE d'Héraclée, poète grec d'époque incertaine, mais postérieur au ii'' siècle avant notre ère. Il célébra dans ses vers les Acliéens Machatas et Chéronides, qui avaient péri en combattant pour leur patrie. On lui attribue une douzaine d'épigra.Times de VAntholoyie. Ses œuvres, dont le grammairien Démosthène le Thrace avait composé un choix, paraissent avoir été souvent confondues avec celles de Méléagre.

Damahour. Géûgr. V. Damanhour.

DamALA, ville de Grèce (Morée [nomarchie d'Argolldeet-Corinthie, près du golfe d'Atliènes] ) ; 450 hab. Résidence d'un évêque grec; ruines et inscriptions dans les environs. Là s'élevait l'ancienne Trézène.

DAMALIS {liss) a. ni. Genre d'insectes diptères bracliycères, famille des asilîdés, tribu des asilinés, comprenant des mouches carnassières à tête large et courte, à trompe saillante , ù norvulation des ailes simple. (Les damalis forment le passage entre les asilidés et les h vbotidés; les espèces, peu nombreuses, habitent la région indienne.)

DAMALISCUS (skuss) n. m. Genre d'antilopes voisines des bubales, dont elles différent par la courbure de leurs cornes dirigée en arrière.

— Encycl. Les damaliscus, anciennement appelés damalis (ce mot s'applique à un genre d'insectes), sont de grande taille et se caractérisent par leur robe brun chocolat, varié de blanc ou de noir; tous sont de grande taille ot habitent les régions chaudes de l'Afrique. On en connaît cinq espèces.

DAMALURATE n. m. Chim. Sel dérivant de l'acide damaluriijue.

DAMALURIQUE (W/c' — du gr. damalos, veaa, et owroï(, urine) adj. Chim. Se dit d'un acide qui a été retiré de l'urine de vache.

DAMAN n. m. Genre de mammifères proboscidiens, famille des lamnunguiés, comprenant de petites formes courtes, ressemblant à des marmottes, ayant trois doigts aux pieds de derrière, quatre à ceux de devant, tous garnis de petits sabots.

— E.NCYCL. La dentition des dajuans les rapproche à la fois des rongeurs et des pachydermes. Ces singuliers animaux, de la taille d'un petit lapin, habitent l'Asie Mineure et l'Afrique. On en connaît douze espèces. Leur nom scientifique de hyrax a été remplacé définitivement par celui de procaria, qui était, du reste, le plus ancien (1781). Les damaus vivent par petites sociétés dans les terrains rocheux et accidentés; ce sont des animaux inoffensifs, herbivores, qui, par leur genre de vie, présentent de grandes analogies avec les mWmottes.

Daman, l'un des débris de l'empire portugais dans l'Inde. Ce territoire est situé sur la cote de la mer d'Oman, à l'entrée du golfe do Cambaye, au N. de Bombay ; il mesure 80 kilom. carrés, et compte 57.000 hab. Forêts, culture du riz, du froment et du tabac. — ]^a ville de Daman, ijui lui lionne son nom, est située à l'embouchure d'un petit fleuve, le Damànganga ; elle a été prise par les Portugais une première fois en 1531, puis définitivement on 1558. Politiquement, elle relève du gouverneur de Goa.

Daman, ancienne désignation do la longue plaine qui borde, dans l'Inde occidentale, le Pendjab à TO., entre les monts Soleiman et l'Indus. Le Daman mesurait 480 kil. du N. au S., et 100 kii d'O. en E. ; il s'étendait au S., jusqu'au Sind. Conquis en 1819 par lo roi de Lahoro, en 1849 p:ir les Anglais, avec io Pendjab, il avait pour ville principale Dera-IsmaiH-Khan, sur l'Indus. Aujourd'hui, il forme la presque totalité do la province de Deradjat.

Damanhour, ville du Delta d'Egypte, chef-lieu do la province do Béhérah , avec une population d'environ 30.000 habitants, sur le chemin de fer uAloxandrie au Caire, avec embranchement sur Rahmanîyèh et Dessouk, dans la rlirertion du N.-E. Elle possède quelques manufactures de coton; on y célèbre trois fols l'an une foire religieuse, sous l'invocation du cheikh Abou-Klsli. Elle s'élève .sur l'emplacement d'une très ancienne petite ville consacrée an dieu Thot, ct appelée en conséquence par les indigènes

Damaliscus.

Pa-Tehoufî, par les géographes d'époque gréco-romaine Nennopolis avec l'épithète la Petite, pour la distinguer de la célèbre Hermopolis au Saïd. Elle devint, aux temps byzantins, le siège d'un évéché, encore existant aujourd'hui dans l'Eglise copte. Bonaparte faillit y être pris en 1798, et il y prononf;a le mot fameux : " Il n'est pas écrit làhaut que je doive être jamais le prisonnier des Mamelouks ; prisonnier des Anglais, à la bonne heure ! »

DAMAR n. m. Variété d'arbre résineux, provenant de l'archipel indien et qui donne une gomme estimée, que l'on appelle yomme damar ou damarine.

Damar, ville de l'Arabie (Yémen [prov. do Sana]), prés dune petite rivière; 5.000 hab. Château fort; université pour la secte des zéites.

DAMARA n. m. Comm. Taffetas à fleurs du genre des armoisins, qui se fabrique dans l'Inde. 11 On écrit aussi

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